Annuaire des minéraux du Canada (AMC)- 2008

Revue générale


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Greig Birchfield et Peter Trelawny

Les auteurs travaillent au Secteur des minéraux et des métaux de Ressources naturelles Canada.
Téléphone : Greig Birchfield, au 613-990-5758, ou Peter Trelawny, au 613-990-6142
Courriel : greig.birchfield@nrcan-rncan.gc.ca ou peter.trelawny@nrcan-rncan.gc.ca

INTRODUCTION

Au cours des années qui ont précédé 2008 et du premier semestre de 2008, l’industrie minière a bénéficié d’une prospérité sans précédent. À titre d’exemples, mentionnons les niveaux de dépenses en exploration qui se sont chiffrées en milliards de dollars, les dépenses élevées liées aux investissements de capitaux et les niveaux d’emploi jamais atteints depuis une décennie. Cependant, lorsqu’on observe trajectoire historique de l’exploitation minière au Canada, on constate que les périodes de forte croissance ont généralement été suivies de périodes de déclin et que la période de croissance la plus récente semble avoir atteint son apogée vers le milieu de 2008. En résumé, on a assisté à une croissance de l’industrie durant le premier semestre de l’année et bon nombre de produits minéraux se sont vendus à des prix records ou quasi-records en raison d’une forte demande. Au cours du deuxième semestre, cependant, la baisse de la demande mondiale occasionnée par un grave ralentissement de l’économie qui a débuté au cours du troisième trimestre et qui s’est accéléré durant le quatrième trimestre, a ralenti la croissance de l’industrie.

Outre le ralentissement de l’économie mondiale, d’autres événements ont influé sur l’industrie minière canadienne, notamment les suivants :

  • les prix des métaux communs ont fléchi considérablement au deuxième semestre;
  • les bénéfices d’exploitation des sociétés minières se sont accrus pour une septième année consécutive;
  • les dépenses d’exploration et de mise en valeur de gisements ont atteint des sommets;
  • l’investissement de capitaux dans la construction a augmenté, mais celui dans la machinerie et l’équipement a subi un léger recul;
  • la valeur de la production du nickel, de l’uranium et du zinc a subi une baisse prononcée alors que celle de la potasse et du soufre a augmenté considérablement;
  • la mine de diamants Victor de De Beers a ouvert dans le nord de l’Ontario; la production des premiers diamants a eu lieu à la fin de 2007 et elle a atteint sa pleine capacité en juillet 2008;
  • le nombre d’emplois dans l’industrie minière a été plus élevé en 2008 qu’en 2007; il a atteint un point culminant en juillet avant de régresser;
  • le nombre de fermetures de mines et d’interruptions d’exploitation a été plus important que celui des ouvertures et des réouvertures.

La revue générale de 2008 commence par un bref résumé de la situation économique mondiale, suivi d’un aperçu de l’économie canadienne, puis d’une présentation des industries canadiennes de l’exploitation minière et de la transformation des minéraux pour se terminer par les perspectives et tendances dans l’industrie minérale canadienne en 2009 et les perspectives de certains minéraux et produits minéraux.

Il importe de noter que les activités de l’industrie canadienne de l’exploitation minière et de la transformation des minéraux se subdivisent en quatre étapes :

  • Étape 1 : Extraction et concentration des minéraux comprises dans la classe 212 du Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN) : mines et carrières (sauf le pétrole et le gaz), par exemple, exploitation de mines d’or, de charbon, de sable et de gravier, et de carrières;
  • Étape 2: Fusion et affinage comprises dans certaines parties de la classe 331 du SCIAN : production de métaux de première fusion (par exemple, fonte et affinage des métaux non ferreux, et production d’acier de première fusion);
  • Étape 3 : Fabrication de produits métalliques et non métalliques semi-ouvrés comprise dans la classe 327 du SCIAN : production de produits minéraux non métalliques et parties de la classe 331 (par exemple, laminage, moulage et extrusion du cuivre, et fabrication de produits en béton);
  • Étape 4 : Fabrication de métaux comprise dans la classe 332 du SCIAN : (par exemple, fabrication de ferronnerie d’art et de pièces détachées de machine).

Bien que ces quatre étapes soient incluses dans cette revue, l’accent sera mis sur l’étape 1, c’est-à-dire sur l’industrie minière. Sauf indication contraire, celle-ci comprend l’exploitation du charbon et de l’uranium, mais non l’extraction et le traitement du pétrole brut et du gaz naturel.

CONTEXTE ÉCONOMIQUE MONDIAL

Le taux de croissance de l’activité économique mondiale a chuté à 3,0 % en 2008 (il était de 5,2 % en 2007) alors que les taux de croissance des économies des principaux pays ont été inférieurs à ceux de 2007. Ces baisses ont été évidentes au troisième et particulièrement au quatrième trimestre. La croissance est demeurée relativement forte en 2008 dans les pays asiatiques en développement, en particulier la Chine et l’Inde, quoique son rythme était plus lent que l’année précédente.

Dans cette tendance mondiale de ralentissement, les taux de croissance de chaque pays et région ont varié en 2008. La Chine a conservé le premier rang (9,0 %), devant l’Inde (7,3 %). La croissance économique de Hong Kong et de Singapour a subi une forte baisse par rapport à 2007, leurs taux de croissances ayant chuté respectivement de 6,4 % et de 7,7 % à 2,6 % et 1,2 %. L’économie des 27 pays de l’Union européenne a connu une croissance de 1 % seulement et celle de l’Italie a diminué de 0,9 %. Le taux de croissance économique du Japon a également subi une baisse de 0,6 % alors que celui des États-Unis a progressé de 1,1 %, mais avec une baisse annualisée respectivement de 0,5 % et de 6,2 % au troisième et au quatrième trimestre.

Aux États-Unis, le ralentissement de l’économie a forcé la Banque fédérale de réserve à réduire son taux de manière beaucoup plus radicale. Le taux des fonds fédéraux, qui se situait à 3,75 % au début de 2008, a augmenté de 4,25 % pendant une courte période pour fléchir rapidement tout au long de l’année et aboutir à pratiquement 0 % (durant la semaine se terminant au 31 décembre, le taux moyen des fonds fédéraux était de 0,10 %).

CONTEXTE ÉONOMIQUE DU CANADA

En 2008, l’économie canadienne a bénéficié d’une croissance mais à un rythme beaucoup plus lent qu’en 2007. Le PIB du Canada a augmenté de 0,5 % pour se chiffrer à 1,33 G$ alors que son taux de croissance avait atteint 2,7 % l’année précédente (en dollars chaînés de 2002). Il serait trompeur, cependant, de prendre en compte les moyennes annuelles puisqu’on pourrait facilement répartir la performance de l’économie sur deux périodes distinctes. L’année a débuté lentement avec un repli de 0,2 % d’un trimestre à l’autre tandis que le prix de nombreux produits minéraux a atteint des niveaux records au début de l’année. La croissance est revenue aux deuxième et troisième trimestres, mais à des taux très faibles, respectivement de 0,1 % et de 0,2 %. Cependant, la demande mondiale et les prix des produits minéraux se sont repliés à la fin de l’été, ce repli s’étant accéléré lorsque les marchés du crédit se sont resserrés en septembre. L’économie canadienne a faibli brusquement au quatrième trimestre et elle a diminué de 0,8 % d’un trimestre à l’autre (chute annualisée de 3,4 %).

