ARCHIVÉE - Budget 2013 : contribuer à la création d’emplois, à la croissance économique et à la prospérité : Discours donné au Board of Trade de Toronto

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Version française de la transcription d’une allocution de
l’honorable Joe Oliver
ministre des Ressources naturelles
prononcée devant la
Chambre de commerce de la région de Toronto

Budget 2013
Contribuer à la création d’emplois, à la croissance économique et à la prospérité

Le 22 mars 2013
Toronto (Ontario)

Je vous remercie Carol [Carol Wilding, PDG de la Chambre de commerce de la région de Toronto] de ces bons mots et de m’avoir invité à prendre la parole aujourd’hui. Je vous remercie également des propos que vous avez tenus auparavant à l’appui des politiques de notre gouvernement, particulièrement en ce qui concerne votre ville et la mission que vous représentez si bien.

Il me fait plaisir de discuter de l'importance du Plan d'action économique 2013 et de signaler son importance pour nos familles, nos collectivités et nos entreprises. Le budget de cette année marque un nouveau chapitre dans l'engagement de notre gouvernement envers la création d’emplois, la croissance économique et la prospérité à long-terme pour les Canadiens, ainsi qu’envers le maintien des taxes à un bas niveau pour les familles et les entreprises, tout en retournant à l'équilibre budgétaire d'ici 2015.

Comme l’a signalé le ministre des Finances le jour du budget, le Plan d’action économique du Canada demeure centré sur les résultats.

Le Canada a dominé les plus grands pays industrialisés au monde pour la croissance et la création d’emplois au cours de la reprise de l’économie.

Depuis les pires moments de la récession économique mondiale, l’économie canadienne a créé plus de 950 000 emplois, en très grande majorité des emplois à temps plein et bien rémunérés dans le secteur privé.

Parmi les pays du G7, le Canada continue de recevoir les plus hautes cotes de crédit possibles de la part de toutes les grandes agences de notation et présente à leurs yeux une perspective stable. Parmi les investisseurs du monde entier, le Canada a une réputation bien méritée pour sa gestion responsable des affaires budgétaires, économiques et financières. D’où le maintien d’une forte demande pour les valeurs du Canada, parmi les plus recherchées dans le monde pour les investissements, publics et privés.

Mais nous n’avons pas le loisir de nous asseoir sur nos lauriers. La situation économique mondiale demeure fragile, alors que les États-Unis, notre plus important partenaire commercial, sont aux prises avec une dette massive et une croissance économique modeste. En Europe, les problèmes sont encore plus inquiétants.

Par ailleurs, la concurrence internationale menée par les économies de marché émergentes s’intensifie.

Certes, les défis à l’étranger sont présents, mais des problèmes importants existent aussi ici, au Canada.

Malgré notre solide bilan au chapitre de la création d’emplois, il y a encore trop de Canadiens et Canadiennes à la recherche d’un emploi.

C’est pourquoi le Plan d’action économique de 2013 prend des mesures délibérées pour installer le Canada en position de réussir dans l’économie mondiale du XXIe siècle.

  • Il aide les Canadiens à acquérir les compétences et les qualifications dont ils ont besoin afin d’obtenir des emplois dans des domaines à forte demande.
  • Il aide les fabricants et les entreprises à prospérer au sein de l’économie mondiale en améliorant les conditions propices à la création et à l’expansion des entreprises.
  • Il annonce un nouveau plan Chantiers Canada qui se traduira par des routes, des ponts et des réseaux de transport en commun améliorés dans les villes et les collectivités de partout au Canada.
  • Et il investit dans la recherche et l’innovation de calibre mondial pour veiller à ce que de nouvelles idées soient produites et qu’elles passent des laboratoires aux marchés. 

Cependant, malgré nos investissements dans les secteurs prioritaires, nous ne dérogerons pas de notre engagement ferme envers la responsabilité budgétaire.

En période d’incertitude économique mondiale, la mesure la plus importante qu’un gouvernement peut prendre pour soutenir la confiance et la croissance, c’est de maintenir une situation budgétaire saine.

Les travailleurs canadiens sont parmi les plus scolarisés et les mieux formés au monde. Toutefois, le Canada est aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre spécialisée. Certains groupes de postes exigeant des gens de métier spécialisés et des professionnels demeurent non comblés, et ce, de manière chronique.

