Salle des médias
2009/28(b)
PRÉCIS D'INFORMATION
Le gouvernement du Canada annonce son soutien à l’industrie forestière : Une équipe spéciale Canada-Québec pour la foresterie
La récession mondiale impose des ajustements douloureux à de nombreuses collectivités dans tout le Canada. La chute de la demande mondiale et le recul des prix des matières premières et des produits dans les domaines liés à la forêt, aux minéraux et à l’énergie ont entraîné d’importantes baisses de production et de nombreuses pertes d’emplois à l’échelle du pays. Même si dans l’ensemble du Canada, bien des collectivités tributaires de la forêt font face à des difficultés semblables, les causes de ces difficultés varient énormément selon les régions et selon les secteurs de l’industrie.
Devant l’urgence et l’ampleur des défis auxquels l’industrie forestière du Québec doit faire face, la ministre des Ressources naturelles du Canada, Lisa Raitt, et le ministre des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, Claude Béchard, ont accepté de diriger une équipe spéciale Canada-Québec composée de hauts fonctionnaires, chargée de coordonner la mise en œuvre de mesures respectives pour appuyer le secteur forestier du Québec durant cette période particulièrement difficile.
Sous la houlette du ministère des Ressources naturelles du Canada et du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, ceux-ci désigneront chacun trois représentants de niveau sous-ministre, chargés de tracer la voie pour les travaux de collaboration afin de répondre aux problèmes auxquels est confrontée l’industrie forestière du Québec.
Pour le gouvernement du Canada, ces représentants seront choisis au sein de Ressources naturelles Canada, de Développement économique du Canada pour les régions du Québec et d’Affaires étrangères et Commerce international Canada. Les deux gouvernements sont conscients de l’importance de veiller à ce que toutes les mesures prises soient conformes à l’Accord sur le bois d’œuvre résineux.
Il s’agit bien ici d’une réponse intégrée pour harmoniser des mesures existantes et celles du Plan d’action économique, et déployer des initiatives de soutien pour le secteur forestier, notamment pour ses travailleurs et les collectivités qui en dépendent.
Priorités immédiates :
On a dégagé six domaines d’intérêt commun pour lesquels la mise en place rapide de mesures d’intervention sera prioritaire :
L’aménagement forestier et la sylviculture : Les gouvernements du Canada et du Québec partagent un intérêt commun pour des investissements dans la sylviculture, comme moyen de promouvoir les objectifs d’aménagement durable des forêts, de renforcer la séquestration du carbone et d’apporter aux collectivités forestières des stimulations économiques à court terme. Pour sa part, le gouvernement du Canada fera de tels investissements une des chevilles ouvrières de l’enveloppe de 211 millions de dollars destinée au Québec dans son Fonds d’adaptation des collectivités. Sous les auspices du partenariat, les gouvernements du Canada et du Québec s’engagent à signer un accord pour financer des activités de sylviculture et autres activités en foresterie.
Le soutien aux travailleurs et aux collectivités du secteur forestier : Le Plan d’action économique du Canada prévoit l’injection de 8,3 milliards de dollars dans la Stratégie canadienne en matière de compétences et de transition pour aider les travailleurs canadiens à passer à travers la crise économique. Cet investissement généreux permettra notamment de bonifier l’assurance-emploi, d’élargir les ententes de travail partagé et de renforcer l’accès à la formation. Dans le cadre d’accords existants, le gouvernement du Canada accorde des fonds à des programmes de prestations du Québec destinés aux travailleurs du secteur forestier, tels que le Pacte pour l’emploi Plus. Avec l’aide de l’équipe spéciale, les ministres examineront les besoins des travailleurs et évalueront les possibilités d’une collaboration plus efficace.
L’accès au crédit : Dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, le gouvernement fédéral prend des mesures pour faciliter l’accès des entreprises au crédit, en vertu du Cadre de financement exceptionnel. Le budget récent du Québec prévoit aussi des mesures pour améliorer les conditions de crédit des entreprises en modifiant son programme RENFORT. Au titre du partenariat, les ministres examineront les conditions de crédit et évalueront les possibilités d’une collaboration plus étroite, selon un processus respectueux des obligations qu’a contractées le Canada en signant l’Accord sur le bois d’œuvre résineux avec les États-Unis.
