Collaboration nationale

CanmetMINES collabore comme meneur ou participant à de nombreuses initiatives nationales concernant l’exploitation minière et l’innovation, afin d’éviter que ses laboratoires  réalisent leurs activités scientifiques et technologiques dans l’isolement et d’exploiter toutes les synergies possibles. Il lui est ainsi possible de maximiser pleinement les résultats de ses technologies et processus. Et comme un grand nombre de projets font l’objet de partenariats, CanmetMINES a donc collaboré avec plus de 200 organismes. Vous trouverez ci‑après quelques exemples de collaborations clés auxquelles CanmetMINES participe, à l’échelle nationale.

Deep Mining Research Consortium (DMRC)

Le DMRC (www.deepminingresearch.org), qui relève actuellement du secrétariat de la CAMIRO – division minière (http://www.camiro.org/camiro-mining-division), a été créé au début des années 2000 afin de résoudre les problèmes d’exploitation minière en profondeur au Canada. En qualité de créateur et de membre fondateur du consortium, CanmetMINES a participé des plus activement aux premiers projets pilotes ainsi qu’à la direction et à l’exécution de plusieurs autres visant, entre autres, l’utilisation d’équipement alimenté au diesel dans les grandes profondeurs, de remblais miniers Gelfill, de stratégies d’atténuation des stress thermiques, de l’évaluation des stress in situ, du soutien dynamique à la surface et de revêtements appliqués en couches minces par projection. Les partenaires du consortium de recherche incluent Agnico Eagle, Barrick Gold, KGHM International, Rio Tinto, Vale et Xstrata.

Initiative nationale pour les mines orphelines ou abandonnées (INMOA)

Ces dix dernières années, la remise en état des mines abandonnées ou orphelines au pays a attiré l’attention croissante des médias. Avec la création de l’INMOA en 2002, les ministres canadiens des mines ont signifié leur volonté de régler ce problème environnemental de taille. L’INMOA est un programme canadien de collaboration dirigé par un comité consultatif formé de représentants de l’industrie minière, des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, des organisations environnementales et des Premières Nations. Le comité se penche sur les enjeux clés et propose des recommandations et des collaborations pour remettre les mines en état, à l’échelle du pays.

Les activités de l’INMOA sont financées conjointement par les partenaires gouvernementaux et les organisations minières et sont administrées par le secrétariat de CanmetMINES.

Les groupes de travail de l’INMOA analysent en profondeur les grands défis des mines orphelines et abandonnées, ce qui inclut :

  • La création d’un inventaire national;
  • La participation des communautés;
  • Les obstacles législatifs à la collaboration;
  • Les approches de financement;
  • Les revues de la législation des divers gouvernements;
  • La fermeture des mines et la remise en état des terrains miniers.

Les activités et les publications de l’INMOA sont disponibles sur le site Web de l’initiative (www.abandoned-mines.org).

Programme de neutralisation des eaux de drainage dans l’environnement minier (NEDEM)

On reconnaît depuis longtemps déjà que le drainage acide est le principal impact environnemental des mines abandonnées auquel doivent faire face l’industrie minière canadienne et, dans une moindre mesure, le public en général. Créé en 1989, le Programme de neutralisation des eaux de drainage dans l’environnement minier (NEDEM) représentait la première initiative au monde en vue d’élaborer des technologies permettant de réduire les effets du drainage acide. Le consortium pluriintervenants est formé de partenaires venant de l’industrie, des gouvernements et d’organisations environnementales. Le programme de recherche collaborative NEDEM a réduit la responsabilité de plusieurs centaines de millions de dollars et fait du Canada un leader reconnu de la recherche‑développement sur le drainage acide des mines de métaux.

Les activités du programme sont financées conjointement par le gouvernement fédéral et l’industrie minière par l’entremise de l’Association minière du Canada et elles sont administrées par le secrétariat de CanmetMINES.

Le transfert des technologies, c’est‑à‑dire la diffusion aux partenaires et au public de l’information sur les technologies ainsi élaborées, fait partie intégrante du programme. Cette information se trouve sur le site Web du programme, au www.mend-nedem.org.

Conseil canadien de l’innovation minière

Le Conseil canadien de l’innovation minière (CCIM), partenariat de l’industrie, de la communauté de la recherche et des gouvernements, s’efforce surtout de définir et de promouvoir la recherche requise par le secteur minier au Canada. Ses objectifs consistent à fournir au secteur la technologie et les méthodes dont il aura besoin pour demeurer compétitif et rentable, tout en répondant aux attentes de la société en matière de rendement environnemental et de sécurité.

