ARCHIVÉE - Les ressources naturelles : avantage et chance du Canada

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Notes pour une allocution

de

l’honorable Joe Oliver

ministre des Ressources naturelles

à la société Canaccord Genuity

Les ressources naturelles : avantage et chance du Canada

Le 4 septembre 2012
Toronto (Ontario)

Introduction

Merci David (David Kassie, président du conseil du groupe Canaccord), et merci à toutes les personnes présentes d’être ici.

Le moment est à souligner car j’ai de nouveaux chiffres tout à fait impressionnants à communiquer à la population canadienne au sujet de notre secteur des ressources naturelles, et le lieu est très approprié pour faire mon annonce : au cœur du secteur des services financiers de Toronto, qui a tellement contribué à la formation du capital et à la croissance industrielle du Canada ainsi qu’à la prospérité de toute la population du pays.

Nous savons tous que les ressources naturelles sont l’un des grands moteurs de l’économie canadienne depuis des décennies. Ce n’est pas par hasard. Notre patrimoine naturel est d’une richesse incomparable. Sur le plan énergétique, nous possédons des capacités énormes et d’immenses réserves, y compris les troisièmes réserves pétrolières en importance dans le monde, des ressources hydroélectriques de premier plan, des forêts à perte de vue, des minéraux et des métaux en abondance.

Bien sûr, il ne suffit pas d’avoir des ressources, encore faut-il en faire quelque chose. Or, jusqu’ici, bien peu de pays ont tiré parti de leurs richesses naturelles comme le Canada a su le faire. Il n’y a que cinq pays qui produisent plus de pétrole que le nôtre. Le Canada est le troisième producteur mondial de gaz naturel et d’hydroélectricité et le deuxième producteur d’uranium. Le Canada a plus de 200 mines actives produisant plus de 60 minéraux et métaux, dont la potasse produite en plus grande quantité que dans n’importe quel autre pays. Notre pays se classe parmi les cinq premiers pour la production d’aluminium, de cobalt, de diamant, de nickel, de métaux du groupe platine, de concentré de titane et de tungstène. En outre, la région du cercle de feu dans le nord de l’Ontario pourrait faire de nous l’un des plus gros producteurs de chromite. Et le nord du Québec a un fort potentiel minier.

Le Canada est le deuxième exportateur mondial de produits forestiers primaires et le plus gros exportateur de pâte de bois, de papier journal et de bois d’œuvre.

Alors, il n’est pas exagéré de dire que le secteur des ressources naturelles est la pierre angulaire de notre économie, de notre prospérité durable et de notre qualité de vie.

PIB réel et PIB nominal

Ce dont j’aimerais vous parler aujourd’hui c’est d’une nouvelle évaluation de l’importance de cette pierre angulaire. Jusqu’à présent, pour décrire la part du secteur des ressources naturelles dans l’économie canadienne, nous faisions référence au produit intérieur brut réel du Canada en raison de la rapidité d’obtention des données.

Or, il est généralement reconnu que le PIB nominal, qui saisit les effets tant des quantités produites que des prix, est un indicateur plus précis de la part d’un secteur dans l’économie car il saisit le produit financier total de ce secteur.

Malheureusement, les chiffres les plus récents datent de 2008, par conséquent nous n’avons pu mettre un chiffre exact sur le PIB nominal jusqu’à présent.

C’est pourquoi Ressources naturelles Canada a produit, en s’appuyant sur le PIB nominal, une estimation de la contribution du secteur des ressources naturelles à l’économie canadienne. De plus, nous avons estimé la contribution indirecte du secteur, une mesure beaucoup plus complète du nombre d’emplois fournis par le secteur.

Les chiffres

Il se trouve qu’en 2011, nos industries de l’énergie, de la foresterie ainsi que des métaux et minéraux ont représenté 15 % du PIB nominal. Il s’agit là d’une contribution directe, c’est à dire la contribution de ce seul secteur à l’économie canadienne.

Le PIB indirect tient compte de choses comme les biens et services achetés à d’autres secteurs – construction, machines et équipements, services aux entreprises, services professionnels, etc. Le secteur des ressources naturelles ajoute indirectement 4 % au PIB nominal du Canada.

En d’autres termes, directement et indirectement, le secteur des ressources naturelles représente près de 20 % de notre économie, soit le cinquième de notre activité économique dans son ensemble.

Et contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas seulement les sables bitumineux et l’Alberta qui contribuent à ce pourcentage du PIB. Il y a aussi l’activité forestière en Colombie-Britannique, la potasse et l’uranium en Saskatchewan, l’exploitation minière dans le Cercle de feu en Ontario, l’hydroélectricité au Québec et toutes les chaînes d’approvisionnement connexes.

Directement, les ressources énergétiques et autres représentent un tiers du PIB nominal en Alberta. En Saskatchewan, la proportion est la même. À Terre-Neuve-et-Labrador, où la mise en valeur de l’énergie extracôtière a remis la province sur pied, elle est encore plus élevée puisque les ressources naturelles représentent plus de 40 % du PIB provincial. Au Yukon, celles-ci représentent près de 20 % du PIB. Au Nunavut, près d’un quart du PIB peut être attribué directement aux ressources naturelles.

