ARCHIVÉE - Conférence des producteurs et consommateurs de gaz naturel liquéfié - Le 19 septembre 2012

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Notes pour une allocution d’ouverture

de

L’honorable Joe Oliver, C.P, député
ministre des Ressources naturelles

à la

Conférence des producteurs et consommateurs de gaz naturel liquéfié

Le 19 septembre 2012
Tokyo, Japon

Introduction

Merci beaucoup. C’est un honneur pour moi de m’adresser à vous à l’occasion de cette importante conférence. Je veux tout d’abord remercier sincèrement le ministre Edano et l’Institut de l’économie des énergies, qui me donnent l’occasion de faire valoir le point de vue du Canada dans le débat. Je salue avec plaisir la délégation commerciale canadienne et son excellence l’ambassadeur du Canada au Japon, M. Jonathan Fried. J’aimerais également saluer les distingués participants à la conférence, dont les ministres venus de l’Australie, du Qatar et de la Corée du Sud ainsi que les représentants de l’industrie et des dirigeants d’entreprise venus du Japon et du monde entier.

Je suis ici aujourd’hui pour vous transmettre un message simple : le Canada est un endroit très attrayant pour l’investissement et le commerce. Nous voulons faire des affaires; nous accueillons favorablement les investisseurs étrangers; nous pouvons être un partenaire fiable et privilégié pour l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié dans le monde ainsi que pour le commerce international et l’investissement étranger dans ce domaine.

Chef de file mondial du secteur énergétique

Permettez-moi de vous décrire brièvement la situation. En tant que chef de file émergent dans le monde de l’énergie, le Canada est un grand fournisseur sûr, fiable et économique et il le restera pendant des années et des années. Nous sommes le sixième producteur mondial de pétrole, et nos réserves prouvées se classent au troisième rang dans le monde, avec 173 milliards de barils, dont 169 milliards dans les sables bitumineux. Nous sommes également le deuxième producteur mondial d’uranium et le troisième producteur d’hydroélectricité.

L’Amérique du Nord est la région productrice de pétrole qui connaît la plus forte croissance à l’extérieur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Selon les prévisions, en effet, la production augmentera de 11 p. 100 entre 2010 et 2016 en raison d’une hausse de production des sables bitumineux et de la contribution accrue des formations de pétrole léger en réservoir étanche. C’est donc dire que l’Amérique du Nord pourrait améliorer sensiblement son autosuffisance énergétique au cours des prochaines années.

Ce qui nous intéresse tout particulièrement, aujourd’hui, ce sont les vastes réserves de gaz naturel du Canada et la capacité en voie d’installation rapide qui permettra au pays de devenir un important fournisseur de gaz naturel liquéfié. La mise en valeur du gaz de schiste a radicalement modifié l’approvisionnement gazier de l’Amérique du Nord, et cela aura des conséquences dans le monde entier. Il s’agit d’une ressource stratégique importante qui pourrait accroître de façon marquée la sécurité énergétique mondiale.

Un des objectifs stratégiques clés du Canada est de diversifier ses marchés énergétiques, en particulier dans la région Asie-Pacifique, où la demande est à la hausse. À l’heure actuelle, le Canada n’exporte pas de gaz naturel liquéfié vers le Japon et ses exportations de brut et de produits pétroliers à destination de ce pays sont encore très modestes, mais nous entrevoyons une extraordinaire possibilité de modifier la situation dans l’intérêt de nos deux pays.

Le Canada a la chance de posséder des réserves qui pourraient atteindre 1 300 billions de pieds cubes — c’est-à-dire 37 billions de mètres cubes — de gaz naturel, ce qui nous classe parmi les premiers dans le monde. Les deux tiers de ces réserves sont des gaz non classiques, y compris du gaz de schiste, et elles augmenteront certainement avec les nouvelles découvertes. Nous sommes déjà le troisième producteur de gaz naturel au monde. Notre secteur des services est bien établi et continue de faire progresser l’industrie canadienne du gaz naturel en amont. Nous sommes donc, effectivement, fin prêts pour la révolution du gaz de schiste.

Cinq projets de gaz naturel liquéfié sont en élaboration sur notre côte pacifique, dont trois à Kitimat, en Colombie-Britannique, qui devraient entrer en service entre 2014 et 2019. Deux de ces projets ont déjà obtenu des permis d’exportation valides pendant 20 ans : le projet Kitimat LNG, qui réunit Apache Canada, EOG Resources et EnCana Corporation, et le projet de terminal méthanier du chenal Douglas, auquel participe la Première nation Haisla.

Des terminaux méthaniers et une infrastructure de pipelines connexe sont également proposés dans la région de Prince Rupert, en Colombie-Britannique. La société Spectra Energy, par exemple, une société basée en Amérique du Nord, a récemment dévoilé en collaboration avec le groupe British Gas des plans relatifs à un oléoduc qui pourrait acheminer quotidiennement 4,2 milliards de pieds cubes de gaz naturel vers les installations supplémentaires d’exportation de GNL proposées dans le port de Prince Rupert.

Si on se base sur les projets proposés, le Canada pourrait exporter l’équivalent de 9 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour sous la forme de GNL, soit 66 millions de tonnes de GNL annuellement. Ces projets méthaniers revêtent une grande importance économique pour le Canada et ils seraient également bénéfiques pour la région Asie-Pacifique. De fait, le développement des capacités d’exportation de GNL sur la côte Ouest du Canada suscite déjà l’intérêt des investisseurs de divers pays de l’Asie–Pacifique, dont le Japon, la Corée et la Chine.

