ARCHIVÉE - Énergie et prospérité au Canada

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2011/75

Notes en vue d’une allocution de

l’honorable Joe Oliver, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles,

Énergie et prospérité au Canada

Chambre de commerce de Calgary
Calgary (Alberta)
Le 15 juillet 2011

Le discours prononcé fait foi


Mesdames et messieurs, bonjour.

Je tiens à remercier la Chambre de commerce de Calgary de m’offrir cette occasion de m’adresser à vous aujourd’hui.

J’aperçois en outre certains de mes collègues dans la salle : Rona Ambrose, ministre des Travaux publics, et Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.

Je suis toujours heureux d’être à Calgary, mais plus encore pendant le Stampede, auquel je suis impatient d’assister. C’est également un plaisir de revoir des amis et d’anciens collègues de l’époque où je travaillais dans le secteur des valeurs mobilières.

Calgary a toujours été un centre affairé qui regorge d’occasions.

Avec l’intensification des activités de forage, le redressement des prix du pétrole, le recul des taux de chômage et la reprise des investissements dans les sables bitumineux, l’Alberta semble amorcer un nouveau cycle de croissance. C’est une bonne nouvelle pour la province et pour l’ensemble du pays.

Dans le cadre de mes nouvelles fonctions de ministre des Ressources naturelles du Canada, je supervise un portefeuille qui réunit de nombreuses responsabilités, qu’il s’agisse de foresterie, d’état de préparation en cas de séisme ou même de l’Atlas du Canada!

L’énergie est un élément essentiel de ce portefeuille.

Impact économique du secteur de l’énergie

Aujourd’hui, l’avenir de l’économie canadienne et notre sécurité nationale sont inextricablement liés à l’énergie.

Sur la scène internationale, le Canada fait de plus en plus figure de superpuissance énergétique.

Nous sommes un chef de file mondial dans le domaine de l’énergie. En effet, nous occupons le second rang pour la mise en valeur des ressources hydroélectriques et d’uranium et le troisième rang pour les exportations de gaz naturel.

Globalement, le secteur de l’énergie représente 6,8 p. 100 du PIB du Canada et procure des emplois directs à plus de 260 000 personnes.

C’est également le principal investisseur de capitaux privés, car avec 61 milliards de dollars il représente 20 p. 100 des nouveaux investissements.

L’énergie est incontestablement un de nos principaux moteurs économiques – c’est un secteur stratégique clé qui génère des retombées économiques et contribue à la sécurité énergétique du Canada, de l’Amérique du Nord et du monde en général.

Cela vaut pour l’ensemble du Canada.

De nombreuses provinces possèdent de vastes ressources hydroélectriques et sont d’importants exportateurs d’électricité. D’autres recèlent des dépôts d’hydrocarbures considérables, et d’autres encore se sont tournées avec succès vers le nucléaire et les énergies renouvelables.

Le type de ressources diffère selon les régions du Canada, mais toutes les provinces possèdent d’importantes ressources énergétiques.

Et toutes les provinces et tous les territoires souhaitent que le secteur énergétique affiche une solide performance.

C’est un aspect qui est particulièrement bien compris en Alberta, sur qui repose dans une large mesure notre avenir énergétique.

Impact économique des sables bitumineux

L’un des piliers de notre secteur énergétique est la mise en valeur des sables bitumineux ici même, dans l’Ouest canadien.

La majorité des Canadiens l’ignorent, mais nous avons la chance de posséder les troisièmes réserves pétrolières connues en importance dans le monde, avec 174 milliards de barils – seuls l’Arabie saoudite et le Venezuela sont mieux pourvus que nous à cet égard. Et environ 97 p. 100 de ces réserves sont concentrés dans les sables bitumineux de l’Alberta.

Au cours des 25 prochaines années, les sables bitumineux devraient injecter près de 2,1 billions de dollars dans l’économie du Canada, soit 253 milliards de dollars au titre des coûts de construction et 1,8 billion pour l’exploitation et l’entretien de ces mégaprojets.

Pour bien illustrer mon propos, permettez-moi de préciser que le PIB de notre pays était estimé à 1,625 billion de dollars en 2010.

Outre les avantages qu’ils apportent à l’Alberta, les sables bitumineux sont le fondement de la richesse naturelle croissante du Canada.

En 2009, la richesse naturelle du Canada s’établissait à quelque 3 billions de dollars, soit trois fois plus qu’en 1990. Cette augmentation est dans une large mesure attribuable à la valeur élevée du pétrole emprisonné dans nos sables bitumineux.

