ARCHIVÉE - L'émergence du Canada comme superpuissance énergétique

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2011/85

Notes en vue d’une allocution de

l’honorable Joe Oliver, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles

L’émergence du Canada comme superpuissance énergétique

World Affairs Council
San Francisco (Californie)

Le 14 septembre 2011

Le discours prononcé fait foi


Introduction

Mesdames et Messieurs, bonjour!

Au cours des derniers jours, j’ai assisté à la conférence sur l’énergie et le transport de l’APEC, la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique. J’ai également rencontré des législateurs, des groupes de réflexion et des gens d’affaires.

Le Canada est impatient de montrer ses produits énergétiques à cet immense marché de l’énergie en émergence. C’est pourquoi je me suis déplacé pour aller parler à mes homologues responsables de marchés importants.

Mais je crois qu’il est encore plus crucial d’approfondir des relations de longue date, comme celle que cultivent le Canada et les États-Unis. Le Canada et les États-Unis partagent la frontière la plus longue au monde, une histoire riche, une économie fortement intégrée et de nombreuses valeurs.

Tous ces facteurs, et surtout les valeurs que nous partageons, sont des éléments essentiels au très grand succès que connaît notre relation.

Je suis donc ravi d’être ici pour parler au World Affairs Council des relations du Canada et des États-Unis en matière d’énergie. Je ne peux vous dire à quel point c’est enthousiasmant pour moi de m’adresser à un public comme le vôtre, composé de personnes ayant un esprit curieux et positif.

Je félicite le World Affairs Council pour les efforts qu’il déploie depuis des décennies afin d’attirer des chefs de file mondiaux pour qu’ils viennent discuter d’enjeux d’importance internationale. Et j’applaudis à votre objectif qui ne consiste pas seulement à approfondir une compréhension commune de ces enjeux, mais aussi à chercher des solutions. Comme c’est stimulant!

Mon message principal pour vous aujourd’hui est le suivant.

Notre relation sur le plan énergétique est un moteur important pour l’économie de nos deux grands pays.

Je crois que nous pouvons créer encore plus d’emplois, stimuler encore plus la croissance et renforcer davantage la sécurité énergétique des deux côtés de la frontière.

Et je vous assure que le Canada poursuivra ces objectifs d’une manière écologiquement et socialement responsable.

Permettez-moi de vous exposer quelques éléments fondamentaux de notre partenariat commercial, qui ne sont pas très bien connus.

Une relation mutuellement bénéfique

Tout comme les États-Unis sont le premier marché d’exportation du Canada, ils vendent plus au Canada qu’au Japon, au Mexique, à la Chine ou à l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Chaque jour grâce à l’ALENA et à nos solides relations bilatérales, nos deux pays font traverser la frontière à plus d’un milliard et demi de dollars en biens et services. Chaque jour, ce volume ahurissant d’échanges commerciaux fait travailler huit millions d’Américains.

Une bonne partie de cette activité économique se déroule ici même, dans cet État. C’est peu étonnant lorsque l’on constate à quel point le Canada et la Californie se ressemblent, mises à part quelques petites différences climatiques.

La taille de la population du Canada et de la Californie est la même. Nous avons tous deux une main-d’œuvre qualifiée, une éducation de calibre mondial ainsi que la curiosité et le talent requis pour mettre au point des technologies intelligentes. En effet, nous collaborons dans le domaine de la recherche et développement de pointe par l’entremise de mécanismes tels que le Partenariat d’innovation stratégique Canada-Californie.

C’est pourquoi nous pouvons miser sur nos avantages comparatifs et produire de la richesse des deux côtés de la frontière.

Selon les statistiques les plus récentes, les échanges bilatéraux entre le Canada et la Californie dépassent les 28 milliards de dollars américains. Ce qui fait de nous l’un de vos plus gros partenaires commerciaux. Et ce commerce crée de l’emploi pour plus de 930 000 personnes en Californie.

Notre commerce de l’énergie constitue une partie importante des échanges commerciaux. Le Canada fournit à la Californie 19 % de son gaz naturel, et environ 7 % du pétrole brut qu’elle importe. De plus, nos scientifiques travaillent ensemble pour trouver des solutions d’énergie propre qui permettront de réduire nos émissions de gaz à effet de serre collectives.

