ARCHIVÉE - Le développement responsable des ressources et le chemin vers une prospérité partagée

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Notes pour une allocution de

l’honorable Joe Oliver

ministre des Ressources naturelles

prononcée devant le

Business Council of British Columbia

Le développement responsable des ressources et le chemin vers une prospérité partagée

Le 28 novembre 2012

Vancouver (C.-B.)

Introduction

Je vous remercie de vos aimables propos, Rick.

Je suis très heureux de me retrouver en Colombie-Britannique et plus particulièrement à Vancouver.

C’est un honneur pour moi de m’adresser aux membres du Business Council of BC.

Je suis ravi de vous rencontrer dans le cadre de cette merveilleuse initiative non partisane lancée conjointement par le Business Council et la Chambre de commerce de Colombie-Britannique en vue d’atteindre une « prospérité partagée »

Greg [Greg D’Avignon, président et chef de la direction, Business Council of BC], votre leadership et votre vision prospective vont changer les choses. Félicitations pour un lancement réussi et mes meilleurs vœux pour un dialogue fructueux.

Contexte économique

L’économie du Canada (prospérité nationale)

Il y a deux semaines, mon collègue Jim Flaherty, ministre des Finances, a présenté la dernière mise à jour sur la situation économique.

La bonne nouvelle est que le Canada est toujours en tête par rapport aux autres pays.

Si nous comparons notre situation actuelle à celle de la plupart des pays avancés, notre situation est relativement bonne.

Grâce au Plan d’action économique du Canada, que nous avons mis en place en réaction à la récession mondiale, nous avons plus que recouvré toute la baisse de production économique et tous les emplois perdus pendant la récession.

Nous avons vu la plus forte croissance du point de vue de l’emploi parmi les pays du G-7. Depuis juillet 2009, le nombre d’emplois a augmenté de plus de 820 000, et ce nombre dépasse maintenant de plus de 390 000 le sommet atteint avant la récession.

Plus de 90 % des nouveaux emplois sont à temps plein et plus des deux tiers ont été créés dans des industries à rémunération élevée. Nous parlons ici de bons emplois, d’emplois stables, pour les familles et pour l’avenir.

La productivité économique du Canada a nettement dépassé les niveaux enregistrés avant la récession – cette performance est la meilleure parmi les pays du G-7.

L’économie pour les particuliers, les ménages et les collectivités (prospérité inclusive)

Je pourrais continuer dans la même veine, mais je ne le ferai pas.

Je ne veux pas que les macro-résultats obscurcissent les répercussions sur le plan personnel.

Le Canada est plus qu’une économie. C’est un pays.

Un pays fondé non pas sur des colonnes de chiffres, mais sur la vigueur des collectivités et des familles.

Pour nous, les statistiques présentées autour des tables de conférence doivent être soutenues par la réalité ressentie autour des tables de cuisine. Dans cette perspective – celle des particuliers et des familles – même si nous nous sommes assez bien tirés de la récession mondiale, il reste encore du travail à faire.

Bien que les taux d’imposition personnelle aient nettement baissé, que le revenu disponible ait augmenté et que l’inflation soit faible, trop de personnes de la classe moyenne sont écrasées par le poids de leurs dettes, trop de familles sont aux prises avec le coût de la vie, trop de citoyens de Colombie-Britannique et du Canada se font du souci pour leur avenir.

Édifier une Colombie-Britannique prospère et un Canada prospère, voilà qui est assez ambitieux. Mais notre défi aujourd’hui ne se situe pas seulement sur le plan de l’économie, mais aussi sur celui de l’inclusion.

Je fais allusion au défi à relever pour atteindre et maintenir une prospérité qui inclut tout le monde et dans laquelle tout le monde se sent inclus.

Lorsqu’ils entendent le mot « prospérité », certains Britanno-Colombiens et Canadiens pensent que cela s’applique aux autres, non pas à eux.

Certains croient que la « prospérité » est destinée aux entreprises et non aux personnes.

Cette mauvaise perception n’est pas leur problème. C’est le nôtre. Favoriser le sens de la prospérité inclusive, de la prospérité partagée est une responsabilité que le gouvernement et le milieu des affaires doivent assumer ensemble.

