Pionnier

George Mercer Dawson

George Mercer Dawson

1849–1901

Paléontologue et géologue en chef de la Commission géologique
du Canada (CGC)
, 1875–1901

Directeur de la CGC, 1895–1901

Un scientifique de terrain qui a fait école

George Mercer Dawson est considéré comme le meilleur scientifique
de terrain canadien de son époque. Il a arpenté les Prairies,
la Colombie-Britannique et le Yukon bien avant que le pays ne s'ouvre
au chemin de fer et au peuplement, et ses registres d'arpentage
sont de précieux guides sur les ressources naturelles du Nord
et de l'Ouest du Canada.

Une volonté de fer

George est né à Pictou (Nouvelle-Écosse) en 1849.
Tout jeune, il a été atteint du mal de Pott – tuberculose
de la colonne vertébrale – qui lui a déformé le
dos et a arrêté sa croissance à l'âge
de 12 ans.

Du fait de sa maladie et de sa convalescence prolongées, George étudiait
chez lui. Plus tard, il allait à l'Université McGill à temps
partiel avant de poursuivre ses études auprès de géologues
de renom à la Royal School of Mines, en Angleterre, où il
a obtenu son diplôme avec distinction.

Des défis de toutes natures

Ses études terminées, George est revenu au Canada. En
1873, à l'âge de 24 ans, il a été nommé géologue
et botaniste à la British North America Boundary Commission de
Sa Majesté. Il passait les quelques années subséquentes à explorer
le 49e parallèle. Malgré son handicap, il parcourait le
pays, depuis le lac des Bois, dans l'Ouest ontarien, jusqu'aux
Rocheuses. Il dresse des cartes avec une précision phénoménale,
et le rapport qu'il a présenté à la Commission
sur la géologie et les ressources des Prairies stimule la colonisation
et la mise en valeur de l'Ouest canadien.

En 1875, George est entré à la Commission
géologique du Canada (CGC)
à titre de paléontologue
et de géologue
en chef; il amorce alors deux décennies d'exploration géologique
intensive qui l'entraîneront dans toute la Colombie-Britannique,
au Yukon et vers le nord, aussi loin que la mer de Béring. En
1887, il prédit qu'on découvrira de riches gisements
d'or au Yukon et, près d'une dizaine d'années
plus tard, des prospecteurs lui donneront raison en se servant de ses
cartes.

George a su compenser par sa détermination et son esprit ce dont
le privait sa condition physique. Il a péniblement parcouru des
milliers de kilomètres au cœur d'une nature inexplorée,
en canot, en bateau à vapeur, à cheval, en chariot, en
train ou à pied. Ses travaux portent sur la topographie, la géologie
et la foresterie et attirent l'attention sur les richesses minérales
et forestières potentielles qui sont enfouies dans le Nord et
l'Ouest du Canada.

Un photographe extraordinaire

Pendant son exploration de l'Ouest canadien, George lie connaissance
avec des membres des Premières Nations; il étudie leur
langue et leurs coutumes, ce qui lui vaudra le titre de « Père
de l'anthropologie canadienne ». Son essai sur les Haïda
des îles de la Reine-Charlotte renferme des observations ethnologiques
d'une grande perspicacité.

Les centaines de photographies prises par George constituent un incroyable
dossier sur une époque révolue. Il a documenté la
vie quotidienne, les traditions et les coutumes vestimentaires des villages
des Premières Nations et nous a laissé des images de chariots
partant vers l'Ouest, d'hommes en train de construire des
ponts, de bateaux à vapeur sillonnant le Yukon et de villages
frontaliers – des moments historiques d'une valeur incalculable.

Un géologue émérite

George a publié de nombreux articles qui lui ont valu l'hommage
des milieux scientifiques britanniques et américains. En 1877,
l'Université de Princeton lui a décerné un
doctorat en sciences et, en 1895, il est devenu le troisième directeur
de la CGC.

On a dit de George qu'il était dynamique et débordait
d'énergie, en plus d'être un conteur charmant
et plein d'esprit. George est décédé d'une
bronchite aiguë à Ottawa, le 2 mars 1901, nous laissant un
héritage fantastique de connaissances sur la nature et les
habitants du Canada.

Dawson City, au Yukon, et Dawson Creek, en Colombie-Britannique, ont été nommées
en son honneur.

Réalisations

  • 1873–1876 — Devient géologue, botaniste et arpenteur
    pour l'International Boundary Commission : affecté à la
    délimitation de la frontière canadienne.
  • 1875 — Engagé comme paléontologue et géologue
    en chef par la Commission
    géologique du Canada (CGC)
    .
  • 1877 — Explore le nord de la Colombie-Britannique et le cours supérieur
    du fleuve Yukon.
  • 1877 — Reçoit un doctorat de l'Université de
    Princeton.
  • 1883–1884 — Dirige la première mission géologique
    du gouvernement canadien dans les Rocheuses.
  • 1895 — Nommé directeur de la CGC.
  • 1896 — Élu président de la Geological Society of
    America.

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