l’Association for Mineral Exploration British Columbia lors de la Cérémonie d’ouverture du congrès Mineral Exploration RoundUp 2012 - (Vancouver) C.-B.

2012/17

Notes pour une allocution de

L’honorable Joe Oliver, C.P., député,
Ministre des Ressources naturelles

à

l’Association for Mineral Exploration British Columbia

lors de la
Cérémonie d’ouverture
du congrès
Mineral Exploration RoundUp 2012

Le 23 janvier 2012
Vancouver, C.-B.

Je remercie l’« Association for Mineral Exploration British Columbia » de me fournir l’occasion de participer au « RoundUp 2012 », un important congrès qui en est à sa 29e édition.

C’est un honneur pour moi de me présenter sur ce podium en compagnie du chef Campbell, de la bande Squamish; de Rich Coleman, ministre de l’Énergie et des Mines de la Colombie-Britannique; et de Don Lindsay, président de Tech Resources.

Au nom du gouvernement Harper, c’est avec plaisir que je vous souhaite la bienvenue au RoundUp 2012. Je tiens tout spécialement à saluer nos visiteurs de l’étranger.

Je tiens à souhaiter mes meilleurs vœux aux gens qui célèbrent le début de l’année du Dragon. Il s’agit en effet d’une journée des plus propices pour lancer les activités du RoundUp 2012. Par le fait même, nous célébrons le 10e anniversaire du AMEBC et le centième anniversaire des découvertes minérales mondiales.

Puis, il faut le dire, « mondiales » ne constitue pas une exagération.

Le Canada est l’un des géants mondiaux en matière d’exploitation minière, et nous sommes plutôt bien positionnés pour afficher une croissance continue dans ce domaine. Les entreprises canadiennes d’exploration et d’exploitation des minéraux, que beaucoup d’entre vous représentent aujourd’hui, opèrent dans plus de 100 pays et disposent d’actifs cumulatifs de plus de 109 milliards de dollars.

Les sociétés canadiennes inscrites comptent pour près de la moitié des capitaux mondiaux servant au développement du secteur minéral. Près de 60 % des entreprises minières mondiales inscrites en bourse figurent sur les marchés boursiers canadiens. Au Canada, on compte plus de 200 mines en activité. En 2010 seulement, la production minière a généré des revenus de plus de 41 milliards de dollars.

Voilà une belle réussite!

Fait à noter, la Colombie-Britannique et Vancouver ne sont pas étrangers à ce succès. En 2010, l’exploitation minière et l’exploration minérale en Colombie-Britannique ont généré des revenus avoisinant 8 milliards de dollars.

La Colombie-Britannique compte près de 1 200 entreprises d’exploration qui, pour la plupart, sont situées ici même dans la région métropolitaine de Vancouver. Le Canada compte pour 40 % des dépenses mondiales en matière d’exploration.

Fait à noter, 35 % des investissements mondiaux en matière d’exploration minière aboutissent au Canada, ce qui fait de nous la destination de choix pour les investisseurs miniers. Avec raison!

Notre pays possède un potentiel immense en matière d’exploitation des minéraux, tout spécialement dans le Nord, une région dont nous ne faisons que commencer à exploiter le potentiel. Prenons le cas du Yukon : on estime à 25 millions d’onces l’or présent dans les gîtes d’or en roche dure.

Ces chiffres nous permettent aisément de comprendre la raison pour laquelle 2011 a constitué pour le Yukon l’année la plus active en ce qui a trait à l’exploration depuis la grande ruée vers l’or du Klondike, dans les années 1800.

Notre gouvernement s’engage à collaborer avec l’industrie pour continuer à exploiter encore davantage le potentiel du Nord canadien.

Par l’entremise de notre programme GEM, Géocartographie de l’énergie et des minéraux, nous investissons un total de 100 millions de dollars au cours des cinq prochaines années pour accroître et moderniser notre base de connaissances sur les sciences de la Terre.

Ces nouvelles connaissances vous permettront d’améliorer vos efforts d’exploration, ce qui constituera une solide fondation pour favoriser la croissance économique dans le Nord. Cela permettra également aux nordistes de prendre ensemble des décisions informées au sujet de leur économie.

En réalité, c’est dans la foulée de GEM que nous élaborerons des approches novatrices pour permettre aux collectivités autochtones de profiter des nouvelles connaissances générées. Entre autres, Nunascience constitue une nouvelle initiative menée par le Collège de l’Arctique d’Iqaluit. Elle vise à rendre les résultats du projet GEM compréhensibles et accessibles, notamment pour les gouvernements locaux, les planificateurs de l’utilisation du sol, les anciens et les étudiants.