Lorsque je considère l’avenir du Canada et que je vois les ressources énergétiques phénoménales qu’il est en train de développer, je pense que notre pays peut jouer un bien plus grand rôle dans la réponse aux besoins de sécurité énergétique de la Californie et, en fait, de l’ensemble des États-Unis.

Permettez-moi donc de vous expliquer comment les ressources énergétiques du Canada peuvent fournir à la fois une sécurité énergétique et des avantages économiques aux États-Unis.

Le Canada, une superpuissance énergétique émergente

Il convient tout d’abord de mentionner quelques faits.

  • Le Canada est le sixième producteur de pétrole au monde  et il occupe le troisième rang mondial pour les réserves de pétrole prouvées.
  • Le Canada est le troisième producteur de gaz naturel et d’hydroélectricité.
  • Le Canada est également le deuxième producteur d’uranium du monde.

Pétrole, gaz naturel, hydroélectricité, énergie nucléaire.

Voilà les ressources qui nous aident à développer notre économie et représentent près de 7 % de notre produit intérieur brut.

Elles ont permis de créer des centaines de milliers d’emplois directs et indirects dans tout le pays.

Et ce sont ces ressources qui renforcent notre compétitivité à l’échelle mondiale et assurent notre niveau de vie élevé.

Cela dit, nous sommes aussi déterminés à apporter de nouvelles sources d’énergie propre. Après tout, le Canada a plus de 5,5 millions de miles carrés de terre, dont plus de 124 000 miles de côtes. Notre pays est donc un lieu idéal pour accroître l’utilisation des sources d’énergie renouvelable, qu’il s’agisse d’énergie solaire, marémotrice, éolienne ou de biocarburants.

Les investissements de notre gouvernement ont contribué à la réalisation de quelques projets vraiment novateurs. Par exemple, le centre de recherche océanique Fundy pour l’énergie permettra d’exploiter l’énergie des incroyables marées de la baie de Fundy, sur la côte atlantique du Canada, là où les marées sont plus fortes que toutes les rivières de la planète.

Depuis 2006, le gouvernement du Canada a consacré plus de 10 milliards de dollars à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la durabilité de l’environnement en investissant dans l’infrastructure verte, l’efficacité énergétique, les technologies d’énergie propre et la production d’énergie et de combustibles moins polluants.

Même si les avantages des investissements passés continueront à se faire sentir, l’approche en matière d’énergie renouvelable sera désormais axée sur une combinaison de normes, de règlements, de recherche et développement de technologies novatrices et d’investissements ciblés.

Pour le Canada, l’efficacité énergétique est l’une des façons les plus rapides, les plus écologiques et les plus rentables de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’économiser de l’énergie et d’accroître la sécurité énergétique. En plus de créer un environnement plus sain pour toute la population, nos investissements créent aussi des emplois respectueux de l’environnement.

Le gouvernement du Canada vient d’annoncer un financement supplémentaire visant à améliorer l’efficacité énergétique des édifices, des maisons, des industries, des véhicules et des équipements du Canada. Ce financement servira notamment à entretenir notre populaire programme de rénovations, qui aide les propriétaires à rendre leur maison plus éconergétique et à réduire le fardeau des coûts élevés d’énergie.

Le Canada a déjà l’un des réseaux d’électricité les plus propres du monde. Plus de 75 % de son électricité provient de sources non émettrices, notamment de l’énergie hydraulique pour 60 %. La capacité hydroélectrique actuelle du Canada représente la plus grande source d’énergie propre et renouvelable dans le réseau d’électricité nord-américain.

Le mois passé nous avons proposé un règlement pour rendre notre réseau électrique encore plus propre.

Le règlement établira une norme de rendement visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des nouvelles centrales électriques au charbon.

Avantages économiques des sables bitumineux

Nous voulons tous que les technologies sobres en carbone jouent un rôle plus dominant dans l’offre mondiale d’énergie. Et nous nous dirigeons vers ce but.

En attendant, la demande mondiale de pétrole devrait passer de 89 millions de barils par jour en 2011 à 94 millions en 2015.

Dans vingt ans, même en supposant le scénario le plus optimiste possible pour les ressources énergétiques de remplacement, les combustibles fossiles seront encore nécessaires pour répondre à près de 70 % de la demande mondiale d’énergie, selon l’Agence internationale de l’énergie.

