ARCHIVÉE - Council of Forest Industries: Discours prononcé au Congrès annuel du COFI

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Texte du discours prononcé par

Joe Oliver, C.P., député
Ministre des Ressources naturelles du Canada

À l’occasion de la convention annuelle du
Council of Forest Industries (COFI)

Prince George (Colombie-Britannique)
Le 4 avril 2013

Merci, Nick [Nick Arkle, président du COFI]. Bonjour, et bienvenue à tous. Merci de vous joindre à nous aujourd’hui, et merci de cette aimable introduction. J’aimerais souligner la présence de mon collègue Bob Zimmer, le député de Prince George–Peace River, et je crois que Richard Harris, le député de Cariboo–Prince George, est également ici. Tous deux font un travail admirable pour leurs électeurs et pour le Canada.  Je veux également saluer l’honorable Steve Thomson, ministre des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des ressources naturelles de la province. Je pense en outre que le ministre de l’Emploi, du Tourisme et de la Formation, Pat Bell, viendra lui aussi, tout comme le secrétaire parlementaire John Rustad [secrétaire parlementaire responsable des forêts pour le ministère des Forêts, des Terres et de l’Exploitation des ressources naturelles de la Colombie-Britannique]. Mesdames et messieurs, permettez-moi tout d’abord de féliciter le Council of Forest Industries, qui a si bien organisé la présente conférence et le salon professionnel. Je suis heureux d’être ici, à Prince George, une ville qui s’enorgueillit à juste titre de ses liens avec l’industrie forestière. Grâce à la vente de bois d’œuvre et de pâte aux États-Unis, Prince George a su tirer son épingle du jeu au XXe siècle, mais la ville est aujourd’hui bien placée pour profiter des occasions extraordinaires que promet le XXIe siècle dans la région de l’Asie-Pacifique. Notre gouvernement est, tout comme vous, conscient de la contribution du secteur forestier à la prospérité de la Colombie-Britannique et du Canada. Peu de pays possèdent autant de ressources forestières que le Canada. Nous avons en effet près de 400 millions d’hectares de forêts et de boisés – soit 10 % du couvert forestier mondial –, dont quelque 150 millions sont gérés de façon durable et sont certifiées par au moins un des systèmes de certification reconnus au niveau international, ce qui est beaucoup plus que tout autre pays dans le monde.          Le Canada est réputé dans le monde entier comme fournisseur responsable de produits forestiers provenant de sources durables et conformes à la loi, et ce facteur revêt de plus en plus d’importance aux yeux des acheteurs étrangers. Le Canada est en outre un chef de file pour ce qui est de la grande qualité de ses produits de bois, et c’est précisément ce qui nous réunit tous ici aujourd’hui. Notre gouvernement a toujours été fier d’appuyer l’industrie forestière, dans les moments difficiles comme aux étapes de succès et de transformation. Nous nous réjouissons donc d’avoir à nouveau proposé 92 millions de dollars pour les forêts dans le budget de cette année — pour prolonger le programme d’innovation forestière et de développement des marchés pour les deux prochaines années. Ce nouveau financement, inscrit dans le Plan d’action économique 2013, manifeste l’appui constant de notre gouvernement à la transformation de l’industrie forestière, pour que celle-ci puisse élargir une gamme déjà vaste de produits forestiers innovateurs et tisser de nouveaux liens commerciaux avec les autres pays. C’est pour cette raison que, donnant suite à ses investissements antérieurs, le gouvernement s’engage, dans le Plan d’action économique 2013, à poursuivre sa collaboration avec l’industrie forestière pour encourager la transformation du secteur grâce à la création de produits innovateurs et tirer parti des nouveaux marchés qui s’ouvrent aux produits forestiers canadiens. L’industrie forestière du Canada a connu quelques années très difficiles, vous le savez tous, en raison de l’effondrement du secteur de la construction résidentielle aux États-Unis, de la récession mondiale ainsi que de l’épidémie du dendroctone du pin ponderosa ici même, en Colombie-Britannique. L’industrie semble toutefois en bonne voie de se rétablir, et l’avenir s’annonce prometteur. En effet, plus de 3,2 milliards de pieds-planche ont été exportés vers la Chine l’an dernier, et le marché américain de l’habitation a contribué à l’augmentation de la demande et des prix. Les produits de bois canadiens rejoignent maintenant des marchés plus diversifiés. Grâce à l’Accord sur le bois d’œuvre résineux que notre gouvernement a négocié, l’industrie canadienne du bois a aujourd’hui un accès sûr et prévisible aux marchés américains, et des emplois se créent à mesure que des scieries ouvrent ou relancent la production. Les prix du bois d’œuvre sont à leur plus haut niveau en près de huit ans