Modèles bioéconomiques

Évaluer les coûts et les avantages de la biomasse forestière

Les gouvernements et les industries à la grandeur du Canada cherchent à exploiter le plus efficacement possible l’énorme potentiel de la biomasse forestière pour produire de la bioénergie et d’autres produits à valeur ajoutée. Les modèles économiques sont essentiels dans ce processus, car ils fournissent un cadre qui quantifie à la fois les coûts et les avantages.

Avec la collaboration non seulement du Centre canadien de la fibre de bois et d’autres partenaires, les chercheurs du Centre de foresterie des Grands Lacs du Service canadien des forêts (SCF) ont élaboré plusieurs de ces modèles bioéconomiques pour aider à évaluer le potentiel économique de la production de fibre et des autres avantages de la biomasse des plantations à croissance rapide.

Par exemple, la première génération du modèle de faisabilité du boisement (MFB-SCF) portait à la fois sur les aspects biophysiques et économiques du boisement, car ces modèles intégraient la croissance de la biomasse et les algorithmes de suivi du carbone dans un cadre coûts-avantages. Ce modèle a été utilisé uniquement dans l’Étude de faisabilité du boisement comme mode de piégeage du carbone et dans le Programme d’évaluation et de démonstration de plantations de forêt 2020, pour l’évaluation de la faisabilité du boisement des arbres à croissance rapide.

Suite à la demande plus élevée, le modèle de bioéconomie forestière du SCF (SCF-MBF) a été élaboré. Il utilise des horizons temporels précis et des modèles améliorés de mesure du carbone. Le SCF-MBF traite des scénarios de gestion forestière et de bioénergie plus complexes, tels que la rotation des espèces, des horizons temporels fixes et des récoltes multiples.

Le modèle de chauffage de serre avec taillis à courte rotation (MCS-TCR) a également été élaboré pour l’étude des possibilités d’investissements, telles que le chauffage des serres avec une biomasse spécialisée. Le MCS-TCR fournit plusieurs données économiques, telles que les prix du seuil de rentabilité, la sensibilité au changement des paramètres d’entrée du modèle, et les avantages de la substitution des carburants fossiles. On l’utilise pour déterminer la quantité de plantation nécessaire destinée à satisfaire la demande en chauffage.

D’autres applications des modèles sont en cours d’élaboration, notamment pour l’étude du potentiel bioénergétique de la biomasse résiduelle des activités de récolte.

Les décideurs et les planificateurs trouvent ces modèles bien utiles. Il est possible d’obtenir plus de renseignements sur demande.