ARCHIVÉE - Les ressources naturelles du Canada : voie de l’avenir - Toronto (Ontario)

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2012/15

Notes pour une allocution de

l’honorable Joe Oliver
ministre des Ressources naturelles

prononcée devant le

Club économique du Canada
Les ressources naturelles du Canada : voie de l’avenir

Le 27 janvier 2012
Toronto (Ontario)

INTRODUCTION

Bonjour, je suis heureux d’être de retour à Toronto pour rencontrer les membres du Club économique.

Avant de commencer, je voudrais souligner la présence de ma collègue Stella Ambler, députée de Mississauga South.

Lorsqu’en mai dernier, le premier ministre Harper m’a demandé de diriger le ministère des Ressources naturelles du Canada, je ne m’imaginais pas à quel point certains enjeux étaient urgents et d’actualité ni à quel point ils capteraient l’attention du public.

Depuis lors, je me suis embarqué dans un programme ambitieux visant à faire la promotion du Canada dans le monde entier en le présentant comme une source sûre et fiable de ressources naturelles et comme un endroit idéal pour investir et faire des affaires.

Je suis allé porter ce message en Chine, au Japon, au Royaume-Uni, en France et dans une demi-douzaine de grandes villes des États-Unis, dont New York et Washington.

Et cette semaine, je me suis adressé à divers publics et j’ai consulté des parties intéressées à Vancouver, à Calgary et ici à Toronto. Nous avons parlé de l’avenir des ressources naturelles du Canada et de la nécessité d’améliorer notre système de réglementation. Et comme je l’ai fait avec ces publics, je peux vous assurer que, si nous agissons avec sagesse aujourd’hui, l’avenir sera très brillant.

LA VIGUEUR DES SECTEURS DES RESSOURCES DU CANADA

L’économie canadienne repose sur les secteurs des ressources naturelles. Ensemble, les secteurs de l’énergie, des mines, du traitement des minéraux et des forêts représentent près de 10 % du produit intérieur brut du Canada et ce pourcentage est en train d’augmenter.

En 2010, ces secteurs employaient directement plus de 760 000 Canadiens dans toutes les régions du Canada, y compris dans les collectivités éloignées et autochtones. L’année dernière, les industries des ressources naturelles de l’Ontario employaient plus de 220 000 personnes.

Pour l’avenir, nos secteurs des ressources devraient avoir une incidence encore plus positive sur notre économie. Nous pouvons voir, pour la prochaine décennie, un investissement potentiel de 500 milliards de dollars dans de nouveaux projets énergétiques et miniers, dont certains se trouveront ici en Ontario. Cela équivaut à l’arrivée au Canada, tous les deux ans, d’une entreprise ayant les revenus d’Apple.

L’investissement se fera dans tout le Canada et dans de nombreux domaines. Nos ressources intéressent tout le monde : tant l’épicier du coin que le propriétaire de dépanneur, tant le fabricant d’équipement d’exploitation de ressources que l’agent en services financiers.

Même si les opposants au développement des ressources estiment que l’investissement n’aide que les entreprises « riches », les Canadiens qui connaissent intimement notre secteur des ressources savent qu’il en va différemment.

Les travailleurs du secteur manufacturier du Canada savent qu’il s’agit d’un mécanisme de création d’emplois pour notre secteur des ressources, les retraités savent que cet investissement prometteur contribuera à la sécurité de leur retraite et les Canadiens en général savent qu’il favorisera la croissance économique requise pour fournir les services sociaux dont nous dépendons.

Les enjeux sont énormes.

Actuellement par exemple, le secteur de l’énergie crée des emplois dans presque tous les domaines de notre économie. Les sables bitumineux à eux seuls sont responsables de près de 400 000 emplois directs et indirects : dans les métiers spécialisés, le travail de bureau, le secteur manufacturier, le secteur financier, bref dans tous les domaines.

