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2011/33

Notes pour une allocution de

l’honorable Christian Paradis, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles

Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE)

Toronto (Ontario)
7 mars 2011

 

L’allocution prononcée fait foi


Introduction

Good morning. Bonjour.

Au nom du premier ministre Stephen Harper et du gouvernement du Canada, je vous souhaite la bienvenue, d’où que vous veniez au pays ou ailleurs dans le monde.

Pour commencer, j’aimerais remercier Shawn Atleo, chef national de l’Assemblée des Premières Nations, d’être parmi nous aujourd’hui. Sa présence témoigne de l’intérêt du peuple autochtone pour l’exploitation minière et le développement du secteur canadien des ressources. Elle reflète également l’importance de l’exploration et de l’exploitation minières pour les communautés autochtones du pays.

J’aimerais également souligner la présence parmi nous de Peter Van Loan, ministre canadien du Commerce international.

Enfin, j’aimerais souhaiter la plus cordiale des bienvenues à l’honorable Laurence Golborne, ministre des Mines au Chili.

Monsieur Golborne, comme tout le monde dans cette salle, j’ai ressenti une immense joie lorsque les 33 mineurs coincés sous terre ont été remontés à la surface sains et saufs l’automne dernier. J’ai grandi dans une ville minière et je sais que des liens très étroits se forment non seulement entre les mineurs eux-mêmes, mais aussi entre leurs familles.

Vous pouvez donc être certain que j’ai été parmi les premiers à applaudir lorsque les mineurs chiliens ont retrouvé leurs proches.

Ce sauvetage a été une source d’inspiration pour le monde entier et pour chacun d’entre nous.

J’espère que cet esprit et cette inspiration guideront nos discussions tout au long du congrès.

Je suis heureux aujourd’hui de vous parler de l’importance de l’exploration et de l’exploitation minières, et pour le Canada et pour notre gouvernement qui, au fil des ans, a maintenu un engagement total envers ce secteur.

Reprise économique

On a tous éprouvé certaines difficultés au cours des dernières années.

La récession qu’on vient de connaître – la pire depuis la Crise de 1929 – se fait encore profondément sentir dans de nombreux pays.

Mais au Canada, même si notre économie est encore fragile et qu’il faut être prudent, nous pouvons dire avec confiance que nous sommes parmi les leaders de la reprise économique mondiale.

Cela s’explique par plusieurs facteurs.

D’abord, le Canada était en bonne position lorsque la récession a frappé.

Grâce à une gestion financière prudente dans le passé, notre gouvernement a pu réagir rapidement et mettre en place un Plan d’action économique ciblé pour le Canada.

Les investissements effectués dans le cadre de ce plan d’action, combinés à ceux de nos partenaires, préservent les emplois. Du coup, on protège les familles et les entreprises canadiennes contre les pires effets de la récession, et on renforce les bases d’une plus grande prospérité pour l’avenir.

Soutien pour l’exploration et l’exploitation minières

Notre gouvernement maintient son engagement à l’égard du secteur minier, et avec raison.

Encore aujourd’hui, ce secteur est le gagne-pain d’une centaine de communautés autochtones et de localités rurales et nordiques. Mais au-delà de cela, le secteur minier demeure un pilier de notre économie nationale.

Par exemple, en 2009, ce secteur a apporté plus de 32 milliards de dollars à notre produit intérieur brut. À mon avis, les chiffres de 2010 seront tout aussi éloquents et les perspectives pour cette année, meilleures encore.

Notre gouvernement a pris plusieurs mesures pour favoriser la reprise économique dans votre secteur. En voici quelques exemples :

On a le taux global d’imposition le plus faible de tous les pays du G-7 en ce qui concerne les nouveaux investissements des entreprises.

On a mis en place des mesures pour faciliter l’accès au crédit et au financement.

On a prolongé la déduction pour amortissement accéléré applicable à la machinerie et à l’équipement.

Et, l’an dernier, les ministres de l’ensemble du pays se sont engagés à améliorer les processus d’examen réglementaire, entre autres l’approche de collaboration fédérale-provinciale qu’on appelle « un projet – une évaluation ».

Mon ministère avait déjà entrepris des démarches en ce sens en mettant sur pied le Bureau de gestion des grands projets. Après trois ans d’existence, le Bureau gère une soixantaine d’examens réglementaires, lesquels représentent environ 100 milliards de dollars en investissements potentiels dans des municipalités canadiennes. Près de la moitié de ces grands projets relèvent du secteur minier.

