Le Canada : une nation productrice de diamant

Formation des diamants
Formation des
diamants
(Animation)

Durant de nombreuses années, la découverte de diamants au Canada n’a été guère plus qu’un rêve de prospecteur. Mais ce rêve s’est concrétisé avec la découverte, dans les années 1990, de plusieurs gisements de diamant de classe mondiale, dans le Nord du Canada.

On a commencé à chercher des diamants au Canada dans les années 1960, mais la découverte d’importantes kimberlites n’est survenue que dans les années 1980. En 1991, le premier gisement de diamant économique a été découvert dans la région du lac de Gras, dans les Territoires du Nord-Ouest. Diamant Le Canada est devenu un producteur de diamant en octobre 1998, lorsqu’a été ouverte la mine Ekati, située à environ 300 kilomètres au nord-est de Yellowknife. En avril 1999, cette mine avait déjà produit 1 million de carats. En termes de valeur de la production, le Canada était en 2003 le troisième plus grand producteur de diamant du monde, derrière le Botswana et la Russie. À Ekati, une mine qui a elle aussi une durée de vie prévue de 20 ans, la production moyenne devrait se situer entre 3 et 5 millions de carats par an, ce qui équivaudra à environ 3 % du volume de la production mondiale.

L’industrie du diamant au Canada

Diavik, la deuxième mine de diamant du Canada, est entrée en production en janvier 2003, et elle devrait avoir une durée de vie de 20 ans. On prévoit que la production moyenne de Diavik se chiffrera à 8 millions de carats par an et qu’elle atteindra un sommet de 11 millions de carats qui représentera près de 6 % des stocks mondiaux.

Snap Lake a été mise en production au début de l’automne 2007. Il est prévu que l’on en extraira près de 1,5 million de carats par an lorsqu’elle produira à pleine capacité. Elle est située près des mines Ekati et Diavik à environ 220 kilomètres au nord-est de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, et elle appartient à 100 % à De Beers Canada. Le gisement Snap Lake est unique en ce sens que sa kimberlite diamantifère a la forme d’un dyke au lieu d’avoir la forme plus courante d’une cheminée en forme de carotte. L’on estime que la kimberlite extraite au cours de la durée de vie de la mine représentera 18,3 millions de tonnes de minerai ayant une teneur de 1,46 carat par tonne.

L’aménagement de la mine à ciel ouvert Victor, qui est la première mine de diamant de l’Ontario, a commencé en janvier 2006 et la mine a été mise en production au printemps 2008. La cheminée kimberlitique de Victor renferme des réserves exploitables estimées à 27,4 millions de tonnes présentant une teneur moyenne de 0,23 carat par tonne. Cette teneur est faible mais, à environ 440 $ le carat, la valeur des diamants extraits à Victor compte parmi les plus élevées du monde. Lorsque Victor sera exploitée à pleine capacité, elle devrait produire environ 600 000 carats par an pendant la durée de vie de 12 ans de la mine à ciel ouvert.

Ces mines ainsi que des projets miniers avancés comme Gahcho Kué dans les Territoires du Nord-Ouest, Foxtrot au Québec, et Fort-à-la-Corne et Star en Saskatchewan, et les nombreux projets d’exploration avancée exécutés à travers le Canada injecteront dans l’avenir de la prospérité dans l’économie de nombreuses régions du Canada.

La taille et le polissage

Le Canada abrite une petite industrie de la taillerie de diamants. En 2008, il y avait six tailleries de diamants au Canada. Ces manufactures étaient situées à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest), à Vancouver (Colombie-Britannique) et à Matane (Québec). Ces usines de taille et de polissage emploient près de 150 personnes. La plus grande de ces usines produit jusqu'à 1200 carats par mois.

L’emploi

Au Canada en 2007, l’industrie de l’extraction du diamant donnait du travail à près de 2 650 personnes dans les mines, et à plus de 1 500 personnes aux sites des mines, par l’entremise d’entrepreneurs d’industries de soutien comme l’entretien, la restauration et le transport. Les Autochtones constituent en général de 30 à 40 % des effectifs des mines.

Le Processus de Kimberley pour
les diamants bruts

En mai 2000, l’Afrique du Sud a lancé l’idée de mettre sur pied un régime international de certification des diamants bruts afin de prévenir l’infiltration des marchés par les diamants de guerre. C’est ainsi qu’est né le Processus de Kimberley. Les diamants de guerre proviennent de régions contrôlées par des groupes de rebelles et servent souvent à financer des actions militaires contre les gouvernements.

Le Canada fut l’un des principaux intervenants dans l’élaboration de cette initiative et est, depuis le lancement de celle-ci le 1er janvier 2003, l’un des chefs de file de la mise en oeuvre du processus visant à contrôler le commerce des diamants de guerre internationalement. Le Canada a adopté une loi pour contrôler l’importation, l’exportation et le transport en transit de diamants bruts sur son territoire. En participant au Processus de Kimberley, le Canada fait sa part pour freiner l’impact dévastateur du commerce des diamants de guerre sur la paix, la sécurité et le développement durable dans les pays touchés.

Pour obtenir de plus amples informations sur l’industrie du diamant au Canada, rendez-vous au site de l’Annuaire des minéraux du Canada pour y lire la plus récente édition de son chapitre sur le diamant ou visitez les sites suivants :

Commerce canadien de diamant

Les diamants (Secteur des sciences de la Terre)

La formation des diamants (animation)

Vocabulaire de la taille du diamant

Survol des tendances observées dans l’exploration minérale canadienne

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