Et selon le Canadian Energy Research Institute, si l’on tient compte du projet d’expansion des oléoducs et de l’accroissement prévu de la production de pétrole, les sables bitumineux soutiendront en moyenne 700 000 emplois par an, dans tout le Canada, au cours des 25 prochaines années.

La plupart des analystes diront que le secteur de l’énergie est devenu le moteur de l’économie canadienne pendant que le Canada est en train de devenir une superpuissance énergétique mondiale. Voilà une bonne nouvelle pour l’Alberta et pour le Canada et également pour l’Ontario.

Actuellement, quelque 35 000 personnes travaillant en Ontario ont un emploi lié à l’industrie des sables bitumineux. Si la mise en valeur prévue pour les sables bitumineux se produit, il y aura 15 000 emplois de plus par an en Ontario au cours des 25 prochaines années.

Selon le Canadian Energy Research Institute, l’industrie des sables bitumineux de l’Alberta achètera des biens et des services pour quelque 65 milliards de dollars auprès d’entreprises de l’Ontario au cours des 25 prochaines années.

C’est une excellente nouvelle pour le secteur manufacturier de l’Ontario. Nous savons qu’il a été durement touché par la crise financière mondiale, et en particulier par le repli de l’économie américaine. En effet, pendant des décennies, les manufacturiers de l’Ontario ont exporté leurs produits chez nos voisins du Sud.

Maintenant, il y a un nouveau client pour les produits manufacturés de l’Ontario : le secteur de l’énergie de l’Ouest.

Le secteur de l’énergie peut contribuer à remplacer les emplois du secteur manufacturier perdus à cause du ralentissement de l’économie des États-Unis.

Les pipelines qui transportent le pétrole et le gaz naturel du Canada vers les marchés nord-américains constituent en fait une industrie distincte et contribuent également à une activité économique importante dans tout le pays.

Ces pipelines ne sont pas nécessairement construits en Alberta. Ils peuvent être fabriqués par des gens de métier qualifiés qui travaillent dans des usines de l’Ontario.

Et puisque nous parlons de métiers spécialisés, permettez-moi de préciser qu’il s’agit de bons emplois bien rémunérés, dont un bon nombre sont syndiqués.

Ce sont des emplois qui créent d’importants emplois secondaires en maintenance et en réparation après l’achèvement des projets et qui contribuent au développement d’une main-d’œuvre qualifiée et mobile au Canada.

Hier, le Syndicat des métiers de la construction a déclaré ce qui suit au sujet des emplois qui seront créés par les grands projets de construction tels que celui de l’oléoduc Northern Gateway.

« Les emplois créés ne sont pas simplement ceux de la construction immédiate, mais ce sont des emplois permanents de fonctionnement et de maintenance qui dureront pendant toute la durée de vie du projet. Ce sont des emplois qui existeront pendant 50 ans et non pas seulement pendant une ou deux saisons de construction d’oléoduc. »

Il faut aussi parler des avantages pour les recettes de l’État. Au cours des cinq dernières années, l’industrie du pétrole et du gaz naturel a fourni en moyenne 22 milliards de dollars par an aux coffres de l’État, ce qui permet de payer l’éducation, les soins de santé, les routes, les ponts, etc.

Les retombées économiques du secteur de l’énergie soutiennent vraiment la qualité de vie du peuple canadien.

Le chemin devant nous n’est toutefois pas facile. Nous sommes évidemment déçus par l’annonce récente des États-Unis concernant l’oléoduc Keystone XL, mais nous avons bon espoir que ce projet finira par être approuvé en raison de ses avantages.

Cependant, cette décision fait ressortir très nettement l’importance de diversifier nos marchés pour assurer la sécurité financière des Canadiens et de leurs familles au cours des prochaines décennies.

Nous devons contourner les goulots d’étranglement des oléoducs menant aux raffineries des États-Unis. C’est pourquoi notre gouvernement appuie toujours fermement la construction de l’oléoduc Keystone XL. Nous avons aussi besoin d’oléoducs allant jusqu’à la côte ouest du Canada.

