ARCHIVÉE - Dialogue Canada–États-Unis sur l’énergie propre Les réseaux électriques intelligents dans le contexte nord américain : conférence sur l’orientation des politiques

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2011/16

Notes pour une allocution de

l’honorable Christian Paradis, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles

Dialogue Canada–États-Unis sur l’énergie propre
Les réseaux électriques intelligents dans le contexte
nord américain : conférence sur l’orientation des politiques

Waterloo (Ontario)
Le 25 janvier 2011

 

L’allocution prononcée fait foi


Introduction

Merci beaucoup, je suis très heureux d’avoir l’occasion de souhaiter la bienvenue à tout le monde – surtout à ceux qui visitent Waterloo pour la première fois.

Je tiens à souhaiter la bienvenue aux délégués des États-Unis qui ont accepté de venir partager avec nous leurs expériences et leur expertise.

Cette ville est l’hôtesse idéale pour votre conférence. La région de Waterloo est souvent appelée la Silicon Valley du Nord. Le fabricant du BlackBerry, Research In Motion, et la compagnie de développement de logiciels d’affaires Open Text Corporation ont leur siège social ici. Tout comme Energent Incorporated, important fournisseur de solutions en informatique liée à l’énergie.

C’est ici également que se trouve le nouveau Centre de recherche sur l’énergie que le gouvernement du Canada est fier d’appuyer. Ce centre de niveau international a ouvert ses portes sur le campus de l’université de Waterloo en octobre dernier.

Waterloo est donc, à plusieurs points de vue, l’endroit idéal pour tenir des discussions sur l’aménagement d’un réseau électrique plus intelligent, une vision d’un système d’électricité modernisé qui exigera des innovations constantes pendant encore plusieurs années.

Avant de commencer, je tiens à remercier aussi l’Ontario Independent Electricity System Operator, le Waterloo Institute for Sustainable Energy et le Centre for International Governance Innovation d’avoir accepté d’agir à titre d’hôtes en collaboration avec Ressources naturelles Canada.

Ce forum est un exemple des attentes et de l’enthousiasme qui existent autour de l’avenir d’un réseau plus intelligent.

Il nous donne aussi l’occasion d’échanger au sujet des possibilités et enjeux qui se présenteront dans notre démarche pour réaliser le potentiel des réseaux intelligents.

Le développement et l’expansion des technologies de réseau intelligent entraîneront la création d’emplois verts, introduiront plus d’énergie renouvelable dans le système, aideront les consommateurs à réduire leur consommation et contribueront aussi à faire face aux changements climatiques.

Je pense que la plupart d’entre vous serez d’accord pour dire que le déploiement de la technologie de réseau intelligent est déjà amorcé au Canada et aux États-Unis.

 Un des principaux moteurs de cette conversion est la prise de conscience par les autorités gouvernementales des possibilités qu’offre le réseau intelligent dans la réalisation d’un large éventail d’objectifs en matière de politiques énergétiques. C’est certainement le cas pour le gouvernement du Canada, qui voit dans les technologies de réseau la clé d’un avenir économique plus brillant et plus écologique.

C’est pour cette raison que le président Obama et le premier ministre Harper ont reconnu explicitement que la technologie des réseaux intelligents est l’un des principaux thèmes de la collaboration Canada–États-Unis quand ils ont annoncé la tenue du Dialogue sur l’énergie propre à Ottawa il y a deux ans.

Comme l’a mentionné le premier ministre en août dernier, « étant donnés le coût de plus en plus élevé de l’électricité produite à partir des combustibles fossiles et les inquiétudes que cela suscite au sujet de l’environnement, notre gouvernement soutient activement la recherche sur les nouvelles technologies vitales ». Un réseau plus intelligent sera primordial pour la réalisation de cette vision.

L’ÉCONOMIE

J’aimerais dire quelques mots au sujet de l’économie. Vous savez tous que les deux dernières années ont été difficiles. Le Plan d’action économique du Canada a répondu directement à cette crise économique en effectuant des investissements afin de stimuler l’économie et de créer des emplois d’un bout à l’autre du pays.