J’aimerais aussi mentionner notre Initiative d’exploitation minière écologique, qui vise quatre grands objectifs : la réduction de l’empreinte écologique, l’innovation en gestion des déchets, la gestion du risque pour l’écosystème ainsi que la fermeture des mines et la restauration de leurs sites.

Toutes ces mesures sont conçues dans un seul but : favoriser une saine gouvernance du secteur minier afin d’accroître la compétitivité, la productivité et la capacité d’innovation du Canada.

Qui plus est, ces mesures nous aident à attirer le savoir, les fonds et les réseaux mondiaux dont le Canada a besoin pour demeurer concurrentiel.

L’investissement étranger contribue à créer des emplois bien rémunérés en plus de favoriser le transfert de technologie et de stimuler à la fois l’innovation et la productivité.

Et il ne fait aucun doute que le monde entier prend conscience des possibilités qu’offre le Canada.

Depuis 2005, les investissements étrangers dans le secteur minier canadien ont augmenté de 150 %. Je suis certain que mon collègue, l’honorable Peter Van Loan, sera heureux de vous en dire davantage dans l’allocution qu’il prononcera plus tard cet avant-midi.

Stratégie de responsabilité sociale des entreprises

Si, d’une part, nous attirons des investisseurs étrangers avec nos ressources, d’autre part, nous sommes très conscients que notre propre secteur minier est à l’affût de possibilités ailleurs dans le monde. À l’heure actuelle, les sociétés canadiennes ont des intérêts dans plus de 8 000 sites miniers répartis dans 120 pays. De plus, la valeur des actifs miniers que détiennent des sociétés canadiennes à l’étranger a augmenté de façon considérable, passant de 30 milliards de dollars américains en 2002, à plus de 109 milliards de dollars américains en 2009. 

Dans les pays où elles exercent leurs activités, les entreprises canadiennes d’exploitation minière, de pétrole et de gaz naturel fournissent de l’emploi à des milliers de gens. Ce faisant, elles contribuent à la croissance, au développement  économique de ces pays. Mais ça ne suffit pas.

Comme le Canada, les autres pays veulent s’associer à des entreprises qui se soucient de leur rendement social et environnemental. Et les entreprises canadiennes ont une conscience sociale extrêmement développée. Cela dit, le gouvernement et l’industrie travaillent à lever la barre encore plus haut.

Du côté du gouvernement, on a lancé, en 2009, une Stratégie de responsabilité sociale des entreprises afin d’aider l’industrie extractive canadienne à respecter – voire à dépasser – ses objectifs de responsabilité sociale et environnementale à l’étranger.

L’industrie canadienne de l’exploration et de l’exploitation minières joue d’ailleurs un rôle de premier plan dans l’important domaine de la responsabilité sociale. Par exemple, l’ACPE a élaboré le cadre d’exploration responsable e3 Plus, qui propose des trousses d’outils complètes et très pratiques sur la responsabilité sociale, la gérance environnementale ainsi que la santé et la sécurité.

Le gouvernement, l’industrie et les ONG unissent leurs efforts comme jamais auparavant. En 2010, par exemple, en consultation avec le gouvernement fédéral, l’industrie, la société civile, le milieu universitaire, des représentants autochtones et divers experts, l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole a lancé le Centre d’excellence de la responsabilité sociale des entreprises, qui constitue un centre de référence sur les meilleures pratiques du domaine. Grâce à ce centre, des entreprises et des organismes environnementaux qui sont normalement en opposition travaillent main dans la main afin que les pratiques socialement responsables jouissent d’un plus grand rayonnement.

L’importance de données géoscientifiques publiques

J’ai parlé plus tôt des mesures que prend le gouvernement du Canada pour favoriser une saine gouvernance et encourager les entreprises à être socialement responsables. Il y a une autre mesure par laquelle le Canada se distingue : le financement public d’activités géoscientifiques.

Arrêtez-vous un instant et pensez à toutes ces municipalités qui vivent de l’activité minière et sont l’épine dorsale de notre économie. Pour ces municipalités, il est essentiel que l’industrie investisse dans l’exploration, car les découvertes qui en découlent créent de l’emploi, favorisent la croissance économique et contribuent ainsi à leur vitalité.

Mais, comme vous le savez, explorer une région sur laquelle on a peu de données est une entreprise risquée et coûteuse. Et s’il y a un endroit au monde pour lequel l’importance des données apparaît comme une évidence, c’est bien le Nord canadien; 60 % du territoire nordique n’a pas encore été cartographié selon les normes de la géologie moderne.