Nous n’avons parlé que du pétrole, mais les économies d’Asie en pleine expansion sont des marchés évidents pour le gaz naturel du Canada et la construction d’un nouveau terminal d’exportation de gaz naturel liquéfié est prévue à Kitimat, en Colombie-Britannique.

NÉCESSITÉ D’UNE RÉFORME DE LA RÉGLEMENTATION

Nous ne pouvons cependant pas tenir pour acquis les investissements prévus et d’autres investissements éventuels. Il ne s’agit pas d’un processus automatique qui nous permet de nous croiser les bras et d’observer ce qui se passe.

Les centaines de milliers de nouveaux emplois qu’ils représentent pour les villes et les collectivités de l’Ontario et de tout le Canada sont simplement trop importants pour notre avenir.

Comme l’a dit hier le premier ministre au Forum économique mondial, « la richesse des économies occidentales n’est pas plus inévitable que la pauvreté des économies émergentes, et la richesse que nous connaissons aujourd’hui repose seulement sur de bonnes politiques axées sur la croissance, sur de bons choix, souvent difficiles, et sur un travail acharné accompli dans le passé ».

Voilà pourquoi notre gouvernement est déterminé à faire du Canada l’un des meilleurs endroits du monde pour investir et c’est en fait ce que nous faisons dans le cadre du Plan d’action économique du Canada.

Nous avons mis en place les ingrédients essentiels, c’est-à-dire un régime fiscal concurrentiel, une économie résiliente et des politiques non discriminatoires. Nous avons placé le Canada en tête de liste ou aux premiers rangs dans presque toutes les catégories. Le magazine Forbes a récemment désigné le Canada comme le meilleur pays du monde pour faire des affaires.

Mais dans le cadre de projets d’exploitation de ressources, il ne fait aucun doute que le contexte réglementaire joue un rôle important dans notre capacité à attirer l’investissement et à mettre en route la création d’emplois.

Nous devons mettre notre régime de réglementation au même niveau concurrentiel que tout le reste. Voici un exemple qui explique pourquoi.

Le Canada est le premier producteur d’uranium du monde. L’Australie est son plus gros concurrent. L’Australie a récemment approuvé l’agrandissement d’une importante mine d’uranium en moins de deux ans. Des projets semblables au Canada ont pris au moins deux fois plus de temps. Je ne pense pas que nous pouvons nous permettre de donner ce genre d’avance à nos concurrents australiens.

Nous savons ce qu’il faut faire pour tirer le maximum de nos ressources. Nous faisons des progrès et nous avons pris des mesures importantes pour mettre de l’ordre dans l’appareil réglementaire du gouvernement fédéral. Nous nous dirigeons dans la bonne direction, mais nous avons encore un long chemin à parcourir pour devenir concurrentiels.

Notre système actuel est toujours une mosaïque de chevauchements, de dédoublements et de complexité insensée. Cela peut causer des retards inutiles et imprévisibles qui nuisent à la réputation du Canada comme pays attrayant pour faire des affaires.

Nous croyons que les examens des grands projets peuvent être menés plus rapidement et de manière plus prévisible, sans compromettre les mesures de protection de l’environnement.

Nous voulons un système qui soit juste et efficace, qui tienne compte des points de vue de toutes les parties intéressées, y compris des collectivités autochtones, qui examine les preuves de façon impartiale et qui tire ensuite des conclusions objectives basées sur des données scientifiques et des faits et permettant d’éclairer les prises de décision.

Il y a environ deux semaines, j’ai publié une lettre ouverte dans les médias pour exprimer mes préoccupations concernant les imperfections du processus de réglementation du Canada et la possibilité d’une interférence de groupes d’intérêts spéciaux étrangers. À en juger par la réponse dans les médias, ma lettre a certainement touché un point sensible.

Et c’est très bien. Parce que mon intention était d’amener les gens à parler de notre processus de réglementation, à constater que le système actuel n’est pas parfait et à voir qu’il peut être amélioré.