La devise canadienne valait en moyenne 0,9381 $US en 2008, ce qui représente une légère appréciation par rapport à l’année précédente. Cependant, après avoir dépassé le dollar américain en février et en mai, elle a subi un recul tout au long du deuxième semestre, en particulier au cours du quatrième trimestre, et a terminé l’année à 0,8166 $US. Les exportations ont progressé de 5,7 % en 2008 pour atteindre 489,5 G$ et les importations, de 6,7 % pour se situer à 442,8 G$. Les gains à l’exportation ont commencé à fléchir au cours de l’été au moment où les prix des produits minéraux se repliaient, tendance qui s’est nettement accentuée au cours du quatrième trimestre. Cette chute soudaine des exportations est le principal facteur qui a affecté l’économie globale du pays durant la dernière partie de l’année. En 2008, le revenu personnel est demeuré relativement élevé et a augmenté de 4,8 % (en dollars courants), progression attribuable principalement au raffermissement de la croissance au cours du premier semestre. Cette progression était de 3,7 % au dernier trimestre de l’année.

En 2008, on estime que les investissements privés et publics ont augmenté de 5,2 % pour s’élever à 346,0 G$, mais les intentions relatives aux dépenses pour l’année 2009 indiquent une diminution possible. Les expéditions canadiennes de biens fabriqués ont atteint un maximum de 54,0 G$ en juillet 2008, puis ont régressé de façon constante pour terminer l’année à 44,0 G$. Les expéditions ont été de 0,5 % inférieures à celles de 2007, lesquelles se situaient à 604,3 G$. L'indicateur avancé composite du Canada1 (1992 = 100) de Statistique Canada est demeuré relativement stable, passant de 228,3 à 225,5 de décembre 2007 à décembre 2008.

En 2008, l’utilisation de la capacité industrielle affichait une moyenne de 77,8 % alors qu’elle s’élevait à 82,1 % l’année précédente. Dans le secteur de la fabrication, elle se chiffrait en moyenne à 82,9 %. Dans les deux cas, le taux a régressé durant les quatre trimestres alors que le taux d’utilisation composite de l’industrie chutait à 74,7 % (son taux trimestriel le plus bas depuis 1983), et le taux d’utilisation du secteur de la fabrication régressait à 73,8 % (son taux trimestriel le plus bas depuis 1990).

La Banque du Canada annonce son taux directeur huit fois par années, à date fixe. Au début d’année, son taux cible de financement à un jour était de 4,25 %. Afin de stimuler l’économie en perte de vitesse, elle a commencé à réduire son taux de 0,25 % à la fin de janvier, puis de 0,5 % au début de mars. Une autre réduction de 0,5 % en avril a porté le taux à 3,0 %, lequel est resté inchangé jusqu’en octobre. Des réductions plus fortes ont eu lieu à partir d’octobre, dont deux totalisant 0,75 % pour ce mois, et un autre 0,75 % a suivi en décembre, ce qui a fait passer le taux à 1,50 % à la fin de l’année.

Le taux annuel d’inflation, mesuré par l’indice des prix à la consommation (IPC) était de 2,3 % en moyenne en 2008, et il se situait en moyenne à 1,2 % en excluant les secteurs de l’alimentation et de l’énergie. Ce taux a atteint un sommet de 3,5 % en août, mais comme l’économie subissait un ralentissement, il a chuté brusquement pour terminer l’année à 1,2 %. La politique monétaire de la Banque du Canada consiste à contenir le taux d’inflation à 2 % au moins jusqu’en 2011, et ce, à l’intérieur d’une fourchette cible se maintenant autour de 1 à 3 %.

Après une croissance modeste maintenue presque tout au long de l’année, les dépenses des particuliers ont chuté durant le quatrième trimestre de 2008, dans le secteur des biens de consommation et dans celui des services. Après avoir enregistré une progression pendant 15 trimestres consécutifs, les dépenses au chapitre des meubles et de l’équipement ménager ont reculé au quatrième trimestre. Les dépenses au chapitre des véhicules motorisés neufs et usagés ont chuté de 5,5 % au cours du quatrième trimestre, après avoir fléchi aux deuxièmes et troisièmes trimestres. Les fabricants d’automobile canadiens ont produit 2,1 millions d’automobiles, de camionnettes et de fourgonnettes en 2008, ce qui représente un recul par rapport aux 2,3 millions produites l’année précédente. Cette diminution est attribuable entièrement à la baisse de la production de camionnettes et de fourgonnettes, la production d’automobiles ayant augmenté.

Le secteur du bâtiment a souffert en 2008, année où la confiance des consommateurs et le resserrement du crédit ont influé sur le marché de l’habituation. La valeur annuelle des permis de construction a diminué de 5,3 % alors qu’elle avait atteint un niveau record en 2007. La baisse des permis résidentiels n’a pas été contrebalancée par la légère augmentation dont a bénéficié le secteur non résidentiel. Cette chute a été particulièrement sensible au cours du dernier trimestre, alors que la valeur des permis a diminué de 20,0 %, 21,1 % et 24,0 % d’une année à l’autre, respectivement en octobre, novembre et décembre. Le secteur de la construction a commencé à décliner et les ventes de maisons, qui avaient atteint leur apogée en juillet 2008, mois précédant le début de la crise financière mondiale, avaient reculé de 34 % en décembre 2008.


CONJONCTURE ÉCONOMIQUE CANADIENNE
Indicateurs avancés de tendances économiques 2007 2008 Variations (%)
Produit intérieur brut réel (en milliards de dollars, dollars chaînés de 2002) 1 319,7 1 325,7 +0,5
Prix à la consommation (variation annuelle en pourcentage) +2,2 +2,3 s.o.
Bénéfices d'exploitation(en milliards de dollars) 269,0 283,6 +5,4
Taux de chômage (moyenne annuelle en pourcentage) 6,0 6,1 +1,7
Balance commerciale de marchandises, calculée sur la base de la balance des paiements (en milliards de dollars) 48,05 46,70 -2,8
Mises en chantier (en milliers) 228,3 211,1 -7,6
Taux de change de la devise américaine par rapport au dollar canadien (moyenne annuelle) 0,9304 0,9381 +0,8
Solde des transactions courantes internationales (en millions de dollars) 13 607 10 239 -24,8
Performance de l'économie mondiale (variations en pourcentage) +5,2 +3,2 s.o.

Sources : Statistique Canada; Banque du Canada; Société canadienne d'hypothèques et de logement; Fonds monétaire international.
s.o. : sans objet.


Le taux de chômage annuel moyen a augmenté pour atteindre 6,1 % en 2008 alors qu’il était de 6,0 % en 2007. De janvier à octobre, les taux mensuels ont varié de 5,8 % à 6,2 %. En novembre et décembre, ils ont progressé respectivement à 6,3 % et 6,4 %. L’emploi a augmenté de 1,5 % en 2008, soit la 16e année consécutive pendant laquelle le Canada a enregistré une croissance de l’emploi. Le niveau de l’emploi s’est maintenu juste au-dessus de 17 millions (taux annuel pour chaque mois de l’année) dont 14 millions correspondaient à des emplois à plein temps. Toutefois, l’emploi a continué à péricliter dans le secteur de la fabrication et est passé de 2 millions en janvier à 1,95 million en décembre.

La balance commerciale est passée de 48,0 G$ en 2007 à 46,7 G$ en 2008 (sur la base de la balance des paiements). Cependant, d’après les données douanières, la balance qui s’élevait à 43,7 G$ en 2007 est passée à 51,1 G$ en 2008. Toujours selon ces données, les exportations canadiennes ont connu une hausse de 7,5 % pour s’élever à 484,4 G$ en 2008 tandis que les importations ont totalisé 433,2 G$, soit une augmentation de 6,5 % par rapport à 2007.

Le Bureau du surintendant des faillites du Canada a enregistré 115 800 faillites et propositions à cet égard chez les consommateurs en 2008, ce qui correspond à une hausse de 14,3 % par rapport à l’année précédente. En 2008, les biens rattachés à ces faillites totalisaient 6,3 G$ et les dettes, 10,1 G$.