Le CCIM effectue de la R‑D dans le domaine de l’exploration, de l’extraction, du traitement, de l’énergie, de la gestion des résidus et de l’intendance environnementale. De même, il participe activement à la promotion de la formation de personnel hautement qualifié.

Le CCIM appuie l’IEME par le biais de son initiative sur l’intendance environnementale. Le comité consultatif pluriintervenants de l’IEME est coprésidé par RNCan et le CCIM.

Pour plus d’information, consultez le site Web du CCIM au http://www.cmic-ccim.org/portal/hub-page/franklin-geoscience/.

Inspecteurs en chef des provinces/territoires

CanmetMINES entretient des rapports privilégiés avec les organismes provinciaux et territoriaux de réglementation des mines. Chaque année, ses représentants se réunissent durant toute une journée avec les inspecteurs en chef des mines de chaque province et territoire pour discuter des enjeux, des défis et des domaines de R‑D nouveaux qui peuvent contribuer à promouvoir la productivité, la durabilité ainsi que la santé et la sécurité de l’industrie minière ainsi que l’uniformité de la réglementation à l’échelle du pays. C’est alors l’occasion pour CanmetMINES d’informer les inspecteurs en chef de ses progrès en recherche, développement et innovation et pour les inspecteurs en chef de discuter des problèmes communs de conformité à la réglementation que CanmetMINES peut influencer positivement ou encore régler.

Ces dernières années, les sujets d’intérêt populaires ont inclus l’exploitation à grande profondeur, le levage, les particules de diesel en suspension, l’amélioration des normes (Association canadienne de normalisation), l’atténuation des stress thermiques, le contrôle à la surface, la ventilation, l’Initiative d’exploitation minière écologique et une multitude de questions de sécurité. Les inspecteurs en chef ont un site Web public où on peut consulter la réglementation minière provinciale et d’autres documents concernant les rencontres annuelles (www.securmine.net).

Société canadienne du traitement des minerais

La société canadienne du traitement des minerais (cmpsoc.ca) est un organisme technique qui sert de tribune ouverte et efficace où les entreprises de traitement de minerais au pays et ailleurs dans le monde peuvent se rencontrer, réseauter et échanger de l’information technique. Pour y parvenir, elle tient une conférence nationale chaque année ainsi qu’un certain nombre de rencontres régionales à l’échelle du pays auxquelles les intervenants de l’industrie du traitement des minerais sont conviés et bien accueillis. La société est présente partout au Canada, et un représentant de chaque région fait partie de son conseil d’administration. Son secrétariat national est géré par CanmetMINES.

La société entend devenir la principale organisation de traitement des minerais du monde en favorisant l’innovation, tout en demeurant pratique et pertinente et en encourageant tout ceux qui contribuent à l’industrie. Elle a à cœur de servir et de promouvoir l’industrie en incitant tous ses participants à acquérir et à partager de nouvelles connaissances et des pratiques exemplaires, et à cultiver et à maintenir leurs valeurs essentielles.

Mines vertes – Énergie verte

Les entreprises minières continuent de chercher des façons de réhabiliter les résidus miniers et seraient intéressées à utiliser des déchets organiques. De leur côté, les municipalités et l’industrie forestière tentent d’élaborer des stratégies économiques, durables et optimales en vue d’éliminer les déchets organiques. Le projet Mines vertes – Énergie verte se penche sur les moyens de répondre à ces deux besoins tout en surmontant les obstacles de la réglementation. Sous l’égide de CanmetMINES, le projet utilise des déchets organiques, comme le compost municipal et les biosolides forestiers, ces substances qui finissent souvent dans les décharges, pour remettre en état les terrains miniers et favoriser les cultures énergétiques. On estime que la culture des oléagineux sur des résidus miniers pourrait avoir un rendement approximatif de 3 600 litres par hectare, soit près de 5 millions de litres par année, si seulement 1 300 des quelque 2 500 hectares de résidus de la région de Sudbury étaient convertis en terres agricoles.

Les partenaires du projet incluent Vale, Xstrata, Goldcorp, MIRACO, l’Université Laurentienne, la ville du Grand Sudbury, Highland Valley Copper, Barrick Gold, BHP Billiton, Domtar Inc, St. Marys Paper, Abitibi Consolidated, le ministère ontarien de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, Agriculture et Agroalimentaire Canada et la Fédération canadienne des municipalités (Fonds municipal vert).