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2011/87

Notes en vue d’une allocution de

l’honorable Joe Oliver, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles

Canada et États-Unis : Esquisse d’une énergie sûre pour demain

United States Energy Association

Washington
Le 4 octobre 2011

Le discours prononcé fait foi


Je vous remercie et bonjour à vous tous!

C’est un honneur de prendre la parole devant la United States Energy Association. Pendant des années, votre organisation a aidé à élargir nos horizons et à mieux comprendre les grandes questions énergétiques, pas seulement, ici, aux États-Unis, mais aussi au Canada et ailleurs dans le monde.

À titre de ministre des Ressources naturelles du Canada, je supervise un portefeuille qui touche divers dossiers, qu’il s’agisse de foresterie, de préparation aux séismes et même de l’Atlas du Canada. L’énergie est un élément essentiel de ce portefeuille. 

Cet été, j’ai parcouru le Canada et les États-Unis en informant les gens du rôle clé que les immenses ressources énergétiques du Canada peuvent jouer dans la sécurité énergétique de demain.

Mon message est toujours le même, peu importe où je vais. Le Canada est ouvert aux investisseurs. Nous sommes un fournisseur sûr, responsable, fiable et axé sur le marché.

Aujourd’hui, je désire vous entretenir de trois sujets :

  • je vais d’abord parler des liens qui unissent le Canada et les États-Unis en matière d’énergie;
  • ensuite, j’expliquerai de quelle façon le Canada peut aider à combler vos besoins énergétiques à l’avenir;
  • troisièmement, vous apprendrez pourquoi vous devriez faire davantage affaire avec nous.

Les États-Unis et le Canada partagent la plus longue frontière au monde, un riche patrimoine, des économies étroitement liées et des valeurs semblables que l’on retrouve tant dans les fermes familiales que sur le plancher des usines.

Puisque notre détermination et notre éthique du travail découlent d’une croyance similaire empreinte de valeurs et du désir de les défendre, il n’est guère surprenant que nous ayons tissé des relations étroites dans autant de domaines. Plus de 1,6 milliard de dollars en biens et services traversent notre frontière chaque jour, sans exception. Ces nombreux échanges commerciaux, qui constituent le partenariat commercial le plus important au monde, font travailler huit millions d’Américains.

Quant à nous, au Canada, nous disposons d’une main-d’œuvre qualifiée, d’un esprit novateur et d’un secteur pétrolier et gazier dynamique. Nous sommes prêts à offrir à l’Amérique du Nord et au monde la sécurité énergétique, nous sommes désireux de le faire et nous en sommes capables.

Nos relations commerciales sont un exemple pour tous, et les liens qui nous unissent sont même plus serrés que leur nombre peut en attester. Partout où je me rends aux États-Unis, mais plus particulièrement dans les États du Nord, je rencontre des personnes qui ont de la famille ou des amis au Canada.

Comme toutes les familles, nous avons, à l’occasion, des différends, mais, en majeure partie, nos cultures collectives s’inspirent d’antécédents semblables en matière d’auto-développement et de liberté de la personne de manière à pouvoir réaliser ses propres rêves.

En plus d’être votre voisin du Nord, le Canada est votre meilleur ami et plus fidèle allié depuis des générations. En 1940, le premier ministre Mackenzie King et le président Franklin Delano Roosevelt se sont rencontrés à bord d’un train près d’Ogdensburg, dans l’État de New York, et ils ont convenu de créer le Comité permanent conjoint de la défense, l’une des premières initiatives continentales d’importance entre nos deux pays. Lorsque la ligne du radar du réseau d’alerte lointaine a été construite dans les années 1950, votre technologie dans notre Extrême-Arctique a assuré notre sécurité à tous. Depuis des décennies, le personnel militaire canadien et américain commande ensemble NORAD à Cheyenne Mountain au Colorado. L’Accord de libre-échange nord-américain, entré en vigueur en 1994, couvre non seulement une vaste gamme de biens et services, mais il vous garantit aussi un accès protégé aux sources canadiennes d’énergie.

Le 4 février, le premier ministre Stephen Harper et le président Barack Obama ont publié une déclaration au sujet de la sécurité du périmètre et de la compétitivité économique, qui porte sur quatre domaines de coopération, soit la réponse rapide aux menaces; la facilitation du commerce, la croissance économique et l’emploi; l’intégration transfrontalière en matière d’application de la loi; et la protection des infrastructures essentielles et la cybersécurité.

Voilà un instrument de plus parmi tant d’autres auxquels nos pays participent en concertation.

