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2010/46

Notes pour une allocution de

l’honorable Christian Paradis, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles

« Le leadership économique mondial du Canada »

Ambassade du Canada
Beijing, Chine
22 juin 2010

Le discours prononcé fait foi


Introduction

Bonjour à tous. Dans quelques jours, le monde se réunira à Toronto. Les participants du sommet du G20 auront alors une occasion historique de déployer les efforts nécessaires pour garder l’économie mondiale sur la bonne voie. Même après une crise économique mondiale sans précédent, nous vivons toujours des temps difficiles.

Pour relever nos défis, toutes les nations doivent faire preuve de rigueur financière, adopter des réformes à l’intention du secteur financier et ouvrir les marchés mondiaux encore davantage. Les dirigeants du monde viendront au Canada à la recherche de réponses et nous croyons qu’ils pourraient trouver plusieurs de ces réponses s’ils regardent les mesures prises par le Canada. Nos marchés sont en pleine effervescence, nous créons un plus grand nombre de bons emplois, et ce, pour aujourd’hui et pour demain.

Il y a quelques heures, à New York, mon collègue, le ministre des Finances M. Jim Flaherty, a rendu public un rapport intitulé Le leadership économique mondial du Canada. Ce rapport présente l’histoire de la réussite économique du Canada. Au moment où le Canada s’apprête à accueillir le monde, c’est une histoire qui mérite d’être racontée. Pensez à la situation du Canada à la veille du sommet du G20. Le Canada a fait face au ralentissement économique le plus important et le plus synchronisé à l’échelle internationale depuis les années 1930 et il se trouve en bien meilleure position que les autres grands pays industrialisés. Le Canada a été le dernier pays du G7 à souffrir de la récession et, même quand on a subi la récession, la diminution des extrants a été la moins élevée de tous nos homologues du G7.

Aussi inévitable que cette crise mondiale ait été, la reprise économique du Canada a été tout aussi remarquable. Le Canada a pratiquement récupéré tout ce dont il avait perdu pendant le déclin économique. Aucun autre pays du G7 ne peut faire une telle affirmation. Dans le premier trimestre de 2010, la croissance économique réelle a augmenté de 6,1 %, soit la hausse la plus importante qu’ait connue le Canada en dix ans. La reprise dans le marché du travail a été tout aussi impressionnante, bien que je doive souligner que notre travail à ce chapitre est loin d’être terminé. Cependant, en moins de un an, le Canada compte près de 310 000 emplois de plus. Les trois quarts des emplois perdus pendant la récession ont été recouvrés.

En fait, le Canada est le seul pays du G7 à avoir enregistré des gains cumulatifs en matière d’emplois depuis mars 2009. La forte performance économique du Canada repose surtout sur les bases solides en place avant la crise mondiale et sur les mesures fermes qu’a adoptées en temps opportun notre gouvernement une fois que la crise a frappé. Le Plan d’action économique du Canada, l’un des ensembles de mesures de stimulation le plus important des pays du G20, a constitué la feuille de route de notre reprise. Ce plan, d’une durée de deux ans, a été conçu pour protéger et créer des emplois et pour améliorer la croissance et la prospérité à long terme du Canada. Il visait aussi à inciter les autres ordres de gouvernement à emboîter le pas afin de créer un impact économique encore plus percutant.

Le plan a fonctionné. Grâce aux réductions de taxes et à l’allégement permanent de l’impôt sur le revenu des particuliers et des familles, l’impôt fédéral du Canada, comparé à l’indice du PNB, n’a jamais été aussi bas depuis 1961. Les dépenses réelles de consommation ont augmenté dans chaque trimestre depuis la mise en œuvre du Plan d’action économique. Nous estimons que le Plan d’action est responsable d’environ deux points de pourcentage de la croissance économique moyenne dans les trois derniers trimestres de 2009. De plus, le FMI et l’OCDE prévoient que le Canada connaîtra, au cours des deux prochaines années, la plus forte croissance économique de tous les pays du G7.

Par conséquent, les résultats commencent à prouver que nos mesures économiques étaient bien la voie à emprunter pour relever les défis économiques auxquels faisaient face les Canadiens et les Canadiennes. Le plan était pertinent et ponctuel, et n’était pas conçu pour perdurer. Il est important de se le rappeler en ces temps où les gouvernements du monde entier croulent sous d’immenses dettes. Le Canada était dans une situation de force lorsque la crise économique mondiale l’a frappé. Le Canada a été le seul pays du G7 a affiché des surplus année après année dans la période précédant la crise mondiale. Au début de la crise, le fardeau net de la dette du gouvernement du Canada était le plus bas de tous les pays du G7. Nous avions alors la marge de manœuvre nécessaire pour réagir promptement et avec vigueur à l’aide de mesures de stimulation extraordinaires.

Notre Plan d’action économique correspond en tous points à cette discipline financière du Canada. Nous prévoyons que notre déficit actuel diminuera de près de la moitié entre la fin du dernier exercice financier et l’exercice qui suivra l’année financière en cours. En effet, d’ici 2014‑2015, on prévoit que le déficit sera pratiquement éliminé. En fait, le FMI prévoit que le Canada sera le seul pays du G7 à connaître un budget équilibré d’ici cinq ans. À Toronto, les pays du G20 discuteront des défis fiscaux à relever et de la nécessité absolue de la consolidation fiscale. Le Canada insistera pour que tous les pays mettent de l’ordre dans leurs affaires, tout comme nous l’avons fait, et ce, afin d’assurer une reprise réelle et durable.

