ARCHIVÉE - Salle des médias

Information archivée dans le Web

Information identified as archived on the Web is for reference, research or recordkeeping purposes. It has not been altered or updated after the date of archiving. Web pages that are archived on the Web are not subject to the Government of Canada Web Standards. As per the Communications Policy of the Government of Canada, you can request alternate formats. Please "contact us" to request a format other than those available.

2010/20(a)

Précis d'information

Ressources naturelles Canada inaugure les Installations de recherche sur le CO2 de CanmetÉNERGIE (CanCO2)


Le gouvernement du Canada est déterminé à ce que le Canada demeure un chef de file mondial en matière d’élaboration et d’utilisation de la technologie de pointe liée au captage et au stockage du carbone.  Non seulement le captage et le stockage du carbone pourraient-ils contribuer à réduire d’une manière substantielle les émissions de gaz à effet de serre au Canada, mais encore le partage des compétences et de l’expérience vécue ici dans ce domaine avec d’autres pays serait-il susceptible de nous faire participer en tant qu’intervenant majeur à la réduction des émissions de CO2 à l’échelle mondiale.  La mise sur pied des Installations de recherche sur le CO2 de CanmetÉNERGIE représente un pas important vers l’accélération de la recherche et de la démonstration de techniques perfectionnées en matière de captage et de stockage du carbone visant à réduire autant les émissions de gaz à effet de serre que les coûts de ces deux procédés.

L’un des domaines prioritaires établis par le gouvernement du Canada et l’Agence internationale de l’énergie pour favoriser la science et la technologie sous-jacentes au captage et au stockage du carbone demeure la réduction des coûts liés à ces deux procédés.  Il s’agit là, en fait, d’un des principaux obstacles à la commercialisation de ceux-ci.  Les activités réalisées aux Installations de recherche sur le CO2 de CanmetÉNERGIE seront axées sur l’amélioration de l’efficacité et sur la réduction des coûts liés au captage et au stockage du CO2, rendant ainsi les procédés de captage plus économiques.  Il sera ainsi possible d’assurer la viabilité de nos abondantes ressources en combustibles fossiles en tant qu’options au sein d’un régime énergétique diversifié, de façon à assurer la sécurité des approvisionnements en énergie du Canada.

Le Groupe des techniques sans émissions du Centre de recherche CanmetÉNERGIE à Ottawa a mis sur pied les Installations de recherche sur le CO2 de CanmetÉNERGIE grâce à un partenariat public-privé établi dans le cadre du Programme de recherche et de développement énergétiques de Ressources naturelles Canada, l’élément Technologie et Innovation, le Programme écoÉNERGIE sur la technologie du gouvernement du Canada et le Consortium de R-D sur le CO2 de CanmetÉNERGIE.  Parmi les membres qui en font partie, on compte l’Alberta Energy Research Institute, la société Babcock & Wilcox, la société Ontario Power Generation, la société SaskPower, le NETL du Department of Energy américain et le Projet de captage du CO2 (un consortium formé des sociétés Eni Group, StatoilHydro, Shell, BP, Suncor, Chevron, Petrobras et ConocoPhillips).

Le Canada prend de réelles mesures, tant à l’échelle nationale qu’internationale, en vue d’obtenir des réductions, véritables et tangibles, dans les émissions de gaz à effet de serre.  De par ses investissements dans des projets de démonstration à grande échelle sur le captage et le stockage du carbone, de même que par l’établissement d’installations comme celles des Installations de recherche sur le CO2 de CanmetÉNERGIE, le gouvernement du Canada contribue à l’atteinte de ces objectifs.