Un de ces projets, baptisé LNG Canada, permettrait d’exporter jusqu’à 24 millions de tonnes de GNL annuellement vers les marchés asiatiques. Parmi les partenaires de ce projet, mentionnons Shell Canada, Korea Gas Corporation, PetroChina Company Limited et Mitsubishi Corporation. TransCanada PipeLines construira le pipeline qui amènera le gaz à ces installations.

Un méthanier chargé à pleine capacité peut relier la côte nord-ouest du Canada aux marchés de GNL du bassin du Pacifique en 11 jours à peine — c’est plus rapidement que s’il venait du Moyen-Orient ou de l’Afrique. L’avantage concurrentiel du Canada comprend notre climat d’investissement, puisque le magazine Forbes considère le Canada comme le meilleur endroit au monde pour investir.

Il s’agit donc d’une occasion exceptionnelle. Notre avantage concurrentiel est évident, et nous sommes appelés à devenir un fournisseur important, fiable et économique pour le Japon, la Corée et d’autres pays de l’Asie-Pacifique et ce, pendant de nombreuses années.

Un investissement attrayant

Permettez-moi de vous dire pourquoi le Canada est une destination idéale pour l’investissement. Nous accueillons favorablement l’investissement dans les secteurs de l’énergie, des mines et des forêts. Notre désir d’accélérer la mise en valeur de ces ressources et d’en diversifier les exportations est reflété par nos efforts en vue de créer un des climats d’investissement les plus attrayants au monde : nous avons abaissé les impôts, réduit la dette, allégé le fardeau de la réglementation et encouragé le libre-échange et l’innovation.

Grâce dans une large mesure à l’importance que notre gouvernement accorde à ces facteurs fondamentaux, l’économie du Canada a mieux résisté que la plupart des autres aux récentes perturbations économiques mondiales. Tant le Fonds monétaire international que l’Organisation de coopération et de développement économiques prédisent que le Canada affichera un des taux de croissance économique les plus dynamiques des pays du G-7 cette année et l’an prochain.

Amélioration constante : Le développement responsable des ressources

Tous nos succès ne nous empêchent pas de continuer à intervenir pour rendre le Canada encore plus attrayant comme destination d’investissement. Nous savons qu’avant d’engager des sommes importantes, les investisseurs veulent s’assurer que le contexte est stable et prévisible.

Pour cette raison, nous avons récemment mis en œuvre un plan qui modernisera notre cadre de réglementation. Nous avons baptisé ce plan Développement responsable des ressources. Il nous aidera à faire du régime canadien de réglementation des grands projets l’un des plus efficaces, des plus efficients et des plus concurrentiels au monde. Les nouvelles dispositions législatives inaugurent une approche de réglementation inédite qui élimine les chevauchements et impose des échéances strictes pour les évaluations environnementales. Elle renforce également la protection de l’environnement, car elle met l’accent sur les grands projets, resserre l’application des règles et améliore la consultation auprès des peuples autochtones du Canada pour tenir dûment compte de leurs intérêts économiques et sociaux.

Nous avons déployé tous ces efforts pour aider le Canada à développer de façon responsable ses immenses richesses naturelles, ce qui profitera aussi bien aux Canadiens qu’à nos principaux partenaires commerciaux. Ces changements faciliteront les décisions d’immobilisation et de planification tout en renforçant des normes environnementales qui sont déjà de calibre mondial.

Notre gouvernement a aussi adopté des mesures qui renforcent la sécurité des pipelines et du trafic maritime au Canada : il a augmenté de 50 p. 100 le nombre d’inspections annuelles des oléoducs et des gazoducs et doublé le nombre de vérifications annuelles pour repérer les éventuels problèmes et prévenir les incidents. Nous avons renforcé le régime de sécurité des navires pétroliers au Canada en englobant les pétroliers à double coque, en imposant le pilotage obligatoire et en améliorant les outils de navigation pour aider les navires à circuler dans nos eaux. Ces mesures font que le régime de sécurité du Canada est maintenant de calibre mondial.

La croissance dans l’industrie des ressources naturelles crée des défis en matière de main-d’œuvre, en particulier pour les métiers spécialisés. Pour relever ces défis, nous avons fait appel à nos homologues provinciaux et territoriaux ainsi qu’à l’industrie. Au niveau fédéral, nous créons des programmes pour les travailleurs étrangers temporaires, les Canadiens autochtones, les métiers spécialisés et les jeunes, et nous sommes confiants que notre approche aura un effet décisif dans ce dossier.

Conclusion

Nous avons de l’énergie en abondance, et nous sommes tout disposés à répondre à la demande croissante d’énergie dans la région Asie-Pacifique. Nos intérêts sont complémentaires, car nous voulons diversifier nos marchés alors que les acheteurs, eux, doivent diversifier leurs sources d’approvisionnement.

Nous savons que la demande de GNL augmentera de façon substantielle dans les années à venir. Nous prenons donc rapidement les moyens d’installer l’infrastructure nécessaire afin d’être prêts à saisir les occasions qui se présenteront — ici, au Japon, en Corée, en Chine et ailleurs.

Le Canada a les ressources, le savoir-faire et l’expérience nécessaires pour devenir un soutien sûr, fiable et économique de la sécurité énergétique du Japon, et ce, pendant de nombreuses années. Ce faisant, nous resserrerons plus encore les liens d’amitié et commerciaux qui unissent nos deux pays.

Merci.