Si la prospérité doit continuer à être notre but – et je crois qu’il doit en être ainsi – nous devons « cimenter un lien entre la prospérité économique et la prospérité personnelle et familiale », pour emprunter les mots du programme de prospérité partagée de Colombie-Britannique (Agenda for Shared Prosperity).

Si la « productivité », ou PIB, doit rester pertinente comme mesure du rendement, il faut alors que les gens puissent se voir dans cette productivité. Ils doivent être sûrs que la mesure utilisée englobe leur productivité et qu’ils pourront rester productifs et pourvoir solidement aux besoins de leur famille, pendant très longtemps.

Il ne suffit pas de croire, en raison de théories économiques ou d’une foi aveugle, qu’une marée montante soulèvera tous les bateaux. Les citoyens ordinaires veulent voir des preuves chez eux, dans leur vie et dans leur ville et ils méritent de les voir.

La prospérité inclusive par le développement des ressources

Voilà précisément ce dont je veux vous parler pendant le temps qui me reste. Comment faire avancer la cause de la prospérité partagée, notamment en ce qui concerne nos ressources naturelles.

Je n’ai pas l’intention de parler d’une initiative de développement des ressources en particulier ni de présenter un projet précis.

D’une manière générale, nous devons toutefois accepter que le développement futur de nos ressources dépendra fortement de la confiance du public, de la foi du public dans la capacité du gouvernement et du secteur privé à « bien faire les choses ».

Les avantages du développement des ressources

Il est évident que la confiance du public et la foi du public sont liées au développement responsable des ressources et à la protection de l’environnement, mais en disant cela, nous devançons la discussion.

Dans le contexte du débat passionné sur le « comment » - comment extraire nos ressources, comment les transporter, comment exporter nos matières premières – nous ne devons pas perdre de vue le « pourquoi ».

Étant donné qu’il occupe le 36e rang des pays par sa population et qu’il essaie de soutenir la 10e économie mondiale, le Canada doit être un pays commerçant.

Pour garder la vigueur d’une économie ouverte nichée entre les montagnes et l’océan Pacifique, la Colombie-Britannique doit être une province commerçante.

Depuis très longtemps, les ressources naturelles stimulent la croissance et le développement de la Colombie-Britannique et du Canada.

Dans les années 1880, l’économie de Colombie-Britannique s’est développée dans le contexte de la ruée vers l’or et du commerce des fourrures.

Pendant des années, les industries primaires de la foresterie, des mines, des pêches et de l’agriculture ont été des piliers de l’économie de la Colombie-Britannique. Aujourd’hui l’économie s’est diversifiée, mais l’importance des ressources demeure.

  • Les ressources naturelles constituent la moitié des exportations du Canada.
  • Ici en Colombie-Britannique, les ressources naturelles représentent 80 % des exportations de marchandises.
  • Les produits énergétiques ont maintenant dépassé les produits du bois ainsi que les pâtes et papiers comme exportations principales de la province.

    Bien que j’aie remarqué que, grâce à des initiatives telles que le Programme canadien d’exportation de produits de bois instauré dans le cadre du Plan d’action économique de gouvernement, nous aidions les producteurs de bois à accroître leurs débouchés d’exportation dans les marchés d’outre-mer.
  • Les industries du secteur des ressources naturelles représentent 13 % de l’économie de Colombie-Britannique. Elles génèrent des milliards de dollars en redevances et en recettes fiscales qui contribuent à financer les hôpitaux, les écoles, les infrastructures et d’autres services importants de la province.

Pour la plupart des personnes ici présentes ces statistiques sont tout à fait normales. Toutefois, nous ne pouvons pas supposer qu’à l’extérieur de cette salle, l’importance du développement des ressources est universellement acceptée ou comprise.

Cependant, nous ne pouvons pas prendre notre prospérité pour acquise. Par exemple au début du mois, l’Agence internationale de l’énergie a publié son rapport annuel, dans lequel on peut lire que les États-Unis seront presque autosuffisants sur le plan énergétique, en termes nets, d’ici 2035.

