Remise en état des terres et science forestière

Le projet de forage des sables bitumineux de Cenovus Energy à Christina Lake, localisé à 150 kilomètres au sud de Fort Murray, fait appel à des méthodes spéciales de forage et de pompage du pétrole à la surface.

Photo reproduite avec l’autorisation de Cenovus Energy Inc.

Le Service canadien des forêts (SCF) de Ressources naturelles Canada déploie son expertise en science forestière en vue d'améliorer les résultats des projets de remise en état des terres et de la performance environnementale de l’industrie pétrolière et gazière du Canada, en plus de travailler à la restauration des paysages forestiers.

Amélioration de la remise en état des terres grâce à l’expertise du Service canadien des forêts

La remise en état des terres est un processus consistant à restaurer les terrains perturbés afin qu’ils retrouvent un état productif ou un autre état souhaité.

Paysage forestier, dans le Nord de l’Alberta.

Au Canada, les activités de remise en état visent principalement les terres perturbées par l’exploitation des ressources naturelles, notamment l’exploitation minière, pétrolière et gazière. Ce type d’exploitation est généralement réalisé dans les régions forestières, de sorte que le rétablissement d’écosystèmes forestiers sains et résilients constitue une part importante de la remise en état des terres et de la restauration des paysages. Les forêts fournissent de nombreux « écoservices », comme le stockage du carbone et le cycle des éléments nutritifs. Grâce à son expertise dans le domaine, le SCF peut grandement contribuer à redonner un état sain aux terres forestières.

Les recherches actuellement menées par le SCF en matière de remise en état des terres sont axées sur les secteurs pétrolier et gazier, y compris l’exploitation des sables bitumineux et l’extraction sur place. Cependant, les connaissances acquises dans ce secteur et les pratiques qui ont été mises au point devraient être tout aussi pertinentes pour les autres secteurs d’exploitation des ressources naturelles au Canada.

L’appui de la science forestière à la remise en état des terres est de plus en plus demandé

Des centaines de grands projets d’exploitation des ressources sont en cours ou prévus d'ici les 10 prochaines années au Canada. La plupart de ces projets relèvent des secteurs de l’énergie et des mines et seront réalisés dans des régions forestières.

Étant donné l’ampleur et la durée de ces projets partout au pays, les gouvernements et même les secteurs des ressources reconnaissent qu’il est essentiel d’améliorer la performance environnementale des activités actuelles et à venir. De nouvelles connaissances scientifiques et technologies sont nécessaires à l'orientation des politiques et des pratiques en matière de remise en état des terres. On pourra ainsi améliorer la restauration des terres forestières, notamment celles destinées à servir d’habitat faunique ou à être utilisées dans l’exploitation forestière commerciale ou dans la cueillette de petits fruits sauvages.

Les projets de recherche sur la remise en état des terres donnent déjà des résultats

Spécimen de Petasites palmatus, plante indigène poussant dans un mélange d’humus et de sols minéral, deux ans après un traitement de recouvrement d’un emplacement d’exploitation de sables bitumineux.
  • Restauration d’écosystèmes forestiers dans des sites remis en état après l’exploitation des sables bitumineux
    Plusieurs projets de recherche du SCF visent à évaluer des techniques permettant la restauration d’écosystèmes de la forêt boréale sains et résilients après l’exploitation des sables bitumineux. Les travaux réalisés à ce jour visaient à évaluer l’effet de diverses pratiques de remise en état sur l’établissement et la croissance d’arbres et d’autres plantes forestières ainsi qu’à comparer ces pratiques avec la régénération naturelle dans la région.

    Dans le cadre d’une récente étude du SCF sur l’établissement de semis de peuplier faux-tremble et d’autres essences de feuillus dans un site remis en état après l’exploitation des sables bitumineux, le taux d’établissement le plus élevé a été obtenu dans les milieux où le sol présentait un taux d’humidité et une rugosité élevés. La fertilisation a fait diminuer le taux d’établissement naturel des semis d’arbres, probablement parce qu’elle favorisait la concurrence des autres végétaux. Les résultats de ce type de recherche orientent les activités de remise en état des terres et les pratiques de gestion exemplaires permettant ainsi d'améliorer la performance environnementale et de diminuer les coûts de remise en état.

  • Évaluation de diverses espèces de saules pour la remise en état de mines de charbon
    On trouve au Canada diverses espèces communes de saules qui produisent des arbres et arbustes adaptés à une grande variété de conditions. Plusieurs projets de recherche du SCF évaluent l’efficacité des saules en revégétalisation des sites perturbés par l’exploitation minière et étudient les caractéristiques (notamment le taux de croissance des racines et le rendement en biomasse) pouvant servir à déterminer les espèces les plus appropriées pour la remise en état rapide des terres et la production potentielle de biomasse à des fins commerciales.

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