Le nombre de faillites d’entreprises, constituées ou non en sociétés a atteint un sommet en 1996 et suit une tendance à la baisse depuis, y compris en 2008, année où 7 445 de ces faillites ont été signalées, ce qui constitue une baisse de 2,2 % par rapport à 2007. Les actifs rattachés à ces faillites valaient 1,6 G$ au total en 2008 et les dettes, 8,4 G$. Dans l’industrie minière, pétrolière et gazière, on a enregistré 31 faillites et 18 propositions de faillites totalisant 60,6 M$ en actifs et 154,5 M$ en dettes.

INDUSTRIE MINÉRALE CANADIENNE

Les industries canadiennes de l’exploitation minière et de la transformation des minéraux ont bénéficié d’une croissance continue au début de 2008 en raison, entre autres, des prix élevés des produits minéraux, des niveaux importants de l’investissement et des dépenses, et d’une augmentation de l’emploi dans le secteur minier. Cependant, vers le deuxième semestre de l’année, la chute de la demande à l’échelle mondiale a entraîné un ralentissement de la croissance dans certains domaines de l’industrie minérale canadienne et, par conséquent, a mis fin aux prix très élevés dont bénéficiaient les métaux communs. À la fin de 2008, la plupart des métaux communs étaient vendus à des niveaux observés pour la dernière fois en 2003 ou en 2004, mais néanmoins à des niveaux supérieurs aux prix enregistrés avant 2003. Les métaux communs sont l’un des groupes de produits minéraux les plus durement touchés par le ralentissement économique mondial. L’or et, dans une mesure moindre, l’argent sont considérés comme des valeurs refuges sûres en période d’incertitude économique, de sorte que leurs prix sont demeurés élevés, mais ils ont tout de même terminé l’année à des niveaux inférieurs aux pointes enregistrées en début d’année. Les prix du platine et du palladium ont atteint un sommet en mars, puis ont chuté tout au long de l’année en raison de la faiblesse du secteur de l’automobile.

Compte tenu des prix élevés des minéraux et des métaux qui se sont maintenus jusque vers le milieu de l’année, les intentions des sociétés canadiennes d’exploration sont demeurées élevées en 2008. Les données relatives aux dépenses réelles d’exploration en 2008 n’étaient pas disponibles au moment où ce document a été rédigé, mais ces dernières pourraient être inférieures à celles qu’avaient prévues les sociétés puisque la baisse des prix des métaux qui est survenue au cours du deuxième semestre pourrait influer sur leurs intentions de dépenser.

Les quatre composantes du PIB du Canada2 pour les industries de l’exploitation minière et de la transformation des minéraux, regroupées dans le tableau ci-dessous, ont enregistré une baisse au moment où la contribution de l’industrie minérale à l’économie canadienne est passé de 3,4 % en 2007 à 3,3 % en 2008.


PRODUIT INTÉRIEUR BRUT DE L'INDUSTRIE MINÉRALE CANADIENNE (EN MILLIONS DE DOLLARS CHAÎNÉS DE 1992, AUX PRIX DE BASE)
  2007 2008 Variations Pourcentage de l'industrie minière, 2008 Pourcentage de l'économie totale
(millions de dollars) (%) (%) (%)
Exploitation minière (SCIAN 212) 9 445 9 384 -0,65 23,26 0,77
Fabrication de produits minéraux non métalliques (SCIAN 327) 5 961 5 710 -4,21 14,15 0,47
Production de métaux de première fusion (SCIAN 331) 11 910 11 833 -0,65 29,33 0,97
Production de métaux ouvrés (SCIAN 332) 14 405 13 415 -6,87 33,25 1,09
Total de l'industrie minérale (1) 41 721 40 342 -3,31 100,00 3,29
Activités de soutien pour l'exploitation minière et l'extraction du pétrole et du gaz (SCIAN 213) 5 893 6 320 7,25 s.o. 0,52
Toutes les industries 1 219 327 1 225 789 0,53 s.o. 100,00

Source : Statistique Canada, no 15-001-X au catalogue, publié le 30 avril 2009.
s.o. : sans objet.
(1) Les données sont approximatives en raison de la nature du processus de chaînage; les éléments d'un ensemble ne sont pas additifs.


Les bénéfices d’exploitation dans l’industrie minière canadienne, qui s’élevaient à 9,1 G$ en 2008, sont de loin supérieurs à ceux enregistrés en 2007 (5,4 G$) et en 2006 (5,1 G$), et ils ont continué à tirer parti des prix élevés des produits minéraux qui se sont maintenus durant le premier semestre de l’année.

En 2008, l’industrie canadienne de l’exploitation minière a utilisé 77,8 % de sa capacité annuelle en moyenne, ce qui représente une baisse de 7,3 % par rapport à 2007. Pendant le quatrième trimestre, elle en a utilisé 69,8 %. À l’exception du taux d’utilisation de 69,0 % atteint au deuxième trimestre, il s’agit du taux le plus faible enregistré dans l’industrie minière depuis 1983, et de loin le plus faible par rapport au sommet de 95,9 % atteint en 2004. En 2008, le taux d’utilisation de la capacité était de 91,5 % en moyenne dans le secteur des métaux de première fusion, bien qu’il ait chuté à 85,4 % au quatrième trimestre après s’être hissé à 95,8 % durant le troisième trimestre. Dans le secteur des produits minéraux non métalliques, il a culminé à 84,5 % pendant le troisième trimestre et a clôturé l’année en régressant à 78,9 %. Dans celui des métaux ouvrés, il a culminé à 84,3 % pendant le premier trimestre et a terminé l’année à 77,8 %. Les baisses relativement importantes survenues dans tous ces secteurs durant le quatrième trimestre traduisent la détérioration de la situation économique.

D’importantes fusions et acquisitions ont encore eu lieu dans les secteurs canadiens de l’exploitation minière et de la transformation des minéraux en 2008, mais à des niveaux moindres qu’en 2007. Selon Crosbie & Company Inc., le nombre de transactions (180) rattachées aux secteurs des métaux et des minéraux a atteint 21,4 G$. Bien que le nombre de ces transactions ait diminué par rapport à l’année précédente (220 transactions), leur valeur n’était que de 1,8 G$ inférieure à celle de 2007. Dans le secteur de l’or, 41 transactions d’une valeur de totale 7,2 G$ ont été réalisées. Bien que le nombre de transactions liées à l’or ait augmenté par rapport à l’année précédente (30 transactions en 2007), leur valeur était considérablement inférieure aux 11,2 G$ atteints en 2007.

En 2008, on a assisté à six ouvertures et à quatre réouvertures de mines. Cependant, onze mines ont interrompu leur activité et cinq autres ont fermé. La plupart des interruptions et fermetures ont eu lieu durant le dernier semestre de l’année, en réaction au déclin rapide des prix des métaux communs et de la crise financière mondiale, et dans le contexte de la crise du crédit. Parmi les nouvelles mines, on compte une mine d’or à Terre-Neuve-et-Labrador, trois mines d’or et d’argent, et une mine de zinc, cuivre, or et argent au Québec, et la mine de diamants Victor en Ontario. Parmi les réouvertures, on compte une mine d’antimoine à Terre-Neuve-et-Labrador, une mine de cuivre, nickel et platine en Ontario, une mine de nickel, de cuivre, de cobalt et du groupe du platine au Manitoba, et une mine de cuivre et d’or en Colombie-Britannique.

Production minérale

En 2008, la valeur de la production des industries canadiennes de l’exploitation minière, de la transformation des minéraux et de la production de métaux a totalisé plus de 103 G$. Cette somme comprend la valeur de la production canadienne3 de minerais, de concentrés et de granulats, qui a augmenté considérablement en 2008 pour atteindre le montant record de 45,3 G$. Le reste comprend la valeur de la production issue de la fusion et de l’affinage des minerais, des concentrés et des matières recyclables provenant du Canada ou de l’étranger ainsi que de la production d’acier et d’aluminium, et de l’exploitation des sables bitumineux.


