Évaluation des programmes de développement des marchés de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers (AAP 1.1.2)

Table des matières


Sommaire exécutif

Aperçu

Ce rapport présente les constatations d’une évaluation des programmes de développement des marchés de RNCan, qui font partie de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers. L’évaluation couvrait les activités du programme exécutées entre 2006-2007 et 2009-2010Note de bas de page 1, qui représentent des dépenses totales de 54,5 millions de dollars.

De façon plus précise, l’évaluation a couvert les trois programmes suivants :

  • Programme canadien d'exportation des produits de bois (PCEPB) : En fonction depuis 2002, ce programme vise à étendre les marchés outre-mer pour les produits de bois canadien grâce à une présence canadienne accrue dans les marchés étrangers ciblés, à la valorisation de la marque des produits de bois canadien et à l’amélioration de l’acceptation réglementaire des produits de bois. Les dépenses totales entre 2006-2007 et 2009-2010 ont été de 28,0 millions de dollars.
  • Le bois nord-américain d’abord (BNAA) : En fonction depuis 2007, ce programme vise à promouvoir une utilisation accrue du bois dans les applications non résidentielles nord-américaines (p. ex. hôpitaux, centres commerciaux, écoles) en éduquant et en informant les architectes et les constructeurs au sujet des avantages d’une plus grande utilisation du bois, par la prestation de financement à U.S. WoodWorks, aux initiatives de Canadian WoodWorks et à Cecobois au Québec. Les dépenses totales entre 2007-2008 et 2009-2010 ont été de 12,4 millions de dollars.
  • Valeur au bois (VB) : En fonction depuis 1998, ce programme vise à améliorer la productivité de l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée au moyen d’un programme national de recherche et de transfert de la technologie. Les dépenses totales entre 2006-2007 et 2009-2010 ont été de 14,0 millions de dollars.

Le présent sommaire exécutif met principalement l’accent sur les analyses de niveau plus élevé, utilisant des exemples particuliers pour aider à illustrer les principales constatations relatives à chaque programme. Des renseignements détaillés sur les preuves étayant chaque constatation sont fournis dans le corps du rapport.

Méthodologie d’évaluation

L’évaluation a porté sur la pertinence et le rendement (efficacité, efficience et économie) de la composante de développement des marchés de la sous-activité en utilisant une approche à sources de données multiples. Ces sources étaient des examens de documents, de projets et de données administratives, 6 études de cas (2 pour chaque programme), 83 entrevues, des sondages auprès de membres d’associations de l’industrie des produits de bois et de clients du transfert de technologie de VB de même qu’une analyse économique des marchés cibles.

Même si la méthodologie est forte dans son ensemble, certaines limites doivent être prises en compte lors de l’interprétation des constatations. Premièrement, la portée des activités de la sous-activité comprend deux programmes et un financement issu du Plan d’action économique du Canada qui ne sont pas couverts par la présente évaluationNote de bas de page 2, ce qui rend difficile l’attribution de certains résultats. Deuxièmement, l’évaluation porte sur une période de quatre ans, mais les impacts des activités de développement des marchés tendent à être cumulatifs sur plusieurs années, alors il est difficile d’attribuer clairement les impacts uniquement aux activités entreprises pendant cette période. Troisièmement, le programme BNAA n’est en fonction que depuis 2007-2008 et n’offre pas un long historique du programme à évaluer. Quatrièmement, la Division de l’évaluation stratégique a demandé au Service canadien des forêts (SCF) d’identifier les personnes-ressources parmi lesquelles on a sélectionné un échantillon de personnes interviewées pour cette étude, ce qui peut avoir introduit un certain parti pris dans la sélection. Enfin, le sondage auprès des membres des associations de l’industrie a obtenu un taux de réponse faible et n’a été rempli que par des répondants de la Colombie-Britannique (C.-B.) et du Québec, ce qui limite sa possibilité de généralisation.

Pertinence

L’évaluation a déterminé que les programmes de développement des marchés (PCEPB, BNAA, and VB) répondent aux besoins de l’industrie des produits de bois, sont bien alignés avec les priorités du gouvernement fédéral et de RNCan et sont exécutés de manière appropriée par RNCan.

  • Besoin démontré : Les preuves confirment sans réserve la nécessité des trois programmes de développement des marchés. Le secteur demeure confronté à d’importants défis découlant de l’accroissement de la concurrence dans les marchés d’exportation et de la dépendance à l’égard du marché américain (qui comptait pour 75 p. 100 des exportations de produits de bois canadien en 2009, une baisse par rapport au chiffre de 88 p. 100 en 2005). Le ralentissement marqué des mises en chantier aux États-Unis (qui sont passées de 2,1 millions en 2005 à 554 000 en 2009), la force du dollar canadien et les problèmes historiques de commerce du sciage résineux menacent le secteur. La diversification des marchés d’exportation et des applications du bois (c.-à-d. construction non résidentielle) et la promotion de la recherche et du développement (R et D) et des investissements dans de nouveaux produits à valeur ajoutée devraient logiquement améliorer la résilience du secteur.
  • Priorités du gouvernement fédéral et de RNCan : Chacun des trois programmes de développement des marchés est aligné avec les priorités actuelles du gouvernement fédéral, telles que décrites dans les Budgets 2009 et 2010. En outre, les programmes sont clairement alignés avec les priorités stratégiques actuelles du Ministère, en particulier le premier objectif stratégique de RNCan mettant l’accent sur la compétitivité économique. Les programmes mettent chacun l’accent sur des aspects multiples du développement de nouvelles possibilités économiques pour le secteur forestier par la recherche technique et l’élimination des obstacles à l’utilisation du bois dans les marchés nationaux et internationaux.
  • Rôle fédéral approprié : Le rôle de RNCan dans l’exécution des trois programmes était généralement jugé approprié par les intervenants de l’industrie et du gouvernement. Le rôle d’une présence du gouvernement fédéral est clair compte tenu de l’ampleur des crises économiques connues dans ce secteur. Le développement des marchés exige en outre une intervention soutenue pour établir une présence sur le marché et l’innovation en matière de produits et de procédés demande des investissements à long terme dans la recherche. En outre, le soutien des travaux liés aux codes et aux normes est généralement une activité exécutée entre gouvernements. RNCan est mieux placé que d’autres pour exécuter ces programmes. Toutefois, il subsiste des questions quant au niveau auquel les éléments du secteur très engagés, que ce soit au niveau régional (p. ex. la C.-B.) ou au niveau des produits (p. ex. sciage résineux), dirigent les priorités du PCEPB et du BNAA.

Rendement – Efficacité

Constatations générales et résumé

Tous les programmes de développement des marchés semblent être sur la bonne voie pour réaliser les résultats immédiats et intermédiaires et ont démontré d’importants progrès sur tous les résultats souhaités. Au niveau stratégique, il y a eu d’importants résultats en matière d’accroissement de la collaboration entre les associations de l’industrie, les gouvernements fédéral et provinciaux et les organismes de recherche en ce qui concerne le développement de nouveaux marchés et l’amélioration de la compétitivité, l’élaboration de codes et de normes pour faciliter l’utilisation du bois dans les marchés cibles, certains exemples d’adoption de nouvelle technologie (au niveau international en matière de construction à ossature de bois et au niveau national par les recherches menées par VB sur les stratifiés et les poutrelles en I en bois), l’accroissement de la capacité de l’industrie de réagir aux changements dans les marchés des produits du bois, y compris l’importance croissante de la construction verte et du rendement environnemental de même que l’élimination des contraintes technologiques pesant sur le commerce et l’amélioration de l’acceptation du bois dans les codes et les normes de construction des marchés cibles.

On a constaté qu’un vaste éventail de facteurs externes influe sur la réalisation des résultats de développement des marchés dans les trois programmes qui la composent. Le PCEPB a profité de changements aux marchés internationaux qui ont rendu les produits de bois canadien plus attrayants (p. ex. taxe russe sur les grumes et les importations de bois d’œuvre chinois), et a souffert des politiques protectionnistes émergentes dans le secteur des produits de bois du Japon. Le BNAA a profité d’un écart croissant dans le prix du bois par comparaison avec les autres matières et de la moins grande susceptibilité apparente des marchés de la construction non résidentielle aux récessions, par comparaison avec les marchés résidentiels. L’efficacité de VB à faire participer l’industrie a été touchée par la restructuration de l’industrie des dernières années, qui a mené certaines compagnies à suspendre ou à interrompre la production, à mettre des employés à pied et à ne pas pouvoir investir dans de nouvelles technologies ou dans des activités de développement des marchés.

Principales constatations par programme

Le PCEPB a contribué à l’expansion des possibilités d’exportation des produits de bois canadien dans les marchés outre-mer conventionnels et émergents, et il continue d’accomplir de bons progrès. Voici les réalisations notables attribuables aux activités du PCEPB :

  • Les entreprises canadiennes démontrent une conscience des marchés cibles par leur présence lors de foires commerciales internationales comme les Global Buyers Missions en C.-B., le Japan Home Show et la WoodMac Exhibition en Chine et par le fait que les scieries, principalement en C.-B. – qui étaient auparavant utilisées uniquement pour les marchés nord-américains – sont maintenant axées vers l’expédition vers des marchés outre-mer, en particulier vers la Chine.
  • Une plus grande connaissance des produits de bois canadien et de leurs attributs – comme la force, la durabilité et le rendement environnemental – grâce aux foires commerciales, à la couverture par les revues spécialisées et à la présence dans les décisions réglementaires touchant la construction à ossature de bois. Les activités du groupe Produits de bois canadien (groupe PBC) et la présence soutenue dans les marchés font partie intégrante de ce résultat.
  • La coordination entre les associations de l’industrie canadienne grâce au groupe PBC et la coordination avec la province de la Colombie-Britannique grâce au Forestry Innovation Investment (FII) de la Colombie-Britannique ont minimisé le dédoublement des activités de développement des marchés entre les associations et les programmes. Des économies ont également été réalisées en coordonnant les efforts fédéraux et provinciaux sur le marché et en facilitant une plus grande couverture des marchés cibles lorsque les associations de l’industrie y sont déjà présentes.
  • Capacité accrue des constructeurs et des architectes d’utiliser le bois grâce à l’établissement de programmes universitaires officiels de conception en bois (p. ex. expansion du collège Canada Wood en Chine) et à des activités d’information, y compris de la documentation technique sur les spécifications du bois et la conception en bois. En partie grâce à ces activités, on a observé une augmentation de la spécification du bois en Corée du Sud et en Chine.
  • Aptitude accrue de l’industrie canadienne à profiter des changements dans les marchés cibles. Par exemple, l’identification par le groupe PBC des changements dans la demande du marché résidentiel et la promotion de la construction à ossature de bois pour répondre à ces besoins au Japon, en Corée du Sud et en Chine.
  • Exercice d’une influence sur des changements aux codes et aux normes ayant facilité l’utilisation de produits de bois canadien et de styles de construction à ossature de bois canadien dans les marchés cibles. Par exemple, le PCEPB a financé des recherches ayant aidé à façonner les dispositions du Code local de Shanghai de 2009 pour la construction à ossature de bois, l’approbation de la marque de Conformité Européenne (CE) pour le bois d’œuvre canadien (également en 2009) et l’obtention d’accréditations pour la construction en bois dans le Code du bâtiment de 2008 de la Corée.
  • Plus grande réceptivité aux produits canadiens au sein des communautés de la construction des marchés cibles. Les contributions du PCEPB comprennent les recherches visant à apaiser les peurs touchant l’intégrité structurelle du bois d’œuvre tué par le dendroctone du pin ponderosa, la présence de projets de démonstration et de missions au Canada montrant des applications dans le monde réel des produits de construction canadiens et l’importance croissante de la réputation environnementale.
  • L’augmentation des exportations de produits de bois canadien vers les marchés cibles et de l’utilisation de ces produits dans ces marchés. En raison des nombreux facteurs externes influant sur le commerce international (p. ex. demande, autres fournisseurs, fluctuations des monnaies), il n’est pas possible de déterminer le niveau d’impact du PCEPB. Toutefois, les données laissent croire que les activités du PCEPB ont probablement contribué à l’augmentation de la part de marché des produits de bois canadien en Chine (qui est passée de 1,8 p. 100 en 2006 à 5,6 p. 100 en 2009) et en Corée du Sud (qui est passée de 5 p. 100 en 2006 à 5,9 p. 100 en 2009), tout en empêchant possiblement l’érosion de la part de marché au Japon (d’environ 45 p. 100). Les exportations de produits de bois vers la Chine et la Corée du Sud ont en outre augmenté considérablement pendant la durée du programme, passant de 59 millions de dollars en 2002 à 381 millions de dollars en 2009 en China et de 61 millions de dollars en 2002 à 98 millions de dollars en 2009 en Corée du Sud. Même si les quantités expédiées demeurent dominées par le bois d’œuvre de grade inférieur, des preuves indiquent que la demande de produits de bois de grade plus élevé augmente ou présente un potentiel d’augmentation.

L’évaluation a également révélé des défis dont le PCEPB doit tenir compte

  • Des préoccupations ont été soulevées, surtout pour la Chine, concernant la surcharge des activités d’assurance de la qualité dans le marché compte tenu de l’augmentation de la construction à ossature de bois dans une communauté de construction qui manque encore d’expérience dans ce type de construction.
  • La coordination entre le FII de la C.-B. et le SCF en matière de développement des marchés en Chine a signifié que la proportion du financement offert par l’industrie à ces activités est demeurée faible. L’industrie continue d’effectuer des investissements minimes dans les activités de développement de ce marché malgré la croissance considérable qu’il connaît.
  • Certaines personnes interviewées ont fait remarquer que même si l’ensemble de l’industrie a connu des ralentissements importants, les plus grosses compagnies (par leur adhésion au COFI, à l’APFC et à la WRCEA) sont en mesure de profiter davantage des programmes de développement des marchés outre-mer comme le PCEPB, en raison de leur taille.

Le BNAA semble être sur la bonne voie pour appuyer une utilisation accrue du bois dans la construction non résidentielle au Canada et aux États-Unis. Même si les initiatives qu’il finance en sont aux premières étapes, l’évaluation a révélé des indices de progrès. Parmi les progrès dignes de mention, notons :

  • Sensibilisation accrue des attributs des produits de bois (pas nécessairement canadiens) dans la construction non résidentielle par les entités de réglementation et d’établissement de normes des marchés cibles grâce à des activités d’éducation et de sensibilisation. Par exemple, U.S. WoodWorks a participé à 38 colloques accrédités par l’American Institute of Architects ayant attiré plus de 1 500 participants, et il y a des preuves que les responsables des codes du bâtiment du Canada et des États-Unis changent leurs croyances relatives au bois pour la construction non résidentielle.
  • Facilitation d’une plus grande coordination du secteur du bois par la présentation, pour la première fois en Amérique du Nord, d’une approche unique de commercialisation du bois (c.-à-d. qu’aucune essence ou aucun produit particulier n’est promu) par l’entremise de WoodWorks et de Cecobois afin de concurrencer les stratégies semblables existant depuis un certain temps pour les matériaux de construction concurrents que sont l’acier et le béton.
  • Capacité accrue des constructeurs, des architectes et des ingénieurs à utiliser le bois dans la construction non résidentielle grâce à la formation (p. ex. salons des solutions de bois, cours et ateliers) et au soutien technique des projets en bois (p. ex. faciliter la production de logiciels de conception en bois, effectuer des études de cas et répondre aux questions techniques) offerts par les trois initiatives financées par le BNAA.
  • Facilitation des changements dans les marchés cibles pour la construction non résidentielle. Par exemple, les efforts de WoodWorks en matière de promotion de la durabilité et de la capacité du bois, ayant mené à la loi Wood First (c.-à-d. exiger l’utilisation de bois dans les bâtiments publics lorsque c’est faisable) en Colombie-Britannique, sont perçus par les constructeurs canadiens comme un important débouché pour l’utilisation de bois dans la construction non résidentielle.
  • L’élimination des contraintes techniques touchant l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle. Parmi les réussites récentes, notons les efforts financés par le BNAA visant à faciliter les changements aux codes locaux de la Colombie-Britannique et de l’Arkansas de même que les activités promotionnelles visant à faire connaître aux rédacteurs de devis ce que les codes du bâtiment permettent réellement en matière de construction en bois.
  • Augmentation de l’intention des groupes du public cible d’utiliser le bois et, à un degré moindre, de l’utilisation réelle du bois. Les initiatives financées par le BNAA ont jeté les bases d’une utilisation accrue du bois dans la construction non résidentielle. Même si les grands changements dans les marchés demandent plusieurs années, les personnes interviewées perçoivent la naissance d’un changement dans le marché nord-américain et attribuent en partie ce changement à WoodWorks, à Cecobois et à U.S. WoodWorks. En outre, les rapports de suivi des projets, en particulier pour U.S. WoodWorks, laissent croire que les programmes ont influé sur la conversion de projets de construction de manière à inclure le bois dans les bâtiments non résidentiels. Par exemple, on croit qu’un total de 280 projets d’une valeur totale approximative de 174 millions de dollars en bois a subi l’influence directe des activités de programme financées par le BNAA jusqu’à maintenant.

L’évaluation a également révélé certains défis dont les programmes du BNAA doivent tenir compte :

  • Il y a des preuves que les attitudes des rédacteurs de devis des marchés cibles quant à la durabilité et au caractère techniquement approprié du bois pour la construction non résidentielle changent en raison des initiatives U.S. WoodWorks et WoodWorks. Toutefois, l’évaluation n’a pas permis de tirer de conclusion quant à la capacité de l’industrie canadienne de profiter de ces changements, en particulier dans le marché américain. Cependant, on doit également reconnaître que le programme, surtout aux États-Unis, n’a jamais eu pour objectif de faire la promotion des produits de bois canadien plutôt que ceux des autres régions fournisseuses (c.-à-d. les activités visent une plus grande utilisation du bois dans toutes les applications au profit de tous les producteurs).
  • Les trois initiatives financées par le BNAA utilisent des critères différents pour déterminer si leurs activités ont réussi à influer sur l’utilisation du bois dans les projets de construction non résidentielle, ce qui rend difficile de déterminer avec certitude le niveau d’impact des activités du BNAA. Le système de suivi des projets utilisé pour le programme U.S. WoodWorks semble être le système le plus rigoureux en ce qui concerne l’évaluation de l’influence.

VB a accompli des progrès dans l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée au Canada grâce à ses composants d’élaboration de technologie et de transfert de technologie. Parmi les progrès dignes de mention, notons :

  • Facilitation de la collaboration dans le secteur entre l’industrie, les universités et les gouvernements. Par exemple, l’industrie a engagé de l’équipement et des matériaux dans les projets de recherche de VB proposés par les universités et par FPInnovations, et le réseau de conseillers industriels est un effort coopératif entre RNCan et les provinces.
  • Les économies de production réalisées pour les producteurs canadiens à valeur ajoutée, généralement perçues comme l’impact le plus important de VB, ont été principalement engendrées par la mise en œuvre de procédés de fabrication plus économes après consultation avec les conseillers industriels. Les cas documentés d’introduction de procédés de fabrication économiques par les conseillers industriels rapportent des gains de productivité de 8 à 20 p. 100 pour les producteurs à valeur ajoutée.
  • Vulnérabilité réduite aux changements dans le marché pour les produits de bois grâce au transfert de technologie de la part des conseillers industriels et à l’application des recherches financées par VB. Par exemple, les recherches sur les propriétés de force des poutrelles en I de bois ont offert à l’industrie à valeur ajoutée la possibilité de profiter des changements dans le marché de la construction non résidentielle, les conseillers industriels ont offert des conseils aux entreprises sur la manière d’accéder au marché de la construction verte.
  • On a trouvé des exemples d’amélioration de la qualité et de la diversité des produits et des procédés découlant directement des activités de recherches et de transfert de technologie de VB. Par exemple, des entreprises ont modifié les procédés de production des poutrelles en I et ont mis en œuvre de nouveaux procédés adhésifs pour les produits de bois décoratifs. Toutefois, les intervenants de l’industrie croient que VB peut encore fournir beaucoup plus d’avantages tangibles semblables.

L’évaluation a également révélé des défis pour les programmes futurs de VB touchant la participation de l’industrie aux priorités de recherche futures :

  • Les preuves indiquent que VB présente un potentiel considérable d’amélioration des produits et des procédés à valeur ajoutée et a, jusqu’à un certain point, donné lieu à ces améliorations. Toutefois, les bénéficiaires du transfert de technologie sont divisés de manière relativement égale entre ceux qui rapportent des impacts réels et ceux qui s’attendent à un impact éventuel découlant de leurs interactions avec le programme.
  • La composante de recherche a donné lieu à un certain nombre d’avantages tangibles pour les entreprises en ce qui concerne la mise en œuvre de nouveaux procédés et de nouveaux produits. Toutefois, les personnes interviewées laissent entendre qu’il existe un potentiel beaucoup plus grand que ce qui a été accompli jusqu’à maintenant.

Rendement – Efficacité et économie

Les programmes de développement des marchés sont exécutés de manière efficace et économique. Le fort accent mis sur la coopération entre tous les principaux intervenants et la coopération avec les programmes complémentaires a permis d’accroître la capacité et d’éviter tout dédoublement important. En vertu du PCEPB, les bureaux du groupe PBC ont été un moyen efficace pour établir et entretenir des relations dans les marchés outre-mer et coordonner les efforts de l’industrie. De la même manière, le BNAA a travaillé en étroite collaboration avec les principaux intervenants du secteur forestier, y compris les associations de l’industrie et les gouvernements provinciaux, pour profiter des programmes complémentaires. VB a réussi à obtenir du financement de ses partenaires des gouvernements fédéral et provinciaux, principalement pour ses activités de transfert de technologie par l’entremise du réseau de conseillers industriels, profitant des programmes complémentaires pour appuyer efficacement ses activités.

L’évaluation a également cerné des secteurs où l’efficacité et l’économie peuvent être améliorées. Le PCEPB et le BNAA profiteraient d’un recours amélioré au levier financier à l’extérieur de la Colombie-Britannique et du Québec. En outre, la part de l’industrie du financement pour le développement du marché en Chine, qui connaît une croissance considérable, est demeurée relativement faible. En outre, des preuves indiquent que VB pourrait profiter d’une participation accrue de l’industrie à l’amélioration de l’exécution de sa composante de recherche. Certaines personnes interviewées ont également laissé entendre que la communication des résultats des recherches à l’industrie pourrait être améliorée.

Recommandations, réponses de la direction et plan d’action

Recommandations Réponse de la direction et plan d'action Agent ou secteur responsable
(Date visée)
1. Pour le programme Valeur au bois, le SCF doit mettre en œuvre des mécanismes visant à mieux faire participer l'industrie en vue de garantir que les recherches futures répondront aux besoins de l'industrie.

Acceptée.

Contexte

Le SCF reconnaît qu'une participation accrue de l'industrie garantira que les projets de recherche sont davantage axés sur l'industrie. Au cours des deux dernières années, alors que les conditions économiques interdisaient des réunions en personne du Comité consultatif de l'industrie de VB, des initiatives visant à faire participer l'industrie à la proposition d'idées de recherche ont remporté un succès limité.

Mesure à prendre

Si le programme Valeur au bois est renouvelé :

  • des réunions annuelles en personne avec le Comité consultatif de recherches (CCR) seront rétablies pour discuter des possibilités et des défis auxquels l'industrie des produits à valeur ajoutée est confrontée et des recherches subséquentes nécessaires pour profiter de ces possibilités et relever ces défis;
  • les critères d'admissibilité seront modifiés de manière à garantir que seuls les projets qui répondent aux besoins cernés par le CCR ou qui bénéficient clairement de l'engagement ferme d'un partenaire de l'industrie seront approuvés aux fins de financement.

SMA SCF

Mars 2012

2. Le SCF doit veiller à offrir des possibilités plus équitables aux associations de l'industrie des produits de bois de toutes les provinces et à permettre à un plus large éventail de secteurs de l'industrie des produits de bois de participer au Programme canadien d'exportation des produits de bois et au programme Le bois nord-américain d'abord.

Acceptée.

Contexte

Le SCF reconnaît que même si les relations avec les industries des produits forestiers de la Colombie-Britannique et du Québec et avec les associations de producteurs primaires ont été précieuses pour exécuter le Programme canadien d'exportation des produits de bois et du programme Le bois nord-américain d'abord, d'autres régions et secteurs ont été moins bien représentés par les programmes. Il faut trouver des moyens d'incorporer une plus grande participation des associations d'autres régions forestières où il n'y a pas de financement provincial et des associations représentant d'autres secteurs, y compris les plus petits fabricants de produits à valeur ajoutée.

Mesure à prendre

Si le Programme canadien d'exportation des produits de bois et le programme Le bois nord-américain d'abord sont renouvelés, des modifications aux paramètres des programmes seront proposées de manière à permettre un plus grand soutien aux promoteurs qui ne sont actuellement pas bien représentés dans les programmes de diversification des marchés. Ces modifications seront fondées sur les principes d'élargissement de la répartition régionale et du mélange de produits (y compris les produits de qualité de finition et les produits à valeur ajoutée) des associations participant aux programmes.

SMA SCF

Mars 2012

3. Le SCF doit mettre en œuvre pour ses initiatives financées par le programme Le bois nord-américain d'abord une approche de mesure du rendement semblable à celle mise en œuvre par le Wood Products Council pour le programme U.S. WoodWorks.

Acceptée.

Contexte

Même si des mesures du rendement ont été mises en œuvre et surveillées pour toutes les composantes du programme BNAA, on reconnaît que des mesures du rendement et des méthodologies communes doivent être adoptées par tous les promoteurs du BNAA.

Mesure à prendre

Si le programme BNAA est renouvelé, la méthodologie du Wood Products Council en ce qui concerne la mesure du rendement (c.-à-d. suivi des projets de conversion et de leur impact sur les ventes de bois) sera adoptée. Cela garantira que tous les promoteurs utilisent la même méthodologie de mesure du rendement, ce qui facilitera l'amélioration de la synthèse de l'impact du programme.

SMA SCF

Mars 2012

4. Le SCF doit étudier quelle est la meilleure façon d'encourager un plus grand investissement de la part de l'industrie pour maintenir les efforts de développement des marchés dans les marchés à croissance rapide, comme la Chine et d'autres pays.

Acceptée.

Contexte

Au cours des dernières années, surtout en période de récession économique, les gouvernements fédéral et provinciaux ont fourni la majorité du financement pour aider l'industrie forestière à développer des marchés nouveaux et émergents pour les produits de bois canadien. À mesure que ces marchés parviennent à maturité et que les activités deviennent plus axées sur la satisfaction de besoins particuliers de l'industrie, on reconnaît que l'industrie doit également jouer un rôle plus actif dans tous les aspects de l'exécution et du financement de ces initiatives.

Mesure à prendre

Si les programmes de développement des marchés sont renouvelés, afin d'accroître la part de l'industrie des coûts généraux des efforts de développement des marchés nord-américains et outre-mer, une exigence minimale sera instaurée pour l'industrie et sera accrue au fil du temps. Cela garantira une participation plus active de l'industrie à ces initiatives à mesure que les marchés gagnent en maturité.

SMA SCF

Mars 2012

1.0 Introduction

1.1 Aperçu de la sous-activité

Ce rapport présente les constatations d’une évaluation des programmes de la composante de développement des marchés du Service canadien des forêts (SCF) de RNCan faisant partie de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers. La composante de développement des marchés comprend trois programmes : le Programme canadien d’exportation des produits de bois (PCEPB), Le bois nord-américain d’abord (BNAA) et Valeur au bois (VB). L’évaluation couvrait les activités de programme de 2006-2007 à 2009-2010Note de bas de page 3, représentant des dépenses totales de 54,5 millions de dollars réparties de la façon suivante :

  • PCEPB – 28,0 millions de dollars;
  • BNAA – 12,5 millions de dollars;
  • VB – 14,0 millions de dollars.

Cette évaluation a pour objectifs d’évaluer la pertinence et le rendement (efficacité, efficience et économie) des principaux éléments des trois programmes dans la réalisation de leurs objectifs de même que d’évaluer leur contribution à la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers.

L’AAP du Ministère illustre comment les trois programmes de développement des marchés (PCEPB, BNAA et VB) doivent contribuer au développement des marchés du secteur des produits forestiers. Comme le montre la pièce 1, les programmes appuient la réalisation du résultat stratégique 1 de RNCan : Compétitivité économique, et font partie de l’activité de programme (AP) 1.1 – Possibilités économiques pour les ressources naturelles. Les résultats attendus de l’AP 1.1 sont les suivants : marchés nationaux et internationaux compétitifs, possibilités économiques stables pour le secteur et investissement dans les ressources naturelles. Le résultat attendu de la sous-activité est la protection des marchés mondiaux (aussi bien américains qu’outre-mer) et nationaux pour les produits forestiers canadiens.

Pièce 1 : La sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers dans le contexte de l’AAP de RNCan

Pièce 1 : La sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers dans le contexte de lAAP de RNCan

[Image agrandie - Pièce 1]

Version textuelle - Pièce 1

Pièce 1 : La sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers dans le contexte de l’AAP de RNCan

Résultat stratégique : Compétitivité économique
Résultat attendu : Les secteurs des ressources naturelles sont concurrentiels à l'échelle internationale, économiquement productifs et contribuent au bien-être social des Canadiens.

Activité de programme : Possibilités économiques pour les ressources naturelles
Résultats attendus : Marchés nationaux et internationaux concurrentiels, possibilités économiques stables et investissement dans les ressources naturelles

Sous-activité de programme : Protéger les marchés destinés aux produits forestiers (AAP 1.1.2)
Résultat attendu : Marchés mondiaux protégés pour les produits forestiers canadiens

Portée de l’évaluation de 2010-11 :
Développement des marchés :

  • Programme canadien d’exportation de produits de bois (PCEPB)
  • Le bois nord-américain d’abord (BNAA)
  • Valeur au bois (VB)
  • Projets de démonstration du Plan d’action économique (PAÉ- Démos)

Portée de l’évaluation de 2011-12
Accès aux marchés :

  • Programme international de partenariats en foresterie (PIPF)
  • Programme de promotion du leadership du Canada dans le secteur forestier (PPLECF)

Remarquez que l’initiative des Projets de démonstration du Plan d’action économique fait partie de la composante de développement des marchés. Il s’agissait d’un financement d’environ 10 millions de dollars en contributions offert aux plateformes du PCEPB et du BNAA en 2009-2010 et en 2010-2011. Puisque ces projets n’étaient pas achevés pendant la période couverte par l’évaluation actuelle, ils seront abordés dans le cadre de l’évaluation de l’accès aux marchés de 2011-2012.

La pièce 2 donne un aperçu des composantes de développement des marchés et d’accès aux marchés de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers pendant la période couverte par la présente évaluation.

Pièce 2 : Aperçu de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers
Programmes Développement des marchés Acc aux marchés
PCEPB BNAA VB PIPF PPLECF
Objectifs généraux Élargir les possibilités d’exportation pour les produits de bois canadien dans les marchés outre-mer traditionnels et émergents.

