ARCHIVÉE - Les ressources naturelles et les possibilités offertes au Canada

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Notes pour une allocution d’ouverture

de

l’honorable Joe Oliver, C.P., éputé,

ministre des Ressources naturelles

à la

Conférence des ministres de l’énergie et des mines de 2012  

Les ressources naturelles et les possibilités offertes au Canada

Le 10 septembre 2012

Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)

Introduction

Merci beaucoup de votre aimable présentation, Wes (L’honorable Wes Sheridan, ministre des Finances, de l’Énergie et des Affaires municipales de l’Île-du-Prince-Édouard).

Je suis sûr que je n’ai pas besoin de souhaiter encore une fois la bienvenue de manière officielle, mais je tiens absolument à remercier de nouveau Wes de nous accueillir ici. Quel hôte exceptionnel! Il s’est assuré que nous comprenions tous clairement ce que signifie « l’hospitalité insulaire ». Nous nous réjouissons de l’occasion d’apprendre à connaître un peu mieux cette merveilleuse région du Canada.

Cette conférence débute bien. Déjà ce matin, nous avons eu des discussions fructueuses et enrichissantes sur l’avenir des secteurs de l’énergie et des mines, discussions que nous allons mettre à profit ces deux prochains jours.

Cette occasion de nous réunir comme ministres responsables de l’énergie et des mines, en provenance de toutes les provinces et de tous les territoires, met bien en évidence un fait important concernant notre nation. Je le dis expressément parce que les ressources naturelles constituent un fil directeur tissé à travers toutes les facettes de notre économie et de notre société. 

Les ressources naturelles étaient là à l’origine même du Canada; elles peuvent expliquer comment et même pourquoi notre pays a été créé. Aucun autre secteur ne définit mieux le Canada, pour nous-mêmes et pour le monde entier.

Il n’y a pas de région ni de collectivité dans ce pays qui ne soit pas touchée par la richesse engendrée par nos ressources naturelles.  

Ici, à l’Île-du-Prince-Édouard, on voit combien l’innovation en énergie gagne en importance.

On voit aussi combien les hydrocarbures extracôtiers stimulent les économies de Terre-Neuve-et-Labrador et de la Nouvelle-Écosse.

Au Nouveau-Brunswick, un investissement de 1,6 milliard de dollars de la Potash Corporation fera plus que doubler la production dans ses installations situées à l’extérieur de la ville de Sussex1.

L’exploration et l’exploitation de la région nord du Québec, du bassin de Sudbury en Ontario et du nord du Manitoba contribueront fortement à réaliser le potentiel de nos ressources. 

Les réserves de potasse de la Saskatchewan enrichissent la province, et l’Alberta continue à développer ses exploitations de sables bitumineux.

En Colombie-Britannique, il y a assez de gaz de schiste dans le nord-est de la province pour alimenter les marchés d’exportation pendant des décennies2.

Et bien sûr, l’un des endroits les plus enthousiasmants du Canada est le Nord, qui a un immense potentiel en ressources naturelles. Le premier ministre a d’ailleurs souligné cette réalité le mois passé au cours de sa visite annuelle là-bas.

Comme pierre angulaire de notre économie qui crée des emplois et favorise la croissance pour tous les Canadiens, le secteur des ressources soutient un niveau et une qualité de vie enviés dans le monde entier.

En 2011, les ressources naturelles représentaient 15 % de notre produit intérieur brut nominal.

Si l’on ajoute leur incidence sur d’autres secteurs, comme la construction, la fabrication, les services aux entreprises, les services professionnels et tous ceux qui fournissent des biens et des services au secteur des ressources naturelles, les ressources naturelles représentent près de 20 % du PIB nominal, soit près d’un cinquième de l’ensemble de notre croissance économique.

Or, vous savez sans doute qu’il se trouve des détracteurs pour prétendre que la vigueur du secteur des ressources naturelles fait apprécier notre dollar et nuit au secteur manufacturier.