Pour le moment, nous voyons un processus qui peut donner lieu à des abus de la part de ceux qui s’opposent au développement économique pour des raisons purement idéologiques. Nous avons besoin d’un processus qui ne sera pas bouleversé, mais sur lequel on pourra compter pour produire des résultats pratiques et respectueux de l’environnement.

Afin d’assurer le développement responsable de ses ressources naturelles, le Canada a besoin d’un système de réglementation moderne, prévisible et rigoureux. Un tel système est essentiel pour la prospérité de notre nation à court et à long terme.

Je ne suis pas le seul à vouloir une réforme de la réglementation. Lors de ma rencontre avec les ministres provinciaux et territoriaux de l’énergie et des mines, qui a eu lieu l’été passé, ceux-ci ont retenu la réforme de la réglementation comme élément clé pour la réalisation du plein potentiel des ressources naturelles du Canada.

L’objectif ultime est simple : un projet, une évaluation, dans un délai clairement défini.

Je sais qu’il est possible de prendre des décisions réglementaires en un temps raisonnable sans compromettre la rigueur ou les normes du processus. Cependant, dans sa forme actuelle, le processus de prise de décision traîne souvent bien trop longtemps.

Le projet de gazoduc de la vallée du Mackenzie a subi un processus complexe d’évaluations environnementales et d’audiences réglementaires qui a pris plus de neuf ans. Pendant ce temps, quelque 7 000 emplois potentiels sont restés en attente.

L’évaluation environnementale de la mine d’uranium Midwest d’AREVA en Saskatchewan a commencé il y a près de six ans et le processus est toujours en cours.

Le terminal d’exportation de potasse Canpotex situé au port de Prince Rupert est soumis à un processus d’évaluation environnementale depuis plus de deux ans et il reste encore de nombreuses étapes à franchir.

Ce ne sont là que quelques exemples de projets qui sont empêtrés dans le système d’examen réglementaire. À l’avenir, il faudra des échéances claires du début à la fin du processus, des échéances qui devront être respectées pour améliorer la prévisibilité du processus.

Des milliers d’autres projets, petits et grands, sont aux prises avec le processus d’examen dans tout le pays, qu’il s’agisse de l’installation de panneaux solaires, de réparations navales ou de l’approbation de la construction d’une patinoire de hockey temporaire sur le lac Louise.

On peut certainement se demander pourquoi les petits projets qui représentent très peu de risques pour l’environnement sont examinés.

Nos ressources devraient être investies dans ce qui importe le plus, c’est-à-dire dans les grands projets qui peuvent avoir le plus d’incidences environnementales.

Notre gouvernement devra donc prendre des mesures pour corriger la situation et il en a déjà pris quelques-unes. Nous avons mis en place plusieurs mesures novatrices pour améliorer le rendement du système de réglementation visant les projets d’envergure sans compromettre la protection de l’environnement.

Le Bureau de gestion des grands projets de Ressources naturelles Canada et les modifications ciblées apportées à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale dans le cadre du Plan d’action économique commencent à résoudre certains des principaux problèmes. Nous sommes toutefois conscients qu’il y a encore du chemin à faire.

Nous devons actualiser le système de fond en comble et, pour cela, nous devons apporter des changements à la loi, beaucoup de changements.

Nous devons élaborer un système de réglementation adapté au 21e siècle, qui établit un équilibre entre l’efficience et l’efficacité et qui stimule la croissance de notre économie ainsi que la création d’emplois d’une manière socialement et écologiquement responsable.

Un système complet, efficace et efficient est tout simplement une affaire d’intérêt national. C’est pourquoi dans le cadre du Plan d’action économique, notre gouvernement s’est engagé à mettre en place un tel système.

LE CERCLE DE FEU

Nous savons que le Canada a un immense potentiel sur le plan des ressources naturelles, et particulièrement dans le domaine des mines.

Le Canada, qui produit plus de 60 minéraux et métaux, est l’un des pays qui fait le plus d’exploitation minière.