INDUSTRIE MINÉRALE CANADIENNE EN 2008
Indicateurs avancés de tendances économiques 2007 2008 Variations (%)
Valeur de la production minérale (excluant le pétrole et le gaz naturel) [en millions de dollars] 40 522 45 278 +11,7
Dépenses d'exploration (en millions de dollars) 2 830,8 2 836,6 +0,2
Indice des prix des métaux (1997 = 100) Métaux précieux 219,61 270,18 s.o.
Indice des prix des métaux (1997 = 100) Métaux communs 377,72 263,9 s.o.
Emplois liés directement à l'activité minière (en milliers) 52,9 58,5 +10,6
Valeur des exportations de minéraux et de produits de minéraux (en milliards de dollars) 84,6 94,6 +12,6
Bénéfices d'exploitation des sociétés minières (en milliards de dollars) 5,40 9,05 +67,5
Financement canadien (TSX et Bourse de croissance TSX) par actions pour les mines (en milliards de dollars) 21,5 11,5 -46,5

Sources : Ressources naturelles Canada; Statistique Canada, CANSIM et Production minérale du Canada, no 26-202-XIB au catalogue; Gamah International.
s.o. : sans objet.
Remarque : L'industrie du charbon est incluse dans tous les indicateurs ci-haut, à l'exception de l'indice des prix des métaux. Les données de 2008 peuvent faire l'objet de révisions mineures.


En 2008, la valeur de la production de l’industrie minière (minéraux métalliques + minéraux non métalliques + charbon) a augmenté de 11,7 % pour atteindre le chiffre record de 45,3 G$, somme attribuable à la hausse importante de la valeur des minéraux non métalliques et du charbon. La valeur de la production de la potasse a augmenté de presque 200 % pour se classer au premier rang des minéraux à ce chapitre, ce qui correspond à 18,6 % de la valeur totale de la production minérale. Selon PotashCorp, le prix moyen réalisé de la potasse a augmenté de 169 % de 2007 à 2008 (tableau 1).

La valeur de la production des mines de métaux a chuté jusqu’à 21,0 G$ en 2008, la plupart des produits métalliques ayant perdu de leur valeur, principalement en raison de la faiblesse des prix moyens de plusieurs métaux, en particulier du nickel, de l’uranium et du zinc. L’or, les métaux du groupe du platine et le cobalt font exception puisqu’ils ont tous enregistré des augmentations. Malgré la faible valeur du nickel, celui-ci s’est classé au deuxième rang en termes de valeur et représentait 13 % de la production totale de minéraux.


VALEUR DE LA PRODUCTION MINÉRALE DU CANADA (1)
  2006 (r) 2007 (dpr) Variations
(millions de dollars) (%)
Minéraux métalliques 26 213,2 21 001,8 -19,9
Minéraux non métalliques 11 573,6 19 983,6 72,7
Total 37 786,8 40 985,5 8,5
Charbon 2 735,2 4 292,3 56,9
Total des minéraux 40 522,0 45 277,8 11,7

Sources : Ressources naturelles Canada; Statistique Canada, Production minérale du Canada – Calcul préliminaire, 2008, no 26-202-XIB au catalogue.
(dpr) : données provisoires; (r) : révisé.
(1) La valeur de la production est fondée sur la valeur des expéditions.
Remarque : Les chiffres peuvent avoir été arrondis.


Dominée par la progression de 192,9 % de la valeur de la potasse, la valeur de la production des mines non métalliques est montée en flèche pour atteindre 20,0 G$ en 2008. D’autres minéraux, le soufre et les diamants, ont contribué à la hausse de cette valeur.

La valeur de la production du charbon a augmenté considérablement en 2008, alors que son volume a a subi un léger recul. Selon la valeur de production de l’industrie minière, les produits minéraux qui sont arrivés en tête en 2008 sont la potasse, le nickel, le cuivre, l’or et les diamants.

Du point de vue géographique, les industries de l’exploitation minière et de l’exploration jouent un rôle de premier plan dans certaines régions et collectivités du pays, tout particulièrement dans le Nord canadien, où elles stimulent considérablement les économies locales et l’emploi. Alors que six provinces et territoires ont enregistré des gains sur le plan de la valeur de la production de minéraux, sept autres ont subi des reculs. La montée soudaine de la valeur de la potasse a placé la Saskatchewan au premier rang des provinces et territoires, suivie de près par l’Ontario. L’accroissement important de la valeur de la production minérale au Yukon est en grande partie attribuable à la mine de cuivre et or Minto, ouverte à la fin de 2007, qui a été exploitée durant une année entière.

Prix des produits minéraux

La crise financière mondiale et le ralentissement de l’économie ont entraîné un effondrement de la demande de minéraux et de métaux (à l’exception de certains métaux précieux tels que l’or et l’argent) durant le deuxième semestre de 2008. Les stocks ont augmenté et les prix ont reculé à une vitesse record. Ce sont les prix du nickel et du zinc qui ont décliné le plus entre 2007 et 2008, soit de plus de 40 % dans les deux cas. La demande de nickel et, par conséquent, les prix ont été gravement touchés par le rétrécissement continu du secteur de l’acier inoxydable. La demande de zinc a subi un ralentissement tout au long de l’année du fait que les fabricants d’acier galvanisé ont réduit leur production. Après avoir atteint un sommet de près de 24 $US/lb, le nickel a clôturé en 2007 à un prix moyen mensuel en décembre inférieur à 12 $US/lb. Le prix s’est redressé légèrement au début de 2008, puis s’est effondré et a clôturé l’année en décembre à une moyenne de 4,39 $US/lb. Le prix du zinc a également atteint un sommet en mai 2008, soit une moyenne de 1,74 $US/lb, puis il est passé à 1,07/lb en décembre, soit à son niveau le plus bas depuis le début de 2006. Le prix du plomb a chuté de 18,9 %, alors que celui du cuivre a terminé l’année juste 2,3 % au-dessous de son prix moyen de 2007. Le prix du plomb a monté en flèche pour atteindre 1,69 $US/lb en octobre 2007, a régressé au-dessous de la barre de 1,20 $US/lb en décembre, s’est ressaisi au début de 2008, puis a fléchi, en particulier durant le dernier trimestre pour finir l’année à 0,437 $US (moyenne de décembre). Les prix du cuivre se sont hissés à 3,94 $US/lb en avril 2008, mais tout comme le plomb, ils ont chuté rapidement au cours du quatrième trimestre pour terminer l’année à 1,39 $US/lb.

Les métaux précieux s’en sont mieux tirés que les métaux communs en 2008. L’or a atteint une moyenne de 871,71$US/oz, ce qui correspond à une augmentation de 25,13 % par rapport à celle de 2007. En mai 2008, le prix de l’or est passé rapidement au-dessus de la barre de 1 000 $US/oz, mais il s’est replié au cours du quatrième trimestre juste au-dessous de 800 $US/oz en moyenne. Le prix du platine a également monté en flèche en mai 2008 pour s’établir à 2 182 $US/oz, mais il a fléchi de façon constante par la suite, s’établissant sous la barre des 800 $US/oz au début de décembre avant de remonter pour finir l’année autour de 900 $US/oz. Les prix de l’aluminium sont demeurés fermes durant les sept premiers mois de l’année et ont atteint une moyenne de 3 071 $US/mt en juillet, puis ont régressé le reste de l’année on raison d’une baisse de la demande et d’une augmentation des stocks. La moyenne de décembre qui s’établissait à 1 490 $US/mt était de moitié moins élevée que celle de juillet.

Les charbons métallurgiques et thermiques ont tous deux bien performé en 2008, avec une moyenne respective de 289 $US/t (89 $US/t en 2007) et de 125 $US/t (55,65 $US/t en 2007).

En juin 2008, Hamersley Iron, filiale de Rio Tinto Iron Ore, a annoncé qu’elle avait signé une entente avec la société chinoise Baosteel, afin de passer un marché sur les prix des fines et des morceaux de minerai de fer : les fines à 144,66 cents US par tonne métrique sèche (80,42 cents en 2007) et les morceaux à 201,69 cents US par tonne métrique sèche (102,64 cents en 2007).

