Actifs miniers canadiens

BULLETIN D’INFORMATION, DÉCEMBRE 2015

(publié en janvier 2016)

La présence mondiale des sociétés minières canadiennes

La valeur totale des actifs miniers canadiensFootnote 1(AMC) s’est chiffrée à 256,9 milliards de dollars (G$) en 2014, une augmentation de 7,7 % par rapport à la valeur révisée de 238,5 G$ en 2013. Les actifs miniers canadiens à l’étranger (AMCE) ont pour leur part atteint une valeur totale de 169,7 G$, ce qui représente une hausse de 7,5 % par comparaison avec la valeur révisée de 157,9 G$ en 2013. Le pourcentage des AMCE comparativement aux AMC est demeuré stable à 66 % au cours des deux années.

La fluctuation des taux de change a continué à avoir une incidence considérable sur les valeurs des AMC. La valeur du dollar américain est passée de 1,064 $ CA à la fin de l’année 2013 à 1,153 $ CA à la fin de l’année 2014, soit une augmentation de 8,4 %Footnote 2. En conséquence, dans la plupart des cas, la valeur des AMC détenus par les entreprises dont les actifs sont libellés en dollars américains a aussi augmenté.

Les sociétés canadiennes d’exploitation minière et d’exploration ont été présentes dans 105 pays en 2014. La majorité des AMCE (68 %) se trouvait dans l’hémisphère occidental (les Amériques). Le tableau 1 présente le montant et le pourcentage des AMCE selon la région, et la figure 3 donne davantage de renseignements à l’aide d’une carte des régions. Presque toutes les régions ont connu une hausse en 2014, à l’exception de l’Asie. Un aperçu régional, mettant en évidence d’importants changements et facteurs contributifs, est présenté ci‑dessous.

L’Afrique est la région qui a connu la plus importante augmentation en pourcentage (13,3 %) en 2014. Les changements les plus marqués sont survenus dans les pays suivants :

  • Zambie (+1,2 G$) : First Quantum Minerals a continué d’aménager la mine de cuivre Sentinel et a agrandi la mine de Kansanshi, soit la plus vaste mine de cuivre d’Afrique. Ces investissements ont été partiellement compensés par une baisse de valeur enregistrée par Barrick Gold relative à sa mine de cuivre de Lumwana.
  • Madagascar (+0,6 G$) : Sherritt International détient une participation de 40 % du projet d’extraction de nickel et de cobalt d’Ambatovy, qu’il exploite également, lequel a atteint sa capacité de production commerciale au début de l’année 2014. SNC-Lavalin détenait également une participation de 5 % dans ce projet, qui a été cédée en 2015.

En Amérique latine, les valeurs globales ont augmenté de 4,8 %, comptant pour 53 % des AMCE. Quatre des cinq principaux pays (Chili, Mexique, Argentine, Pérou et République dominicaine) ont contribué à ces gains, alors que l’Argentine a subi un recul considérable :

  • Argentine (-2,3 G$) : Des ajouts effectués en 2013 relatifs au développement du projet aurifère de Cerro Negro par Goldcorp ont été plus que compensés par une baisse de valeur enregistrée par la société en 2014.
  • Pérou (+2,1 G$) : Hudbay a poursuivi l’aménagement de la mine de cuivre, d’or et de molybdène de Constancia et Rio Alto a fait l’acquisition du projet aurifère de Shahuindo.
  • Chili (+1,7 G$) : Lundin Mining a fait l’acquisition de 80 % des droits de propriété du complexe minier de cuivre, d’or et d’argent de Candelaria, qui était partiellement compensé par la baisse de valeur enregistrée par Barrick Gold pour son projet de cuivre et d’or de Cerro Casale.
  • Panama (+1,3 G$) : First Quantum Minerals a poursuivi l’aménagement de la mine de cuivre de Cobre Panama.

