ARCHIVÉE - Colloque sur l’investissement organisé par l’Association canadienne des producteurs pétroliers

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L’allocution prononcée par

l’honorable Joe Oliver, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles du Canada

à l’occasion du

Colloque sur l’investissement organisé par
l’Association canadienne des producteurs pétroliers

Toronto (Ontario)
Le 10 décembre 2012

Introduction

Je suis heureux d’être ici aujourd’hui, et je remercie l’Association canadienne des producteurs pétroliers de m’avoir invité à me joindre à vous ce matin.

J’aimerais également souhaiter officiellement la bienvenue à Toronto au Colloque sur l’investissement de l’ACPP. C’est la première fois que ce colloque est organisé à l’extérieur de l’Alberta, mais le fait qu’il se tienne ici est tout à fait indiqué, vu l’énorme impact du secteur sur l’économie ontarienne. Je tiens aussi à saluer la présence de nos visiteurs venus de l’étranger.

Aujourd’hui, je veux rappeler que le Canada est parfaitement disposé à faire des affaires et que notre gouvernement a la ferme intention de faire de notre pays le pays le plus accueillant au monde pour les investissements.

Disons d’abord que l’industrie pétrolière et gazière du Canada offre des occasions exceptionnelles qui sont reconnues partout dans le monde. L’an dernier, l’industrie de l’extraction du pétrole et du gaz a investi près de 63 milliards de dollars au Canada. Cette année, on s’attend à ce que ce montant soit au moins aussi important.

Les investissements dans les activités d’exploration continuent également d’augmenter. Au cours des 12 derniers mois, par exemple, Shell et BP ont engagé en tout environ 2 milliards de dollars pour de nouvelles activités d’exploration au large de la côte Est du Canada.

L’intérêt croissant des autres pays pour notre pétrole et notre gaz naturel s’explique aisément : le Canada possède en abondance les ressources dont le monde aura besoin au cours des prochaines décennies. Comme l’économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, l’a récemment affirmé, le monde a un tel besoin d’énergie que la moindre goutte de production supplémentaire des sables bitumineux du Canada sera utilisée. Et le Canada offre l’un des climats d’investissement les plus ouverts au monde.

AIE – Demande de pétrole et de gaz

Comme l’a souligné l’Agence internationale de l’énergie, la demande de pétrole et de gaz augmente. Dans son rapport 2012 sur les perspectives énergétiques mondiales, le World Energy Outlook, l’AIE prévoit que la demande mondiale d’énergie augmentera de plus du tiers d’ici 2035. À ce point, même selon les scénarios les plus optimistes en matière de développement d’énergies de remplacement, l’AIE juge que les combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) répondront encore à plus de 60 % de la demande mondiale d’énergie.

Il est tout aussi intéressant de déterminer l’origine de la demande. D’ici 2020, par exemple, grâce à l’augmentation de la production de pétrole léger provenant de réservoirs étanches, l’AIE prévoit que les États-Unis deviendront le premier producteur pétrolier mondial. Entre-temps, plus de 95 % de la hausse prévue de la demande d’énergie sera attribuable à des pays qui ne sont pas membres de l’OCDE : la Chine, l’Inde et le Moyen-Orient à eux seuls seront responsables de 60 % de cette augmentation.

D’après les projections tant de la Banque mondiale que de l’OCDE, la croissance rapide se poursuivra dans les marchés émergents et donnera lieu à une expansion sans précédent de la classe moyenne dans le monde, puisque cette classe moyenne fera plus que doubler, passant de moins de 2 milliards de personnes en 2009 à quelque 5 milliards d’ici 2030.

Une classe moyenne en expansion aura un effet considérable sur la consommation d’énergie, en raison entre autres de l’urbanisation rapide et de la demande accrue d’automobiles. L’AIE prévoit que le nombre d’automobiles en circulation dans le monde aura doublé d’ici 2035, ce qui fera considérablement augmenter la demande d’énergie du secteur des transports, une demande qui représente déjà plus de la moitié de la consommation mondiale de pétrole.

