ARCHIVÉE - L’annonce de l’approbation d’une licence d’exportation à LNG Canada (Conférence de presse)

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Notes préliminaires pour un bref exposé aux médias
par

l’honorable Joe Oliver, C.P., député
ministre des Ressources naturelles

à l’occasion de

l’annonce de l’approbation d’une licence d’exportation à LNG Canada
(Conférence de presse)

Vancouver (Colombie-Britannique)
25 février 2013

Introduction

Bonjour à tous. Je vous remercie d’avoir bien voulu assister à cette annonce. Je suis heureux, ce matin, de me trouver en compagnie d’Ellis Ross, conseiller en chef de la Première Nation Haisla, et d’Anders Ekvall, vice-président, LNG-Amériques, chez Shell Canada. Je suis ici, à Vancouver, pour participer à la première Conférence internationale sur le gaz naturel liquéfié (GNL) organisée par la Colombie-Britannique.

La conférence sur le gaz naturel liquéfié a attiré des représentants de l’industrie et des clients potentiels du monde entier, ce qui montre bien que la C.-B. se démarque comme un intervenant important sur le marché international du gaz naturel et comme un exportateur de classe mondiale de gaz naturel liquéfié. Les ressources naturelles représentent déjà 100 000 emplois directs en Colombie-Britannique et 80 % des exportations de biens de la province.

Les perspectives énergétiques de la province sont remarquables. Selon les prévisions, la demande d’énergie mondiale devrait augmenter de 35 % entre 2010 et 2035 et le Canada est bien placé pour y répondre. Le Conference Board du Canada estime l’investissement potentiel par l’industrie du gaz naturel en C.-B. à plus de 180 milliards de dollars d’ici 2035, ce qui représente en moyenne plus de 7,5 milliards de dollars par année, et le soutien de 54 000 emplois par année. La quantité totale estimative de gaz disponible en C.-B. pourrait atteindre les 1 200 billions de pieds cubes – soit 34 billions de mètres cubes – l’équivalent de 275 ans de demande de gaz naturel par les Japonais.

En d’autres mots, la C.-B. dispose des ressources et des réserves nécessaires pour être un important exportateur de gaz naturel pour des générations à venir.

Annonce

Aujourd’hui, je suis heureux d’annoncer que notre gouvernement a approuvé l’attribution d’une licence d’exportation à LNG Canada pour transporter du gaz naturel liquéfié à partir du port méthanier proposé par le consortium Shell à Kitimat. Valide pour 25 ans, la licence permettra l’exportation de 24 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par année, ce qui en fait la plus importante licence accordée à ce jour.

Nous savons que les réserves de gaz naturel du Canada sont suffisamment grandes pour combler nos besoins nationaux, et permettre les exportations proposées de gaz naturel liquéfié. Nous savons aussi que la totalité des exportations de gaz naturel du Canada est actuellement acheminée vers les États-Unis qui viennent justement de découvrir d’énormes nouvelles réserves sur leur territoire.

Il est donc crucial pour l’emploi et pour l’économie en Colombie-Britannique, ainsi que pour notre prospérité collective à long terme, de planifier le transport responsable des ressources naturelles du Canada vers la région du monde qui connaît la plus forte croissance.

Nouveaux marchés

Bien sûr, il est logique, pour trouver de nouveaux débouchés pour le gaz naturel de la Colombie-Britannique et de l’Ouest du Canada, de chercher de l’autre côté du Pacifique. La licence accordée à LNG Canada est la troisième licence à long terme délivrée depuis 2011. Son approbation illustre bien les efforts que nous déployons pour trouver de nouveaux marchés pour l’énergie canadienne et de renforcer nos partenariats commerciaux avec les membres de la région Asie-Pacifique.

Il est dans l’intérêt national du Canada de continuer à générer des revenus pour ses importants programmes sociaux, y compris les soins de santé et l’éducation, et c’est justement ce que vise notre plan d’exploitation responsable des ressources naturelles du Canada.

Dans tous les pays de la région Asie-Pacifique que j’ai visités au cours de l’année dernière, soit la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et les Philippines, la sécurité énergétique à long terme est une préoccupation constante : où trouver l’énergie nécessaire pour alimenter la croissance économique et répondre à la demande d’énergie d’une classe moyenne qui ne cesse d’augmenter. De plus en plus, ces pays se tournent vers le Canada, partenaire commercial fiable et stable, qui respecte ses engagements contractuels. Ainsi, nos objectifs stratégiques sont largement complémentaires : ils ont besoin de diversifier leurs sources d’approvisionnement et nous avons besoin de diversifier nos marchés.

