Centre national de semences forestières


Bienvenue au Centre national de semences forestières

Nous préservons la diversité génétique de arbres et arbustes du Canada et fournissons des semences pour la recherche scientifique.

Le Centre national de semences forestières, créé en 1967, est situé au Centre de foresterie de l’Atlantique du Service canadien des forêts (CFA-SCF), à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Dans cet établissement, nous recueillons, traitons, analysons et entreposons des semences d’arbres et d’arbustes du Canada, à des fins de conservation et de recherche.

La collection du Centre comprend actuellement plus de 14 000 lots de semences, représentant plus de 110 espèces d’arbres et d’arbustes du Canada et 45 espèces non indigènes. Le Centre a pour objectif à long terme de réunir une collection de semences des quelque 125 espèces d’arbres et des centaines d’espèces d’arbustes du Canada, collection représentative de toute l’aire de répartition naturelle de chacune de ces espèces.

Qui utilise les semences du Centre?

Les semences du Centre sont principalement utilisées par des chercheurs, des universités canadiennes, des organisations de recherche des gouvernements fédéral et provinciaux ainsi que par des universités et organisations de recherche de nombreux pays dans le monde.

Les semences sont utilisées dans le contexte de toute une gamme de projets de recherche, tels que des essais de provenance, des études sur les isoenzymes, des recherches moléculaires ainsi que des études sur la culture tissulaire, le changement climatique, la migration assistée et le rétablissement d’espèces.

En plus de fournir des semences à d’autres organisations, nous réalisons nos propres travaux de recherche, qui portent notamment sur la mise au point de méthodes et procédés améliorés pour le traitement des semences et les essais de germination.


Récolte et entreposage des semences

Au Centre national de semences forestières, le contrôle de la qualité des semences est une priorité, et ce, pour maximiser l’aptitude au stockage à long terme des semences. Le contrôle débute dès le moment de la récolte et se poursuit tout au long de la manutention et du traitement des cônes et des fruits ainsi que des processus de nettoyage, d’essai et d’entreposage.

Récolte

Les semences sont récoltées dans des populations naturelles.

La plupart des semences sont récoltées par les employés du Centre national de semences forestières, mais il arrive que des semences soient acquises auprès d’autres centres du Service canadien des forêts, de services forestiers provinciaux, d’entreprises forestières et d’autres organisations. En outre, le Centre se procure parfois des semences auprès de marchands en semences, par l’entremise d’échanges ou d’achats.

Les semences peuvent être récoltées selon diverses méthodes; on peut notamment les récolter directement sur les arbres et les arbustes debout, en grimpant aux arbres ou en utilisant un ébranchoir ou une échelle, ou encore les récolter sur des arbres abattus par l’exploitation forestière.

Puisque nous voulons conserver uniquement les semences possédant de bonnes qualités sur les plans génétique et physiologique, les récoltes ne sont réalisées que lorsque l’arbre en produit beaucoup. Les semences peuvent être récoltées sur un seul arbre, ou encore sur plusieurs arbres, ce qui permet de constituer un échantillon représentatif de la variabilité génétique de la population.

Essais

Les essais sont réalisés de façon régulière et continue. Pour les essais de germination, les règles de l’Association internationale d’essais de semences (site en anglais, mais règles disponibles en français) et de l’Association of Official Seed Analysts (en anglais seulement) sont appliquées ou utilisées comme guides. Les semences fraîchement récoltées et les semences provenant de partenaires ou de marchands coopérateurs sont soumises à des essais avant d’être entreposées.

Les essais visent habituellement à déterminer la teneur en eau des semences, le poids de 1 000 graines et le taux de germination. Les lots de semences entreposées font régulièrement l’objet d’essais de germination visant à vérifier leur viabilité à long terme.

Entreposage

Au Centre, presque toutes les semences sont entreposées à –20 °C. À cette température, les semences peuvent demeurer viables pendant des décennies si leur teneur en eau est faible (5 à 8 %). Par exemple, des semences d’épinette blanche, d’épinette noire, de pin gris et de pin rouge ainsi entreposées pendant 40 à 50 ans ont donné un taux de germination de plus de 80 %. Les semences de feuillus qui ne peuvent être asséchées et qui résistent mal à l’entreposage (comme celles du chêne et de l’érable argenté) sont conservées à 4 °C, et de nouvelles récoltes sont effectuées régulièrement pour que la collection demeure viable.


Commande de semences

Le Centre national de semences forestières offre gratuitement de petites quantités de semences, uniquement à des fins de recherche scientifique.

Pour commander de semences, veuillez remplir le Formulaire de commande de semences [106 Ko Document Word] [157 Ko PDF].

Les semences peuvent être expédiées par courrier ordinaire, sans frais, ou par service de messagerie, aux frais du demandeur.