Le rapport de l’AIE fait aussi ressortir ce que j’ai pu constater lors de mes déplacements au cours de la dernière année. Les États-Unis auront de moins en moins besoin de pétrole et de gaz importés, mais la majorité des autres importateurs d’énergie seront de plus en plus tributaires de sources extérieures.

Dans tous les pays que j’ai visités – Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, Philippines ainsi que certains pays d’Europe –, la sécurité énergétique est une préoccupation de premier plan : où trouvera-t-on l’énergie nécessaire pour alimenter la croissance économique et répondre à la demande d’énergie d’une classe moyenne en expansion? La Corée du Sud, par exemple, est le dixième consommateur d’énergie dans le monde et elle compte sur les importations pour répondre à 97 % de sa demande d’énergie. Le Japon, quant à lui, doit importer près de 90 % de son énergie.

Les ressources du Canada

Le Canada est bien placé pour profiter de cette évolution spectaculaire du marché mondial du pétrole et du gaz.

Premièrement, il est indéniable que le Canada possède des ressources en abondance. Dans un contexte d’investissement, il est intéressant de souligner qu’environ 80 % des réserves mondiales de pétrole sont contrôlées par des gouvernements nationaux ou des sociétés pétrolières qui appartiennent à l’État. Il n’y a qu’environ 20 % des réserves mondiales qui sont ce que l’on pourrait appeler du « pétrole de libre entreprise », du pétrole que l’entreprise privée est entièrement libre de mettre en valeur. Environ 60 % de ces 20 % se trouvent dans les sables bitumineux du Canada. 

Décisions d’Investissement Canada

Les sables bitumineux sont une ressource vitale pour le Canada. Grâce aux investissements du marché libre, les sables bitumineux ont créé 275 000 emplois au Canada, dont quelque 20 000 ici même, en Ontario.

Au cours des prochaines années, les sables bitumineux connaîtront une grande expansion : l’investissement et la croissance créeront des emplois pour des centaines de milliers de Canadiennes et de Canadiens, ils favoriseront l’innovation et ils rapporteront au gouvernement des milliards de dollars en recettes fiscales.

Nous acceptons avec plaisir l’investissement étranger dans les sables bitumineux – de fait, un certain nombre de grands producteurs de la région des sables bitumineux appartiennent à des sociétés étrangères. Toutefois, quand nous disons que le Canada est prêt à faire des affaires, nous ne voulons pas dire que le Canada est à vendre et que des gouvernements étrangers pourraient l’acheter.

Vendredi dernier, le ministre de l’Industrie a rendu publiques des décisions relatives à deux propositions d’investissement étranger dans le secteur des ressources naturelles. Il importe que les investisseurs et les Canadiens comprennent bien comment le gouvernement abordera les décisions de ce genre à l’avenir.

L’investissement est indispensable aux efforts de notre gouvernement qui visent à stimuler l’emploi et à assurer la croissance. Par ailleurs, les Canadiens s’attendent à ce que nous approuvions les investissements étrangers qui offrent un avantage net au Canada. Toutefois, les investissements ne sont pas tous égaux. L’achat contrôlé d’actifs canadiens par des gouvernements étrangers agissant par l’entremise de sociétés d’État, en particulier, n’est pas équivalent à d’autres transactions. Essentiellement, les objectifs généraux d’entreprises d’État peuvent fort bien aller au-delà des objectifs de sociétés privées.

Comme l’a dit le premier ministre vendredi dernier, les Canadiens n’ont pas passé des années à réduire la propriété de leurs gouvernements dans les divers secteurs de leur économe simplement pour que des gouvernements étrangers puissent les acheter et les contrôler.

Compte tenu de tendances de plus en plus marquées, le gouvernement du Canada juge que le contrôle du développement des sables bitumineux par des États étrangers est arrivé à un point où il ne serait pas dans l’intérêt du Canada de le laisser se poursuivre. À l’avenir, ce n’est que dans des situations très particulières que le ministre de l’Industrie pourra conclure que l’acquisition d’une majorité des parts d’une entreprise des sables bitumineux canadiens par une société d’État étrangère comporte des avantages pour le Canada.