et d’après les analystes de l’industrie, malgré la volatilité persistante des marchés, les perspectives à long terme n’ont pas été aussi intéressantes depuis des années. Comme certains nous l’ont dit ce matin, un supercycle s’annonce. L’industrie forestière du Canada ne se contente toutefois pas d’attendre que la situation s’améliore. Elle se réinvente et mise sur l’innovation, la protection de l’environnement et la mondialisation. En collaboration avec les provinces et l’industrie, nous sommes fiers d’appuyer la transformation d’un secteur qui se montre plus innovateur, plus diversifié et plus concurrentiel que jamais auparavant. Notre gouvernement investit de façon stratégique pour favoriser cette transformation. Nous aidons l’industrie à multiplier les débouchés des produits de bois canadiens au pays et dans le monde. Le Plan d’action économique 2012 allouait 50 millions de dollars pour cet exercice financier en appui à l’innovation forestière et à la diversification des marchés. Je suis heureux d’annoncer aujourd’hui que nous investirons encore 10,9 millions de dollars en 2013-2014 pour aider les compagnies forestières à exploiter de nouveaux marchés et des marchés émergents ainsi que le marché du bâtiment non résidentiel aux États-Unis. Le COFI est un partenaire clé de cet effort et il bénéficiera du financement. L’industrie canadienne des produits forestiers connaît déjà un succès remarquable grâce à la diversification de ses marchés. Nous le savons, la Chine est le marché des produits de bois canadiens qui affiche la plus forte croissance. Les envois de bois d’œuvre vers la Chine ont augmenté de près de 1000 % depuis 2007, et aujourd’hui la Colombie-Britannique vend environ le quart de son bois d’œuvre à la Chine. Le succès n’arrive pas par hasard. C’est le fruit d’un dur labeur, le résultat d’efforts déployés de concert avec l’industrie forestière, la province de la Colombie-Britannique et d’autres intervenants, ainsi que d’initiatives comme notre Programme de développement des marchés. De fait, le Canada est devenu le principal exportateur mondial de bois d’œuvre à destination de la Chine. L’an dernier, 45 % des importations chinoises de bois d’œuvre résineux et 31 % de l’ensemble de ses importations de bois provenaient du Canada. Et tout indique que cette tendance se maintiendra. La forte augmentation des exportations vers la Chine contribue à préserver les emplois de milliers de travailleurs dans les collectivités forestières de tout l’Ouest canadien. L’an dernier, j’ai participé à plusieurs missions commerciales en Chine et au Japon et je peux vous assurer que ces deux pays s’intéressent vivement aux produits forestiers canadiens. Au Japon, j’ai eu l’honneur d’annoncer un engagement de 4,5 millions de dollars, en partenariat avec l’industrie et la province de la Colombie-Britannique, pour favoriser la reconstruction d’installations publiques détruites lors du tragique tsunami de 2011. Comment pourrions-nous mieux manifester notre solidarité à ces amis et partenaires commerciaux de longue date si ce n’est en leur offrant, pour appuyer leurs efforts de reconstruction dans la région de Sendai, une technique de bâtiment à charpente en bois qui résiste remarquablement bien aux secousses telluriques? En Chine, dans la zone de développement économique de Tianjin, j’ai assisté à l’inauguration de deux immeubles d’habitation de quatre étages à charpente en bois. Ces deux immeubles sont aujourd’hui les plus hautes structures de bois dans ce pays où les constructions en bois sont moins courantes qu’ailleurs dans le monde — même si la Cité interdite existe depuis 600 ans. Lors d’une visite ultérieure, j’ai eu l’honneur d’assister à une cérémonie avec le premier ministre et les dirigeants de l’industrie forestière canadienne au Centre de conception de bâtiments écologiques de Langfang, dans la province de Hebei. Avec ses 2 500 mètres carrés, c’est le plus vaste bâtiment à charpente en bois de la Chine. Nos réussites en Chine sont certes impressionnantes, mais les dernières années nous ont appris que plus nous diversifions nos marchés, mieux nous nous portons. À l’heure actuelle, le Canada est en mesure de réaliser des percées intéressantes en Inde, sur un marché des produits de bois en pleine croissance ainsi que le marché du papier journal et de la pâte grise destinée à la transformation chimique, également en expansion. En effet, l’Inde sera d’ici 2025 le cinquième marché mondial de consommation. En outre, l’amélioration du niveau de vie et la demande de logement dans ce pays alimentent la demande de produits forestiers.  