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2010/09

Notes provisoires pour une allocution de

l’honorable Christian Paradis, C.P., député,
ministre des Ressources naturelles

donnée à l’occasion du

congrès et du salon 2010 de l’Association nucléaire canadienne

24 février 2010
Ottawa (Ontario)

Le discours prononcé fait foi


Merci beaucoup Roger. [Roger Alexander, président d’AREVA Canada inc.] Et merci à l’Association nucléaire canadienne pour cette occasion de vous rencontrer ce soir. Permettez-moi d’abord de féliciter l’Association pour son 50e anniversaire. Félicitations! Je tiens aussi à féliciter Denise Carpenter pour sa récente nomination à la présidence de l’Association.

C’est une période stimulante et remplie de défis pour l’industrie nucléaire, une situation qui exige un leadership fort et créatif. Je suis persuadé que l’expérience de Mme Carpenter et ses succès dans l’industrie de l’énergie serviront très bien cette association.

Je suis nouveau moi aussi, au poste de ministre des Ressources naturelles, mais le dossier du nucléaire n’est pas nouveau pour moi. L’industrie nucléaire est un enjeu important pour notre gouvernement depuis le début. Je sais l’importance de cette industrie pour le Canada et la population canadienne et je sais pourquoi elle doit continuer d’intéresser notre gouvernement. Je sais que l’industrie crée des milliers d’emplois et des milliards de dollars d’activité économique.

Un changement de ministre ne signifie pas nécessairement un changement de cap. Je crois à cette industrie, et aux initiatives qui sont déjà en marche. Nous avons énoncé nos principaux objectifs en matière de politiques. Ils sont au nombre de trois et n’ont pas changé :

  • faire en sorte que le Canada dispose d’options sûres, fiables et rentables pour répondre à ses besoins énergétiques et pour atteindre ses objectifs environnementaux;
  • défendre les intérêts des contribuables. Nous ferons le nécessaire pour optimiser le rendement de notre investissement dans cette industrie;
  • faire en sorte que l’industrie nucléaire canadienne soit en mesure de profiter des occasions qui s’ouvrent au Canada et ailleurs dans le monde.

Nous continuerons aussi de pousser les initiatives stratégiques qui aideront le public à avoir confiance dans l’industrie et qui mettront l’industrie en bonne position pour se développer. Par exemple :

  • Dans les prochaines semaines, nous continuerons de travailler à l’adoption d’une Loi sur la responsabilité et l’indemnisation en matière nucléaire modernisée.
  • Nous continuerons de suivre les activités de la Société de gestion des déchets nucléaires qui concernent le processus de sélection d’un site pour la gestion à long terme du combustible nucléaire irradié au Canada.
  • Nous pousserons aussi nos stratégies de gestion à long terme des déchets, c’est à dire l’Initiative de la région de Port Hope et le Programme des responsabilités nucléaires historiques.
  • Et nous veillerons à ce que le Canada dispose du cadre économique et réglementaire qui lui permettra de tirer profit de ses réserves d’uranium et de son savoir-faire en matière d’extraction minière, qui sont parmi les meilleurs au monde. Nous voulons être un chef de file de l’approvisionnement mondial d’uranium pendant la renaissance nucléaire.

Dans toutes ces activités, notre priorité absolue est toujours la santé et la sécurité de la population. À cet égard, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (la CCSN) joue un rôle clé : elle veille à cette priorité dans tous les sites nucléaires du pays. La Commission prend ses décisions par elle-même, dans l’intérêt supérieur des Canadiennes et des Canadiens. L’indépendance de sa prise de décision est primordiale.

La CCSN est un élément essentiel de la filière nucléaire au Canada. Tout comme Énergie atomique du Canada limitée, ou EACL. Vous le savez pertinemment, cette entreprise est un pilier de l’industrie nucléaire au Canada. Pour que l’industrie canadienne prospère, il faut réussir la restructuration de la division commerciale d’EACL.

Comme tout le monde, notre gouvernement a été à même de constater la redynamisation de l’industrie nucléaire mondiale. Nous devions nous assurer qu’EACL serait en mesure d’en profiter. D’où le réexamen approfondi. Or, ce réexamen a montré très clairement que la structure actuelle d’EACL n’est pas adaptée à la nouvelle conjoncture.

