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Stratégie de développement durable
Aller de l’avant

Les Canadiens prennent des mesures en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de s’adapter aux répercussions du changement climatique.

Le Canada reconnaît que le changement climatique présente un important défi pour le développement durable. Les répercussions auront une incidence sur nos secteurs des ressources naturelles et les industries connexes, les assises économiques des collectivités et le bien-être des Canadiens. Afin de relever ce défi mondial, le Canada travaille avec la communauté internationale et a ratifié le Protocole de Kyoto, s’engageant ainsi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6 p. 100 en dessous des niveaux de 1990 d’ici 2008-2012. Il n’existe pas de solutions faciles pour réaliser cet engagement – tous les citoyens, les pouvoirs publics et les collectivités du pays devront prendre des mesures et faire preuve d’ingéniosité.

Au cours des dernières années, des discussions intensives ont eu lieu entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires sur la façon d’atteindre les objectifs fixés à Kyoto. Des intervenants ont été consultés sur les meilleures options qui permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ces discussions et les consultations ont aidé à élaborer une stratégie fédérale de réduction des émissions, énoncée dans le Plan du Canada sur les changements climatiques de 2002. L’approche propose l’utilisation de différents instruments en vue de favoriser la réduction des émissions dans tous les secteurs de la société canadienne.

Un important élément de l’approche est la négociation d’accords sur les objectifs de réduction des émissions des grands émetteurs des principaux secteurs industriels. Ces émissions pourraient représenter près de la moitié des émissions totales de gaz à effet du Canada d’ici 2010, si aucune mesure n’est prise à leur égard. RNCan a adopté cette approche avec les entreprises de production en amont et en aval de pétrole et de gaz, de production d’électricité, d’exploitation minière et de fabrication. Les entreprises devront atteindre des objectifs particuliers pour la période 2008-2012. Afin d’aider les entreprises à atteindre leurs objectifs de manière rentable, RNCan élaborera un système national d’échange des émissions, donnant accès à des compensations à l’échelle nationale ainsi qu’à des permis et des crédits à l’échelle internationale.

On s’attend à ce que les pratiques forestières et agricoles actuelles servent de « puits » de carbone en retirant le carbone de l’atmosphère. L’amélioration de ces pratiques pourrait procurer des « crédits » de réduction d’émissions supplémentaires pour le système d’échange. Par ailleurs, le Ministère établira également des partenariats pour relever des possibilités à l’échelle internationale dans les secteurs des ressources naturelles dans le cadre du Mécanisme pour un développement propre et de l’Application conjointe de Kyoto. Ces mécanismes ont été établis en vue d’aider les pays industrialisés à atteindre les objectifs établis à Kyoto. Ils offrent aux entreprises et organisations canadiennes la possibilité de participer à des projets internationaux pour obtenir des crédits de réduction des émissions.

Il serait difficile de mettre en œuvre une approche axée sur des accords dans d’autres secteurs, notamment les secteurs résidentiel, commercial, institutionnel et des transports. Étant donné que ces secteurs comportent un grand nombre de petits émetteurs, une approche axée sur des objectifs propres aux secteurs se révélerait plus difficile et plus coûteuse à administrer. Par contre, ensemble, ces secteurs produisent une quantité considérable d’émissions qui ne peut être négligée. Afin de réduire les émissions dans ces secteurs, le gouvernement du Canada a adopté une série de mesures ciblées, en particulier sous la forme de programmes d’information et d’encouragement.

En tant que ministère responsable de la politique énergétique, RNCan est le fer de lance des efforts déployés dans le cadre des programmes. Les activités ministérielles actuellement en cours sont considérablement élargies. L’efficacité énergétique des bâtiments et dans le secteur des transports représente une orientation stratégique clé. Par exemple, fort du succès du programme ÉnerGuide, RNCan offrira encore plus d’information aux Canadiens afin de les aider à examiner les coûts réels et les économies potentielles liés aux choix qu’ils font en tant que consommateurs. Par ailleurs, le Ministère a lancé un nouvel incitatif visant à favoriser les améliorations éconergétiques dans les maisons existantes. Une autre orientation stratégique vise à réduire les émissions en favorisant l’utilisation de sources d’énergie non basées sur le carbone ou à faible teneur de carbone. Plusieurs initiatives importantes sont actuellement mises en œuvre afin de favoriser la production et l’utilisation de sources d’énergie renouvelable et de remplacement, tels que l’énergie éolienne et l’éthanol.

Le gouvernement du Canada reconnaît l’importance de la technologie et des innovations dans sa stratégie de réduction des émissions. Des investissements considérables sont consacrés à la mise au point de technologies qui aideront à réduire les émissions à long terme et à créer de nouvelles avenues de développement économique. Grâce à son expertise technique, RNCan fait figure de proue au sein du gouvernement fédéral en matière de promotion du développement et de l’essai de nouvelles technologies.

En dépit des mesures de réduction des émissions qui ont été menées à bien, le climat continue de changer et le Canada devra faire face aux répercussions du changement climatique. Ces répercussions toucheront le secteur des ressources naturelles et le gouvernement, l’industrie et les collectivités devront adopter certaines des mesures d’adaptation. Dans le Nord, par exemple, il sera de plus en plus important de prévoir, de surveiller et de planifier les changements dans le pergélisol qui pourraient avoir une incidence sur les autoroutes, les pipelines, les bâtiments et autres infrastructures. Le secteur forestier sera davantage en mesure de se préparer aux répercussions du changement climatique avec de l’information sur les changements possibles dans les cantonnements forestiers, sur les risques d’incendie de forêt, d’infestation d’insectes ou de maladie, et sur les mesures éventuelles des gestionnaires.

RNCan, par le truchement de ses programmes de financement et de son savoir-faire, élargira à tous les secteurs du Canada l’évaluation de la vulnérabilité aux répercussions du changement climatique. Le programme Impact et Adaptation continuera de jouer un rôle de premier plan, en effectuant une évaluation nationale des répercussions du changement climatique et de notre capacité à s’y adapter ainsi qu’en préparant du matériel de sensibilisation en vue de mieux faire connaître les répercussions du changement climatique et la nécessité de s’y adapter dans l’avenir. Le Réseau canadien de recherche sur les impacts climatiques et l’adaptation mettra de plus en plus en contact les chercheurs et les intervenants afin d’assurer que la recherche et les activités procurent de l’information adéquate à l’appui du processus décisionnel.