Appuyer une utilisation accrue du bois dans la construction non résidentielle au Canada et aux États-Unis.

Améliorer la productivité et la compétitivité du secteur des produits de bois à valeur ajoutée au Canada.

Promouvoir les politiques et pratiques canadiennes de gestion durable des forêts au niveau international, maintenir l’accès aux marchés pour les produits forestiers canadiens à l’étranger.

Améliorer l’acceptation environnementale des produits forestiers canadiens dans les marchés internationaux.

Activités principales

Le SCF administre les accords de contribution avec les associations de produits de bois et le groupe Produits de bois canadien pour fournir une infrastructure (p. ex. les 7 bureaux du groupe Produits de bois canadien) et une représentation internationale, exécuter des activités de développement des marchés et de valorisation de l’image de marque et fournir un soutien te éeschnique pour éliminer les obstacles au commerce.

Le SCF administre les accords de contribution avec le Wood Products Council, le Conseil canadien du bois et le Bureau de promotion des produits forestiers du Québec pour éduquer les concepteurs, les rédacteurs de devis et les architectes nord-américains sur les possibilités d’utilisation du bois.

Le SCF et les provinces financent les activités de transfert de technologie exécutées par FPInnovations. Le SCF administre également les accords de contribution avec FPInnovations et les universités canadiennes afin d’exécuter des recherches visant à élaborer des produits de bois à valeur ajoutée et à améliorer les procédés de fabrication.

Les salaires du SCF appuient l’administration des fonds du Conseil canadien des ministres des forêts de même que la collecte et l’échange de renseignements, l’élaboration d’outils de communication et l’exécution d’activités de sensibilisation auprès des publics cibles.

Le SCF administre les contributions à l’Association des produits forestiers du Canada à l’appui de l’acquisition et de l’analyse de renseignements, de la sensibilisation des marchés et de la surveillance et la communication des tendances en matière de perception des marchés.

Portée Internationale Amérique du Nord Canada Internationale Internationale
Ann d’activité 2002-2003 à 2010-2011 2007-2008 à 2010-2011 1998-1999 à 2010-2011 1993-1994 à 2010-2011 2008-2009 à 2010-2011
Dépenses de programme 2006-2007 à 2009-2010 (M$) 28,0 12,5 14,0 1,4 8,1
Dépenses totales 2006-2007 à 2009-2010 (M$) 54,5 9,4

Source : Service canadien des forêts (SCF)
Remarque : Le Budget du Plan d’action économique (2009) a ajouté 10 millions de dollars au PCEPB et au BNAA pour des projets de démonstration qui seront évalués en 2011-2012.

En plus des programmes de développement des marchés du SCF, il existe beaucoup d’autres initiatives et programmes importants qui influent sur cette évaluation en complétant ces programmes.

Les activités d’accès aux marchés de PPLECF, par exemple, sont expressément conçues pour compléter les efforts existants du SCF, y compris les activités de développement des marchés. En fait, la présente évaluation a déterminé que le groupe Produits de bois canadien (financé par le PCEPB) agit souvent de manière à appuyer les activités de PPLECF dans les marchés où il a une présence établie.

En outre, la province de la Colombie-Britannique (par l’entremise de B.C. – Forest Innovation and Investment) a son propre bureau et son propre programme de développement des marchés outre-mer en Chine et de nombreux autres programmes de soutien à l’industrie forestière (p. ex. le programme Business Innovation Partnerships). Il s’agit d’investissements importants dans le développement des marchés puisqu’elle cofinance de nombreuses initiatives du PCEPB et du BNAA. Par exemple, RNCan et le FII de la Colombie-Britannique offrent un système de demande en ligne conjoint aux promoteurs de projets et ont un comité d’évaluation mixte pour évaluer les projets proposés.

Le Budget 2009 prévoyait en outre le financement du Plan d’action économique (PAÉ) et un ensemble de mesures visant à stimuler l’économie et à promouvoir la compétitivité du secteur forestier. Le Budget a fourni à RNCan la somme de 10 millions de dollars entre 2009-2010 et 2010-2011 pour appuyer les démonstrations à grande échelle des utilisations de style canadien du bois dans la construction (p. ex. construction à ossature de bois) dans les marchés outre-mer ciblés et les utilisations non traditionnelles du bois dans les marchés nationaux. Ces démonstrations ont été exécutées grâce aux programmes PCEPB et BNAA.

1.2 Modèle logique composite de développement des marchés

La pièce 3 montre le modèle logique des programmes de développement des marchés, qui définit les résultats immédiats, intermédiaires et ultimes pour ce groupe de programmes. Ce modèle logique a été élaboré en étroite consultation avec les responsables de programme du Service canadien des forêts.Note de bas de page 4

Pièce 3 : Modèle logique composite des programmes de développement des marchés

Pièce 3 : Modèle logique composite des programmes de développement des marchés

[Image agrandie - Pièce 3]

Version textuelle - Pièce 3

Pièce 3 : Modèle logique composite des programmes de développement des marchés

La pièce 3 montre un modèle logique composite contenant les activités, les extrants, les résultats immédiats, intermédiaires et finaux du modèle logique pour chacun des trois programmes de développement des marchés (c.-à-d. PCEPB, BNAA et VB). Chaque activité, chaque extrant et chaque résultat se trouvent dans une case.

Dans le PCEPB, les activités comprennent le développement des marchés (p. ex. missions commerciales, foires, recherches sur les marchés), la présence sur le marché international (p. ex. établir des bureaux à l’étranger) et le soutien technologique (p. ex. tests par rapport aux normes et aux codes étrangers, obstacles techniques et formation). Les extrants du PCEPB en matière de développement des marchés comprennent des missions, des études sur les bâtiments de démonstration, des événements promotionnels. Les extrants en matière de présence sur le marché international sont des bureaux dotés d’experts. Les extrants en matière de soutien technologique comprennent des résultats de tests, des rapports et des recommandations de révisions au code du bâtiment.

Dans le BNAA, les activités comprennent les essais, le transfert de la technologie (p. ex. démonstrations, formations professionnelles et AQ sur place), la recherche sur les marchés (p. ex. étalonnage, élaboration de stratégie), l’élimination des obstacles techniques (p. ex. normes, missions, visites, coordination) de même que le marketing et les communications (p. ex. participation à des événements internationaux, aux programmes et à la formation). Les extrants en matière d’essais du BNAA sont les résultats des essais. Les extrants en matière de transfert de la technologie comprennent des démonstrations de procédés et des documents d’orientation techniques. Les extrants en matière de recherche sur les marchés comprennent des études des marchés, des stratégies et des possibilités. Les extrants en matière d’élimination des obstacles techniques comprennent des procès-verbaux de réunions, des rapports et des visites. Les extrants en matière de marketing et de communications comprennent des documents promotionnels, des articles, des annonces, des bases de données et des prix.

Dans VB, les activités comprennent la recherche (p. ex. élaboration de technologies) et le transfert de la technologie. Les extrants de VB en matière de recherche comprennent des produits et procédés de fabrication nouveaux et améliorés de même que des recherches sur les marchés. Les extrants en matière de transfert de la technologie comprennent des ateliers techniques, des publications, des visites d’usines et de la formation.

Les résultats immédiats associés au PCEPB, au BNAA et à VB sont les suivants : 1) meilleure sensibilisation des marchés cibles par l’industrie canadienne pour la construction résidentielle ou autre ou la fabrication à valeur ajoutée et 2) collaboration et économies accrues entre les fournisseurs canadiens /les intervenants. Les résultats immédiats associés uniquement au PCEPB et au BNAA sont les suivants : 3) meilleure sensibilisation des marchés cibles aux produits de bois canadiens (c.-à-d. valorisation de l’image de marque), 4) meilleure sensibilisation des organismes de réglementation et de normalisation de la construction aux attributs du bois canadien et 5) capacité accrue d’utilisation des produits de bois par les constructeurs, les architectes, etc. Les résultats immédiats associés uniquement à VB sont les suivants : 6) économies de production pour les producteurs canadiens et 7) mise au point de nouveaux produits et procédés.

Les résultats intermédiaires associés au PCEPB, au BNAA et à VB sont les suivants : 8) recherche accrue de nouveaux marchés, profil d’exportation et préparation à l’exportation par les fournisseurs canadiens et 9) capacité accrue de réagir aux changements dans les marchés cibles des produits de bois (construction ou valeur ajoutée). Les résultats intermédiaires associés uniquement au PCEPB et au BNAA sont les suivants : 10) élimination des contraintes techniques du commerce dans les marchés cibles et acceptation des produits et systèmes de construction canadiens dans les codes et les normes et 11) réceptivité accrue des marchés aux produits canadiens.

Le résultat ultime associé au PCEPB et au BNAA est le suivant : 12) utilisation et exportation accrues des produits de bois canadien dans les marchés cibles. Le résultat ultime associé uniquement au BNAA est le suivant : 13) utilisation accrue du bois dans la construction non résidentielle nord-américaine (centres commerciaux, écoles, hôpitaux). Le résultat ultime associé uniquement à VB est le suivant : 14) qualité et diversité améliorées des produits de bois à valeur ajoutée et des procédés disponibles.

2.0 Profil des programmes de la composante de développement des marchés

2.1 Programme canadien d’exportation des produits de bois (PCEPB)

La section suivante donne un aperçu du PCEPB. L’objectif général de ce programme est d’élargir les possibilités d’exportation des produits de bois canadien dans les marchés outre-mer traditionnels et émergents. Les dépenses du SCF de RNCan pour le PCEPB entre 2006-2007 et 2009-2010 totalisaient 28,1 millions de dollars des 54,5 millions de dollars couverts par la présente évaluation.

2.1.1 Contexte et justification du PCEPB

Le PCEPB a été annoncé pour la première fois en mai 2002 comme une initiative nationale de 35 millions de dollars sur cinq ans visant à élargir les possibilités d’exportation outre-mer des produits de bois canadien. Les marchés primaires visés étaient (et demeurent) la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Europe. L’élaboration du programme était fondée sur une proposition de l’industrie issue du Conseil consultatif sur le secteur forestierNote de bas de page 5 et sur les préoccupations touchant la forte dépendance du secteur à l’égard du marché des États-Unis, qui comptait en 2002 pour 88 p. 100 des exportations de produits de bois du Canada (19,8 milliards de dollars sur un total de 22,5 milliards de dollars) (Statistique Canada).

Les études de marché réalisées pour le PCEPB laissent entendre que la Chine, la Corée du Sud et le Japon présentent un potentiel de croissance important pour les produits de bois canadien. La croissance économique rapide, la classe moyenne naissante et la migration interne massive en Chine alimentent la croissance de la demande de logement et, par conséquent, présente un grand potentiel pour les produits de bois.Note de bas de page 6 La forte croissance du PIB, la demande de décentralisation urbaine massive et les révisions aux règlements du code de prévention des incendies afin de permettre la construction à ossature de bois pour les immeubles d’habitation bas à plus d’un étage en Corée en font l’un des plus importants marchés émergents pour les produits de bois canadien.Note de bas de page 7 La culture japonaise connaît de nombreux changements qui rendent le pays plus attrayant comme marché pour les produits de bois canadien. Le vieillissement de la population entraîne une augmentation de la demande d’immeubles résidentiels de taille moyenne et d’installations de soins aux aînés, et les idées changeantes dans la communauté de la construction engendrent des possibilités d’utilisation plus grande du bois, en particulier un potentiel de construction à ossature de bois.Note de bas de page 8

Toutefois, ces marchés présentent des obstacles aux exportations de bois, que le PCEPB s’efforce d’éliminer. On compte parmi ces obstacles des codes et des normes qui ne sont pas favorables à l’utilisation du bois en construction, le manque d’éducation et de formation des professionnels sur l’utilisation du bois en construction de même que la nécessité d’accroître la demande de construction à ossature de bois de style nord-américain dans des marchés qui n’utilisent pas de façon traditionnelle ces techniques en construction.

Après une évaluation en 2006,Note de bas de page 9 le PCEPB a été renouvelé en février 2007 et a obtenu 20 millions de dollars en financement sur deux ans (2007-2008 et 2008-2009). En janvier 2009, le programme a été renouvelé encore une fois en vertu du Plan d’action économique du Canada et a obtenu 20 millions de dollars supplémentaires sur deux ans (2009-2010 et 2010-2011).

2.1.2 Structure de gouvernance et d’exécution du PCEPB

Le PCEPB est exécuté par RNCan avec la collaboration du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI), d’Industrie Canada et de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), des provinces (principalement la Colombie-Britannique et le Québec) et des partenaires de l’industrie (c.-à-d. associations). Le PCEPB est exécuté par des associations de produits de bois et par le groupe Produits de bois canadien (groupe PBC), une coalition d’associations de produits de bois. Le PCEPB fournit au maximum 50 p. 100 des fonds totaux d’un projet, le reste provenant de l’industrie et des provinces. Le PCEPB est administré par le SCF au moyen de la structure de gouvernance décrite ci-après. Remarquez que la même structure est utilisée pour gérer le programme Le bois nord-américain d’abord (BNAA).

La structure de gouvernance du PCEPB et du BNAA comprend les groupes suivants :

Comité de gestion

Le mandat du Comité de gestion est de fournir une orientation et des conseils stratégiques sur la gestion du PCEPB et du BNAA à RNCan. Le Comité de gestion est composé de représentants de niveau supérieur du MAECI, d’Industrie Canada, de la SCHL et de RNCan. Les réunions du Comité sont présidées par le directeur général de la Direction de la politique, de l’économie et de l’industrie du SCF de RNCan.

Comité consultatif supérieur conjoint de l’industrie réunissant FII et RNCan

Formé en collaboration avec le Forestry Innovation Investment (FII) de la Colombie-Britannique, une société d’État provinciale ayant pour mandat le développement et la diversification des marchés pour les produits de bois de la Colombie-Britannique, ce comité compte parmi ses membres des cadres supérieurs de l’industrie provenant de partout au Canada de même que des représentants de RNCan et de FII. Il tire parti de l’expertise de hauts dirigeants de l’industrie forestière pour apporter une contribution stratégique à la conception et à la direction des programmes du point de vue de l’industrie.

Comité consultatif du programme

Un comité consultatif offre des conseils au Comité de gestion sur la stratégie du programme, la définition des critères de sélection des projets de même que les résultats et les priorités du programme. Ce comité se réunit pour examiner les propositions des promoteurs admissibles qui demandent du financement de RNCan (et du FII de la Colombie-Britannique dans le cas des associations de la C.-B.) et formule des recommandations sur les projets et le plan de travail. Ses membres comptent des représentants du gouvernement fédéral (RNCan, MAECI, Industrie Canada et SCHL), des provinces et de l’industrie.

Secrétariat des Marchés du bois

Le Secrétariat des Marchés du bois du SCF sert le Comité de gestion, le Comité consultatif supérieur conjoint réunissant FII et RNCan et le Comité consultatif du programme. Il travaille en étroite collaboration avec le MAECI, Industrie Canada et la SCHL, les gouvernements provinciaux et les associations de l’industrie. Le Secrétariat est chargé d’administrer les programmes Produits de bois canadien et Le bois nord-américain d’abord, d’effectuer la sélection et le tri initiaux des projets, d’assurer l’élaboration de plans de travail annuels, d’assurer la vérification et le paiement des demandes de remboursement, d’effectuer les vérifications des bénéficiaires et de rendre des comptes sur les réalisations et les résultats.

La pièce 4 illustre les relations fonctionnelles entre la structure de gouvernance du programme et les groupes ciblés par le programme.

Pièce 4 : Structure du programme PCEPB

Pièce 4 : Structure du programme PCEPB

[Image agrandie - Pièce 4]

Version textuelle - Pièce 4

Pièce 4 : Structure du PCEPB

La pièce 4 présente un diagramme de la structure de programme du PCEPB. Chaque groupe identifié dans la structure se trouve dans une case et des flèches indiquent les liens entre les groupes. Le Comité de gestion des marchés du bois fournit une orientation stratégique et des conseils sur la gestion du PCEPB au Secrétariat des marchés du bois du SCF. Le Secrétariat administre le programme et surveille les accords de contribution avec les associations de produits du bois et le Canada Wood Group, qui proposent des projets aux fins de financement par accord de contribution et qui entreprennent les activités du programme dans les marchés cibles. Les membres des associations sont des compagnies de l’industrie des produits de bois canadien, qui offrent des conseils à leurs associations et peuvent vendre des produits de bois dans les marchés cibles internationaux où les activités ont une influence. L’influence est exercée auprès des constructeurs, des architectes, des acheteurs et des organismes de normalisation des marchés cibles. Le Secrétariat des marchés du bois du SCF reçoit également des conseils de l’industrie sur la conception et l’exécution du programme, formulés par le Comité consultatif supérieur conjoint de l’industrie réunissant le FII et RNCan. Un Comité consultatif du programme évalue les propositions de projets et formule des recommandations à cet égard une fois que les projets ont été présélectionnés par le Secrétariat des marchés du bois. Les partenaires des gouvernements provinciaux ayant leurs propres programmes fournissent également des fonds pour appuyer les projets proposés par les associations aux fins de financement par le PCEPB.  

2.1.3 Bénéficiaires du financement du PCEPB

Depuis sa création, le PCEPB a financé des projets admissibles au moyen de contributions à dix-huit associations primaires ou secondaires sans but lucratif de produits de bois et organismes sans but lucratif menant des recherches sur les produits forestiers. Les bénéficiaires des contributions sont les suivants :

  • B.C. Shake and Shingle Association;
  • B.C. Wood Specialties Group (B.C. Wood);
  • Groupe Produits de bois canadien (groupe PBC);
  • Conseil d’accréditation de la Commission canadienne de normalisation du bois d’œuvre (CACCNBD);
  • Conseil canadien du bois (CCB);
  • Association canadienne des manufacturiers de palettes et contenants (ACMPC);
  • Coast Forest Products Association (CFPA);
  • Council of Forest Industries (COFI);
  • Association des produits forestiers du Canada (APFC);
  • Manufactured Housing Institute of Canada;
  • Ontario Wood Products Export Association (OWPEA);
  • Bureau de promotion des produits forestiers du Québec (BPPFQ) ;
  • Université de la Colombie-Britannique (UBC);
  • Forest Industry Suppliers and Logging Association;
  • Association du panneau structural (APS);
  • Groupe EPS (affilié au Council of Forest Industries (COFI)) – le Groupe EPS est composé de 19 compagnies de la C.-B. (16 sont membres du COFI) et de l’Alberta Forest Products Association);
  • APA – Engineered Wood Products Association;
  • Western Red Cedar Export Association (WRCEA).

En plus des contributions accordées aux associations de produits de bois et aux organismes de recherche susmentionnés, le PCEPB offre des contributions au groupe Produits de bois canadien (groupe PBC). Formé en 2004, le groupe PBC est une coalition d’associations de l’industrie forestière canadienne. Le groupe PBC est géré par un gestionnaire général et un conseil composé de représentants des neuf associations qui en sont membres (B.C. Wood, CFPA, COFI, APFC, BPPFQ, Certiwood, APA, WRCEA and OWPEA). Le groupe PBC représente le secteur forestier canadien dans les marchés outre-mer et reçoit un financement du PCEPB, du FII de la Colombie-Britannique et des associations de l’industrie qui en sont membres pour fournir une infrastructure (p. ex. des bureaux) de même que des services de développement des marchés et d’accès aux marchés au nom des associations qui en sont membres. Sept bureaux outre-mer du groupe Produits de bois canadien, représentant une coalition d’associations de l’industrie, offrent des bureaux et du personnel dans les marchés et appuient les projets de développement des marchés et d’accès aux marchés. Ces bureaux du groupe PBC sont situés à Londres, Toulouse, Séoul, Tokyo, Shanghai, Beijing et Chengdu.

La pièce 5 présente une ventilation des bénéficiaires du financement du PCEPB de RNCan pour 2006-2007 à 2009-2010. Le groupe Produits de bois canadien a reçu la plus grande part du financement du PCEPB, à 64 p. 100, principalement pour sa composante d’infrastructure dans les marchés.

Pièce 5 : Bénéficiaires des contributions du PCEPB de RNCan
(2006-2007 à 2009-2010) (en milliers de dollars)
Bénéficiaire 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 Total %
Groupe Produits de bois canadien – Infrastructure 2 290 2 353 2 803 3 892 11 339 40,4
Groupe Produits de bois caadnien – Accès aux marchés 1 499 1 746 1 971 1 394 6 609 23,6
Council of Forest Industries 475 540 642 684 2 340 8,3
Coast Forest Products Association 546 524 489 305 1 863 6,6
Bureau de promotion des produits forestiers du Québec 427 495 412 402 1 737 6,2
BC Wood Specialties Group 465 402 441 240 1 547 5,5
Western Red Cedar Export Association 350 436 401 296 1 483 5,3
Association des produits forestiers du Canada 58 246 0 0 305 1,1
APA - The Engineered Wood Association 33 33 77 82 226 0,8
Université de la Colombie-Britannique 0 200 0 0 200 0,7
Conseil canadien du bois 49 37 52 47 185 0,7
Association du panneau structural 18 0 0 0 18 0,1
Ontario Wood Products Export Association 0 0 15 96 112 0,4
BC Shake and Shingle Association 10 10 28 12 59 0,2
Forest Industry Suppliers and Logging Association 0 13 0 0 13 0,0
Association canadienne des manufacturiers de palettes et contenants 0 0 5 2 6 0,0
Total 6 219 7 035 7 335 7 451 28 040 100,0

2.1.4 Activités et extrants du PCEPB

Le but premier du PCEPB est d’élargir les possibilités d’exportation pour les produits de bois canadien dans les marchés outre-mer traditionnels et émergents. Pour y parvenir, le programme offre du financement pour les activités qui appuient ses trois domaines d’activité centraux :

  • Infrastructure / représentation internationale – Soutien au réseau de sept bureaux du groupe Produits de bois canadien au Japon, en Chine, en Corée du Sud et en Europe afin d’accroître la présence de l’industrie canadienne.
  • Développement des marchés / valorisation de l’image de marque – Soutien aux foires commerciales, aux missions, aux brochures, aux répertoires de produits et aux études de marché visant à accroître les connaissances des architectes, des constructeurs et des consommateurs sur les produits de bois.
  • Accès aux marchés / soutien technique – Soutien pour éliminer les obstacles techniques au commerce et régler les problèmes d’accès aux marchés (p. ex. enjeux phytosanitaires, codes et normes, formation, essais de produits et évaluations du rendement) afin d’améliorer l’accès aux marchés pour les produits de bois canadien.

Le groupe PBC coordonne un plan de travail unique pour chaque marché cible afin de renforcer une approche canadienne, plutôt qu’un plan pour chaque association. Les projets de développement des marchés / valorisation de l’image de marque sont proposés par chaque association pour répondre aux besoins de leurs membres en matière de développement du marché et de promotion dans le marché cible, projets qui sont, selon l’activité exécutés en collaboration avec les bureaux du groupe PBC dans ces marchés cibles. Les activités d’accès aux marchés / soutien technique sont exécutées par le financement de recherches (p. ex. études de marché, étude des propriétés du bois en matière d’incendie, de séisme et de force), des travaux en comité sur les codes et les normes, la prestation de formation et de soutien technique aux constructeurs et aux concepteurs par le groupe PBC et les associations.

Activités de programme par marché et par domaine d’activité

Les dépenses du PCEPB de RNCan par marché géographique et par élément du programme sont résumées à la pièce 6.

Pièce 6 : Dépenses du PCEPB de RNCan par marché géographique et par domaine d’activité (2006-2007 à 2009-2010) (en milliers de dollars)
Marché Infrastructure / Représentation internationale Développement des marchés / Valorisation de l’image de marque Accès aux marchés / Soutien technique Total %
Japon 4 668 3 611 1 451 9 730 34,7
Chine 3 896 1 719 2 726 8 341 29,7
Europe 1 843 2 612 356 4 811 17,2
Corée du Sud 1 001 895 1 016 2 912 10,4
Tous les autres marchés 128 519 934 1 581 5,6
Australie / Nouvelle-Zélande 0 485 69 554 2,0
Moyen-Orient 2 109 0 111 0,4
Total 11 538 (41,1 %) 9 950 (35,5 %) 6 552 (23,4 %) 28 040 100,0

Source : Service canadien des forêts

Même si cela n’apparaît pas dans la pièce 6, la part des dépenses de programme du PCEPB consacrée à l’élément de développement des marchés / valorisation de l’image de marque a diminué au fil des ans, passant de 42 p. 100 en 2006-2007 à 28,4 p. 100 en 2009-2010. En 2009-2010, la composante d’infrastructure / représentation internationale est devenue l’élément le plus important, comptant pour 52 p. 100 des dépenses annuelles (3,9 millions de dollars), en raison de l’augmentation des coûts d’exploitation, de quelques nouveaux employés, des taux de change et de l’augmentation des activités d’assurance de la qualité.

Par le passé, le Japon recevait la plus grande part du financement du PCEPB. En 2010-2011, les investissements du PCEPB de RNCan en Chine ont augmenté en raison d’un recentrage du programme et comptent maintenant pour un tiers des dépenses totales, ce qui correspond aux investissements du PCEPB au Japon. La pièce 7 présente la ventilation des dépenses du PCEPB par marché cible entre 2006-2007 et 2009-2010. Remarquez que les investissements dans le développement des marchés asiatiques ont compté pour plus de 75 P. 100 des dépenses totales du programme au cours de la période couverte par l’évaluation.

Pièce 7 : Dépenses du PCEPB par marché cible (2006-2007 à 2009-2010)

Pièce 7 : Dépenses du PCEPB par marché cible (2006-2007 à 2009-2010)
Version textuelle - Pièce 7

Pièce 7 : Dépenses du PCEPB par marché cible (2006-2007 à 2009-2010)

La pièce 7 montre un diagramme à secteurs présentant l’allocation du financement du PCEPB de RNCan à chaque marché cible entre 2006-2007 et 2009-2010. Le financement total du PCEPB de RNCan pour tous les marchés était de 28 millions de dollars entre 2006-2007 et 2009-2010. Le financement pour le Japon était de 34,7 p. 100. Le financement pour la Chine était de 29,7 p. 100. Le financement pour l’Europe était de 17,2 p. 100. Le financement pour la Corée du Sud était de 10,04 p. 100. Le financement pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande était de 2,0 p. 100. Le financement pour le Moyen-Orient était de 0,4 p. 100. Le financement pour tous les autres marchés était de 5,6 p. 100.

2.1.5 Ressources du PCEPB

Le PCEPB fournit au maximum 50 p. 100 des fonds totaux du projet, l’autre moitié provenant en majorité des associations de l’industrie et des provinces. La pièce 8 présente une ventilation du financement total des projets du programme par source de financement pour les quatre ans couverts par cette évaluation.

Pièce 8 : Sources du financement versé pour les projets du PCEPB
(2006-2007 à 2009-2010) (en milliers de dollars)
2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 Total %
RNCan 6 219 7 035 7 335 7 451 28 040 48,7
Autres organismes fédéraux (DÉO, SCHL) 101 103 0 149 353 0,6
FII de C.-B. 3 832 4 153 4 841 5 809 18 635 32,4
Autres organismes provinciaux (Québec, Ontario) 331 431 161 363 1 285 2,2
Industrie 2 285 2 815 2 651 1 505 9 256 16,1
Total 12 767 14 538 14 988 15 281 57 569 100,0%

Source : Service canadien des forêts.

Comme le montre le tableau, le financement de RNCan a compté pour 28,0 millions de dollars (48,7 p. 100) des dépenses des projets au cours des quatre années. Le deuxième contributeur en importance était la province de la Colombie-Britannique, qui a fourni un tiers des dépenses (par comparaison avec 2 p. 100 des dépenses fournies par toutes les autres provinces combinées). Comme le montre le tableau, la contribution de la Colombie-Britannique a considérablement augmenté au cours des quatre dernières années (passant de 3,8 à 5,8 millions de dollars) et compte donc pour la majeure partie de l’augmentation du budget global du programme. Les associations de l’industrie ont financé 16,1 p. 100 de l’ensemble du programme.

2.2 Programme Le bois nord-américain d’abord (BNAA)

La section suivante donne un aperçu du BNAA. L’objectif général de ce programme est d’appuyer une utilisation accrue du bois dans la construction non résidentielle au Canada et dans des régions ciblées des États-Unis en appuyant les efforts déployés par le Conseil canadien du bois, le Wood Products Council, le Bureau de promotion des produits forestiers du Québec et la Western Red Cedar Lumber Association pour exécuter WoodWorks, U.S. WoodWorks et Cecobois. Les dépenses du BNAA de RNCan entre 2006-2007 et 2009-2010 totalisaient 12,5 millions de dollars sur les 54,5 millions de dollars couverts par la présente évaluation.

2.2.1 Contexte et justification du BNAA

La majorité du bois consommé en Amérique du Nord est actuellement utilisée dans la construction résidentielle et les travaux connexes de réparation et de modernisation. Il existe une possibilité en grande partie inexploitée d’accroître la demande de bois dans les usages non traditionnels comme les bâtiments commerciaux à plusieurs étages, les hôpitaux et les écoles. Actuellement, le bois n’est pas utilisé dans ces applications en raison de contraintes imposées par les codes du bâtiment, l’expérience limitée de conception touchant ces types de bâtiments, le manque de formation des constructeurs, des architectes et des ingénieurs et la perception inexacte des avantages ou de l’applicabilité de l’utilisation du bois.

Le bois nord-américain d’abord a pour objectif d’accroître l’utilisation du bois en Amérique du Nord dans la construction non résidentielle (p. ex. applications récréatives, commerciales et institutionnelles) au moyen d’un programme intégré visant à éduquer les concepteurs, les rédacteurs de devis et les architectes sur les possibilités d’utilisation du bois dans les applications non résidentielles. Le programme comprend essentiellement les applications dans les marchés national et américain de WoodWorks, une initiative du Conseil canadien du bois visant à accroître l’utilisation de bois en améliorant la maîtrise dans l’utilisation du bois par la formation, le réseautage et le soutien technique direct. Ces applications sont exploitées séparément et sous des noms différents pour chaque région :

  • WoodWorks au Canada (à l’extérieur du Québec);
  • Cecobois au Québec;
  • U.S. WoodWorks aux États-Unis.Note de bas de page 10

WoodWorks est exploité sous une forme ou une autre depuis sa création en 1998 en Colombie-Britannique. Au Canada, le Conseil canadien du bois exécute des programmes régionaux de WoodWorks en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario, dans les Prairies et dans les Maritimes, de même qu’un programme-cadre national. L’évaluation de 2007 de WoodWorks C.-B. commandée par le FII de la C.-B. laissait entendre que WoodWorks assurait de manière efficace la promotion du bois. Le modèle est maintenant utilisé par l’industrie nord-américaine des produits de bois et par ses associations pour aider à accroître la part de marché du bois dans la construction non résidentielle aux États-Unis. Le programme U.S. WoodWorks, exécuté par le Wood Products Council, et le programme Cecobois, exécuté par le Bureau de promotion des produits forestiers du Québec au Québec, ont tous deux été créés en 2007.