Aujourd’hui, grâce aux vaillants efforts et à la détermination d’intervenants des secteurs public et privé, l’impact économique des sables bitumineux se fait sentir dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada ainsi que dans de nombreux États américains.

Les gouvernements utilisent les recettes fiscales tirées des sables bitumineux pour construire des routes et des écoles, payer les salaires des infirmiers et des infirmières, financer la recherche de pointe et faire du Canada un pays où il fait vraiment bon vivre.

Il importe aussi de souligner que les sables bitumineux sont un moteur pour pratiquement tous les secteurs de l’économie canadienne – la fabrication d’équipement, le bâtiment, l’ingénierie, les services financiers –, leur influence est omniprésente.

Et ici je me dois de corriger une idée fausse très courante, celle que les sables bitumineux concernent uniquement l’Alberta.

Au contraire, ils intéressent l’avenir économique du Canada tout entier.

Les Albertains adorent leur province, et il est facile de comprendre pourquoi. C’est une province incroyable.

Comme l’affirmait le premier ministre Harper ici même, à Calgary, la semaine dernière, nous sommes le parti des premiers écologistes.

Nous reconnaissons les défis environnementaux liés à la mise en valeur des sables bitumineux.

Notre gouvernement collaborera avec l’industrie pétrolière de l’Alberta pour promouvoir et améliorer des pratiques qui reflètent une saine gérance et le souci de la viabilité.

Par contre, nous défendrons également la province et ses intérêts contre ceux qui attaquent l’industrie albertaine, qui veulent freiner sa croissance et lui refuser l’accès aux marchés étrangers.

Ne l’oubliez pas! Le gouvernement Harper défendra et protégera les intérêts de la province!

À bien y penser, c’est cela qu’il faut faire.

Progrès dans les dossiers énergétiques

Le pétrole demeurera une source d’énergie pour le Canada et le monde pendant de nombreuses années encore.

Selon les projections, la demande mondiale de pétrole devrait atteindre environ 5 millions de barils par jour d’ici 2015.

La demande croissante de pétrole n’est qu’un aspect de la question.

L’Agence internationale de l’énergie prévoit que la demande mondiale d’énergie, toutes sources confondues, augmentera de 36 p. 100 d’ici 2035.

L’approvisionnement mondial en énergies renouvelables devrait tripler au cours des 25 prochaines années.

Le Canada doit donc s’imposer comme chef de file dans le domaine de l’électricité non polluante, et nous sommes bien placés pour y parvenir.

Nous ne pouvons toutefois nous reposer sur nos lauriers. Nous devons continuer à ouvrir des marchés, tant au pays qu’à l’étranger, pour assurer la mise en valeur future de nos ressources en énergie éolienne, solaire, géothermique, marine et biomassique.

Pour garantir son avenir énergétique, le Canada doit absolument miser sur les marchés internationaux et devenir une superpuissance énergétique, qu’il s’agisse de gaz naturel, d’énergies renouvelables ou de pétrole.

Nous sommes en mesure de développer nos marchés énergétiques parce que le Canada est un producteur d’énergie qui se caractérise par sa stabilité politique, sa compétitivité et sa fiabilité.

Notre relation avec les États-Unis est essentielle au développement de nos futurs marchés énergétiques, mais les marchés émergents de l’Asie ont de plus en plus de poids. La Chine vient tout juste de dépasser les États-Unis comme principal consommateur mondial d’énergie.

Le Canada est maintenant une importante source mondiale de pétrole brut et de gaz naturel, mais il reste du travail à faire. Pour développer pleinement notre potentiel, nous devons consentir des investissements importants dans l’infrastructure pétrolière et gazière de notre pays.

Autrement dit, nous devons faire parvenir nos ressources auxmarchés, accroître la production, et contribuer à satisfaire au besoin de sources d’énergie fiables dans le monde.

L’augmentation de la demande d’énergie s’accompagne de préoccupations croissantes concernant les contraintes qui s’exercent sur l’approvisionnement et la nécessité d’assurer la sécurité énergétique au Canada et à l’étranger.

L’Agence internationale de l’énergie vient de débloquer 60 millions de barils des réserves stratégiques de pétrole, dont 30 millions proviendront des réserves américaines, pour contrer les perturbations de l’approvisionnement pétrolier mondial attribuables à la récente agitation sociale au Moyen-Orient.

Pour mieux assurer leur sécurité énergétique, les États-Unis devront importer plus d’énergie et de pétrole du Canada.

Le projet de pipeline Keystone XL – qui reliera l’Alberta au Texas – contribuera à assurer la sécurité énergétique du Canada et des États-Unis sans compromettre l’environnement.