Le Canada est tout disposé à faire profiter l’Inde de ses connaissances et de son savoir-faire en matière de bâtiments à charpente en bois. L’an dernier, en partenariat avec le gouvernement de la Colombie-Britannique, notre gouvernement a d’ailleurs ouvert un bureau à Mumbai. Mon ministère est fier d’avoir affecté l’an dernier 600 000 $ à cette coentreprise qui stimule les échanges commerciaux avec l’Inde, et il en fera autant cette année. Le Canada a déjà pris des mesures pour encourager les exportations de produits de bois destinées à l’Inde. Notre succès est en grande partie attribuable aux efforts du Service canadien des forêts, un service de Ressources naturelles Canada qui a fourni les analyses et les études scientifiques essentielles à l’établissement de normes phytosanitaires communes grâce auxquelles les producteurs canadiens de produits d’épicéa et de thuya ont pu pénétrer le marché indien. Des pays comme la Chine et l’Inde considèrent de plus en plus souvent le bois comme un matériau de construction privilégié, en raison de sa faible empreinte de carbone, de son efficacité énergétique et de sa résistance aux tremblements de terre. La Chine et l’Inde sont à l’avant-garde d’un mouvement mondial d’urbanisation d’une ampleur sans précédent. La Banque mondiale estime qu’environ 180 000 personnes — plus du double de la population de Prince George — migrent chaque jour vers les villes du monde entier. La majorité de ces nouveaux citadins ne s’installeront pas dans des maisons individuelles. Pour profiter pleinement de cette tendance, le Canada doit donc absolument démontrer que le bois peut servir à ériger des structures de moyenne et de grande hauteur. Quand nous parlons de diversification, nous ne songeons pas uniquement à l’aspect géographique. En expliquant que l’industrie forestière canadienne offre des solutions économiques, écologiques et pratiques dans le secteur du bâtiment de moyenne et de grande hauteur, nous aidons le Canada à se positionner pour répondre aux demandes du marché mondial. Notre gouvernement est fier de s’associer à l’industrie forestière pour l’aider à saisir cette occasion, en commençant ici même, au pays. Le bois stratifié-croisé, par exemple, est beaucoup plus léger que le béton, mais assez solide pour supporter une structure de plusieurs étages. Il est beaucoup plus facile et économique de transporter et d’installer des panneaux de stratifié-croisé que des matériaux classiques. Ici, en Colombie-Britannique, le stratifié-croisé a été utilisé dans des structures en étages comme le centre de recherche et de démonstration de la bioénergie et le pavillon de cinq étages qui loge le Département des sciences de la Terre à l’Université de la Colombie-Britannique. Ces deux projets ont été financés par Ressources naturelles Canada dans le cadre de l’Initiative de démonstration du bois à grande échelle. Quand je rencontre mes homologues à l’étranger pour les encourager à reconnaître le bois dans leurs codes du bâtiment, ils me demandent souvent ce que le code canadien permet. C’est pour cela que nous collaborons actuellement avec le Conseil canadien du bois et les provinces en vue d’inscrire dans la version 2015 du Code national du bâtiment les bâtiments à charpente en bois pouvant atteindre six étages. Et ce n’est pas tout. En Europe, aux États-Unis et ailleurs, l’utilisation du bois dans les bâtiments en hauteur suscite de plus en plus l’intérêt. L’an dernier, nous avons investi plus d’un demi-million de dollars dans la recherche afin de promouvoir l’utilisation du bois dans les bâtiments en hauteur. Et pour veiller à ce que le Canada demeure à la fine pointe du développement et de la démonstration des concepts de construction en hauteur à base de bois, nous investirons encore 5 millions de dollars dans les prochaines années. Ce financement proviendra du poste de 92 millions de dollars réservé à l’innovation forestière et au développement des marchés dans le budget 2013. Nous avons entre autres pour objectif de tirer de plus en plus de valeur d’un volume donné d’arbres récoltés. Pour ce faire, nous encourageons l’industrie à créer des produits innovateurs qui lui permettront d’élargir ses marchés comme il aurait été difficile de l’imaginer il y a seulement quelques années. Je suis donc heureux d’annoncer également que nous investissons 19,5 millions de dollars dans la commercialisation de technologies révolutionnaires par l’entremise de cinq projets menés ici, dans l’Ouest canadien, en vertu du programme Investissements dans la transformation de l’industrie forestière. Nombre de ces nouvelles technologies devraient être adoptées par les usines du Canada. Elles aideront les entreprises canadiennes à diversifier plus encore leur gamme de produits et donc à mieux supporter les fluctuations de la demande ou des prix d’un produit ou d’une marchandise donnés. La bioénergie, par exemple, est maintenant souvent utilisée et elle accroît la compétitivité et la résilience des usines canadiennes. Et à Drayton Valley, en Alberta, la société Tekle Technical Services recevra 4,5 millions de dollars pour créer la première usine de matériaux en