Maintenant, traduisons ces pourcentages dans quelque chose qui touche tous les Canadiens : l’emploi. En 2011, notre secteur des ressources naturelles a créé des emplois pour près de 800 000 personnes au Canada. Il s’agit là d’emplois directs – des emplois de qualité, qui assurent de bons salaires à nos travailleurs. Ajoutons à cela 800 000 emplois indirects dans d’autres secteurs, c’est à dire des emplois dans des industries qui approvisionnent le secteur des ressources naturelles, comme la construction, la fabrication, l’ingénierie et les gens que vous voyez ici aujourd’hui dans les services financiers sur la rue Bay. Il y a donc près de 1,6 million d’emplois qui dépendent des ressources naturelles, soit 10 % de tous les emplois au Canada.

Derrière les chiffres

Le secteur des ressources naturelles fait travailler des gens d’un bout à l’autre du pays, en milieu rural, dans le Nord et chez les Autochtones. En fait, il emploie quelque 31 000 Canadiens autochtones, ce qui est proportionnellement plus que les autres secteurs de l’économie. Dans l’industrie des sables bitumineux, environ 10 % de la main-d’œuvre est autochtone.

Au cours de l’année, j’ai eu l’occasion de voyager dans tout le pays. J’ai vu ce que ces chiffres signifient. Par exemple, il y a quelques semaines, j’étais à Sault Ste. Marie où j’ai visité l’usine Tenaris-Algoma Tubes. C’est la seule entreprise de fabrication de tuyaux d’acier sans joint du pays, et l’industrie pétrolière et gazière est son plus gros client. Elle fabrique le même genre de produits dans deux usines situées l’une en Alberta et l’autre en Nouvelle-Écosse. L’entreprise a commencé ses activités à Sault Ste. Marie il y a un peu plus de 10 ans, dans une usine qui avait été fermée par Algoma Steel. De 120 employés le premier jour, Tenaris est passée à 550 actuellement. J’ai parlé à des hommes et des femmes qui y travaillent. Croyez-moi, ils appuient fermement le secteur des ressources naturelles. Leurs emplois, leurs hypothèques et l’éducation de leurs enfants en dépendent. Personne ne comprend l’importance de l’industrie pétrolière et gazière pour le secteur manufacturier du Canada aussi bien que les travailleurs de l’usine d’Aecon à Cambridge, en Ontario, où j’étais la semaine dernière, ou que ceux d’Automatic Coating Limited à Scarborough, qui fournit des biens et services aux pétrolières de l’Ouest.

Encore plus de projets

Malgré la fragilité de l’économie internationale, je suis heureux de vous dire qu’il y a de bonnes nouvelles au Canada. Il y a un an, nous avons passé en revue les projets planifiés au cours des dix prochaines années ou déjà en cours d’exécution et nous avons calculé que 500 milliards de dollars pourraient être investis dans près de 500 projets majeurs de mise en valeur des ressources au Canada.

Nous avons refait les calculs ce mois-ci, et je me réjouis de vous dire aujourd’hui que nous pouvons maintenant entrevoir environ 650 milliards de dollars investis dans plus de 600 grands projets en voie de réalisation ou prévus au cours des dix prochaines années visant nos ressources naturelles.

Il s’agit de projets comme celui de la mine d’uranium Midwest dans le nord de la Saskatchewan, dans lequel Areva a investi 400 millions de dollars et auquel mon collègue Peter Kent, ministre de l’Environnement, a donné le feu vert à la mi-août, après une évaluation environnementale qui a duré six ans.

Conclusion – perspectives

Ces 650 milliards de dollars représentent des dizaines de milliers d’emplois de qualité bien rémunérés pour les Canadiens de la classe moyenne dans tous les secteurs de notre économie, dans toutes les régions de notre pays. Ils représentent également un potentiel de centaines de milliards de dollars de revenus pour les coffres de l’État, qui permettront d’offrir à la population les soins de santé, l’éducation et d’autres services essentiels dont elle a besoin pour les prochaines décennies.

Ces chiffres ne sont qu’un début. Les pays de la région Asie-Pacifique ont un immense besoin d’énergie, de minéraux, de métaux et de produits forestiers pour alimenter leur croissance et offrir une meilleure qualité de vie à leurs citoyens. Cette situation crée une occasion sans précédent pour le Canada de développer et de diversifier les marchés pour ses ressources naturelles, et aucun pays n’est mieux préparé à tirer profit de cette possibilité.

Nous reconnaissons toutefois les risques associés à la réalisation de ce potentiel. N’allez pas croire que l’affaire est dans le sac. Malgré la solidité de nos assises économiques, nous sommes toujours confrontés aux fluctuations du marché et à l’incertitude de l’économie mondiale. En fin de compte, les investissements de capitaux sont des décisions d’affaires. Ce que notre gouvernement peut faire – et ce qu’il fait –, c’est établir un climat commercial concurrentiel pour permettre au secteur privé de tirer parti de notre immense potentiel et de créer des emplois durables et une croissance économique pour tous nos citoyens.

Le Canada est sorti de la crise économique mondiale en bien meilleur état que la plupart des pays et il continue à se distinguer par sa résilience et sa stabilité économiques. Il y a quelques mois, le magazine Forbes a désigné le Canada comme le meilleur pays du monde pour faire des affaires.

Nous nous démarquons. Mais nous n’en restons pas là. Notre gouvernement continue à faire valoir les avantages du Canada. Notre programme Développement responsable des ressources, qui modernise le processus d’approbation réglementaire, offrira une plus grande prévisibilité aux investisseurs et même une meilleure protection à notre environnement.

Il ne fait aucun doute que les ressources naturelles de notre pays peuvent être le catalyseur d’une nouvelle ère d’emploi, de croissance et de prospérité chez nous. Le potentiel de croissance n’a jamais été aussi fort.

Je suis sûr que les Canadiens peuvent relever le défi. Le meilleur reste à venir.

Je vous remercie.