Nous savons que 98 % des exportations de pétrole brut du Canada et 100 % de ses exportations de gaz naturel sont destinées aux États-Unis. Nous savons que nous demandons un prix réduit pour notre pétrole et notre gaz parce qu’ils n’atteignent pas l’océan. Nous savons que cela coûte 50 millions de dollars au pays chaque jour, plus de 18 milliards chaque année. Nous savons aussi que le pétrole et le gaz représentent 22 milliards de dollars de recettes pour le gouvernement et financent des programmes sociaux essentiels comme les services de santé et l’éducation.

Ce n’est jamais une bonne idée d’avoir un seul client et les chiffres que je viens de citer montrent bien pourquoi il est essentiel pour notre prospérité future et pour notre sécurité de développer une infrastructure qui favorisera la construction de pipelines sécuritaires et le transport de nos ressources naturelles vers de nouveaux marchés. Et je ne fais pas seulement allusion à la nécessité de comprendre que le développement des ressources est important pour la macroéconomie, mais aussi à la nécessité d’être convaincu que le développement des ressources profitera à la microéconomie de chaque ménage.

Parmi les avantages du développement des ressources pour les ménages de Colombie-Britannique et du Canada figure l’emploi direct. Les industries tributaires des ressources naturelles soutiennent plus de 100 000 emplois directs dans la province. Les avantages comprennent aussi les emplois indirects – des dizaines de milliers en Colombie-Britannique.

Et parmi les retombées indirectes, il faut également mentionner les services fournis par le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral, et financés au moyen des redevances et des recettes fiscales.

Je ne tiens pas à faire ressortir un projet ou une industrie en particulier, mais je voudrais simplement donner un exemple en parlant des formidables débouchés créés par l’exportation de gaz naturel liquéfié.

  • La BC LNG, qui appartient en partie à la Première Nation Haisla, détient une licence d’exportation l’autorisant à exporter jusqu’à 1,8 million de tonnes de GNL par an.
  • La KM LNG a une licence d’exportation l’autorisant à exporter jusqu’à 10 millions de tonnes de GNL par an.

La construction d’un gazoduc a été proposée. Les principales installations se trouvent à Kitimat et à Prince Rupert.

Cet automne, lorsque j’ai mené des délégations au Japon, en Corée du Sud et en Chine, nous n’avons pas fait que vendre du gaz naturel liquéfié et d’autres sources d’énergie.

Nous étions en train de créer des emplois pour la Colombie-Britannique et pour le Canada. Des emplois dans le domaine de la construction. Des emplois d’exécution permanents. Et il ne faudrait pas oublier les emplois indirects dans d’autres secteurs.

Voilà ce que le développement des ressources apporte sur le plan personnel et sur le plan des ménages.

Établissement du bien-fondé du développement des ressources

Qui défendra les avantages du développement des ressources?

C’est tous ensemble – gouvernements, secteur privé et parties intéressées – que nous devons assumer cette responsabilité.

Je tiens à souligner qu’il faut plus qu’une simple campagne d’information ou de sensibilisation du public.

Ce qu’il faut, ce n’est pas tellement de l’éducation ou de la sensibilisation, mais plutôt de la démonstration, c’est-à-dire qu’il faut pouvoir montrer les avantages partagés du développement des ressources.

Fournir de l’information n’est pas la même chose que susciter la confiance, la confiance dans une prospérité inclusive qui concerne toutes les familles et collectivités.

Les gens de cette province sont tous Britanno-Colombiens, mais en ce qui concerne le développement des ressources, ils doivent se sentir comme les gens du Missouri, l’État « de ceux qui ont besoin de voir pour croire ». Nous devons donc montrer comment le développement des ressources soutient l’économie de 4 millions de personnes et celle de 1,9 million de ménages.

Je ne suis pas entièrement d’accord avec Nietzsche lorsqu’il dit que celui qui possède un « pourquoi » peut vivre avec n’importe quel « comment ».

Dans le cas du développement des ressources, ce n’est pas n’importe quel « comment » qui est acceptable.

Par ailleurs, l’inverse est vrai.