L’initiative BNAA existe depuis 2007 et disposait d’une allocation de financement initiale de 12 millions de dollars pour deux ans. Le programme a été renouvelé pour deux ans jusqu’en mars 2011, avec 12 millions de dollars de nouveau financement.

2.2.2 Structure de gouvernance et d’exécution du BNAA

En gros, le BNAA est administré en vertu de la même structure de gouvernance que le PCEPB. La pièce 9 montre cette structure, adaptée pour refléter le BNAA, illustrant les relations fonctionnelles entre la gouvernance du programme et les groupes d’exécution ciblés.

Pièce 9 : Structure de programme du BNAA

Pièce 9 : Structure de programme du BNAA

[Image agrandie - Pièce 9]

Version textuelle - Pièce 9

Pièce 9 : Structure du programme BNAA

La pièce 9 présente un diagramme de la structure de programme du BNAA. Chaque groupe identifié dans la structure se trouve dans une case et des flèches indiquent les liens entre les groupes. Le Comité de gestion des marchés du bois fournit une orientation stratégique et des conseils sur la gestion du BNAA au Secrétariat des marchés du bois du SCF. Le Secrétariat administre le programme et surveille les accords de contribution avec les associations de produits du bois canadien et le Wood Product Council, qui proposent des projets aux fins de financement pour les accords de contribution et qui entreprennent les activités du programme WoodWorks dans les marchés cibles. Les membres des associations sont des compagnies de l’industrie des produits de bois canadien, qui offrent des conseils à leurs associations et peuvent vendre des produits de bois dans les marchés cibles canadiens et américains où les activités ont une influence. L’influence est exercée auprès des constructeurs, des architectes, des acheteurs et des organismes de normalisation des marchés cibles. Le Secrétariat des marchés du bois du SCF reçoit également des conseils de l’industrie sur la conception et l’exécution du programme, formulés par le Comité consultatif supérieur conjoint de l’industrie réunissant le FII et RNCan. Un Comité consultatif du programme évalue les propositions de projets et formule des recommandations à cet égard une fois que les projets ont été présélectionnés par le Secrétariat des marchés du bois. Les partenaires des gouvernements provinciaux ayant leurs propres programmes fournissent également des fonds pour appuyer les projets proposés par les associations aux fins de financement par le BNAA.

Le BNAA fournit du financement aux projets WoodWorks au moyen d’accords de contribution avec les associations de l’industrie du Canada et des États-Unis afin de promouvoir l’utilisation du bois en faisant participer tous les éléments du secteur des produits de bois (bois massif et bois d’ingénierie) à un procédé d’exécution collectif et coopératif. L’idée est que le groupe collectif fera la promotion du bois plutôt que des alternatives comme le béton ou l’acier (c.-à-d. différents produits de bois et fabricants de produits de bois, par leur adhésion à des associations professionnelles, assureront de manière collective et coopérative la promotion de toutes les solutions de bois).

2.2.3 Bénéficiaires du financement du BNAA

Il y a quatre principaux bénéficiaires du financement du BNAA, qui proposent des projets WoodWorks et reçoivent du financement pour ces projets en vertu du BNAA :

  • le Conseil canadien du bois achemine le financement à des projets au Canada à l’extérieur du Québec;
  • le Bureau de promotion des produits forestiers du Québec achemine le financement à des projets au Québec;
  • le Wood Products Council achemine le financement à des projets aux États-Unis;
  • la Western Red Cedar Lumber Association achemine le financement pour appuyer les efforts de WoodWorks aux États-Unis.

Le Conseil canadien du bois (CCB) est une association nationale représentant des fabricants de produits de bois canadien utilisés en construction. Le Conseil a pour objectif d’élargir l’accès aux marchés et d’accroître la demande de produits de bois canadien grâce à ses travaux sur les codes, les normes, les règlements et l’éducation. La vision du CCB est une culture de type « Le bois d’abord » en Amérique du Nord, dans laquelle les produits de bois sont reconnus comme matériau de construction durable de premier choix pour la construction résidentielle et non résidentielle. Actuellement, les associations membres du CCB sont l’Alberta Forest Products Association, l’APA Wood (É.-U.), le Conseil de l’industrie forestière du Québec, l’Association canadienne des fabricants de fermes de bois, le Certiwood Tech Centre, le Council of Forest Industries, la Manufactured Housing Industry Association, le Maritime Lumber Bureau, l’Ontario Forest Industry Association et Préservation du bois Canada.

Le Bureau de promotion des produits forestiers du Québec (BPPFQ) représente des entreprises produisant du sciage résineux et feuillu et des produits à valeur ajoutée, y compris des couvre-plancher de bois franc et des maisons préfabriquées à ossature de bois. Avec le financement du BNAA, le BPPFQ exécute Cecobois, la version québécoise de WoodWorks, qui fait la promotion de l’utilisation du bois dans la construction de maisons plurifamiliales et la construction non résidentielle au Québec.

Le Wood Products Council (WPC) est une alliance d’associations canadiennes et américaines de l’industrie des produits de bois, dont les membres fondateurs sont l’American Wood Council de l’American Forest & Paper Association, l’APA – The Engineered Wood Association, le Conseil canadien du bois, la Southern Forest Products Association et la Western Wood Products Association. Après plus de 20 ans comme moyen d’élaborer et de coordonner les programmes d’éducation et de promotion pour le marché de l’industrie du bois en Amérique du Nord, le Wood Product Council s’est officiellement constitué en personne morale en qualité d’organisme américain sans but lucratif en 2006 afin de faciliter de manière plus efficace les initiative à l’échelle de l’industrie visant à accroître la demande de produits de bois. Plus précisément, il s’est constitué en personne morale pour devenir admissible à obtenir du financement du gouvernement et de l’industrie pour le programme U.S. WoodWorks, qui se concentre sur la promotion de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle aux États-Unis. Le WPC, par l’entremise de son conseil d’administration, assure la supervision et la direction du programme U.S. WoodWorks. Le financement du programme U.S. WoodWorks provient de RNCan, du FII de la Colombie-Britannique et du Binational Softwood Lumber Council (BSLC).Note de bas de page 11

La pièce 10 présente une ventilation des bénéficiaires du financement du BNAA de RNCan entre 2006-2007 et 2009-2010. Le Wood Products Council a reçu la plus grande partie du financement du BNAA, soit 57,5 p. 100, pour administrer le programme U.S. WoodWorks.

Pièce 10 : Bénéficiaires des contributions du BNAA de RNCan (2006-2007 à 2009-2010) (en milliers de dollars)
Bénéficiaire 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 Total %
Wood Products Council 84,1 1 687,60 2 786,50 2 608,30 7 166,50 57,5
Conseil canadien du bois 0 786,30 914,60 972,50 2 673,40 21,5
Bureau de promotion des produits forestiers du Québec 0 475,50 500,00 1 445,40 2 420,90 19,4
Western Red Cedar Lumber Association 0 0,00 0,00 194,10 194,10 1,6
Total 84,10 2 949,40 4 201,10 5 220,30 12 454,90 100,0

Source : Service canadien des forêts.

2.2.4 Activités et extrants du BNAA

L’objectif central du BNAA est de financer les activités de WoodWorks, de Cecobois et de U.S. WoodWorks afin d’accroître l’utilisation du bois dans la construction institutionnelle et non résidentielle en Amérique du Nord.

Les programmes WoodWorks et Cecobois financés par le BNAA mettent l’accent sur la sensibilisation par de grandes promotions et par une présence sur le Web, par la prestation de renseignements et de conseils à l’occasion de colloques et d’ateliers pédagogiques, par un soutien technique précis (y compris la prestation d’un outil logiciel de conception dans certains cas) et par la prestation d’une aide personnelle directe aux groupes pour les aider à « convertir » des projets au bois (à partir de l’acier, du béton, etc.) dans les applications non résidentielles. La théorie du changement du programme est un processus classique de diffusion de l’innovation dans lequel la sensibilisation et la connaissance mènent à la persuasion, qui mène elle-même à une décision (d’utiliser du bois en l’occurrence), une mise en œuvre et une confirmation.

Activités de programme du BNAA par marché

La pièce 11 ventile les dépenses du BNAA sur les projets WoodWorks dans chaque marché cible au cours de la période couverte par l’évaluation. Comme on l’a déjà mentionné, les dépenses totales du BNAA peuvent être divisées en trois marchés géographiques : le Canada (à l’extérieur du Québec), le Québec et les États-Unis. Au cours des quatre dernières années, le marché américain a compté pour plus de la moitié (59,1 p. 100) des dépenses de programme de RNCan, suivi par le Québec à 19,4 p. 100 et les autres marchés cibles canadiens à 21,5 p. 100.

Pièce 11 : Dépenses du BNAA de RNCan par marché (2006-2007 à 2009-2010)
(en milliers de dollars)
Marché 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 Total %
Programme-cadre national 0 400 346 112 858
Prairies, Maritimes 0 16 46 34 96
Ontario 0 141 207 336 684
Alberta 0 134 154 161 449
Colombie-Britannique 0 96 162 330 588
Total Canada (à l’extérieur du Québec) 0 787 915 973 2 675 21,5
Total Québec 0 475 500 1 445 2 420 19,4
Californie 0 676 974 806 2 456
Sud-est des États-Unis 0 501 817 661 1 979
Centre-nord des États-Unis 0 115 561 643 1 319
Programme-cadre national américain 84 396 434 691* 1 605
Total États-Unis 84 1688 2 786 2 802 7 360 59,1
Total tous les marchés 84 2 950 4 201 5 220 12 455 100,0

* Le Programme-cadre national américain comprend les dépenses de la Western Red Cedar Lumber Association.
Source : Service canadien des forêts.

2.2.5 Ressources du BNAA

Le financement du programme BNAA de RNCan est complété par du financement des provinces, de l’industrie et des organismes fédéraux de développement régional (p. ex. Initiative fédérale de développement économique pour le Nord de l’Ontario [FedNor] et Diversification de l’économie de l’Ouest Canada [DÉO]). Les contributions de chaque source pendant la période couverte par l’évaluation sont résumées à la pièce 12. Remarquez qu’au cours des quatre dernières années, RNCan comptait pour 12,4 millions de dollars (47,6 p. 100) du financement total, le financement provincial pour presque 6,9 millions de dollars (26,4 p. 100) et les contributions des associations de l’industrie pour 5,4 millions de dollars (20,8 p. 100).

Pièce 12 : Sources de financement des projets du BNAA (2006-2007 à 2009-2010) (en milliers de dollars)
2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 Total %
RNCan 84,1 2 949,4 4 201,1 5 220,3 12 454,9 47,6
Autres sources fédérales (FedNor, DÉO) 0,0 272,1 135,6 224,0 631,7 2,4
FII de C.-B. 34,6 503,7 755,3 1 196,5 2 490,1 9,5
Autres sources provinciales (Ontario, Québec, Alberta, N.B.) 0,0 1 213,5 1 194,3 2 015,5 4 423,3 16,9
Industrie 81,0 1 300,9 1 943,9 2 819,7 6 145,5 23,5
Total 199,7 6 239,6 8 230,2 11 476,0 26 145,5 100,0

Source : Service canadien des forêts.

2.3 Programme Valeur au bois (VB)

La section suivante donne un aperçu de VB. L’objectif général de ce programme est d’améliorer la productivité et la compétitivité du secteur des produits de bois à valeur ajoutée au Canada. Les dépenses du programme VB de RNCan entre 2006-2007 et 2009-2010 totalisaient 14 millions de dollars sur les 54,5 millions de dollars couverts par cette évaluation.

Les partenaires financiers des activités de VB sont les provinces et les autres ministères fédéraux qui offrent du financement au réseau de conseillers industriels. Plusieurs des plus grandes provinces (Colombie-Britannique, Ontario et Québec) financent également des programmes d’aide technologique conçus pour compléter la composante de transfert de technologie de VB.

2.3.1 Contexte et justification de VB

Le secteur des produits de bois à valeur ajoutée apporte une importante contribution à l’économie canadienne. La grande majorité des entreprises dans ce secteur sont des PME qui ont peu de capacité technologique interne et qui profitent d’une aide pour aider à régler leurs problèmes technologiques en vue d’améliorer la productivité et la compétitivité. Le programme Valeur au bois a pour objectif de fournir aux fabricants de produits de bois de toutes les régions du Canada des conseils techniques, des recherches et des connaissances afin d’améliorer leur compétitivité. Les efforts de recherche de VB se concentrent sur la mise au point de produits et de procédés de fabrication nouveaux et améliorés dans les gammes de produits où le Canada peut avoir un avantage compétitif.

Le prédécesseur de VB, connu sous le nom de programme Valeur ajoutée, a été créé en 1998 et a obtenu quatre millions de dollars de financement pour la période de quatre ans s’étendant de 1998-1999 à 2001-2002, afin de mener des recherches sur les produits de bois à valeur ajoutée à Forintek Canada (qui fait maintenant partie de FPInnovations) dans le but d’améliorer la compétitivité dans l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée. En 2002, le programme a été élargi et puis rebaptisé Valeur au bois, avec un financement de 15 millions de dollars sur cinq ans, de 2002-2003 à 2006-2007. Ce nouveau programme comprenait des composantes de recherche et de transfert de technologie. En 2007, le programme a obtenu 8 millions de dollars de nouveau financement pour deux ans, de 2007-2008 à 2008-2009, puis encore 8 millions de dollars en 2009-2010 pour deux autres années, soit 2009-2010 et 2010-2011.Note de bas de page 12

2.3.2 Structure de gouvernance et d’exécution de VB

VB est un programme de contributions comportant deux composantes centrales : le transfert de technologie et la mise au point de technologie (c.-à-d. la recherche). Le programme est exécuté par FPInnovations et un groupe d’universités choisies, avec un financement de RNCan et des contributions en nature (c.-à-d. personnel, matériel et équipement) de la part de l’industrie. Les provinces apportent également un financement pour les activités de transfert de technologie. VB est administré par le SCF au moyen de la structure de gouvernance décrite ci-après.

Direction du SCF

Les conseils et l’orientation stratégiques du programme VB dans son ensemble sont gérés et supervisés par le personnel de programme de RNCan. RNCan est également responsable d’approuver le financement par contribution des propositions de recherche en vertu de la composante de mise au point de technologie, d’après les recommandations du Comité consultatif de recherche.

Comité consultatif de recherche (CCR)

Le CCR est composé de représentants choisis par le SCF de RNCan parmi des entreprises de produits du bois de toutes tailles, de différents types, et de partout au Canada. Ils décident des orientations stratégiques, déterminent les besoins en matière de recherches, examinent les propositions de recherche et recommandent le financement des projets qui sont le plus susceptibles d’accroître la compétitivité de l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée.

FPInnovations (FPI)

FPInnovations est essentiel à l’exécution de VB et joue plusieurs rôles dans le programme. Pour la composante de mise au point de technologie, les chercheurs de FPI et de quatre universités (Université Laval, Université de la Colombie-Britannique, Université du Nouveau-Brunswick et Université de Toronto) présentent des propositions au CCR touchant des contributions visant à appuyer des recherches sur les produits de bois. En outre, FPInnovations est responsable de diffuser les résultats dans l’industrie (sous réserve des dispositions de confidentialité).

La composante de transfert de technologie est également gérée par FPI pour le compte de RNCan. Les gestionnaires de FPI supervisent dans chacune des régions un réseau de conseillers industriels qui offrent un soutien direct de résolution de problèmes aux fabricants de produits de bois de tout le Canada. Ces conseillers, qui sont également financés en vertu des initiatives de développement régional et par les provinces, effectuent des visites sur place auprès des fabricants et répondent aux questions pour les aider à améliorer leurs procédés. Les conseillers industriels possèdent de l’expertise dans un éventail de domaines (p. ex. sciage de bois d’œuvre, production allégée, fabrication de meubles, aboutage, produits de bois d’ingénierie, séchage), qu’ils utilisent pour conseiller les entreprises clientes de VB.

Fabricants de produits de bois

L’industrie fournit parfois des ressources (p. ex. l’utilisation de leurs scieries ou de leur machinerie) pour aider à exécuter les recherches si elles les intéressent particulièrement.

La pièce 13 illustre les relations fonctionnelles entre la structure de gouvernance du programme et les groupes visés par le programme :

Pièce 13 : Structure du programme VB

Pièce 13 : Structure du programme VB

[Image agrandie - Pièce 13]

Version textuelle - Pièce 13

Pièce 13 : Structure de programme de VB

La pièce 13 présente un diagramme de la structure de programme de VB. Chaque groupe identifié dans la structure se trouve dans une case et des flèches indiquent les liens entre les groupes. Le SCF administre les moitiés du programme portant sur la mise au point de technologie et le transfert de la technologie. Du côté de la mise au point de la technologie, il surveille les accords de contribution avec FPInnovations et avec les universités, qui préparent des propositions de recherche et mènent les recherches. Les propositions sont présentées au Comité consultatif de recherche, qui priorise les projets et en recommande l’approbation au SCF d’après la pertinence des propositions de recherche à l’égard des besoins de l’industrie. Les fabricants de produits de bois à valeur ajoutée fournissent des ressources pour appuyer les recherches. FPInnovations rend compte des résultats des recherches à l’industrie grâce à ses activités de transfert de la technologie. Du côté du transfert de la technologie, le SCF fournit à FPInnovations un financement lui permettant d’administrer un réseau de conseillers industriels qui offre à l’industrie un service direct et en usine de résolution de problèmes et de soutien. Les provinces et les partenaires fédéraux de développement régional fournissent également du financement pour les conseillers industriels par l’entremise des programmes régionaux. Ensemble, les composants de mise au point de technologie et de transfert de la technologie poussent les fabricants de produits de bois canadien à valeur ajoutée à mettre en œuvre des produits et des procédés nouveaux et améliorés.

2.3.3 Bénéficiaires du financement de VB

Le programme Valeur au bois comprend deux groupes d’intervenants : 1) les entreprises qui font partie du secteur ou qui fournissent le secteur et qui reçoivent de l’aide par l’intermédiaire de la composante de transfert de technologie du programme (c.-à-d. qui reçoivent des services de transfert de technologie, mais pas de financement), et 2) les organismes de recherche qui reçoivent des contributions pour les projets de recherche admissibles.

Entreprises du secteur

Le premier groupe d’intervenants est composé d’entreprises du secteur des produits de bois à valeur ajoutée et des entreprises qui fournissent ce secteur (p. ex. adhésifs). Cela comprend :

  • les fabricants de produits de bois d’ingénierie collés et laminés, comme les poutrelles en I;
  • les fabricants de produits de qualité de finition comme les meubles, les couvre-plancher, les portes et les fenêtres;
  • les entreprises de produits de deuxième transformation du bois qui ajoutent de la valeur aux produits de première transformation du secteur forestier.
Organismes de recherche

Le deuxième groupe d’intervenants est composé d’organismes exécutant des projets de recherche. Il s’agit de FPInnovations et de quatre universités : l’Université de Colombie-Britannique (UBC), l’Université de Toronto (UT), l’Université Laval (Laval) et l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB).

2.3.4 Activités et extrants de VB

Le programme VB comprend deux composantes centrales : 1) transfert de technologie et 2) mise au point de technologie (c.-à-d. recherche).

Composante de transfert de technologie

La composante de transfert de technologie est exécutée par FPInnovations – Division Forintek, qui a pour mandat d’exécuter un programme complet à l’échelle nationale visant à appuyer et à accélérer le procédé d’innovation dans le secteur canadien des produits de bois à valeur ajoutée. Cette composante a pour objectif de fournir une aide directe aux fabricants de toutes les régions du pays afin de leur permettre de mettre en application les nouvelles connaissances et technologies de manière aussi utile et efficace que possible et de cerner les possibilités d’affaires. Cet effort tire parti de l’expertise établie de Forintek en transfert de technologie de même que d’autres compétences existant partout au Canada et offertes aux clients de VB par les programmes complémentaires de la division Forintek.

Pour exécuter la composante de transfert de technologie, les conseillers industriels, cofinancés par FPInnovations, les organismes fédéraux de développement régional et les gouvernements provinciaux, offrent une assistance technique directe à tous les types d’entreprises de produits de bois à valeur ajoutée lorsque ces entreprises en font la demande. En 2009-2010, il y avait 33 conseillers industriels en poste partout au pays. La pièce 14 montre la répartition des conseillers industriels au Canada en 2010.

Pièce 14 : Conseillers industriels par province en 2009-2010
Province Nombre de conseillers industriels
Nouvelle-Écosse 1
Nouveau-Brunswick 1
Québec 9
Ontario 4
Manitoba 2
Saskatchewan 2
Alberta 5
Colombie-Britannique 9
Total 33

Source : Employés de FPInnovations.

Les extrants de transfert de technologie comprennent les conseils techniques, les visites d’usine, les rapports, les ateliers et les publications techniques. Les conseillers industriels travaillent également avec d’autres organismes d’aide technologique comme le Programme d’aide à la recherche industrielle de RNCan pour appuyer de plus gros projets de mise au point de produits et de procédés.

Les conseillers industriels offrent jusqu’à quatre jours de soutien sans frais au client. Pour les projets qui exigent une assistance à plus long terme, les coûts supplémentaires sont parfois partagés par Valeur au bois et le client. Le rapport de soutien varie d’une province canadienne à l’autre. Dans plusieurs provinces (Colombie-Britannique, Ontario et Québec), les coûts des projets à plus long terme sont couverts par des programmes complémentaires financés par la province et par les organismes fédéraux de développement régional.

La pièce 15 montre le nombre total d’interactions des conseillers industriels avec les entreprises clientes de VB en 2009-2010. Pendant cet exercice financier, le programme a facilité plus de 1 500 interactions avec les entreprises de l’industrie des produits de bois.

Pièce 15 : Nombre d’interactions des conseillers industriels par activité en 2009-2010
Province Visites d’usine /évaluation technologique
(soutien à court terme)
Projets technologiques
(projets à long terme)
Autres visites
Colombie-Britannique 308 34 45
Alberta 82 5 25
Saskatchewan 43 3 35
Manitoba 47 3 12
Ontario 186 43 219
Québec* 216 169 81
Atlantique 43 8 7
Total 925 265 424

*Comprend les visites par les conseillers industriels de VB exécutées en vertu de programmes complémentaires de transfert de technologie.

Source : Rapport annuel 2009-2010 sur le transfert de technologie de Valeur au bois.

Comme on l’a déjà mentionné, les conseillers industriels partagent leur expertise les uns avec les autres de manière à ce que les clients puissent profiter des connaissances du réseau entier plutôt que seulement celles du conseiller industriel qui leur est affecté. Le « FCCExpert » est un outil en ligne mis au point dans le cadre du programme Valeur au bois. L’outil permet aux conseillers industriels de demander de l’aide de l’ensemble du réseau des conseillers industriels partout au Canada lorsqu’ils répondent à des questions techniques précises soulevées par les entreprises. Au cours de 2009-2010, 7 560 questions ont été posées et 1 586 réponses ont été fournies. « FCCExpert » a été consulté plus de 12 000 fois en 2009-2010 par des utilisateurs cherchant des réponses à des questions techniques enregistrées sur le site.

Mise au point de technologie (c.-à-d. recherche)

La composante de mise au point de technologie de VB exécute de courts projets de recherche appliquée choisis pour combler les besoins en matière de connaissances et de technologie du secteur canadien du bois à valeur ajoutée. Les recherches sont menées par FPInnovations et quatre universités (UBC, UT, Laval et UNB). Le financement des projets est approuvé par RNCan d’après les recommandations du CCR.

VB finance des projets de recherche qui abordent des domaines de recherche touchant les cinq types de produits de bois à valeur ajoutée suivants :

  • produits de bois de qualité de finition;
  • produits de bois d’ingénierie;
  • bâtiments et composants préfabriqués;
  • panneaux structuraux et non structuraux;
  • produits de bois structuraux.

La pièce 16 montre la répartition des projets dans les cinq catégories pendant la durée du programme (2002-2010). Jusqu’à maintenant, la plus grande part des projets de recherche appartient au domaine des produits de bois de qualité de finition (52 projets).

Pièce 16 : Répartition des projets de recherche de VB (2002-2003 à 2009-2010)
Domaine FPInnovations UBC UT Laval UNB Total
Bois d’apparence 31 8 7 4 2 52
Bois d’ingénierie 19 3 0 0 8 30
Produits structuraux 9 5 2 4 3 23
Panneaux 6 4 2 2 1 15
Bâtiments préfabriqués 5 2 0 2 0 9
Total 70 22 11 12 14 129

Source : http://www.valuetowood.ca/html/francais/research_development/index.php.

Les produits à livrer de la composante de recherche sont des rapports de recherche, des renseignements techniques sur les procédés les produits fabriqués en bois, des modèles de rendement des produits et des présentations des résultats des recherches.

2.3.5 Ressources de VB

Pendant la période couverte par l’évaluation (2006-2007 à 2009-2010), RNCan a fourni un financement total de 14,5 millions de dollars au programme VB. La pièce 17 montre la ventilation du financement offert au programme VB pendant cette période.

Pièce 17 : Financement de RNCan à Valeur au bois, 2006-2007 à 2009-2010
(en milliers de dollars)
2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 Total %
Contributions 3 203 3 617 3 740 3 492 14 052 96,7
F et E 18 62 70 88 238 1,6
Salaires 0 0 0 200 200 1,4
Logement (TPSGC) 0 10 10 26 46 0,3
Total 3 221 3 689 3 820 3 780 14 510 100,0

Source : Service canadien des forêts

Le financement par contribution de RNCan à VB est divisé entre les deux composantes du programme : transfert de technologie et mise au point de technologie.

Transfert de technologie

Le programme Valeur au bois fournit chaque année 1,7 millions de dollars de financement de base pour la composante de transfert de technologie. Du financement est également offert par huit provincesNote de bas de page 13 et trois organismes fédéraux de développement régional (Diversification de l’économie de l’Ouest ([DÉO]), FedNor et Agence de promotion économique du Canada atlantique [APECA]) pour appuyer ces activités. La pièce 18 présente une ventilation des sources de financement pour 2009-2010 dans chaque province.

Pièce 18 : Sources de financement de Valeur au bois pour le transfert de technologie par province (2009-2010)
Province Partenaires de cofinancement Contribution totale ($)
Colombie-Britannique Province, DÉO 500 000
Alberta Province 655 000
Saskatchewan Province, DÉO 266 000
Manitoba Province, DÉO 345 000
Ontario Province, FedNor 800 000
Québec Province 820 000
Nouvelle-Écosse Province, APECA 120 000
Terre-Neuve et Labrador Province, APECA 35 000
Total 3 541 000

Source : Personnel de FPInnovations.

Mise au point de technologie (c.-à-d. recherche)

VB alloue deux millions de dollars chaque année au financement de projets de recherche dans le cadre de la composante de recherche technologique. Environ la moitié de cette somme est allouée à FPI et l’autre moitié est offerte aux quatre universités. La pièce 19 indique le montant réel de financement reçu par chaque organisme pour les projets de recherche de VB au cours de la période de cinq ans couverte par l’évaluation (2006-2007 à 2009-2010).

Pièce 19 : Répartition du financement de VB pour la recherche
parmi les fournisseurs de recherches
2006-2007 à 2009-2010 (en milliers de dollars)
2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 Total %
FPI Recherche 1 117 500 1 000 000 1 000 000 1 083 000 4 200 500 54,8
UBC 274 375 244 365 345 705 321 060 1 185 505 15,5
UT 96 500 211 00 229 808 132 960 459 268 6,0
Laval 185 288 165 725 165 725 180 024 696 762 9,1
UNB 414 628 171 275 252 890 74 980 913 773 11,9
Total 2 088 291 1 792 365 1 994 328 1 792 024 7 667 008 100,0

Source : Service canadien des forêts.

3.0 Approche et méthodologie d’évaluation

3.1 Portée et objectifs de l’évaluation

L’évaluation portait sur la composante Protéger les marchés destinés aux produits forestiers : développement des marchés entre 2006-2007 et 2009-2010.

L’approche générale consistait à fournir une évaluation stratégique de la pertinence et du rendement des trois programmes (PCEPB, BNAA et VB) au niveau individuel et au niveau de la composante de développement des marchés. L’évaluation répondait aux questions d’évaluation suivantes, approuvées par le Comité d’évaluation ministériel de RNCan :

Pertinence

  1. À quel point les programmes répondent-ils à un besoin démontrable et sont-ils sensibles aux besoins des Canadiens?
  2. Les programmes sont-ils conformes aux priorités gouvernementales et aux objectifs stratégiques de RNCan?
  3. Existe-t-il un rôle légitime, approprié et nécessaire pour RNCan dans le programme? Le rôle de RNCan est-il approprié dans le contexte du rôle des autres intervenants?

Rendement (efficacité, efficience et économie)

  1. À quel point les programmes ont-ils permis d’obtenir les résultats attendus?
  2. Quels facteurs internes et externes influent sur l’obtention des résultats attendus?
  3. Y a-t-il eu des résultats inattendus (positifs ou négatifs)?
  4. À quel point la conception des programmes facilite-t-elle la production économique et efficace de leurs résultats? Quels autres facteurs (internes et externes) influent sur l’efficacité et l’économie des programmes?
  5. Existe-t-il des activités supplémentaires qui ne sont pas entreprises par les programmes et qui entreraient dans leur mandat et les aideraient à réaliser leurs objectifs?

3.2 Méthodologie d’évaluation

L’évaluation a adopté une méthode de recoupements comprenant des examens de documents, de dossiers de projet et de données administratives, 6 études de cas, 83 entrevues, des sondages auprès d’associations de l’industrie et de clients du transfert de technologie de VB et une analyse du marché. La pièce 20 donne un aperçu des méthodes employées dans le cadre de cette évaluation.

Pièce 20 : Méthodes employées dans l’évaluation des programmes de développement des marchés
Programme Examen de documents, de dossiers de projet et de données administratives Entrevues Études de cas Sondages Analyse du marché
PCEPB Oui 37 2 1 Oui
BNAA Oui 35 2 1 Oui
VB Oui 27 2 1

Voici une description de la manière dont chacune de ces méthodes a été appliquée dans le cadre de cette évaluation :

  • Examen de documents, de dossiers de projet et de données administratives : L’examen de documents consistait en l’examen de plus de 60 documents fournis par RNCan et d’autres sources, cernées lors des entrevues. En outre, la documentation concernant le commerce national et étranger de même que les problèmes et les pratiques en matière de développement des marchés ont été cernés et examinés. L’examen des données administratives consistait à examiner et à analyser les données sur les activités et les résultats de même que les renseignements financiers au niveau des projets.
  • Études de cas : Six études de cas ont été réalisées, deux pour chaque programme. Les études de cas mettaient l’accent sur des projets ou des domaines d’activité particuliers financés par les programmes. Des renseignements ont été recueillis au moyen de 34 entrevues (certaines d’entre elles ayant également servi à l’évaluation générale) de même qu’à partir de la documentation des projets et d’autres données à l’appui, le cas échéant (p. ex. données sur les projets, résultats de sondage). Les renseignements issus des études de cas ont aidé à aborder tous les problèmes, mais ont particulièrement aidé à répondre aux questions liées au rendement des programmes. En général, les cas ont été choisis en fonction des critères suivants :
    • importance des efforts pendant la période visée;
    • liens apparents dans l’ensemble du champ d’innovation (c.-à-d. Valeur au bois liée au développement des marchés);
    • disponibilité d’un historique retraçable.