Les Canadiens commencent déjà à s’adapter, en planifiant en vue des répercussions prévues du changement climatique. RNCan s’attachera à aider les Canadiens, les pouvoirs publics et le secteur privé à relever les défis et les possibilités qu’offre l’adaptation. Les mesures d’adaptation seront mieux gérées de manière intégrée car les politiques adoptées par un ministère peuvent avoir une incidence sur les responsabilités d’un autre ministère. RNCan dirige le comité interministériel qui offre une orientation stratégique et coordonne les activités fédérales touchant la vulnérabilité, les répercussions et l’adaptation.

Mesures :

Élàment : Politique et gérance

2.1 Promouvoir les politiques et le dialogue en vue de lutter contre le changement climatique

Élàment : Outils et applicationsÉlàment : Pratiques exemplaires et modèles

2.2 Réduire les émissions grâce à l’efficacité énergétique, l’utilisation de sources d’énergie renouvelables et de remplacement, et la séquestration du carbone

Élàment : Politique et gérance

2.3 Établir des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les principaux secteurs industriels

Élàment : Outils et applications

2.4 Entreprendre des activités de science et technologie en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de renforcer davantage la capacité du Canada d’atténuer les répercussions du changement climatique et de s’y adapter

Mesure 2.1 : Promouvoir les politiques et le dialogue en vue de lutter contre le changement climatique
Question Approche Objectif Résultat prévu

En décembre 2002, le gouvernement du Canada a ratifié le Protocole de Kyoto, dans le cadre duquel il s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6 p. 100 en dessous des niveaux de 1990 au cours de la période de 2008 à 2012. Afin d’appuyer cette décision, le gouvernement fédéral a diffusé le Plan du Canada sur les changements climatiques, qui consiste en un cadre de mesures.

Entre 1997 et 2002, le gouvernement du Canada a lancé une série de mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, énoncées dans le Plan d’action 2000. Le budget de 2003 prévoit 2 milliards de dollars pour le dossier du changement climatique, dont 1,3 milliard a été alloué à une série de mesures concrètes jusqu’à l’été 2003.

RNCan travaillera avec d’autres ministères en vue de faciliter les décisions futures du gouvernement du Canada touchant le changement climatique.

Par suite de l’annonce du budget de 2003, une série de politiques et de programmes nouveaux ont été élaborés et mis en œuvre par RNCan et d’autres ministères.

D’ici 2005, évaluer l’efficacité des politiques et des programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

D’ici 2005, faire état à l’échelle internationale des progrès réalisés par le Canada à l’égard des engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto.

D’ici 2006, conseiller le gouvernement du Canada et appuyer ses décisions concernant l’allocation des fonds restants du budget de 2003.

Conseils efficaces à l’appui des efforts déployés par le gouvernement du Canada à l’égard du changement climatique de façon à réduire le plus possible les coûts et à maximiser les avantages pour le Canada.

Des négociations internationales débuteront en 2005 sur les mesures à adopter après 2012 à l’égard du changement climatique. RNCan aidera à préparer l’approche du Canada pour cette série de négociations internationales.

L’approche du Canada devra tenir compte du contexte national du pays et trouver un juste équilibre entre les objectifs environnementaux et économiques.

RNCan collaborera avec d’autres ministères fédéraux clés à l’élaboration d’une approche et d’une position pour le Canada en vue de ces négociations. Des consultations avec des intervenants clés et d’autres paliers de pouvoirs publics seront également importantes.

D’ici 2005, établir la position du Canada en vue des négociations sur le changement climatique.

Représentation efficace des intérêts du Canada dans les négociations sur le changement climatique, en vertu de la Convention-cadre sur les changements climatiques des Nations Unies, qui devraient débuter en 2005.

Le Canada fait figure de proue à l’échelle internationale en matière de développement durable.

Les gouvernements provinciaux et territoriaux jouent un rôle important dans la mise en œuvre des mesures à l’égard du changement climatique.

Le gouvernement fédéral a annoncé récemment une Enveloppe de 160 millions de dollars au titre des possibilités afin d’appuyer les initiatives de réduction des émissions rentables mises de l’avant par les provinces et les territoires.

RNCan participera à des discussions bilatérales et multilatérales avec les provinces et les territoires en vue d’élaborer une approche collaborative pour la mise en œuvre de mesures d’atténuation.

D’ici 2004, signer un protocole d’entente avec les provinces et les territoires intéressés.

D’ici 2005, rendre opérationnelle l’initiative de l’Enveloppe au titre des possibilités et procurer du financement pour les mesures provinciales et territoriales.

Nombre accru des mesures de réduction des émissions prises par les provinces et les territoires.

Meilleure collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour le mise en œuvre de mesures d’atténuation.

Le Canada évalue le potentiel que pourraient offrir les plantations d’arbres à croissance rapide pour absorber et stocker une quantité considérable de gaz à effet de serre. Un élément clé de cette orientation de politique est l’élaboration d’options pour injecter des investissements substantiels pour des plantations supplémentaires, augmentant ainsi « l’infrastructure écologique de stockage du carbone » du Canada.

RNCan examinera des options en vue de favoriser l’investissement au Canada et la meilleure façon d’investir ces sommes. RNCan mettra à profit l’expérience acquise à l’échelle internationale, telle que celle du BioCarbon Fund de la Banque mondiale, et de pays comme l’Australie et les nations membres de l’Union européenne.

Dans le cadre de l’élaboration d’options, on examinera des cadres juridiques existants et des structures de moyen d’investissement en vue de favoriser l’adoption d’un véhicule pour injecter les investissements dans les arbres à croissance rapide. RNCan poursuivra sa collaboration avec le Groupe de travail sur les compensations et les grands émetteurs sur la possibilité de stockage du carbone par les arbres.

D’ici 2005, élaborer les options recommandées en vue d’attirer des investissements pour des plantations supplémentaires.

Mécanisme visant à favoriser et à gérer les plantations à croissance rapide au Canada.

Contribution au processus du système d’échange de crédits d’émissions.

Le Protocole de Kyoto procure des mécanismes pour aider les pays à atteindre leurs objectifs. RNCan favorisera l’accès du Canada aux crédits d’émissions à l’échelle internationale par le truchement du Mécanisme pour un développement propre et de l’Application conjointe (MDP et AC) du Protocole de Kyoto.