GEM a complété trois campagnes d’explorations réussies avec la mise sur pied d’un total de 20 projets dans les trois territoires et les régions nordiques de six provinces.

Vingt-quatre (24) levés géophysiques régionaux ont été effectués; 454 rapports publics comportant des cartes géoscientifiques et des données sur le site Web de Ressources naturelles Canada ont été publiés, et plus de 576 séances d’information technique ont été données lors de rassemblements tels que le RoundUp, auxquels ont participé l’industrie, les gouvernements et les ONG.

Ces produits permettent de déterminer les régions qui ont un potentiel élevé de présence d’or, de nickel, de métaux du groupe des platineux, de métaux rares, de métaux de base et de diamants. Ces régions ont commencé à faire l’objet d’un suivi par les sociétés d’exploration, qui vont les cibler.

Plus tard dans la journée, je rencontrerai Shawn Ryan, récemment nommé Prospecteur de l’année par l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs.

Cela fait longtemps que Shawn se sert de nos données et de nos connaissances. C’est avec plaisir que nous constatons notre contribution à ses succès en matière de découvertes d’or blanc, entre autres, au Yukon, qui sont des moteurs clés pour engendrer la nouvelle ruée vers l’or du Klondike.

Par ailleurs, nous faisons preuve d’un leadership novateur grâce à notre Initiative géoscientifique ciblée nationale, l’IGC.

En effet, nous avons investi 25 millions de dollars dans l’IGC pour soutenir le accroissement des connaissances géoscientifiques de nouvelle génération en matière de techniques novatrices. Nous nous assurons donc que votre industrie dispose des outils nécessaires pour effectuer des recherches plus efficaces de gisements minéraux en profondeur, ce qui constituera un élément crucial en vue de l’évolution à long terme de l’industrie minière.

La cible et le contenu du programme ont été élaborés à la suite de discussions avec les commissions géologiques provinciales et territoriales, et grâce au soutien du Conseil canadien de l’innovation minière, une organisation que nous avons aidé à établir et dont certains d’entre vous font partie.

Au cours des prochains jours, nos scientifiques présenteront les plus récents résultats du GEM et de l’IGC. Je vous invite à assister à ces présentations et à visiter le kiosque de Ressources naturelles Canada pour discuter de l’importance des résultats.

Notre kiosque comporte également de l’information sur l’énorme nombre de documents géoscientifiques de RNCan, notamment ses cartes, ses rapports et ses données, que vous pouvez consulter en ligne sans frais ni restriction.

Le soutien que nous accordons aux consultations et aux engagements significatifs ne représente qu’un des moyens pour nous de collaborer avec l’industrie de l’exploration, afin de nous assurer de donner l’exemple en matière de responsabilité sociale.

En ce qui concerne l’industrie minière, nous avons lancé, en 2009, une nouvelle Stratégie de responsabilité sociale des entreprises pour encourager le secteur de l’extraction à répondre à ses responsabilités sociales et environnementales à l’étranger et le soutenir dans ses efforts.

L’Institut canadien international pour les industries extractives et le développement, dont le premier ministre a fait l’annonce en octobre, contribuera à ces efforts. L’Institut collaborera avec votre industrie et d’autres organismes pour soutenir et encourager la gestion durable des ressources naturelles dans les pays en voie de développement.

Au pays, mon ministère travaille étroitement avec nos partenaires de l’industrie pour rechercher et mettre au point des pratiques minières novatrices qui améliorent la performance environnementale.

L’Initiative d’exploitation minière écologique vise à réduire l’impact environnemental de l’exploitation minière, non seulement par la réduction de l’empreinte écologique, mais aussi par la gestion des déchets. Dans le cadre de l’Initiative, on cherchera également à réduire l’empreinte grâce à la gestion du risque pour l’écosystème et à la fermeture des mines.

Les efforts en matière de recherche et développement de Ressources naturelles Canada contribuent aussi à améliorer la sécurité et l’efficacité de l’exploitation minière.

Par exemple, nos laboratoires de CANMET travaillent étroitement avec nos partenaires de l’industrie et le Centre pour l’excellence en innovation minière sur le projet de recherche sur la ventilation sur demande.

Un autre exemple de notre collaboration avec l’industrie de l’énergie constitue à améliorer l’exploitation minière des sables bitumineux en mettant au point des technologies comme, par exemple, pour les résidus de forage secs et empilables. Ce processus amélioré permettra de réduire de moitié la consommation d’eau, puis réduira le temps nécessaire pour sécher les étangs de résidus et assainir les terres pour les rétablir à leur état naturel.