Bien que la conjoncture économique soit maintenant meilleure, il est important de se rappeler que la reprise économique mondiale demeure fragile.

C’est pourquoi notre gouvernement continue de concentrer ses efforts sur l’économie, la création d’emploi et la croissance

Mais, cela dit, le Canada s’est mieux tiré d’affaires que tout autre pays du G-7.

Il y a maintenant au Canada plus de 460 000 emplois de plus qu’en juillet 2009. Notre économie a repris sa croissance. Nos banques sont solides et les investissements sont à la hausse.

Mais il y a plus à faire – c’est pourquoi, tout au long du mois de janvier, avec mes collègues du Cabinet, j’ai parcouru le pays et rencontré des propriétaires d’entreprise et des entrepreneurs canadiens.

On va continuer de rencontrer des Canadiens ce mois-ci, après quoi on va passer à la prochaine étape du Plan d’action économique du Canada.

Et je peux vous assurer qu’on va continuer à mettre l’accent sur la protection de la sécurité financière des Canadiens travailleurs et de leurs familles. Et on va continuer à s’assurer que nos politiques économiques reflètent les valeurs et les principes qu’on partage avec les familles du pays tout entier, y compris celles qui habitent ici à Waterloo.

DIALOGUE SUR L’ÉNERGIE PROPRE

Dans une perspective d’avenir, il est évident qu’il faut mettre l’accent sur la collaboration continentale afin d’atteindre le but qu’on s’est fixé de moderniser le réseau électrique nord-américain.

Vous savez sans doute que l’énergie est un des éléments essentiels de notre relation commerciale avec les États-Unis. Elle compte pour un tiers de l’activité commerciale qui a cours entre nos deux pays.

C’est dû en grande partie à l’orientation commerciale que nos deux pays partagent et aux infrastructures interconnectées dont on fait surtout usage – les pipelines et les réseaux de transport d’électricité – pour amener cette énergie sur le marché.

Le réseau électrique nord-américain est extrêmement intégré, et ce qu’on appelle « le réseau » est probablement l’élément le plus important de l’infrastructure qu’on partage. Il existe plus de 30 grandes lignes de transport d’énergie entre nos deux pays.

Le partage de cette importante infrastructure signifie que le Canada et les États-Unis possèdent un certain nombre d’intérêts en commun, dont un pour la création de conditions propices à l’investissement dans la modernisation du réseau.

UN RÉSEAU INTELLIGENT ENCADRÉ PAR UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE

Mais « réseau intelligent » peut avoir des significations différentes, surtout parce les facteurs incitatifs pour un réseau intelligent sont variés. Ça peut vouloir dire « réduction de la demande et mobilisation des consommateurs », « changements climatiques et environnement » ou « meilleure utilisation des biens ».

En général, le concept de réseau électrique plus intelligent et celui des technologies qui le rendront possible ont tendance à être employés de façon interchangeable.

D’un point de vue technologique, je pense que quand on parle de réseau intelligent, on parle en fait de l’application de technologies lancées par le secteur des télécommunications dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en électricité. On obtient ainsi une meilleure communication en temps réel – de la production jusqu’au transport et à la distribution.

Le gouvernement du Canada aborde l’avenir du réseau intelligent dans une optique de politique énergétique. Plus particulièrement, en électricité, on parle de réseau intelligent dans le contexte de trois objectifs stratégiques centraux : assurer la fiabilité (ce qui comprend la sécurité), la capacité et la performance environnementale.

En termes simples, la fiabilité signifie que l’on garde les lumières allumées et le courant disponible. Même des pannes d’électricité mineures peuvent se révéler extrêmement coûteuses pour de nombreuses industries. La panne majeure qui a eu lieu dans le nord-est en 2003 a engendré des pertes économiques estimées à 10 milliards de dollars au Canada et aux États-Unis.