Le pétrole sera encore là dans un avenir prévisible; il faut se rendre à l’évidence. Notre défi consiste donc à développer des ressources pétrolières pour répondre à la demande croissante, d’une manière socialement et écologiquement responsable.

Comme je l’ai dit il y a quelques minutes, le Canada a la chance de se classer au troisième rang mondial pour les réserves de pétrole prouvées avec 174 milliards de barils, dont 170 milliards, ou plus de 97 %, se trouvent dans les sables bitumineux de l’Ouest canadien. Et comme la technologie évolue et que les sables bitumineux sont en fait un projet de technologie, les réserves de pétrole pourraient croître et atteindre 315 milliards de barils.

Si vous considérez que près d’un millier d’entreprises américaines de pratiquement tous les secteurs fournissent déjà des biens et des services aux entreprises des sables bitumineux, vous pouvez facilement imaginer les retombées pour l’économie des États-Unis.

Ici en Californie, par exemple, 73 entreprises fournissent tout un éventail de biens allant des machines de soudage industrielles et valves utilisées dans les oléoducs aux systèmes de contrôle de la corrosion en passant par les logiciels.

Avantages énergétiques des sables bitumineux

En plus d’avoir des répercussions économiques, les sables bitumineux devraient grandement améliorer la sécurité énergétique des États-Unis étant donné que ceux-ci dépendent fortement du pétrole importé. Comparativement aux États-Unis, le Canada a plus de huit fois le volume de réserves de pétrole prouvées. Huit fois.

Par conséquent, 21 % des importations américaines de pétrole – environ 2,5 millions de barils de brut et de produits pétroliers par jour – provient déjà du Canada. Autrement dit, le pétrole canadien fournit du carburant à une voiture sur huit sur les routes des États-Unis.

Cela fait de nous votre plus gros fournisseur de pétrole brut et de produits pétroliers. En outre, le Canada est le fournisseur qui répond le plus à tous vos besoins d’énergie. Et, ce qui est d’une importance cruciale, nous sommes également votre fournisseur le plus fiable.

Regardez partout ailleurs dans le monde : 80 % des réserves connues de pétrole sont contrôlées par l’État ou gérées par une société pétrolière nationale, ce qui n’est pas le cas au Canada.

L’État n’administre pas notre secteur pétrolier. Le Canada n’est pas membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Et des 20 % de l’approvisionnement mondial de pétrole qui est accessible au développement axé sur le marché, 60 % proviennent des sables bitumineux du Canada.

Selon une récente étude menée pour le département de l’Énergie des États-Unis, d’ici 2030, les États-Unis pourront nettement réduire leur dépendance à l’égard du pétrole provenant du Moyen-Orient et d’Afrique. Comment ? En continuant à améliorer l’efficacité des carburants et en important plus de pétrole du Canada.

Le Canada a toujours été un fournisseur de pétrole sûr et fiable et il continuera de l’être.

Soutien aux projets d’oléoducs Keystone XL et Northern Gateway

Mesdames et Messieurs, la meilleure façon d’assurer la sécurité énergétique des États-Unis est de regarder vers le Nord. Le Canada livre le pétrole et les États-Unis peuvent en tirer des avantages économiques. Quel beau partenariat! Toutefois pour atteindre ce but, nous aurons besoin d’importants investissements dans l’infrastructure pétrolière.

C’est pourquoi le Canada investit dans les sables bitumineux et soutient fermement la construction de l’oléoduc Keystone XL.

De 2010 à 2035, la mise en valeur des sables bitumineux créera en moyenne quelque 93 000 emplois par année aux États-Unis. On prévoit que, si le projet de l’oléoduc Keystone XL est approuvé, la création d’emplois aux États-Unis montera à 160 000 par année. Je n’ai pas besoin de m’attarder sur l’importance de la création d’emplois dans le contexte économique actuel.

On estime qu’au cours de la même période de 25 ans, l’exploitation des sables bitumineux injectera en moyenne 8,4 milliards de dollars par année dans l’économie des États-Unis. Si l’oléoduc Keystone XL est approuvé, ce montant pourrait passer à 14,4 milliards de dollars par année.

Récemment, le projet de l’oléoduc Keystone XL a reçu beaucoup d’attention, c’est le moins qu’on puisse dire. Permettez-moi donc de remettre les pendules à l’heure.

