Résidus ligneux

Rapprocher les résidus ligneux et leurs applications

L’éventail des applications de la biomasse forestière est très étendu, et la demande du marché à cet égard ne cesse d’augmenter, tant au Canada qu’à l’échelle internationale. Les bioproduits forestiers offrent au Canada une occasion de tirer le meilleur parti de ses ressources forestières abondantes. Mais pour profiter de cette occasion, il faut connaître lesquelles des applications sont les plus potentiellement profitables et à quels marchés d’exportation elles sont le mieux adaptées.

Échantillon de résidu ligneux

Échantillon de résidu ligneux

Les résidus ligneux des usines et de l’exploitation forestière constituent une source potentielle importante de matières premières dans la bioéconomie. À mesure que les entreprises forestières délaissent l’approche traditionnelle — qui consiste à compter uniquement sur quelques circuits de produits — et passent à la nouvelle ère du bioraffinage avec de multiples circuits de produits, comme l’énergie, les produits chimiques et les matériaux d’origine biologique, elles doivent connaître les caractéristiques des matières premières qu’elles utilisent. Les défaillances des systèmes et les échecs des entreprises industrielles en démarrage découlent souvent du manque de connaissances sur l’approvisionnement et sur la diversité des matériaux disponibles.

Afin de situer le contexte des bioraffineries potentielles et de savoir comment harmoniser de façon optimale les matières premières avec les technologies de conversion, les matières premières doivent être quantifiées, caractérisées et classifiées.

Par exemple, les chercheurs et les partenaires du Centre canadien de la fibre du bois (CCFB) quantifient à l’heure actuelle les résidus des scieries dans le but de déterminer les applications qui pourraient contribuer à accroître la rentabilité des scieries canadiennes. Une fois connues, les caractéristiques physiques, thermiques et chimiques de ces résidus, leur compatibilité avec diverses technologies de conversion peut être vérifiée, et leur chaîne d’approvisionnement peut être établie.

De la même façon, les chercheurs et les partenaires du Service canadien des forêts (SCF) et du CCFB quantifient les résidus d’exploitation forestière en se fondant sur la composition des espèces ainsi que sur les pratiques d’exploitation forestière et d’entreposage. La connaissance des caractéristiques des résidus et des spécifications des diverses technologies de conversion aidera à cerner les occasions gagnantes.

Opération de broyage après la récolte de biomasse

Opération de broyage après la récolte de biomasse

Les chercheurs travaillent aussi à l’élaboration d’un manuel d’utilisation de la biomasse forestière pour préciser les occasions offertes par les bioproduits et dans le but de décrire divers circuits de bioraffinage ainsi que diverses spécifications des technologies et caractéristiques optimales de matières premières distinctes. Les entreprises forestières seront alors en mesure d’établir une correspondance entre ces informations et leur inventaire de matières premières pour situer adéquatement le contexte de leurs nouvelles bioraffineries.

À mesure que de nouveaux marchés nationaux et internationaux pour la biomasse forestière prennent de l’expansion et que la demande de ces produits s’accroît, des questions sur la qualité et la viabilité de l’approvisionnement en résidus ligneux du Canada sont soulevées tant par l’industrie que par un public engagé. Les initiatives nationales et internationales en cours portant sur la biomasse forestière — autant l’élaboration de normes, de régimes de certification que de critères de durabilité — aideront à assurer la réussite de la bioéconomie.

Personnes-ressources du Service canadien des forêts

Suzanne Wetzel, Chercheure scientifique

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