La pièce 21 décrit les études de cas choisies pour chaque programme :

Pièce 21 : Études de cas choisies pour les programmes de développement des marchés
Programme Études de cas
PCEPB
  • Marché du bois de la Corée
  • Construction à ossature de bois en Chine
BNAA
  • WoodWorks
  • Green Building
VB
  • Poutrelles en I en bois d’ingénierie
  • Élaboration de normes canadiennes sur les adhésifs pour le bois
  • Entrevues : À l’exclusion des entrevues menées pour les études de cas, 83 personnes ont été interviewées au total (en personne ou au téléphone) entre le 28 juin et le 13 octobre 2010. Certaines personnes interviewées ont pu fournir des renseignements sur plus d’un programme alors que d’autres n’ont pu s’exprimer que sur des aspects précis d’un seul programme. Des listes de personnes susceptibles d’être interviewées ont été fournies par des représentants des programmes. Les personnes interviewées ont été choisies de manière à garantir une représentation variée des types de personnes interviewées dans les trois programmes. Des guides d’entrevue ont été envoyés d’avance aux personnes interviewées pour les aider à se préparer. Les entrevues ont contribué à tous les enjeux touchés par l’évaluation.

La pièce 22 ventile les entrevues par programme et par type. Remarquez que certaines entrevues couvraient plus d’un programme. Le nombre total d’entrevues n’est donc pas la somme de chaque colonne, mais reflète plutôt le nombre de personnes consultées. Ces totaux excluent les entrevues réalisées dans le cadre des études de cas.

Pièce 22 : Répartition des entrevues sur le développement des marchés par type et par programme
Type PCEPB BNAA VB Nombre total de personnes interviewées
RNCan / SCF 4 4 2 6
Autres ministères fédéraux 4 5 5
Gouvernement provincial * 3 2 5 9
Représentants d’associations 14 9 18
Industrie** 7 2 7
Bureaux outre-mer de Canada Wood 5 5
Conseil canadien du bois / Wood Products Council 9 9
FPInnovations 4 3 7
Conseillers industriels de VB 5 5
Comité consultatif de recherche de VB 5 5
Groupe de travail sur la R et D de VB 3 3
Chercheurs de VB 4 4
Total 37 13 20 83

*Pour VB, il s’agit des membres du réseau de transfert de technologie.
** Pour VB, des représentants de l’industrie ont été interviewés à titre de membres du Comité consultatif de recherche.

  • Sondages : Deux sondages sur le Web ont été menés pour cette évaluation : un auprès des membres d’associations de l’industrie pour connaître leur perception de la sensibilisation aux programme, de l’importance et des impacts du PCEPB et du BNAA, et l’autre auprès des représentants d’organismes ayant reçu des services des conseillers industriels par l’intermédiaire du programme Valeur au bois afin de demander des renseignements sur la satisfaction à l’égard des services et de la valeur perçue de la composante de transfert de technologie du programme VB.

    Pour le sondage auprès des associations de l’industrie, une liste de membres d’associations qui n’avaient pas été contactés par ailleurs pendant l’évaluation (p. ex. pour des entrevues ou des études de cas) a été compilée en utilisant les renseignements fournis par RNCan de même que les listes de membres fournies par certaines associations de l’industrie. On a demandé aux répondants de fournir une rétroaction sur le PCEPB, le BNAA ou les deux. Le sondage s’est déroulé du 21 septembre au 11 octobre 2010. Des invitations ont été envoyées par courriel à un total de 333 membres d’associations, leur demandant de remplir le sondage en français ou en anglais au moyen du lien Web fourni. Deux rappels ont été envoyés. On a reçu un total de 70 réponses, ce qui représente un taux de réponse de 21 p. 100.

    Pour le sondage sur le transfert de technologie de Valeur au bois auprès des clients, une liste de clients du transfert de technologie a été obtenue grâce à la base de données de FPInnovations. Tous les clients ont reçu une invitation à remplir un sondage Web en français ou en anglais. Le sondage s’est déroulé du 16 septembre au 11 octobre 2010. L’invitation initiale a été envoyée à 530 clients pour lesquels on disposait d’une adresse de courriel valide, puis a été suivie de deux rappels. On a reçu un total de 161 réponses, ce qui représente un taux de réponse de 30,4 p. 100.
  • Analyse économique et analyse du marché : On a analysé les données et les indicateurs économiques qui décrivent les marchés d’exportation des produits de bois canadien au cours des dix dernières années. Cela comprend une analyse des exportations canadiennes totales fondée sur les données de World Trade Atlas (par marché et type de produit), suivie par des analyses des importations de produits de bois pour chaque marché principal (les États-Unis, le Japon, la Chine, l’Europe (UE 27) et la Corée du Sud). En plus des données quantitatives et statistiques, on a utilisé des constatations qualitatives fondées sur l’examen de la documentation, les entrevues et les études de cas réalisées dans le cadre de cette évaluation pour obtenir un contexte et cerner les facteurs ayant influé sur les exportations canadiennes au cours des dix dernières années (de 2000 à 2009).

3.3 Limites de l’évaluation

Bien que nous ayons utilisé une méthode solide qui nous a permis d’aborder toutes les questions soulevées pendant l’évaluation au moyen de plusieurs sources d’information, certaines limites doivent être prises en compte lors de l’interprétation des constatations. Ces limites sont les suivantes :

  • La portée des activités de la sous-activité : Cette étude ne comprenait que trois des cinq programmes inclus dans la sous-activité « Protéger les marchés destinés aux produits forestiers » (les deux autres sont le PIPF et PPLECF). Puisque les cinq programmes sont complémentaires, une évaluation ne portant que sur trois des cinq programmes rend toute attribution difficile parce que les programmes ciblent des groupes semblables et ont des types d’activités et des résultats attendus semblables. En fait, certains projets sont financés par plus d’un des cinq programmes de la sous-activité. Il était donc difficile de déterminer les impacts différentiels d’un programme particulier sur les résultats et les impacts mesurés. Néanmoins, l’étude a tout de même permis de déterminer si les efforts des programmes contribuent ou non à des résultats positifs ou négatifs.
  • La portée de quatre ans de cette évaluation : L’évaluation a été limitée à la période de quatre ans s’étendant de 2006-2007 à 2009-2010 afin de ne pas dédoubler les évaluations de 2006-2007 du PCEPB et de VB. Puisqu’il faut des années pour réaliser certains des résultats et des impacts du projet et du programme définis dans le modèle logique, et puisque beaucoup des activités sont en cours depuis cinq à dix ans, voire davantage, les impacts communiqués couvrent une période plus grande que celle définie dans la portée de l’évaluation (c.-à-d. certains des études de cas ont dû couvrir une période beaucoup plus grande parce que le « cas » ne pouvait pas être limité à trois ans). Cela signifie également qu’au moment d’évaluer l’efficacité et l’économie des programmes, les « coûts » ont été limités à trois exercices financiers alors que « l’efficacité » couvrait une période plus longue.
  • Brièveté de l’histoire du programme dans le cas du BNAA : Puisque le BNAA était un nouveau programme, n’ayant commencé qu’en 2007-2008, il a été difficile de trouver des personnes bien renseignées sur le programme et ses résultats. En outre, il était trop tôt pour évaluer beaucoup des impacts du programme.
  • La possibilité limitée de généralisation des constatations du sondage auprès des associations de l’industrie : Même si cette étude était de nature quantitative, plusieurs facteurs limitent la possibilité de généralisation à l’intégralité de la population. Premièrement, le taux de réponse était relativement bas dans l’ensemble (21 p. 100), et les répondants qui connaissaient les programmes représentaient un sous-ensemble plus petit de ce groupe (n = 42 pour le PCEPB et n = 22 pour le BNAA). Deuxièmement, l’échantillon ne comprenait pas une liste complète des membres pour toutes les associations. Troisièmement, les répondants au sondage ne provenaient que de deux régions – 67 p. 100 de la Colombie-Britannique et 33 p. 100 du Québec (les membres d’associations de l’Ontario n’ont pas répondu à l’invitation au sondage). Même si ces régions contiennent les associations de l’industrie ayant reçu la plus grande proportion du financement et sont les plus grandes régions forestières du Canada, il est clair que le sondage n’a pas permis de connaître le point de vue des compagnies de produits forestiers d’autres parties du pays, entre autres l’Alberta et l’Ontario. Par conséquent, les constatations de ce sondage donnent une image générale des opinions des membres des associations de l’industrie mais ne doivent pas être considérées comme étant statistiquement généralisables à l’intégralité de la population.
  • L’échantillon pour les entrevues a été sélectionné par le SCF : À la demande de la Division de l’évaluation stratégique, les coordonnées des répondants potentiels aux entrevues ont été compilées par la direction et le personnel du programme du SCF. Il était nécessaire de faire participer la direction du programme du SCF à l’identification des personnes susceptibles d’être interviewées puisque c’est elle qui occupe la meilleure position pour identifier les principaux intervenants du programme. Même si les entrevues ont été choisies en fin de compte par l’équipe d’évaluation, cela peut avoir entraîné un parti pris dans la sélection.

4.0 Constatations de l’évaluation

Cette évaluation avait deux objectifs : 1) fournir une évaluation de niveau stratégique de la composante de développement des marchés de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers, et 2) fournir une évaluation de chaque programme qu’elle contient (c.-à-d. PCEPB, BNAA et VB). Les constatations au niveau du programme sont présentées sous les en-têtes de programme PCEPB, BNAA et VB pour chaque question d’évaluation. Les constatations stratégiques de niveau plus élevé et le sommaire pour la composante de développement des marchés de la sous-activité sont indiqués par un encadré ombré.

4.1 Pertinence

Cette section du rapport présente l’évaluation de la pertinence des programmes de développement des marchés de Protéger les marchés destinés aux produits forestiers et aborde les enjeux suivants :

  • à quel point les programmes répondent à un besoin démontrable et sont sensibles aux besoins des Canadiens;
  • à quel point les programmes respectent les priorités gouvernementales et les objectifs stratégiques de RNCan;
  • à quel point le rôle de RNCan est légitime, approprié et nécessaire.

4.1.1 À quel point les programmes répondent-ils à un besoin démontrable et sont-ils sensibles aux besoins des Canadiens?

Constatations de niveau stratégique et résumé – Besoin

Les données confirment hors de tout doute l’existence d’un besoin pour les trois programmes de développement des marchés. En outre, les constatations indiquent que les programmes répondent de manière efficace aux besoins de l’industrie des produits forestiers du Canada.

Les personnes interviewées indiquent toutes que le besoin d’aide gouvernementale du secteur forestier canadien a augmenté au cours des quatre dernières années suite à l’intensification de la concurrence dans les marchés outre-mer, à une diminution de la demande d’exportations vers les États-Unis et à un déclin de la santé générale du secteur. Les ventes, les exportations, la rentabilité et l’emploi ont tous diminué au cours de la période étudiée. L’industrie forestière canadienne a connu un déclin économique sans précédent dès le début du financement de ce programme. Le secteur continue de faire face à d’importants défis découlant de la concurrence accrue dans les marchés d’exportation (alimentée par les progrès technologiques, le bois moins coûteux, les arbres à croissance plus rapide, les coûts de main-d’œuvre moins élevés et un fardeau réglementaire moins lourd) et de la dépendance à l’égard du marché américain (qui représentait plus de 89 p. 100 des exportations de produits de bois du Canada en 2005 mais avait chuté à 75 p. 100 en 2009). Le ralentissement marqué des mises en chantier aux États-Unis (qui sont passées de 2,1 millions en 2005 à 554 000 en 2009), la force du dollar canadien et les problèmes historiques liés au commerce du bois d’œuvre résineux représentent une menace pour le secteur.

Logiquement, la diversification des marchés d’exportation et l’encouragement de la R et D et de l’investissement dans de nouveaux produits à valeur ajoutée devraient améliorer la résilience du secteur. On a déterminé que les principales possibilités de croissance et de diversification sont les marchés émergents comme la Chine et la Corée du Sud, la construction non résidentielle en Amérique du Nord et les marchés des produits de bois à valeur ajoutée.Note de bas de page 14

PCEPB

L’évaluation a révélé que le PCEPB comble plusieurs besoins démontrables de l’industrie de l’exportation des produits de bois et est perçu comme étant sensible à ces besoins. Le programme, grandement apprécié par les intervenants de l’industrie et du gouvernement, répond aux besoins de l’industrie afin de réduire la dépendance à l’égard des États-Unis comme premier marché d’exportation et de faciliter des initiatives uniques de développement des marchés dans les marchés cibles, que les associations et les entreprises de l’industrie ne peuvent exécuter seules. En général, l’industrie est satisfaite des secteurs d’intervention (c.-à-d. Japon, Chine, Corée du Sud et Europe). Toutefois, certaines personnes interviewées se préoccupent du fait que l’accent croissant mis par le programme sur la Chine peut nuire à sa capacité d’exploiter le potentiel d’autres marchés.

Preuve
  • Les intervenants de l’industrie et du gouvernement perçoivent un besoin pour le PCEPB et considèrent ce programme comme très précieux : Les personnes interviewées dans l’industrie et les gouvernements fédéral et provinciaux ont toutes indiqué que le besoin d’aide gouvernementale auquel répond ce programme a augmenté au cours des quatre dernières années en raison de la concurrence croissante dans les marchés outre-mer, d’une diminution des exportations vers les États-Unis et d’un déclin de la santé générale du secteur. Le sondage auprès des membres des associations de l’industrie a lui aussi confirmé le soutien du programme. On demandait aux répondants d’indiquer à quel point ils croient qu’un programme comme le PCEPB est nécessaire au Canada sur une échelle de 10 (où 1 = pas du tout et 10 = pleinement). La cote moyenne était de 8,8 et 67 p. 100 ont donné la cote la plus élevée à cette question (c.-à-d. 10 sur 10). Sur les 42 répondants qui connaissaient le programme de façon particulière, 71 p. 100 croyaient qu’il avait été très utile, ou assez utile, à leur compagnie, et 72 p. 100 ont indiqué que l’absence du PCEPB aurait eu une incidence négative sur leur compagnie ou leur organisme.
  • L’industrie des exportations de produits de bois canadien demeure en péril : L’analyse économique a révélé que les exportations, la rentabilité et l’emploi ont décliné dans le secteur pendant la période couverte par l’évaluation, ce qui laisse croire que le besoin d’intervention subsiste. La valeur totale des exportations de produits de bois canadien en 2009 était de 8,7 milliards de dollars; c’était la première fois que les exportations passaient sous la barre des 10 milliards de dollars en 15 ans, et cela représente un déclin de 65 p. 100 par rapport au sommet de 2005 (25,1 milliards de dollars).Note de bas de page 15 En outre, les niveaux d’emploi chutent depuis 2004. Selon l’Association des produits forestiers du Canada, 250 usines ont suspendu ou interrompu leurs activités dans le secteur entre 2007 et 2009, et beaucoup d’autres ont réduit leurs niveaux de production en raison du ralentissement de l’économie.
  • Nécessité de réduire la dépendance à l’égard du marché américain : La principale justification du PCEPB est de répondre au besoin de réduire la dépendance du secteur à l’égard des États-Unis comme marché d’exportation. En 2005, les exportations vers les États-Unis comptaient pour 89 p. 100 des exportations de produits de bois. En 2009, les États-Unis comptaient pour 76 p. 100 des expéditions totales, ce qui est attribuable en grande partie à la chute marquée du nombre de mises en chantier aux États-Unis. Malgré ce changement, les personnes interviewées sont d’accord pour dire que le secteur forestier canadien demeure trop dépendant du marché américain. La récession actuelle a eu un impact considérable sur les exportations de produits de bois canadien en raison de l’effondrement du marché de l’habitation américain, de la faiblesse du dollar américain et de l’érosion de la confiance des consommateurs. En 2005, il y a eu 2,1 millions de mises en chantier aux États-Unis alors qu’en 2008, les mises en chantier de nouvelles habitations ont chuté sous la barre du million d’unités pour la première fois depuis les années 1950. En 2009, les mises en chantier américaines annuelles n’ont totalisé que 554 000.Note de bas de page 16 L’expansion des exportations aux marchés outre-mer devrait réduire encore davantage la dépendance à l’égard du marché américain et la susceptibilité connexe à ces chocs.
  • Nécessité d’appuyer des stratégies de développement des marchés adaptées à des marchés cibles précis : Le développement des marchés outre-mer doit varier selon le pays et le type de produit. Depuis le lancement du programme en 2002, les marchés prioritaires du PCEPB sont le Japon, la Chine, l’Europe et la Corée du Sud. La justification de ces marchés varie selon le pays et des stratégies ont été mises au point pour chaque marché (avec des mises à jour des stratégies pour la Corée du Sud et la Chine en 2008 et de la stratégie pour le Japon en 2009). Le Japon et l’Europe sont des marchés matures possédant des traditions de construction avec le bois.

    Pour appuyer les exportations canadiennes vers des marchés matures, le PCEPB appuie la promotion de produits de niche haut de gamme (valeur et qualité élevées) et assure une surveillance constante pour régler les préoccupations en matière d’accès au marché ou de réglementation dès qu’elles apparaissent. L’étude de cas sur la construction à ossature de bois en Chine a révélé que la Chine n’a pas de tradition de construction avec le bois. Les activités du PCEPB en Chine visent à mieux faire connaître la construction avec le bois, à fournir un soutien technique dans ce marché pour les révisions aux codes du bâtiment, à former les constructeurs et à offrir des services d’assurance de la qualité pour les nouveaux bâtiments construits avec une charpente de bois.

    Toutefois, la nécessité de l’importance de l’investissement et de l’attention actuellement consacrés au développement du marché chinois a été remise en question par plusieurs personnes interviewées, tant dans l’industrie qu’au gouvernement. Ces personnes ont exprimé des préoccupations liées au fait de savoir si les résultats justifient le niveau d’investissement et de savoir à quel point l’augmentation des exportations vers la Chine peut être attribuée aux efforts de développement du marché plutôt qu’à d’autres facteurs (p. ex. les prix canadiens, le besoin croissance de fibre de bois de la Chine pour appuyer son secteur de la deuxième transformation du bois, la diminution des exportations de grumes de la Russie). Par exemple, puisque la Chine consomme une grande quantité d’épinette-pin-sapin (EPS), le fait de mettre l’accent sur ce marché peut sacrifier le développement à plus long terme de marchés à valeur ajoutée au profit d’une réussite à court terme dans un marché alimenté par la quantité.
  • Capacité limitée de l’industrie d’entreprendre des activités de développement des marchés outre-mer suffisantes : Les personnes interviewées dans les associations de l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée de la Colombie-Britannique ont fait remarquer que le PCEPB répond aux besoins de leurs membres en faisant connaître les produits canadiens principalement au moyen d’activités promotionnelles comme la Mission d’acheteurs internationaux (Global Buyers Mission – GBM)Note de bas de page 17 tenue à Whistler et organisée par B.C. Wood. L’objectif de la GBM est de réunir des acheteurs internationaux avec des compagnies britanno-colombiennes de produits à valeur ajoutée afin de générer de nouvelles possibilités de ventes. B.C. Wood compte 130 membres, en majorité des petites-moyennes entreprises (PME) (ayant des ventes variant de 3 à 10 millions de dollars et de 6 à 20 employés) qui n’ont pas la capacité d’entreprendre individuellement des activités de marketing internationales.

    De la même manière, au Québec, le BPPFQ représente le secteur à valeur ajoutée par ses activités de développement des marchés financées par le PCEPB au Japon, en Chine et en Europe grâce aux bureaux du groupe PBC. Ces activités comprennent des études de marché sur des sous-secteurs clés (p. ex. revêtements de sol de bois franc et maisons à ossature de bois fabriquées en usine), une formation sur l’exportation, la participation à des foires commerciales et à des colloques pour mieux faire connaître les produits de bois canadien, la création et la distribution de matériel promotionnel et les activités d’accès aux marchés (p. ex. la promotion de la certification CE). Selon les personnes interviewées, aucune entreprise ou association seule ne serait en mesure de réaliser ces investissements coordonnés nécessaires au nom de l’industrie.
BNAA

Le BNAA répond au besoin d’expansion des marchés disponibles à l’industrie des produits de bois afin de la rendre moins susceptible aux chocs du marché de l’habitation. Le marché national nord-américain de la construction non résidentielle est important, mais les parts du bois dans ce marché sont petites (par comparaison avec celles de l’acier et du béton). Les évaluations des besoins menées pour les programmes WoodWorks et Cecobois, financés par le BNAA, laissent croire que les obstacles à la pénétration de ces marchés peuvent être surmontés et que ces programmes sont conçus à cette fin. Par conséquent, il existe une grande possibilité exploitable d’augmenter la part de marché et d’obtenir un rendement important à moyen terme. L’industrie apprécie les programmes WoodWorks et Cecobois, mais ne connaît généralement pas le rôle qu’y joue le BNAA.

Preuve
  • Les intervenants de l’industrie percevaient un besoin pour les initiatives financées par le BNAA, mais le rôle du BNAA lui-même n’est pas bien connu : Le sondage auprès des membres des associations de l’industrie canadienne a révélé un soutien pour le BNAA. On a demandé aux répondants (n = 52) d’indiquer à quel point ils croient qu’un programme comme le BNAA est nécessaire au Canada sur une échelle de 10 (où 1 = pas du tout et 10 = pleinement). La cote moyenne était de 9,0 et 60 p. 100 des répondants ont donné la cote la plus élevée à cette question (c.-à-d. 10 sur 10). Sur les 22 répondants qui connaissaient le programme, 54 p. 100 croyaient qu’il avait été très utile, ou assez utile, à leur compagnie, et 67 p. 100 ont indiqué que l’absence du BNAA aurait eu une incidence négative sur leur compagnie ou leur organisme. La faible connaissance du BNAA et les niveaux modérés d’utilité perçue et d’impact positif laissent croire que le rôle fédéral n’est peut-être pas très clair. Les entrevues laissent croire que le BNAA n’est pas facile à identifier pour les intervenants de l’industrie compte tenu des multiples acteurs et de la forte présence provinciale dans ce secteur. Les intervenants ont plus de chances de connaître les initiatives WoodWorks et Cecobois, mais pas nécessairement leur mécanisme fédéral de financement.
  • Nécessité de contrer la tendance baissière de la construction résidentielle en diversifiant les applications du bois : L’utilisation du bois dans la construction est dominée, d’un point de vue historique, par l’utilisation dans les bâtiments résidentiels. Les plans stratégiques de Cecobois et du programme U.S. WoodWorks à l’appui des investissements du BNAA laissent entendre que le programme répond à un besoin important : contrer l’importante tendance baissière de l’utilisation résidentielle du bois en Amérique du Nord (baisse de plus de 30 p. 100 pendant la période étudiée) en cherchant des possibilités d’expansion de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle. L’évaluation de 2010 du programme U.S. WoodWorks a conclu que ce type de programme est bien adapté pour éloigner l’industrie de la construction principalement résidentielle et pour élargir le marché nord-américain général du bois.Note de bas de page 18
  • Le marché nord-américain de la construction non résidentielle présente un grand potentiel pour les applications du bois : Tous les Canadiens interviewés dans l’industrie et le gouvernement ont convenu de l’existence d’un potentiel inexploité d’applications du bois dans les marchés de la construction non résidentielle. L’examen de la documentation a amplement confirmé cette évaluation, puisqu’on a découvert que d’importantes recherches ont été menées à l’appui du programme U.S. WoodWorks en 2006 (mis à jour en 2009 avec les plans stratégiques de Cecobois et de Canada WoodWorks). L’importance de cette possibilité a récemment été confirmée par l’évaluation d’automne 2010 du programme U.S. WoodWorks, qui a conclu, d’après des données sur la construction non résidentielle entre 2007 et 2009 aux États-Unis, que le bois détient une part relativement faible du marché de la construction non résidentielle, ce qui signifie qu’il existe un potentiel de croissance considérable.Note de bas de page 19 Sans surprise, la plupart des intervenants du programme U.S. WoodWorks estiment que cette possibilité est très importante pour l’industrie.Note de bas de page 20
  • Les évaluations des besoins ont démontré l’existence d’obstacles précis à l’augmentation de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle : L’évaluation des besoins effectuée dans le cadre du plan stratégique de 2006 du Wood Products Council a conclu qu’il existe une importante possibilité de croissance du marché à condition que les activités soient importantes et soutenues et qu’elles soient adaptées aux besoins de chaque marché (p. ex. sensibilisation, incitatifs à l’utilisation du bois plutôt que d’autres matériaux).Note de bas de page 21 Les entrevues réalisées avec les intervenants dans le cadre de l’évaluation d’automne 2010 du programme U.S. WoodWorks ont confirmé que les facteurs qui limitent l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle sont les suivants :
    • un manque d’éducation et de formation chez les architectes et les constructeurs en ce qui concerne l’utilisation du bois;
    • un manque de ressources de conception disponibles, comme un logiciel permettant de réduire le temps requis pour dresser des plans de conception avec le bois (de tels logiciels sont disponibles depuis plusieurs années pour les applications de béton et d’acier);
    • des codes du bâtiment qui ne permettent pas le bois dans les applications de construction non résidentielle;
    • le fait que la communauté ne comprend pas que les applications de construction non résidentielles peuvent utiliser le bois dans les codes modifiés;
    • le fait que la concurrence du béton et de l’acier est plus efficace que le bois parce que ces industries sont bien organisées, par comparaison avec la nature plus fragmentée de l’industrie des produits de bois.Note de bas de page 22
    Les initiatives WoodWorks et Cecobois financées par le BNAA sont conçues pour relever ces défis au moyen d’un programme intégré visant à éduquer les concepteurs, les rédacteurs de devis et les architectes sur les possibilités d’utilisation du bois dans les applications non résidentielles.
VB

L’industrie des produits de bois à valeur ajoutée au Canada est assujettie à une concurrence croissante de la part des producteurs d’autres marchés. L’industrie canadienne est composée principalement de PME qui ne sont généralement pas en mesure d’avoir accès à l’expertise technique nécessaire pour améliorer leurs produits et leurs pratiques à l’interne. Les données issues de l’examen de la documentation, des entrevues et du sondage en ligne auprès des clients du transfert de technologie ont toutes démontré que le programme VB comble un réel besoin en matière d’innovation de produits et de procédés et est sensible aux besoins des PME canadiennes fabriquant des produits de bois. Toutes les personnes interviewées ont également convenu que le programme VB comble un besoin de soutien technique des entreprises dans le secteur des produits de bois à valeur ajoutée pour régler les problèmes techniques et élaborer des produits et des procédés nouveaux et améliorés. Ceux qui ont bénéficié des services des conseillers industriels de VB estimaient que les conseillers industriels répondaient aux besoins d’amélioration des procédés ou des produits de leur compagnie.

Preuve
  • L’industrie des produits de bois a souffert de la concurrence accrue dans les marchés des produits de plus faible valeur et elle doit chercher des marchés à créneaux de valeur plus élevée : Dans un rapport de juin 2008 au Comité permanent de la Chambre des communes sur les ressources naturelles, la plupart des témoins ont indiqué qu’il est essentiel de trouver des moyens d’ajouter de la valeur aux produits forestiers pour assurer la prospérité future du secteur forestier canadien. Même si, par le passé, on a mis l’accent sur les produits transformés comme la pâte, le papier journal et le bois de sciage, beaucoup d’autres pays peuvent maintenant les produire à moindre coût et l’industrie doit se réorienter vers les produits à grande valeur ajoutée.Note de bas de page 23 Cette préoccupation touchant la concurrence accrue des marchés étrangers a été confirmée par certaines personnes interviewées. Avec la chute de la demande du marché des États-Unis, certaines entreprises américaines commercialisent leurs produits au Canada, ce qui aggrave une situation déjà difficile pour les compagnies canadiennes. On subit également de la concurrence dans des secteurs à valeur ajoutée particuliers de la part d’autres pays comme le Brésil (recouvrements de sol) et la Chine (meubles peu coûteux).
  • Le secteur canadien des produits de bois à valeur ajoutée ne possède pas les compétences ou les ressources techniques nécessaires à l’interne : Plusieurs personnes interviewées ont fait remarquer que le Canada ne possède pas un secteur de la transformation secondaire du bois très bien développé. Le secteur est composé de beaucoup de petites entreprises en démarrage possédant peu d’expertise technique (p. ex. recherche scientifique). La plupart d’entre elles ne possèdent pas à l’interne les compétences techniques nécessaires ou n’ont pas un accès facile à l’expertise et aux renseignements techniques nécessaires et comptent donc sur VB pour leur donner accès à ces compétences.
  • Des recherches sont nécessaires pour fournir l’innovation technique nécessaire pour amener l’industrie vers les produits à valeur plus élevée : La carte routière technologique sur le bois de sciage et les produits à valeur ajoutée de 2000Note de bas de page 24 produite par FPInnovations en consultation avec l’industrie forestière indiquait que l’industrie percevait les produits de bois d’ingénierie et les produits de bois de qualité de finition (tous deux ayant une grande valeur) comme des secteurs de croissance dépendant de l’innovation technique. VB met l’accent sur le développement de ces marchés à valeur ajoutée par la recherche et le transfert de technologie. De nombreuses personnes interviewées ont indiqué que VB répond aux besoins du secteur en matière d’amélioration de la compétitivité en réduisant les coûts et en améliorant la qualité, le rendement et la productivité. VB met l’accent sur la satisfaction à des besoins à court et à moyen terme des entreprises. En plus du soutien technique, les entreprises du secteur des produits de bois à valeur ajoutée ont aussi grandement besoin de renseignements sur les marchés, qui sont maintenant disponibles par l’entremise du programme VB.
  • Il est clair que l’industrie est réceptive au programme VB et qu’elle en perçoit la valeur : Le nombre d’entreprises de produits de bois qui communiquent avec VB démontre que le programme répond à un besoin de recherche et de soutien technique. En 2009-2010, les conseillers industriels de VB ont réalisé 925 visites d’usine et évaluations techniques, 265 projets et 424 interactions supplémentaires avec les clients. En outre, VB a tenu 26 colloques partout au Canada, auxquels ont assisté 444 personnes au total. Compte tenu de ce niveau d’adoption, il n’est pas étonnant que le sondage en ligne auprès des clients du transfert de technologie de VB ait révélé que 77 personnes estimaient que les services répondaient aux besoins de leur entreprise (cotes de 7 à 10 sur une échelle de 10 dans laquelle 1 = pas du tout et 10 = pleinement). En outre, 87 p. 100 des clients sondés ont trouvé les services utiles, 51 p. 100 d’entre eux indiquant que les services ont été très utiles.