RNCan favorisera l’accès du Canada aux crédits d’émissions à l’échelle internationale par le truchement de projets menés dans le cadre du MDP et de l’AC en vue de réduire les émissions dans d’autres pays.

Une collaboration avec les partenaires de RNCan et avec le Bureau du MDP et de l’AC du MAECI resserra les liens avec les éventuels partenaires canadiens du domaine technologique au sein des industries des ressources naturelles afin de faciliter les projets menés dans le cadre du MDP et de l’AC.

D’ici 2005, établir au moins un projet pilote qui sera mené dans le cadre du MDP et de l’AC.

Sensibilisation accrue des avantages que procure le MDP et de l’AC pour les industries des ressources naturelles du Canada.

Mise en œuvre plus facile des projets menés dans le cadre du MDP et de l’AC par des industries canadiennes du secteur des ressources naturelles.

Le changement climatique a commencé à avoir une influence sur la vie des Canadiens, et on prévoit que cette situation prendra de l’ampleur. Les pouvoirs publics fédéraux, provinciaux et municipaux prennent conscience que des mesures doivent être prises en vue d’atténuer les répercussions du changement climatique ou de s’adapter aux changements.

RNCan améliorera sa base de connaissances sur la vulnérabilité du Canada au changement climatique en vue d’aider les décideurs à prendre des décisions appropriées sur l’adaptation et à mieux évaluer les risques.

RNCan examinera les questions touchant les répercussions et l’adaptation à l’échelle nationale, régionale et municipale.

D’ici 2005, préparer des documents d’orientation sur l’élaboration de méthodes de surveillance et d’évaluation du potentiel biologique et géologique du stockage du carbone.

D’ici 2005, participer à la préparation du rapport national du programme Changement climatique – Impacts et adaptation, sur la vulnérabilité du Canada au changement climatique.

D’ici 2006, en collaboration avec des partenaires municipaux et provinciaux, produire et diffuser des rapports de vulgarisation décrivant les répercussions du changement climatique et les pratiques exemplaires mises de l’avant à cet égard par les municipalités.

Information pour appuyer les processus de planification municipaux et provinciaux.

Estimation du coût du changement climatique à l’appui de discussions informées sur les engagements à l’égard du changement climatique.

Utilisation de méthode d’évaluation et de surveillance par les organismes canadiens dans le cadre de leur participation aux négociations sur le changement climatique.

Utilisation de produits de synthèse dans le cadre du processus national et par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

 

Mesure 2.2 : Réduire les émissions grâce à l’efficacité énergétique, l’utilisation de sources d’énergie renouvelables et de remplacement, et la séquestration du carbone
Question Approche Objectif Résultat prévu

Les Canadiens ont un rôle à jouer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les initiatives de marketing social aideront à inciter les consommateurs à modifier leur comportement de façon à mieux appuyer les objectifs de développement durable.

RNCan incitera les Canadiens à prendre des mesures par le truchement de programmes de sensibilisation visant à mieux faire comprendre et connaître le changement climatique et le lien avec la consommation d’énergie.

Au nombre des activités, mentionnons les initiatives promotionnelles, l’information publique, les Prix d’efficacité énergétique du Canada et les investissements dans les initiatives communes dans le secteur de la jeunesse et de l’éducation. Par exemple, le calendrier L’énergie et l’environnement est une initiative fort prisée qui est destinée aux écoliers du Canada.

D’ici 2007, établir et maintenir les degrés de sensibilisation à 80 p. 100.

D’ici 2007, accroître le taux de participation de 30 p. 100 aux activités de sensibilisation.

La population canadienne est plus renseignée sur le changement climatique et l’efficacité énergétique.

Les citoyens canadiens sont davantage disposés à prendre des mesures.

Dix-sept pour cent de la consommation d’énergie secondaire au Canada est attribuable au chauffage, à la climatisation, à l’éclairage et à l’occupation des habitations.

Il est possible de réduire la consommation d’énergie des maisons neuves et existantes ainsi que du matériel, ce qui permettra de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

RNCan améliorera l’efficacité énergétique des habitations canadiennes par le truchement d’information, de vérifications énergétiques, de l’étiquetage et de la promotion, des étiquettes principales ÉnerGuide et EnergyStar; des normes et des règlements pour les appareils; de la norme de construction pour les maisons R-2000 et de la formation sur la norme; et d’un programme de subventions pour les travaux d’améliorations éconergétiques des maisons.

D’ici 2007, réduire de 20 p. 100 la consommation d’énergie moyenne des maisons rénovées et inspectées pour la deuxième fois dans le cadre des vérifications énergétiques ÉnerGuide.

D’ici 2010, toutes les habitations R-2000 neuves doivent obtenir une cote ÉnerGuide d’au moins 80.

Connaissances des possibilités d’améliorations éconergétiques dans le secteur résidentiel et capacité de les mettre en œuvre.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur résidentiel.

L’efficacité énergétique accrue à long terme dans le secteur des habitations contribue à une utilisation plus durable des ressources naturelles.

Environ 13 p. 100 de la consommation d’énergie secondaire au Canada est attribuable aux secteurs commercial et institutionnel. Dans ces secteurs, l’énergie consommée sert principalement pour assurer le chauffage des locaux et de l’eau, la climatisation des locaux, l’éclairage et le fonctionnement du matériel moteur pour assurer des services tels que le pompage et la ventilation dans les bâtiments.

Il est possible d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments neufs et existants, et du matériel.

L’adoption de techniques novatrices et durables pour la construction de bâtiments neufs et la rénovation de bâtiments existants peut aider à réduire la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre. Ces initiatives permettent également la mise en œuvre de projets rentables favorables à l’investissement de capitaux.

L’approche de RNCan consiste à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments canadiens en élaborant et en offrant des programmes. Ces derniers ont recours à de l’information, de la formation, des initiatives volontaires, l’étiquetage et la promotion, des normes et de la réglementation pour le matériel; et des stimulants financiers.

L’Initiative des Innovateurs énergétiques procure divers outils et services, y compris de l’information sur la technologie et la gestion, de la formation, des conseils et des stimulants financiers.

D’ici 2006, réduire de 20 p. 100 l’intensité énergétique moyenne des bâtiments commerciaux et institutionnels rénovés grâce à l’octroi de stimulants financiers.