Un réseau intelligent améliorerait la connaissance en temps réel de ce qui se passe sur le réseau, ce qui permettrait de réduire le temps de réponse aux pannes d’électricité.

Évidemment, un réseau fiable doit aussi être sécurisé, ce qui exige l’application de normes et de protocoles d’exploitation stricts.

C’est là un des principaux objectifs des gouvernements canadien et américain, et c’est la raison pour laquelle mon ministère a mis en place un groupe de travail sur les normes pour un réseau intelligent. Cette unité participera au travail entrepris par le U.S. Smart Grid Interoperability Panel, qui a pour but d’accélerer l’élaboration de normes pour le réseau intelligent.

Le second objectif stratégique en matière d’énergie, qui concerne la capacité, implique qu’on dispose d’assez d’infrastructures à tous les niveaux du réseau électrique pour répondre aux besoins des abonnés. En permettant une utilisation accrue d’énergie renouvelable et une meilleure gestion de la demande, le réseau intelligent favorisera une utilisation efficace des immobilisations.

Et troisièmement, un réseau intelligent contribuera à notre objectif d’améliorer notre performance environnementale en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Comment? En permettant aux clients de gérer leur propre consommation et d’acheter de l’électricité plus propre, qui entraîne moins d’émissions de carbone, et en facilitant l’intégration de sources d’énergie renouvelable.

DU SOUTIEN POUR LES RÉSEAUX INTELLIGENTS

En résumé, le gouvernement du Canada entrevoit un réseau intelligent plus souple, plus dynamique, qui offre aux clients de vraies options pour gérer leur utilisation d’électricité et leurs coûts – un système qui permettra aussi de mettre davantage d’énergie renouvelable sur le réseau, d’accroître la sécurité énergétique et de réduire l’empreinte écologique.

Avoir une vision ça ne suffit pas – on en est bien conscients : il faut passer à l’action si on veut que les idéaux deviennent réalité. J’ai déjà mentionné que le Canada et les États-Unis travaillent ensemble pour favoriser la mise en place d’un réseau intelligent.

Le gouvernement fédéral contribue au processus en dirigeant des discussions avec les parties concernées au sujet de la normalisation.

Et même si l’innovation nécessaire à la mise en place du réseau intelligent viendra principalement de l’industrie, les gouvernements auront aussi un rôle à jouer dans le dossier en facilitant la recherche-développement et en favorisant la mise en marché des nouvelles technologies prometteuses.

Le gouvernement du Canada prend des mesures pour soutenir des projets de démonstration prometteurs dans le cadre du Fonds pour l’énergie propre, afin d’encourager les progrès technologiques qui contribueront à la mise en place du réseau intelligent.

Par exemple, en Colombie-Britannique, le gouvernement aide la société Power Measurement Ltée à mettre au point et en démonstration une technologie de réseau intelligent.

Il aide aussi quatre services publics des Maritimes, qui travaillent sous la direction de la Société d’énergie du Nouveau-Brunswick, à intégrer les technologies de réseau intelligent, les charges des clients et les sources d’énergie renouvelable intermittente dans une région qui a un important potentiel de production d’électricité renouvelable.

Ces exemples ne représentent qu’une petite portion des quelque 10 milliards de dollars que notre gouvernement a investis depuis 2006 dans les infrastructures vertes, les technologies d’énergie propre, la production de carburants plus propres, et l’efficacité énergétique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, favoriser la durabilité de l’environnement et soutenir la création d’emploi.

CONCLUSION

Mesdames et Messieurs, vous avez les connaissances et le savoir-faire pour tirer parti de cette occasion sans précédent de transformer le réseau électrique.

J’attends avec intérêt les résultats de cette conférence et des idées pour accélérer la mise en place d’un réseau intelligent.

Encore une fois, je tiens à vous dire combien je suis content d’être ici aujourd’hui pour participer à une nouvelle conférence dans le cadre du Dialogue sur l’énergie propre.

Je vous remercie et vous souhaite des discussions des plus fructueuses.