Le nombre de projets proposés, ici en Colombie-Britannique et ailleurs au pays, montre bien le degré élevé de confiance que manifestent les investisseurs mondiaux à l’égard de cette province et du Canada, avec ses politiques fiscales concurrentielles et son ouverture aux investissements étrangers.

Tout cela constitue un potentiel économique immense. Si les cinq grands projets de gaz naturel liquéfié proposés par la C.-B. vont de l’avant, ils pourraient générer plus d’un billion de dollars en activités économiques au cours des 30 prochaines années. De fait, pour l’ensemble du Canada, nos plus récentes évaluations montrent qu’il y a plus de 600 projets de ressources naturelles importants en cours ou prévus pendant les dix prochaines années, ce qui représente un investissement total de quelque 650 milliards de dollars.

Nous sommes déterminés à faire en sorte que les Canadiens profitent des retombées de tous ces investissements, et que le Canada soit la destination la plus attrayante pour les capitaux du monde. Les investissements créent des emplois, de la croissance et de la prospérité à long terme. En tant que gouvernement, c’est ce qui doit être et ce qui est véritablement notre grande priorité.

Développement responsable des ressources

Après de nombreuses discussions à des réunions annuelles successives entre les ministres de l’énergie fédéral, provinciaux et territoriaux, notre gouvernement a mis en œuvre son Plan de Développement responsable des ressources. Nous améliorons ainsi l’efficacité du système d’exploitation des ressources du Canada en éliminant le double emploi dans le processus d’approbation réglementaire, tout en augmentant la protection de l’environnement.

De plus, nous améliorons les consultations des Autochtones, en invitant les collectivités autochtones à participer dès les premiers stades du processus réglementaire. De fait, ces collectivités bénéficient de manière significative de l’exploitation des ressources au Canada. Le secteur des ressources naturelles soutient actuellement 31 000 emplois autochtones – ce qui en fait le plus grand employeur d’Autochtones au Canada.

Notre plan contribue au soutien des Premières Nations en créant beaucoup d’autres possibilités. Il est encourageant d’entendre parler de certaines réussites ici, en Colombie-Britannique. La Première Nation Haisla, sous la gouverne d’Ellis Ross, travaille activement à créer des possibilités durables pour ses constituants. Ajoutez à cela l’excellent dossier en matière de sécurité des gazoducs, des terminaux de gaz naturel liquéfié et des méthaniers – une question d’une importance cruciale pour la Première Nation Haisla – et vous obtenez une situation gagnante pour tous. Le terminal de gaz naturel liquéfié de Kitimat se trouve sur la réserve indienne no 6 de Bees, et la Première Nation Haisla a des intérêts dans les sociétés d’exploitation, de gestion et d’exportation qui participent au programme de gaz naturel liquéfié du chenal Douglas.

À l’avenir, notre gouvernement continuera de travailler en partenariat avec les collectivités autochtones. Nous mettrons en œuvre des réformes qui ajouteront à la clarté et à la prévisibilité que les investisseurs recherchent. Et nous assurerons une protection accrue à l’environnement du Canada.

Conclusion

Notre gouvernement ne mettra pas de l’avant un projet de ressources à moins qu’il ne soit sûr pour l’environnement et pour la population. Afin d’améliorer la sécurité du transport sur les côtes est et ouest, nous avons annoncé, dans le Plan d’action économique de 2012, des mesures visant à renforcer le régime de sécurité des navires transporteurs au Canada, y compris des règlements destinés à resserrer les exigences en matière d’inspection des navires transporteurs et à améliorer les aides à la navigation.

Notre plan prévoit la modernisation du régime de réglementation du Canada, afin qu’il réponde aux besoins de l’ensemble des Canadiens, y compris les peuples autochtones.

Par des mesures comme l’approbation de la licence d’exportation de LNG Canada, nous contribuons à mettre en place une économie encore plus forte pour le Canada, tout en créant des emplois et en favorisant la prospérité de tous les Canadiens.

J’aimerais maintenant inviter le chef Ross de la Première Nation Haisla à présenter ses commentaires sur l’annonce d’aujourd’hui.

Merci.