D’ici 2007, veiller à ce qu’un financement soit octroyé dans le cadre du Programme d’encouragement pour les bâtiments commerciaux à 10 p. 100 de toutes les constructions neuves.

Connaissances des possibilités d’améliorations éconergétiques dans les bâtiments et capacité de les mettre en œuvre.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments commerciaux et institutionnels.

L’efficacité énergétique accrue à long terme dans les bâtiments contribue à une utilisation plus durable des ressources naturelles

Les technologies axées sur les sources d’énergie renouvelables pour le chauffage et la climatisation des locaux et de l’eau, tels que l’énergie solaire, la combustion de biomasse et les pompes géothermiques, pourraient permettre au Canada de diminuer l’utilisation des combustibles fossiles ainsi que des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments.

Cependant, ces technologies sont à l’heure actuelle très coûteuses, ce qui restreint la demande. Par ailleurs, les décideurs, tels que les architectes, les ingénieurs et les propriétaires de bâtiments, ne connaissent pas encore pleinement les technologies axées sur les sources d’énergie renouvelables.

Le Programme d’encouragement aux systèmes d’énergies renouvelables (PENSER) favorise le développement d’un marché autonome pour les technologies axées sur les sources d’énergie renouvelables et d’une infrastructure connexe pour servir l’industrie, les entreprises et les établissements du Canada, y compris les installations fédérales.

En collaboration avec des partenaires, le programme PENSER s’attache à faire connaître les technologies axées sur les sources d’énergie renouvelables et à établir un marché pour ces technologies, de manière à faire diminuer les prix et à hausser la demande – réduisant ainsi la consommation de combustibles fossiles et les émissions de gaz à effet de serre.

D’ici 2008, installer 1 000 nouveaux systèmes thermiques solaires et à combustion de biomasse dans les installations d’entreprises et d’établissements canadiens.

D’ici 2008, installer 25 000 pompes géothermiques neuves dans les installations d’entreprises et d’établissements canadiens.

Développement au Canada d’une industrie autonome d’approvisionnement en sources d’énergie renouvelables.

Sensibilisation, utilisation et demande accrues pour les technologies axées sur les sources d’énergie renouvelables.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Compétitivité et rentabilité accrues des industries et des entreprises canadiennes ayant réduit leurs coûts énergétiques.

Le secteur des transports est responsable de plus de 28 p. 100 de la consommation d’énergie secondaire au pays. Environ 70 p. 100 des émissions de gaz à effet de serre produites par le secteur sont attribuables aux déplacements en voiture des citoyens et au transport des marchandises.

Dans l’ensemble des secteurs, c’est dans le transport routier qu’on a enregistré la plus importante hausse d’émissions de dioxyde de carbone entre 1990 et 2000. Ceci est attribuable à un accroissement constant des déplacements des véhicules lourds et légers au cours de la période. Par ailleurs, l’efficacité énergétique moyenne ne s’est pas améliorée de façon marquée. On prévoit que la forte croissance des déplacements se poursuivra, et le secteur présente donc un défi pour la réduction des émissions en vue d’atteindre l’objectif que le Canada s’est fixé à Kyoto.

RNCan s’efforce d’améliorer l’efficacité énergétique des Canadiens par le truchement d’initiatives d’éducation et de sensibilisation, d’information et d’outils, d’initiatives volontaires, de formation et de pratiques exemplaires, de l’étiquetage des véhicules, d’objectifs d’efficacité énergétique pour les véhicules neufs, de l’essai de technologies, et de stimulants financiers.

D’ici 2010, réduire de 25 p. 100 la consommation de carburant du parc de véhicules neufs de 2010, comparativement aux normes actuelles de consommation moyennes, en négociant une entente avec les constructeurs automobiles pour établir un objectif volontaire de consommation de carburant (ou une série d’objectifs).

D’ici 2010, accroître la production et l’utilisation d’éthanol carburant au Canada, ce qui permettra de contribuer considérablement à l’objectif du Canada, qui consiste à assurer qu’au moins 35 p. 100 de l’approvisionnement en essence renferme 10 p. 100 d’éthanol.

Utilisation accrue des combustibles de remplacement.

Efficacité énergétique accrue des véhicules canadiens.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant du transport routier.

La réduction de la consommation d’énergie du secteur industriel par unité produite améliore le rendement économique et contribue aux objectifs que le Canada s’est fixé à l’égard du changement climatique.

À l’heure actuelle, l’industrie fait face à certains obstacles, notamment un manque de connaissances sur la façon de procéder pour cerner et mettre en œuvre des possibilités, un manque de connaissances sur les processus technologiques et les méthodes d’exploitation plus éconergétiques, un manque de capital pour entreprendre des améliorations, et un manque de confiance dans les résultats d’un projet de réfection.

Le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC), une alliance sectorielle entre l’industrie et le gouvernement, et l’Initiative des Innovateurs énergétiques industriels, un programme à l’échelle des entreprises, travaillent ensemble pour éliminer les obstacles à la planification, à la mise en œuvre, au suivi et à la reddition de compte pour les projets d’efficacité énergétique au sein de l’industrie.

RNCan offre un appui à ces deux initiatives par le truchement de vérifications énergétiques, d’analyses comparatives sectorielles, d’information technique, d’ateliers sur la gestion de l’énergie, de trousses de sensibilisation des employés et de guides sur les activités et les pratiques exemplaires. RNCan facilite également l’échange d’information entre et parmi les secteurs et les entreprises.

D’ici 2005, mener 100 vérifications énergétiques dans l’industrie.

D’ici 2005, recruter 45 nouvelles entreprises à l’Initiative des Innovateurs énergétiques industriels.

D’ici 2006, faire en sorte que tous les groupes de travail du PEEIC aient établis des objectifs et des plans d’action.

Connaissances des possibilités d’améliorations éconergétiques dans l’industrie canadienne et capacité de les mettre en œuvre.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur industriel.

L’amélioration de l’efficacité énergétique à long terme au sein de l’industrie contribue à une compétitivité accrue et à une utilisation plus durable des ressources naturelles.

Même si une grande partie de l’électricité canadienne est déjà produite à partir de sources d’énergie renouvelables, y compris les grandes installations hydroélectriques, un accroissement de la capacité de ces sources permettrait de réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre du secteur de l’électricité. Parmi les défis liés aux sources d’énergie renouvelables, telles que les énergies éolienne et solaire et la biomasse, signalons les coûts plus élevés et le manque d’expérience avec l’utilisation de ces technologies.