fibres composites au Canada. Les matériaux en fibres composites sont fabriqués à partir de résidus de culture et de biomasse forestière et ils entrent dans la fabrication de douzaines de produits, dont des panneaux intérieurs moulés pour les véhicules. Ces composés organiques sont produits avec une ressource renouvelable, mais ils permettent en outre d’alléger les véhicules, réduisant ainsi les coûts en énergie. À Okanagan Falls, en Colombie-Britannique, la société Structurlam Products recevra 2 millions de dollars pour améliorer la production de stratifié-croisé. Grâce à ce financement, Structurlam produira le nouveau système mural « Eco Structure », un produit de stratifié-croisé innovateur à caractéristiques améliorées et d’installation facile. L’aéroport de Prince George est un bel exemple de construction en stratifié-croisé et il est devenu, je crois, une attraction locale. Ce ne sont là que quelques-uns des nouveaux produits dont le programme ITIF facilitera le lancement, mais ils représentent véritablement l’avenir de l’industrie forestière au Canada. Comme le secteur des produits de bois, l’industrie canadienne des pâtes et papiers a traversé une période difficile en raison de la récession mondiale, des subventions étrangères et des changements structuraux survenus dans des marchés clés. Par conséquent, nous avons aussi fait des investissements exceptionnels pour aider les usines de pâtes et papiers du Canada à se diversifier et à accroître leur compétitivité.  Notre gouvernement a investi 1 milliard de dollars – un montant sans précédent – par le truchement du Programme d’écologisation des pâtes et papiers, pour encourager les usines de tout le pays à inscrire l’innovation dans leur nouveau modèle opérationnel. Ce programme a ainsi aidé les entreprises à réduire de plus de 10 % leurs émissions de gaz à effet de serre et à économiser environ 70 millions de dollars annuellement au titre des coûts en énergie. Grâce à l’utilisation judicieuse des résidus, la production d’énergie renouvelable du Canada à base de fibres forestières a augmenté de 14 %, ce qui représente des hausses de revenus de 149 millions de dollars. L’un des principaux bénéficiaires de ce programme est le Canfor Pulp Limited Partnership, qui a reçu 122 millions de dollars pour atténuer l’empreinte environnementale de trois usines ici même, à Prince George. C’est le plus important investissement de notre Programme d’écologisation des pâtes et papiers. Grâce à ces projets de transformation, les usines locales ont réussi à économiser plus de 1,7 gigajoule d’énergie par année. C’est énorme : c’est assez d’énergie pour chauffer pendant une année tous les foyers de Prince George. Il s’agit en outre d’économies qui se reproduiront année après année. Ces projets ont aussi permis aux usines de réduire de 25 000 tonnes par année leurs émissions de gaz à effet de serre et d’éliminer 60 % de leurs émissions malodorantes. C’est donc dire que tous les habitants de Prince George respirent mieux aujourd’hui. Il est agréable de constater ce redressement dans l’industrie forestière, mais pour saisir les occasions qui s’offrent sur le marché mondial nous devons redoubler d’efforts et transformer et diversifier plus encore le secteur. Le marché américain se porte mieux, mais nous faisons encore face à des défis, dont une économie mondiale incertaine et des pénuries de main-d’œuvre, et nous devons surmonter des difficultés en ce qui concerne l’approvisionnement en fibre et la qualité de la fibre, suite à l’infestation par le dendroctone du pin ponderosa.  L’industrie forestière, y compris bon nombre d’entreprises ici représentées, n’a pas ménagé ses efforts pour se réinventer et pour extraire davantage de valeur de la fibre de bois en développant et en mettant en marché des produits neufs et innovateurs. Nous sommes fiers d’être vos partenaires et nous sommes impatients de poursuivre notre collaboration avec vous, même en période de compressions budgétaires. Je vous souhaite à tous de bien profiter de votre participation à ce salon et à la conférence. Merci. Thank you very much, Nick [Nick Arkle, COFI Chair]. And good morning and welcome, everyone. Thank you for joining us today, and thank you for your kind introduction. I’d like to recognize my colleague Bob Zimmer, the Member of Parliament for Prince George–Peace River, and I believe Richard Harris may be here as well, Member of Parliament for Cariboo–Prince George, both of whom are doing such great work for their constituents and for Canada.  