l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE) : Congrès international et Salon professionnel 2012 - Toronto (Ontario)

2012/28

Notes d’allocution de

l’honorable Joe Oliver, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles

devant

l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE) :

 Congrès international et Salon professionnel 2012

5 mars 2012
Toronto (Ontario)

Introduction

Bonjour, Mesdames et Messieurs, et merci beaucoup Scott (Scott Jobin-Bevans, président de l’ACPE) et merci à l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs de me donner l’occasion de prendre part à ce grand événement.

Je tiens également à remercier mon collègue Ed Fast, ministre du Commerce international, ainsi que les nombreux autres ministres qui seront ici aux conférences et aux événements du congrès : Leona Aglukkaq, ministre de la Santé; John Duncan, ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord; et Bev Oda, ministre de la Coopération internationale. Notre gouvernement appuie visiblement l’Association et l’industrie minière. Je voudrais aussi remercier les sénateurs Daniel Land et Dennis Patterson et le député provincial Norm Miller pour leur présence.

C’est un plaisir d’être ici et d’accueillir tous nos visiteurs à Toronto et au Canada. Je tiens à féliciter l’ACPE d’avoir mis sur pied un autre programme exceptionnel. Le slogan pour votre congrès, « Le lieu de rencontre de l’industrie mondiale des minéraux », ne saurait être plus juste. Le congrès de l’ACPE est le plus grand événement du genre au monde. Le congrès de 2011 a attiré plus de 1 000 exposants et près de 28 000 participants, dont 1 500 étudiants et 7 000 délégués étrangers provenant de 120 pays. Et celui de cette année promet d’être encore plus grand et plus important.

C’est avec raison que l’industrie minérale mondiale se réunit au Canada. Outre sa grande richesse géologique, notre pays jouit d’un taux d’imposition concurrentiel, d’un système politique stable et d’un régime de réglementation non discriminatoire. Au cours des 30 prochaines années, le monde devra extraire davantage de ressources pour répondre aux besoins des classes moyennes croissantes, et le Canada continuera d’être un fournisseur mondial fiable de ces ressources, comme il l’a été par le passé.

Notre gouvernement vise l’exploitation responsable des ressources naturelles du Canada pour créer des emplois, stimuler la croissance économique et assurer notre prospérité future. Nous avons plus d’un siècle d’expérience minière, et nous étudions la géologie de notre masse continentale depuis plus longtemps encore, depuis 1842 pour être exact. C’est fort de cette expérience dans les divers secteurs des ressources naturelles que le Canada a posé sa candidature pour recevoir le Congrès géologique international de 2020 à Vancouver.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler du leadership canadien dans les secteurs des ressources naturelles, alors que s’ouvre le plus grand et le plus dynamique congrès en prospection et exploitation minières au monde.

L’industrie canadienne de la prospection et de l’exploitation minières

Il y a plus de 200 mines en activité au Canada, qui produisent plus de 60 minéraux et métaux. Nous sommes le premier producteur mondial de potasse. Et nous nous classons parmi les cinq premiers pour l’aluminium, le cadmium, le cobalt, les diamants, le nickel, les métaux du groupe du platine, le sel, le concentré de titane, le tungstène et le zinc. Avec les découvertes récentes dans la région que nous appelons aujourd’hui le Cercle de feu, dans le Nord de l’Ontario, il est fort probable que nous deviendrons aussi bientôt un important producteur de chromite.

En 2010, les entreprises canadiennes de prospection et d’exploitation minières étaient actives dans plus de 100 pays – 826 sociétés minières ayant un actif total d’une valeur de plus de 129 milliards de dollars à l’extérieur du Canada. Notre présence mondiale ne génère pas de la richesse uniquement pour les Canadiens. Elle crée également de la valeur pour les pays où nous faisons affaire et pour les collectivités où œuvrent nos sociétés, ce qui démontre combien l’exploitation des ressources peut améliorer la qualité de vie des gens partout dans le monde.

Les Canadiens sont des experts dans tous les aspects de l’exploitation minière. Nous sommes à la fine pointe dans à peu près tous les domaines : la conception des mines, l’extraction, le traitement, la fermeture des mines et la remise en état des sites miniers.