Si le public n’accepte pas le pourquoi d’un pipeline qui transporterait du pétrole ou du gaz à travers la province, aucun comment ne pourra contourner l’objection.

Il est sain d’avoir un débat sur la meilleure façon de développer nos ressources. Nous ne devons pas craindre le dialogue, mais y participer pleinement.

Mais la discussion doit être basée sur une compréhension commune des raisons pour lesquelles nos ressources ont une telle importance vitale pour tous les citoyens de la Colombie-Britannique et du Canada.

Ce n’est que lorsque cette compréhension commune sera établie que nous pourrons débattre des importantes questions du développement responsable et de la protection de l’environnement.

Protection de l’environnement

Lorsque l’on parle de protection, la question qui surgit est : « quelle forme la responsabilité et la protection de l’environnement prendront-elles? » Et on ne se demande pas si on agit de manière responsable pour protéger cette belle province.

Le développement ne se fera pas s’il n’est pas sécuritaire et responsable, parce que c’est là que les citoyens de la Colombie- Britannique et du Canada ont fixé une limite.

De passage à Port Metro Vancouver au mois de septembre, j’ai parlé des lois fédérales rigoureuses, exécutoires et mordantes qui protègent l’environnement et garantissent la sécurité.

Toutefois, pour de nombreux habitants de la Colombie-Britannique, la question n’est pas de savoir quelle est la hauteur des recueils de lois, mais plutôt quelle est la profondeur de notre détermination. Lorsque le patrimoine environnemental entre en jeu, nous pouvons et nous voulons placer la viabilité et la protection au premier plan. Et nous l’avons déjà fait.

C’est ainsi qu’il y a deux ans, à la suite d’une évaluation environnementale fédérale, notre gouvernement a rejeté un projet de mine à ciel ouvert qui aurait eu d’importantes répercussions négatives sur l’environnement. Le projet a été rejeté et les promoteurs sont retournés à leur planche à dessin.

Une application plus vigoureuse de la législation témoigne aussi de notre détermination. Pour ne donner qu’un seul exemple, la fréquence des inspections des oléoducs et des gazoducs augmentera de 50 %. La fréquence des vérifications complètes sera doublée.

Pendant de nombreuses années, au cours de ma vie précédente dans le secteur privé et au cours des 18 derniers mois à titre de ministre, j’ai eu le privilège de voyager dans tout le Canada. Mes voyages renforcent ce qui se trouve ancré dans mon cœur depuis longtemps.

Notre pays est beau, il est magnifique.

Et chaque partie du Canada a une beauté distincte et unique. Il est donc compréhensible et tout à fait approprié que les habitants de la Colombie-Britannique insistent pour que tous les nouveaux projets respectent et protègent notre patrimoine naturel.

Cela dit, il y a une différence importante entre l’appréciation de la beauté naturelle et la protection de la beauté naturelle. L’une est subjective et l’autre doit être objective.

Pour que la protection de l’environnement soit efficace, elle doit être objective, mesurable et scientifiquement valable. Il faut bien reconnaître que 35 152 kilomètres de pipelines permettent déjà de transporter du gaz et des liquides à travers la Colombie-Britannique.

Beaucoup de Britanno-Colombiens diront : « nous savons ce que sont le pétrole brut et le gaz naturel, mais ils ne sont pas comme le bitume dilué ».

En fait, il y a déjà du bitume dilué qui est acheminé par pipeline en Colombie-Britannique.

Le transport de bitume dilué se fait régulièrement par nos eaux : il part du terminal de Westridge, passe par le port de Vancouver et la baie English et ensuite par le détroit de Georgia et le détroit de Haro pour aboutir au détroit de Juan de Fuca.

Un bon nombre de Britanno-Colombiens se demandent si le bitume dilué est plus susceptible de corroder les pipelines que le pétrole brut. La science nous donne une réponse factuelle. Une étude scientifique publiée l’an passé révèle que le bitume dilué n’est pas plus corrosif que le pétrole brut classique.

Nombreux sont ceux également qui se demandent – et cette question est tout à fait compréhensible – si le bitume dilué réagirait de la même manière que le brut classique s’il devait se répandre dans l’eau.