Ce prétendu « mal hollandais » est contredit par l’histoire économique, et nous n’y croyons pas. Mark Carney, gouverneur de la Banque du Canada ne l’accepte pas non plus. Récemment, il disait ceci dans un discours : « Selon la logique du mal hollandais, il faudrait réduire à néant nos succès pour que notre monnaie se déprécie. Si nous poussons cette logique à sa conclusion naturelle, nous devons mettre un terme à l’exploitation des sables bitumineux, abandonner nos richesses naturelles, subir un taux d’inflation élevé et variable, afficher des déficits budgétaires importants et amenuiser notre secteur financier. » Fin de la citation.

Il est évident qu’il serait illogique d’appliquer un remède nocif à cause d’un diagnostic erroné. La seule mesure sensée est de discréditer les défaitistes et de nous appliquer à réaliser le plein potentiel des abondantes ressources naturelles du Canada.

Les secteurs de l’énergie, des minéraux et des métaux enregistrent 50 % des exportations canadiennes, ce qui représente 104 milliards de dollars en investissements de capitaux et plus de la moitié du fret ferroviaire et du fret international manutentionnés aux ports canadiens. 

Au Canada, qui dit ressources naturelles dit emplois. Près de 800 000 personnes y sont employées directement et presque autant travaillent dans les secteurs connexes. Ce sont donc près de 1,6 million d’emplois qui se rattachent aux ressources naturelles, et je parle d’emplois dans toutes les provinces, dans toutes les régions du Canada.

Il y a à peine deux semaines, j’ai visité l’usine d’Aecon à Cambridge, dans le sud de l’Ontario. Aecon fabrique et assemble des modules de tuyauterie pour un projet d’exploitation de sables bitumineux en Alberta et compte 550 personnes qui occupent des emplois qualifiés de qualité et bien payés. L’entreprise a également trois usines qui fabriquent ce genre de produits en Nouvelle-Écosse, où 200 Canadiens de l’Atlantique occupent de bons emplois de fabrication de produits destinés à l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce que je veux dire quand j’avance que l’abondance de nos ressources naturelles profite à tous les Canadiens, d’un océan à l’autre.

Comme nous le savons tous, les recettes du secteur des ressources sont à la base des plans budgétaires de nos gouvernements. 

À elles seules, les industries de l’énergie, des mines et de la foresterie rapportent plus de 30 milliards de dollars par an à nos gouvernements – et cet argent soutient des programmes sociaux essentiels comme les services de santé, l’éducation et les régimes de retraite généraux. La somme de 30 milliards de dollars égale la moitié de toutes les dépenses de nos gouvernements dans les hopitaux canadiens l’an dernier.

Nos abondantes ressources naturelles sont tout simplement une caractéristique qui définit le Canada; elles font partie de notre ADN national et sont léguées en héritage à tous les Canadiens.

Perspectives

Aujourd’hui, notre responsabilité à titre de gestionnaires de cet héritage n’a jamais été plus grande.

Cet héritage a toujours été d’une importance vitale, mais aujourd’hui nous sommes sur le point de vivre un moment sans précédent dans l’histoire de notre pays car nous avons la possibilité d’assurer et de renforcer notre place de chef de file mondial en créant des emplois et de la richesse pour toute la population canadienne.

Actuellement, il y a bien au-delà de 600 grands projets de mise en valeur des ressources au Canada, prévus ou en voie de réalisation, qui représentent des investissements potentiels de près de 650 milliards de dollars, au cours des dix prochaines années.     

Imaginez les retombées que ces projets auront dans toutes les collectivités, grandes et petites. Ils promettent des emplois, des débouchés et une vie meilleure pour les Autochtones, pour les jeunes gens qui veulent débuter dans un métier spécialisé et pour les petites entreprises qui soutiennent le développement de notre secteur des ressources naturelles.

