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2010/83

Notes pour une allocution de

l’honorable Christian Paradis, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles

à l’occasion du Forum annuel 2010 de

l’Association canadienne de l’hydroélectricité

Ottawa, Canada
26 octobre 2010

 

L’allocution prononcée fait foi


Introduction

Merci beaucoup pour cette aimable introduction, et bonjour à tous. Je tiens à remercier l’Association canadienne de l’hydroélectricité de m’avoir invité à prendre la parole aujourd’hui. C’est un honneur pour moi que d’être ici.

Comme vous le savez peut-être, le Canada est le deuxième producteur d’hydroélectricité au monde. Votre industrie procure des emplois à des dizaines de milliers de personnes, dont des ingénieurs, des géologues, des travailleurs du bâtiment, des électriciens et des mécaniciens, et elle contribue sensiblement à la croissance économique et à la prospérité du Canada.

Comme l’a déclaré notre premier ministre, M. Harper, les projets d’hydroélectricité « ne permettent pas uniquement de stimuler l’activité économique et la création d’emplois dans les régions qui en ont le plus besoin aujourd’hui, mais ils dotent les collectivités des infrastructures dont elles auront besoin pour assurer leur prospérité future1».

Notre gouvernement considère l’hydroélectricité comme un facteur de la croissance continue du Canada, qui est un joueur de premier plan dans le domaine des ressources naturelles et une superpuissance de l’énergie propre dans le monde.

Depuis 2006, notre gouvernement a investi 10 milliards de dollars pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, promouvoir la viabilité de l’environnement et appuyer la création d’emplois grâce à des investissements dans l’infrastructure verte, les technologies d’énergies propres, la production de carburants moins polluants et l’efficacité énergétique. 

Notre programme écoÉNERGIE pour l’électricité renouvelable, par exemple, appuie des projets d’hydroélectricité comme l’expansion du barrage Brilliant à Castlegar (C.-B.) et le projet de centrale hydroélectrique de la rivière Magpie, à Rivière-Saint-Jean (Québec). Et notre Fonds pour l’énergie propre appuie les démonstrations de technologies de réseau intelligent et d’hydroélectricité dans tout le pays.

Nous investissons dans le savoir, la recherche et l’innovation, des facteurs essentiels au succès dans une économie mondialisée.

Rôle de l’hydroélectricité dans la lutte contre les changements climatiques

Dans le cadre de l’Accord de Copenhague, notre gouvernement s’est engagé à réduire, d’ici 2020, les émissions totales de gaz à effet de serre au pays de 17 % par rapport aux niveaux de 2005, une cible qui est en harmonie avec celle des États-Unis.

Plus de 75 p. 100 de l’électricité produite au Canada provient de sources non polluantes, et l’hydroélectricité, qui forme 60 p. 100 de notre production, est particulièrement importante. Les progrès des nouvelles technologies dans les domaines de l’hydroélectricité, de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne et d’autres technologies d’énergies propres et renouvelables pourraient réduire considérablement nos émissions, ce qui nous aiderait à atteindre nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en ouvrant des perspectives économiques.

Outre la mise en valeur de nouvelles sources d’énergie propre, nous cherchons à réduire l’impact environnemental des technologies existantes. Notre gouvernement élabore entre autres des règlements pour limiter les émissions des centrales au charbon du Canada. Nous faisons également d’importants investissements dans le captage et le stockage du carbone. Ces mesures nous aideront à respecter l’engagement que nous avons pris aux termes de l’Accord de Copenhague.

Contexte nord-américain

En ce qui a trait à l’avenir, le Canada reconnaît que seule une coopération à l’échelle continentale peut nous permettre d’atteindre nos objectifs.

Pensons simplement au réseau électrique nord-américain, qui est l’un des principaux éléments de notre infrastructure commune. Ce type d’intégration nous donne les bases nécessaires pour aller de l’avant et définir une approche énergétique continentale.

Notre récente participation aux réunions ministérielles sur l’énergie propre a montré que nous pouvons collaborer à l’atteinte d’objectifs communs en matière d’énergie et de changement climatique. Le Mexique, les États-Unis et le Canada se sont tous trois engagés à collaborer à des initiatives sur l’efficacité énergétique, sur les réseaux intelligents et sur le captage et le stockage du carbone.

Commerce de l’électricité entre le Canada et les É.-U.