I’d also like to recognize the provincial Minister Steve Thomson, who has responsibility for forests, mines — forest land and natural resource operations. And I think possibly Minister Pat Bell will be here as well, Minister of Jobs, Tourism and Skills Training, and Parliamentary Secretary John Rustad [Parliamentary Secretary for Forestry to the B.C. Minister of Forests, Lands and Natural Resource Operations]. Distinguished guests, let me begin by congratulating the Council of Forest Industries for putting on this outstanding conference and trade show. It’s great to be here in Prince George, a city obviously proud of its roots in the forest industry. While Prince George prospered in the 20th century, selling lumber and pulp to the United States, it is well positioned to benefit in the 21st century from the tremendous opportunities emerging in the Asia-Pacific area. Our Government shares with you an appreciation for the forest sector’s contribution to British Columbia and to all of Canada. Few countries are as blessed with forest resources as Canada. Our natural endowment includes close to 400 million hectares of forests and other wooded lands, representing 10 percent of the world’s forest cover. Of this, nearly 150 million hectares are certified as being sustainably managed by one or more globally recognized certification systems, and that is far more than any other country in the world. Canada is internationally recognized as a responsible supplier of forest products from legal and sustainable sources, something that is of growing importance to buyers globally. And we’re also a leading producer of high-quality forest products, and that is what brings us all here today. Our government has been a proud supporter of the forest industry in times of struggle, success and transformation. So we are pleased to have proposed another $92 million in this year’s budget to further extend the forest — the Forestry Innovation and Market Development Program — for the next two years. This new funding, proposed under Economic Action Plan 2013, demonstrates our Government’s ongoing support for the industry’s transformation as it expands its expressive lineup of innovative forest products and broadens trade relationships with the rest of the globe. And that is why, building on earlier investments, in Economic Action Plan 2013 the Government will continue to work with the forest industry to advance the sector’s transformation with the creation of innovative productive products and by taking advantage of new markets for Canadian forest products. Canada’s forest industry experienced some very difficult years, as you all well know. And that was because of the collapse of residential housing construction in the U.S., the global recession and the mountain pine beetle epidemic here in British Columbia. But there are signs the industry is making a strong comeback. And the future looks bright, with over 3.2 billion board feet of lumber exported to China last year, and the value of the U.S. housing market has helped to drive up demand and prices. Markets for Canadian wood products are now more diversified. Thanks to the Softwood Lumber Agreement negotiated by our Government, access to the United States for Canadian softwood lumber is stable and predictable, and jobs are being created as lumber mills open and reopen. Lumber prices have risen to their highest levels in nearly eight years, and while the markets may still be volatile, industry analysts see the long-term outlook as stronger than it has been in years. And, as we heard this morning, industry analysts are even predicting a super cycle. But the industry is not sitting around waiting for better times to come. Canada’s forest industry is reinventing itself by becoming more innovative, more environmentally friendly and more global in reach. Working with the provinces and industry, we are proud to support the sector’s transformation into an innovative, more diversified and more competitive industry than ever before. Our Government is making strategic investments to assist in this transformation. We’re helping to expand opportunities for Canadian wood products here at home and in markets all over the world. Economic Action Plan 2012 included $50 million in this fiscal year to support innovation and market diversification in the forestry sector. And I’m pleased to announce today that we will be investing $10.9 million in 2013–14 to help forest companies tap into new and emerging markets and the non-residential North American market. COFI is a key partner in this effort and a recipient of this funding. Canada’s forest products industry has already had remarkable success in diversifying markets. We know that China is already the fastest growing market for Canadian wood products. Softwood lumber shipments to China have risen almost 1,000 percent since 2007. B.C. is now selling about a quarter of its softwood lumber to China. Success is not just stumbled upon. It is the result of hard work and outreach that is done together with the forestry industry, the province of British Columbia and others, and through initiatives like our Expanding Market Opportunities Program. In fact, Canada is now the world’s largest exporter