4.1.2 Les programmes sont-ils conformes aux priorités gouvernementales et aux objectifs stratégiques de RNCan?

Constatations de niveau stratégique et résumé - Priorités

Chacun des trois programmes de la composante de développement des marchés de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers est clairement aligné avec les priorités actuelles du gouvernement fédéral, telles qu’énoncées dans les budgets de 2009 et 2010. La section sur la compétitivité sectorielle du Budget 2009 traitant de l’aide à court terme à des secteurs clés cerne les défis posés au secteur forestier canadien par la baisse de la demande dans le marché de l’habitation américain et la concurrence dans les marchés émergents.Note de bas de page 25 La réponse du gouvernement à ces défis a été de fournir 170 millions de dollars pour l’exécution d’un éventail de mesures, y compris VB, visant à améliorer la compétitivité des PME de produits forestiers, et au BNAA et au PCEPB pour commercialiser les produits de bois canadien aux États-Unis et dans le monde. Plus récemment, le Budget 2010 a mis l’accent sur la création d’une croissance économique et d’emplois par l’innovation grâce à la commercialisation des recherches menées par des programmes comme VB.Note de bas de page 26

Les programmes de développement des marchés sont également clairement alignés avec les priorités stratégiques actuelles du Ministère. Le mandat et les objectifs des trois programmes sont conformes au premier objectif stratégique de RNCan, qui met l’accent sur la compétitivité économique. Le résultat stratégique voulu est que les « secteurs des ressources naturelles sont concurrentiels à l'échelle internationale, productifs sur le plan économique et contribuent au bien-être social des Canadiens ».Note de bas de page 27 Afin d’atteindre ce résultat, dans le Rapport sur les plans et les priorités de 2010-2011, RNCan s’est engagé à « promouvoir l’innovation, l’investissement et l’accroissement de la compétitivité des secteurs des ressources naturelles et des industries connexes par la prestation d’un savoir-faire et d’outils, la promotion du commerce et l’élimination des obstacles à l’investissement canadien au pays et à l’étranger ».Note de bas de page 28 Les programmes PCEPB, BNAA et VB mettent chacun l’accent sur de multiples aspects du développement de nouvelles possibilités économiques pour le secteur forestier par la recherche technique et l’élimination des obstacles à l’utilisation du bois dans les marchés nationaux et internationaux.

PCEPB

Le PCEPB a pour mandat d’élargir les possibilités d’exportation des produits de bois canadien dans les marchés outre-mer traditionnels et émergents. La diversification des marchés pour les produits forestiers appuie directement le résultat stratégique de RNCan lié à la compétitivité économique en limitant la dépendance de l’industrie des produits de bois à l’égard des États-Unis comme marché d’exportation. Les personnes interviewées à RNCan et dans d’autres ministères fédéraux ont toutes convenu que cela était conforme aux priorités à la fois fédérales et ministérielles portant sur la compétitivité internationale des industries des ressources naturelles.

BNAA

En mettant l’accent sur l’utilisation du bois dans les applications de bâtiments non résidentiels, le BNAA appuie la diversification des marchés qui contribue à la réalisation de l’objectif de RNCan en matière de compétitivité économique. Les personnes interviewées ont fait remarquer que le BNAA répond au besoin de diversification en aidant les producteurs nord-américains à s’éloigner des applications de bâtiments résidentiels bas.

En plus de la priorité du Ministère en matière de compétitivité économique, le mandat central de RNCan consiste à appuyer le développement durable des ressources naturelles du Canada.Note de bas de page 29 Le BNAA finance des initiatives de durabilité, qui se sont avérées dominantes dans la promotion par WoodWorks de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle dans certaines zones cibles (p. ex. Colombie-Britannique et Californie). Par exemple, le programme U.S. WoodWorks a participé à plusieurs analyses du cycle de vie ayant fourni des estimations de gains nets en carbone découlant des conversions du bois.Note de bas de page 30

VB

L’analyse de la documentation et les entrevues ont démontré que VB est aligné avec les priorités gouvernementales liées à une forte croissance économique, à la compétitivité et à la durabilité du secteur forestier. Le mandat de VB consiste à améliorer la productivité et la compétitivité du secteur des produits de bois à valeur ajoutée au Canada en aidant les PME à améliorer leur productivité et à mettre au point des produits nouveaux et améliorés. Cela respecte les priorités gouvernementales et ministérielles touchant l’amélioration de la compétitivité et la stimulation de l’innovation.

Les données tirées des entrevues ont démontré un consensus chez les représentants du gouvernement fédéral et de l’industrie sur le fait que VB appuie les priorités fédérales. À l’interne, on estimait que le programme appuie l’objectif stratégique de RNCan touchant la compétitivité économique du secteur des ressources naturelles. Les personnes interviewées ont fait remarquer que VB appuie la compétitivité d’entreprises du secteur de la fabrication de produits de bois à valeur ajoutée qui ne possèdent pas une expertise interne et des ressources financières suffisantes pour apporter des améliorations technologiques sans aide. D’autres ont mentionné que VB contribue à assurer la durabilité économique des collectivités en aidant les petites entreprises qui offrent de l’emploi dans les petites villes et les régions rurales de partout au Canada. Plusieurs personnes interviewées ont formulé le commentaire que VB appuie également le mandat de durabilité de RNCan en aidant les PME qui fabriquent des produits de bois à améliorer leur efficacité énergétique et à réduire leurs déchets.

4.1.3 Existe-t-il un rôle légitime, approprié et nécessaire pour RNCan dans le programme? Le rôle de RNCan est-il approprié dans le contexte du rôle des autres intervenants?

Constatations de niveau stratégique et résumé – Rôle de RNCan

Le rôle de RNCan dans l’exécution des trois programmes était généralement perçu comme étant important par les intervenants de l’industrie et du gouvernement. Le rôle d’une présence canadienne semble clair compte tenu de l’ampleur des crises économiques que le secteur a connues. Le développement des marchés exige en outre des interventions soutenues en ce qui concerne l’établissement d’une présence sur le marché et les investissements en recherches à long terme nécessaires pour assurer l’innovation. RNCan est bien placé pour jouer ces rôles, par comparaison avec les autres acteurs. Le gouvernement fédéral a lui aussi un rôle clair à jouer dans la prestation de renseignements pour appuyer les travaux sur les codes et les normes (une activité généralement exécutée entre gouvernements).

En ce qui concerne le caractère approprié du rôle, il est nécessaire que RNCan participe aux programmes BNAA, PCEPB et VB puisqu’il occupe une position unique lui permettant de faciliter la transformation de l’industrie, en raison de sa capacité d’adopter un point de vue de l’industrie de niveau stratégique.

Toutefois, il reste à déterminer à quel point les éléments très engagés du secteur, tant au niveau régional (p. ex. Colombie-Britannique) qu’au niveau des produits (p. ex. sciage résineux), exercent une influence sur l’établissement des priorités du PCEPB et du BNAA.

PCEPB

Les constatations tirées des entrevues, de l’examen de la documentation et des études de cas montrent que le gouvernement (RNCan) joue un rôle approprié, légitime et nécessaire dans la détermination des priorités en matière de développement des marchés pour l’industrie canadienne aussi bien que dans la coordination entre de nombreux intervenants des activités de projet dans des marchés outre-mer. Le leadership de RNCan a maintenu l’impulsion à plus long terme nécessaire pour développer de manière efficace les marchés outre-mer. Dans certains cas, les personnes interviewées estimaient que le gouvernement fédéral devrait jouer un rôle de leadership plus important par l’élaboration et la coordination d’une stratégie canadienne des marchés mondiaux pour les forêts qui intégrerait pleinement les besoins et les priorités de toutes les régions et de tous les sous-secteurs de l’industrie.

Preuve
  • Le développement efficace des marchés outre-mer exige la participation du gouvernement : Les activités du PCEPB comme les essais de produits et les recherches sismiques visant à appuyer les initiatives d’accès aux marchés (p. ex. révisions des codes du bâtiment, classement, etc.) dépendent de consultations entre gouvernements. Les données issues des études de cas et des entrevues montrent l’importance de la participation du gouvernement fédéral à la réussite des travaux internationaux d’élaboration de normes et de codes du programme. Sous la bannière du PCEPB, RNCan et d’autres ministères et organismes fédéraux, dont le Conseil national de recherches du Canada et le MAECI, travaillent de concert et sont perçus par l’industrie canadienne comme des « courtiers honnêtes » offrant des renseignements et des conseils objectifs et factuels aux gouvernements et organismes internationaux sur les codes du bâtiment, les normes de rendement, les essais de produits et, de plus en plus, les enjeux environnementaux (p. ex. bâtiments verts et pratiques de gestion durable des forêts).
  • RNCan occupe une position unique pour assurer une fonction de coordination nécessaire des nombreux intervenants œuvrant au développement des marchés : La majorité des personnes interviewées a souligné l’importance du rôle de leadership national de RNCan dans la coordination des efforts de nombreux groupes d’intervenants, y compris des entreprises individuelles, des associations de l’industrie, le groupe PBC, des sous-secteurs précis des forêts et des produits forestiers (p. ex. EPS, pruche-sapin, panneau de fibres à densité moyenne, produits secondaires comme les portes et fenêtres), les provinces et d’autres ministères fédéraux. Avant le lancement du programme en 2002, il existait une certaine coordination des efforts outre-mer de promotion des ventes de produits de bois.Note de bas de page 31 Cependant, la conception du PCEPB et ses activités ont entraîné une augmentation considérable de la coordination entre les associations de l’industrie et ont mené directement à la création du groupe Produits de bois canadien, qui coordonne les activités financées par le PCEPB dans les marchés outre-mer pour le compte des associations qui en sont membres. Les employés des bureaux du groupe PBC entretiennent des relations avec des employés clés du MAECI dans les marchés outre-mer. Certaines personnes interviewées ont également fait remarquer que RNCan entretient des relations avec le MAECI, l’APFC, FPInnovations et d’autres intervenants, ce qui place le Ministère dans une position unique pour exécuter le programme.
  • Le développement des marchés outre-mer exige une participation à long terme qui n’est pas facilement maintenue par l’industrie : La grande majorité des personnes interviewées estimait que RNCan joue un rôle légitime et nécessaire dans l’exécution du PCEPB puisqu’il est en mesure d’offrir le niveau de financement soutenu requis pour développer les marchés outre-mer. Selon les entrevues menées au SCF et dans l’industrie, l’agitation connue par l’industrie au cours des dix dernières années a limité les ressources disponibles pour le développement des affaires, et il est peu probable que ce niveau de développement des marchés outre-mer se soit produit sans la participation de RNCan.
  • Certaines personnes interviewées ont remis en question le degré auquel les activités du PCEPB reflètent pleinement les priorités nationales : En ce qui concerne le caractère approprié du rôle, certaines personnes interviewées ont remis en question le degré auquel les priorités du PCEPB sont réellement « nationales » plutôt que régionales et sectorielles. Ces personnes ont expliqué que l’accent mis par les éléments très engagés du secteur – aussi bien au niveau régional (p. ex. Colombie-Britannique) qu’au niveau des produits (p. ex. producteurs de sciage résineux) – semble profiter davantage du financement du PCEPB que les éléments moins organisés, dont les priorités ne sont par conséquent pas reflétées.
BNAA

Les données confirment qu’il existe un rôle approprié et légitime pour RNCan dans l’exécution du BNAA, qui est essentiellement une augmentation des activités de WoodWorks visant à élargir le marché du bois. D’autres gouvernements avaient déjà participé au moment où le financement du BNAA a été annoncé, et un soutien supplémentaire était nécessaire pour élargir les marchés dans le sillage d’une contraction sans précédent du marché du logement. Cependant, compte tenu de la participation antérieure des partenaires de financement de RNCan à ces travaux, cela peut signifier que RNCan ne joue pas un rôle aussi important dans l’établissement des priorités concernant le financement qu’il offre à ces initiatives que ce que l’on pourrait souhaiter d’un programme national.

Preuve
  • Le rôle de RNCan pour appuyer l’industrie des produits forestiers était nécessaire pour accélérer la transformation de l’industrie dans le sillage d’une crise : Les personnes interviewées connaissant la nature de la programmation du BNAA ont unanimement convenu qu’il existe un rôle légitime pour RNCan dans les initiatives du BNAA. Pour beaucoup de personnes interviewées, l’aide fédérale était particulièrement nécessaire à ce moment-là compte tenu de la crise vécue par le secteur et provoquée par la chute soudaine d’un tiers du marché de la construction résidentielle. Les nouvelles mises en chantier aux États-Unis ont chuté sous la barre du million d’unités en 2008, leur niveau le plus bas depuis les années 1950. Le financement offert par RNCan en vertu du BNAA a permis l’expansion des activités visant à accroître le marché du bois en Amérique du Nord de manière à inclure la construction non résidentielle, afin de rendre les entreprises canadiennes moins vulnérables. Puisque d’autres intervenants avaient déjà commencé de financer de telles initiatives, le financement supplémentaire de RNCan a permis une expansion rapide des activités.
  • RNCan occupe une position unique pour faciliter la transformation du secteur : Pour certaines personnes interviewées, la transformation découlant de la transition du secteur d’une perspective plus traditionnelle vers une approche plus progressive employant des systèmes axés sur les besoins des utilisateurs (c.-à-d. utilisations non traditionnelles du bois dans la construction non résidentielle) était également une justification importante du soutien de RNCan. Cela était attribuable au lien de RNCan avec le soutien en matière de R et D et de technologie.
  • D’autres gouvernements intéressés sont représentés dans les activités de WoodWorks : L’étude de cas sur le programme U.S. WoodWorks, tirant parti de l’évaluation du programme U.S. WoodWorks réalisée à l’automne 2010, laisse croire qu’il existe un rôle gouvernemental important dans la promotion de la diversification du secteur. Par exemple, le Binational Softwood Lumber Council (BSLC), le FII de la Colombie-Britannique et RNCan sont tous représentés au conseil d’administration du programme U.S. WoodWorks. RNCan est présent lors des réunions du conseil d’administration du programme WoodWorks à titre d’observateur (c.-à-d. membre non-votant) et participe de manière appropriée à ces conversations.
  • Préoccupations soulevées à l’égard du rôle de RNCan dans l’établissement des priorités par rapport à d’autres groupes : Certaines personnes interviewées ont fait remarquer la forte présence directionnelle d’autres agents de financement dans les activités financées par le BNAA, par exemple le FII de Colombie-Britannique et le Binational Softwood Lumber Council (BSLC) dans le cas du programme U.S. WoodWorks. Ces personnes ont laissé entendre que puisque le FII de Colombie-Britannique et le BSLC ont tous deux déjà participé à ces travaux, cela peut signifier que RNCan ne joue pas un rôle aussi important dans l’établissement des priorités pour le financement qu’il offre à ces initiatives que ce que l’on pourrait souhaiter d’un programme national.
VB

Les données issues des entrevues laissent croire que le rôle de RNCan est légitime et approprié dans le contexte du rôle des autres intervenants. Toutes les personnes interviewées estiment que RNCan fournit un financement de base nécessaire qui ne serait pas disponible par ailleurs pour l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée. RNCan est un choix naturel pour exécuter le VB en raison de ses liens avec le réseau général de soutien en foresterie (p. ex. les initiatives d’innovation forestière et des instituts de recherche forestière) et de son aptitude à coordonner les partenaires de financement.

Preuve
  • On estime que RNCan fournit un financement de base nécessaire au secteur, qui n’est pas disponible par ailleurs : Toutes les personnes interviewées ont indiqué que le rôle de RNCan est nécessaire et approprié. Plusieurs personnes interviewées au gouvernement fédéral on fait remarquer que RNCan, par l’entremise du SCF, a le mandat imposé par la loi d’appuyer une utilisation efficace et durable des ressources forestières du Canada, et le financement de VB démontre un engagement à l’égard du secteur des produits de bois manufacturé. Les personnes interviewées au gouvernement ont fait remarquer que RNCan est le seul organisme qui soit en position de fournir un financement de base pancanadien au secteur des produits de bois à valeur ajoutée en raison de son mandat national plutôt que régional.
  • Les liens entretenus par RNCan avec le système général de soutien au secteur forestier confèrent de l’importance à son rôle dans l’établissement des priorités : RNCan joue un rôle important dans l’établissement des priorités dans le secteur des produits de bois. RNCan fournit un financement de base (environ 4 millions de dollars chaque année par l’entremise de VB), offre une perspective nationale, fixe l’orientation stratégique, cerne les priorités, conçoit le procédé d’exécution et assure l’établissement et le soutien du réseau de partenaires de co-exécution, y compris FPInnovations, les provinces et les programmes fédéraux complémentaires (p. ex. FedNor, DÉO). On a fait remarquer que l’exécution de VB se fait par l’entremise de FPInnovations, à titre de composante importante d’un système de soutien général du secteur forestier qui comprend également le programme national de FPInnovations, le PCEPB et BNAA.
  • RNCan assure la supervision d’un système national avec de multiples partenaires : Les provinces et les autres organismes fédéraux (p. ex. DÉO, FedNor et APECA) fournissent un cofinancement au réseau des conseillers industriels de VB. Plusieurs personnes interviewées ont indiqué que le secrétariat de VB de RNCan assure une bonne supervision et une bonne gestion de ce système de transfert de technologie sans être envahissant.
  • Le processus de sélection des projets de RNCan aligne la recherche sur les besoins de l’industrie : La sensibilité des recherches financées par VB aux besoins du secteur des produits de bois à valeur ajoutée est appuyée par le processus de sélection de projets. Des recommandations en matière de sélection de projets sont présentées au SCF par le Comité consultatif de recherche, qui comprend des membres du secteur des produits de bois à valeur ajoutée (p. ex. fenêtre, planchers). Ce lien avec l’industrie sert à rendre légitimes les projets sélectionnés pour le financement comme des priorités pour l’industrie.

4.2 Rendement – Efficacité

Cette section du rapport présente l’évaluation de l’efficacité des programmes de la composante de développement des marchés de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers, et aborde les enjeux suivants :

  • à quel point les programmes ont permis d’obtenir les résultats attendus;
  • les facteurs internes et externes qui influent sur la réalisation des résultats attendus;
  • les résultats positifs ou négatifs inattendus.

4.2.1 À quel point les programmes ont-ils permis d’obtenir les résultats attendus?

Le modèle logique composite de la composante de développement des marchés de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers est présenté au début du présent rapport. La pièce 23 qui suit présente chacun des résultats attendus du modèle logique composite et indique quel programme contribue à chaque résultat.

Pièce 23 : Contributions des programmes aux résultats en matière de développement des marchés
Résultats PCEPB BNAA VB
Immédiats 1. Meilleure sensibilisation des marchés cibles* par l’industrie canadienne pour la construction résidentielle ou autre ou la fabrication à valeur ajoutée. Yes Yes Yes
2. Meilleure sensibilisation dans les marchés cibles aux produits de bois canadiens (c.-à-d. valorisation de l’image de marque). Yes Yes
3. Meilleure sensibilisation des organismes de réglementation ou de normalisation de la construction aux attributs du bois canadien. Yes Yes
4. Collaboration et économies accrues entre les fournisseurs et intervenants canadiens. Yes Yes Yes
5. Capacité accrue d’utilisation des produits de bois par les constructeurs, les architectes, etc. Yes Yes
6. Économies de production pour les producteurs canadiens. Yes
7. Mise au point de nouveaux produits et procédés. Yes
Intermédiaires 8. Recherche accrue de nouveaux marchés, profil d’exportation et préparation à l’exportation par les fournisseurs canadiens. Yes Yes Yes
9. Capacité accrue de réagir aux changements dans les marchés cibles des produits de bois (construction ou valeur ajoutée). Yes Yes Yes
10. Élimination des contraintes techniques du commerce et acceptation des produits et systèmes de construction canadiens dans les codes, les normes. Yes Yes
11. Réceptivité accrue des marchés cibles aux produits canadiens. Yes Yes
Ultimes 12. Qualité et diversité améliorées des produits de bois à valeur ajoutée et des procédés disponibles. Yes
13. Utilisation accrue du bois dans la construction non résidentielle en Amérique du Nord (centres commerciaux, écoles, hôpitaux). Yes
14. Utilisation et exportation accrues des produits de bois canadien dans les marchés cibles. Yes Yes

*Les marchés cibles désignent à la fois les marchés outre-mer, les marchés américains ou les marchés nationaux, selon le programme. Par exemple, les activités du BNAA touchent à la fois les marchés américains et nationaux alors que le PCEPB se concentre uniquement sur les marchés outre-mer.

Constatations de niveau stratégique et résumé – Progrès accomplis à l’égard des résultats attendus

Tous les programmes de développement des marchés semblent être sur la bonne voie pour réaliser les résultats immédiats et intermédiaires et ont démontré d’importants progrès sur tous les résultats souhaités. Au niveau stratégique, il y a eu d’importants résultats en matière d’accroissement de la collaboration entre les associations de l’industrie, les gouvernements fédéral et provinciaux et les organismes de recherche en ce qui concerne le développement de nouveaux marchés et l’amélioration de la compétitivité, l’élaboration de codes et de normes pour faciliter l’utilisation du bois dans les marchés cibles, certains exemples d’adoption de nouvelle technologie (au niveau international en matière de construction à ossature de bois et au niveau national par les recherches menées par VB sur les stratifiés et les poutrelles en I en bois), l’accroissement de la capacité de l’industrie de réagir aux changements dans les marchés des produits du bois, y compris l’importance croissante de la construction verte et du rendement environnemental de même que l’élimination des contraintes technologiques pesant sur le commerce et l’amélioration de l’acceptation du bois dans les codes et les normes de construction des marchés cibles.

L’évaluation a révélé que le PCEPB a contribué à l’expansion des possibilités d’exportation des produits de bois canadien dans les marchés outre-mer traditionnels et émergents; les premières données laissent croire que le BNAA est sur la bonne voie pour appuyer une utilisation accrue du bois dans la construction non résidentielle au Canada et aux États-Unis et que VB a réalisé des progrès dans l’amélioration de la productivité et la compétitivité de l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée.

L’évaluation a également cerné des défis futurs potentiels pour les programmes de développement des marchés, qui sont abordés en détail à la section 5.

Résultats immédiats

Résultat 1 : Meilleure sensibilisation des marchés cibles par l’industrie canadienne pour la construction résidentielle ou autre ou la fabrication à valeur ajoutée.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Meilleure sensibilisation des marchés cibles

L’évaluation a révélé des preuves indiquant que grâce aux activités du PCEPB, du BNAA et de VB, l’industrie canadienne est devenue plus consciente des possibilités présentées par les marchés cibles. Les preuves les plus éloquentes touchent le PCEPB (particulièrement en Colombie-Britannique), puisque l’on a démontré que des usines produisent directement pour des marchés outre-mer et que l’industrie a assisté aux foires commerciales financées par le PCEPB pour ces marchés. Les contributions du BNAA à l’amélioration de la sensibilisation dans l’industrie sont difficiles à cerner parce que les initiatives financées visent principalement les rédacteurs de devis ciblés plutôt que l’industrie (c.-à-d. les avantages pour l’industrie des produits forestiers ne se concrétisent que lorsque le premier groupe mentionné devient intéressé à utiliser le bois). Toutefois, la sélection de marchés possédant des liens commerciaux existants avec le Canada laisse croire que l’industrie est consciente de ces possibilités éventuelles. La connaissance des nouveaux marchés potentiels générée par VB est sans doute un nouveau développement puisque les services d’études de marché sont un nouveau service offert. Toutefois, l’adoption initiale est prometteuse.

PCEPB

Les entreprises canadiennes démontrent une conscience des marchés cibles par leur présence lors de foires commerciales internationales comme les Global Buyers Missions et par le fait que les usines qui étaient auparavant utilisées uniquement pour les marchés nationaux sont maintenant axées vers l’expédition vers des marchés outre-mer, en particulier vers la Chine.

Preuve
  • Les scieries canadiennes produisent maintenant pour les marchés internationaux : Selon les personnes interviewées dans l’industrie de la Colombie-Britannique, au cours des deux dernières années, les ventes dans les marchés asiatiques (y compris la Chine) ont permis aux scieries canadiennes de maintenir leurs niveaux de production, particulièrement en Colombie-Britannique et, à un moindre degré, en Alberta. Les entrevues ont révélé qu’il y a trois scieries en Colombie-Britannique qui se consacrent maintenant à la production de sciage pour le marché chinois, alors qu’il n’y en avait aucune pour le marché chinois il y a quatre ans. En outre, l’industrie estime que le volume d’exportations de sciage vers la Chine en 2010 sera de 2,0 à 2,5 milliards de pieds-planches, soit l’équivalent de la production de 10 scieries de taille moyenne. Selon les personnes de l’industrie interviewées, le nombre de scieries produisant maintenant pour le marché chinois démontre que l’industrie canadienne est plus intéressée qu’avant à combler les besoins des marchés outre-mer.
  • L’industrie canadienne assiste aux événements commerciaux internationaux : Le sondage auprès de l’industrie canadienne a révélé que du nombre des personnes connaissant le PCEPB (n = 42), 74 p. 100 avaient participé à des foires commerciales financées par le programme. Par exemple, un total de 238 représentants des associations et du secteur canadiens des produits de bois ont assisté à la Global Buyers MissionNote de bas de page 32. Presque tous les représentants de compagnie interviewés dans le cadre d’une évaluation de la Global Buyers Mission en novembre 2010 ont rapporté de nouvelles ventes, de nouveaux contacts et des relations solidifiées avec les clients existants. Ces personnes ont également indiqué que la GBM leur donnait l’occasion de forger un réseau avec des fournisseurs locaux dans des marchés étrangers. La grande majorité des compagnies dont les représentants ont été interviewés ont assisté plusieurs fois à la GBM, ce qui indique qu’elles perçoivent le fait d’assister à l’événement comme un investissement payant.Note de bas de page 33
BNAA

Les marchés cibles pour la construction non résidentielle dans le programme U.S. WoodWorks ont été sélectionnés en fonction de leur potentiel commercial et en tenant compte des liens commerciaux avec le Canada, ce qui laisse croire que l’industrie canadienne est au courant des possibilités éventuelles. En outre, beaucoup de représentants de l’industrie canadienne qui connaissaient le BNAA estimaient que ce programme avait contribué de manière spécifique à leur faire connaître ces nouveaux marchés cibles. Cela dit, l’attribution au BNAA est difficile compte tenu du faible niveau général de connaissance de l’initiative.

Preuve
  • Les liens commerciaux étroits avec le Canada ont été pris en compte dans la sélection finale des marchés cibles du programme U.S. WoodWorks : Le programme U.S. WoodWorks est conçu pour cibler les états américains qui présentent le meilleur marché potentiel pour l’utilisation du bois. Selon l’évaluation de 2010 du programme U.S. WoodWorks, puisque le programme recevait la totalité de son financement des gouvernements canadiens (gouvernement fédéral et Colombie-Britannique) et de sources dans l’industrie, les liens économiques existants avec les entreprises canadiennes de produits forestiers et de produits de bois ont également été pris en compte dans la sélection des marchés cibles.Note de bas de page 34
  • L’industrie canadienne attribue une partie de la connaissance des marchés cibles au BNAA : Sur les 22 répondants de l’industrie canadienne sondés qui connaissaient le BNAA, 14 (soit 64 p. 100) estimaient que le programme avait permis à leur organisme de mieux connaître les marchés cibles pour la construction non résidentielle, au moins jusqu’à un certain point. Les données tirées des entrevues indiquent que le BNAA n’est pas très connu de nom par la plupart des représentants de l’industrie parce que ces derniers ne sont pas ciblés directement par les activités du programme (c.-à-d. les activités du BNAA visent les architectes, les constructeurs et les rédacteurs de devis, et les avantages pour l’industrie des produits forestiers ne se concrétisent que lorsque le premier groupe mentionné devient intéressé à utiliser le bois dans la construction non résidentielle).
  • L’industrie est au courant des changements dans les marchés cibles pour la construction non résidentielle : Beaucoup de personnes interviewées qui connaissaient le BNAA ont fait remarquer que les activités financées par le BNAA améliorent l’acceptation du bois par les principaux rédacteurs de devis et ont amélioré la connaissance des attributs du bois. Cette connaissance des changements qui se produisent dans les marchés cibles pour la construction non résidentielle peut être perçue comme une indication tacite de l’intérêt de l’industrie pour ces marchés.
VB

On a des preuves que l’intérêt des entreprises canadiennes de produits de bois à valeur ajoutée dans la recherche de nouveaux marchés pour leurs produits a augmenté jusqu’à un certain point en raison du programme VB. Par leur interaction avec les conseillers industriels et par les services de renseignement sur les marchés qui ont récemment été mis à leur disposition, au moins certaines entreprises de l’industrie recueillent des renseignements sur les nouveaux marchés potentiels.

Preuve
  • L’industrie a démontré un intérêt pour l’obtention de renseignements sur les nouveaux marchés potentiels pour les produits de bois à valeur ajoutée : Les conseillers industriels interviewés ont indiqué que la composante d’analyse du marché récemment ajoutée au programme VB avait été précieuse pour de nombreuses entreprises cherchant à surveiller les tendances du marché et à déterminer s’il y a lieu de mettre au point un nouveau produit ou de pénétrer dans un nouveau marché. En outre, 24 p. 100 des clients du transfert de technologie sondés (n = 161) ont indiqué avoir demandé et reçu des conseils ou des recherches sur les marchés à leurs conseillers industriels, ce qui est très positif compte tenu de la nouveauté relative de ce service. Parmi les types de renseignements sur les marchés demandés aux conseillers industriels en 2008-2009, notons par exemple la réponse à des contestations réglementaires pour les entreprises de l’Est du Canada exportant des produits de bois vers l’Europe, des méthodes pour cerner les besoins insatisfaits des clients dans l’industrie des composants de bois franc, des renseignements sur les marchés des plafonds de bois suspendus et des renseignements sur les tendances des marchés des produits de bois en Amérique du Nord.Note de bas de page 35
  • En septembre 2009, le trafic sur le site Web de Valeur au bois a augmenté à 14 174 visites, par comparaison avec 6 295 visites en septembre 2008, et la durée moyenne de chaque visite est passée de 20:43 minutes à 25:53 minutes. Les fichiers les plus demandés en 2009 provenaient de la section du site Web sur les tendances des marchés.Note de bas de page 36 Même si environ la moitié des visiteurs enregistrés étaient canadiens, on ne peut pas déterminer clairement quelle partie de ce trafic est attribuable à l’industrie canadienne. Toutefois, les tendances haussières dans le nombre de visites du site, la durée de ces visites et l’accent mis sur les renseignements sur les tendances des marchés indiquent une connaissance et un intérêt accru en ce qui concerne les marchés de la fabrication à valeur ajoutée.
Résultat 2 : Meilleure sensibilisation dans les marchés cibles aux produits de bois canadiens (c.-à-d. valorisation de l’image de marque)
Constatations de niveau stratégique et résumé – Meilleure sensibilisation des marchés cibles

Le PCEPB et le BNAA contribuent clairement à mieux faire connaître les produits de bois aux architectes, aux ingénieurs et aux constructeurs dans les marchés cibles. Le PCEPB a été en mesure de promouvoir une marque canadienne dans ses marchés cibles et la présence du groupe Produits de bois canadien en est une partie intégrante. Le BNAA, qui n’était pas conçu pour promouvoir les produits canadiens en particulier, a montré une progression claire dans la promotion de l’utilisation générale du bois dans la construction non résidentielle.