Avec l’aide des bourses canadiennes, les sociétés canadiennes cotées en bourse détiennent plus de la moitié des capitaux mobilisés pour l’exploitation minière à l’échelle mondiale. Près de 60 % des sociétés minières cotées sur les bourses mondiales sont inscrites au Canada, dont plus de 1 200 petites sociétés minières. Les sociétés canadiennes représentent 40 % des dépenses mondiales dans le secteur de la prospection. Et ce pourcentage est à la hausse, ce qui annonce une forte croissance du secteur minier canadien. Les dépenses de prospection devraient dépasser 4,2 milliards de dollars en 2012.

Pierre angulaire de l’économie canadienne depuis des générations, l’industrie de la prospection et de l’exploitation minières façonne notre identité nationale par ses retombées qui profitent à toutes les régions du pays. La prospection, l’exploitation et le traitement des minéraux fournissent des emplois à quelque 132 000 personnes en Ontario, à plus de 320 000 au Canada, sans compter les secteurs de soutien connexes. Les mines représentent également un important secteur d’emploi pour les peuples autochtones au Canada, notamment dans les collectivités du Nord, et cela va en augmentant grâce à notre programme Partenariat pour les compétences et l’emploi des Autochtones.

En 2010, la production minérale représentait plus de 35 milliards de dollars du PIB canadien et 18 milliards de dollars de notre excédent commercial. Selon Statistique Canada, les secteurs privé et public investiront plus de 394 milliards de dollars en construction, en machinerie et en équipement cette année. Cela représente une augmentation de plus de 6 % par rapport à l’an dernier et plus de la moitié de l’augmentation prévue est attribuable aux investissements plus élevés que projettent le secteur minier et le secteur de l’extraction de pétrole et de gaz.

Ces chiffres permettent aux Canadiens de mieux apprécier l’importance de nos industries, minières et autres, dans le secteur des ressources. Chaque année, l’industrie minière procure des milliards de dollars en revenus aux gouvernements au Canada qui peuvent ainsi continuer à offrir des programmes de première classe en santé, en éducation et dans les domaines sociaux. Rien qu’en Ontario, l’activité minière a rapporté 180 millions de dollars à la province en 2011.

De récents sondages ont indiqué qu’une majorité de Canadiens perçoivent nos ressources naturelles comme un facteur important de notre prospérité à long terme. Ces sondages indiquent également un soutien massif en faveur des efforts de notre gouvernement visant à diversifier les marchés pour les ressources canadiennes. Les entreprises minières canadiennes ont des actifs d’environ 62 milliards de dollars en Amérique centrale et en Amérique du Sud, et de 27 milliards de dollars en Afrique – et ça augmente.

Les possibilités de diversification sont bien présentes. J’étais avec le premier ministre en Chine le mois dernier. Je peux vous assurer que ce pays a un appétit insatiable et croissant pour les ressources naturelles. Nous sommes déterminés à ce que les entreprises canadiennes dans le secteur des ressources aient la possibilité de livrer concurrence sur ce marché, qui est un élément clé de notre stratégie de diversification.

Alors que nous étions en Chine, le premier ministre a annoncé la conclusion des négociations en vue d’un Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) entre le Canada et la Chine. Une fois mis en œuvre, cet accord assurera un environnement plus stable et plus sûr pour les investisseurs de part et d’autre du Pacifique.

Nous avons également annoncé la conclusion de négociations entre le Canada et la Chine en vue d’un accord qui facilitera un accroissement de nos exportations d’uranium vers la Chine, un pays où l’on prévoit mettre en service plus de 100 nouvelles centrales nucléaires au cours des 20 prochaines années.

La volonté de leadership du gouvernement du Canada

Le Québec a annoncé sa stratégie du Plan Nord en mai dernier. Il s’agit d’un plan de 80 milliards de dollars, échelonné sur 25 ans, pour intégrer la mise en valeur du vaste potentiel en ressources du Nord du Québec de manière durable sur le plan de l’environnement, tout en améliorant les conditions socioéconomiques des résidants du Nord de la province. Le gouvernement du Québec estime que ces investissements vont créer quelque 20 000 emplois par an, produire près de 14 milliards de dollars en revenus et apporter 162 milliards de dollars au produit intérieur brut de la province.

Ce genre de potentiel explique la détermination de notre gouvernement à assurer le succès de nos industries des ressources et à faire en sorte que les Canadiens continuent de profiter des possibilités offertes par notre riche patrimoine naturel. Dans le Nord, les Territoires du Nord-Ouest sont sur le point de devenir le troisième producteur mondial de diamants. Au Yukon, nous assistons à ce que plusieurs appellent une nouvelle Ruée vers l’or. L’année dernière, plus de 114 000 concession minières ont été jalonnées dans le Yukon. On en compte maintenant plus d’un quart de million, beaucoup plus que les 17 000 enregistrés au faîte de la première Ruée vers l’or en 1898.