Aujourd’hui, le Canada et les États-Unis jouissent d’une relation bilatérale en matière d’énergie très étroite et sans égale. Nous œuvrons dans un marché énergétique commun, un marché qui est renforcé par un réseau ininterrompu d’oléoducs desservant des entreprises et des collectivités des deux côtés de la frontière.

Fait très important, la très grande majorité de nos citoyens veut que nos deux pays travaillent en étroite collaboration lorsqu’il est question d’énergie. Selon un sondage mené en août par Nanos Research et l’Université de l’État de New York à Buffalo, 80 % des Canadiens et 90 % des Américains estiment qu’il est important d’élaborer une politique intégrée en matière d’énergie.

Au Canada, tout comme aux États-Unis, la politique énergétique s’inspire des principes du marché libre et elle est tributaire d’un engagement à mettre en valeur nos ressources énergétiques tout en étant responsables, tant sur le plan social qu’environnemental.

Nous sommes d’avis que le marché libre est le moyen le plus efficace et le plus rentable d’assurer une allocation des ressources appropriée aux fins d’exploration et d’approvisionnement en énergie.

Cela est loin d’être le cas ailleurs. Environ 80 % des réserves de pétrole du monde sont gérées soit par des gouvernements nationaux soit par des sociétés pétrolières d’État. Les autres réserves se trouvent dans des pays ouverts, qui ont un marché libre et respectent la règle de droit. Environ 60 % de ce deuxième type de pétrole provient des sables bitumineux du Canada. Et nous ne sommes pas membres de l’OPEP, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Le Canada est choyé par l’abondance de ses ressources énergétiques. Notre pays possède des dépôts d’uranium qui se classent au deuxième rang en importance dans le monde; nous occupons la troisième place en ce qui a trait aux réserves prouvées de pétrole, tout juste derrière l’Arabie saoudite et le Venezuela; nous sommes le troisième producteur de gaz naturel et d’énergie hydroélectrique.

Plus de 97 % de nos 174 milliards de barils en réserve gisent dans les sables bitumineux de l’Ouest canadien. Grâce aux progrès technologiques, ces réserves pourraient bien atteindre 315 milliards de barils.

En prime, nous sommes tout à côté. Et nos réserves prouvées de pétrole sont huit fois plus importantes que les vôtres. Comme les États-Unis ont moins de 2 % des réserves de pétrole du monde entier, vous dépendez grandement du pétrole importé, à raison de près de 12 millions de barils par jour.

Compte tenu de la solidité et de la durabilité des relations entre le Canada et les États-Unis et de la grande richesse énergétique de notre pays, il n’est guère surprenant que le Canada soit le fournisseur numéro un des États-Unis, toutes formes d’énergie confondues.

Plus de 20 % de vos importations de pétrole viennent du Canada. Tous les jours, vous importez plus de pétrole du Canada que du Mexique et de l’Arabie saoudite réunis, vos deux fournisseurs de pétrole les plus importants après le Canada. L’énergie hydroélectrique canadienne est essentielle dans le nord-est des États-Unis. Nous fournissons aussi 22 % de l’uranium destiné à vos centrales nucléaires.

Même si nous parlons surtout aujourd’hui des sables bitumineux, vous devriez aussi savoir que le Canada est le troisième producteur de gaz naturel dans le monde – 14,2 milliards de pieds cubes par jour en 2010. Nous sommes le quatrième exportateur de gaz naturel, à près de 9 milliards de pieds cubes par jour l’an dernier ou 15,6 milliards de dollars. Le Canada fournit ainsi 14 % du gaz naturel des États-Unis.  Passez le mot; nous serons heureux de vous en vendre plus!

Jusqu’à maintenant, je vous ai parlé des marchés où nous sommes présents et de nos réalisations. Que nous réserve l’avenir? Bien, comme l’a dit George Allen lorsqu’il est arrivé à Washington comme entraîneur des Redskins : « L’avenir commence aujourd’hui ». Si le Canada veut continuer à fournir une énergie fiable afin de répondre aux demandes croissantes, il nous faut des investissements majeurs dans les infrastructures.

Ce qui m’amène à vous parler de l’oléoduc Keystone XL, une proposition du secteur privé qui a obtenu l’appui entier du gouvernement canadien. Selon les plans, l’oléoduc Keystone s’étendra sur près de 2 000 milles, de l’Alberta jusque dans le golfe du Mexique, au coût de 7 milliards de dollars et il approvisionnera les raffineries du Texas à partir de nos sables bitumineux.

De nombreux organismes de réglementation, tant à l’échelle de l’État que de l’administration fédérale, ont déjà étudié le projet Keystone. Dernièrement, le Département d’État des États-Unis a publié son énoncé des incidences environnementales, lequel a été très favorable. Ce document final constitue une étape déterminante dans le processus d’approbation.