PCEPB

Le PCEPB a joué un rôle déterminant pour faire connaître les produits de bois canadiens dans les marchés cibles, principalement grâce aux activités du groupe Produits de bois canadien. La présence à long terme du groupe PBC et sa capacité de promouvoir une marque canadienne se sont révélées être des éléments clés de cette réussite pour les représentants de l’industrie. La sensibilisation a également été abordée par les dispositions prises par le groupe PBC pour assurer une couverture médiatique dans les revues spécialisées et par le financement du PCEPB offert aux foires commerciales dans lesquelles les PME canadiennes peuvent présenter leurs produits à des acheteurs internationaux.

Preuve
  • Les bureaux du groupe Produits de bois canadien ont une marque établie et bien respectée dans les marchés outre-mer prioritaires : Il y a actuellement sept bureaux conjoints pour les associations partenaires du groupe Produits de bois canadien en Chine (Shanghai, Beijing et Chengdu), au Japon (Tokyo), en Corée du Sud (Séoul) et en Europe (Londres et Toulouse). Grâce à la coordination de la promotion du bois canadien dans les marchés outre-mer sous la bannière « Canada Wood », il existe maintenant une stratégie de valorisation de l’image de marque unifiée qui facilite le développement des marchés. Les personnes de l’industrie interviewées ont appuyé unanimement cette approche et estimaient que les efforts collectifs des associations avaient mieux fait connaître les essences et les produits de bois canadien et avaient éduqué une clientèle potentielle comprenant des constructeurs, des architectes, des promoteurs, des concepteurs et des utilisateurs finaux.
  • Amélioration de la réputation de l’industrie et du gouvernement canadiens à titre de participants résolus aux marchés cibles : La présence à plus long terme (depuis 2004) des bureaux du groupe PBC dans les marchés outre-mer et le faible taux de roulement des employés ont donné lieu à des réseaux soutenus de contacts au sein des ministères gouvernementaux, des organismes de recherche et des acheteurs. Plusieurs personnes interviewées ont commenté que, par le passé, les compagnies canadiennes n’avaient pas la réputation d’une présence fiable sur le marché, quittant les marchés outre-mer lorsque les marchés nord-américains se rétablissaient. L’intégration de l’activité canadienne à la marque Canada Wood aide à démontrer un engagement à long terme à l’égard de ces marchés.
  • Les produits de bois canadiens reçoivent une couverture médiatique dans les marchés cibles : Les études de cas ont révélé que les activités financées par le PCEPB ont donné lieu à une importante couverture médiatique des produits de bois canadien dans les marchés cibles. Par exemple, Canada Wood Korea a réalisé une mission des médias au Canada en 2009-2010 avec sept reporteurs et photographes représentant un journal et quatre revues spécialisées. Par des visites de certaines opérations forestières, certaines scieries et certains bâtiments de bois de la Colombie-Britannique, les participants ont été renseignés sur la gestion durable des forêts canadiennes, sur les avantages environnementaux offerts par la construction en bois et sur la conception de bâtiments verts. Les frais des participants étaient couverts par Canada Wood Korea en échange d’une couverture médiatique dans les magazines et journaux de l’industrie coréenne. Voici des exemples d’articles ayant découlé de cette mission : un article d’une page complète sur l’Anneau olympique de RichmondNote de bas de page 37 dans l’un des plus grands quotidiens de Corée et un article de 16 pages dans le Jutech Journal (un magazine mensuel sur le logement) sur la construction à ossature de bois et l’industrie du bois au Canada. Canada Wood Korea estime que les articles publiés suite à cette mission ont été lus par 825 000 personnes et représentaient une couverture médiatique d’une valeur de 687 000 $.
  • Un nombre croissant d’acheteurs dans les marchés cibles connaissent les produits de bois canadien à valeur ajoutée et s’y intéressent : La Global Buyers Mission, déjà mentionnée, donne l’occasion aux fabricants de produits de bois à valeur ajoutée de mener des activités de commercialisation directement auprès des acheteurs. Les PME à valeur ajoutée comptent sur les employés du bureau du groupe PBC pour faire les présentations, organiser les réunions et fournir de l’aide en matière de traduction lors des voyages outre-mer. Selon les personnes interviewées, ce soutien personnel dans le marché, combiné à la GBM, est très apprécié par les membres de B.C. Wood puisqu’il garantit que les acheteurs des marchés cibles sont au courant des produits qu’ils offrent. Selon les rapports de B.C. Wood au PCEPB,Note de bas de page 38 la foire commerciale GBM 2009 a attiré 700 acheteurs de marchés outre-mer, américains et canadiens et a généré 300 nouvelles occasions d’affaires et 20 millions de dollars en ventes futures prévues (selon les enquêtes à la sortie). En outre, le nombre de personnes d’origine internationale présentes lors de la GBM augmente chaque année et continue de dépasser les attentes (p. ex. en 2009, le nombre réel d’acheteurs présents – 700 – était près du double de ce qui était prévu). Le soutien par foire commerciale est le principal moyen par lequel le PCEPB fournit un soutien à l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée.
  • Les activités en Chine mettent l’accent sur la valorisation de l’image de marque du bois de charpente canadien comme produit rentable, durable du point de vue environnemental et parasismique : Canada Wood exécute des colloques techniques et produit des brochures et d’autres outils de marketing pour mieux faire connaître le bois de charpente et ses applications. On a mis davantage l’accent sur les entreprises de promoteurs et les concepteurs de taille moyenne et plus grosses. Comme dans les autres marchés, le message de « marketing vert » véhiculé par les avantages du bois, la gestion durable des forêts et les coûts du cycle de vie suscitent de plus en plus d’intérêt dans ce marché.
BNAA

Les produits de bois en général (c.-à-d. pas nécessairement les produits de bois canadien) sont mieux connus par les groupes du public cible pour la construction non résidentielle, comme le démontrent les études sur les programmes U.S. WoodWorks et WoodWorks – Colombie-Britannique. WoodWorks est conçu pour faire croître le marché nord-américain du bois dans la construction non résidentielle en général, mais ne défend pas les produits de bois canadien en particulier. Il est donc peu probable que les activités du BNAA aient engendré quelque sensibilisation particulière aux produits canadiens, autre que les gains supplémentaires découlant du fait que les architectes connaissent maintenant les produits de bois en général.

Preuve
  • On décèle les premiers signes que la connaissance des produits de bois en général augmente, mais il est difficile de déterminer à quel point les produits de bois canadien sont connus : Les personnes interviewées près des nouvelles initiatives du programme U.S. WoodWorks et de l’étude de cas sur le programme U.S. WoodWorks réalisée dans le cadre de cette évaluation ont souligné la difficulté de calculer les impacts sur la perception des produits de bois canadien en particulier. Depuis le début du programme en 2007, les rapports trimestriels sur les progrès du programme U.S. WoodWorks semblent indiquer des gains nets touchant la perception du bois par rapport au béton et à l’acier en ce qui concerne la satisfaction des architectes et des concepteurs à l’égard du bois, de même que leur disposition à spécifier et à recommander le bois.Note de bas de page 39 Les personnes interviewées confirment que des progrès sont accomplis dans ce domaine. Toutefois, le programme n’est pas conçu pour défendre les produits de bois canadien en particulier. Il est donc peu probable que les activités du BNAA aient engendré quelque sensibilisation particulière aux produits canadiens, autre que les gains supplémentaires découlant du fait que les architectes connaissent maintenant les produits de bois en général.
Résultat 3 : Meilleure sensibilisation des organismes de réglementation ou de normalisation de la construction aux attributs du bois canadien.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Meilleure connaissance par les organismes de réglementation

Le PCEPB et le BNAA ont tous deux financé des efforts considérables visant à influer sur les perceptions des organismes de réglementation et de normalisation de la construction. Pour le PCEPB, ces efforts comprennent des travaux sur les propriétés de résistance du bois canadien, sur l’analyse du cycle de vie de bâtiments à ossature de bois et sur la présence canadienne dans les décisions réglementaires touchant la construction à ossature de bois dans les marchés cibles. En ce qui concerne le BNAA, WoodWorks et Cecobois ont entretenu des organismes de normalisation professionnels composés d’architectes et d’ingénieurs dans leurs marchés respectifs sur les avantages et les applications du bois. Dans les marchés nord-américains aussi bien qu’outre-mer, on constate que ces activités ont entraîné une plus grande acceptation de la spécification de bois dans les projets de construction.

PCEPB

Il existe de solides preuves que le PCEPB a sensibilisé les organismes de réglementation et de normalisation de la construction aux produits de bois canadien en faisant la promotion des types de bâtiments canadiens – soit la construction à ossature de bois. Les activités du PCEPB ont amélioré la connaissance des propriétés de résistance du bois canadien et de l’analyse du cycle de vie des bâtiments à ossature de bois et ont fait la promotion de la participation canadienne aux décisions réglementaires touchant la construction à ossature de bois dans les marchés cibles.

Preuve
  • Meilleure sensibilisation parmi les organismes de réglementation de la résistance et de la durabilité des produits de bois canadien dans les marchés cibles : Les activités de développement des marchés financées par le PCEPB (c.-à-d. études de marché, publicité et promotion, visites et missions au Canada, foires commerciales et colloques, recherches techniques et essais de produits) au Japon mettent principalement l’accent sur les marchés de l’épinette-pin-sapin (EPS), des essences de bois côtières ou produisant les poutres et poteaux (p. ex. pruche du Canada) et des panneaux de lamelles orientées. Les efforts du groupe PBC – Japon auprès des organismes gouvernementaux du Japon ont garanti l’inclusion de la pruche du Canada dans les sept trousses principales de conception de bâtiments assistée par ordinateur utilisées, soulignant ainsi la résistance et la durabilité de cette essence de Colombie-Britannique auprès de tous les architectes et concepteurs japonais. En Europe, le PCEPB a assuré le soutien des recherches et essais techniques touchant le rendement parasismique des poutrelles en I et a préparé des tableaux des portées pour le bois d’œuvre canadien.
  • La durabilité des produits de bois canadien est de plus en plus reconnue par les organismes de normalisation : Les activités visant à promouvoir la durabilité des opérations forestières canadiennes et le rendement environnemental des produits de bois (construction verte et évaluations du cycle de vie) revêtent une importance croissante dans tous les marchés. La WRCEA, une bénéficiaire de financement du PCEPB, a récemment achevé des évaluations du cycle de vie avec FPInnovations et en utilise les résultats dans son matériel promotionnel et sa formation outre-mer.
  • Les activités du PCEPB ont permis au Canada de participer aux organismes étrangers de spécification du bois et d’exercer une influence sur ces organismes : L’étude de cas sur la construction à ossature de bois en Chine a révélé que le PCEPB avait appuyé les premiers travaux sur les codes et les normes en Chine, ce qui a mené à l’entrée en vigueur du code de conception avec le bois (GB50005) en janvier 2004. Les dispositions du code sont alignées sur la conception nord-américaine avec le bois et permettent donc la construction à ossature de bois. Selon les personnes interviewées, la participation du Canada à ces premières étapes du développement de la construction à ossature de bois en Chine a établi le Canada comme un leader dans ce domaine et garantit la participation continue de Canada Wood China et de FPInnovations aux comités chargés des codes, des normes, de l’assurance de la qualité, de l’accréditation et de la certification. Plus récemment, des experts canadiens de la Commission nationale de classification des sciages et de FPInnovations ont fourni de l’aide pour l’élaboration de normes de classification des sciages qui soient conformes aux normes canadiennes. La Chine applique ces normes à toutes les importations, ce qui peut conférer au sciage canadien, dont les attributs sont conformes à ces spécifications, un certain avantage dans le marché chinois de la construction.
  • Les activités de promotion et de diffusion dans l’industrie de la construction du PCEPB sont associées à une meilleure sensibilisation des types canadiens de construction à ossature de bois dans les marchés cibles : L’étude de cas sur la Corée du Sud a révélé l’existence d’un intérêt croissant pour la construction à ossature de bois. La construction à ossature de bois représente actuellement 8 p. 100 du marché résidentiel unifamilial, par comparaison avec 5 p. 100 en 2006. En outre, la construction à ossature de bois effectue une importante transition vers le marché du logement haut de gamme.

    Canada Wood Korea a fait activement la promotion du style canadien de construction à ossature de bois. En 2009-2010, CWK a offert 17 colloques et ateliers techniques à près de 1 500 consommateurs et professionnels, principalement à Séoul. La plupart des colloques ont été tenus en conjonction avec des foires commerciales majeures. CWK a également participé à trois foires commerciales en 2009-2010 (ayant attiré quelque 365 000 participants au total), distribuant des manuels techniques et des brochures et faisant la démonstration de produits de bois canadien à un kiosque d’information de Canada Wood. Lors de ces événements, CWK a également participé à des colloques techniques s’adressant aux architectes, à l’industrie de la construction à ossature de bois, à des étudiants et des professeurs d’universités et de collèges de même qu’aux consommateurs afin de les éduquer sur les propriétés et les utilisations du bois.
BNAA

Les activités d’éducation et de diffusion entreprises par les programmes financés par le BNAA fournissent aux organismes de réglementation et de normalisation de la construction des renseignements sur les avantages de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle. Il y a également des preuves de la conversion de projets au bois en fonction des nouvelles connaissances de ces groupes.

Preuve
  • Les activités d’éducation et de diffusion ont communiqué les avantages de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle au moyen d’interactions bien organisées avec les associations professionnelles d’architectes et d’ingénieurs de même qu’avec les municipalités : Selon le rapport annuel 2008-2009 du SCF sur les marchés du bois, WoodWorks a parrainé des intervenants lors de foires commerciales très fréquentées provenant de la Fédération canadienne des municipalités, l’Institut royal d’architecture du Canada, le Conseil du bâtiment durable du Canada et la Société canadienne de génie civil.Note de bas de page 40 Le programme U.S. WoodWorks a également entrepris des activités de diffusion auprès d’organismes de construction et de normalisation, y compris 38 colloques et ateliers accrédités par l’American Institute of Architects ayant attiré un total de plus de 1 500 rédacteurs de devis. Ces événements ont attiré une proportion importante d’architectes et d’ingénieurs qui sont en position d’exercer une influence sur la décision d’utiliser du bois.Note de bas de page 41 Cecobois a également abordé ces communautés de normalisation en participant à sept colloques de construction partout au Québec en 2008-2009, auxquels ont assisté jusqu’à 1 200 professionnels de la construction.Note de bas de page 42
  • Preuves d’une influence sur les décisions des conseils de construction communautaire visant à permettre l’utilisation de bois dans les bâtiments non résidentiels :Un examen du Project Leads Tracking SystemNote de bas de page 43 du Wood Products Council pour le programme U.S. WoodWorks a révélé que sur les 29 projets en construction ou achevés que l’on a déterminés avoir été influencés par le programme (c.-à-d. les projets ont reçu au moins un certain soutien de WoodWorks pour la décision d’utiliser le bois), 48 p. 100 ont été convertis au bois en conséquence directe du programme et 14 p. 100 ont subi une influence importante en faveur de l’utilisation du bois.Note de bas de page 44 Les entrevues avec des architectes et des ingénieurs dans le cadre du programme WoodWorks ont également révélé que le fait de modifier l’attitude des responsables des codes dans les communautés avait joué un rôle important dans la conversion des projets au bois. Même si certaines personnes ont exprimé une frustration continue à l’égard des responsables des codes dans leur communauté respective liée à l’incapacité de ces responsables à accepter et à comprendre le changement, la plupart des personnes interviewées ont indiqué que les responsables des codes au niveau communautaire avaient modifié leurs croyances à l’égard du bois.Note de bas de page 45
Résultat 4 : Collaboration et économies accrues entre les fournisseurs et intervenants canadiens.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Collaboration accrue

L’évaluation a révélé de nombreux exemples de collaboration et d’économie entre les fournisseurs et les intervenants canadiens et ceux d’autres compétences. Le PCEPB et VB ont démontré une coordination délibérée avec les provinces en ce qui concerne la représentation dans le marché (PCEPB) et le réseau des conseillers industriels (VB). Le groupe Produits de bois canadien est perçu par les intervenants de l’industrie comme une partie intégrante de la coordination des efforts des groupes fédéraux, provinciaux et industriels. Les initiatives financées par le BNAA ont également mené à une plus grande coordination avec l’industrie (qui était traditionnellement fragmentée au sujet du développement des marchés nord-américains). Toutefois, certaines préoccupations ont été soulevées en ce qui concerne le programme U.S. WoodWorks et le degré auquel le FII de la Colombie-Britannique et le BSLC peuvent fixer les priorités des efforts de RNCan.

PCEPB

Le plus grand niveau de coordination assuré par le groupe Produits de bois canadien a minimisé le dédoublement des activités de développement des marchés entre les associations. Des économies ont également été réalisées en ce qui concerne la coordination des efforts fédéraux et provinciaux dans les marchés et pour ce qui est de faciliter une plus grande couverture des marchés cibles lorsque des associations de l’industrie y sont déjà présentes.

Preuve
  • La coordination accrue entre les associations de l’industrie canadienne minimise la confusion et le dédoublement des efforts de l’industrie dans les marchés outre-mer. Beaucoup de personnes interviewées représentant l’industrie, les associations et les gouvernements ont fait le commentaire qu’avant la formation du groupe Produits de bois canadien, les associations de produits de bois et les provinces fonctionnaient en silos en ce qui concerne leurs activités de développement des marchés outre-mer. On a fait remarquer, dans les entrevues, que le groupe PBC offrait aux associations une plateforme de collaboration.
  • La coordination entre les bureaux du groupe Produits de bois canadien et du FII de la Colombie-Britannique dans les marchés de Chine a entraîné une division efficace du travail : L’étude de cas sur la Chine a révélé que les bureaux chinois du groupe Produits de bois canadien coordonnent leurs activités de développement des marchés avec celles du bureau chinois du FII de la Colombie-Britannique, à Shanghai. En outre, lorsque les bureaux chinois du groupe Produits de bois canadien ont augmenté leur budget en 2008-2009, le FII de la Colombie-Britannique a fourni 50 p. 100 du nouveau financement. L’autre 50 p. 100 a été fourni par le PCEPB. En 2009, une stratégie de développement des marchés mise à jour a été préparée par Canada Wood en collaboration avec le FII de la Colombie-Britannique. L’étude a révélé que la division des activités en Chine entre les deux organismes était appropriée, le PCEPB étant responsable des codes et des normes, du transfert de technologie, de la formation et du marketing alors que le FII chinois est responsable des projets de démonstration et des relations gouvernementales; le PCPB et le FII sont tous deux responsables des études de marché.
  • Les activités du PCEPB ont accru et facilité les activités de diffusion de l’industrie dans certains marchés cibles : L’étude de cas sur la Corée a démontré que sans le PCEPB, les changements au code du bâtiment coréen et à d’autres normes coréennes n’auraient pas eu lieu en raison du niveau de participation du gouvernement requis. CWK a travaillé directement avec les fonctionnaires chargés du code du bâtiment afin de faciliter ces changements. Les associations de l’industrie peuvent avoir été en mesure de fournir une certaine formation technique pour les constructeurs et le soutien de l’assurance de la qualité, mais en raison de ressources limitées, n’auraient pas pu couvrir le pays entier comme Canada Wood Korea l’a fait. Les représentants de B.C. Wood et du COFI dans le marché complètent les activités financées par le PCEPB par un soutien des activités de promotion et de développement des marchés des produits de bois (p. ex. foires commerciales, colloques).
BNAA

Le fait que les programmes WoodWorks et Cecobois sont conçus pour ne promouvoir que le bois en général a entraîné une plus grande coordination du secteur au Canada et en Amérique du Nord (c.-à-d. on ne fait la promotion d’aucun produit ou d’aucune essence unique). C’est, en fait, la première fois que l’industrie de la construction en bois est coordonnée dans le marché nord-américain, par comparaison avec la coordination de longue date des matériaux concurrents que sont l’acier et le béton. Même si le BNAA peut élargir sa portée en assurant une coordination étroite avec le FII de Colombie-Britannique et le BSLC, il subsiste des préoccupations quant aux restrictions que cela impose à RNCan.

Preuve
  • Avant les initiatives WoodWorks/Cecobois, il n’existait aucun effort centralisé de promotion de l’utilisation du bois dans les applications non résidentielles : L’existence même d’une initiative BNAA a été perçue par certains répondants clés comme une étape importante pour rassembler un secteur divisé par les récents conflits touchant le bois d’œuvre résineux. Par nature, le BNAA et le programme U.S. WoodWorks, en particulier, contribuent à une plus grande collaboration du secteur en Amérique du Nord puisqu’ils représentent un programme dirigé conjointement par les associations forestières canadiennes et américaines. En outre, les personnes interviewées qui connaissaient le BNAA ont cité la coordination accrue entre les acteurs canadiens et américains du secteur à une stratégie intégrée de développement des marchés comme l’un des principaux avantages du programme.
  • La promotion de l’utilisation du bois en général permet une concurrence efficace avec les groupes de pression de l’acier et du béton, organisés de manière similaire : Les industries de l’acier et du béton (les principaux concurrents du bois) disposent d’initiatives et de programmes de marketing et de défense d’intérêts bien financés et bien organisés depuis de nombreuses années. Avant l’introduction du programme U.S. WoodWorks, il n’y avait eu aucun effort concerté de l’industrie pour promouvoir les produits de bois dans la construction non résidentielle de manière neutre pour tous les types de produits de bois, toutes les essences de bois et toutes les régions productrices.Note de bas de page 46 Par la coordination, l’industrie a pu améliorer sa capacité de concurrencer le béton et l’acier dans les marchés de la construction non résidentielle, comme le démontre la part de marché croissante du bois dans les marchés cibles des États-Unis (voir le résultat 14).
  • Les grands intervenants du bois en Amérique du Nord se partagent les coûts du programme U.S. WoodWorks, qui coordonne leurs intérêts en une seule initiative ayant une plus grande portée : L’étude de cas sur le programme U.S. WoodWorks a révélé que le fait que RNCan partage les coûts du programme U.S. WoodWorks avec le FII de Colombie-Britannique, le Binational Softwood Lumber Council et l’industrie signifie que « théoriquement », les investissements fédéraux obtiennent une contrepartie d’environ 50 p. 100. Toutefois, la coordination avec les homologues américains a signifié que le programme ne peut faire la promotion que du bois en général en remplacement de l’acier ou du béton dans la construction non résidentielle, ce qui signifie que l’effet de « levier financier » des investissements des partenaires pour atteindre des buts précis de RNCan touchant les compagnies canadiennes n’est pas clair. Compte tenu de la participation active du FII de Colombie-Britannique et du BSLC à la gouvernance de l’initiative U.S. WoodWorks, certaines personnes interviewées se sont inquiétées de la possibilité que ces parties obtiennent du financement de RNCan plutôt que l’inverse. Néanmoins, la participation du FII de Colombie-Britannique et du BSLC a permis de coordonner le financement d’une manière ayant considérablement élargi la portée du programme U.S. WoodWorks, ce qui n’aurait sans doute pas été possible si RNCan avait seul financé cette initiative.
VB

Le programme VB a facilité la collaboration à plusieurs niveaux dans le secteur des produits de bois à valeur ajoutée. L’industrie, les universités et le gouvernement collaborent aux priorités en matière de recherche et l’industrie investit de l’équipement, du matériel et des employés dans les projets de recherches. Le réseau des conseillers industriels est également un effort coopératif de VB et des programmes provinciaux, le financement des conseillers provenant de VB et des provinces.

Preuve
  • On est largement d’accord pour dire que VB a contribué à engendrer une nouvelle collaboration entre les intervenants de l’industrie : Beaucoup de personnes interviewées, en particulier les membres du Comité consultatif de recherche (CCR) et les conseillers industriels, ont indiqué que VB a contribué de façon importante à l’augmentation de la collaboration entre les intervenants de l’industrie grâce aux réunions du CCR et du Groupe de travail sur la R et D. Les conseillers industriels ont également indiqué qu’au moyen d’ateliers et de colloques, les entreprises œuvrant dans des domaines similaires se sont rencontrées et, dans certains cas, ont forgé des partenariats officiels ou officieux. En outre, le réseau des conseillers industriels existe grâce au financement de VB et de ses programmes homologues dans les provinces.
  • L’industrie et les universités ont travaillé ensemble sur les priorités de l’industrie en matière de recherche : Les données indiquent que grâce au programme de recherche de VB, qui rassemble les chercheurs universitaires et les fabricants de produits à valeur ajoutée, les recherches financées par VB reflètent de plus en plus les priorités et les besoins de l’industrie. Pour les trois projets de poutrelles en I couverts par les études de cas réalisées dans le cadre de l’évaluation, le CCR a formé une équipe de liaison composée de personnes chevronnées issues d’entreprises de l’industrie ayant un intérêt particulier dans ces projets, afin de formuler des commentaires et des conseils techniques à l’intention des équipes de recherche de l’UNB. Sans cette coordination, les intérêts universitaires touchant la recherche en foresterie pourraient ne pas mettre l’accent sur des projets utiles pour l’industrie.
  • L’industrie a investi du personnel, de l’équipement et du matériel dans les projets de recherche de VB : Les données issues de l’étude de cas ont démontré la nature coopérative de l’investissement de l’industrie dans les recherches financées par VB. Par exemple, les recherches sur les poutrelles de bois en I entreprises par l’Université du Nouveau-Brunswick s’appuyaient lourdement sur les contributions en nature de plusieurs entreprises de l’industrie pour la prestation de matériel et d’échantillons de poutrelles en I aux fins d’essais. Cela a mené à une augmentation de la crédibilité des résultats des recherches, puisque les poutrelles en I et les matériaux utilisés pour les recherches ont été tirés des procédés de production commerciale. L’aide et les conseils techniques des conseillers de liaison avec l’industrie du CCR ont également contribué à la réussite des projets.
Résultat 5 : Capacité accrue d’utilisation des produits de bois par les constructeurs, les architectes, etc.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Capacité accrue de l’industrie

Les programmes PCEPB et BNAA ont contribué à l’augmentation de la capacité d’utilisation des produits de bois dans les marchés cibles nord-américains et outre-mer. Les deux programmes ont financé et exécuté des formations officielles et officieuses à l’intention d’ingénieurs, d’architectes et de constructeurs afin d’accroître cette capacité. En outre, ces activités de formation et de diffusion ont été bien fréquentées et bien reçues. Les programmes ont également fourni un soutien technique pour la construction avec le bois et cela a été signalé, surtout pour le BNAA, comme un élément clé pour encourager l’utilisation du bois. Cela dit, certains intervenants en Chine se préoccupaient du fait qu’il n’y a pas suffisamment de soutien à l’assurance de la qualité pour garantir des constructions à ossature de bois convenables dans un marché qui manque encore d’expérience en la matière.

PCEPB

La preuve indique que la capacité de conception et de construction avec le bois a augmenté dans les marchés cibles. Parmi les réalisations notables, mentionnons la création de programmes de formation universitaires officiels pour les architectes et les ingénieurs sur l’utilisation du bois. En outre, la formation officieuse et la documentation technique sont bien reçues par les architectes et les constructeurs dans ces marchés. Une autre preuve de l’augmentation de la capacité est l’augmentation observée du nombre de mises en chantiers précisant le bois dans les marchés de la Corée et de la Chine. Il subsiste, surtout en Chine, des préoccupations touchant les capacités d’assurance de la qualité dans le marché compte tenu du fait que la communauté de la construction manque toujours d’expérience dans la construction à ossature de bois.

Preuve
  • La formation officielle financée par le PCEPB à l’intention des architectes et des ingénieurs a accru la capacité des marchés outre-mer de construire avec le bois grâce à la création de programmes universitaires : Le PCEPB finance la formation sur la construction à ossature de bois à l’intention des constructeurs et des architectes en Corée du Sud et en Chine. En Corée du Sud, le groupe PBC a aidé à mettre au point un programme de conception de bâtiments de bois pour les facultés d’architecture et de génie de huit universités coréennes.

    En Chine, plus de 400 constructeurs et concepteurs ont reçu une formation en 2009-2010, et des cours universitaires de construction à ossature de bois ont été créés dans trois universités.Note de bas de page 47 Le collège Canada Wood a été ouvert à l’origine en 2003 par Canfor à Shanghai et était appelé Centre de formation Canfor (Canfor Training Centre). Le collège est maintenant géré par Canada Wood China et offre de la formation aux constructeurs et aux charpentiers. En 2008-2009, le collège Canada Wood a ouvert à Sichuan pour appuyer les activités de reconstruction, et cinq périodes de formation des constructeurs ont été données. En date de 2009, plus de 2 500 étudiants avaient reçu une formation officielle de constructeur (à Shanghai, Beijing et Sichuan). La toute première période de formation de concepteur à Shanghai a été donnée en 2008. Canada Wood China a lancé le Programme de formation des inspecteurs pour renforcer la capacité des compagnies d’inspection, qui comprennent maintenant les promoteurs qui construisent des projets à ossature de bois. De cette manière, Canada Wood espère combler les besoins en matière d’inspection pour la construction à ossature de bois jusqu’à ce qu’un système d’inspection pleinement national soit mis sur pied.
  • La formation officieuse des ingénieurs et architectes praticiens dans les marchés cibles est bien reçue : Les activités de transfert de technologie comprennent la formation de perfectionnement professionnel, la préparation de manuels et de guides et les activités de diffusion visant à accroître la capacité d’utilisation des produits de bois. Par exemple, Canada Wood China a préparé un Guide des bonnes pratiques (régulièrement mis à jour pour refléter les changements apportés au code du bâtiment) et a organisé de nombreux colloques sur la construction à ossature de bois en Chine. Les personnes interviewées indiquent que ces événements attirent de grandes foules et que les rédacteurs de devis des marchés cibles estiment que le Guide est utile.
  • Le groupe Produits de bois canadien a fourni des services d’assurance de la qualité et une formation pour garantir l’intégrité des projets de construction à ossature de bois, mais des préoccupations quant à la capacité ont été soulevées : Aussi bien en Chine qu’en Corée du Sud, Canada Wood fournit un soutien d’assurance de la qualité pour les projets de construction à ossature de bois, veillant à ce que ces bâtiments répondent aux normes et aux codes pertinents. En faisant participer les constructeurs et les inspecteurs locaux à l’assurance de la qualité au moyen d’inspections conjointes, les employés du groupe PBC ont renforcé la capacité de construction et d’inspection de bâtiments de bois dans ces marchés.