Le prix moyen au comptant de l’uranium (U3O8) était de 61,71 $US/lb en 2008, soit très loin des prix record atteints en 2007, mais ils se sont néanmoins maintenus à un niveau relativement élevé. La moyenne de janvier de 78,00 $US/lb a été la plus élevée de l’année, le prix ayant chuté jusqu’à 45,00 $US/lb en octobre avant de rebondir légèrement pour clôturer l’année à 52,50 $US/lb. En dépit du ralentissement économique mondial, il existe toujours une demande en électricité et on s’attend à ce que l’énergie nucléaire fournisse une portion de plus en plus importante des besoins en électricité des pays industrialisés et en développement.

Tout comme pour les métaux non précieux, les prix du cobalt de forte teneur étaient relativement élevés au début de l’année, mais ils ont régressé tout au cours de l’année et ont chuté de façon prononcée en particulier en novembre et en décembre, alors que le prix moyen s’était établi à 16,225 $US/lb. Il a été de 39,01 $US/lb pour l’année.

Le prix des courtiers de l’oxyde de molybdène était de l’ordre de 32 à 34 $US/lb pendant les neuf premiers mois de 2008, avant de chuter à une faible moyenne de 9,25 $US/lb en décembre.

Le prix de la potasse a fait une montée spectaculaire tout au long de l’année, pour se hisser tout près de 900 $US/mt (franco à bord à Vancouver pour du KCl de catégorie standard) à la fin de 2008, tandis qu’il était de 300 $US/mt au début de l’année. Avant 2004, alors que les prix commençaient leur ascension, la potasse (KCl) se vendait à peine plus de 100 $US/mt.

L’emploi dans l’industrie minérale

Malgré la croissance qu’a connue l’industrie minérale, le nombre d’emplois dans les quatre étapes industrielles qui la composent a diminué en 2008. Le secteur de la fabrication s’est affaibli alors que la situation de l’économie mondiale se détériorait en 2008. Cet affaiblissement s’est également ressenti dans les secteurs de la production de métaux de première fusion et de celui de la fabrication de produits métalliques ouvrés. Ces deux industries ont subi une perte de près de 14 000 emplois. Du fait que la moyenne annuelle de l’emploi dans le secteur minier a augmenté en 2008, cette tendance a une apparence trompeuse. L’emploi a atteint un sommet, soit près de 63 000 en juillet, puis a régressé pour terminer l’année à 57 000, au moment où l’économie mondiale en perte de vitesse influait sur la demande et les prix de nombreux produits minéraux. (La perte d’emplois dans l’industrie minière s’est poursuivie en 2009 et, en février, le nombre d’emplois était de 52 300). Le nombre d’emplois dans l’industrie minérale représentait environ 2,5 % des 14 millions d’emplois à temps plein en 2008 (soit 2,1 % des 17,1 millions toutes catégories d’emplois confondues au pays).


EMPLOIS DANS L'INDUSTRIE MINÉRALE CANADIENNE
  2007 2008 Variations
(nombre) (%)
Minéraux métalliques (SCIAN classe 2122) 23 850 28 074 17,7
Minéraux non métalliques (SCIAN classe 2123) 23 183 23 988 3,5
Exploitation du charbon (SCIAN classe 2121) 5 844 6 443 10,2
Total de l'exploitation minière 52 877 58 506 10,6
Fabrication de produits minéraux non métalliques (SCIAN 327) 52 807 52 707 -0,2
Production de métaux de première fusion (SCIAN 331) 78 802 69 107 -12,3
Production de métaux ouvrés (SCIAN 332) 175 091 171 126 -2,3
Total 359 577 351 446 -2,3

Source : Statistique Canada, Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail.


Le salaire hebdomadaire moyen dans le secteur de l’exploitation minière (SCIAN 212) est demeuré très élevé et s’est accru de 4,4 % pour s’établir à 1 357 $ alors que la moyenne nationale, tous secteurs confondus, s’est établie à 810 $. La classe 212 du SCIAN représente l’étape 1 de l’industrie minérale.

Inversement, le salaire hebdomadaire moyen dans le secteur de la première transformation des métaux (classe 331 du SCIAN) a chuté de 2,2 % pour s’établir à 1 181 $ alors que dans le secteur des minéraux non métalliques (classe 327 du SCIAN), il est monté à 1 008 $, ce qui représente une augmentation de 4,8 % . Les classes 327 et 331 réunies du SCIAN représentent les étapes 2 et 3 de l’industrie minérale.

Dans le secteur des métaux ouvrés, le salaire hebdomadaire moyen (classe 332 du SCIAN) qui représente l’étape 4 de l’industrie minérale, a augmenté de 6,3 % pour s’établir à 960 $.

Le commerce dans l’industrie minérale

Le Canada est l’un des plus grands exportateurs de minéraux et de métaux au monde. L’exportation de produits minéraux et de produits minéraux affinés a une forte incidence sur la balance commerciale totale du Canada et, par conséquent, sur le niveau de vie des Canadiens. La valeur des exportations nationales de minéraux et de produits de minéraux (sans les combustibles, mais incluant le charbon) issus des quatre étapes de la production a augmenté de 11,8 % pour s’élever à 94,6 G$ en 2008 (tableau 2), progression entièrement attribuable à l’augmentation des exportations des produits non métalliques et du charbon (tableau 2).

Les États-Unis sont demeurés le pays vers lequel le Canada a exporté le plus de minéraux et de produits minéraux, ses exportations globales vers ce pays se chiffrant à 53,9 G$ en 2008. Au total, 57 % des exportations du Canada étaient destinées aux États-Unis en 2008, 17,7 % aux pays de l’Union européenne, 4,8 %, au Japon (troisième marché d’exportation du Canada), 4,2 % à la Chine (quatrième marché d’exportation du Canada) et 1,2 % au Mexique (onzième marché d’exportation du Canada). Les 20 pays qui importent le plus de produits canadiens ont reçu 94,4 % des exportations de minéraux et de produits de minéraux du Canada. Les États-Unis demeurent la première destination en ce qui a trait uniquement aux produits issus de l’étape 1 (extraction minière), ayant reçu 29,0 % des exportations canadiennes de produits issus de cette étape.

La valeur totale des exportations nationales de minéraux métalliques et de produits minéraux (découlant des quatre étapes de production) a régressé de 0,1 % pour s’établir à 68,9 G$. Comme pour les années précédentes et par ordre d’importance, le fer et l’acier, l’aluminium, l’or, le nickel, le cuivre et le zinc sont les minéraux qui ont le plus contribué à cette valeur.

Les exportations, uniquement des produits métalliques issus de l’étape 1, ont augmenté de 20,2 % pour s’établir à 10,6 G$ en 2008. Des hausses touchant la valeur des exportations du minerai de fer, du fer et de l’acier (attribuables à l’augmentation du prix) et du cuivre (attribuables à l’augmentation du volume) sont en bonne partie responsables de cette augmentation; ces trois produits minéraux représentaient 66,4 % des exportations des produits métalliques issus de l’étape 1.

La valeur totale des exportations canadiennes de minéraux et de produits minéraux non métalliques a augmenté de 54,4 % pour s’établir à 19,2 G$, et ce, en grande partie en raison des gains importants réalisés par la potasse et les composés de potassium ainsi que par le soufre et les composés du soufre. Ces deux produits représentent 5,3 G$ de la progression totale de la valeur des exportations de tous les produits minéraux non métalliques. Les chiffres relatifs à la potasse et au soufre ont augmenté de façon considérable malgré la chute des volumes exportés. Les diamants et l’azote sont parmi les autres produits minéraux qui ont largement contribué à l’augmentation de la valeur des exportations de produits minéraux non métalliques. Quatre produits minéraux (la potasse et les composés de potassium, les diamants, le soufre et les composés de soufre, et l’azote) représentent 72,8 % des exportations de non-métaux.