De plus, le Canada est le plus grand producteur de potasse dans le monde, le deuxième producteur d’uranium, et il se classe parmi les premiers pour la production d’aluminium brut, de cobalt, de nickel, de métaux du groupe du platine, de concentré de titane et de zinc.

Avec l’aide des marchés boursiers du Canada, les sociétés canadiennes inscrites à la bourse mobilisent la moitié des capitaux investis dans l’exploitation minière à l’échelle mondiale. En fait, près de 60 % des sociétés minières cotées en bourse le sont au Canada, à la Bourse de Toronto.

Et nous sommes en train de découvrir un potentiel de ressources encore plus grand à mesure que nous continuons d’explorer notre vaste pays, surtout dans le Nord, où nous pensons qu’il y a des gisements énormes de minéraux et d’hydrocarbures.

D’une manière fondamentale, le système de réglementation déterminera la mesure dans laquelle le Canada réussira à attirer l’investissement, à mettre ses ressources en valeur, à construire de nouvelles infrastructures et à soutenir le secteur manufacturier et le secteur des services tout en protégeant l’environnement. L’avantage économique potentiel pour les familles des personnes qui se trouvent ici dans cette salle, dans cette ville, dans cette province et dans ce pays ne peut être surestimé.

Un nouveau système de réglementation sera aussi un atout majeur pour l’Ontario, province riche en ressources minérales et métalliques.

En fait, un très bon exemple du Nord de l’Ontario illustre la complexité du processus d’approbation des importants projets d’exploitation de ressources et j’aimerais passer un peu de temps à vous parler du Cercle de feu. C’est une région minière relativement nouvelle située dans les basses terres de la baie James.

Cette région attire d’importants investissements et elle pourrait faire du Canada un important producteur de chromite et de ferrochrome pour des produits à valeur ajoutée tels que l’acier inoxydable et des alliages spéciaux. La région pourrait également refaire les réserves de nickel et de cuivre du Canada qui sont en train de s’épuiser.

Pour l’Ontario, cette région a une importance stratégique étant donné qu’elle pourrait faire profiter toute la province d’une plus grande prospérité. Elle a un important potentiel de création de richesse par l’entremise de taxes et de redevances payées à l’État.

Le Cercle de feu crée des emplois et favorise l’acquisition de compétences pour ses 31 communautés autochtones et contribue à l’amélioration des infrastructures.

Vingt-six sociétés d’exploration minière travaillent actuellement dans cette région. Elles ont des concessions minières couvrant près de 500 000 hectares

Des estimations du secteur privé indiquent que les ressources de chromite de la région pourraient valoir 50 milliards de dollars. Et on estime à 10 milliards de dollars les gisements de métaux de base et de métaux du groupe du platine. Il pourrait y avoir également des gisements d’or, de fer et d’autres minéraux.
     
Je n’ai pas besoin de vous dire que la baie James est une région éloignée, qu’il n’y a pas de routes, ni de chemin de fer ni de lignes de transport électrique. Donc tout ce qui est requis à l’appui du développement doit passer par un processus d’approbation et ensuite être construit.

Tout cela évidemment signifie des milliers et des milliers d’emplois mais aussi de très nombreuses difficultés à surmonter. Toutefois, la bonne nouvelle est que des investisseurs sont prêts à investir.

Actuellement, deux projets ont été proposés et devraient créer jusqu’à 2 000 emplois à un moment donné.

Le projet de Cliffs chromite propose la construction d’une mine à ciel ouvert et souterraine de chromite pour une durée de 30 ans ainsi que d’une installation de traitement du minerai.

Le projet Eagle’s Nest de Noront propose la construction d’une mine de nickel, de cuivre et de métaux du groupe du platine pour une durée de dix ans ainsi que d’une installation de traitement sur place.

Les deux projets sont actuellement soumis à une évaluation environnementale.

