ARCHIVÉE - Système de sécurité de classe mondiale pour les navires-citernes

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Notes pour une allocution de

l’honorable Joe Oliver, C.P., député
ministre des Ressources naturelles

Système de sécurité de classe mondiale pour les navires-citernes
Au Port Metro Vancouver

Le 18 mars 2013
Vancouver (Colombie-Britannique)

Bonjour à tous!

J’aimerais vous entretenir de l’importance de nos ressources naturelles et de l’engagement du gouvernement Harper à l’égard du Développement responsable des ressources.

Depuis des décennies, les ressources naturelles sont l’un des grands moteurs de l’économie canadienne : elles représentent près de 20 % de notre économie, soit le cinquième de notre activité économique dans son ensemble.

Au cours de la prochaine décennie, nous prévoyons que plus de 650 milliards de dollars seront investis dans de grands projets de mise en valeur des ressources naturelles, ce qui veut dire des centaines de milliers d’emplois pour les familles canadiennes de la classe moyenne, dans tous les secteurs de notre économie et dans toutes les régions du pays.

En Colombie-Britannique, l’industrie des ressources naturelles constitue 13 % de l’économie. Cela se traduit par des milliards de dollars en redevances et en revenus fiscaux –des sommes qui seront investies dans les écoles, les hôpitaux et d’autres services essentiels.

Si les Canadiens veulent profiter pleinement du potentiel qu’offrent ces ressources, la diversification des marchés est essentielle. Nous devons trouver acheteurs pour nos produits en Asie, aux États-Unis et partout dans le monde.

Nous avons l'opportunité de nous assurer que nos produits - particulièrement le pétrole et le gaz naturel liquéfié - puissent rejoindre les marchés internationaux et obtenir le prix mondial. Notre gouvernement sait que pour être une superpuissance énergétique, nous avons besoin d'un système de protection de classe mondiale pour nos eaux.

Quelle différence ferait le prix mondial? Les estimations actuelles indiquent que nous perdons 22 milliards de dollars chaque année parce que les États-Unis, qui achètent 99 p. cent de notre pétrole exporté, nous le paient moins cher. Ces 22 milliards, c’est un peu plus que ce que la province de la Colombie-Britannique prévoit dépenser cette année en soins de santé et en éducation.

Si l’on prend également en considération l’écart entre le prix que notre seul acheteur, les États-Unis, paie le gaz naturel – environ 3 $ – comparativement au prix en vigueur en Asie qui se monte à 16 ou 17 $, bien qu’il y ait des négociations commerciales robustes, les possibilités qui s’offrent au Canada sont énormes.

Le plan de Développement responsable des ressources que nous avons mis en œuvre permet d’établir des échéances fixes pour les examens de projets. Là où les examens provinciaux satisfont aux exigences fédérales, nous pouvons éliminer les chevauchements inutiles qui ont nui par le passé à l’examen des projets et faire avancer les projets plus rapidement.

Mais, notre plan ne se résume pas à l’exploitation efficace de nos ressources naturelles. Il s’agit plutôt de les exploiter de façon responsable. Concrètement, cela signifie que nous n’approuverons que les projets qui pourront être réalisés de façon sécuritaire.

Le gouvernement du Canada s’est engagé à protéger l’environnement. Nous savons que les familles canadiennes veulent être assurées que l’eau qu’elles boivent et que l’air qu’elles respirent sont propres.

Nous avons adopté le même objectif global de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) que les États-Unis, soit 17 %, et selon les projections, le Canada est déjà à mi-chemin de son objectif.

À certains égards, nous faisons plus que quiconque. Le charbon est la principale source d’émissions de GES dans le monde : or, le Canada est le seul pays à avoir adopté une réglementation visant à éliminer progressivement ses centrales au charbon.

Depuis 2006, le gouvernement du Canada a ajouté près de 150 000 kilomètres carrés au réseau de zones protégées de Parcs Canada – ce qui est un peu plus que la Grèce et deux fois plus que l’Irlande en superficie. Ainsi, nous avons plus que doublé la superficie totale des terres et des eaux sous intendance.

La protection de 3 500 kilomètres carrés d’eaux océaniques dans le Pacifique assurée par la création de la réserve d’aire marine nationale de conservation Gwaii Haanas et du site du patrimoine haïda constitue non seulement une mesure de conservation remarquable, mais la démonstration du leadership canadien. Pour la première fois dans le monde, une zone de protection a été établie du sommet des montagnes jusqu’au fond de l’océan au-delà du plateau continental.

De plus, nous avons adopté d’importantes mesures pour protéger la côte contre les déversements accidentels.

Nous exigerons qu’un pilote bien formé et connaissant bien la côte accompagne le capitaine d’un pétrolier sur la passerelle du navire lorsqu’il se dirige vers les eaux libres.

Nous avons des pilotes qui patrouillent les eaux près de Vancouver pour repérer les traces de pollution en provenance des navires, et nous poursuivons les délinquants en justice.

Nous avons aussi prévu de nouvelles amendes pour les entreprises qui enfreignent les lois relatives à l’environnement.

Aucun sérieux déversement de pétrole accidentel n’est jamais survenu le long des côtes du Canada. Si par improbable un accident survenait, nous interviendrions rapidement et efficacement. Mon collègue, Denis Lebel, vous donnera plus de détails sur les mesures que nous allons prendre pour assurer encore le régime de sécurité de notre milieu marin. Mais, soyons clairs : les pollueurs doivent payer pour toutes les dépenses encourues pour le nettoyage d’un déversement de pétrole.

Bien que le régime de sécurité maritime ait bien servi notre pays jusqu’ici, la recherche nous permettra de le renforcer pour qu’il puisse satisfaire aux besoins futurs.

Le mois dernier, nous avons fait faire une étude pancanadienne pour évaluer la capacité d’intervention du Canada en cas d’un déversement de pétrole provenant d’un navire dans nos eaux.

Notre gouvernement prend très au sérieux sa responsabilité à l’égard de la sécurité et de la fiabilitédu transport maritime. Ce travail n’est jamais terminé, nous le savons. Les facteurs de risque évoluent et les connaissances scientifiques aussi. Nous devons donc toujours être prêts à examiner tout nouvel aspect de la question et à agir en conséquence.

Notre gouvernement entend protéger l’environnement et c’est ce que nous avons voulu vous démontrer aujourd’hui.

Merci.