    Toutefois, certaines personnes interviewées ont exprimé des préoccupations quant au fait que davantage de soutien en matière d’assurance de la qualité est nécessaire dans ces marchés en raison du manque d’expérience dans la construction avec le bois. On a fait remarquer qu’il existe un risque que des bâtiments ne répondant pas aux normes nuisent à la perception positive grandissante de la construction à ossature de bois. Malgré le niveau de formation offert dans les marchés cibles, un effectif compétent demeure inexistant. La qualité des projets de construction à ossature de bois est une préoccupation constante des promoteurs, des entreprises de construction, des acheteurs de maison et des employés de Canada Wood China en particulier.
  • Des produits de bois sont spécifiés dans des marchés où le bois n’est pas un matériau de construction traditionnel : Les études de cas sur les marchés de la Corée et de la Chine ont révélé un nombre croissant d’instances de spécification de bois dans les projets de construction. En Corée, même si la majorité des unités de logement sont construites de béton et d’acier, l’étude de cas sur la Corée a révélé que la construction de structures à ossature de bois augmente. Le nombre de permis de construction de bâtiments de bois a augmenté de 6,5 p. 100 en 2009, amenant pour la première fois le nombre de permis de construction à ossature de bois au-delà de 10 500. Un total de 9 300 mises en chantier de constructions à ossature de bois a été enregistré en 2009, une hausse par rapport aux 2 000 mises en chantier enregistrées en 2005. Il y a également eu une certaine augmentation du nombre de mises en chantier de constructions à ossature de bois en Chine. Le COFI estime qu’il y a environ 6 000 mises en chantiers de constructions à ossature de bois chaque année (sur un total approximatif de 10 millions), ce qui représente une augmentation par rapport aux 500 mises en chantiers de constructions à ossature de bois enregistrées il y a cinq ans.
BNAA

Comme pour le PCEPB, les activités visant à fournir une formation à la communauté de la conception et de la construction ont aidé à renforcer la capacité d’utilisation de produits de bois. Des architectes et des ingénieurs ont reçu une formation dans les trois programmes financés par le BNAA (WoodWorks, Cecobois et U.S. WoodWorks) et beaucoup d’entre eux croient que cela a exercé une influence positive sur leur décision de spécifier le bois.

Preuve
  • Les architectes des marchés cibles croient que leur capacité d’utiliser le bois a augmenté grâce aux activités de WoodWorks : Un sondage mené en 2010 auprès de groupes du public cible du programme U.S. WoodWorks – y compris des architectes, des ingénieurs, des constructeurs et des entrepreneurs (n = 144) – a révélé que ces personnes croient que le programme U.S. WoodWorks a eu un impact important sur leur capacité d’utiliser le bois. En utilisant une échelle de 5 (1 = aucun impact, 5 = impact majeur), les répondants ont donné une cote moyenne de 3,9 pour l’augmentation de leur accès à l’expertise, aux ressources et à d’autres formes de soutien liées au bois, une cote moyenne de 3,6 pour l’augmentation de leur connaissance des possibilités d’utilisation du bois dans la construction non résidentielle et une cote moyenne de 3,4 sur l’augmentation de leur degré d’utilisation passée ou future du bois dans des projets de ce type à l’avenir.Note de bas de page 48
  • Le programme a fourni un soutien actif et des conseils techniques aux personnes intéressées à utiliser le bois, ce qui s’est traduit par de nouveaux projets de construction spécifiant le bois : Au total, 73 des 144 répondants du public cible sondés pour l’évaluation du programme U.S. WoodWorks ont indiqué un certain niveau d’influence du programme U.S. WoodWorks sur leur décision d’utiliser le bois dans leurs projets, y compris 52 qui ont indiqué que des projets étaient achevés, en construction ou prévus. Lorsqu’on a demandé à ces répondants comment le programme U.S. WoodWorks avait influé sur leur décision, ils ont mentionné le rôle central des activités de renforcement de la capacité. Par exemple, 67 p. 100 ont indiqué que le programme les avait le plus souvent influencés en améliorant leurs connaissances générales et leur compréhension en ce qui concerne l’utilisation du bois grâce à des événements éducatifs, des séances de formation, des ateliers et des documents et publications, et 63 p. 100 ont fait remarquer que les efforts déployés par le programme pour régler leurs préoccupations quant à l’utilisation du bois dans des domaines comme les risques d’incendie, la durabilité, les codes du bâtiment, la résistance au vent et la protection antisismique avaient influé sur leur utilisation du bois.

    En outre, 43 p. 100 des répondants ont crédité chacune des activités suivantes du programme U.S. WoodWorks pour leur décision d’utiliser du bois dans leurs projets : l’accès à des ressources, des outils et des renseignements sur les pratiques exemplaires, la diffusion des connaissances sur les avantages environnementaux présentés par les produits de bois et l’aide à la conception des structures et bâtiments. Certains membres du public cible interviewés ont indiqué estimer que les composants éducationnels du programme (p. ex. colloques, foires Solutions en bois, renseignements en ligne, études de cas) sont les composants les plus utiles. On perçoit que le programme offre un contenu technique de grande qualité sans l’assortir d’un baratin publicitaire.Note de bas de page 49
  • Les activités d’éducation de WoodWorks sont bien reconnues par les architectes et les constructeurs des marchés cibles : Presque tous les architectes et constructeurs interviewés dans le cadre de l’étude du rendement du capital investi réalisée en 2010 par Walker Consulting connaissaient les foires Solutions en bois, les cours et les ateliers du programme canadien WoodWorks (Colombie-Britannique). Les personnes interviewées ont indiqué que l’aspect le plus efficace et le plus attrayant des cours est qu’ils offrent une formation sur la construction non résidentielle offrant aux architectes leurs 18 heures d’éducation permanente chaque année. En outre, les ateliers visant les architectes plus jeunes étaient perçus comme offrant une ressource très utile aux jeunes architectes qui peuvent ne pas en avoir appris autant sur le bois pendant leur éducation universitaire.Note de bas de page 50
  • Des activités de perfectionnement professionnel sont élaborées en partenariat avec les associations professionnelles : Cecobois a signé un protocole d’entente en 2009 avec l’Ordre des architectes du Québec pour offrir une formation de perfectionnement professionnel sanctionnée sur l’utilisation du bois en construction non résidentielle à ses membres.Note de bas de page 51 En outre, le programme a organisé des déjeuners-conférences sur l’utilisation du bois avec 11 entreprises d’architecture et de génie, auxquels ont assisté plus de 260 professionnels.Note de bas de page 52
  • La mise au point d’un logiciel de conception avec le bois d’échelle commerciale a amélioré la capacité de conception avec le bois et présente un potentiel plus grand : Un module de conception avec le bois pour un logiciel exclusif d’ingénierie structurale a été traité en priorité et à grande vitesse dans le cadre d’un partenariat entre le programme U.S. WoodWorks et RISA Technologies LLC. Les entrevues réalisées dans le cadre de l’évaluation du programme U.S. WoodWorks ont révélé que sans l’aide financière et technique obtenue par RISA Technologies du programme pour la mise au point de ce module, RISA Technologies n’aurait pas publié le module sur le bois à elle seule puisque son procédé d’allocation des ressources de mise au point, axé principalement sur le potentiel de génération de recettes, mettait traditionnellement l’accent sur les caractéristiques de conception avec l’acier et le béton, les deux plus grandes sources de recettes.Note de bas de page 53 Les entrevues avec l’industrie, réalisées dans le cadre de l’évaluation du BNAA, ont également souligné l’importance d’un tel logiciel pour faciliter l’utilisation du bois. Ces modules logiciels sont disponibles et très utilisés pour la construction avec le béton et l’acier, alors le fait de disposer d’un tel module pour le bois devrait rendre l’utilisation du bois plus compétitive pour les architectes et les ingénieurs.
Résultat 6 : Économies de production pour les producteurs canadiens.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Économies de production

Seul VB, abordé ci-après, contribue à ce résultat.

VB

Les interactions des conseillers industriels ont mené à des économies de production pour les producteurs canadiens, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre de procédés de production allégée. Les économies de production ont été perçues par les intervenants comme le domaine dans lequel VB a eu l’impact le plus important sur les entreprises de produits de bois à valeur ajoutée.

Preuve
  • Les conseillers industriels ont aidé les entreprises de produits de bois à valeur ajoutée à trouver de nouvelles économies de production pour leurs activités, principalement par la mise en œuvre de procédés de production allégée : Les rapports annuels et bulletins de Valeur au bois à l’intention de l’industrie documentent de nombreuses instances où les conseillers industriels ont aidé les entreprises à mettre en œuvre des procédés de production allégée et à devenir plus efficaces.
    • Le bulletin de Valeur au bois, publié régulièrement par FPInnovations, comprend des études de cas précises sur des économies de production. Par exemple, un fabricant de fermes et de poutrelles a réalisé une augmentation de sa productivité de 8 p. 100 sans réaliser d’investissement supplémentaire en réorganisant certaines tâches de fabrication, avec l’aide d’un conseiller industriel de VB.Note de bas de page 54
    • Les rapports sommaires de projet pour des interventions particulières de conseillers industriels cernent d’autres économies de production. Par exemple, en travaillant avec le personnel d’une entreprise de fabrication d’armoires pour cerner et mettre en œuvre des techniques de production allégée, l’aménagement de l’usine et les procédés de production ont été ajustés. Cela a entraîné une augmentation de 20 p. 100 de la productivité et une augmentation des profits. L’entreprise a indiqué avoir pu réaliser une augmentation de 25 p. 100 de ses ventes sans devoir déménager dans des installations plus grandes.
    • Les points saillants du programme VB pour 2008-2009 cernent les impacts du soutien technique offert par les conseillers industriels aux clients. Un projet de production allégée exigeant un investissement de 250 000 $ par le client a entraîné une augmentation de 15 p. 100 de la productivité, une augmentation de 50 p. 100 des intrants de matière première et une augmentation de 10 p. 100 de la production.Note de bas de page 55 Dans un autre cas mentionné, le soutien du conseiller industriel et un investissement de 5 000 $ ont entraîné une réduction de 30 000 $ des coûts et une augmentation de 15 p. 100 de la productivité pour un fabricant de meubles en bois.Note de bas de page 56
  • L’industrie voit un potentiel de réduction des coûts et d’amélioration de l’efficacité découlant des interactions avec les conseillers industriels : La majorité des clients du transfert de technologie sondés a indiqué que le soutien de VB avait ou pouvait réduire les coûts pour leur entreprise. Lorsqu’on leur a demandé si les services de VB reçus avaient ou allaient entraîner une réduction des coûts, 18 p. 100 ont répondu que les coûts avaient déjà été réduits et 42 p. 100 ont répondu que les services pourraient entraîner une réduction des coûts une fois pleinement mis en œuvre, même si peu d’entre eux ont été en mesure de quantifier la valeur de ces réductions des coûts. La plupart des personnes interviewées estimaient que VB avait le plus grand impact sur la découverte d’économies de production et l’amélioration de la qualité des produits. Ces domaines étaient également les domaines dans lesquels les entreprises demandaient le plus souvent de l’aide technique aux conseillers industriels de VB.
Résultat 7 : Mise au point de nouveaux produits et procédés.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Mise au point de produits et de procédés

Seul VB, abordé ci-après, contribue à ce résultat.

VB

Les données indiquent que de nouveaux produits et procédés ont été mis au point en conséquence des activités de recherche et des activités des conseillers industriels de VB. On percevait que ces nouveaux produits et procédés amélioraient la compétitivité des entreprises de fabrication à valeur ajoutée qui les mettaient en œuvre.

Preuve
  • Les bénéficiaires du soutien des conseillers techniques croient que cela les a aidés à améliorer leur compétitivité au moyen de nouveaux produits et procédés : Les personnes interviewées ont commenté que des produits améliorés étaient mis au point à la fois grâce aux recherches et aux conseils au niveau de l’entreprise fournis par les conseillers industriels. Le sondage auprès des bénéficiaires du transfert de technologie a corroboré cette constatation, puisque les répondants estimaient que les interactions avec les conseillers industriels avaient ou allaient contribuer à une amélioration générale de la compétitivité (59 p. 100) de même qu’à une réduction des déchets ou une augmentation de l’efficacité (53 p. 100). Encore 53 p. 100 ont indiqué que leur capacité de mise en œuvre d’innovations en matière de produits ou de procédés avait ou allait augmenter en conséquence de l’intervention des conseillers industriels.
  • Les recherches financées par VB ont donné lieu à de nouveaux produits et procédés pour les entreprises de fabrication à valeur ajoutée : Les personnes interviewées ont indiqué que la recherche de VB avait donné lieu à de nouveaux produits et procédés pour l’industrie. Par exemple, les données des études de cas indiquent que les recherches de VB ont permis de mettre au point une nouvelle méthode de production de poutres laminées-collées faites de bois traité au cuivre ammoniacal quaternaire, un nouvel agent de préservation du bois à base d’eau ayant des impacts environnementaux réduits. Contrairement aux poutres conventionnelles, ces poutres conviennent aux applications à forte exposition, comme les poteaux électriques et les ouvrages antibruit. Même si ce procédé en est encore à l’étape des essais, il présente un potentiel d’augmentation des ventes de gros bois d’œuvre laminé-collé canadien de jusqu’à 20 p. 100.
  • Les recherches de VB ont mené à une amélioration de l’élaboration de modèles et à de nouveaux procédés et produits pour les producteurs canadiens de poutrelles de bois en I : Les recherches financées par VB à l’UNB sur le rendement des poutrelles en I ont produit des données et des modèles d’expérience qui ont aidé les fabricants à améliorer leurs procédés de conception et de production de même qu’à concevoir de nouvelles poutrelles en I offrant un rendement amélioré. Dans beaucoup de cas, il est nécessaire de pratiquer des ouvertures dans les poutrelles en I pour répondre aux exigences d’électricité, de plomberie et de chauffage à air pulsé. Des ouvertures mal situées peuvent dégrader grandement le rendement des poutrelles en I. D’après ces recherches, les modèles mis au point pour déterminer l’effet des ouvertures dans l’âme ont été utilisés par les producteurs canadiens de poutrelles de bois en I pour concevoir et préciser la taille, la forme et l’emplacement d’ouvertures dans l’âme respectant les exigences en matière de force portante. Les modèles aident également les fabricants à concevoir de nouvelles poutrelles en I avec plus d’exactitude, ce qui élimine les coûts associés aux essais répétés d’homologation des produits. Jusqu’à maintenant, plusieurs entreprises ont utilisé les résultats des recherches pour modifier les procédés de production de poutrelles en I et pour concevoir de nouveaux modèles de poutrelles de manière à satisfaire rapidement et efficacement les critères de rendement.

Résultats intermédiaires

Résultat 8 : Recherche accrue de nouveaux marchés, profil d’exportation et préparation à l’exportation par les fournisseurs canadiens.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Recherche de nouveaux marchés

L’évaluation n’a pas permis de tirer de conclusion sur le degré auquel les programmes de développement des marchés ont amélioré la préparation des fournisseurs canadiens de produits de bois à l’exportation dans les marchés cibles. Toutefois, la preuve laisse entrevoir un grand potentiel. Il existe de fortes indications que le PCEPB a entraîné un plus grand profil pour les fournisseurs canadiens dans les marchés cibles. Les stratégies de développement des marchés du BNAA semblent être sur la bonne voie, mais il est trop tôt pour dire si elles auront une incidence sur la préparation des producteurs canadiens à fournir ces marchés. L’impact des recherches de VB sur les nouvelles possibilités de marché semblent se dessiner à l’horizon (ce à quoi on doit s’attendre pour les progrès scientifiques qui doivent être transposés en matériaux commercialisables).

PCEPB

Les fournisseurs canadiens démontrent une préparation à exporter vers les marchés cibles du PCEPB, comme le montrent les ventes canadiennes croissantes (surtout en Chine), la perception des parts de marchés canadiennes dans les marchés cibles par les concurrents canadiens et la participation aux activités de développement commercial parrainées par le PCEPB. Toutefois, l’industrie continue d’effectuer des investissements minimes dans les activités de développement des marchés en Chine, malgré la croissance considérable qu’elle connaît. En outre, certains intervenants ont exprimé des préoccupations quant au fait que les plus gros fournisseurs sont en meilleure position pour profiter des possibilités engendrées par le PCEPB que les plus petits producteurs secondaires.

Preuve
  • Les fournisseurs canadiens obtiennent un profil plus élevé dans les marchés cibles du PCEPB : Certaines personnes interviewées ont fait remarquer que les activités du PCEPB ont accru la présence des fournisseurs canadiens dans les marchés cibles pour les produits de bois d’ingénierie, au point où les pays qui fournissent traditionnellement ces marchés (c.-à-d. la Scandinavie, la Nouvelle-Zélande et la Russie) s’inquiètent de l’empiètement de la part de marché des entreprises canadiennes. Il s’agit d’une autre preuve que les entreprises canadiennes deviennent des exportateurs actifs vers les marchés cibles du PCEPB.
  • Les entreprises canadiennes qui connaissent le PCEPB démontrent une préparation à l’exportation par leur participation aux activités commerciales : Le sondage auprès des membres des associations de l’industrie demandait aux répondants d’auto-évaluer la part de leur état de préparation à l’exportation qui peut être attribuée aux activités du PCEPB. Parmi les répondants qui connaissaient le PCEPB (n = 42), 74 p. 100 ont indiqué avoir participé au programme en participant à des foires commerciales, 56 p. 100 par la participation de leur association de l’industrie en général, 35 p. 100 par les missions commerciales entrantes (c.-à-d. acheteurs outre-mer qui viennent au Canada) et 30 p. 100 par les missions commerciales sortantes (c.-à-d. fournisseurs canadiens se rendant dans des marchés outre-mer). Lorsqu’on leur a demandé d’indiquer précisément comment leur organisme avait profité du PCEPB, 52 p. 100 des 33 répondants ont répondu que le programme avait amélioré leur profil d’exportation ou leur préparation à l’exportation, au moins jusqu’à un certain point.
  • Les compagnies canadiennes exportent de plus grandes quantités de bois que jamais vers la Chine, mais leurs investissements dans le développement de ce marché sont demeurés limités : L’étude de cas sur la construction à ossature de bois en Chine révèle que le PCEPB et la FII de Colombie-Britannique prennent la Chine comme marché clé de leurs investissements depuis les quatre dernières années. Ensemble, ces organismes fournissent environ 90 p. 100 du financement de développement du marché chinois (50 p. 100 du PCEPB, 30 à 40 p. 100 du FII de Colombie-Britannique). L’analyse du marché montre que les exportations canadiennes vers ce marché ont considérablement augmenté pendant cette période. En ce qui concerne le volume, les exportations de sciage résineux du Canada vers la Chine ont plus que doublé entre 2008 et 2009 (passant de 1,17 million à 2,55 millions de mètres cubes). La Chine est maintenant le deuxième marché d’exportation en importance pour le sciage résineux canadien en ce qui concerne le volume, après les États-Unis (qui ont importé 19,45 millions de mètres cubes en 2009, une baisse de 29 p. 100 par rapport à l’année précédente). Les entrevues ont montré que plusieurs grosses compagnies de l’intérieur de la Colombie-Britannique (producteurs d’EPS) manifestent un intérêt croissant dans la prestation de conseils sur les activités dans ce marché, et un comité consultatif sur les activités du FII de Colombie-Britannique en Chine a été formé. Toutefois, aucune donnée ne permet de croire que l’industrie adopte un rôle financier plus important dans le développement de ce marché, malgré la croissance rapportée.
  • La taille relative des compagnies dans les sous-secteurs forestiers peut signifier que les compagnies plus grosses sont en meilleure position pour profiter des possibilités d’exportations du PCEPB : L’industrie primaire et les expéditeurs sont des compagnies relativement grosses par comparaison à celles des secteurs secondaires et à valeur ajoutée. Certaines personnes interviewées ont fait remarquer que même si l’ensemble de l’industrie a connu des ralentissements importants, les plus grosses compagnies (par leur adhésion au COFI, à l’APFC et à la WRCEA) peuvent profiter davantage des programmes de développement des marchés outre-mer, comme le PCEPB, en raison de leur taille.
BNAA

Les stratégies derrière les initiatives financées par le BNAA sont saines et bien mises en œuvre, mais il est pour l’instant impossible de cerner leur impact sur les fournisseurs canadiens. Toutefois, ceux qui connaissaient le BNAA s’étaient lancés dans des activités commerciales du BNAA visant à améliorer leur préparation à l’exportation.

Preuve
  • Les initiatives financées par le BNAA proviennent d’évaluations des besoins soigneusement conçues et validées et sont mises en œuvre, mais leur incidence sur les fournisseurs canadiens n’est pas claire pour l’instant : Les stratégies de développement des marchés nord-américains sont clairement exprimées dans le plan stratégique du Wood Products Council pour le programme U.S. WoodWorks, le plan stratégique du Conseil canadien du bois pour WoodWorks et le plan stratégique du Bureau de promotion des produits forestiers du Québec pour Cecobois. Cette évaluation a confirmé que ces stratégies de développement des marchés, même si elles en sont aux premières étapes, ont été mises en œuvre et produisent des résultats. Il est toutefois difficile de dire, pour le moment, quel en a été l’impact sur la préparation de l’industrie canadienne à profiter des marchés cibles du BNAA.
  • Les entreprises canadiennes qui connaissent le BNAA démontrent une préparation à l’exportation par leur participation à des activités commerciales : Le sondage auprès des membres des associations de l’industrie demandait aux répondants d’auto-évaluer la part de leur état de préparation à l’exportation qui peut être attribuée aux activités du BNAA. Parmi les répondants qui connaissaient le BNAA (soit 22 répondants), 68 p. 100 (soit 15 répondants) ont indiqué avoir participé au programme en participant à des colloques, des webinaires ou des foires commerciales, et 32 p. 100 (soit 7 répondants) en participant à des missions commerciales. Lorsqu’on leur a demandé d’indiquer précisément comment leur organisme avait profité du BNAA (seuls 21 répondants ont répondu à cette section du sondage), 72 p. 100 (n = 15) ont répondu que le programme avait amélioré leur profil d’exportation ou leur préparation à l’exportation, au moins jusqu’à un certain point.
VB

Même s’il n’était pas manifeste que VB avait contribué à accroître la recherche de nouveaux marchés au moment de l’évaluation, les données tirées des sondages et des études de cas laissent croire que les travaux exécutés jusqu’à maintenant ont le potentiel d’ouvrir de nouveaux marchés pour les produits à valeur ajoutée.

  • Les clients du transfert de technologie croient que les services de VB qu’ils ont reçu ont le potentiel d’accroître les ventes :Quarante-trois pour cent des répondants au sondage auprès des clients du transfert de technologie (n = 144) ont indiqué que les services de VB qu’ils avaient reçus de leur conseiller industriel avaient le potentiel d’entraîner une augmentation des ventes à l’avenir, alors que seulement 5 p. 100 ont indiqué que ces services avaient déjà entraîné une augmentation des ventes. Seulement six de ces répondants ont fourni une estimation du niveau d’augmentation annuelle des ventes, pour une moyenne de 142 667 $.
  • Les recherches financées par VB ont contribué à la mise au point de nouveaux produits, ce qui a le potentiel de générer de nouvelles ventes pour les producteurs canadiens à valeur ajoutée : Les deux études de cas préparées pour la partie de cette évaluation traitant de VB montrent les domaines dans lesquels les entreprises canadiennes ont le potentiel de générer de nouvelles ventes. Il est trop tôt pour déterminer pleinement les effets des nouvelles normes axées sur le rendement de la CSA sur les adhésifs pour bois de charpente mises au point en conséquence des recherches de VB.

    Toutefois, les nouvelles normes ont permis l’acceptation par la CSA de l’utilisation d’un nouvel adhésif aux propriétés améliorées pour une exposition limitée (utilisation intérieure). L’étude de cas montre que l’utilisation de ce nouvel adhésif dans le procédé de production des poutrelles en I a entraîné une augmentation de la productivité et une réduction des coûts pour les fabricants canadiens de poutrelles en I. Puisque ce nouvel adhésif est transparent, il peut également être utilisé pour laminer le bois d’œuvre laminé-collé et le bois en placage stratifié pour les produits de qualité de finition qui seraient moins attrayants avec les lignes de collage foncées laissées par l’adhésif qui était accepté auparavant. Puisque les nouvelles normes sont acceptées aux États-Unis et de façon plus générale par leur inclusion dans les normes ISO, les produits fabriqués au Canada qui répondent aux normes de la CSA peuvent être vendus aux États-Unis et à l’étranger sans autres tests de rendement. De cette manière, les nouvelles normes sur les adhésifs contribuent à la diversification des marchés et à l’expansion potentielle des exportations.
  • Les recherches ont mené à l’harmonisation des normes sur les adhésifs pour bois de charpente, ce qui a ouvert le marché transfrontalier aux produits de bois canadien : Les projets financés par VB sur les adhésifs, exécutés entre 2002 et 2010, ont donné lieu à de nouvelles normes axées sur le rendement pour remplacer les principes normatifs existants, dont la dernière mise à jour remonte à 1977. Les résultats des projets ont contribué directement à la mise au point et au raffinement de la nouvelle norme de la CSA sur les adhésifs pour bois de charpente à usage extérieur et à la norme correspondante pour une exposition limitée à l’eau. Ces nouvelles normes axées sur le rendement incitent les fabricants d’adhésifs canadiens à mettre au point de nouveaux adhésifs rentables pour bois de charpente qui sont acceptés dans de multiples compétences. Les entreprises mettant au point des produits de bois de charpente profitent d’un accès à de plus gros marchés, puisque les produits employant des adhésifs répondant aux normes de la CSA sont également acceptables pour les États-Unis, en raison de l’harmonisation des normes.
Résultat 9 : Capacité accrue de réagir aux changements dans les marchés cibles des produits de bois (construction ou valeur ajoutée).
Constatations de niveau stratégique et résumé – Capacité accrue de réagir aux changements

Les trois programmes ont apporté d’importantes contributions à la progression vers l’augmentation de la capacité de réaction aux changements dans les marchés cibles pour les produits de bois. Le PCEPB offre peut-être les meilleurs exemples de réussite dans ce domaine en raison de la détermination des changements dans le marché résidentiel et la promotion de la construction à ossature de bois pour répondre à ces changements par le groupe Produits de bois canadien. Les données indiquent que les initiatives financées par le BNAA changent la perception du bois dans les marchés cibles pour la construction non résidentielle. Toutefois, il est trop tôt pour dire si les fournisseurs canadiens sont en mesure de profiter de ces changements. Les activités de transfert de technologie et de recherche de VB ont donné à l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée le potentiel de mettre en œuvre des produits et des procédés innovateurs afin de réagir aux changements dans les marchés.

Un des changements les plus apparents dans le marché des produits de bois, ces dernières années, est l’émergence des préoccupations environnementales en construction et de l’intérêt pour la construction verte. Les initiatives de marketing et de sensibilisation en vertu du PCEPB et du BNAA tirent profit de ces besoins et les recherches parrainées par VB produisent des connaissances pouvant aider l’industrie à répondre à ces besoins. La construction verte se présente à la fois comme une tendance et un enjeu majeur en matière d’accès aux marchés dans l’ensemble des marchés mondiaux des produits forestiers. Les entrevues réalisées pour la présente évaluation dans les trois programmes laissent croire que les fournisseurs canadiens ont acquis une certaine force dans le domaine, mais que davantage de travaux sont nécessaires. On a probablement là l’occasion d’assurer une plus grande coordination entre les programmes de développement des marchés.

Même si les initiatives PPLECF et PIPF de la composante d’accès aux marchés de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers, qui doivent être évaluées en 2011-2012, sont conçues pour aborder la question de la réputation environnementale de l’industrie canadienne des produits forestiers et pour en faire la promotion dans les marchés étrangers, les entrevues réalisées pour le PCEPB et le BNAA confirment que les initiatives de construction verte constituent à la fois un facteur contextuel influant sur les marchés et un domaine d’avantage concurrentiel potentiel à promouvoir en ce qui concerne l’utilisation du bois dans la construction (aussi bien résidentielle que non résidentielle).

PCEPB

La convergence des activités financées par le PCEPB dans les marchés prioritaires a aidé à ouvrir des portes aux producteurs canadiens et à les mettre en position de profiter des changements touchant la démographie et les besoins en matière de logement au Japon, en Corée du Sud et en Chine. Les travaux sur les codes et les normes et le renforcement de l’intérêt et de la capacité en ce qui concerne la construction à ossature de bois sont des éléments essentiels de ces efforts.

Preuve
  • Les travaux de surveillance des marchés, de diffusion et sur les codes et les normes du PCEPB ont mis les entreprises canadiennes en position de profiter des changements au marché de la construction japonais : Le Japon est le plus gros marché outre-mer du Canada en valeur et constitue un marché outre-mer important pour le Canada depuis plus de 30 ans. La démographie changeante au Japon a entraîné un mouvement pour la construction de plus d’installations de soins aux aînés et de logements à niveaux multiples. Les personnes interviewées dans les associations de l’industrie ont indiqué que les activités du PCEPB ont aidé à mettre l’industrie canadienne en position de profiter de ces conditions.

    Le programme sur la pruche du Canada est appuyé par le PCEPB depuis huit ans et la CFPA attribue les ventes actuelles de produits côtiers britanno-colombiens au Japon aux travaux réalisés par le programme. Il y a plusieurs années, de nouvelles normes japonaises sur la conception de structures menaçaient les exportations de pruche côtière vers le Japon. Cette menace a été contrée par le bureau de Canada Wood, qui a travaillé pour inclure les bonnes propriétés de conception de la pruche du Canada dans les programmes de conception assistée par ordinateur employés pour concevoir des maisons. Les données tirées des entrevues indiquent que même les marchés matures peuvent être rapidement minés par des changements aux codes et aux normes, et que les activités de Canada Wood Japan ont aidé à atténuer la possibilité de perte d’une part de marché potentielle suite à de tels changements.
  • Les projets de démonstration financés par RNCan et appuyés par les activités de diffusion du groupe Produits de bois canadien et du PCEPB ont mis les entreprises canadiennes en position de profiter d’un marché de la construction grandissant et de plus en plus soucieux de la santé en Corée du Sud : Comme au Japon, la Corée du Sud possède un historique de construction avec le bois; toutefois, la construction à ossature de bois n’est pas aussi courante que la construction traditionnelle à poteaux et à poutres. Le bois est perçu par les constructeurs coréens comme une alternative saine au « syndrome des habitations malsaines » associé aux bâtiments de béton. Il existe une « pression » par la demande pour ce qui est des habitations en bois et de la construction à ossature de bois en particulier, et le marché croît à une vitesse supérieure à ce que le système actuel de construction coréen peut supporter. Le projet de démonstration financé en Corée en 2009 a aidé à ouvrir le marché des habitations à niveaux multiples et familles multiples à la construction à ossature de bois et, en conséquence du succès qu’il a remporté, le promoteur a décidé d’utiliser le bois pour construire les 120 autres unités de ce projet. En outre, d’après la publicité générée par cet événement, un autre promoteur a demandé l’aide de Canada Wood Korea pour convertir en bois d’importants éléments de son bâtiment de béton.
  • Les efforts de Canada Wood China ont aidé à établir les conditions nécessaires pour permettre aux entreprises canadiennes de profiter des besoins changeants en matière de logement dans ce marché : La croissance du PIB réel de la Chine a atteint une moyenne de neuf pour cent au cours des 15 dernières années et on prévoit qu’elle se poursuivra. La croissance économique rapide, la classe moyenne grandissante, la grande migration interne des régions rurales vers les villes des régions côtières, qui intensifient le besoin de nouveaux logements, et l’expansion des industries nationales de l’ameublement et de la décoration intérieure du pays se sont toutes combinées pour faire augmenter la consommation de bois et de produits de bois de la Chine. Les personnes interviewées indiquent que Canada Wood China a joué un rôle déterminant dans la promotion de la construction à ossature de bois en Chine par l’élaboration de codes et de normes (p. ex. le code local de Shanghai) et par l’éducation des principaux décideurs, y compris les fonctionnaires gouvernementaux, les architectes et les investisseurs.