Le fait est que les oléoducs sont reconnus comme le moyen le plus sûr de transport de gros volumes de pétrole brut ou de produits pétroliers.

Pour transporter le même volume de pétrole brut par voie terrestre, il faudrait 2 500 camions-citernes par jour. Il est évident que cette solution n’est ni pratique ni sécuritaire. Il suffit de penser à la circulation routière que ces camions engendreraient et à l’énorme quantité de gaz à effet de serre qu’ils enverraient dans l’atmosphère.

Certains s’inquiètent du type de pétrole qui serait transporté dans l’oléoduc proposé.

Or, rien ne prouve que le risque de corrosion interne de l’oléoduc soit plus élevé dans le transport de pétrole brut mélangé extrait de sables bitumineux ou de pétrole brut valorisé que dans le transport de pétrole produit de façon traditionnelle.

En fait, le rapport final d’impact environnemental concernant le projet Keystone XL qu’a publié récemment le département d’État indique que le niveau de sécurité de l’oléoduc sera supérieur à celui de tout oléoduc de pétrole brut actuellement aux États-Unis.

L’étude d’impact environnemental est une étape cruciale dans le processus d’approbation.

Le gouvernement du Canada croit que le projet est essentiel à l’établissement de la sécurité énergétique à l’échelle du continent. Mais bien sûr, nous respectons le processus d’attribution de permis des États-Unis et nous attendons avec impatience une décision finale avant la fin de l’année.

Le Canada a également une réglementation stricte pour le développement énergétique. Pendant que je vous parle, un groupe d’experts indépendant est en train d’examiner le bien-fondé du projet d’oléoduc Northern Gateway, qui rendrait la région Asie-Pacifique accessible aux producteurs canadiens de pétrole brut.

Dans le cadre de son mandat, ce groupe indépendant examinera l’incidence de l’oléoduc proposé sur les droits et les intérêts des Autochtones. Il s’agit là d’un autre aspect de l’engagement du Canada sur le plan du développement énergétique écologiquement et socialement responsable.

Développement énergétique écologiquement et socialement responsable

Les gouvernements du Canada et de l’Alberta se sont tous deux engagés à adopter une stratégie énergétique écologiquement et socialement responsable. Nous travaillons fort pour établir un processus de réglementation de premier ordre pour la protection de l’environnement.

Ainsi par exemple, le Canada a récemment annoncé, pour la région des sables bitumineux, un plan de surveillance intégré qui englobe l’air, l’eau et la biodiversité.

Pourtant, comme pour le projet d’oléoduc Keystone XL, des idées fausses circulent à propos de l’impact environnemental des sables bitumineux et j’aimerais les dissiper.

Je vais aborder en premier lieu la question des répercussions de l’exploitation minière de surface sur les terres.

Le fait est que les entreprises sont tenues par la loi de remettre en état 100 % de la terre touchée par l’exploitation minière, ce qui ne représente que deux millièmes (2/1000) de la forêt boréale canadienne. De cette façon, la terre est de nouveau apte à accueillir la faune et la flore comme auparavant.

Au mois de juillet, je suis allé dans une forêt boréale qui avait été remise en état en Alberta. On n’aurait jamais pu deviner qu’il y avait eu là un site d’exploitation minière.

En deuxième lieu, je vais parler des répercussions de l’exploitation minière sur l’eau.

Presque toute l’eau utilisée dans l’exploitation des sables bitumineux est recyclée, jusqu’à 85 % pour l’extraction et jusqu’à 90 % pour les projets de forage in situ.

Il est vrai qu’il faut de l’eau nouvelle pour remplacer les pertes d’eau. Les opérations minières nécessitent trois ou quatre barils d’eau nouvelle pour produire un baril de pétrole brut provenant des sables bitumineux. Cependant, les projets in situ, qui comprennent 80 % du processus d’extraction, ne nécessitent qu’un seul baril d’eau pour produire un baril de pétrole brut.

En fait, les projets in situ reposent en bonne partie sur l’eau souterraine et utilisent de plus en plus d’eau saumâtre, impropre à la consommation humaine.

L’eau utilisée pour exploiter les sables bitumineux n’est pas retournée à la rivière. Elle est plutôt stockée dans des bassins de résidus, puis recyclée dans le processus de production.