Les sables bitumineux canadiens sont d’une importance vitale et d’une immense valeur pour la prospérité économique future de tous les Canadiens. Même si la très grande majorité des gisements énergétiques mondiaux sont contrôlés par des États, les sables bitumineux du Canada, je le répète, appartiennent principalement à des sociétés du secteur privé. Pour que les sables bitumineux continuent d’être exploités dans l’intérêt de tous les Canadiens, il faut renforcer le rôle des entreprises du secteur privé.

À l’extérieur des sables bitumineux, notre gouvernement resserrera les critères prévus dans la Loi sur Investissement Canada pour évaluer les sociétés d’État et leur capacité d’acquérir des entreprises canadiennes. Le ministre de l’Industrie examinera notamment de très près les aspects suivants : la mesure de contrôle ou d’influence que pourrait exercer une société d’État étrangère sur l’entreprise canadienne visée par l’acquisition; la mesure de contrôle ou d’influence que pourrait exercer une société d’État étrangère dans l’industrie à laquelle appartient l’entreprise canadienne; la mesure de contrôle ou d’influence que peut exercer l’État étranger sur la société d’État qui fait l’acquisition d’une entreprise canadienne.

Les propositions de sociétés d’État étrangères visant l’acquisition d’intérêts minoritaires dans des entreprises canadiennes continueront d’être bien accueillies pour mettre en valeur les sables bitumineux et stimuler la croissance de l’économie canadienne. Les transactions resteront assujetties à l’examen du ministre, au cas par cas. Bref, nous allons veiller à protéger les intérêts supérieurs du Canada. La Loi sur Investissement Canada continuera de préciser que le fardeau de la preuve appartient aux investisseurs, qui devront démontrer que l’investissement proposé produira probablement des avantages nets pour le Canada.

Je tiens à souligner deux autres points au sujet de l’investissement étranger. Premièrement, le gouvernement du Canada est très favorable aux dépenses d’équipement au Canada, en particulier celles du secteur privé. C’est la raison pour laquelle notre gouvernement a accepté la grande majorité des propositions d’investissement étranger, et il continuera d’accepter celles qui satisfont à nos critères. C’est pour cela que nous n’avons pas modifié les règles applicables aux investisseurs étrangers du secteur privé. Deuxièmement, nous chercherons aussi à conclure des accords sur le commerce et l’investissement pour assurer un traitement réciproque des investisseurs canadiens à l’étranger.

Nous voulons stimuler la croissance dans les sables bitumineux et dans d’autres secteurs de l’économie, grâce à l’injection de capitaux nationaux et étrangers, et veiller à ce que nos ressources puissent arriver sur les marchés étrangers. L’investissement étranger continuera d’appuyer notre objectif primordial, qui est de favoriser l’emploi, stimuler la croissance économique et assurer la prospérité à long terme du Canada et de tous les Canadiens.

Ressources à l’extérieur des sables bitumineux

De fait, l’abondance et le potentiel des ressources énergétiques du Canada vont bien au-delà des sables bitumineux. Ces ressources offrent un large éventail de possibilités aux investisseurs. L’exploration se poursuit dans diverses régions du pays et englobe maintenant le pétrole extracôtier et le gaz de schiste. Toute cette activité pourrait ajouter des dizaines de milliards de barils aux réserves totales du Canada.

D’importants développements sont en cours dans les gisements de pétrole léger provenant de réservoirs étanches, notamment la formation de Bakken et l’unité inférieure de la formation de Shaunavon, en Saskatchewan. Parmi les nouvelles découvertes, permettez-moi de mentionner la formation de Duvernay, en Alberta, et le gisement d’huile de schiste de la formation Canol, dans les Territoires du Nord-Ouest.