En Asie, les AMCE en général sont demeurés stables en 2014, bien que quelques fluctuations aient été enregistrées à l’échelle nationale. En Chine (+0,6 G$), China Gold International Resources a investi afin d’agrandir sa mine de cuivre et d’or, alors que B2Gold a enregistré une baisse de valeur de sa mine d’or de Masbate aux Philippines (-0,5 G$).

Pour la deuxième année consécutive, l’Europe a connu une autre année de croissance, quoique plus faible qu’au cours des dernières années. Les ajouts résultent en grande partie de l’investissement d’Eldorado Gold en Grèce (+0,6 G$) dans deux projets de mise en valeur : la mine d’or, d’argent, de plomb et de zinc d’Olympias et la mine de cuivre et d’or de Skouries.

La valeur des AMCE en Océanie est demeurée stable.

La valeur des AMC détenus par les petites sociétésFootnote 3 a baissé de 1,8 % en 2014, alors qu’elles représentaient 90 % du nombre total de sociétés et 8 % de la valeur des AMC. En termes de valeur, environ la moitié de leurs actifs étaient situés au Canada et 35 %, dans le reste des Amériques.

Les grandes sociétésFootnote 3 détenaient une plus petite part de leurs actifs au Canada (33 %) et une plus grande part dans le reste des Amériques (46 %). En 2014, la valeur globale des grandes sociétés a crû de 8,7 %. En termes de valeur, les 10 principales entreprises pour 2014 représentaient presque deux tiers du total des AMC et plus de 80 % de l’augmentation nette d’une année à l’autre, pour une valeur cumulative de 166,0 G$.

VARIATIONS ANNUELLES

Il est important de comprendre les causes des variations lorsque l’on compare les totaux des actifs sur plusieurs années. Les ajouts sont principalement attribuables au développement et à la construction de biens miniers, alors que les retraits découlent de radiations de biens miniers, la baisse de valeur, la vente et la fermeture de mines. La fluctuation des taux de change, les changements de méthodes comptables, les fusions et les acquisitions, ainsi que le déménagement des sièges sociaux des sociétés contribuent également aux variations annuelles.

Pour l’année 2014, un total de 1 694 sociétés ont été identifiées comme ayant leur siège social au Canada et pouvant détenir des actifs miniers au Canada ou à l’étranger :

  • 1 573 détenaient des actifs miniers;
  • 26 (2 %) détenaient des actifs miniers dont la valeur excédait 1 G$;
  • 174 (10 %) généraient des revenus d’exploitation;
  • 799 (50 %) possédaient des intérêts à l’extérieur du Canada;
  • 586 (37 %) possédaient des actifs miniers dans au moins deux pays.

UTILISATION DES STATISTIQUES SUR LES AMCE

Il est important de bien réfléchir avant de répondre à la question « Quelle est la valeur des investissements miniers canadiens dans le pays X? » Les AMCE, tels qu’ils sont calculés par Ressources naturelles Canada, diffèrent des chiffres de l’investissement direct canadien à l’étranger (IDCE) qui sont estimés par Statistique Canada. L’IDCE est basé sur l’investissement direct à l’étranger (IDE), tel qu’il est défini à l’échelle internationale, en fonction des systèmes de comptabilité nationaux. Les AMCE sont fondés sur les normes comptables utilisées par les sociétés ouvertes et les vérificateurs au Canada. Les différences entre les deux méthodes de calcul sont présentées dans le tableau 2.

Figure 1
Pourcentage des AMCE par pays, en 2014

 

Pourcentage des AMCE par pays, en 2014

 

 

Source : Ressources naturelles Canada.

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Figure 1
Pourcentage des AMCE par pays, en 2014

La figure 1 est un diagramme circulaire qui montre les principaux pays où se trouvaient des actifs miniers canadiens à l’étranger en 2014. Plus de la moitié des actifs miniers canadiens à l’étranger sont situés dans cinq pays de l’hémisphère occidental : États Unis (15 %), Chili (13 %), Mexique (12 %), Argentine (8 %) et Pérou (5 %). Les autres pays importants sont la République dominicaine, le Brésil, la Zambie, le Panama et la Chine, dont la part varie de 3 % à 5 %.