C’est ce potentiel qui rend notre rencontre de cette année particulièrement significative.

Des changements fondamentaux sont en train de se produire dans l’économie mondiale, et les économies émergentes alimentent la demande de ressources de toutes sortes : énergie, métaux, engrais, etc.

C’est en Asie-Pacifique que les économies croissent le plus rapidement dans le monde. La Chine et l’Inde en particulier connaîtront une croissance rapide et importante de la classe moyenne, qui fera monter la demande de biens, de produits, d’infrastructures et d’automobiles, qui ont tous besoin de minéraux et de métaux.

Heureusement, nous sommes bien placés pour tirer profit de cette occasion qui se présente à l’échelle internationale. Grand pays minier, le Canada produit plus de 60 minéraux et métaux et se classe au sommet de la production mondiale pour de nombreux produits de base tels que la potasse, l’uranium, le nickel, le zinc et l’or.

L’énergie est une autre occasion exceptionnelle.

Prévisions après prévisions, l’Agence internationale de l’énergie a souligné que le pétrole et le gaz naturel continueront à dominer les marchés mondiaux de l’énergie au cours des prochaines décennies, la Chine étant le plus grand consommateur.

Le Canada a d’abondantes ressources énergétiques pour alimenter ces marchés. Il se classe au troisième rang mondial pour les réserves de pétrole prouvées avec 174 milliards de barils en 2011. Avec la technologie, nous pourrions en produire beaucoup d’autres milliards.

Les États-Unis demeureront notre plus grand et meilleur client dans le domaine de l’énergie, mais non notre unique client. Après 35 ans de diminution, la production pétrolière des États‑Unis est de nouveau à la hausse et le pays dépend de moins en moins des importations de pétrole.

Non seulement notre pétrole intéresse-t-il moins les États‑Unis qu’avant, mais le prix auquel nous leur vendons est nettement moins élevé que ce que nous pourrions obtenir outre-mer.

Quant au gaz naturel, le scénario est semblable étant donné que la production des États-Unis augmente grâce au gaz de schiste, alors la dépendance américaine aux importations canadiennes continuera à baisser.

Par ailleurs, la Chine représente 29 % de la consommation mondiale d’énergie et elle devrait plus que doubler sa consommation de gaz naturel au cours des cinq prochaines années. L’Inde suit de près3.

Donc, face à un marché traditionnel qui stagne ou se rétrécit et qui ne peut nous donner un meilleur prix pour notre produit, la diversification des marchés n’est pas seulement une possibilité à exploiter, mais une nécessité.

À l’intérieur de nos frontières, la sécurité énergétique est une préoccupation constante.

Des propositions de pipelines en direction de l’ouest et du sud ont beaucoup fait parler d’elles, mais l’industrie songe à acheminer le pétrole brut de l’Ouest canadien au Québec et au Nouveau-Brunswick en vue de son raffinage et de son exportation.

La promesse d’emplois et de croissance économique compte beaucoup pour toute la population canadienne.

Lorsque nous nous sommes réunis à Kananaskis il y a un an, nous nous sommes engagés à faire de cette promesse une réalité. Nous avons reconnu que ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pouvons atteindre l’objectif commun de renforcement du secteur des ressources naturelles qui profite à toutes les régions et à toute la population du pays. La mise en valeur de nos riches ressources est une responsabilité collective exigeant un partenariat qui respecte les champs de compétence et qui garde à l’esprit les avantages promis à tout le pays.

Et ce partenariat nous concerne tous : gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, Premières Nations, secteurs industriels, milieux universitaires et institutions de recherche.

Développement responsable des ressources : mettre en lumière l’avantage du Canada

En profitant de notre position de force pour progresser, nous devons montrer que le Canada a beaucoup à offrir outre ses richesses naturelles.

Notre pays est sorti de la crise mondiale en bien meilleur état que la plupart des autres, et notre économie demeure l’une des plus stables du monde. Le magazine Forbes a désigné le Canada comme le meilleur pays du monde pour faire des affaires.