Le gouvernement canadien s’est engagé à respecter les normes les plus rigoureuses qu’il est possible d’imposer à des projets comme l’oléoduc Keystone. Nous avons donc été ravis de lire le passage suivant dans l’énoncé sur les impacts environnementaux : Keystone « serait plus sécuritaire que tout autre système d’oléoduc habituellement construit au pays » [traduction libre]. Cette phrase mérite d’être répétée : « plus sécuritaire que tout autre système d’oléoduc habituellement construit au pays ».

Le projet Keystone a soulevé des protestations au Capitole et sur la colline du Parlement. Des célébrités font la une et sont mises en état d’arrestation. Certains perçoivent l’énergie comme un problème si elle fait partie intégrante de l’économie. Certaines personnes préfèrent se plaindre plutôt que de chercher ou d’appuyer des solutions.

Dans mon esprit, Keystone n’est pas un problème, c’est plutôt une solution… et, de plus, la meilleure solution. Permettez-moi d’énumérer trois raisons pour lesquelles les États-Unis devraient approuver le projet Keystone et adopter ce moyen de transport de l’avenir.

D’abord, la sécurité nationale. Cet oléoduc permettra d’ajouter une capacité commerciale de un demi-million de barils par jour à la quantité de pétrole brut expédié par l’Ouest canadien vers le sud de manière à pouvoir remplacer certaines sources nettement moins fiables.

Cet argument en particulier, soit un approvisionnement plus stable et plus sûr assuré par des organismes amis, a fait son chemin récemment lorsque… par suite de l’interruption des approvisionnements au Moyen-Orient… l’Agence internationale de l’énergie a libéré 60 millions de barils appartenant aux réserves stratégiques, dont 30 millions provenaient des États-Unis.

Si le projet Keystone reçoit l’aval, l’oléoduc transportera, tous les 60 jours, 30 millions de barils de pétrole aux États-Unis. Cette quantité correspondant exactement au nombre de barils qui ont été puisés récemment à même la réserve de pétrole stratégique des États-Unis.

Bien sûr, les énergies renouvelables sont appelées à remplacer un jour notre dépendance envers les combustibles fossiles. Mais, en attendant, nous devons maintenir et élargir nos activités d'exploration et d'exploitation pétrolières et gazières.

Les sables bitumineux du Canada constituent la meilleure source de pétrole et de gaz. Ils représentent le plus grand projet de développement industriel dans le monde, environ 137 milliards de dollars y ayant été investis jusqu’à maintenant. Les sables bitumineux se trouvent à seulement 600 milles de la frontière canado-américaine, environ la même distance qui sépare Washington d’Atlanta, en Georgie.

La deuxième raison pour laquelle le projet Keystone doit aller de l'avant, c’est la création d'emplois. Selon le Canadian Energy Research Institute, le projet créera 20 000 emplois dans la construction aux États-Unis. Au cours des 25 prochaines années, on estime que le développement des sables bitumineux soutiendra en moyenne 93 000 emplois par année aux États-Unis. Selon les prévisions, si l’oléoduc Keystone est approuvé, 160 000 emplois par année seront créés. 

Au cours de cette même période de 25 ans, le développement des sables bitumineux injectera en moyenne 8,4 milliards de dollars par année dans l'économie américaine. Si le pipeline Keystone est approuvé, vous pouvez vous attendre à voir ce montant atteindre 14,4 milliards de dollars par année. 

Ce qui me conduit à la troisième raison pour laquelle le projet Keystone doit avoir l’appui de tous ... l’importance vitale de la croissance économique. Selon les prévisions, le projet Keystone permettra d'injecter 20 milliards de dollars dans l'économie américaine pendant la construction, puis d’augmenter le produit intérieur brut de 6 milliards de dollars par année au cours des 25 prochaines années.

Il ne faut pas oublier non plus qu’outre les retombées économiques futures du projet Keystone, les sables bitumineux canadiens produisent déjà un effet d'entraînement  économique puissant et positif partout au Canada et aux États-Unis.

Les effets de stimulation économique de ces dépenses se font largement sentir. Les auteurs d’une étude menée par l'Association canadienne des producteurs pétroliers ont constaté que plus d'un millier de sociétés américaines font déjà partie de la chaîne d'approvisionnement des entreprises exploitant les sables bitumineux. Ces sociétés vendent toutes sortes de produits, allant des pneus et des valves aux logiciels et aux systèmes de contrôle de la corrosion. Leur nombre devrait croître de façon exponentielle au fil du temps.

Vous serez aussi intéressés d’apprendre que le projet Keystone s’est mérité l’appui d'un large éventail de groupes provenant de tous les horizons, y compris de nombreux syndicats et la  Chambre de commerce des États-Unis.