Notre programme GEM de 100 millions de dollars — l’initiative de géocartographie de l’énergie et des minéraux — en sera bientôt à sa quatrième saison de travaux sur le terrain. Ce programme vise à moderniser les méthodes et les techniques géologiques qui serviront à cartographier le potentiel des ressources du Nord canadien. Jusqu’à présent, le programme GEM a produit 28 levés géophysiques, et 473 dossiers publics comportant de nouvelles cartes et données géoscientifiques ont été publiés sur le site Web de Ressources naturelles Canada. L’ensemble de ces cartes et données est accessible en ligne, gratuitement, pour tous. Nous avons relevé des zones présentant un potentiel élevé non seulement pour l’or, mais aussi pour le nickel, les éléments du groupe platine, les métaux rares, les métaux communs et les diamants. Le programme GEM ne fait pas qu’appuyer l’activité de prospection actuelle, il constitue la fondation, solide et moderne, sur laquelle reposeront la prospection, l’exploitation et l’aménagement du sol pour des années à venir.

Le programme GEM représente également un élément clé de la Stratégie pour le Nord de notre gouvernement. Nous prenons des mesures afin de permettre aux collectivités autochtones et à tous les habitants du Nord de comprendre les résultats de nos travaux géophysiques, pour que cette information leur serve à prendre des décisions éclairées et bénéfiques en matière de développement économique. Le programme GEM est l’un des nombreux programmes présentés au kiosque de Ressources naturelles Canada, ici même au Salon professionnel du Congrès de l’ACPE 2012. Je vous encourage à vous y arrêter et à vous informer au sujet de l’imposante collection de cartes et de données produite par le programme jusqu’à présent.

Nous collaborons également avec l’industrie, le milieu universitaire et les commissions géologiques des provinces et des territoires pour trouver de nouvelles façons d’explorer les gisements minéraux en profondeur, grâce à notre programme Initiative géoscientifique ciblée (IGC). Nous savons que la découverte de nouveaux gisements enfouis en profondeur sera essentielle pour assurer la prospérité à long terme de l’industrie minière, mais, comme vous le savez, la prospection présente un risque financier important. Notre investissement de 25 millions de dollars dans le programme IGC vise à soutenir le développement de la prochaine génération de connaissances et de techniques géoscientifiques requises pour réduire ces risques et optimiser la prospection.

Dès qu’on parle de prospection et d’exploitation des ressources – que ce soit dans le Nord ou ailleurs –, il faut penser développement durable. Le secteur canadien de la prospection et de l’exploitation minières est reconnu comme chef de file en matière de responsabilité environnementale et sociale. Des problèmes surviennent de temps à autre, mais nous les prenons très au sérieux. C’est pourquoi le gouvernement du Canada a lancé une stratégie de responsabilité sociale visant à soutenir nos entreprises qui œuvrent à l’étranger. Et c’est pourquoi aussi nous avons aidé à la mise en place du Forum intergouvernemental sur l’exploitation minière, les minéraux et le développement durable, qui aide les gouvernements de 46 pays à acquérir la capacité de gérer de manière responsable leurs ressources naturelles.

Nous avons aussi récemment pris l’engagement d’aider au développement de l’Institut canadien international pour les industries extractives et le développement, afin de soutenir, dans les pays en développement, les initiatives qui favorisent la croissance économique durable, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté à long terme.

Je tiens à féliciter l’industrie pour le soutien qu’elle a apporté à ces initiatives, mais aussi pour son engagement à développer des techniques et des procédés qui feront en sorte que l’industrie minière demeurera l’une des industries les plus sûres et les plus responsables au monde.

Ensemble, nous travaillons à réduire les coûts, à augmenter la productivité et à réduire l’empreinte environnementale, grâce à divers programmes, notamment l’Initiative Mine Verte (IMV). Ce type de collaboration laisse entrevoir des progrès réellement novateurs. Par exemple, nous étudions l’utilisation de la chaleur pour remplacer les explosifs comme moyen de libérer les minéraux de la roche. Cela pourrait grandement réduire la quantité de déchets qui doit être remontée à la surface.