Un permis d’importation pourrait être exigé pour les commandes de semences provenant de l’extérieur du Canada. Lorsque le Centre de semences aura reçu le permis d’importation, il s’occupera d’obtenir un certificat phytosanitaire qui sera joint à l’expédition.

Comment fonctionne la Base de données sur les semences

La Base de données sur les semences renferme la liste des espèces de la collection, le nombre de lots disponibles de chaque espèce et des renseignements détaillés sur chaque lot.

Sur le Formulaire de commande de semences, vous devez inscrire le nom d’espèce et le numéro de lot du CNSF correspondant aux semences que vous désirez commander.

Pour faciliter vos recherches, vous pouvez vous familiariser avec les termes et les codes utilisés dans la Base de données sur les semences en consultant la légende des codes.

La Base de données sur les semences fait partie du Système d’information sur les ressources génétiques forestières canadiennes (CAFGRIS). 


Conservation du noyer cendré

Conservation des ressources génétiques du noyer cendré

Le noyer cendré (Juglans cinerea) est une espèce d’arbre indigène du Canada et des États‑Unis menacée par un champignon pathogène introduit (Ophiognomonia clavigignenti juglandacearum), qui provoque le chancre chez l’espèce.

Au Canada, le noyer cendré figure sur la liste des espèces en voie de disparition de la Loi sur les espèces en péril, ce qui signifie qu’il court un grave risque de disparaître du pays.

Où trouve-t-on le noyer cendré au Canada?

Le noyer cendré est indigène du sud de l’Ontario et du Québec et de l’ouest et du sud du Nouveau‑Brunswick. Il forme habituellement de petits peuplements avec ou à proximité d’autres feuillus mixtes. Les populations du Nouveau‑Brunswick sont génétiquement distinctes de celles des deux autres provinces et des États‑Unis.

L’aire de répartition du noyer cendré au Nouveau-Brunswick s’étend principalement le long de la vallée de la rivière Saint-Jean, ainsi que le long des rives de la rivière Miramichi Sud-Ouest et de la rivière Aroostock.

Nécessité d’une stratégie de conservation ex situ

Il n’existe actuellement aucun moyen de combattre le chancre, et aucun noyer cendré ne semble résistant à la maladie. 

D’après des études menées aux États‑Unis, la base génétique est trop réduite pour permettre la résistance au chancre. Si la base génétique de l’espèce pourrait permettre la résistance au chancre à l’étape de l’initiation, elle ne suffit pas pour être intégrée à un programme de sélection de résistance. Ceci vient appuyer des résultats antérieurs selon lesquels la résistance n’est pas transmissible chez le noyer cendré.

C’est pourquoi la conservation in situ (sur place ou à proximité de l’aire de répartition, dans des parcs ou des aires protégées) ne constitue pas une stratégie à long terme efficace pour assurer la survie du noyer cendré.

Au Centre de foresterie de l’Atlantique du Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada (SCF-RNCan), un projet est en cours afin d’établir une collection de matériel génétique pour la conservation ex situ (hors site) du noyer cendré. Il s’agira d’une des rares ressources offertes aux chercheurs pour soutenir de futures recherches et le rétablissement de l’espèce au moyen de technologies de prochaine génération.

Activités de recherche en cours

Lancé en 2013, le projet comprend les activités suivantes :

  • La cryoconservation d’axes embryonnaires – Il s’agit de conserver ce matériel dans l’azote liquide à -196 °C. De 2013 à 2016, plus de 28 000 noix ont été récoltées au Nouveau‑Brunswick. Environ 21 500 axes embryonnaires provenant de ces noix ont été conservés dans l’azote liquide au Centre national des semences forestières du SCF‑RNCan.
  • L’évaluation des populations de noyer cendré à l’échelle de leur aire de répartition au Nouveau-Brunswick ainsi qu’une évaluation de la santé de ces populations.
  • Le génotypage des populations de l’espèce du Nouveau-Brunswick afin de déterminer la diversité génétique. Au cours de trois ans (2014-2016) de relevé, le Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada a recueilli des échantillons de plus de 600 arbres sur plus 40 sites au Nouveau-Brunswick qui seront entièrement génotypés.

Le Centre de foresterie de l’Atlantique tient à jour une base de données sur la population de noyers cendrés du Nouveau‑Brunswick qui comprend les éléments suivants :

  • une section d’identification des arbres et des données de génotypage;
  • une section d’évaluation de la santé des arbres, y compris des paramètres physiques et de santé des arbres (p. ex. diamètre à hauteur d’homme, présence du chancre, vigueur de la cime, dépérissement de la cime);
  • des renseignements sur la collecte ex situ de noix, notamment le nombre de noix, des données de mesures et des données de stockage d’axes embryonnaires.