Comme vous le savez, l’économie reste la priorité absolue de notre gouvernement.

Notre gouvernement comprend l’importance de diversifier nos marchés, surtout après la décevante décision Keystone adoptée par le gouvernement américain.

Nous devons donc trouver de nouveaux marchés pour nos produits et services. Les économies en plein essor de l’Asie-Pacifique ont manifesté leur intérêt pour les minéraux, le pétrole, le gaz naturel et les métaux canadiens.

Aux yeux de notre gouvernement, le choix est évident. La diversification des marchés permettra de créer des emplois et stimulera l’économie canadienne.

Par conséquent, nous devons augmenter nos échanges commerciaux avec les économies en plein essor de l’Asie. Nous savons qu’augmenter les échanges commerciaux aidera à assurer la sécurité financière des Canadiens et de leurs familles.

Malheureusement, comme je l’ai déjà mentionné, certains groupes environnementaux radicaux souhaitent bloquer cette occasion de diversifier nos échanges commerciaux.

Ils souhaitent mettre des bâtons dans les roues de tout projet impliquant nos ressources, peu importe le coût pour les familles canadiennes, les emplois perdus et la croissance économique.

Fini l’exploitation minière, fini l’exploitation forestière, fini les hydrocarbures et fini les barrages hydroélectriques.

Notre gouvernement ne restera pas les bras croisés à regarder passer la parade.

Le mois prochain, le premier ministre Harper et le ministre Fast, notre ministre du Commerce international, se rendront en Chine pour affermir nos relations commerciales.

Le ministre Fast, un Britanno-Colombien, comprend exactement la valeur et l’importance de votre industrie pour l’économie canadienne. En effet, vous serez bien représentés pendant cette mission.

Puis en parlant de commerce et d’investissements, malgré la grande importance des innovations en technologies d’exploration, d’exploitation minière et d’environnement, tout cela ne signifiera pas grand-chose si nous n’arrivons pas à attirer au préalable les investissements nécessaires pour exploiter de nouvelles ressources.

Au cours des dix prochaines années, nous prévoyons de nouveaux investissements de l’ordre de 500 milliards de dollars pour les projets d’envergure en matière de ressources, ce qui mènera à plusieurs milliers de nouveaux emplois et à des avantages partout au pays.

Au cours des cinq prochaines années, nous prévoyons des investissements de l’ordre de 137 milliards de dollars, uniquement pour les nouveaux projets miniers partout au Canada.

Cependant, nous ne devrons rien tenir pour acquis. Notre gouvernement s’engage donc à faire du Canada l’un des meilleurs endroits au monde pour investir. C’est exactement ce que nous faisons.

Nous avons instauré plusieurs mesures clés pour attirer les investisseurs. Des impôts concurrentiels, un environnement politique stable et aucune politique discriminatoire.

Nous avons positionné le Canada au sommet dans presque toutes les catégories.

Le magazine Forbes a récemment nommé le Canada le meilleur endroit au monde où faire des affaires. 

En ce qui concerne les projets d’envergure en matière de ressources, il va sans dire que le milieu de réglementation peut entraver votre capacité d’attirer des investissements potentiels.

Nous devons voir à ce que notre régime réglementaire atteigne les mêmes normes concurrentielles.

Les améliorations réglementaires ont constitué une priorité pour notre gouvernement dès le début. Nous avons mis en œuvre différentes innovations pour améliorer la performance du système réglementaire pour des projets d’envergure, sans compromettre la protection environnementale.

Nous avons déjà adopté de nombreuses mesures pour améliorer le rendement du système réglementaire en créant le Bureau de gestion des grands projets, le BGGP.

Le BGGP, qui en est à sa quatrième année d’activités, gère plus de 70 projets pour environ 120 milliards de dollars en investissements dans les collectivités partout au Canada.

Nous observons des améliorations à chaque étape du processus. Nous disposons maintenant d’une approche générale pour les examens de projets d’envergure qui favorise la responsabilisation, la prévisibilité et la transparence.

Il y a des normes en matière de service pour chaque étape du processus d’examen. Nous surveillons la performance pour nous assurer que le projet reste sur la bonne voie.

En fait, le site Web du BGGP comporte un outil de suivi de projet en ligne, ce qui permet d’atteindre un niveau supérieur en matière de transparence et de responsabilité publique.

Nous avons appliqué la même approche pangouvernementale que celle appliquée lors des consultations avec les autochtones.

