Vidéo Initiative mines vertes

NARRATEUR

Exploitation minière. Eau propre. Écosystèmes sains. Croyez-le ou non, ces concepts vont effectivement ensemble.

Les préoccupations environnementales demeurent l’un des principaux défis du secteur de l’exploitation minière. Cette industrie, comme d‘autres industries au Canada, produisent des résidus qui ont une incidence néfaste sur l’environnement.

Toutefois, les sociétés minières ont effectué des changements importants et ont investi dans la R et D pour moderniser leurs anciennes pratiques et continueront de le faire. L’industrie est dynamique et fait preuve d’un solide leadership en matière de protection de l’environnement. Pour conserver leur permis d’exploitation, les compagnies doivent tenir compte des enjeux sociaux et des préoccupations environnementales et y donner suite tout au long du cycle de vie d’un projet – de la conception à la fermeture, et même au-delà.

L’Initiative mines vertes, dirigée par Ressources naturelles Canada en partenariat étroit avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, l’industrie, les chercheurs universitaires, les ONG et d’autres intervenants, comme le Conseil canadien de l’innovation minière, a pour but d’améliorer le rendement environnemental du secteur minier et de créer des débouchés pour les technologies ‘vertes’. L’Initiative prend en compte tout le cycle de vie d’une exploitation minière par le biais de quatre piliers de recherche et d’innovation:

Le but du premier pilier, Réduction de l’empreinte, est simple – réduire la quantité de résidus produits, améliorer les méthodes d’efficacité énergétique et extraire les minéraux et métaux économiques en utilisant une quantité minimale d’eau et de produits chimiques nuisibles.

En Alberta, les chercheurs travaillent à réduire les impacts environnnementaux des sable bitumineux avec le développement de nouvelles technologies novatrices.

DR. MURRAY GRAY

Un des plus importants problèmes auxquels l'industrie fait face est l'utilisation d'eau douce pour extraire le bitume des sables bitumineux, ce qui fait en sorte de générer des résidus humides. Notre approche quant à l'extraction non aqueuse est de ne pas utiliser d'eau du tout. Nous étudions la possibilité d'utiliser des solvants et autres produits chimiques pour extraire le bitume sans eau ce qui donne une matière sèche qui peut être replacée dans la mine.

MARC BÉTOURNAY

Ici, à Val-d'Or, nous utilisons des technologies très passionnantes et particulières dans le but de rendre l'exploitation souterraine plus verte, plus efficace au point de vue énergétique. Dans un contexte de fracturation du roc sans explosif, nous utilisons la technologie des micro-ondes, celles des ondes ultrasoniques et de la torche au plasma dans le but d'affaiblir le massif rocheux. Nous employons aussi des outils tel que des tunneliers pour créer des ouvertures souterraines.

NARRATEUR

Un fabricant canadien d’équipement minier, en collaboration avec le personnel des Laboratoires des mines et des sciences minérales (LMSM) de CANMET de RNCan, met au point le premier véhicule hybride souterrain au monde qui procurera des avantages certains sur la qualité de l’air souterrain et la ventilation nécessaire à la dispersion des polluants. Le Groupe technologique sur la circulation dans les pipelines du Saskatchewan Research Council a mis au point des applications d’efficacité énergétique pour pipelines afin de permettre l’extraction minière à distance.

Le 2e pilier, Innovation dans la gestion des résidus, a pour objet de prévenir et d’atténuer l’incidence du traitement des minéraux. Cette approche comprend la réduction et le retraitement des résidus ainsi que le développement de nouvelles technologies d’élimination des résidus de manière à laisser des écosystèmes sains.

Des travaux menés par RNCan permettent de remplacer les agents liants, dont la production crée de grandes quantités de GES, par des scories dans les remblais tout en maintenant la stabilité de la mine et donc de réduire la quantité de résidus déposés à la surface par la fonderie.

Dans le 3e pilier, Fermeture et restauration des sites, des recherches ont été entreprises pour mieux gérer leurs responsabilités à long terme. Ce qui était auparavant la fin du processus d’exploitation minière peut dorénavant tenir lieu de commencement.

La restauration d’un site minier signifie que nous pouvons continuer à tirer profit du site à la fin du cycle d’exploitation minière.

JANICE ZINCK

En Ontario et à travers le pays, nous collaborons avec les provinces, l'industrie minières et d'autres partenaires pour développer des façons de restaurer les parcs à résidus miniers. Par exemple, nous réutilisons les résidus d'autres industries, comme les déchets des usines de pâtes et papiers et le compost municipal pour servir de couvertures sur les résidus miniers et ultimement servir de milieux de culture pour faire pousser des récoltes énergétiques. Dans la région de Sudbury, où nous avons plusieurs champs sous étude, nous estimons qu'un million de litres de biocarburant peuvent être annuellement produits dans cette région en récoltant ces cultures énergétiques.

NARRATEUR

Au Québec, avec le soutien financier du gouvernement, une nouvelle mine utilisera un site minier abandonné pour y déposer ses résidus et réduire ainsi l’empreinte de ses activités.

JEAN-SÉBASTIEN DAVID

« Dans les autres particularités toujours dans l’optique d’avoir le moins d’impact possible sur la communauté et sur notre emprise, ça été de prendre la décision d’utiliser le terrain déjà perturbé d’anciennes opérations minières pour installer notre parc à résidus et nos aires d’entreposage pour les stériles. »

NARRATEUR

En Colombie-Britannique, une société minière a défini une nouvelle approche pour restaurer les collines perturbées par les activités minières au fil des années.

BILL DUNCAN

Ici nous prenons des biosolides de l'usine de pâte à papier de Castlegar, nous les réduisons en bouillie et les mettons dans un hydro-semoir. De l'usine, nous prenons aussi des résidus de chaux que nous mélangeons avec la bouillie. Nous dispersons ce matériel organique légèrement basique sur le sol acide et nous obtenons un sol basique où des plantes croissent presqu'aussitôt.

NARRATEUR

Enfin, le pilier de la Gestion des risques pour les écosystèmes porte sur la compréhension de l’incidence de l’extraction minière sur la faune et la flore. Des intervenants sont en voie de développer une approche de recherche plus holistique des réactions biochimiques produites par les métaux rejetés après leur traitement et de leurs interactions avec les écosystèmes.

Une société d’experts-conseils applique maintenant des technologies innovatrices pour réduire l’incidence environnementale des eaux usées par les résidus miniers – une solution pratique qui donnera lieu à un écosystème plus sain.

Une société minière utilise des bactéries au lieu des produits chimiques pour nettoyer son eau et la réutiliser.

PASCAL LAVOIE

« Ce qu’on fait ici à l’usine c’est qu’on traite 10% de l’eau qu’on utilise au concentrateur parce qu’on re-circule 90% de notre eau. Et puis l’effluent de cette usine là est déphosphaté’. »

NARRATEUR

Beaucoup de travaux en cours ont pour objectif de rendre l’exploitation minière ‘verte’, et de nombreux autres suivront.

En allant de l’avant, l’IMV alignera ses priorités avec celles de l’industrie et des chercheurs universitaires par l’entremise du Conseil canadien de l’innovation minière ainsi que des responsables provinciaux et territoriaux.

C’est de cette seule manière que le Canada sera un leader mondial de l’exploitation minière et que nous atteindrons notre but de produire des minéraux et des métaux en ne laissant derrière que des territoires propres, de l’eau propre et des écosystèmes en santé pour les générations futures.