Le gouvernement peut faciliter l’élaboration d’un cadre de politique, d’investissement et de réglementation approprié harmonisé à un marché concurrentiel pour l’électricité, en vue d’encourager une production et une capacité accrues pour l’hydroélectricité et la transmission connexe.

RNCan travaillera avec les provinces intéressées en vue de réduire les obstacles au commerce interprovincial et à la transmission de l’électricité.

L’Encouragement à la production d’énergie éolienne et le Programme de stimulation du marché viennent appuyer ce travail en procurant des stimulants pour la production et la distribution de nouvelles sources d’électricité renouvelables.

D’ici 2006, conclure cinq nouveaux accords dans le cadre du Programme de stimulation du marché en vue d’appuyer les efforts de marketing des distributeurs d’électricité produite à partir de nouvelles sources renouvelables.

D’ici 2007, doter le Canada d’une capacité de 1 000 MW en énergie éolienne.

Nouvelle capacité pour l’énergie éolienne.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Nombre accru d’options en matière de technologies axées sur l’énergie renouvelable dans l’ensemble des sources d’énergie servant à la production de l’électricité.

Les pouvoirs publics peuvent jouer un rôle important dans la stratégie nationale. Outre l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de réduction des émissions, le gouvernement du Canada peut montrer l’exemple en réduisant ses propres émissions.

RNCan améliorera l’efficacité énergétique des activités du gouvernement du Canada et accroîtra l’utilisation de sources d’énergie de remplacement par le truchement d’engagements volontaires, d’information et de formation. Plus particulièrement, RNCan s’attachera à réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par toutes les activités fédérales de 31 p. 100 en dessous des niveaux de 1990 d’ici 2010.

Dans le cadre de cette initiative, une série d’outils seront fournis aux ministères afin de les aider à réduire leurs émissions provenant des activités de production, de distribution et de consommation de l’énergie, du comportement des employés, des activités d’achat et des activités de gestion des parcs de véhicules.

D’ici 2006, conclure des ententes pour l’achat de 450 GWh d’électricité produite avec des sources d’énergie renouvelables.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre produites par les activités du gouvernement du Canada.

Achats favorisant davantage les sources d’énergie renouvelables.

Le gouvernement fait figure de proue dans le domaine environnemental.

 

Mesure 2.3 : Établir des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les principaux secteurs industriels
Question Approche Objectif Résultat prévu

Selon les prévisions, les principaux secteurs industriels pourraient produire près de la moitié de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre du Canada d’ici 2010. Ces secteurs peuvent considérablement aider le Canada à atteindre son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Des mécanismes de marché novateurs peuvent stimuler la recherche, le développement et la mise en valeur de nouvelles technologies.

RNCan travaillera avec les principaux secteurs industriels en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre au cours de la première période d’engagement du Protocole de Kyoto (2008-2012).

Afin d’atteindre cet objectif, RNCan établira une approche axée sur des conventions assorties de renforts législatifs et d’un cadre souple permettant à l’industrie d’atteindre ses objectifs, notamment l’échange de droits d’émissions au pays, l’accès à des compensations intérieures, et l’accès à des crédits et des permis internationaux.

Des consultations sont en cours avec les provinces, les territoires, l’industrie et d’autres intervenants afin d’assurer que les politiques et les mesures sont efficaces, que leur administration est efficiente et claire, qu’elles aident à maintenir la compétitivité de l’industrie canadienne et qu’elles répondent aux nouveaux objectifs environnementaux.

Entre 2004 et 2006, RNCan conclura des protocoles et des lettres d’entente avec des entreprises grandes émetteuses désireuses de s’engager et qui répondent aux exigences d’admissibilité des conventions.

D’ici 2006, du travail sera effectué sur le cadre législatif et l’élaboration de politiques connexes, y compris la mise au point d’un système d’échange national de droits d’émissions procurant un accès à des compensations intérieures, et l’accès à des crédits et des permis internationaux.

Clarté pour les principaux secteurs industriels concernant leur contribution à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre du Canada au cours de la période 2008-2012.

Les principaux secteurs industriels et intervenants comprennent davantage les divers éléments de l’approche axée sur les conventions (par exemple, les mécanismes d’échange des émissions qu’ils peuvent utiliser pour atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre au Canada au cours de la période 2008-2012).

 

Mesure 2.4 : Entreprendre des activités de science et technologie en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de renforcer davantage la capacité du Canada d’atténuer les répercussions du changement climatique et de s’y adapter
Question Approche Objectif Résultat prévu

Les technologies du changement climatique à long terme, telles que les combustibles fossiles plus propres, la haute efficacité en utilisation finale, la production décentralisée de l’énergie, la biotechnologie et les technologies de l’hydrogène, offrent au Canada la possibilité de respecter ses engagements à l’égard de l’efficacité énergétique tout en appuyant l’innovation et la compétitivité au pays.

Dans le cadre de la deuxième initiative de technologie et d’innovation, RNCan favorisera la mise au point de technologies prometteuses de réduction des gaz à effet de serre à l’aide d’activités de recherche-développement, de la mise à l’essai et de l’adoption dès les débuts.

Menée en collaboration avec des partenaires des gouvernements fédéral et provinciaux, de l’industrie et d’universités, cette initiative appuie l’acquisition de connaissances et la mise au point de technologies à long terme en vue de réduire les gaz à effet de serre à l’aide de modèles scientifiques, de résultats expérimentaux, de bases de données ainsi que de prototypes à petite et grande échelle.

D’ici 2006, établir une assise en science et technologie en vue d’appuyer la mise au point et l’essai de technologies prometteuses de réduction des gaz à effet de serre.

Les Canadiens ont accès à de nouvelles connaissances et technologies en vue de promouvoir le développement durable dans la production, la conversion et l’utilisation de l’énergie.

Les activités de science et technologie dans les secteurs des ressources naturelles améliorent la responsabilité sociale et environnementale dans la prestation de biens et services.

L’utilisation des arbres à croissance rapide retient de plus en plus l’attention pour la fibre, la séquestration du carbone, la diversification du revenu agricole et autres raisons sociales, économiques et environnementales.

Le Canada peut relever le défi de réduire ses émissions de gaz à effet de serre en mettant en œuvre un projet de plantations d’arbres à croissance rapide.