Figure 2
AMC selon la région et le type de société, en 2014

AMC selon la région et le type de société, en 2014

 

Source : Ressources naturelles Canada.

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Figure 2
AMC selon la région et le type de société, en 2014

La figure 2 est un graphique en colonnes qui montre la répartition géographique des actifs miniers canadiens en le divisant selon les petites et les grandes sociétés. Presque la moitié (47 %) des actifs miniers canadiens des petites sociétés se trouvent au Canada et 35 %, dans le reste des Amériques (sauf le Canada), 13 % en Afrique, 2 % en Océanie, 2 % en Asie et 1 % en Europe. Les actifs miniers canadiens détenus par les grandes sociétés sont moins concentrés au Canada (33 %) et plus concentrés dans le reste des Amériques (sauf le Canada) (46 %); le reste est réparti entre l’Afrique (11 %), l’Europe (5 %), l’Asie (4 %) et l’Océanie (2 %).


Figure 3
Répartition géographique des actifs miniers canadiens, en 2014

Répartition géographique des actifs miniers canadiens, en 2014

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Source : Ressources naturelles Canada.
M$ millions de dollars; G$ milliards de dollars.
Remarques : Tous les montants sont présentés en dollars canadiens. Le nombre de sociétés par région est valable pour l’année de référence 2014 et ne correspond pas au total, car les sociétés peuvent être actives dans de nombreux pays. Les chiffres de 2013 ont été révisés.

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Figure 3
Répartition géographique des actifs miniers canadiens, en 2014

La figure 3 est une carte du monde. Le code de couleur utilisé correspond à une échelle de valeurs des actifs miniers canadiens que possèdent les pays (par exemple, les pays colorés en vert pâle possèdent des actifs miniers canadiens d’une valeur de 10 millions de dollars à 100 millions de dollars). La valeur des actifs canadiens en 2013 et 2014 ainsi que le nombre de sociétés canadiennes sont indiqués pour chacun des continents, ainsi que pour le Canada, les États Unis et le Mexique individuellement. Veuillez consulter le tableau 1 pour connaître les valeurs spécifiques de chaque région.


TABLEAU 1. AMC PAR RÉGION, EN 2013 (r) ET EN 2014
Région 2013 (r) 2014 Variation
(G$) (G$)  (%)
Afrique 24,2 27,4 13,3
Amériques (sauf le Canada) 108,3 116,1 7,2
Asie 9,5 9,4 -1,8
Europe 11,3 12,1 6,6
Océanie 4,6 4,8 3,4
Total AMCE 157,9 169,7 7,5
Canada 80,6 87,2 8,2
Total CMA 238,5 256,9 7,7

Source : Ressources naturelles Canada.
(G$) milliards de dollars; (r) révisé.
Remarque : Les chiffres peuvent avoir été arrondis.


TABLEAU 2. COMPARAISON DE L'IDCE ET DES AMCE
IDCE AMCE
L'investissement doit provenir de sources canadiennes. La source de financement est sans importance.
Tient compte de tout l'actif et de tout le passif. Tient compte uniquement de la valeur des actifs miniers non courants.
Les données sont basées sur la destination première (si l'investissement est destiné au Mexique et qu'il passe par une filiale américaine, il est attribué aux États-Unis). Les données sont basées sur la destination finale (pour la transaction présentée dans la colonne de gauche, l'investissement est considéré comme un AMCE au Mexique).
Société canadienne : constituée au Canada avec des sociétés étrangères affiliées. Société canadienne : le siège social doit être situé au Canada et pas être sous contrôle étranger.
Les données par région pour l'exploitation minière sont limitées. Les données sur les AMCE sont fournies par pays.

Source : Ressources naturelles Canada.

Annexe 1. Actifs miniers canadiens (CMA) par région, en 2013 et en 2014

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre des Ressources naturelles, 2016