Faits saillants de la recherche

  • Les Installations de recherche sur le CO2 de CanmetÉNERGIE ont été entièrement regroupées avec les Installations de recherche sur les oxy-combustibles à échelle pilote.  Les recherches menées à l’intérieur de ces nouvelles installations intégrées aboutiront à une connaissance sans précédent des problèmes qui caractérisent le regroupement du captage du CO2 avec des systèmes à base de charbon écologique.
  • La production d’électricité à l’aide de charbon et le traitement du gaz naturel offrent peut-être les meilleures possibilités à court terme pour la mise en valeur de la technologie liée au captage du gaz carbonique (CO2) et à sa séquestration dans des formations géologiques.
  • Les prochaines étapes, qui sont primordiales, sont la réalisation de projets de démonstration, la tarification liée au carbone et le développement de la technologie par la recherche et le développement.
    • Il faut que progresse la réalisation de projets de démonstration afin de prouver et d’accroître la rentabilité du captage et du stockage du carbone à grande échelle commerciale dans les secteurs clés.  Lorsque les dirigeants des pays du G8 sont venus au Canada en 2008, ils se sont engagés à réaliser 20 projets de démonstration, de grande envergure et entièrement intégrés, d’ici 2010.
    • Des règlements visant les émissions de gaz à effet de serre, règlements prévoyant l’établissement d’un tarif sur les émissions de carbone, sont en cours d’élaboration.  Ces derniers permettront la conception de mesures incitatives en vue de la mise en valeur de procédés de transformation comme le captage et le stockage du carbone. 
  • Le Canada est un chef de file pour ce qui est de la démonstration de la viabilité de l’injection et du stockage de CO2 s’accompagnant de récupération assistée du pétrole.  En particulier, le projet de Weyburn en Saskatchewan est l’un des sept projets de démonstration réalisés à l’échelle mondiale concernant le captage et le stockage intégrés du carbone qui en est à l’étape opérationnelle. Cet emplacement est également le premier endroit au monde où l’on réalise la mesure, la surveillance et la vérification des niveaux de CO2.
  • Les gouvernements fédéral et provinciaux ont engagés en amont jusqu’à 3,5 milliards de fonds publics afin de faire progresser la réalisation de 4 à 6 projets de démonstration à grande échelle du captage et du stockage du carbone.  Cette démarche constituera une étape importante, non seulement pour l’atteinte de l’objectif des pays du G8 visant à réaliser 20 projets de démonstration d’ici 2010, mais également pour accroître le rôle de chef de file du Canada en vue de contribuer à la compréhension et à l’avancement, à l’échelle internationale, de la technologie liée au captage et au stockage du carbone.
  • Ces fonds englobent un engagement pris en 2008 par le gouvernement du Canada d’investir une somme de 240 millions de dollars servant à financer la réalisation de l’un des premiers et des plus importants projets en matière de captage et de stockage du CO2, soit celui d’une centrale électrique au charbon située en Saskatchewan.  Le budget fédéral de 2009 contenait l’annonce de la mise sur pied du Fonds pour l’énergie propre, doté d’un budget d’un milliard de dollars.  Ce fonds comprenait une somme de 650 millions de dollars prévue pour la réalisation de projets de démonstration dans le domaine du captage et du stockage du carbone.  D’autre part, dans le cadre de l’Initiative écoÉNERGIE sur la technologie du gouvernement du Canada, on annonçait récemment l’octroi d’une somme de 140 millions de dollars pour la réalisation éventuelle de huit projets de démonstration aux stades initiaux de l’ingénierie ou de l’essai à échelle pilote.
  • Les provinces de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique ont également prévu des fonds pour la réalisation de projets de démonstration.  L’Alberta, en particulier, a réservé des fonds atteignant 2 milliards de dollars pour la réalisation de projets devant être annoncés plus tard cette année.  Globalement, ces fonds publics entraîneront des investissements additionnels de la part du secteur industriel qui permettront la réalisation de projets visant le captage et le stockage d’environ 1 million de tonnes de CO2 par année.  Le tout devrait débuter en 2015.
  • Le Canada va collaborer avec certains organismes, comme l’Agence internationale de l’énergie, en vue d’élaborer des critères d’évaluation se rapportant à la réalisation des 20 projets des pays du G8.  De plus, le Canada va intervenir sur la scène nationale et internationale afin de veiller à ce que les fonds publics utilisés dans la réalisation des projets de démonstration viennent appuyer l’apprentissage global et l’établissement de capacités.

Le Canada a, en février 2009, annoncé l’établissement d’un dialogue sur l’énergie écologique avec les États-Unis afin de favoriser la mise au point de techniques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à combattre les changements climatiques.  Cette démarche mettait l’accent sur le captage et le stockage du carbone.


Les journalistes peuvent s’adresser à :

Mary-Ann Dewey-Plante
Attachée de presse
Cabinet du ministre
Ressources naturelles Canada
Ottawa
613-996-2007

Ou

Relations avec les médias
Ressources naturelles Canada
Ottawa
613-992-4447

Les communiqués de presse et les précis d'information de RNCan sont diffusés à l'adresse www.rncan.gc.ca/media/index-fra.php.