Mesures à moyen terme
Bien que des mesures urgentes soient nécessaires pour soutenir les travailleurs et les collectivités touchés gravement par la baisse des activités dans le secteur forestier, ces mesures doivent en outre être renforcées pour faciliter la restructuration et le renouvellement de l’industrie à l’avenir. À cette fin, les gouvernements du Québec et du Canada sont convenus que l’équipe spéciale coordonnera les mesures dans des domaines tels que :
La technologie et l’innovation : Le Plan d’action économique a investi 120 millions de dollars pour promouvoir l’innovation dans le secteur forestier, en partenariat avec FP Innovations, qui est l’institut de recherche sur les forêts canadiennes dont le siège social est au Québec. Les gouvernements du Canada et du Québec profiteront ainsi de leurs partenariats existants pour favoriser l’innovation dans le secteur forestier, dans des domaines tels que la bioénergie et les nanotechnologies, ainsi que les systèmes du bâtiment de prochaine génération.
La production à valeur ajoutée : L’équipe spéciale examinera les moyens de renforcer la compétitivité des fabricants secondaires de produits du bois au Québec grâce à une meilleure coordination des programmes en place, à la facilitation du transfert de technologies aux fabricants de produits du bois à valeur ajoutée et à la collaboration avec les universités, les chercheurs et d’autres parties intéressées.
Le développement des marchés des produits du bois : RNCan collabore sous forme de partenariats avec des associations de l’industrie et un certain nombre de provinces qui administrent Produits de bois canadien, un programme de développement des marchés pour les produits de bois outre‑mer, et le Québec en est partenaire depuis le début. Le Plan d’action économique a prorogé et élargi les programmes d’expansion des marchés pour inclure l’initiative Le Bois nord-américain d’abord. Le programme élargi comprend désormais des possibilités de construire des démonstrations d’applications innovatrices de l’utilisation du bois au pays aussi bien qu’à l’étranger. Les gouvernements du Canada et du Québec se fonderont sur leurs partenariats existants pour élargir les marchés pour les produits de bois, dans le cadre d’initiatives comme Le Bois nord-américain d’abord et Produits de bois canadien. Le Partenariat examinera les possibilités d’une collaboration accrue, notamment dans le cadre d’un projet à grande échelle de démonstration de technique canadienne de construction à ossature de bois dans les marchés cibles.
Soutien continu de la part du gouvernement du Canada envers l’industrie forestière
Investissement de 1 milliard de dollars conçu pour aider les provinces et les territoires à soutenir les collectivités et les travailleurs touchés gravement par les difficultés économiques dues à la volatilité des marchés financiers et des produits de base à l’échelle planétaire.
- 219,6 millions de dollars de la FDC directement au Québec pour appuyer les mesures de formation et de reclassement afin d’aider les travailleurs touchés par les fermetures d’usines dans les secteurs de la foresterie et de la fabrication.
Programme des forêts communautaires
Investissement de 25 millions de dollars réservant des fonds initiaux sur cinq ans pour soutenir 11 organismes de collectivités dépendantes de la forêt dans tout le Canada, afin qu’ils puissent développer et échanger des connaissances, des outils et des stratégies pour relever les défis de la transition et capitaliser sur les possibilités naissantes qui se présenteront dans le secteur forestier. Les investissements aident ces collectivités à développer les outils, les méthodes et les stratégies qu’il faut pour faire face aux nouveaux défis du secteur forestier au Canada.
- Le projet Le Bourdon a touché 1,475 million de dollars au titre du PFC.
- La forêt modèle du Lac-Saint-Jean a reçu 1,475 million de dollars au titre du PFC, également.
Finance et assurance crédit
En 2008, Exportation et Développement Canada (EDC) a fourni 14 milliards de dollars en solutions commerciales au secteur forestier, en respectant les principes commerciaux et les taux de marché.
EDC joue un rôle important en tant que fournisseur d’assurance-crédit du secteur forestier ayant des relations actives avec environ 80 % de l’industrie.
En 2008, EDC a servi 534 entreprises forestières sur 1 234, ce qui représente une croissance de la clientèle de 12 % par rapport à 2007.
Innovation et expansion des marchés
170 millions de dollars pour améliorer la compétitivité du secteur forestier canadien par de nouveaux investissements destinés à appuyer la diversification des marchés et l’innovation forestière.
- 80 millions de dollars pour appuyer les projets de recherche réalisés par FP Innovations au Québec dans l’intérêt de l’industrie canadienne.