La Chambre de commerce du Canada, entre autres, est d’avis que la pénurie de personnel compétent au Canada est le principal problème auquel sont confrontés ses membres. Le secteur des ressources est aux prises lui aussi avec ce problème.

Pour jumeler les Canadiens et les emplois disponibles, le Plan d’action économique de 2013 énonce un plan en trois volets permettant de résoudre ces difficultés.

  • Premièrement, il annonce la nouvelle subvention canadienne pour l’emploi, qui pourrait procurer jusqu’à 15 000 $ et plus par personne, comportant une aide fédérale maximale de 5 000 $, à laquelle s’ajouteront des montants égaux de la part des provinces ou des territoires ainsi que des employeurs, afin que les Canadiens acquièrent les compétences que les employeurs recherchent.
  • Deuxièmement, le plan offre des possibilités aux apprentis en collaborant avec les provinces et les territoires pour étudier le recours à des tests pratiques comme méthode d’évaluation et harmoniser les exigences, et en instaurant des mesures qui favoriseront le recours aux apprentis au moyen des contrats fédéraux de construction et d’entretien.
  • Enfin, il procure un soutien à l’emploi aux groupes sous-représentés dans le marché du travail, comme les personnes handicapées, les jeunes, les Autochtones et les nouveaux arrivants.

Chaque jour, les entrepreneurs et ceux qui osent prendre des risques au Canada sont aux prises avec les nombreux défis d’un marché mondial compétitif. Ces chefs d’entreprise ont besoin que leur gouvernement soit un partenaire de leur réussite, et non qu’il y fasse obstacle.

Suivant les conseils de la Coalition des manufacturiers du Canada et d’autres intervenants, nous fournissons un allègement fiscal de 1,4 milliard de dollars sur quatre ans au secteur de la fabrication et de la transformation, en prolongeant de deux ans la déduction temporaire pour amortissement accéléré à l’égard des investissements dans des machines et du matériel neufs. Cet allègement fiscal encouragera ces industries à accélérer leurs investissements et à entreprendre des investissements supplémentaires dans la machinerie et le matériel, ce qui rendra leurs opérations plus productives et plus compétitives à l’échelle mondiale.

Nous renouvellerons le mandat de l’Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l’Ontario, FedDev Ontario, et lui fournirons 920 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2014­2015. Cet investissement créera d’autres possibilités d’emploi et stimulera encore plus la croissance économique dans la région.

Dans le cadre du renouvellement de FedDev Ontario, nous réaffecterons 200 millions de dollars sur cinq ans pour un nouveau fonds pour la fabrication de pointe en Ontario.

Le crédit temporaire à l’embauche pour les petites entreprises sera bonifié et prolongé d’un an, ce qui permettra aux petites entreprises canadiennes de réinvestir 225 millions de dollars dans la création d’emplois.

Les collectivités modernes reposent sur une infrastructure moderne et efficace. C’est pourquoi en 2007 le gouvernement a mis au point le plan Chantiers Canada, le plus long plan fédéral d’infrastructure de toute l’histoire du Canada. Pendant ce temps, les administrations du Canada ont uni leurs efforts pour construire des métros, des routes, des ponts et des projets de traitement des eaux usées d’un océan à l’autre.

De fait, au cours des six dernières années, le gouvernement fédéral a appuyé plus de 43 000 projets d’infrastructure provinciaux, territoriaux et municipaux partout au Canada.

Cette année, nous en faisons encore plus.

Nous irons de l’avant avec le nouveau plan Chantiers Canada, le plus important engagement fédéral à long terme à l’égard de l’infrastructure de toute l’histoire du Canada, doté de 53 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.

Ce nouveau plan comporte trois volets :

Le Fonds d’amélioration des collectivités versera plus de 32 milliards de dollars aux municipalités pour l’aménagement de routes, les transports en commun et les installations récréatives.

Le deuxième volet est le Fonds Chantiers Canada, qui consacrera 14 milliards de dollars à de grands projets partout au pays.

Le troisième volet est le Fonds PPP Canada, auquel Carol [Carol Wilding, PDG de la Chambre de commerce de la région de Toronto] a fait allusion et qui fournira 1,25 milliard de dollars pour continuer de soutenir des moyens novateurs de réaliser des projets d’infrastructure plus rapidement et à moindre coût.