La valeur totale des exportations nationales des produits minéraux non métalliques issus de l’étape 1 a bénéficié d’une ascension remarquable de 89,7 % pour s’établir à 11,8 G$. De fortes hausses ont touché le souffre et ses composés (+320,9 %) ainsi que la potasse et les composés du potassium (+109,2 %). La plupart des exportations de potasse et des composés de potassium proviennent de l’étape 1. La valeur des exportations de potasse et des composés de potassium ainsi que de celle des diamants représentait 75,1 % des exportations nationales de non-métaux issus de l’étape 1. Si l’on ajoute le soufre, ce chiffre atteint 92,1 %.

En 2008, les exportations nationales de charbon et de coke ont fait un bond de 104,1 % pour se fixer à 6,5 G$, bien que les volumes n’aient augmenté que légèrement. La valeur des exportations du charbon issu de l’étape 1 a plus que doublé pour atteindre 6,2 G$.

La valeur totale des importations de minéraux et de produits minéraux issus des quatre étapes s’est accrue de 10,7 % pour se chiffrer à 69,4 G$ en 2008. Au total, 57,3 % des importations du Canada provenaient des États-Unis, 8,7 % des 27 pays de l’Union européenne, 9,8 % de la Chine, 3,2 % du Mexique, 2,0 % du Japon et 19,0 % d’autres pays. Les importations provenant des 20 pays desquels le Canada importe le plus de produits représentaient 90,3 % de la valeur totale des importations canadiennes de minéraux et de produits minéraux. Pour ce qui est de l’ensemble des produits importés au Canada et issus des quatre étapes de production, les États-Unis comptaient pour 77,6 % de ceux de l’étape 1, 22,7 % de ceux de l’étape 2, 63,5 % de ceux de l’étape 3 et 56,5 % de ceux de l’étape 4.

La valeur totale des importations de métaux a légèrement augmenté et est passée de 52,7 à 54,7 G$ de 2007 à 2008. Parmi les principaux produits minéraux, on note des hausses des importations de fer et d’acier, d’or et de minerai de fer, lesquelles ont été contrebalancées par une forte baisse de la valeur des importations de zinc ainsi que de celle, quoique moins importante, de nickel et de cuivre. Le fer et l’acier, de même que l’or représentaient 50,5 % de la valeur totale des importations de métaux en 2008, tandis que l’aluminium et le cuivre comptaient pour 17,0 % de celle-ci.

Quand à la valeur des importations de non-métaux, elle est passée de 8,8 G$ en 2007 à 10,0 G$ en 2008. Par ordre de valeur décroissant, les principaux produits non métalliques importés au Canada ont été le verre et les articles de verre, l’argile et les produits argileux, l’azote, le phosphate et ses composés, ainsi que le sel et les composés du sodium. Ces produits minéraux comptaient pour 52,5 % de la valeur totale des importations de non-métaux. Deux produits minéraux, le verre et les articles de verre, ainsi que l’argile et les produits argileux, représentaient à eux seuls 35,3 % des importations de non-métaux en 2008.

La valeur des importations de charbon a augmenté de 22,8 % pour s’établir à 1,5 G$, alors que celle des importations de coke a bondi de 244,2 % pour s’élever à 488,2 M$.

Le Canada exporte vers la Chine une grande partie de ses produits liés aux industries de l’exploitation minière et de la transformation des minéraux. La valeur des exportations de minéraux et de produits de minéraux est passée de 2,5 à 3,0 G$ entre 2006 et 2007 et de 3,0 à 4,0 G$ de 2007 à 2008.

Quant aux importations de minéraux et de produits de minéraux provenant de la Chine, elles se sont également accrues considérablement. En 2008, leur valeur s’est chiffrée à 6,7 G$, comparativement à 5,4 G$ en 2007 et à 4,7 G$ en 2006, ce qui place la Chine au deuxième rang des pays depuis lesquels le Canada importe des minéraux et des produits de minéraux, loin, cependant, derrière les États-Unis. La valeur des exportations vers la Chine et des importations en provenance de ce pays a augmenté constamment au cours des dernières années.

La balance commerciale (soit les importations totales soustraites des exportations totales de minéraux et de produits de minéraux) a connu une progression de 15,0 % en 2008 pour s’élever à 25,1 G$. La valeur des exportations et des importations a augmenté. L’excédent commercial total du Canada s’élevait à 51,1 G$ en 2008.

Les marchés financiers dans l’industrie minérale canadienne

Au Canada, les marchés financiers contribuent largement au financement par actions des sociétés minières canadiennes et étrangères. En 2008, les sociétés d’exploration minérale et d’exploitation minière ont obtenu sur les marchés boursiers mondiaux un financement par action totalisant 31,9 G$, dont 36,2 % au Canada. Ces fonds ont servi à effectuer de l’exploration minérale et à consacrer des capitaux à des projets miniers au Canada et à l’étranger.

En 2008, 356 sociétés minières étaient inscrites à la Bourse de Toronto et 1 071 à la Bourse de croissance TSX, pour une capitalisation boursière totalisant 215,7 G$. La moitié des 9 650 projets d’exploration détenus par ces sociétés minières ont été entrepris à l’étranger.

Dépenses d’exploration et en capital4

Selon des estimations provisoires, les dépenses consacrées à l’exploration et à mise en valeur des gisements ont atteint 2,8 G$ en 2008, chiffre pour ainsi dire identique à celui de 2007. Les intentions révisées de dépenser pour l'année 2009 indiquent une baisse importante de 1,5 G$, ce qui est attribuable au contexte économique moins favorable. La réduction des dépenses dans huit provinces et territoires a été contrebalancée par des gains, en particulier en Saskatchewan, en Ontario et au Manitoba. Les dépenses d’exploration ont totalisé 2,2 G$ en 2008, alors que celles de la mise en valeur des gisements se sont établies à 0,6 G$.

Les dépenses d'aménagement de complexes miniers, qui comprennent les dépenses en capital et les réparations, ont totalisé 7,5 G$ en 2008 (5,8 G$ si on exclut les dépenses liées aux réparations) alors qu’elles s’élevaient à 7,2 G$ (également 5,8 G$ en excluant les réparations) en 2007. Les intentions pour 2009 indiquent une baisse de 4,3 G$ (les dépenses de réparation et d’entretien ne sont pas comprises dans ce chiffre).

Selon Statistique Canada, les dépenses réelles en capital consacrées à la construction, à la machinerie et à l’équipement, dans les secteurs de l’exploitation minière et de la transformation des minéraux s’élevaient à 10,2 G$ en 2007. Des données provisoires indiquent qu’elles se sont chiffrées à 11,3 G$ en 2008, tandis que les intentions des sociétés révèlent qu’elles seront seulement de 9,1 G$ en 2009. Pour l’industrie minière uniquement, les dépenses comparables se chiffraient respectivement à 6,8 G$, 7,6 G$ et 5,6 G$ en 2007, 2008 et 2009.

Dans l’ensemble de l’économie, les investissements de capitaux ont totalisé 328,8 G$ en 2007. On estime qu’ils s’établiront à 346,0 G$ en 2008, tandis que les intentions des sociétés indiquent qu’ils diminueront pour se situer à 327,5 G$ en 2009.

PERSPECTIVES ET TENDANCES DANS L'INDUSTRIE MINÉRALE CANADIENNE

Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’économie mondiale devrait subir un recul de 1,3 % en 2009. Il s’agirait du premier recul mondial d’après-guerre. Ce ralentissement de l’économie devrait être modéré à partir du deuxième trimestre avant que la croissance ne se rétablisse modestement en 2010. En 2009, on prévoit que ce ralentissement se répandra dans les économies de l’Amérique du Nord, des pays de l’Union européenne, du Japon, de la Russie, et de l’Amérique centrale et du Sud, lesquelles devraient toutes subir un recul par rapport à 2008. Les pays asiatiques en développement, dont la Chine et l’Inde, devraient connaître encore une croissance économique en 2009, mais celle-ci se réalisera à un rythme plus lent qu’en 2008.