RNCan démontrera que nous possédons la technologie pour faire des plantations d’arbres à croissance rapide une option viable pour le Canada en établissant un réseau de projets de plantations d’arbres à croissance rapide à travers le pays.

RNCan travaillera avec les partenaires du secteur forestier et des agences de prestation pour mettre en œuvre les projets de plantations. Diverses espèces d’arbres à croissance rapide seront plantées.

RNCan évaluera l’expérience et l’information existante concernant l’utilisation de plantations d’arbres à croissance rapide et cernera les lacunes dans les connaissances. Les activités viseront ensuite à combler ces lacunes par le truchement d’activités ciblées.

D’ici 2005, établir des projets de plantations d’arbres à croissance rapide dans cinq régions.

D’ici 2004, évaluer les connaissances et les produits et cerner les lacunes.

D’ici 2006, produire du matériel et acquérir de nouvelles connaissances pour combler les lacunes en information.

Démonstration du savoir-faire technique du Canada en ce qui a trait aux projets de plantations d’arbres à croissance rapide.

Établissement de paramètres d’essai pour les investissements futurs dans les plantations à croissance rapide.

Assise pour l’établissement d’autres plantations d’arbres à croissance rapide au Canada.

Préparation en vue de l’inclusion des puits de carbone par le reboisement dans le marché international du carbone.

Des études sur les approvisionnements énergétiques indiquent que la demande de gaz naturel pourrait dépasser l’offre sur le marché continental, parce que cette dernière source d’énergie, qui est plus écologique et moins coûteuse, gagne de plus en plus la faveur des producteurs d’électricité.

RNCan procurera les produits géoscientifiques et les activités de génie qui feront des hydrates de gaz une source d’approvisionnement en gaz naturel bien définie, bien prospectée, commercialement viable et écologique.

D’ici 2005, déterminer les caractéristiques des gisements d’hydrate de gaz du Canada, leurs ressources potentielles et les risques que présente leur mise en valeur.

D’ici 2005, diffuser aux publics cibles de l’industrie et du gouvernement de l’information sous diverses formes.

Mise sur pied par l’industrie canadienne de programmes d’exploration pour déterminer l’emplacement et les caractéristiques des gisements d’hydrate de gaz de pétrole et des gisements d’hydrate de gaz et de gaz libre.

La piètre résistance à l’écaillage en présence de sels déverglaçants souvent signalée du béton renfermant des cendres volantes ou du laitier constitue un obstacle à l’utilisation de grande quantité d’ajouts cimentaires pour les routes et les trottoirs. Le remplacement du ciment par des ajouts cimentaires diminue les émissions de dioxyde de carbone pour chaque mètre cube de béton produit. Par ailleurs, une moins grande quantité de cendres volantes est éliminée aux sites d’enfouissement. L’amélioration de la durabilité des ajouts cimentaires du béton permettra d’en accroître l’utilisation.

RNCan, en partenariat avec un consortium entre le gouvernement, l’industrie et les universités, effectuera des travaux de recherche sur la résistance à l’écaillage en présence de sels déverglaçants du béton renfermant des ajouts cimentaires, en procédant à des essais en laboratoire et sur le terrain (activités techniques) et en établissant des réseaux (organismes de spécifications et de normes).

Les objectifs sont les suivants : mieux comprendre la résistance à l’écaillage en présence de sels déverglaçants du béton renfermant des ajouts cimentaires; élaborer des spécifications et des normes à cet égard; et inciter les différents organismes de spécifications d’accroître l’utilisation des cendres volantes ou du laitier dans le béton exposé aux sels déverglaçants et les convaincre que cela ne nuira pas au rendement à long terme des infrastructures en béton.

D’ici 2005, formuler des recommandations relativement aux nouvelles spécifications et normes concernant l’utilisation d’ajouts cimentaires dans le béton exposé aux sels déverglaçants.

D’ici 2006, recueillir des données techniques sur la résistance à l’écaillage en présence de sels déverglaçants du béton renfermant des ajouts cimentaires.

Utilisation accrue d’ajouts cimentaires pour les routes et les trottoirs, ce qui aidera le Canada à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à atteindre ses obligations internationales découlant du Protocole de Kyoto.

Les réactions solico-alcaline et alcali-carbonate (ou alcalis granulats) sont l’une des principales causes de dommage du béton au Canada et à l’étranger. L’utilisation d’ajouts cimentaires est probablement la meilleure façon du point de vue technique et financier de réduire les risques de détérioration précoce des infrastructures en béton renfermant des granulats réactifs. L’utilisation d’ajouts cimentaires permettra de diminuer la réactivité et ainsi d’accroître la durée de vie prévue des structures en béton.

RNCan travaillera également avec les intervenants œuvrant dans le domaine de l’approvisionnement et de l’utilisation des ajouts cimentaires et les propriétaires de structures pour lesquelles des ajouts cimentaires pourraient être utilisés dans leur construction, en vue d’élaborer des directives, des spécifications et des normes. Au nombre de ces intervenants, mentionnons les administrations fédérales, provinciales et municipales (en tant que propriétaires et organismes de réglementation), des promoteurs immobiliers du secteur privé, des producteurs de ciment, des producteurs de béton, des architectes et des ingénieurs.

D’ici décembre des années 2004, 2005 et 2006, recueillir des données techniques sur l’efficacité des cendres volantes à haute teneur en calcium sur les alcalis granulats.

D’ici 2007, formuler des recommandations pour les nouvelles spécifications et normes visant l’utilisation de ce type de cendres dans le béton renfermant des granulats réactifs (p. ex., CSA A23. ½; une norme de l’ASTM sera élaborée).

Nouvelles spécifications sur l’utilisation des ajouts cimentaires dans le béton renfermant des alcalis granulats et des cendres volantes à haute teneur en calcium.

Plus grande durabilité du béton renfermant des granulats réactifs.

L’objectif global du Canada en matière de recherche-développement dans le secteur des transports est de réduire la demande d’énergie et les émissions pour tous les modes de transports, y compris les transports routier, ferroviaire et maritime, tout en maintenant un approvisionnement fiable en carburant. Afin d’y parvenir, de nouvelles technologies de transport léger sont requises.