Le plan Chantiers Canada profitera directement à Toronto et au Sud ontarien où le problème constant de la saturation du réseau routier continue d’avoir des impacts sur notre économie et notre environnement. Chaque année, l’engorgement routier de la Région du grand Toronto coûte près de 3 milliards de dollars à notre économie. Nous devons fluidifier la circulation si nous voulons une économie florissante !

Grâce à notre nouveau Fonds Chantiers Canada, nous continuerons à faire les investissements nécessaires pour bâtir des collectivités plus prospères et une économie plus forte.

Je me réjouis de ce que le Plan d’action économique de cette année a déjà rendu tangible un engagement pris à l’égard de l’une de nos institutions culturelles les plus vénérables. Celle-ci, en fait, se trouve à quelques rues d’ici. Notre gouvernement investit 8 millions de dollars dans la restauration et la revitalisation de Massey Hall. Cet engagement prioritaire fera en sorte que la population torontoise pourra longtemps encore jouir de ce joyau du milieu musical canadien.

Alors que s’intensifie la concurrence économique mondiale, le Canada doit continuer de favoriser les travailleurs hautement qualifiés et de générer les nouvelles idées qui aideront nos entreprises à innover, à trouver de nouveaux débouchés et à créer des emplois bien rémunérés.

Afin de permettre au Canada de demeurer un chef de file mondial de la recherche et de l’innovation, le Plan d’action économique de 2013 propose de nombreux investissements, dont ceux qui suivent :

  • La somme de 20 millions de dollars en 2013-14 pour protéger les terres écologiquement importantes par l’entremise de Conservation de la nature Canada, qui a son siège dans ma circonscription et que je félicite pour son travail.
  •  La somme de 20 millions de dollars sur trois ans pour aider les petites et moyennes entreprises à accéder à des services de recherche-développement d’entreprise offerts par des établissements de recherche de niveau postsecondaire de leur choix.
  • La somme de 325 millions de dollars sur huit ans à Technologies du développement durable Canada, placé sous la supervision de notre ministère, pour soutenir la mise au point et la démonstration de nouvelles technologies propres qui peuvent générer des économies pour les entreprises, créer des emplois à rémunération élevée, stimuler l’innovation et nous aider à atteindre les objectifs environnementaux si importants pour un grand nombre de nos concitoyens.

En tant que chefs et cadres d’entreprise, vous avez vu vos sociétés confrontées à d’importantes difficultés et à une incertitude attribuables en grande partie à l’instabilité économique mondiale. Heureusement, le Canada aborde ces défis en position de force. En fait, le magazine Forbes a désigné le Canada comme l’un des meilleurs pays du monde pour les affaires.

Dans mes fonctions de ministre, j’entends souvent mes concitoyens dire que nos abondantes ressources naturelles forment le pilier de notre dynamisme économique. Lorsque l’on tient compte des retombées directes et indirectes, le secteur des ressources naturelles représente 20 % du PIB de notre pays et compte 1,6 million de travailleurs canadiens.

Les industries de l’énergie, des mines et de la foresterie génèrent chaque année plus de 30 milliards de dollars qui financent des programmes sociaux essentiels comme les soins de santé, l’éducation et les pensions.

En Ontario seulement, les industries des ressources naturelles représentaient 7 % du PIB provincial en 2011 et employaient directement plus de 230 000 personnes dans les secteurs de la foresterie, de l’exploitation minière et de l’énergie.

Bon nombre d’analystes estiment que le secteur de l’énergie en particulier est devenu le moteur de l’économie canadienne. Voilà une bonne nouvelle pour le Canada et une bonne nouvelle pour l’Ontario où quelque 58 000 personnes travaillent dans ce secteur.

Les sables bitumineux génèrent près de 400 000 emplois directs et indirects dans les métiers spécialisés, le secteur manufacturier, la haute technologie et les services financiers, dans toutes les régions du pays, y compris en Ontario.

Selon le Canadian Energy Research Institute, avec la construction de pipelines et l’acheminement des produits pétroliers vers les marchés, les sables bitumineux pourraient soutenir près de 630 000 emplois en moyenne d’ici 2035. Cet institut de recherche prévoit également que la contribution des sables bitumineux au PIB du Canada pourrait être de plus de 2,8 billions de dollars au cours de la même période.

Ici en Ontario, le potentiel est très élevé.