Plutôt que d’avoir à répondre aux demandes d’une demi-douzaine de ministères, un coordonnateur des consultations unique approche les collectivités autochtones. On reçoit donc leurs idées beaucoup plus tôt dans le processus.

Nous avons également réalisé plus d’améliorations en apportant des modifications législatives ciblées au processus fédéral d’évaluation environnementale (le processus ÉE).

Les modifications incluses dans le Budget 2010 signifient que toutes les études exhaustives d’évaluation environnementale seront menées par l’une des trois organismes suivants : l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, l’Office national de l’énergie ou la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Ainsi, plutôt que d’attendre des mois pendant que les différents ministères intéressés décident qui sera responsable, dorénavant l’examen fédéral d’un projet d’envergure commence tout de suite.

Ces changements ont aussi permis de mieux harmoniser les processus fédéraux et provinciaux.

Il est déjà arrivé qu’un gouvernement provincial ait terminé son évaluation environnementale avant même le début de l’examen fédéral du projet. Dorénavant, nous pourrons les lancer au même moment et coordonner les consultations publiques.

Nous réduirons par le fait même le dédoublement, ce qui permet d’économiser de l’argent et du temps, sans avoir d’impact sur la rigueur de l’examen.

Nous établirons également un échéancier réglementé pour ces examens.

L’Agence canadienne d’évaluation environnementale devra terminer ses examens en 365 jours, ce qui ajoutera un degré de certitude additionnel au processus.

Néanmoins, peu importe leur caractère novateur, ces changements ne constituent que les premières étapes. Nous devons en faire plus, et c’est ce que nous ferons.

Toute personne qui étudie les dossiers d’approbation pour les projets d’envergure partout au Canada ne peut s’empêcher de conclure que beaucoup d’entre eux ont été retardés trop longtemps.

Dans de nombreux cas, ces projets créeraient des milliers et des milliers d’emplois pour les Canadiens. Toutefois, cela peut prendre des années à les mettre en branle en raison de la lenteur, de la complexité et de la lourdeur des procédures réglementaires.

Prenons pour exemple l’examen du gazoduc de la vallée du Mackenzie, qui a pris plus de neuf ans pour être achevé.

Nous avons besoin d’échéanciers clairs, du début à la fin du processus réglementaire pour améliorer les délais d’exécution et la prévisibilité du milieu de réglementation. Nous devons également soutenir davantage les décisions en matière d’investissements et de planification.

La modernisation fondamentale dont nous avons besoin ne se produira pas sans un changement législatif à l’échelle du système. Nous devons apporter ces changements ensemble, avec la collaboration des gouvernements provinciaux et territoriaux.

Il s’agit donc d’une responsabilité partagée, et je suis heureux de constater que mes homologues provinciaux et territoriaux arrivent à la même conclusion. Nous avons besoin d’une réforme réglementaire.

L’objectif est simple. Un examen par projet, et des délais plus courts et mieux définis.

L’apport d’améliorations réglementaires vient confirmer le fait que notre gouvernement reconnaît la nécessité d’avoir un secteur de ressources robuste pour créer des emplois et assurer la croissance au Canada.

Notre gouvernement s’engage à élaborer des initiatives politiques et à procéder à des investissements ciblés qui aideront à assurer la croissance et la prospérité des industries de l’exploration et de l’exploitation minière pendant de longues années à venir.

Nous investissons en géoscience, nous investissons en innovations.

Nous investissons également dans la promotion de votre industrie.

Il y a quelques mois, alors que je visitais la Chine, je discutais justement des occasions d’investissement en exploration et en exploitation minière au Canada, tout en cherchant des moyens pour l’industrie canadienne d’augmenter ses échanges commerciaux avec la Chine.

Il s’agit de priorités clés, les vôtres et les nôtres.

En étudiant le programme de votre congrès, j’ai remarqué que nous travaillons déjà activement pour régler vos enjeux prioritaires.

La géoscience publique, la participation des Autochtones et la création d’emplois pour ces derniers, l’évaluation et la réglementation environnementales, le Nord, pour ne nommer que ces éléments.

Ce genre de collaboration me donne confiance : j’ai foi en l’avenir des entreprises canadiennes dynamiques d’exploration et d’exploitation minière, des industries socialement et environnementalement durables qui symbolisent une importante réussite pour les Canadiens.

Même après un siècle de découvertes partout sur la planète, cela ne fait que commencer.

Nous vous remercions chaleureusement et souhaitons que le RoundUp soit une réussite. Merci à tous!