La stabilité et la résilience de notre système financier représentent également un autre avantage du Canada à imiter. Nos institutions financières ont maintenu le cap pendant la tempête financière mondiale sans précédent, comparativement à d’autres qui ont dû être secourues par les contribuables ou reprises par les gouvernements. Et pour cause. Avant la récession mondiale, les banques et les autres institutions financières du Canada étaient mieux dotées de capitaux permanents et moins endettées que leurs concurrents internationaux. Elles étaient régies par un cadre de réglementation et de surveillance rigoureux. La réputation du Canada durement acquise en matière de prudence par nos banques, nos foyers et nos agences de réglementation nous a permis d’attaquer la récession mondiale sans grands déséquilibres du marché contrairement à de nombreuses économies avancées. Par conséquent, le prix des maisons et la valeur nette des foyers ont diminué beaucoup moins au Canada qu’ailleurs. Nous avons aussi été capables de maintenir la croissance du crédit même en période de récession jusqu'alors inconnue de la plupart des Canadiens. D’ailleurs, le Forum économique mondial a qualifié le système bancaire du Canada de système le plus solide du monde, et ce, pendant deux années consécutives.

Il est impossible de résoudre très rapidement tout ce qui a mal tourné pendant la récente récession financière mondiale. Il est évident qu’il n’y a pas de solution unique. Néanmoins, le Canada invite tous les pays du G20 à respecter les engagements que nous avons tous pris. Nous continuerons également à souligner les éléments du système canadien qui ont fait leurs preuves — comme des normes plus fermes pour les liquidités de capitaux et une limite sur l’endettement. Ceci ne comprend toutefois pas de taxe punitive imposée au secteur financier. La performance du Canada pendant la crise a clairement démontré qu’une telle taxe n’était pas nécessaire et ne ferait que réduire le flux de crédit et encourager la prise de risques excessifs. Le secteur financier du Canada a tenu bon malgré les pressions intenses et nous sommes déterminés à promouvoir davantage sa situation globale montante.

En plus de la consolidation fiscale et des réformes du secteur financier, le monde s’attendra aussi à ce que les dirigeants des pays du G20 réalisent des progrès en ce qui concerne la promotion du commerce et des investissements et la lutte contre le protectionnisme. Au risque de se répéter, le Canada fait également figure de proue dans ces domaines par ses mesures et son exemple. Ma présence ici aujourd’hui en est la preuve.

Au moment où les prévisions économiques mondiales étaient les plus sombres, le Canada a gardé son économie ouverte aux investissements de partout dans le monde; il a résisté au protectionnisme et a aboli des barrières commerciales. À titre de pays axé sur le commerce, le Canada comprend fort bien que les marchés ouverts se traduisent par la prospérité à long terme et nous avons contribué à ce chapitre. Nous avons aboli unilatéralement les tarifs — nous avons éliminé les tarifs sur des pièces de machinerie importantes et sur les matériaux manufacturiers. Le Canada est en voie de devenir le premier pays du G20 avec une zone à tarif zéro pour les manufacturiers. Cette mesure s’ajoute à nos efforts incessants pour faire du Canada une destination des plus attrayantes pour les entreprises et, selon l’Economist Intelligence Unit, le meilleur endroit où investir et faire des affaires dans les prochaines cinq années.

En ce qui concerne le domaine de la taxation, et à la suite de changements tant fédéraux que provinciaux, le Canada aura cette année le taux global d’imposition sur les nouveaux investissements des entreprises le plus faible des pays du G7 et, d’ici 2012, le plus faible taux d’imposition prévu par la loi sur le revenu des sociétés. Notre gouvernement a également adopté des mesures pour réduire le fardeau lié à la réglementation pour les entreprises, surtout les petites et moyennes entreprises, tout en modernisant la réglementation relative à la concurrence et à l’investissement. Toutes ces mesures permettront aux entreprises installées au Canada de se concentrer sur ce qu’elles font de mieux : investir et créer des emplois.

Tenez compte de tous les avantages que je viens de décrire — la plus forte croissance économique dans une décennie, les prévisions financières qui font l’envie du monde industrialisé, l’un des systèmes financiers les plus stables du monde, le plus faible taux d’imposition sur les nouveaux investissements des entreprises des pays du G7 pour cette année, et, enfin, le seul pays du G20 où un manufacturier peut s’établir sans se voir imposer des tarifs sur la production — et vous aurez l’occasion de reléguer la récession aux oubliettes. Dans un monde où régnait l’incertitude, le Canada a fait preuve de leadership économique authentique. Nous créons des emplois, nous réalisons davantage d’investissements, nous réduisons les impôts et nous prenons des décisions responsables en matière de croissance économique durable. Nous pouvons aussi compter sur notre intendance fiscale responsable. En 2010, le Canada a accueilli le monde à Vancouver dans la quête de l’excellence athlétique. Nous avons réalisé une performance exceptionnelle. Nous accueillons aujourd’hui le monde à Toronto au moment où les enjeux sont encore plus élevés. Par rapport à une reprise économique embryonnaire, nous ne pouvons pas faillir le test historique que nous passerons cette fin de semaine. Comme le Canada et d’autres pays l’ont démontré, il y a des récompenses pour ceux qui se fixent des buts clairs et qui prennent des mesures fermes. En ces temps cruciaux, je vous invite à nous suivre. Merci beaucoup et passez une bonne journée.