Le déclin de l’économie mondiale, qui entraîne une baisse des prix de la plupart des métaux et des minéraux, a eu des répercussions considérables sur l’industrie minière canadienne, notamment sur les fermetures de mines et les interruptions de la production dans les mines et, par la suite, sur les pertes d’emploi. On s’attend à ce que d’autres mines réduisent ou interrompent leur production temporairement pour le reste de 2009 et les travaux d’exploration devraient être notablement réduits.

La production mondiale d’aluminium devrait probablement être supérieure à la consommation durant la prochaine année, ce qui entraînera la fermeture de certaines fonderies dont les coûts de revient sont très élevés (principalement en Chine). Comme ces coûts sont faibles dans les fonderies canadiennes, la plupart devraient survivre à la récession actuelle, bien que les plus anciennes qui utilisent de la technologie désuète devraient fermer. Le prix de l’aluminium devrait demeurer relativement stable en 2009 et 2010 : après avoir chuté de 50 % durant le deuxième semestre de 2008, il peut difficilement diminuer davantage.

La consommation mondiale de cuivre devrait subir une baisse d’environ 5 % en 2009 et augmenter modérément en 2010, mais en règle générale, la baisse de la consommation devrait excéder la chute de la production. De ce fait, le marché du cuivre devrait être excédentaire et son prix devrait subir un recul.

Au cours des dernières années, le marché du nickel a effectué une montée spectaculaire pour atteindre 24 $US la livre en 2007 avant d’être victime de la crise économique mondiale. Malheureusement, ces prix élevés ont entraîné une offre ainsi qu’une capacité excédentaires du nickel. La consommation mondiale devrait diminuer en 2009 et se stabiliser en 2010. Afin de faire front à la chute importante de la consommation (près de 7 % en 2009), l’industrie du nickel devrait continuer à fermer des exploitations dans les diverses régions du monde. Malgré ces fermetures, la faible demande et les stocks élevés devraient vraisemblablement conduire à la baisse du prix du nickel cette année. En 2010, il se peut que les prix remontent modérément au moment où les réductions de la production pourraient rattraper la faiblesse de la demande.

Les perspectives sont mauvaises pour le zinc au cours des deux prochaines années. La demande dans les secteurs de la construction et des transports, qui représentent 70 % de la consommation de ce métal, devrait être faible. Elle devrait diminuer de 4 % en 2009, mais se redresser de 2 % en 2010. Des coupes rapides de la production devraient contrebalancer la chute de la consommation. De ce fait, le prix du zinc devrait conserver son niveau historique en 2009 et bénéficier d’une hausse modeste en 2010.

Dans le secteur de la joaillerie, la consommation et la demande industrielle ont régressé pendant le quatrième trimestre de 2008 et cette tendance devrait perdurer en 2009. Cependant, la croissance de la demande d’investissements, par l’intermédiaire de dérivés, de fonds, de barres et de pièces de monnaie cotés en bourse, devrait plus que contrebalancer la faiblesse de la demande de l’industrie et du secteur de la joaillerie. Ainsi, la croissance de la demande d’or devrait excéder la croissance de l’offre et le prix devrait, par conséquent, augmenter pour la huitième année consécutive. Cependant, si la devise américaine s’apprécie considérablement ou si les marchés financiers se stabilisent, le prix de l’or pourrait chuter.

Au cours des dernières années, la spéculation a influé sur la demande d’uranium et, de ce fait, son prix a été très volatile. Durant les deux prochaines années, les intérêts spéculatifs devraient être absents et ainsi, la demande d’uranium devrait se stabiliser. En 2009, la demande mondiale d’énergie nucléaire devrait diminuer en raison du ralentissement général de l’économie. Au-delà de 2010, elle devrait bondir, en particulier en Asie. L’Inde et la Chine prévoient agrandir leurs installations nucléaires ainsi que d’autres pays. À long terme, l’offre pourrait être l’objet de préoccupations puisque les projets d’exploitation ont été remis à plus tard en raison des coûts élevés en capital et de l’accroissement possible des retards de production dans les grands projets. En 2009 et 2010, le prix de l’uranium devrait se stabiliser à environ 60 à 70 $US la livre.

Le charbon thermique représente 27 % de l’offre mondiale d’énergie. En raison du ralentissement de l’économie mondiale, la demande d’électricité et de charbon thermique a diminué. Lorsque les répercussions de ce ralentissement se feront pleinement sentir, on s’attend à ce que la production d’électricité diminue davantage ainsi que, par conséquent, la consommation de charbon thermique. Malgré la faiblesse de la demande, l’offre et la demande devraient s’équilibrer assez bien après un resserrement extrême des marchés au cours des deux dernières années. Par conséquent, la demande et l’offre devraient s’équivaloir en 2009 et le prix du charbon thermique devrait se fixer à près de 70 $US/tonne.

Les perspectives concernant l’acier, destination du charbon métallurgique, ne sont pas très optimistes. En février 2009, la production d’acier brut a subi un recul de 42, 54 et 22 % durant le même mois en Europe, en Amérique du Nord et à l’échelle mondiale respectivement. Seuls la Chine et l’Iran ont affiché des gains. Le secteur mondial de l’automobile, important consommateur d’acier, continue à souffrir. Aux États-Unis, les ventes de véhicules ont régressé de 34 % en avril 2009 par rapport au même mois l’année précédente. La faible demande de charbon métallurgique et l’importante offre devraient faire en sorte que le prix se replie à son niveau historique en 2009 (environ 125 $US/tonne) et regagne modestement du terrain en 2010.

En 2009, la consommation de potasse devrait diminuer pour diverses raisons. En premier lieu, les distributeurs et les exploitants agricoles prévoient qu’il sera difficile d’accéder au crédit afin d’acheter des intrants agricoles, comme les fertilisants. Deuxièmement, le prix des céréales a chuté considérablement au cours des huit derniers mois. Par conséquent, les exploitants agricoles auront moins d’argent comptant pour acheter de la potasse cette année. Troisièmement, de nombreux exploitants agricoles devraient reporter leurs achats de potasse, car ils s’attendent à ce que les prix des entrées diminuent davantage.

Quant à l’offre, plusieurs facteurs pourraient soutenir le prix de la potasse tels que les conflits de travail et des réductions importantes de la production. À elle seule, la Corporation de la postasse de la Saskatchewan a diminué sa production de deux millions de tonnes et a procédé à la fermeture de trois mines au Canada. Les stocks devraient, néanmoins, demeurer relativement élevés. Les stocks des producteurs nord-américains ont été de 42 % supérieurs à la moyenne au cours des cinq dernières années. L’offre de potasse devrait vraisemblablement excéder la demande en 2009 et 2010. De ce fait, le prix de la potasse devrait suivre les prix des autres fertilisants (par exemple de l’urée et des phosphates) et régresser au cours des deux prochaines années par rapport aux prix très élevés atteints en 2008.

La baisse des prix des minéraux et des métaux est cyclique et non structurel. Lorsque l’économie mondiale entamera sa reprise, les prix de la plupart des minéraux et des métaux devraient remonter. À long terme, la reprise de l’industrialisation rapide des économies émergentes telles que la Chine et l’Inde, assortie au sous-investissement actuel dans les nouveaux projets, devraient jeter les bases d’une remontée des prix des minéraux et des métaux.

L’industrie minière du Canada devrait être bien placée dans l’avenir pour capitaliser sur la prochaine remontée des prix des minéraux et des métaux, car le pays possède des atouts comparatifs en exploration et en exploitation, comme par exemple, son important potentiel géologique, son expertise, des marchés financiers bien développés et un climat d’investissement attrayant.