Le Canada est aussi un intervenant de premier plan dans la production et la distribution de gaz naturel. Nous sommes, concrètement, le troisième producteur de gaz naturel au monde. À l’heure actuelle, selon les estimations, nos ressources exploitables pourraient bien atteindre les 1 300 billions de pieds cubes, et ce volume augmentera considérablement à mesure que des gisements extracôtiers et de nouvelles formations schisteuses seront découverts. Les vastes champs de gaz de schiste de Horn River et de Montney, en Colombie-Britannique, sont déjà bien connus, et nous continuons de découvrir de nouvelles ressources, comme par exemple les réserves récemment confirmées dans le bassin de la Liard, dans le nord-est de la Colombie-Britannique. 

Diversification des marchés

Bref, le Canada possède beaucoup plus de pétrole et de gaz naturel qu’il n’en peut consommer. Nous sommes déjà le principal fournisseur de l’Amérique. 

Nous sommes tout à fait disposés à exporter du pétrole et du gaz et, contrairement aux États-Unis, nous agissons avec célérité. Notre organisme de réglementation indépendant a d’ailleurs déjà approuvé des permis à long terme pour l’exportation de gaz naturel à partir de notre côte Ouest. Comme le confirme le rapport annuel de l’AIE, la demande américaine de pétrole et de gaz naturel importés devrait fléchir très nettement dans les années à venir. La nécessité de diversifier nos marchés est donc indéniable.

Le marché nord-américain du gaz naturel a déjà été entièrement redéfini par l’apparition du gaz de schiste aux États-Unis et au Canada. L’augmentation de la production américaine a eu un effet très marqué sur les exportations canadiennes et elle a nettement fait baisser les prix. Le gaz naturel se vend actuellement aux environs de 3,50 $ en Amérique du Nord, alors que le gaz naturel liquéfié se paie quatre ou cinq fois ce prix en Asie, ce qui présente une forte possibilité d’arbitrage.

Parce qu’une grande partie de nos abondantes ressources ne peut pas, à l’heure actuelle, quitter l’Amérique du Nord, nous connaissons une situation similaire en ce qui concerne les prix du pétrole. Les prix du brut en Amérique du Nord sont actuellement d’environ 25 $ le baril sous le prix mondial, et ceux du brut lourd canadien sont d’environ 20 $ de moins que cela. C’est pour cette raison que notre gouvernement a déclaré qu’il était dans l’intérêt national de construire des oléoducs qui mèneront à nos installations portuaires. On estime que ces prix inférieurs nous font perdre 50 millions de dollars par jour. Cela représente donc des pertes de 15 à 20 milliards de dollars par année.

Il est facile de comprendre pourquoi notre gouvernement veut absolument diversifier les marchés pétroliers et gaziers du Canada et pourquoi nous ne ménageons aucun effort pour attirer l’investissement du marché, un investissement dont nous avons besoin pour assurer le développement tant de nos ressources que de l’infrastructure qui nous permettra de transporter ces ressources.

Infrastructure

Je le répète, le développement de l’infrastructure dans le secteur de l’énergie suscite un vif intérêt.

Deux propositions visant à construire ou à prolonger des oléoducs pour amener le brut des sables bitumineux jusqu’aux ports de la côte Ouest du Canada ont été présentées. Maintenant que les élections américaines sont derrière nous, nous avons bon espoir que le pipeline Keystone XL sera approuvé et viendra ajouter une capacité dont nous avons grand besoin pour transporter le brut canadien vers la côte américaine du golfe du Mexique.

Le transport du pétrole d’ouest en est au Canada éveille en outre de plus en plus d’intérêt. Enbridge a déjà demandé que soit approuvée l’inversion de la canalisation 9 pour acheminer le pétrole de l’Ouest vers les raffineries de l’Est. TransCanada a récemment indiqué qu’il serait faisable, sur les plans tant technique qu’économique, de convertir une partie de son réseau principal de transport du gaz naturel pour transporter du pétrole. Cette transformation permettrait d’expédier jusqu’à un million de barils par jour dans l’Est du Canada.