Ces nouvelles données génétiques nous permettront d’évaluer le caractère distinct de la population de noyers cendrés du Nouveau‑Brunswick.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l’équipe de conservation du noyer cendré.


Conservation des frênes

Conservation des ressources génétiques des frênes

L’agrile du frêne est un insecte exotique introduit qui s’attaque aux frênes et menace ainsi l’économie et l’environnement du Canada. Depuis sa découverte à Windsor en 2002, l’agrile s’est rapidement propagé dans le Sud-Ouest de l’Ontario. Il a été détecté à London en 2006 puis à Ottawa et au Sud-Est de Montréal en 2008. Son aire de répartition continue de s’agrandir au Canada.

Les larves de l’agrile creusent des galeries sous l’écorce des frênes et perturbent ainsi la circulation de l’eau et des nutriments, ce qui finit par tuer les arbres. Toutes les espèces de frêne sont sensibles à l’agrile; cet insecte menace ainsi l’existence même des frênes au Canada. Il est donc important de récolter des semences avant que les frênes du Canada ne soient décimés.

Le Centre national de semences forestières est le premier établissement canadien à recueillir des semences de frênes pour la conservation génétique de ces arbres.

Nécessité d’une stratégie de conservation ex-situ

En 2004, le Centre national de semences forestières a commencé à recueillir des semences de frênes, en vue de la conservation de ces ressources génétiques.

Les populations naturelles de frênes sont adaptées à leur environnement. La conservation de matériel génétique d’un grand nombre de populations facilitera donc la réintroduction des différentes espèces de frênes une fois que des mesures de lutte efficaces contre l’agrile du frêne auront été mises au point ou que des arbres résistants à l’insecte auront été sélectionnés. Le moyen le plus simple de réunir du matériel permettant de mettre au point de tels arbres consiste à récolter des semences de peuplements indigènes. L’agrile du frêne ne peut pas se propager aux zones non infestées par l’entremise des semences.

Si les semences de frêne sont traitées et entreposées correctement, elles peuvent demeurer viables pendant de nombreuses décennies. Elles peuvent facilement être distribuées aux scientifiques et aux producteurs, qui peuvent ainsi produire des semis pour des recherches sur l’agrile du frêne, des travaux de sélection, des études génétiques, d’autres recherches scientifiques et des programmes de réintroduction.

Nous encourageons toutes les organisations et personnes souhaitant nous appuyer dans nos efforts de conservation à repérer des peuplements et des populations de frênes et à nous envoyer des semences.

Nous demandons aux personnes désirant nous faire parvenir des semences de frênes de prendre connaissance des lignes directrices ci-dessous avant la récolte et de les suivre durant les étapes de l’identification, de la récolte et de la préparation.

Quelles espèces de frênes sont indigènes au Canada?

Il existe cinq espèces de frênes indigènes au Canada :

  • le frêne noir (Fraxinus nigra)
  • le frêne vert (F. pennsylvanica)
  • le frêne blanc (F. americana)
  • le frêne bleu (F. quadrangulata)
  • le frêne pubescent (F. profunda)

Le frêne bleu et le frêne pubescent sont rares. Ils ne poussent que dans le Sud de l’Ontario, région qui constitue la limite nord de leur aire de répartition naturelle.

Des frênes non indigènes ont été plantés en zones urbaines, à des fins d’aménagement paysager. Les semences provenant d’espèces non indigènes ne doivent pas être envoyées au Centre.

Comment identifier correctement les différentes espèces de frênes

Les arbres d’où proviennent les semences doivent avoir été correctement identifiés. Les caractères peuvent varier au sein d’une même espèce, et un arbre d’une espèce donnée peut parfois sembler appartenir à une autre espèce. Il est donc essentiel d’examiner tous les caractères de l’arbre afin d’en faire l’identification exacte.

Si vous n’êtes pas en mesure de déterminer l’espèce avec certitude, NE RÉCOLTEZ PAS de semences pour le Centre. Nous demandons que toutes les semences soient accompagnées d’un échantillon de rameau et d’une feuille pressée de l’arbre dont elles proviennent. Voir la section « Où envoyer les semences » ci-dessous.

Le meilleur moment pour identifier et marquer les arbres est en août, bien avant la période de récolte des semences.

Pour vous aider à identifier les frênes

Quand effectuer la récolte

  • Assurez-vous que les semences sont mûres avant de les récolter.
    • Si la récolte est effectuée trop tôt, les semences n’auront pas atteint leur pleine maturité.
    • Si la récolte est effectuée trop tard, les semences se seront naturellement détachées de l’arbre.
    • Les semences du frêne noir sont généralement prêtes à être récoltées à la mi-septembre. Les semences de toutes les autres espèces sont prêtes après la fin septembre.