NOTES DE RENVOI

1 L’indicateur avancé composite mensuel du Canada comprend les dix éléments de l’activité cyclique de l’économie qui représentent les principales catégories du PIB. Il traduit donc les divers mécanismes qui peuvent engendrer les cycles des entreprises.

2 L’industrie minérale comprend quatre secteurs industriels décrits statistiquement, soit celui de l’exploitation minière, celui de la fabrication de produits minéraux non métalliques, celui de la production de métaux de première fusion et celui de la fabrication de produits métalliques ouvrés.

3 Dans le présent chapitre, les données sur le volume et la valeur de la production sont basées sur des estimations établies en utilisant les expéditions pour calculer la production minière, telle qu’elle est publiée dans Production minérale du Canada – Calcul préliminaire, Statistique Canada, numéro 26-202-XIB au catalogue. Les données ne comprennent donc pas celles ayant trait aux minerais de sources étrangères, comme la bauxite.

4 Le Survol des tendances observées dans l’exploration minérale canadienne du Groupe de travail intergouvernemental sur l’industrie minérale comprend également des renseignements sur l’exploration, au www.nrcan-rncan.gc.ca/mms-smm/busi-indu/cme-omc-fra.htm.

Remarque : (1) Les données dans la présente revue de 2008 sont les plus récentes au mois de mai 2009. (2) Le présent chapitre a pour sources la Banque du Canada, des rapports de sociétés, Crosby & Company Inc., le Fonds monétaire international, Ressources naturelles Canada, le bureau du surintendant des faillites du Canada, le Metals Week de Platts, Statistique Canada, Services économiques de la banque TD, la Bourse de Toronto (TSX) et la bourse de croissance TSX. (3) Ce chapitre ainsi que d’autres chapitres, y compris les éditions d’années précédentes, sont disponibles sur Internet, au www.nrcan-rncan.gc.ca/mms-smm/busi-indu/cmy-amc/2008cmy-fra.htm.

Note à l’intention du lecteur

Le présent document a pour but de donner de l’information générale et de susciter la discussion. Il ne devrait pas servir d’ouvrage de référence ou de guide dans le cadre d’activités commerciales ou d’investissements. Les renseignements que l’on y trouve ne sauraient être considérés comme des propositions. L’auteur et Ressources naturelles Canada ne donnent aucune garantie quant à son contenu et n’assument aucune responsabilité, qu’elle soit accessoire, consécutive, financière ou d’une autre nature,


TABLEAU 1.
PRODUCTION DES PRINCIPAUX MINÉRAUX AU CANADA, EN 2007 ET EN 2008
  Volume Variations Valeur Variations
2007 (r) 2008 (dpr) 2008/2007 2007 (r) 2008 (dpr) 2008/2007
(milliers de tonnes sauf indication contraire) (%) ($ millions) (%)
MÉTAUX
Nickel   245 251 2,5 9 795,2 5 856,2 -40,2
Cuivre   578 581 0,7 4 418,2 4 438,0 0,4
Or kg 102 211 94 820 -7,2 2 460,6 2 823,6 14,7
Minerai de fer   32 774 31 273 -4,6 2 502,5 2 426,8 -3,0
Uranium tU 9 100 8 702 -4,4 2 525,8 1 488,2 -41,1
Zinc   594 629 5,9 2 069,9 1 268,4 -38,7
Métaux du groupe platine kg 21 925 21 177 -3,4 530,9 591,7 11,4
Cobalt t 4 289 4 467 4,2 310,5 433,9 39,8
Argent t 829 666 -19,7 384,4 341,1 -11,3
Plomb   70 69 -1,3 193,6 189,9 -1,9
Molybdène t 6 819 7 724 13,3 x x x
NON-MÉTAUX
Potasse (équivalent de K2O)   11 085 10 455 -5,7 2 814,6 8 243,2 192,9
Diamant milliers de ct 17 144 14 803 -13,7 1 799,7 2 403,6 33,6
Soufre élémentaire   7 456 7 961 6,8 224,5 2 388,5 963,8
Ciment   14 462 14 028 -3,0 1 785,3 1 792,1 0,4
Sable et gravier   240 723 239 646 -0,4 1 482,1 1 496,1 0,9
Pierre   149 982 145 825 -2,8 1 402,9 1 373,1 -2,1
Soufre, dans les gaz de four de fusion   696 704 1,1 31,3 192,9 515,3
Sel   11 970 14 168 18,4 442,8 537,8 21,4
Chaux   2 134 2 069 -3,0 273,4 273,6 0,1
Tourbe   1 282 1 151 -10,2 232,5 215,6 -7,3
Produits d'argile   n.d. n.d. n.d. 208,1 187,8 -9,8
Gypse   7 562 5 797 -23,3 111,7 76,4 -31,6
Quartz (silice)   1 987 1 979 -0,4 68,5 71,2 4,0
Syénite à néphéline   690 734 6,4 61,7 59,7 -3,4
Stéatite, talc, pyrophyllite   79 70 -11,4 26,5 24,6 -7,1
Chrysotile (amiante)   x x x x x x
Charbon   69 131 68 106 -1,5 2 735,2 4 292,3 56,9

Sources : Ressources naturelles Canada; Statistique Canada,Production minérale du Canada – Calcul préliminaire, no 26-202-XIB au catalogue.
(dpr) : données provisoires; n.d. : non disponible; (r) : révisé; x : confidentiel.
Remarques : Les chiffres peuvent avoir été arrondis. Les variations en pourcentage ont été calculées en utilisant les chiffres non arrondis.


TABLEAU 2.
CANADA : ÉTAPES 1 À 4, VALEUR DES EXPORTATIONS NATIONALES, DES EXPORTATIONS TOTALES (Y COMPRIS LES RÉEXPORTATIONS), DES IMPORTATIONS ET DE LA BALANCE COMMERCIALE DES MINÉRAUX ET PRODUITS DE MINÉRAUX (SUR LA BASE DES DONNÉES DOUANIÈRES), DE 2004 À 2008
  2004 2005 2006 2007 2008
(millions de dollars)
TOUS LES NON-COMBUSTIBLES, Y COMPRIS LE CHARBON
Exportations nationales 54 798,7 62 266,2 72 327,7 81 049,0 91 743,0
Exportations totales 56 588,0 64 443,9 75 075,9 84 610,0 94 578,8
Importations 52 346,3 56 720,9 61 970,7 62 745,9 69 436,3
Balance commerciale 4 241,7 7 722,9 13 105,2 21 864,1 25 142,4
NON-COMBUSTIBLES
Exportations nationales 52 889,3 58 832,6 68 896,2 77 885,8 85 377,4
Exportations totales 54 646,8 60 961,3 71 638,7 81 436,1 88 100,2
Importations 51 036,5 55 184,8 60 443,4 61 407,8 67 479,2
Balance commerciale 3 610,4 5 776,6 11 195,2 20 028,3 20 621,0
TOUS LES MINÉRAUX, Y COMPRIS LE CHARBON
Exportations nationales 121 830,6 145 731,9 156 550,8 171 364,8 218 610,6
Exportations totales 123 910,8 148 538,5 160 215,2 175 635,6 222 241,1
Importations 77 044,1 90 960,3 97 870,7 100 434,9 122 201,3
Balance commerciale 46 866,6 57 578,1 62 344,4 75 200,7 100 039,8
ÉCONOMIE TOTALE
Exportations nationales 385 525,9 408 550,3 411 492,6 420 274,9 456 168,1
Exportations totales 412 290,0 436 350,6 440 364,2 450 699,2 484 369,3
Importations 355 886,2 380 858,2 396 772,8 406 987,6 433 241,9
Balance commerciale 56 403,8 55 492,4 43 591,4 43 711,6 51 127,5

Sources : Ressources naturelles Canada; Statistique Canada.
Remarques : Les chiffres sont fondés sur les données commerciales publiées en mai 2009 par Statistique Canada.