Nous constatons en outre que des quantités croissantes de pétrole sont transportées par chemin de fer. La Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada, le CN, est l’un des principaux chemins de fer en Amérique du Nord. Apparemment, il y a deux ans à peine le CN ne transportait pas du tout de pétrole brut. Cette année, il s’attend à expédier près de 30 000 wagons de brut. Quant au Canadien Pacifique, il a expédié environ 500 wagons de brut du Dakota du Nord en 2009, et il s’attend à en déplacer environ 70 000 dans son réseau l’an prochain.

Compte tenu des propositions d’oléoducs qui relieraient l’Ouest à l’Est et au Sud, et des possibilités accrues de transport ferroviaire, nous pourrions soutenir une augmentation de la production de brut.

Ces remarques valent aussi pour le gaz naturel. Sur la côte Ouest, un premier projet de gaz naturel liquéfié pourrait entrer en service dès 2014, et ce n’est qu’un début. À en juger par les projets potentiels et présentés, le Canada pourrait exporter annuellement l’équivalent de 66 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié à partir de la côte Ouest, et ce, en grande partie avant même la fin de la décennie.

Le Japon, la Corée du Sud et la Chine ont tous manifesté énormément d’intérêt pour le gaz naturel liquéfié de la côte Ouest du Canada et participent activement au développement de l’infrastructure nécessaire à l’exportation de gaz naturel liquéfié. L’Inde a exprimé son intérêt pour les exportations de gaz naturel liquéfié à partir du Canada atlantique, plus rapproché de l’Inde que tout autre point en Amérique du Nord. Et Faraday Energy propose de construire un terminal de gaz naturel liquéfié de 5 milliards de dollars en Nouvelle-Écosse. Cette installation permettrait d’exporter du gaz naturel canadien et américain vers l’Inde et vers les marchés européens.

Nous visons à faire du Canada la plate tournante des exportations de gaz naturel en Amérique du Nord.

Attirer les investissements

Les oléoducs, la mise en valeur des sables bitumineux, le gaz de schiste, l’exploration au large des côtes et dans le Grand Nord, les terminaux de gaz naturel liquéfié… Ce sont là des mégaprojets. Pour qu’ils se réalisent et que les ressources pétrolières et gazières du Canada remplissent leurs promesses dans l’intérêt des Canadiens et du monde, le Canada doit continuer à attirer les investissements.

Notre gouvernement s’est engagé à faire du Canada la destination privilégiée de l’investissement mondial. Nous avons réduit les impôts, remboursé la dette et éliminé une bonne partie des tracasseries administratives, et nous continuons de promouvoir le libre-échange dans le monde entier.

Il ne faut pas oublier non plus – et cela intéressera ceux qui sont ici aujourd’hui – que nous avons rationalisé les examens de projet et réduit le fardeau de la réglementation pour les grands projets de développement des ressources. Nous avons en outre fixé des délais juridiquement contraignants pour l’examen par le gouvernement.

Dans une large mesure, la résilience dont le Canada a fait preuve pendant la récession et la performance relativement solide que notre économie a affichée depuis cette période peuvent être attribuées à l’approche conservatrice de notre gouvernement en matière de gestion financière. Cette approche et la solide performance de notre économie qui en a découlé ne sont pas passées inaperçues. Tant l’OCDE que le Fond monétaire international prédisent que le Canada sera l’un des chefs de file de la croissance économique dans le monde industrialisé pendant les deux prochaines années, et le magazine Forbes a décrété que le Canada était le meilleur pays au monde pour faire des affaires. 

Conclusion

Le secteur pétrolier et gazier du Canada forme un volet important de l’économie de notre pays. Le gouvernement s’est engagé à veiller à ce que ces ressources soient développées de façon responsable et produisent un maximum de retombées pour les Canadiens. Nous devons élargir l’éventail de nos marchés en fonction du potentiel de nos ressources.

Il s’agit d’une priorité stratégique pour notre gouvernement et c’est pourquoi – si grand que soit l’avantage que nous procurent les ressources aujourd’hui – nous continuons à explorer les moyens de faire en sorte que le Canada demeure une destination de choix pour les investisseurs du monde entier intéressés aux ressources naturelles.