Mais nous pouvons et devons devenir plus forts. Nos concurrents ne se tournent pas les pouces. Des pays comme l’Australie ont déjà sauté sur l’occasion de décrocher des contrats d’approvisionnement en ressources à long terme.

Notre plan de Développement responsable des ressources reconnaît que le Canada doit s’adapter s’il veut profiter de la nouvelle réalité mondiale.

Pour dire les choses simplement, soit nous mettons de l’ordre dans notre régime de réglementation, soit nous ne soutenons pas la concurrence. Si nous ne parvenons pas à relever ce défi, tout le potentiel – c.-à-d. les centaines de milliards de dollars d’investissement et les centaines de milliers d’emplois que cela représente pour les familles de la classe moyenne au Canada – glissera entre nos doigts, pendant que nos ressources demeureront bloquées, un héritage perdu.

C’est pourquoi nous avons déployé des efforts notables afin de rationaliser notre système de réglementation en faisant notamment d’importants changements législatifs qui renforceront la protection de l’environnement et amélioreront l’efficience tout en maintenant la rigueur du processus. Notre but est de ne faire qu’un seul examen par projet dans un délai bien défini.

Notre gouvernement croit que nous ne devons pas faire un choix entre le développement économique et la protection de l’environnement. Nous pouvons et nous devons accepter les deux. Les citoyens de notre pays ne méritent rien de moins et n’attendent rien de moins de leur gouvernement.

Nous prenons toutes les mesures possibles pour réduire les risques associés à l’exploitation et au transport des ressources.

J’étais à Vancouver la semaine passée pour discuter de l’importance de la sécurité et de l’environnement et pour souligner nos efforts en vue d’assurer, pour le transport maritime et les pipelines, un solide système de sécurité dans lequel les Canadiens peuvent avoir entièrement confiance.

Le gouvernement fédéral a une réglementation stricte régissant l’exploitation et le transport de produits comme le pétrole afin de protéger la santé publique et l’environnement.

Une législation et une réglementation strictes s’appliquent aussi à l’exploitation des ressources et à la sécurité des pipelines terrestres en vertu de la Loi sur l’Office national de l’énergie.

L’Office national de l’énergie soumet les propositions d’aménagement de pipelines à un examen réglementaire approfondi pour s’assurer que les pipelines sont sécuritaires et pour protéger l’environnement et le public. Les permis ne sont accordés que lorsque les problèmes environnementaux et les préoccupations des Premières Nations ont été pris en considération.

L’Office examine et vérifie les programmes de sécurité des sociétés pipelinières, inspecte les pipelines et peut ordonner aux sociétés de mettre en œuvre des mesures destinées à améliorer la sécurité du fonctionnement des pipelines. Son pouvoir de mise en application de la loi couvre tous les aspects de la planification et du fonctionnement des pipelines.

C’est peut-être l’industrie qui a le rôle le plus important à jouer en matière de sécurité étant donné qu’elle s’occupe des activités quotidiennes d’extraction et de transport des ressources naturelles dans toutes les régions du pays.

L’industrie doit continuer à faire mieux en perfectionnant continuellement les systèmes et les pratiques de gestion de la sécurité, en investissant dans de nouvelles technologies, en innovant constamment pour améliorer la performance en matière de sécurité et en informant les Canadiens sur cette performance et sur les mesures prises pour l’améliorer. Bref, l’industrie doit respecter des normes rigoureuses et doit rendre compte de ce qu’elle fait.

L’un des piliers les plus importants du plan de Développement responsable des ressources, qui va plus loin que n’importe quel autre plan gouvernemental auparavant, est le renforcement de la protection de l’environnement.