of lumber to China. Last year, Canada had a 45 percent share of Chinese softwood lumber imports and a 31 percent share of overall Chinese lumber imports. And this trend shows no sign of stopping. The sharp rise in exports to China is helping to sustain jobs for thousands of workers in forest communities across Western Canada. Last year, I was on several trade missions to China and Japan, and I can tell you that there is enormous appetite in both countries for Canada’s forest products. In Japan, I had the honour of announcing the $4.5 million commitment in partnership with the industry and the Province of British Columbia to help reconstruct public facilities destroyed by the tragic tsunami of 2011. I cannot think of a better way to show solidarity with our long-term friends and trading partners than by supporting their reconstruction efforts in the Sendai region with wood frame buildings that hold up exceptionally well under the strains of an earthquake. In China, I took part in a ribbon-cutting ceremony in the Tianjin economic development area for two four-storey wood frame apartments, now recognized as the nation’s tallest residential wood frame structures. This is significant for a country where wood construction is not as common as it is in some other countries — the 600-year-old Forbidden City notwithstanding. On a subsequent trip, I had the honour of taking part in a ceremony with the Prime Minister and Canadian forest industry leaders at the Langfang Green Building Design Centre in Hebei province, the largest wood frame building in China, at 2,500 square metres.  As remarkable as our success in China has been, if the past few years have taught us anything, it is that the more diversified our markets are, the better. Right now, there is an opportunity for Canada to make major inroads in India’s growing market for wood products, as well as the growing market for newsprint and dissolving grey pulp. And that’s because India is poised to become the world’s fifth-largest consumer market by 2025. It also has an increased need for forest products driven by its rising standard of living and growing demand for housing.  And Canada is eager to share with India its knowledge and expertise in wood frame construction. That’s why last year, in partnership with the B.C. Government, our Government opened an office in Mumbai. My department is pleased and proud to have contributed $600,000 last year and will contribute an equal amount this year to this joint venture to expand trade with India. Canada has already successfully taken steps to grow future wood exports to India. Much of that success stems from NRCan’s Canadian Forest Service, which provided critical scientific analysis and research that led to phyto-sanitary standards between our two countries, enabling Canadian producers of spruce and cedar access to the Indian market.  Countries like China and India are increasingly looking to wood as a construction material of choice because of its low carbon footprint, energy efficiency and ability to withstand earthquakes. China and India are at the forefront of a global movement toward urbanization whose magnitude is unprecedented. The World Bank estimates that every day about 180,000 people — more than double the population of Prince George — move into cities worldwide. Most of those new city dwellers will not be dwelling in single-family homes. To fully benefit from this trend, it is essential for Canada to demonstrate that wood can be successfully used to build mid- and high-rise structures. So when we talk about diversification, we’re not just talking about geography. By showing how Canada’s forest industry can offer cost-effective, environmentally friendly and practical solutions in mid- and high-rise construction, we can position Canada to meet the demands of the global marketplace. Our Government is proud to be a partner with the forest industry in helping realizing this opportunity, starting here at home. Cross-laminated timber, or CLT, for example, is much lighter than concrete but strong enough to support a multi-storey structure. CLT panels are much easier and economical to transport and install, and they are more energy-efficient than conventional materials. Here in British Columbia, CLT was used to build multi-storey structures such as the Bio-Energy Research and Demonstration Facility and the five-storey Earth Sciences Building at UBC, both financed by Natural Resources Canada under the Large-Scale Wood Demonstration Initiative. When I meet with my counterparts abroad to promote better recognition of wood in their Building Codes, they often ask, “What do Canadian codes allow?” And that is why we’re conducting research with the Canadian Wood Council and the provinces to recognize wood buildings of up to six storeys in the 2015 National Building Code. And we’re not stopping there. In