Nos investissements dans la recherche et le développement visent à soutenir la compétitivité de l’industrie canadienne à d’autres égards. Les laboratoires de Ressources naturelles Canada ont mis au point un procédé amélioré de lixiviation pour la récupération des métaux précieux. Ce nouveau procédé a donné aux sociétés qui l’utilisent un gain de productivité se chiffrant à 28 millions de dollars. Nos chercheurs travaillent également avec l’industrie et avec le Conseil canadien de l’innovation minière pour démontrer les avantages de la technique dite de la ventilation sur demande. Dans une grande mine souterraine, ce type de système automatisé de ventilation permettrait d’économiser jusqu’à 4 millions de dollars par année en coûts d’énergie. Les sociétés canadiennes peuvent offrir ce savoir‑faire au secteur minier au Canada et partout ailleurs dans le monde.

Modernisation du régime réglementaire

Pour assurer la prospérité et la croissance à long terme des industries canadiennes de la prospection et de l’exploitation minières, il faut investir dans les technologies novatrices, les géosciences, la responsabilité sociale et environnementale, sans compter nos efforts visant à diversifier nos marchés des ressources avec la Chine, le Japon, l’Inde, la Russie et le Brésil, entre autres. Mais ni l’industrie ni les Canadiens ne profiteront pleinement de nos avancées dans ces domaines si nous ne pouvons attirer les investissements dont nous avons besoin pour valoriser nos propres ressources.

C’est une priorité de notre gouvernement depuis le début : mettre en place les assises qui assureront notre croissance, notre prospérité et notre solidité économique à long terme. Nous avons diminué les impôts des particuliers et des entreprises. Nous avons réduit la dette et nous restreignons nos dépenses. Nous réduisons les tracasseries administratives, nous investissons dans la recherche et le développement, et nous faisons la promotion du libre-échange.

Dans le cas des mines, une nouvelle étude réalisée par mon ministère a déterminé que les régimes fiscaux au Canada comptent parmi les plus compétitifs au monde. En outre, les régimes fiscaux du Canada ne pénalisent pas les projets marginalement rentables, alors que c’est le cas dans bon nombre d’autres régimes – un point important pour un secteur qui doit souvent composer avec la nature cyclique des marchés des matières premières.

Les résultats de notre approche parlent d’eux‑mêmes. Selon le Magazine Forbes, le Canada est maintenant le meilleur pays au monde pour les affaires. Et selon l’Institut Fraser, plusieurs provinces et territoires du Canada se classent constamment parmi les endroits les plus attrayants au monde où investir dans la prospection. Le FMI et l’OCDE prévoient tous les deux que la croissance économique du Canada sera parmi les meilleures cette année et l’an prochain.

Mais il reste encore beaucoup à faire. Nous ne devons pas nous attendre à ce que nos concurrents concèdent quoi que ce soit. La concurrence pour les investissements est aussi vive que pour n’importe quel autre produit ou marchandise. Les investisseurs veulent de la prévisibilité, un risque faible et un bon rendement le plus rapidement possible. C’est pourquoi notre gouvernement voit à simplifier le processus d’approbation des grands projets économiques partout au pays.

Nous devons faire preuve d’innovation en matière de réglementation, tout comme nous le faisons en science et en développement technologique.

Et c’est ce que nous faisons. Depuis que nous avons établi le Bureau de gestion des grands projets en 2008, la durée moyenne d’approbation réglementaire fédérale pour les grands projets a été réduite de plus de la moitié, passant de plus de quatre ans à moins de deux.

Nous explorons de nouvelles approches. En Colombie-Britannique, par exemple, nous avons délégué à la province l’évaluation environnementale de l’agrandissement de la mine de charbon de Line Creek, de la société Teck. En intégrant les processus fédéraux et provinciaux, nous éliminons les chevauchements et nous économisons temps et argent, sans pour autant compromettre la qualité des évaluations.

Dans le budget de 2010, nous avons apporté des modifications ciblées à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale. En conséquence, les évaluations fédérales des grands projets comme la mine Donkin en Nouvelle-Écosse et la mine de métal Eagle's Nest en Ontario ont débuté plusieurs mois plus tôt que prévu et doivent respecter des échéanciers réglementaires.

Nous pouvons faire encore plus. Nous voulons arriver à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul examen par projet – réalisé dans un délai bien défini. Ça ne veut pas dire que nos normes environnementales seront moins sévères. La croissance économique et les responsabilités environnementales ne sont pas incompatibles.