Pour ne donner qu’un seul exemple, le Plan d’action économique de 2012 prévoit accorder 13,5 millions de dollars sur deux ans à l’Office afin d’accroître annuellement de 50 % le nombre d’inspections d’oléoducs et de gazoducs et de doubler le nombre de vérifications annuelles détaillées pour détecter les problèmes possibles et empêcher que des accidents se produisent.

Financé à hauteur de 35,7 millions de dollars, notre plan propose également d’autres mesures pour améliorer le régime de sécurité du milieu marin.

Ces changements se concrétiseront en même temps que les trois autres éléments de notre plan de Développement responsable des ressources, qui vise à rendre les examens des projets plus prévisibles et plus rapides, à réduire le double emploi et les chevauchements des examens de projets et à améliorer la consultation des Autochtones.

Notre plan réalise l’équilibre requis pour libérer le potentiel de notre secteur des ressources de façon à créer des emplois de qualité aux quatre coins du pays tout en assurant une solide protection de l’environnement.

En outre, notre plan indique très clairement que notre gouvernement s’est sérieusement engagé à respecter les droits particuliers des Canadiens autochtones.

Nous reconnaissons le rôle primordial de l’exploitation des ressources dans le bien-être économique et social de centaines de collectivités autochtones éloignées, par tout le Canada.

Le secteur minier est le plus gros employeur privé pour les Autochtones; en effet 7,5 % de sa main-d’œuvre est composée d’Autochtones. De plus, les Autochtones représentent 4,3 % de l’effectif du secteur de l’énergie, et 10 % dans l’industrie des sables bitumineux.

Notre gouvernement continue à prendre des mesures pour que les Canadiens autochtones aient des possibilités concrètes de participer aux industries des ressources naturelles du pays.

Le Développement responsable des ressources est également une mesure importante pour l’élimination du double emploi dans les examens des grands projets, qui permettra à un examen provincial de se substituer à l’examen fédéral lorsque les exigences fédérales seront respectées.

Je suis sûr que nous pourrons continuer à faire progresser nos priorités de réglementation, telles que la facilitation de l’équivalence et l’amélioration des consultations avec les Autochtones. Mais pour ce faire, il faudra une attention et une collaboration soutenues de la part des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Autres priorités

Même s’il est essentiel de maintenir la progression en matière de réforme de la réglementation, nous ne pouvons perdre de vue les autres priorités importantes et que nous devons continuer à faire progresser.

Ainsi, il est d’une importance critique d’encourager l’innovation et de stimuler la productivité. L’industrie et les gouvernements investissent massivement pour soutenir tout un éventail de nouvelles technologies. Le captage et stockage du carbone n’est qu’un exemple qui montre bien que le Canada est à l’avant-garde de l’innovation et des technologies de pointe.

La semaine passée, j’ai participé à l’annonce faite par Shell Canada de la prochaine phase de son projet Quest de captage et stockage du carbone en Alberta, auquel a fait allusion ce matin Lorraine Michelmore. Le projet, qui reçoit 120 millions de dollars du Fonds pour l’énergie propre de Ressources naturelles Canada, aidera à démontrer le potentiel offert par cette technologie dans les sables bitumineux tout en soutenant des emplois de qualité bien payés.

D’ailleurs, mon collègue Scott Armstrong fera une annonce concernant le Fonds pour l’énergie propre et l’engagement du gouvernement en matière d’énergie renouvelable, à la conférence du Groupe de l’énergie renouvelable des océans, qui aura lieu à Halifax dans quelques jours.

Un excellent exemple de collaboration dans l’innovation est notre programme Géocartographie de l’énergie et des minéraux, d’une valeur de 100 millions de dollars, mieux connu sous le nom de GEM. Nous travaillons en collaboration avec nos homologues provinciaux et territoriaux afin de moderniser les méthodes et techniques de cartographie géologique devant permettre de mieux saisir le potentiel en ressources du Nord canadien.

Le programme GEM ne fait pas qu’appuyer l’activité de prospection dans l’immédiat, il constitue la fondation, solide et moderne, sur laquelle reposeront la prospection, l’exploitation et l’aménagement du sol pour des années à venir.