L’Initiative canadienne de recherche sur les matériaux légers (ICRMLe) est une activité stratégique dirigée par l’industrie, qui vise le développement et l’application de matériaux dans tous les types de véhicules de transport routier. Elle comprend la mise au point de compositions pour des aciers, le magnésium, l'aluminium, des composites à matrice métallique, des plastiques et des céramiques à résistance élevée, selon la pertinence de chaque cas. Ces techniques couvrent le cycle de vie des matériaux légers, à partir du traitement du métal de première fusion jusqu'au recyclage à la fin de la durée de vie du produit.

Les techniques de fabrication étudiées incluent la fusion et la purification, les techniques de moulage et de formage de pointe, les techniques d'assemblage, les techniques de revêtement et les traitements anticorrosion, d'autres techniques de fabrication telles que le formage à l'état semi-solide et les traitements thermiques spécialisés et les techniques de recyclage.

D’ici 2004, formuler des recommandations au US Auto Materials Partnership concernant l’utilisation de divers revêtements pour la prévention de la corrosion des alliages à base de magnésium.

D’ici 2005, examiner la faisabilité du moulage du titanium pour les pièces automobiles.

D’ici 2006, produire des prototypes de composants automobiles faits en alliage à base de magnésium et d’aluminium. En conjonction avec le AUTO 21 Centers of Excellence, effectuer des travaux de recherche sur la production des alliages 319 et 390.

D’ici 2006, établir les paramètres de traitement pour les aciers à grains ultra-fins polyphasés.

D’ici 2007, renforcer la capacité de traitement à l’interne pour le formage à chaud des alliages à base de magnésium et d’aluminium, ainsi que l’hydroformage de l’aluminium et des tubes en acier.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre grâce à l’amélioration de l’efficacité des véhicules.

Compétitivité accrue des industries canadiennes des métaux primaires, de fabrication des automobiles, des camions, des autobus et des wagons, ainsi que des fournisseurs de pièces connexes.

Les fournisseurs de l’industrie automobile canadienne comprennent davantage les options en matière d’utilisation et de mise en œuvre des matériaux légers, en particulier dans la conception et la fabrication de composants plus légers.

Taux accru de participation et de collaboration avec l’industrie canadienne en vue d’optimiser le poids et le rendement des véhicules.

Les décisions de la direction concernant l’adaptation au changement climatique sont prises dans le contexte d’autres aspects liés à la gestion des ressources, et les coûts sont un facteur important. Il est donc essentiel d’avoir une information scientifique fiable sur les répercussions futures de la variabilité et du changement climatique ainsi que sur l’efficacité des diverses options d’adaptation.

À cet égard, on entreprendra des activités de recherche reposant sur les mesures par satellite et les observations au sol dans les régions du Canada sensibles au changement climatique; on publiera des rapports scientifiques et des rapports de vulgarisation; et on intégrera les nouvelles connaissances à la planification et à la gestion des ressources de manière à limiter le plus possible les impacts négatifs du changement climatique par des mesures d'adaptation et d'atténuation.

D’ici 2005, publier des bibliothèques de données numériques sur la sensibilité des paysages dans les régions prioritaires, adaptées aux besoins d'autres ministères.

D’ici 2005, mener une évaluation quantitative de la réaction des écosystèmes terrestres et côtiers au changement climatique dans des zones physiographiques importantes (zone à pergélisol, environnement littoral et côtier, forêts).

D’ici 2006, préparer une évaluation nationale de la réaction des paysages et des écosystèmes forestiers au changement climatique (deux rapports de synthèse).

Bases de données, cartes et rapports établis à l'échelle régionale, utilisés par d'autres administrations fédérales, provinciales et territoriales pour définir des options d'adaptation.

Meilleure information sur le processus de planification des municipalités et des provinces.

Les activités de science et technologie contribuent à l'estimation des coûts du changement climatique.

Les processus terrestres posent divers risques pour la sécurité des humains et des infrastructures dans le contexte du changement climatique.

Les Canadiens, les municipalités, les provinces et les territoires ont besoin de plus d’information sur la hausse potentielle des catastrophes naturelles causées par le changement climatique.

Les infrastructures essentielles requises pour le transport et la mise en valeur des ressources naturelles sont menacées par de nouvelles situations de catastrophes naturelles causées par le changement climatique.

RNCan renforcera sa capacité d’identifier, de prévoir et de surveiller les risques et les manifestations de catastrophes naturelles et d’en rendre compte (y compris les tremblements de terre, les volcans, les tsunamis, les glissements de terrain et les orages magnétiques), et améliorera la capacité des Canadiens et des autorités responsables d’atténuer les répercussions néfastes et d’intervenir.

RNCan s’attachera également à comprendre les changements dans la vulnérabilité des infrastructures essentielles aux catastrophes naturelles causées par le changement climatique.

D’ici 2007, RNCan procurera aux décideurs un inventaire et une évaluation des catastrophes à l’échelle nationale, une meilleure prévision des catastrophes, un système amélioré de surveillance des tremblements de terre et des activités géomagnétiques, et une meilleure capacité de reddition de compte (y compris la production de cartes et d’images sur mesure) en vue de répondre à des situations d’urgence et de crise complexe.

Diminution des pertes socio-économiques liées aux catastrophes naturelles.

Plus grande assurance pour la population canadienne que nous serons en mesure de gérer les risques de catastrophes liées au changement climatique.

Réduction des pertes causées par les tremblements de terre et les glissements de terrain dans les centres de population et les infrastructures essentielles.

Amélioration des mesures d’intervention en cas de catastrophes.

Le coût annuel d’élimination de 75 p. 100 de tous les déchets solides s’élève à 3,4 milliards de dollars, et croît de 8 p. 100 par année. Une grande portion de ces déchets peut être récupérée et réutilisée.

La récupération des ressources est éconergétique; et l’efficacité énergétique permet à son tour de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

RNCan établira un comité consultatif multipartite sur le recyclage afin de guider l’élaboration de projets et d’améliorer le réseautage avec les représentants des provinces, des municipalités, des organismes non gouvernementaux et de l’industrie.

RNCan mettra en œuvre des projets qui sont pertinents à l’objectif global de réduction des émissions de gaz à effet de serre de manière économiquement viable, en vue d’accroître la récupération et le recyclage des produits de tous les secteurs de l’économie.

Cette initiative repose sur des partenariats et, à l’heure actuelle, a financé conjointement près de 20 différents projets, notamment des projets pilotes et des projets de démonstration, des consultations, l’établissement de réseaux, des analyses du flux des matières, du transfert d’information, des analyses des obstacles et des études du cycle de vie.