Lorsqu’il sera terminé, le pipeline Keystone XL améliorera en permanence la sécurité énergétique de l’Amérique du Nord ainsi que la stabilité des marchés en général.

Songez qu’avec une capacité commerciale de 500 000 barils par jour, ce pipeline livrera tous les 60 jours 30 millions de barils de pétrole aux États-Unis – c’est exactement la portion des réserves stratégiques américaines qui ont récemment été débloquées.

Une vision nationale de l’énergie

Le Canada est évidemment bien placé pour profiter de la demande croissante en matière d’énergie, de sécurité énergétique et de réduction des émissions de carbone, mais il lui faut aussi relever certains défis nationaux.

Dans le cadre de la prochaine Conférence des ministres de l’énergie et des mines, la CMEM, nous chercherons de nouvelles méthodes pour exploiter nos ressources énergétiques de façon responsable.

Ces dernières années, les provinces et territoires, l’industrie, des groupes de réflexion et des intervenants de tout le Canada sont parvenus à un consensus et ils reconnaissent maintenant qu’il nous faut une approche pancanadienne en matière d’énergie.

Lors de la dernière CMEM, les ministres ont chargé les fonctionnaires de définir des stratégies pour progresser à cet égard.

À l’occasion de notre prochaine conférence, je travaillerai avec mes homologues provinciaux et territoriaux pour élaborer une vision commune.

Je crois qu’à long terme, il nous faut absolument une vision commune en matière d’énergie pour assurer l’avenir du Canada comme superpuissance énergétique mondiale.

Il nous faut travailler de concert pour formuler une vision, des principes communs et des buts clairs et ainsi renforcer la position du Canada sur le marché mondial de l’énergie.

Cette collaboration respectera le caractère propre à chaque compétence, mais contribuera à nous positionner pour mieux exploiter notre potentiel énergétique, nous faire mieux reconnaître comme fournisseur d’énergie propre et créer des emplois et de la richesse pour les Canadiens.

Cette vision ne confie pas le commandement et le contrôle au gouvernement fédéral.

Depuis que nous dirigeons le pays, nous avons toujours clairement dit que nous respecterions les compétences provinciales. Nous allons tenir le cap. Toutes les initiatives seront menées conjointement avec nos partenaires provinciaux et territoriaux.

Les choses ne se feront pas du jour au lendemain. Il faudra du temps pour élaborer notre vision et veiller à ce qu’elle serve les intérêts de toutes les régions de notre grand pays.

Notre gouvernement appliquera en outre les principes voulant que le secteur de l’énergie soit axé sur le marché et assujetti à des régimes de réglementation efficaces, économiques et transparents.

Dans le discours du Trône, nous avons réitéré cet engagement à l’égard de l’amélioration des processus de réglementation et d’évaluation environnementale.

Nous avons déjà pris des mesures pour rationaliser le régime de réglementation en établissant le Bureau de gestion des grands projets.

Créé il y a trois ans, ce Bureau gère maintenant plus de 70 évaluations de projets qui représentent quelque 120 milliards de dollars d’investissement dans des collectivités de tout le pays. Environ la moitié de ces grands projets relèvent du secteur de l’énergie.

Nous collaborons avec les provinces et les territoires pour revoir la réglementation et concrétiser un objectif simple : une seule évaluation par projet.

La rationalisation des examens réglementaires n’affaiblira pas notre régime de protection de l’environnement. Au contraire, elle le renforcera et donnera à l’industrie canadienne des échéanciers plus réalistes.

De fait, l’un des principaux aspects que les ministres de tout le Canada examineront est l’amélioration de la viabilité environnementale de nos ressources naturelles et l’avènement d’une économie à faibles émissions de carbone.

Je suis impatient de collaborer avec mes collègues dans ces dossiers d’intérêt commun.

Notre avenir économique en dépend.

Importance pour le monde

À titre de ministre des Ressources naturelles du Canada, je veux que les Canadiens et le monde entier comprennent l’extraordinaire importance économique et stratégique des ressources énergétiques du Canada pour le Canada et les États-Unis.

Il m’incombe, ainsi qu’à mes collègues du gouvernement, de veiller à ce que les Canadiens bénéficient au maximum de nos richesses naturelles. C’est aussi notre travail de veiller à ce que les ressources énergétiques du Canada soient mises en valeur de façon durable et responsable.

J’ai l’intention de répéter ce message dans tout le pays et dans le monde entier :

Le Canada est une superpuissance énergétique mondiale stable et soucieuse de l’environnement, qui possède les ressources nécessaires pour répondre aux besoins d’énergie du monde de façon responsable sur les plans environnemental et social.

Merci.