Aperçu de l'industrie forestière du Canada

L’industrie forestière canadienne en chiffres

Les forêts représentent une source importante de richesse pour les Canadiens, leur apportant une vaste gamme d’avantages économiques, sociaux et environnementaux.

En 2013, la production du secteur forestier a représenté 19,8 milliards de dollars — ou 1,25 % — du produit intérieur brut (PIB) réel du Canada. Dans le contexte mondial, le Canada a la balance commerciale des produits forestiers la plus importante du monde — 19,3 milliards de dollars canadiens (2013) — position qu'il occupe depuis que des statistiques commerciales fiables sont compilées. D’autres pays peuvent produire plusieurs produits, mais aucun ne tire un plus grand avantage net du commerce des produits forestiers que le Canada. D’ailleurs, l’écart entre le Canada et le deuxième pays concernant l’importance de la balance commerciale (Suède) s’accroît constamment depuis 2009.

Voici les trois principaux sous-secteurs de l’industrie forestière.

Fabrication de produits en bois massif – Les entreprises de ce sous-secteur sont des fabricants primaires (p. ex. le bois d’œuvre et les panneaux de charpente) et secondaires (p. ex. les produits de menuiserie et de bois d’ingénierie) de produits destinés à la consommation nationale et à l’exportation. En 2013, ce sous-secteur représentait environ 44 % de la contribution du secteur forestier à l’économie canadienne (telle que mesurée par le PIB réel).

Fabrication de produits de pâtes et de papiers – Les entreprises de ce sous-secteur produisent une vaste gamme de produits, depuis le papier journal et les papiers hygiéniques jusqu'à de la pâte pour transformation chimique destinée à la production de rayonne. En 2013, ce sous-secteur représentait environ 36 % de la contribution du secteur forestier à l’économie canadienne.

Foresterie et exploitation forestière – Les entreprises de ce sous-secteur s’occupent des opérations sur le terrain et de la récolte du bois, notamment l’abattage des arbres et leur transport vers la scierie. En 2013, ce sous-secteur représentait 20 % de la contribution du secteur forestier à l’économie canadienne.

Données du graphique
Le tableau montre la balance commerciale 2013 des principaux pays commerçants de produits forestiers (dans l'ordre décroissant de balance commerciale : Canada, Suède, Finlande, Brésil, Indonésie, Russie, Chili, Allemagne, É.-U., Chine et Japon). Une valeur positive indique que les exportations sont plus grandes que les importations, alors qu'une valeur négative indique que les importations sont plus grandes que les exportations.
Pays Balance commerciale (en milliards $ CAN)
Canada 19,264
Suède 13,996
Finlande 13,347
Brésil 7,396
Indonésie 5,905
Russie 4,821
Chili 4,604
Allemagne 4,201
É.-U. 0,109
Chine -11,921
Japon -14,231

La transformation du secteur forestier

Les marchés de produits forestiers sont cycliques, connaissant des hauts et des bas marqués pendant un cycle économique. Ces changements constants créent des défis et des possibilités. Au cours des dernières années, l’industrie forestière canadienne a connu un déclin cyclique particulièrement important, qui s’est ajouté aux changements structuraux survenu dans les marchés mondiaux. La croissance des médias électroniques a particulièrement mené au déclin important des produits de communication imprimés — notamment des produits (p. ex. les journaux) qui ont toujours été essentiels au sous-secteur canadien des pâtes et des papiers.

En réaction à ces difficultés, l’industrie forestière a commencé à se transformer sur quatre plans distincts : développement des marchés; efficacité opérationnelle; transformation des processus opérationnels; et création de produits. L’un des aspects les plus intéressants de cette transformation est la production par le secteur forestier canadien de produits, matériaux et services nouveaux et innovateurs. Il s’agit notamment de nouveaux matériaux de construction, de biocarburants qui peuvent remplacer les combustibles fossiles et de produits biochimiques qui peuvent servir à la fabrication de bioproduits pharmaceutiques, de plastiques biodégradables, de produits d’hygiène personnelle et de produits chimiques industriels. Parmi ces produits, les fibrilles cellulosiques et la cellulose nanocristalline sont les plus importants; ils représentent la prochaine génération de produits à base de pâtes qui pourraient révolutionner le secteur des pâtes et papiers.

Ces technologies et procédés nouveaux et les autres qui suivront offrent de nouvelles possibilités d’apporter aux Canadiens des avantages sociaux, économiques et environnementaux grâce à l'abondance de nos ressources forestières. Ils permettent de créer de la valeur à partir d’une plus vaste gamme de produits et de procédés forestiers que les techniques traditionnelles de sciage et de réduction en pâte. Qu’ils soient installés dans un établissement existant ou qu’ils résultent de nouveaux investissements, ils augmentent la productivité globale de l’industrie : chaque billot récolté représente des sources de revenus supplémentaires. Il est ainsi possible de diversifier la gamme des produits en vue de stabiliser le rendement économique et d’accroître la part des produits renouvelables dans les marchés. Enfin, ces nouvelles technologies créeront des possibilités aux nouveaux arrivants, stimulant la concurrence et l’esprit d’entreprise dans l’industrie.