Notre partenariat avec les provinces et les territoires se reflète également dans l’Accord géoscientifique intergouvernemental, que nous espérons renouveler au cours de cette conférence.

L’efficacité énergétique est un autre domaine où notre partenariat a donné d’impressionnants résultats. Par exemple, nous travaillons ensemble à la mise en œuvre du nouveau Code national de l’énergie pour les bâtiments de 2011 dont les exigences d’efficacité énergétique sont de 25 % supérieures à celles de l’ancien code. Notre partenariat rendra le rendement énergétique plus visible dans tous les secteurs de l’économie grâce à des mesures d’étiquetage, d’analyse comparative, de formation et d’échange d’information.

Étant donné que le secteur des ressources naturelles continue à prendre de l’expansion, le besoin de travailleurs qualifiés à l’appui de la mise en valeur des ressources continue à augmenter. Nous devons voir ce que nous pouvons encore faire pour nous assurer d’avoir les bonnes personnes au bon endroit et au bon moment, sans oublier une participation accrue des Autochtones.

Les pénuries de travailleurs qualifiés et de professionnels ont des effets négatifs sur les coûts des projets et elles devraient s’intensifier car on estime que les secteurs canadiens de l’énergie, des mines et des forêts auront besoin de plus de 300 000 embauches cumulatives au cours des dix prochaines années.

Nous devons nous consacrer aux niveaux fédéral, provincial et territorial, et avec l’industrie, à des solutions qui prennent en considération les déséquilibres du marché du travail.

Au niveau fédéral, nous avons le Programme des travailleurs étrangers temporaires, le Programme des travailleurs qualifiés, le Fonds pour les compétences et les partenariats ainsi que le Fonds d’investissement stratégique pour les compétences et la formation à l’emploi des Autochtones, entre autres choses.

Conclusion

Nous avons accompli beaucoup de choses, mais il reste encore beaucoup plus à faire.

En commençant nos discussions, nous devons mettre la barre haut et prévoir des mesures concrètes.

Nous devons nous appuyer sur les progrès réalisés depuis notre rencontre de l’an passé. Et tout au long de nos discussions nous devons penser à la valeur, voire à la nécessité d’un partenariat soutenu en ce moment de possibilités sans précédent qui s’offrent à nous.

Nous obtiendrons d’excellents résultats si ensemble, nous créons un environnement compétitif pour l’investissement, rationalisons notre régime de réglementation, renforçons la protection de l’environnement, investissons dans l’innovation et l’efficacité énergétique, diversifions nos marchés et, enfin, créons un marché du travail efficace, qui inclut la participation des Autochtones.

Les Canadiens ne s’attendent pas à moins – et nous le leur devons. Ils doivent être engagés et mis au fait des possibilités qui s’offrent au Canada à titre de fournisseur responsable de ressources naturelles.

Nous avons été nommés gardiens d’une fiducie nationale d’importance vitale. Notre responsabilité et notre devoir envers la population canadienne sont évidents.

En tant que dirigeants et gouvernements, nous devons définir le rôle que nous pouvons jouer dans l’expansion et la performance environnementale de nos industries des mines et de l’énergie.

Le monde est en train de changer, et des possibilités formidables nous attendent. Aucun pays n’est mieux placé que le Canada pour profiter de ces possibilités.

J’estime qu’en unissant nos efforts, nous pouvons garantir, pour notre pays, un très bel avenir.

Merci.


1 Canadian Sailings, Potash expansion brings huge benefits to province, 30 mai 2012, http://www.canadiansailings.ca/?p=2307

2 Rapport produit par Petrel Robertson Consulting pour la Canadian Society for Unconventional Gas, 2010.

3 Agence internationale de l’énergie, IEA report sees bright future for natural gas over next 5 years, communiqué de presse, 5 juin 2012