Actuellement, plus de 24 000 Ontariens ont un emploi lié à l’industrie des sables bitumineux. Si la mise en valeur prévue pour les sables bitumineux se produit, il y aura 20 000 emplois de plus par an en Ontario d’ici 2035.

Les sables bitumineux devraient aussi injecter 83 milliards de dollars dans le PIB de l’Ontario d’ici 2035.

C’est une excellente nouvelle pour le secteur manufacturier de l’Ontario. En fait, de nombreuses entreprises de la province fournissent déjà des milliards de dollars en technologies, en produits et en services à l’industrie des sables bitumineux.

Peu de pays créent des projets de mise en valeur des ressources naturelles de l’ampleur de ceux du Canada ou au même rythme que le Canada. Au cours de la prochaine décennie, quelque 600 grands projets de mise en valeur des ressources d’une valeur de plus de 650 milliards de dollars seront réalisés ou planifiés, offrant aux Canadiens une occasion que l’on ne rencontre qu’une fois dans une vie.

L’atteinte des objectifs d’emplois, de croissance et de prospérité durable de notre gouvernement passe par la réalisation du potentiel de nos industries des ressources naturelles. Et c’est pourquoi notre gouvernement tient tant à créer les conditions propices à la réussite de ces industries.

Dans le budget de l’an dernier établissant le plan de développement responsable des ressources, notre gouvernement a introduit d’importantes mesures pour améliorer le processus d’examen des grands projets de mise en valeur des ressources naturelles : nous avons éliminé le chevauchement entre les examens au niveau fédéral et provincial là où le processus provincial satisfait aux mêmes rigoureuses normes environnementales.

Cependant, si nous ne voyons pas à ce que nos ressources puissent atteindre les marchés étrangers et obtenir les prix mondiaux, nous ne réaliserons pas notre plein potentiel comme nation. À ceux qui pensent que les pipelines ne concernent que l’Alberta, je dis : détrompez-vous. La construction de pipelines pour transporter nos produits à destination des États-Unis et des marchés asiatiques est une question qui concerne le pays dans son entier. L’insuffisance de notre réseau de pipelines prive notre économie nationale de dizaines de milliards de dollars. Ce sont 4 milliards de dollars en recettes fiscales dont sont ainsi privés les soins de santé, l’éducation et les infrastructures.

Voilà pourquoi notre gouvernement s’est battu pour que l’oléoduc Keystone XL soit approuvé aux États-Unis. Voilà pourquoi nous sommes en faveur d’oléoducs pour transporter notre pétrole vers nos côtes est et ouest. L’accès aux marchés mondiaux pour nos projets énergétiques est une priorité nationale.

Une gestion financière responsable assure la viabilité des services publics et de faibles taux d’imposition pour les générations futures, tout en dégageant une marge de manœuvre qui peut être utilisée en cas d’évolution défavorable de la situation à l’étranger.

Comme la réitéré le ministre des Finances hier, le gouvernement est déterminé à rétablir l’équilibre budgétaire d’ici 2015­2016, et il mettra l’accent sur les éléments qu’il peut contrôler afin d’obtenir ce résultat.

Pour contribuer à maintenir les impôts bas et accroître l’intégrité du régime fiscal, le Plan d’action économique de 2013 contient différentes mesures ayant pour but d’éliminer les échappatoires fiscales, de contrer les stratagèmes de planification fiscale sophistiquée, de clarifier les règles fiscales, de freiner l’évasion fiscale par voie de transferts internationaux et l’évitement fiscal, de même que d’améliorer l’équité fiscale.

En veillant à ce que chacun paie sa juste part, on aide à maintenir des taux d’imposition peu élevés pour les familles et les entreprises du Canada, ce qui constitue une incitation au travail, à l’épargne et à l’investissement au Canada.

Bien entendu, le Plan d’action économique de 2013 contient de nombreuses autres grandes initiatives.

Depuis 2006, notre gouvernement a conçu et mis en œuvre des politiques visant la réalisation du plein potentiel de l’économie, dans l’intérêt de tous les Canadiens.

Les initiatives contenues dans le Plan d’action économique de 2013 s’appuient sur les mesures antérieures que le gouvernement a prises pour renforcer les points forts de l’économie canadienne.

En gardant le cap, le gouvernement du Canada continuera de promouvoir la croissance économique, la création d’emplois et la prospérité à long terme pour tous les Canadiens, spécialement à Toronto.

Merci.