Il ne fait aucun doute que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial devront collaborer dans de nombreux domaines si ces deux projets sont approuvés. Ils devront, entre autres, veiller à la planification et au développement des infrastructures, aux occasions de valeur ajoutée, aux mesures à prendre pour faciliter l’exploitation minière, à l’évaluation de l’environnement et au renforcement des capacités des Autochtones.

Il faudra d’importantes infrastructures : des corridors d’accès, des lignes de transport d’électricité et une infrastructure communautaire. Le gouvernement de l’Ontario envisage diverses solutions pour la construction d’une nouvelle ligne de transport d’énergie. Il est possible que l’on construise une nouvelle route et un chemin de fer. Le coût de ces infrastructures monterait facilement à des centaines de millions de dollars.

J’espère que ces projets passeront facilement par les systèmes et processus de réglementation fédéraux et provinciaux, mais comme je l’ai déjà dit, les antécédents des grands projets montrent que des améliorations s’imposent.

Nous devons nous demander combien d’investisseurs potentiels ont vu le système de réglementation du Canada et ont décidé de placer leur argent ailleurs, là où il pourrait travailler un peu plus vite.

Voilà le contexte que nous devons bien comprendre. Nous devons mettre notre régime de réglementation à un niveau concurrentiel. Nous devons assurer l’évaluation environnementale adéquate et complète des grands projets, mais nous devons mettre fin aux retards déraisonnables qui mettent en péril la viabilité des projets et nuisent à notre réputation de pays attrayant pour faire des affaires.

Je voudrais encore une fois insister sur le fait que notre gouvernement est fermement déterminé à créer un régime de réglementation dans lequel toutes les parties intéressées pourront avoir confiance. Je crois que les répercussions de la décision des États-Unis concernant l’oléoduc Keystone XL font très clairement ressortir l’importance d’une réforme de la réglementation.

Nous continuerons à travailler de concert avec les provinces, les territoires et l’industrie pour trouver des façons de réduire les chevauchements, de raccourcir les délais et d’améliorer plus encore les processus de réglementation applicables aux projets de mise en valeur des ressources.

Nous continuerons également à collaborer avec les communautés autochtones. Cette semaine au Rassemblement Couronne-Premières Nations, qui a eu lieu à Ottawa, le premier ministre a renouvelé son engagement à développer le potentiel économique des Premières Nations, et c’est ce qu’il fera ici en Ontario et dans tout le pays.

Nous prendrons soin aussi d’effectuer des consultations véritables auprès des collectivités touchées. Et tout cela, et bien plus encore, nous le ferons dans un contexte de croissance continue.

CONCLUSION — PROCHAIN BUDGET ET PRIORITÉ À L’ÉCONOMIE

Nous avons tous constaté la résilience de l’économie du Canada depuis la récession de 2008.

La performance de l’économie canadienne continue à être supérieure à celle de la plupart des autres pays et le FMI ainsi que l’OCDE prévoient tous deux que la croissance économique du Canada sera parmi les meilleures cette année.

Il est évident que nous faisons bien les choses au Canada. Nous avons jeté des bases solides pour la croissance et la vigueur de l’économie de nombreuses façons : en réduisant le taux d’imposition des particuliers et des entreprises, en remboursant la dette, en restreignant les dépenses, en réduisant la paperasserie et en encourageant le libre-échange et l’innovation.

Voilà les éléments fondamentaux de notre économie et notre gouvernement continuera à se concentrer sur ceux-ci et sur une gestion financière prudente dans le but ultime de retourner à un budget équilibré à moyen terme. Le ministre des Finances, M. Flaherty, aura certainement plus à dire à ce sujet lorsqu’il déposera le budget fédéral.

Depuis ses débuts, notre gouvernement s’intéresse avant tout à la création d’emplois et à la croissance économique en s’assurant que les conditions sont propices au maintien de la qualité de vie que les Canadiens souhaitent avoir. Aujourd’hui, je crois que nous sommes sur la bonne voie, celle de la réussite.

Merci.