D’ici 2006, financer conjointement au moins 30 projets en partenariat avec les autres ministères fédéraux, les provinces, les municipalités, l’industrie et les organismes non gouvernementaux.

Amélioration des connaissances et du savoir-faire dans le domaine de la récupération des ressources.

Diminution, au fil du temps, de la quantité de ressources éliminées aux sites d’enfouissement du Canada.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Nouvelles perspectives d’emplois dans le domaine de la récupération des ressources.

Compétitivité accrue des entreprises canadiennes dans l’économie mondiale en raison de leur plus grande efficacité.

 

Solution d’avenir au DD

Dans les profondeurs de la terre : Le projet Weyburn de surveillance et de stockage du CO2

Le Protocole de Kyoto présente au Canada l’important défi de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Afin d’atteindre cet objectif de réduction des émissions de 6 p. 100 en dessous des niveaux de 1990 dans les délais prévus à Kyoto, à savoir 2008-2012, tous les secteurs de la société canadienne devront prendre des mesures et faire preuve d’ingéniosité. Le gouvernement du Canada met actuellement en œuvre une stratégie de réduction des émissions qui incite le recours aux solutions actuellement disponibles, lesquelles sont axées sur l’efficacité énergétique et les sources d’énergie de remplacement. Par ailleurs, le gouvernement investit dans la mise au point de nouvelles technologies à long terme en vue de réduire davantage les émissions. L’une des priorités du gouvernement fédéral à cet égard est la mise au point de technologies pour la production, la conversion et la combustion de combustibles fossiles plus propres. Une technologie qui se révèle fort prometteuse dans ce domaine est le captage et le stockage du dioxyde de carbone (CO2).

Le captage et le stockage du CO2 consiste, dans l’ensemble, à capter, traiter, transporter et injecter le CO2 dans une formation géologique adéquate. Le CO2 est d’abord capté d’une source industrielle adéquate, telle qu’une installation de traitement pétrochimique ou une centrale électrique alimentée au charbon. Le flux gazeux est ensuite traité et transporté à un site de stockage, où il est injecté dans la formation géologique choisie. Dans l’Ouest du Canada, les gisements de pétrole brut partiellement épuisés offrent les possibilités commerciales les plus prometteuses pour le stockage du CO2. L’injection du CO2 combinée à la récupération améliorée du pétrole (RAP) présente une possibilité de stocker les émissions de gaz à effet de serre indésirables tout en compensant le coût du stockage en récupérant une partie du pétrole restant.

Le projet de surveillance et de stockage du CO2 à Weyburn de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) vise à examiner la faisabilité technique et économique du stockage du CO2 dans un gisement de pétrole brut partiellement épuisé à Weyburn, dans la région sud-est de la Saskatchewan, près de la frontière avec l’État du Dakota des États-Unis. Ce projet de recherche international a pour but de déterminer le degré de sécurité avec lequel le CO2 peut être stocké dans des formations géologiques au cours d’activités commerciales de récupération améliorée du pétrole de grande envergure. On y parvient en établissant une carte scientifique du mouvement du CO2 dans le gisement et des prédictions techniques de l’avenir à long terme du stockage du CO2. Le résultat final offrira une évaluation crédible du confinement permanent du CO2 injecté.

Le projet Weyburn de l’AIE fait fond sur le projet de 1,5 milliard de dollars de EnCana Corporation, une exploitation commerciale de récupération améliorée du pétrole et d’injection de CO2 qui permettra de récupérer 130 millions de barils de pétrole additionnels à Weyburn pendant une période de 30 ans. Le projet est unique parce que la supervision du moyen de stockage géologique (le gisement de pétrole) a débuté avant l’injection du CO2. RNCan est au nombre des six parrains de pouvoirs publics internationaux, neuf sociétés internationales et 20 fournisseurs de recherche international qui collaborent à la première étape de 42 millions de dollars du projet Weyburn de quatre ans. Le Centre de recherche en technologie pétrolière (CRTP) de l’Alberta, un organisme de recherche-développement habilité à collaborer avec certaines installations de recherche, coordonne les travaux de recherche pour le projet Weyburn. Le CRTP est une société à but non lucratif financée par RNCan, qui a pour mandat de mettre au point des technologies nouvelles et améliorées pour l’industrie pétrolière et gazière de la Saskatchewan. Dirigée par le CRTP, une équipe des meilleurs chercheurs internationaux a été formée pour chaque volet du projet. Les rapports finaux de la première étape seront complétés au milieu de 2004. Dans la deuxième étape du projet, on continuera de surveiller le mouvement du CO2 dans le réservoir et on améliorera l’évaluation du risque et du rendement afin d’aider à déterminer la faisabilité du stockage géologique du CO2 à long terme, mesuré en milliers d’années.

La récupération améliorée du pétrole (RAP) est l’une des nombreuses méthodes de stockage géologique du CO2. Par ailleurs, des études sont actuellement menées afin d’examiner la faisabilité d’utiliser des gisements de charbon non exploitables pour la production améliorée du méthane des gisements de charbon (RMGC). Les possibilités de stockage non commercial incluent les aquifères salées profondes, les dômes de sel et les cavernes rocheuses..

Le projet Weyburn de l’AIE vise à démontrer, d’ici 2010, que le projet de récupération améliorée du pétrole et d’injection de CO2 est viable du point de vue économique, respectueux de l’environnement et socialement acceptable. Une bonne compréhension du captage et du stockage géologique du CO2 est un aspect important du maintien de nos options énergétiques en matière de combustibles fossiles tout en prenant des mesures à l’égard du changement climatique. Le stockage géologique offre également la possibilité de limiter les coûts globaux de la stratégie d’atténuation des gaz à effet de serre du Canada, tout en procurant des avantages économiques considérables aux fournisseurs de technologie et aux utilisateurs finaux. L’information recueillie dans le cadre du projet Weyburn pourrait être utilisée pour des formations géologiques similaires dans le monde entier. Une meilleure compréhension du lien entre les objectifs connexes de la récupération du pétrole et du stockage du dioxyde de carbone pourrait permettre d’identifier les emplacements peu coûteux pour le stockage du CO2. La technologie mise au point et les connaissances acquises dans le cadre du projet seront d’une grande importance pour l’établissement d’une séquestration géologique comme option viable et publiquement acceptable pour le contrôle des émissions de gaz à effet de serre dans le monde entier.

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