Où récolter les semences

  • Les semences doivent provenir uniquement de peuplements naturels.
  • Ne récoltez pas de semences d’arbres plantés, par exemple, dans des parcs, en bordure de rues ou sur des terrains résidentiels. En effet, il se peut que ces arbres aient été cultivés à partir de semences provenant d’une autre région et qu’ils ne soient pas bien adaptés aux conditions du milieu où ils ont été plantés.
  • Évitez de récolter des semences sur un seul arbre isolé. Les semences doivent provenir d’un même peuplement ou d’un même secteur et avoir été récoltées sur au moins 15 arbres (davantage si possible, jusqu’à 25). Les arbres devraient être situés à une distance d’au moins de 50 à 100 m les uns des autres.

Comment récolter les semences

  • Placez les semences de chaque arbre dans un sac distinct.
    • Utilisez de grands sacs à provisions en papier pour favoriser le séchage.
    • Attribuez un numéro à chaque arbre et indiquez clairement ce numéro ainsi que l’emplacement de l’arbre sur le sac. Placez également une feuille contenant ces renseignements dans le sac.
    • N’utilisez JAMAIS de sacs en plastique.
  • Récoltez les semences directement sur l’arbre. Ne récoltez JAMAIS les semences sur le sol, car elles peuvent alors provenir de n’importe quel arbre.
  • Avant d’entreprendre la récolte, examinez un échantillon de semences pour vous assurer qu’elles ne présentent aucun dommage causé par des insectes et que les graines sont bien pleines. Si les semences sont de faible qualité, passez à un autre arbre. Souvenez-vous que la qualité des semences varie d’un arbre à l’autre.
  • Récoltez 6 litres de semences sur chaque arbre (ce volume comprend les semences elles-mêmes ainsi que les tiges les réunissant en grappe).
  • Vous pouvez utiliser un ébranchoir ou une échelle. La personne montant à l’échelle doit avoir reçu une formation en la matière et utiliser l’équipement de sécurité approprié.
  • Les semences peuvent également être récoltées sur des arbres abattus, à condition que ceux-ci aient été coupés après la maturation et le mûrissement complets des semences.
  • Après la récolte, placez les sacs dans un endroit bien aéré pour que les graines puissent sécher.

Renseignements à consigner

  • Sur une feuille de papier, notez les renseignements suivants pour chaque arbre sur lequel des semences ont été récoltées :
    • auteur de la récolte
    • date de récolte
    • numéro attribué à l’arbre
    • lieu de récolte (nom de la localité)
    • coordonnées GPS de chaque arbre, en degrés décimaux (latitude et longitude)
    • altitude
    • description du site
  • Joignez cette feuille à l’envoi de semences et conservez-en une copie pour vos dossiers.
  • Joignez également une carte où les lieux de récolte sont clairement indiqués.

Comment emballer les semences pour l’expédition

  • Laissez les semences sécher à l’air pendant plusieurs semaines, puis fermez les sacs de papier avec des agrafes.
  • Placez avec soin chaque sac ainsi que le rameau et la feuille qui y sont associés dans une boîte (ou dans autant de boîtes que nécessaire). Les échantillons de feuille doivent être placés à plat et classés par arbre. Il est possible d’empiler les échantillons en les séparant par des morceaux de carton ondulé.

Où envoyer les semences

  • Envoyez les boîtes au Centre national de semences forestières (adresse d’expédition ci-dessous) par service de messagerie. Les semences y seront nettoyées, analysées, puis entreposées.
  • Avant d’envoyer vos boîtes, veuillez communiquer avec le Centre par téléphone ou par courriel (voir les coordonnées ci-dessous) pour confirmer les détails de l’envoi.

Ressources naturelles Canada
Centre national de semences forestières
1350, rue Regent
Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3C 2G6

Donnie McPhee
Centre national de semences forestières
Tél. : 506-452-3289
Courriel : donnie.mcphee@canada.ca


Ressources supplémentaires

Association internationale d’essais de semences (site en anglais seulement, mais règles disponibles en français)
Suisse

Association of Official Seed Analysts (en anglais seulement)
États-Unis

Silvics of North American Trees (en anglais seulement)
États-Unis

Woody Plant Seed Manual (en anglais seulement)
États-Unis

Pour obtenir plus d'information, consultez les publications de Dale Simpson, du Centre national de semences forestières ou le bulletin d'information (disponible en anglais seulement) du Groupe de travail sur les semences de l'Association canadienne de génétique forestière.


Contactez-nous

Donnie McPhee
Centre national de semences forestières

Ressources naturelles Canada
Service canadien des forêts – Centre de foresterie de l’Atlantique
C.P. 4000
Fredericton (Nouveau-Brunswick)  E3B 5P7

Tél. : 506-452-3289
Téléc. : 506-452-3525
Courriel : donnie.mcphee@canada.ca