En 2008, les exportations canadiennes vers les États-Unis étaient évaluées à un peu plus de 352 milliards de dollars. Les exportations d’énergie comptaient pour environ le tiers de ce montant. Notre gouvernement s’efforce donc de tirer parti de ces solides relations commerciales. Nous fournissons pratiquement toute l’électricité que les États-Unis importent.

Pour renforcer nos relations commerciales, nous comptons entre autres sur le dialogue sur l’énergie propre instauré par le premier ministre Harper et le président Obama il y a plus d’un an. Nous collaborons avec les États-Unis pour stimuler le progrès technologique dans le domaine des énergies propres et pour promouvoir la stabilité climatique et la sécurité énergétique.

Notre gouvernement travaille aussi avec le gouvernement et l’industrie aux États-Unis à repérer des ressources et des marchés éventuels afin de stimuler le commerce de l’électricité et des services connexes. Parce que nos réseaux électriques sont si étroitement liés, le commerce transfrontalier de l’électricité entre les provinces canadiennes et les États américains est effectivement plus important que les transferts entre les provinces.

Il ne fait aucun doute que l’hydroélectricité peut jouer un rôle clé dans notre collaboration avec les États-Unis dans le domaine de l’énergie propre. L’hydroélectricité que nous exportons constitue déjà une source d’énergie renouvelable fiable et à prix abordable dans de nombreuses régions des États-Unis – et nous avons encore un important potentiel inexploité au Canada. En profitant de cette intégration considérable, nous pouvons optimiser nos ressources en énergie propre et maximiser l’efficacité du réseau.

Pour illustrer notre façon de travailler avec nos voisins, j’aimerais prendre quelques minutes pour féliciter Hydro-Québec et souligner le rôle que cette société a joué dans la signature d’un contrat à long terme d’exportation d’électricité au Vermont. Cette entente créera des précédents en ce qui concerne la reconnaissance de l’hydroélectricité canadienne comme source d’électricité propre pour les États-Unis.

Occasions et défis

J’ai mentionné il y a un instant nos ressources hydroélectriques inexploitées. De fait, à en juger par l’étude réalisée par votre association2, je crois que nous avons des réserves qui nous permettraient de plus ou moins doubler la capacité actuelle. L’hydroélectricité sera donc certainement une source d’énergie propre de plus en plus importante en Amérique du Nord. Toutefois, il nous faudra surmonter certains obstacles pour vraiment tirer le maximum de ce potentiel.

Je tiens à vous assurer que notre gouvernement est conscient des défis, par exemple les longs délais qui sont parfois liés aux processus d’examen réglementaire, et qu’il a déjà pris des mesures concrètes pour améliorer la situation.

En 2008, par exemple, notre gouvernement a créé le Bureau de gestion des grands projets pour assurer la gestion générale des examens réglementaires fédéraux dans le cas des grands projets de ressources naturelles. Depuis sa création, ce Bureau a dirigé la définition de nouvelles approches pour améliorer la prévisibilité, la responsabilité et la transparence des processus d’examen réglementaire fédéraux. Et ce Bureau gère maintenant plus de 50 grands projets qui pourraient entraîner environ 100 milliards de dollars en nouveaux investissements dans des collectivités de tout le Canada.

Notre gouvernement s’appuie sur ces améliorations et il est déterminé à mettre en œuvre des processus réglementaires simplifiés et plus clairs. Ces modifications permettront de mieux protéger l’environnement et d’offrir plus de certitude à l’industrie alors que nous poursuivons le développement responsable des ressources énergétiques et minérales du pays. Ces changements constituent des progrès en vue d’améliorer le système actuel.

Conclusion

L’hydroélectricité continuera de jouer un rôle de premier plan dans notre éventail de sources d’énergie propre. Plus nous nous rapprocherons d’une économie faible en carbone, et plus l’hydroélectricité prendra d’importance dans les initiatives que notre gouvernement mettra en œuvre pour maintenir le Canada au rang des superpuissances dans le domaine des énergies propres.

Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de vous adresser la parole ici aujourd’hui et je vous souhaite tout le succès possible pour la suite de votre congrès annuel.

Merci.



1 Discours du premier ministre, « Travailler en partenariat pour moderniser l’installation hydroélectrique Mayo B du Yukon », Whitehorse (Yukon), 21 août 2009, http://pm.gc.ca/fra/nouvelles/2009/08/21/travailler-partenariat-moderniser-linstallation-hydro-electrique-mayo-b-du

2 Association canadienne d’hydroélectricité, « Le potentiel hydroélectrique du Canada », 2006.