Enfin, permettez-moi de dire quelques mots sur l’important sujet des émissions de gaz à effet de serre.

Le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de 17 % entre 2005 et 2020, tout comme les États-Unis. Et comme je l’ai déjà dit, le Canada investit des milliards de dollars afin de pouvoir atteindre cet objectif.

Peu de gens savent que les sables bitumineux représentent 0,1 %, c’est-à-dire un dixième de un pour cent ou un millième de l’ensemble des émissions.

Les centrales électriques au charbon des États-Unis produisent près de 40 fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les sables bitumineux du Canada.

Et vous savez peut-être que, près de chez vous, le pétrole brut de Californie émet plus de gaz à effet de serre par baril que ne le fait en moyenne le pétrole brut provenant des sables bitumineux.

S’en prendre spécialement aux sables bitumineux est donc un geste inapproprié, injuste et – n’ayons pas peur de le dire – souvent politique.

Les centrales électriques au charbon du Texas à elles seules produisent trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que les sables bitumineux du Canada.

De 1990 à 2009, l’industrie a réduit les émissions par baril de 29 %. Et nos investissements dans les technologies nouvelles visent à améliorer ce pourcentage.

Récemment les gouvernements du Canada et de l’Alberta et la société Shell ont engagé des ressources financières en appui à la mise en place d’un système de captage et stockage du carbone dans une centrale de l’Alberta, ce qui permettra de réduire les émissions de 40 %.

Mon ministère, Ressources naturelles Canada, collabore avec l’industrie pour améliorer la production des sables bitumineux en mettant au point de nouvelles technologies telles que celle visant à produire des résidus secs empilables. Cette technologie promet de réduire la consommation d’eau de moitié. Elle permettra également de réduire le temps requis pour assécher les bassins de résidus et pour remettre les terres dans leur état naturel.

Ce ne sont là que quelques exemples de la façon dont le Canada travaille à l’échelle nationale et avec ses homologues des provinces en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Bien sûr, nous travaillons également de façon bilatérale avec nos voisins les plus proches pour réagir aux changements climatiques.

Il y a deux ans, le Canada et les États-Unis ont entamé un dialogue sur l’énergie propre.

Ce dialogue a approfondi notre collaboration sur le plan des technologies novatrices d’énergie propre. Nous voyons déjà de sérieux progrès dans des domaines cruciaux tels que le captage et stockage du carbone, les réseaux intelligents et l’efficacité énergétique. Et je travaille actuellement avec le secrétaire à l’Énergie M. Chu pour faire avancer la deuxième phase de ce dialogue.

Ce genre de dialogue bilatéral est tout indiqué étant donné la nature fortement intégrée de l’économie nord-américaine, surtout dans le secteur des transports.

C’est pourquoi nos deux pays ont travaillé en étroite collaboration afin d’établir des normes communes pour les émissions provenant des véhicules légers. Et nous nous appuyons sur notre succès pour faire la même chose en ce qui concerne les véhicules lourds.

En résumé, le Canada est déterminé à exploiter ses ressources énergétiques, y compris les sables bitumineux, d’une manière socialement et écologiquement responsable. Et nous sommes fiers de collaborer, chaque fois que c’est possible, avec nos amis américains.

L’importance de la collaboration en matière d’énergie est reconnue des deux côtés de la frontière. Un récent sondage mené au mois d’août a permis de constater que près de neuf Américains sur dix et huit Canadiens sur dix estiment qu’il est important d’élaborer une politique énergétique intégrée. Les opinions à ce sujet sont toujours aussi fortes et ont relativement peu changé.

Conclusion

Mesdames et Messieurs, deux faits sont incontestables en ce qui concerne la relation de nos deux pays en matière d’énergie.

Les États-Unis auront besoin de pétrole dans les années à venir.

Le Canada a du pétrole et peut répondre à vos besoins croissants d’une manière sécuritaire et fiable.

Le pétrole sera un élément incontournable de notre avenir énergétique et nous devons continuer à développer les ressources d’énergie existantes. Je crois que le meilleur investissement dans l’énergie en Amérique du Nord est celui qui se fait dans les réserves abondantes des sables bitumineux du Canada.

Au cours des prochaines années, nous pourrons ensemble créer encore plus d’emplois, stimuler encore plus la croissance économique et renforcer la sécurité énergétique des deux côtés de la frontière.

Merci. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.