Europe, the United States, Australia and elsewhere, interest is growing in the concept of “tall wood” buildings. Last year, we invested over half a million dollars in research to advance tall wood building design. And to ensure that Canada remains at the global forefront in the development and demonstration of tall wood buildings, we will invest an additional $5 million in the years ahead. This will be funded under the $92 million for forest sector innovation and market development in our 2013 Budget. One of our goals is to generate more and more value from a given volume of harvested trees. With this in mind, we’re driving the transformation of this industry with new innovative products that are expanding the markets of Canada’s forest sector in ways we could hardly imagine just a few years ago. And that’s why I’m also pleased to announce that we’re investing $19.5 million to commercialize groundbreaking new technology in five projects here in Western Canada through the Investments in Forestry Industry Transformation Program. Many of these new technologies are expected to be widely adopted in mills across Canada. And this helps Canadian companies present more diversified product lines, making them now more resilient to fluctuations in demand or price for any one product or commodity. Bio-energy is an example that is now widely adopted and has made Canadian mills more competitive and more resilient. For example, in Drayton Valley, Alberta, Tekle Technical Services is receiving $4.5 million to create the first engineered fibre mat plant in Canada. Engineered fibre mats, or EFMs, are made from crop and forest biomass residuals and used to create dozens of products, including moulded interior panels for cars. Not only are these organic composites created from a renewable resource, but they can also make vehicles lighter, lowering energy costs. In Okanagan Falls, B.C., Structurlam Products is receiving $2 million to enhance the production of CLT. This will allow Structurlam to produce the new “Eco Structure Wall System,” an innovative CLT product with enhanced design features and increased ease of installation on site. A good example of CLT construction can be found here at the Prince George Airport, which I understand has become a local landmark.  These are only a few demonstrations of the diversified new products the IFIT program is helping to start up. They are truly the future of Canada’s forest industry.  Like the wood products sector, Canada’s pulp and paper industry has lived through difficult times due to the global recession, foreign subsidies and structural changes in key markets. And that’s why we’ve also made unprecedented investments to help Canada’s pulp and paper mills to become more diversified and competitive.  Our Government’s unprecedented $1-billion investment in the Pulp and Paper Green Transformation Program has helped mills across the country to adopt innovation as part of their new business model. It has helped mills to reduce their greenhouse gas emissions by more than 10 percent and reduce their energy costs by roughly $70 million a year. By better using their residuals, Canada’s renewable power production from forest fibre has increased by 14 percent, adding another $149 million in revenues. One of the major beneficiaries of this program is Canfor Pulp Limited Partnership, which received $122 million to reduce the environmental footprint of three mills here in Prince George. And that is the single biggest investment under our Pulp and Paper Green Transformation Program. These transformation projects allowed local mills to save more than 1.7 gigajoules of energy per year, and that is a huge figure — equal to the energy needed to heat all the homes in Prince George for a year. Those savings continue every year into the future. These projects also allowed the mills to reduce their greenhouse gas emissions by 25,000 tonnes per year and lower their odour-causing emissions by 60 percent. That means everyone here in Prince George can breathe a little easier. It’s great to see better times return to the forest industry. But to realize the opportunities in the global marketplace, we must redouble our efforts to transform and diversify the sector. Despite the improving U.S. market, we still face many challenges including an uncertain global economy and skill shortages, as well as fibre supply and quality challenges due to the mountain pine beetle epidemic.  The forest industry — including many companies represented by people here in this room — has made great efforts to reinvent itself and extract more value from wood fibre by developing and implementing new and innovative products. We’re proud to be your partners, and we look forward to working together even during a time of fiscal restraint.  My best wishes to everyone for a successful show and conference.  Thank you very much.