La dernière fois que je suis venu en Colombie-Britannique, j’ai parlé à un représentant de la Western Canada Marine Response Agency. Il faisait partie de l’équipe de nettoyage qui est intervenue lorsqu’un ouvrier de la ville a heurté un pipeline souterrain de Kinder Morgan et que du bitume s’est retrouvé dans l’eau. Il m’a expliqué que l’équipe est intervenue rapidement, a installé une digue de rétention et a placé du tissu absorbant sous le site du déversement en le fixant à des casiers à homard. Une fois le nettoyage terminé, l’équipe a récupéré le tissu et pas une seule goutte de pétrole n’a coulé au fond de l’eau.

Nous savons donc que dans cette situation, le bitume dilué a flotté. Mais nous avons besoin de plus de renseignements pour répondre à la question concernant sa réaction en cas d’incident. Pour y répondre adéquatement, il faut disposer des meilleures preuves possibles et de données scientifiques solides.

Dans le cadre du budget de cette année, nous investissons des millions – plus de 35 millions de dollars pour être précis – pour obtenir des réponses concrètes, objectives et scientifiques à cette question et à d’autres, et pour améliorer notre connaissance et notre compréhension des risques menaçant le milieu marin et les gérer efficacement.

Je tiens à faire remarquer que le développement responsable des ressources prévoit le respect de nos obligations morales et constitutionnelles envers les Premières Nations.

Le développement responsable des ressources signifie que nous devons consulter les Autochtones d’une manière cohérente, responsable, significative et opportune.

Le développement responsable des ressources signifie également qu’il faut faire participer les Autochtones au processus du début à la fin et prendre en considération l’incidence du développement sur leurs droits lorsque des décisions sont prises.

Le rôle du secteur privé dans le développement responsable des ressources

Vous êtes, et vous devez être, les co-intendants du développement responsable des ressources.

S’adressant aux dirigeants du monde entier à Davos, en Suisse, il y a quelques années, le premier ministre Harper a utilisé l’expression « intérêt personnel éclairé » en décrivant le comportement des pays souverains.

Le même principe s’applique aux entreprises qui pratiquent la responsabilité sociale des entreprises.

Cette responsabilité sociale ne se limite pas à la protection de l’environnement. Comme vous le savez, elle s’applique à tous les aspects de votre entreprise :

  • Environnement
  • Santé et sécurité
  • Éthique commerciale
  • Droits du travail
  • Droits de la personne
  • Équité à l’égard des consommateurs
  • Respect des Premières Nations et des indigènes ou aborigènes dans d’autres parties du monde
  • Développement communautaire

etc.

Ces responsabilités ne peuvent pas être séparées. Elles forment un tout.

J’ai tenté, cet après-midi, d’illustrer l’étroite relation qui existe entre la prospérité économique – celle des personnes, celle des familles – la mise en valeur des ressources, et la sécurité, la durabilité et la responsabilité.

Notre défi commun consiste à montrer les avantages du développement responsable des ressources pour l’économie des familles, ce qui suscitera la confiance dans ce développement, lequel produira toujours plus d’avantages pour les familles.

Il est certain que la tâche est difficile. Mais nous, les Canadiens, n’avons pas peur des difficultés.

Ce n’est pas un Canadien qui a inventé la formule suivante, mais ç’aurait pu l’être : « Ce qui est difficile, nous le faisons immédiatement; l’impossible prend un peu plus de temps ».

En dépit des obstacles, l’avenir est prometteur.

Pour les dix prochaines années, les grands projets de mise en valeur des ressources, déjà en chantier ou en bonne voie de l’être, représentent 650 milliards de dollars. Près de 100 milliards seront investis ici même en Colombie-Britannique. Ce chiffre abstrait ne veut peut-être pas dire grand-chose pour les familles, mais l’impact sera immense : des centaines de milliers d’emplois pour les familles de la classe moyenne, dans tous les secteurs de notre économie et dans toutes les régions de la province.

Nous avons un défi à relever ensemble. Notre responsabilité partagée est évidente.

Mettons-nous au travail !

Je vous remercie.