Notre but, c’est d’effectuer plus rapidement des examens plus prévisibles tout en réduisant le fardeau de la réglementation et en assurant une meilleure protection de l’environnement et une consultation plus significative des Autochtones. À cette fin, nous devons concentrer nos ressources là où cela importe le plus, c’est-à-dire sur les grands projets qui pourraient avoir le plus grand impact sur l’environnement. De plus, des échéanciers connus, du début à la fin du processus réglementaire, sont requis pour améliorer la prévisibilité de l’environnement réglementaire et soutenir les décisions d’investissement et de planification.

Je suis heureux de dire que mes collègues des gouvernements provinciaux et territoriaux ont à cœur les mêmes objectifs. Lors de notre rencontre l’été dernier, nous nous sommes engagés à continuer de travailler vers l’approche d’« un seul examen par projet », et j’espère faire progresser notre collaboration lors de la prochaine Conférence des ministres de l’Énergie et des Mines, cet été.

Au Canada, nous avons eu une discussion publique sur la façon de créer un environnement plus favorable aux investissements dans les grands projets de ressources par la simplification et la modernisation de notre processus d’examen réglementaire.

Les Canadiens trouvent une nouvelle fierté envers leur pays, vu comme superpuissance de l’énergie et géant du secteur minier. Ils comprennent ce que nos ressources naturelles ont signifié pour notre pays dans le passé et ce qu’elles nous promettent pour l’avenir. En fait, on estime qu’au cours de la prochaine décennie, il y aura pour environ 500 milliards de dollars d’investissements nouveaux dans le secteur de l’énergie et des mines partout au Canada, dont près de 100 milliards de dollars uniquement dans les mines. Cela comprend des projets comme la mine de diamants Renard de la société Stornoway dans le Nord du Québec, la mine d’or Hammond Reef de la société Osisko ici même en Ontario et la mine d’uranium Millenium de la société Cameco en Saskatchewan. Tout cela ne représente pas que des dollars, mais aussi des milliers d’emplois.

Les Canadiens peuvent voir les possibilités que présentent les nouveaux marchés, ils savent que le Canada est bien placé et ils veulent que le Canada tire parti de ses avantages. Notre vision rallie bien des gens. D’ailleurs, c’est pour la population canadienne que nous continuons de mettre en avant la réforme de la réglementation. Un système réglementaire moderne stimulera l’emploi et la croissance d’une manière socialement et écologiquement responsable. C’est de ça dont il s’agit.

Conclusion

Permettez-moi de conclure en réitérant que les circonstances actuelles sont un gage de succès. Le Canada offre des conditions économiques prévisibles, un régime fiscal favorable, il est un leader en innovation technologique et il investit dans les géosciences. Et maintenant nous procédons à la modernisation de notre régime de réglementation. Il ne fait aucun doute que cette modernisation du régime de réglementation aura un impact positif sur les personnes ici présentes dans cette pièce, comme sur les gens de cette ville, les gens de cette province, les gens de ce pays.

L’activité économique qui résulte de l’exploitation responsable de nos ressources naturelles génère un revenu fiscal important qui finance d’importants programmes sociaux dans les domaines comme la santé, l’éducation et les régimes de pension publics. L’exploitation responsable de nos ressources naturelles et la construction des éléments d’infrastructure nécessaires à leur exportation créent des emplois qualifiés et bien rémunérés dans nos villes et collectivités canadiennes.

Nous voyons des occasions d’élargir nos exportations vers de nouveaux marchés dans la région de l’Asie-Pacifique et ailleurs, et nous savons que nous devons saisir ces occasions maintenant.

Les Canadiens sont fiers de leur patrimoine et ils sont conscients des avantages immenses offerts par nos ressources naturelles, au profit de tous et de toutes. Ces ressources ont contribué à faire du Canada le grand pays qu’il est – aux fleurons glorieux – et elles nous aideront à aller de l’avant dans une nouvelle ère d’emplois, de croissance et de prospérité.

Nos ressources naturelles constituent un magnifique patrimoine. Il nous appartient aujourd’hui d’en tirer le meilleur parti, de saisir les occasions qui s’offrent à nous, de profiter des marchés qui se présentent et d’en réaliser les avantages pour tous les Canadiens, d’un océan à l’autre.

Je vous remercie et je vous souhaite un grand succès pour le Congrès et le Salon professionnel.