En réponse à ceux qui voudraient trouver  ailleurs des sources d’énergie, voici ce que le secrétaire à l'Énergie, Steven Chu, a déclaré le mois dernier : « Il est beaucoup plus rassurant d’avoir le Canada comme fournisseur de notre pétrole que tout autre pays. »

Comme l'Agence internationale de l'énergie  prévoit que la demande mondiale d'énergie va croître de près de 36 % au cours des 25 prochaines années, les sables bitumineux sont appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans la sécurité énergétique, et cela, même si des normes environnementales parmi  les plus strictes sont imposées.

Permettez-moi de parler un peu de l'environnement. La protection de l'environnement par un développement socialement responsable est un principe fondamental qui guide la politique du gouvernement canadien.

Le développement des sables bitumineux est assujetti à un examen réglementaire rigoureux et à une surveillance prudentielle. L'industrie mène de plus en plus de projets de forage, ou  in situ, qui permettent d’éviter la création de  bassins de décantation.

En outre, les entreprises sont tenues d'assainir et de remettre en état toutes les terres affectées. J'ai récemment visité, au nord de Fort McMurray, en Alberta, une forêt qui a été remise en état. Personne ne se douterait qu'elle a déjà été un site minier. De même, on peut maintenant trouver, sur un ancien site de Syncrude, un milieu bucolique où 300 bisons  paissent sur un sol assaini.

Il faut aussi tenir compte de la portée des activités d’exploitation des sables bitumineux canadiens ainsi que des répercussions qu’elles entraînent. Au total, seule une minuscule superficie a été affectée par l’exploitation à ciel ouvert, soit un dixième de 1 % de l’espace occupé par la forêt boréale canadienne.

De plus, en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, vous serez peut-être intéressés d’apprendre que l’exploitation des sables bitumineux a elle aussi peu de conséquences, et est responsable d’environ un dixième de 1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En comparaison, les centrales électriques américaines alimentées au charbon produisent près de 40 fois plus d’émissions que les sables bitumineux du Canada. À lui seul, le Wisconsin produit avec ses centrales au charbon autant d’émissions de gaz à effet de serre que tous les sables bitumineux.

Entre-temps, d’ici 2020, nous nous sommes engagés à réduire les émissions nationales totales de 17 % par rapport aux niveaux de 2005. Cet objectif est le même que celui visé par les États-Unis.

À cette fin, on effectue différentes démarches. Il y a deux ans, le premier ministre Harper et le président Obama ont entamé le Dialogue États-Unis–Canada sur l’énergie propre. Grâce à cette initiative, nos deux pays se sont engagés à collaborer dans le cadre du développement de technologies énergétiques propres.

Ainsi, le Canada, les États-Unis et le Mexique sont en train d’élaborer un atlas des principales sources de dioxyde de carbone, des réservoirs potentiels de stockage de CO2 et des estimations de stockage. Le Canada et les États-Unis travaillent aussi à la création de nouvelles technologies de captage et de stockage du carbone qui seront essentielles à rendre les technologies plus efficaces et économiques à moyen et à long terme.

En conclusion, je tiens à souligner une fois de plus que le Canada est un fournisseur d’énergie sécuritaire, responsable et fiable. Les liens énergétiques étroits que nous partageons catalysent les économies canadiennes et américaines. Il ne faut pas sous-estimer l’importance économique et stratégique des sables bitumineux.

Au cours des prochaines années, je crois que nous réussirons à créer encore plus d’emplois, à favoriser davantage la croissance économique et à renforcer davantage la sécurité énergétique, et ce, des deux côtés de la frontière. L’écrivain écossais Thomas Carlyle a dit : « Ne tentons pas de deviner ce que l’avenir nous réserve, mais préoccupons-nous plutôt du présent. » [traduction libre]

Le présent nous confirme deux choses quant à nos liens énergétiques; d’abord, que l’économie des États-Unis aura encore besoin de pétrole pour alimenter son économie, et ensuite, que le Canada est le pays le mieux placé pour fournir cette ressource de façon sécuritaire et fiable…. et nous sommes prêts à le faire.

Le choix est évident.

Vous pouvez continuer à importer le pétrole de sources lointaines, ou vous pouvez augmenter les importations provenant du pays voisin qui est aussi un ami et un allié.

Les réserves abondantes qui se trouvent dans les sables bitumineux canadiens représentent le meilleur investissement nord-américain en matière d’énergie.

Maintenant et plus que jamais, le Canada peut devenir votre partenaire en sécurité énergétique.

Nous pensons que Keystone XL devrait faire partie intégrante de ce partenariat.

Merci de votre attention.