Les investisseurs privés ont besoin de données fiables et pertinentes pour investir dans nos ressources naturelles. Et les gouvernements ont aussi besoin de données fiables et pertinentes pour prendre des décisions éclairées concernant l’utilisation du territoire, notamment la création de zones protégées.

C’est pourquoi le gouvernement du Canada a élaboré un plan sur dix ans visant à mettre à jour les données géoscientifiques sur le Grand Nord. Comme première étape, on a investi 100 millions de dollars sur cinq ans dans un programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux.

Les trois campagnes effectuées jusqu’à maintenant dans le cadre de ce programme ont produit des résultats impressionnants. Voyez par vous-même :

  • 20 projets dans les trois territoires et dans le nord de six provinces;
  • 24 levés géophysiques régionaux;
  • 310 nouvelles cartes géoscientifiques.

Parlant de nouvelles cartes, je suis heureux de vous annoncer qu’on en publie 11 aujourd’hui et que 20 autres seront publiées le 1er avril. Toutes ces cartes ont été réalisées grâce à la production accélérée de levés géophysiques effectués dans des secteurs stratégiques du Nunavut.

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur ces cartes, je vous invite à visiter le kiosque de mon ministère, le numéro 423.

Renouvellement de l’Initiative géoscientifique ciblée

Le programme de géocartographie de l’énergie et des minéraux nous a permis de produire de l’information vraiment extraordinaire, mais nous avons besoin de connaissances plus pointues et de meilleures méthodes de détection pour trouver les gîtes cachés.

C’est pourquoi, dans son budget de l’an dernier, le gouvernement du Canada a renouvelé l’Initiative géoscientifique ciblée en proposant un investissement de 12 millions de dollars sur deux ans.

Menée en partenariat avec les provinces, les territoires, l’industrie et les universités, l’Initiative géoscientifique ciblée vise à produire des données qui réduiront les risques pour les entreprises privées souhaitant faire de l’exploration en profondeur.

Je suis très heureux d’annoncer que non seulement notre gouvernement a renouvelé l’Initiative géoscientifique ciblée, mais qu’il a plus que doublé le montant et la durée de son financement. Notre appui à l’Initiative s’élève maintenant à 25 millions de dollars et s’étire sur une période de cinq ans.

Chacun des deux programmes que je viens de mentionner représente un investissement dans la saine gouvernance. Pour chaque dollar injecté dans la production de données géoscientifiques publiques, l’industrie investit cinq dollars dans de nouveaux projets d’exploration. Et ces investissements se traduisent généralement par la découverte de ressources équivalant à environ 125 dollars.

La publication de données géoscientifiques constitue un moyen de contrer la baisse des réserves canadiennes de métaux de base et de métaux précieux. Elle permet d’attirer des investisseurs et renforce notre compétitivité sur les marchés mondiaux, en plus de contribuer à créer de l’emploi dans les localités rurales.

L’exploration et l’exploitation minières sont des piliers de notre économie depuis longtemps, et nous comptons bien qu’elles le restent.

Conclusion

Notre gouvernement croit à l’avenir de l’exploration et de l’exploitation minières au Canada. Il croit que le sous-sol de notre pays regorge peut-être de richesses qui attendent uniquement d’être découvertes. Et il croit également qu’avec un peu d’aide du gouvernement, des entreprises privées, d’ici ou d’ailleurs, pourraient amener ces richesses à la surface.

C’est pourquoi on a écouté l’industrie attentivement et pris des mesures pour améliorer la gouvernance, d’où la mise sur pied du Bureau de gestion des grands projets. On poursuit d’ailleurs notre collaboration avec les parties intéressées concernant la simplification du processus d’examen. C’est aussi parce qu’on croit au secteur minier qu’on a plus que doublé notre investissement dans l’Initiative géoscientifique ciblée. Grâce au travail conjoint du gouvernement et de l’industrie, le Canada demeurera un géant de l’exploration et de l’exploitation minières.

Le gouvernement est fier de travailler avec l’ACPE et ses membres, dans l’intérêt de votre secteur, bien sûr, mais aussi dans l’intérêt de tous les Canadiens dont la prospérité passe par la conservation de l’une de nos plus importantes traditions.

Je vous souhaite à tous un congrès des plus enrichissants. Merci beaucoup. Thank you.