La Division des réacteurs CANDU avait besoin d’investisseurs stratégiques pour tirer pleinement parti des possibilités; affermir sa présence internationale; et réduire les risques financiers encourus par les contribuables. Le 17 décembre dernier, nous avons invité des investisseurs à soumettre des propositions pour la Division des réacteurs CANDU. Le processus suit son cours. Nous continuerons d’avancer le plus vite possible car nous savons tous que l’inaction n’est pas une option.

Nous avons une responsabilité envers les citoyens, et nous avons une responsabilité envers l’industrie. Une bonne restructuration donnera à EACL les assises financières plus solides dont elle a besoin pour surmonter les difficultés récentes, en plus de réduire les risques financiers auxquels elle expose les contribuables. Elle multipliera les occasions d’exploiter la technologie, les compétences, l’expérience et les capacités d’EACL en forgeant des alliances et en acquérant une envergure mondiale. Et elle placera l’entreprise et l’industrie en bonne position pour livrer concurrence.

Vous conviendrez, j’en suis sûr, qu’il fallait mettre de l’ordre dans nos affaires. Les marchés mondiaux n’attendront pas après nous. Cette industrie est trop importante pour l’économie de l’Ontario et celle du Canada pour que nous puissions faire quoi que ce soit d’autre. Tout au long du processus de restructuration d’EACL, nous garderons bien en tête une autre décision critique pour notre avenir énergétique et pour l’avenir de l’industrie nucléaire : l’encouragement de la construction de nouvelles centrales en Ontario. EACL et ses partenaires se sont engagés à fond dans ce processus concurrentiel. Le gouvernement du Canada a respecté le processus et le besoin de l’Ontario d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix. La restructuration d’EACL ne devrait pas contrecarrer les plans de l’Ontario, mais plutôt accroître les chances de trouver des solutions réalisables à des prix compétitifs, dans les délais impartis et sans dépassements budgétaires.

On ne peut pas parler de notre secteur nucléaire sans parler de nos efforts pour remédier dans l’immédiat et à long terme aux difficultés d’approvisionnement en radio isotopes. EACL, avec l’appui complet du gouvernement, s’efforce de remettre le NRU en service au plus vite, tout en appliquant les normes de sûreté et de sécurité les plus rigoureuses.

Nous l’avons constaté, un approvisionnement fiable en radio isotopes pour les services médicaux n’est pas seulement un enjeu urgent, c’est aussi un enjeu complexe. C’est un enjeu pour notre pays, mais aussi sur la scène internationale. Nous devons donc agir au Canada et avec la communauté internationale. Et c’est ce que nous faisons.

Au Canada, nous poursuivons notre travail auprès du milieu médical pour encourager l’utilisation optimale des stocks disponibles. Nous diligentons les approbations réglementaires pour que les produits venus d’autres pays parviennent aux Canadiens sans tarder. Et nous encourageons l’utilisation d’autres isotopes et d’autres méthodes d’imagerie, dans la mesure du possible.

Nous épaulons EACL dans ses efforts pour faire renouveler le permis d’exploitation du NRU après 2011. Notre groupe d’experts a remis un excellent rapport. Il a mis en relief quelques solutions innovatrices pour pallier la pénurie à moyen et à long terme. Nous étudions les options très soigneusement.

Sur la scène internationale, nous avons été des instigateurs. À l’Agence de l’OCDE pour l’énergie nucléaire, nous avons été le catalyseur d’une action concertée pour trouver des solutions, notamment par la coordination des calendriers de production et l’amélioration des communications le long de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Et ces initiatives portent fruits. Nous avons vu d’autres fournisseurs augmenter leur production pendant l’arrêt du NRU. Et la collaboration internationale a donné naissance à une nouvelle source d’isotopes. En effet, la semaine passée, Covidien a annoncé la conclusion d’une entente avec l’exploitant du réacteur polonais pour la fourniture d’isotopes au marché mondial.

En conclusion, je puis vous assurer qu’en tant que nouveau ministre, je me suis mis à la tâche sans tarder. J’aimerais insister sur le fait que ce gouvernement a la ferme intention de participer à tous les aspects de la filière nucléaire et d’y jouer un rôle actif tout en donnant la priorité absolue à la sûreté et à la sécurité des Canadiens.

Je suis heureux de pouvoir travailler avec vous à maintenir les normes élevées auxquelles s’attend dorénavant la population canadienne de la part de cette industrie. Nous partageons un but commun : une industrie nucléaire canadienne forte et en pleine croissance. Je me réjouis à l’idée de travailler avec vous et avec nos partenaires gouvernementaux de tout le Canada à la poursuite de ces objectifs.

Merci.