- 2,6 millions de dollars au Bureau de promotion des produits forestiers du Québec en 2009‑2010 dans le cadre du renouvellement des programmes Produits de bois canadien et Le Bois nord-américain d’abord.
Le Budget de 2006 avait consacré 127 millions de dollars à l’Initiative sur la compétitivité à long terme de l’industrie forestière en vue d’appuyer les efforts déployés par le secteur pour concevoir de nouveaux produis à valeur ajoutée et créer de nouveaux débouchés pour les produits de bois canadien.
Soutien pour les travailleurs
-
Ententes sur le développement du marché du travail
Un transfert d’un milliard de dollars sur deux ans aux provinces et aux territoires pour les aider à offrir de la formation à environ 100 000 travailleurs admissibles à l’assurance-emploi (AE). -
Fonds de transition et de formation stratégique
Un investissement de 500 millions de dollars sur deux ans pour aider les provinces et les territoires à assouplir les programmes de formation et de perfectionnement des compétences, de manière à venir en aide à 50 000 travailleurs de plus, qu’ils soient ou non admissibles à l’AE. -
Initiative ciblée pour les travailleurs âgés
Un investissement de 60 millions de dollars pour aider 250 autres collectivités en transition à offrir de la formation à des travailleurs âgés de 55 à 64 ans et leur permettre d’acquérir de nouvelles compétences. -
Soutien aux travailleurs de longue date
Deux nouvelles mesures prévoient un investissement d’environ 500 millions de dollars sur deux ans pour offrir des prestations d’AE aux travailleurs de longue date qui suivent une formation à long terme et permettent aux travailleurs admissibles de bénéficier plus tôt des prestations d’AE ordinaires s’ils financent leur propre formation en totalité ou en partie avec les indemnités reçues en cas de mise à pied, telles que les indemnités de départ. Ces deux mesures seront appliquées en partenariat avec les provinces et les territoires. -
Prorogation des prestations d’assurance-emploi
Un montant estimatif de 1,15 milliard de dollars permettra de prolonger de cinq semaines les prestations d’AE offertes à l’échelle nationale au titre d’un projet pilote réservé jusqu’ici à certaines régions ayant un taux de chômage élevé. Par ailleurs, pour ces mêmes régions, la durée maximale des prestations offertes au titre de l’AE sera prolongée de cinq semaines, portant la durée totale de 45 à 50 semaines. -
Améliorations au Programme de travail partagé
Un montant supplémentaire de 200 millions de dollars sera investi sur une période de deux ans pour aider les Canadiens à garder leurs emplois et à minimiser les effets du ralentissement économique, en aidant les entreprises à éviter les mises à pied en attendant la reprise de leur industrie.
Contribution de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec au secteur forestier
- L’Agence de développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC) a appuyé, depuis janvier 2006, 168 projets directement associés au secteur forestier, pour un investissement total de 39,6 millions de dollars. Au total, ces contributions ont entraîné des investissements de l’ordre de 243,8 millions de dollars, la création de 1 353 emplois directs et le maintien de 3 699 emplois existants.
- Les projets visent principalement l’amélioration de la productivité, le développement des marchés, l’innovation et l’acquisition d’équipements. La clientèle de DEC dans le secteur forestier se compose principalement d’entreprises et, dans une moindre mesure, d’organismes sans but lucratif.
- Par ses programmes courants, DEC appuie la diversification économique des collectivités forestières ainsi que les projets de transformation secondaire et tertiaire du bois.
- DEC utilisera une partie des fonds de son budget de 2009, par le biais du Fonds d’adaptation des collectivités, pour la réalisation de projets qui contribueront au rétablissement du secteur forestier. Des porte-paroles du DEC sont déjà au travail avec leurs homologues du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec pour repérer les projets les plus susceptibles de créer immédiatement des emplois.
- Les interventions de DEC doivent être conformes à la politique nationale sur les investissements en foresterie et aux accords commerciaux comme l’Accord sur le bois d’œuvre de résineux signé avec les États‑Unis.
Les journalistes peuvent s’adresser à :
Jasmine MacDonnell
Directrice des communications
Cabinet de la ministre
Ressources naturelles Canada
Ottawa
613-996-2007
Relations avec les médias
Ressources naturelles Canada
Ottawa
613-992-4447
Les communiqués et les précis d'information de RNCan sont diffusés à l'adresse www.rncan.gc.ca/media/index-fra.php.