    Entre 2009 et 2011, la Chine prévoit dépenser environ 140 milliards de dollars sur une initiative nationale de logement abordable qui comptera pour 20 p. 100 de tous les nouveaux logements urbains construits. Shanghai est la première ville à mettre en œuvre le programme, qui comprendra des immeubles de six étages sans ascenseur, des tours d’habitation et des structures non résidentielles basses. Les possibilités d’utilisation du bois comprennent les murs séparatifs, les murs intercalaires, les toits à fermes de bois et la construction hybride. Le protocole d’entente de Canada Wood China avec la Ville de Shanghai (et la contribution financière de 683 000 $ de RNCan en 2009-2010) est conçu pour illustrer en quoi la construction à ossature de bois est compétitive au niveau des coûts et conforme à l’initiative de logement abordable.
BNAA

Les données indiquent que les attitudes touchant la durabilité et l’appropriation technique du bois chez les rédacteurs de devis des marchés cibles pour la construction non résidentielle changent en raison des initiatives U.S. WoodWorks et WoodWorks. Toutefois, la capacité de l’industrie canadienne de profiter de ces changements, en particulier dans le marché américain, n’est pas encore claire. Les efforts de WoodWorks en matière de promotion de la durabilité et de la capacité du bois, ayant mené aux mesures législatives de Wood First en Colombie-Britannique, sont perçus par les constructeurs canadiens comme une possibilité importante dans la construction non résidentielle.

Preuve
  • Il y a eu un changement positif chez les architectes, qui connaissent maintenant le bois comme matériau de construction durable sur le plan de l’environnement : Selon les entrevues avec les architectes et les constructeurs de Colombie-Britannique, menées dans le cadre d’une étude du rendement du capital investi réalisée en 2010 par le Walker Consulting Group pour WoodWorks, il est maintenant généralement reconnu que la durabilité sur le plan de l’environnement et la construction verte sont des éléments nécessaires de la construction moderne et que le bois répond maintenant au critère de la durabilité. Plusieurs architectes ont fait remarquer qu’ils n’avaient pas le sentiment que le bois respectait les normes environnementales par le passé, mais qu’ils croient désormais fermement que le bois passe le test environnemental beaucoup mieux que les autres matériaux.Note de bas de page 57

    Dans le cadre de cette évaluation, plusieurs personnes interviewées ont fait remarquer que les activités de sensibilisation et d’éducation du BNAA axées sur les architectes et les constructeurs – en conjonction avec le Programme de promotion du leadership environnemental du Canada dans le secteur forestier (PPLECF) et le Programme international de partenariats en foresterie (PIPF) – ont aidé à éliminer les barrières touchant la construction verte en matière d’accès aux marchés tout en réglant les préoccupations touchant la structure et la durabilité. La promotion du bois comme alternative à l’acier ou au béton dans la construction non résidentielle a exigé un réseautage avec des experts de l’analyse du cycle de vie, du « code du bâtiment vert » et de la construction « verte ». Certaines personnes interviewées proches des initiatives de construction verte ont indiqué qu’en présumant que le marché de la construction non résidentielle sera de plus en plus alimenté par les préoccupations environnementales, alors il est presque certain que la consommation de bois augmentera, à condition que les outils soient en place pour permettre au marché de percevoir et d’apprécier ses avantages environnementaux.
  • Les mesures législatives de Wood First en Colombie-Britannique sont perçues comme une possibilité importante pour le bois dans la construction non résidentielle par les constructeurs canadiens : Selon les entrevues réalisées avec des architectes et constructeurs de la Colombie-Britannique dans le cadre d’une étude du rendement du capital investi de Walker effectuée en 2010, les mesures législatives de Wood First (c.-à-d. les mesures législatives qui exigent l’utilisation du bois dans les bâtiments publics lorsque c’est réalisable) sont perçues comme un élément essentiel pour la croissance de l’utilisation du bois dans les bâtiments institutionnels non résidentiels. Beaucoup de personnes interviewées ont fait remarquer que la loi, et le financement qui l’accompagne, augmenteront l’utilisation du bois dans les projets de construction municipaux. Beaucoup de projets municipaux ne seraient pas bâtis en bois parce que la principale considération dans la plupart des demandes de propositions gouvernementales est le prix, et si la seule considération est le prix, alors le bois aura souvent de la difficulté à réussir.Note de bas de page 58 Dans un même ordre d’idées, 12 municipalités du Québec ont adopté des résolutions pour l’utilisation du bois dans les bâtiments publics suite aux activités de réseautage de Cecobois.Note de bas de page 59
  • L’attrait technique du bois dans les marchés cibles du programme U.S. WoodWorks a augmenté, mais la capacité des producteurs canadiens de profiter de cette situation est inconnue : Selon un rapport de 2010 de Ducker Worldwide pour le programme U.S. WoodWorks (un suivi d’une étude de référence réalisée en 2007), le bois a réalisé des gains importants au niveau de son attrait technique relatif auprès des architectes et des constructeurs, par comparaison avec le béton et l’acier dans les marchés cibles américains.Note de bas de page 60 Ces augmentations peuvent être attribuées aux activités de WoodWorks, qui changent activement les attitudes relatives à l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle. Il est probablement trop tôt pour savoir si l’industrie canadienne est en mesure de profiter de ce changement. Toutefois, la logique et l’historique du programme laissent croire que l’élargissement des utilisations acceptables du bois dans les domaines à l’extérieur des constructions basses traditionnelles rapportera plus tard, surtout lorsque les considérations touchant l’analyse du cycle de vie des bâtiments, les enjeux environnementaux et la consommation générale d’électricité deviendront plus importantes.
VB

Les fabricants à valeur ajoutée indiquent que leur interaction avec les conseillers industriels leur a permis de profiter de produits et de procédés innovateurs pour réduire leur vulnérabilité aux changements du marché. En outre, les recherches parrainées par VB ont produit de nouveaux procédés et produits ayant le potentiel d’être utilisés dans un marché non résidentiel croissant. Les données indiquent également que l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée explore la meilleure façon de profiter des tendances de construction verte.

Preuve
  • Les fabricants à valeur ajoutée perçoivent une plus grande capacité de réaction aux changements du marché par l’innovation : Selon un rapport de comité de la Chambre des communes de 2008, la complaisance en termes d’innovation a contribué à rendre l’industrie vulnérable aux changements des marchés.Note de bas de page 61 Le sondage auprès des clients du transfert de technologie laisse croire que les interventions des conseillers industriels génèrent pour les fabricants canadiens à valeur ajoutée un potentiel d’utilisation de produits et de procédés innovateurs, ce qui peut réduire leur vulnérabilité aux changements du marché. Au total, 71 p. 100 des clients du transfert de technologie sondés (n = 150) ont indiqué que ces interventions de VB ont entraîné ou entraîneront une augmentation des connaissances concernant le rendement des produits ou des procédés.
  • Les recherches financées par VB sur les propriétés structurales des poutrelles de bois en I ont donné à l’industrie des produits à valeur ajoutée le potentiel de profiter des changements dans la construction non résidentielle en Amérique du Nord : L’étude de cas sur les poutrelles de bois en I a révélé que les recherches sur la force portante des poutrelles en I, menées sur de multiples projets entre 2004 et 2007, avaient rendu possible l’utilisation de poutrelles de bois en I dans de plus gros bâtiments, profitant ainsi des nouvelles spécifications des codes dans la construction non résidentielle. Ces recherches financées par VB ont contribué à la mise au point d’un nouveau produit en créant des modèles utilisés par les fabricants canadiens pour concevoir et produire des poutrelles en I améliorées qui respectent les exigences plus élevées en matière de force portante qui s’appliquent aux bâtiments commerciaux à niveau multiples.
  • Les recherches de VB ont amélioré le potentiel de l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée de répondre aux préoccupations croissantes touchant l’impact environnemental des adhésifs :Les préoccupations à l’égard de la qualité de l’air mènent à des pressions pour la mise au point de nouveaux adhésifs écologiques qui contiennent moins de contaminants et dégazent moins de composés organiques volatils. Les recherches appuyées par VB sur les adhésifs ont le potentiel de donner à l’industrie la capacité de produire des adhésifs contenant moins de contaminants (p. ex. formaldéhyde) et ayant moins d’impacts sur la qualité de l’air.
  • La demande de l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée d’outils pour apprendre comment accéder au marché de la construction verte augmente : En 2008-09, grâce à la composante de transfert de technologie de VB, FPInnovations a produit un guide de 40 pages pour aider les fabricants canadiens de produits à valeur ajoutée à comprendre comment accéder au marché de la « construction verte ». Ce guide a été distribué à l’industrie lors d’ateliers sur le marketing dans le marché de la construction verte.Note de bas de page 62 Ces ateliers ont été demandés par l’industrie par l’entremise du réseau des conseillers industriels. Le guide est disponible dans la section accessible au public du site Web de FPInnovations sur Valeur au boisNote de bas de page 63 et a été distribué lors de présentations sur la construction verte auxquelles beaucoup de gens ont assisté (plus de 70 personnes présentes dans certains cas) organisées en fonction des demandes présentées aux conseillers industriels de partout au Canada (Colombie-Britannique, Saskatchewan, Alberta, Québec et Nouveau-Brunswick).Note de bas de page 64
  • La nouvelle capacité d’étude de marché produit les renseignements sur les marchés demandés par les entreprises de l’industrie : À la demande des entreprises de produits à valeur ajoutée, les fonds de VB ont commandé de nombreuses études de marché mettant l’accent sur des sujets comme les marchés européens des produits de bois esthétiques et les comparaisons des exigences relatives aux fenêtres à cadre de bois au Canada et en Europe. Dans beaucoup de cas, les recherches révèlent des possibilités de commercialisation potentielles pour les fabricants canadiens, mais on ne sait pas à quel point ces rapports sont communiqués de façon générale à l’industrie des produits de bois à valeur ajoutée.
Résultat 10 : Élimination des contraintes techniques du commerce dans les marchés cibles et acceptation des produits et systèmes de construction canadiens dans les codes, les normes.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Réduire les entraves au commerce

Le PCEPB et le BNAA ont tous deux contribué de façon importante à l’élimination des contraintes technologiques touchant les produits canadiens et à améliorer l’acceptation des systèmes de construction dans les marchés cibles par la promotion, l’essai, la recherche et les travaux en étroite collaboration avec les autorités chargées des codes du bâtiment. Dans beaucoup de cas, ces changements sont le produit de plusieurs années d’efforts. Les progrès dans la technologie de l’utilisation du bois ont contribué de façon importante au fait que le bois est spécifié dans plus d’applications. On ne peut pas surestimer l’importance de l’innovation technologique ici. Il semble en outre que les activités de VB sont bien adaptées à cette tâche et pourraient jouer un rôle plus important dans ce résultat (il n’existe pour l’instant aucun lien explicite officiel).

PCEPB

Le PCEPB a appuyé l’élaboration de codes et de normes et a fait la promotion des systèmes de construction canadiens en Chine, en Corée, au Japon et en Europe, et les données indiquent que ces efforts ont facilité une utilisation accrue du bois canadien dans ces marchés.

Preuve
  • Le PCEPB a poussé des changements aux normes et aux codes locaux qui ont facilité la construction à ossature de bois en Chine : Canada Wood China, en collaboration avec les chercheurs de FPInnovations, a fourni de l’aide pendant quatre ans (de 2005 à 2009) au Comité sur le code local de Shanghai. Cette aide comprenait des conseils techniques, des recherches pour appuyer les modifications au code touchant les incendies et les séismes, des présentations au Comité et des discussions avec les ministères du gouvernement. Le nouveau code a été approuvé en septembre 2009 et offre plus de possibilités de construction avec le bois dans des régions qui étaient auparavant touchées par des restrictions liées aux incendies. Il s’agit du premier code en Chine pour la construction à ossature de bois qui traite de tous les enjeux techniques, comme les structures, les incendies, la durabilité, la conservation de l’énergie, la transmission du son et les inspections de construction.Note de bas de page 65 L’étude de cas sur la Chine a révélé que Shanghai est perçu comme un chef de file en ce qui concerne l’élaboration et l’adoption d’un code du bâtiment. Les personnes interviewées participant au marché chinois espèrent que le Code local de Shanghai servira de base pour les codes d’autres compétences entourant Shanghai.
  • Approbation de la construction à ossature de bois dans les zones protégées contre les incendies :Au Japon, la construction à ossature de bois a été approuvée en 2005 dans les zones protégées contre les incendies pour les structures faites de 2x4 et de poteaux et poutres d’après les recherches sur la résistance aux incendies financées par le PCEPB. Cela s’est traduit par plus de 1 100 projets de construction utilisant le bois en 2009-2010, qui n’auraient pas été possibles par ailleurs, de même que par la construction de 24 installations de soins aux aînés en 2009. Le programme a également fait la promotion des maisons hybrides (EPS et poteaux et poutres) auprès des constructeurs et une grosse compagnie prévoit construire 10 000 unités en 2010 suite à cet effort de promotion.
  • Les mises à jour apportées au code du bâtiment coréen sont favorables aux fournisseurs de bois canadiens : Les normes de construction coréennes ont été mises à jour en 2008 pour permettre l’utilisation de toutes les essences de bois de charpente canadien. En outre, les accréditations en matière d’incendies, de séismes et acoustiques pour la construction avec le bois ont été obtenues pour divers assemblages de murs dans le code du bâtiment coréen.
  • Le PCEPB a aidé les maisons préfabriquées et le bois d’œuvre canadiens à obtenir la marque de Conformité européenne : En Europe, les principaux résultats des activités du PCEPB au cours des quatre dernières années comprennent l’approbation pour la marque de Conformité européenne (CE) du bois d’œuvre canadien en mars 2009, et la marque CE pour les maisons préfabriquées en novembre 2009. Sans la marque CE, le Canada serait exclu de certains marchés puisque l’Union européenne avance vers l’adoption de cette norme dans la plupart des domaines des produits de construction.
BNAA

Les initiatives financées par le BNAA ont récemment remporté du succès dans l’élimination des contraintes techniques sur l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle, y compris des changements aux codes locaux de la Colombie-Britannique et de l’Arkansas. D’autres activités mettant l’accent sur la sensibilisation des rédacteurs de devis à ce que les codes du bâtiment permettent réellement en termes de construction avec le bois. Les progrès dans la technologie de la construction avec le bois sont perçus comme des éléments importants de ces développements.

Preuve
  • Le BNAA a poussé des changements au code du bâtiment de la Colombie-Britannique qui ont permis la construction à ossature de bois dans les bâtiments résidentiels ayant jusqu’à six étages : Plusieurs années d’efforts par les employés de WoodWorks et l’équipe technique du CCB ont culminé avec la modification du code du bâtiment de la Colombie-Britannique en janvier 2009 de manière à permettre le bois dans les constructions de hauteur moyenne (c.-à-d. les bâtiments ayant jusqu’à six étages). WoodWorks continue de travailler avec le gouvernement de la Colombie-Britannique pour appuyer la mise en œuvre des changements au code au moyen de programmes d’éducation et de formation à l’intention des utilisateurs potentiels du code.Note de bas de page 66
  • Les changements aux codes sont perçus comme des éléments essentiels dans le marché nord-américain de la construction non résidentielle, et WoodWorks a joué un rôle déterminant dans ces changements en Colombie-Britannique : Environ les trois quarts des architectes et constructeurs interviewés avaient entendu parler du changement au code pour les bâtiments de six étages, même si peu d’entre eux savaient que WoodWorks y avait participé. Même si relativement peu de gens croient que ces changements au code ont eu un impact immédiat sur l’industrie, la plupart d’entre eux croient qu’au cours des 5 à 10 prochaines années, ces changements commenceront à avoir un impact important. Beaucoup de personnes interviewées ont avancé qu’il est très probable que les structures de bois à six étages deviennent une partie importante du paysage britanno-colombien au cours des deux prochaines décennies.
  • On perçoit que les employés du programme U.S. WoodWorks participent activement à la promotion de changement aux codes du bâtiment locaux et à la prestation de clarifications à ce sujet : Les employés du programme et les représentants de l’industrie interviewés pour l’évaluation du programme U.S. WoodWorks ont cerné des réalisations touchant les efforts relatifs aux codes et aux normes. Ceci comprend, entre autres, d’informer les régions des changements à l’International Building Code (un code national des États-Unis) qui permettent maintenant l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle et pousser des changements à des codes particuliers, comme le Code du bâtiment de l’Arkansas récemment modifié, qui permet l’utilisation du bois dans la construction des écoles.
  • La mise au point de nouvelles technologies et de nouvelles techniques d’utilisation du bois est essentielle pour éliminer les barrières techniques à la construction non résidentielle : Les ingénieurs et architectes interviewés dans le cadre de l’étude du rendement du capital investi de WoodWorks ont indiqué que l’acceptation des produits de bois dans la construction non résidentielle dépend de manière importante de l’introduction de nouvelles technologies, aussi bien dans les produits de bois que dans les techniques d’utilisation du bois. Par exemple, les produits de bois d’ingénierie qui possèdent maintenant de meilleures propriétés de résistance et peuvent composer avec de grandes portées de toit ont joué un rôle déterminant dans l’amélioration de l’acceptation de l’utilisation du bois.Note de bas de page 67 Les entrevues réalisées pour cette évaluation confirmaient ces constatations, en faisant remarquer que l’innovation technologique a contribué à éliminer les obstacles à l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle.
Résultat 11 : Réceptivité accrue des marchés cibles aux produits canadiens.
Constatations de niveau stratégique et résumé– Réceptivité accrue des marchés

Les membres des associations de l’industrie canadienne qui connaissaient le PCEPB et le BNAA croyaient que les programmes avaient contribué au moins jusqu’à un certain point à une réceptivité accrue à l’égard de leurs produits (ou des produits de bois en général pour le BNAA). Toutefois, ce point de vue était plus fort chez les personnes interviewées connaissant le PCEPB (82 p. 100) que chez celles connaissant le BNAA (52 p. 100). Les ingénieurs, les constructeurs, les architectes et les promoteurs de projets interviewés ont attribué cette augmentation aux activités d’information du programme. On a également noté que les démonstrations dans le monde réel des systèmes de construction avec le bois ont grandement contribué à accroître la réceptivité des marchés. Les données indiquent en outre une préférence pour l’EPS canadienne en Corée du Sud.

PCEPB

Les activités du PCEPB dans les marchés cibles contribuent à accroître la réceptivité aux produits canadiens des communautés de la construction des marchés cibles. Les recherches visant à calmer les peurs touchant le bois tué par le dendroctone du pin ponderosa (DPP), la présence des projets de démonstration et de missions pour montrer les applications des produits de construction canadiens dans le monde réel et l’importance grandissante de la réputation environnementale ont toutes contribué à cette augmentation.

Preuve
  • Les membres de l’industrie perçoivent que le PCEPB a accru la réceptivité des marchés cibles aux produits canadiens, au moins jusqu’à un certain point : Le sondage auprès des membres des associations de l’industrie a révélé que 82 p. 100 des 33 répondants à cette question estimaient que le PCEPB avait, au moins jusqu’à un certain point, accru la réceptivité des marchés cibles aux produits canadiens.
  • On a maintenu un accès aux marchés internationaux pour le bois d’œuvre canadien EPS tué par le dendroctone du pin ponderosa : Le PCEPB a financé des essais sur la résistance et les projets de recherche connexes pour démontrer aux groupes de normalisation outre-mer que la présence de taches bleues n’a pas d’incidence négative sur les propriétés mécaniques du bois d’œuvre ou sur la santé humaine (c.-à-d. les recherches ont démontré que la tache bleue n’est pas une moisissure, mais seulement une décoloration provoquée par la mort du DPP). Ces recherches ont mené au maintien de l’acceptation du produit dans les principaux marchés asiatiques (p. ex. Japon et Chine) et au maintien de l’accès à ces marchés pour le bois d’œuvre canadien EPS tué par le DPP. Puisque le pin représente environ 70 p. 100 des ventes totales d’EPS de la Colombie-Britannique,Note de bas de page 68 l’impact du maintien de cette réceptivité dans les marchés outre-mer sur l’industrie de la Colombie-Britannique est important.
  • Le Canada est actuellement une source privilégiée de bois d’œuvre résineux en Corée du Sud : En 2009, le Canada était le plus grand exportateur de bois d’œuvre résineux en volume vers la Corée du Sud, fournissant 29 p. 100 (250 000 m3) de ses importations (principalement de la Colombie-Britannique). Le Chili (18 p. 100), la Russie (17 p. 100), la Chine (11 p. 100) et la Nouvelle-Zélande (10 p. 100) étaient les autres exportateurs les plus importants. En 2010, le Canada a été dépassé par la Russie et le Chili en termes de volume, mais est demeuré le plus grand fournisseur en termes de valeur (c.-à-d. en expédiant des produits de valeur plus élevée que la Russie et le Chili), avec 23 p. 100 contre 20 p. 100 pour la Russie et 18 p. 100 pour le Chili. Le bois d’œuvre résineux EPS est la principale essence importée du Canada et est principalement utilisé dans le secteur de la construction à ossature de bois, devant la pruche et le cèdre rouge de l’Ouest. L’étude de cas sur la Corée a révélé que les activités suivantes de Canada Wood Korea, financées par le PCEPB, ont contribué à cette position : les recherches visant à régler les problèmes techniques liés au rendement antisismique de l’EPS, aux panneaux OSB, aux structures à poteaux et poutres et au rendement du bois d’œuvre portant des taches bleues, les colloques éducationnels et la formation de même que la participation à des foires commerciales et des colloques nationaux et régionaux bien fréquentés pour promouvoir les produits de bois d’œuvre canadien et les produits à valeur ajoutée.
  • Les projets de démonstration de construction en bois jouent un rôle clé dans l’amélioration de la réceptivité des marchés cibles aux produits de bois canadien : Les données indiquent que les promoteurs et constructeurs chinois sont de plus en plus intéressés par la construction à ossature de bois, les fermes et les murs intercalaires. Les intervenants de l’industrie et du gouvernement interviewés convenaient que les projets de démonstration sont « essentiels » pour la réussite des efforts de construction à ossature de bois en Chine. Les projets de démonstration financés par le Plan d’action économique (qui seront évalués séparément en 2011-2012) sont perçus comme un moyen efficace et efficient de démontrer les avantages de la construction à ossature de bois tout en renforçant la crédibilité et en établissant d’importants réseaux avec les promoteurs, les constructeurs et les organismes gouvernementaux chinois. Canada Wood China assure la formation technique et l’assurance de la qualité pour ces projets.
  • Les missions au Canada pour permettre aux acheteurs coréens d’être témoins d’une construction à ossature de bois ont amélioré leur réceptivité à ce type de bâtiment : L’importance de voir les projets de démonstration de construction à ossature de bois était également évidente en Corée du Sud. Canada Wood Korea a pu recruter des promoteurs, des constructeurs et des architectes pour participer à des missions à coûts partagés au Canada, ce qui indique un intérêt croissant de la part des grands constructeurs en Corée. Les participants à la mission de 2009, Samgaksan Valley (un promoteur) et le Kwang Jang Architects Group, ont converti leur projet de complexe d’habitation plurifamilial de 120 unités de quatre étages (susmentionné à la page p. 62) du béton au bois après avoir visité un projet de construction de duplex à ossature de bois en Colombie-Britannique.
  • L’industrie perçoit une réceptivité accrue en Europe à l’égard des bâtiments canadiens et du cèdre rouge de l’Ouest : En Europe, les activités du PCEPB abordent un éventail d’enjeux et de types de produits. Le bureau de Canada Wood fait la promotion de la marque de CE pour les produits canadiens (au moyen de documentation technique, de colloques) de même que la promotion de la construction à ossature de bois, des maisons en bois rond et des maisons préfabriquées, des bois francs canadiens et du cèdre rouge de l’Ouest (au moyen de foires commerciales). Les entrevues réalisées avec les représentants de B.C. Wood indiquent une sensibilisation et un profil accrus pour le cèdre rouge de l’ouest, les essences de bois francs et les maisons de bois rond du Canada dans ce marché.
  • La réputation environnementale améliore la réceptivité dans les marchés cibles outre-mer : On a également fait remarquer dans les entrevues que les acheteurs des marchés outre-mer sont plus réceptifs aux produits canadiens maintenant que par le passé en raison de la réputation de fournisseur de bois de qualité de forêts gérées de manière durable que le Canada a acquise. D’après des réunions avec certains des participants à la Mission 2010 de Colombie-Britannique financées par le PCEPB pour les constructeurs coréens, leur intérêt repose dans le fait de voir des démonstrations d’habitations de bois écologiques et d’en apprendre davantage sur les pratiques de gestion durable des forêts du Canada et de la Colombie-Britannique. La politique de réduction du carbone et de croissance verte du gouvernement coréen a accru l’intérêt des consommateurs et des constructeurs pour les bâtiments verts, l’analyse du cycle de vie et les pratiques de gestion durable des forêts. Les missions en Colombie-Britannique sont conçues pour offrir ces renseignements aux principaux décideurs et aux médias.
BNAA

Les données tirées des examens de WoodWorks et U.S. WoodWorks et un sondage auprès des membres des associations de l’industrie canadienne qui connaissent le BNAA laissent croire que les initiatives financées par le BNAA ont commencé à faire une différence dans la réceptivité des rédacteurs de devis à l’utilisation du bois. Les démonstrations tapageuses de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle étaient perçues comme importantes dans les marchés tant canadiens qu’américains, tout comme la disponibilité de l’information.

Preuve
  • Les membres de l’industrie perçoivent que le BNAA a amélioré la réceptivité des marchés cibles à l’utilisation du bois, au moins jusqu’à un certain point : Le sondage auprès des membres des associations de l’industrie a révélé que 50 p. 100 (soit 11) des 22 répondants à cette question estimaient que le BNAA avait, au moins jusqu’à un certain point, amélioré la réceptivité des ingénieurs, architectes et constructeurs canadiens et américains à l’utilisation de produits de bois dans des applications non résidentielles.
  • Des projets symboliques de prestige dans des régions de toute la Colombie-Britannique, qui démontrent visuellement l’étendue des applications potentielles du bois, sont perçus comme importants pour améliorer la réceptivité du marché : Les entrevues avec les constructeurs et les architectes de Colombie-Britannique ont révélé qu’il est important de disposer de bâtiments publics de prestige avec des composantes de bois qui attirent l’attention du secteur de la construction et du public. Deux exemples souvent cités de bâtiments de prestige sont l’Anneau olympique de Richmond, dont la promotion, la conception et la construction ont été appuyées par WoodWorks grâce à un financement du BNAA,Note de bas de page 69 et les centres communautaires autochtones du centre-ville de Surrey. Les répondants aux entrevues ont indiqué que ces structures donnent aux gens d’influence à l’extérieur du secteur de la construction (dans la collectivité en général) une preuve de changement et de progrès, et servent de point de référence pour alléger les préoccupations et réfuter les affirmations de l’impossibilité de construire de telles structures.Note de bas de page 70 Les ingénieurs et architectes interviewées avalisent généralement ce type d’initiative, dans lesquelles un type nouveau et unique de bâtiment non résidentiel est bâti de bois, ce qui peut être plus coûteux, mais donne naissance à une structure emblématique généralement reconnue.Note de bas de page 71
  • Les promoteurs de projets dans les marchés américains ont indiqué que les activités d’information du programme U.S. WoodWorks étaient essentielles pour les rendre réceptifs à l’utilisation du bois dans leurs projets : Les promoteurs de projets interviewés dans les marchés cibles ont fait remarquer que le programme U.S. WoodWorks avait influé sur leur utilisation de bois en améliorant leurs connaissances sur les options et les avantages de l’utilisation du bois. Les personnes interviewées ont cité une meilleure sensibilisation par des discussions informatives et des études de cas sur des projets semblables, par la prestation de directives et de références, par la prestation de conseils et de renseignements techniques visant à faciliter l’utilisation du bois, par la réduction du niveau de risque perçu lié à l’utilisation du bois en dissipant les idées fausses et par la prestation de documentation, de publications et de preuves pouvant être utilisées pour persuader d’autres personnes (p. ex. les clients) d’utiliser le bois. En outre, le programme a aidé les promoteurs de projet à établir des liens avec des fournisseurs offrant des produits de qualité de même qu’à organiser des visites pour voir des exemples de projets semblables ayant utilisé le bois avec succès.Note de bas de page 72

Résultats ultimes

Résultat 12 : Qualité et diversité améliorées des produits de bois à valeur ajoutée et des procédés disponibles.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Qualité et diversité des produits et procédés

Seul VB, abordé ci-après, contribue à ce résultat.

VB

Les données indiquent que VB présente un potentiel considérable d’amélioration des produits et procédés à valeur ajoutée et a, dans une certaine mesure, apporté ces améliorations. Le sondage auprès des bénéficiaires du transfert de technologie laisse croire que la composante de transfert de technologie de VB aide à améliorer les procédés et à créer de nouveaux produits. Il est toutefois important de remarquer que ce groupe est divisé de manière relativement égale entre les personnes ayant rapporté un impact réel et les personnes qui s’attendent à un impact éventuel. De la même manière, les études de cas sur la composante de recherche ont révélé de nombreux avantages tangibles pour les entreprises en ce qui concerne la mise en œuvre de nouveaux procédés et de nouveaux produits. Toutefois, les personnes interviewées avancent qu’il existe un potentiel beaucoup plus grand que ce qui a été accompli jusqu’à maintenant.

Preuve
  • Les bénéficiaires du transfert de technologie perçoivent un solide potentiel d’interactions en transfert de technologie avec VB : La majorité des bénéficiaires du transfert de technologie interviewés (n = 150) a indiqué que VB : avait contribué ou allait contribuer à améliorer les connaissances sur les innovations touchant les produits ou les procédés (un total de 73 p. 100, dont 42 p. 100 qui disent que cela s’est produit et 31 p. 100 qui s’attendent à ce que cela se produise); avait amélioré ou allait améliorer la qualité des produits de leur entreprise (un total de 57 p. 100, dont 26 p. 100 qui disent que cela s’est produit et 31 p. 100 qui s’attendent à ce que cela se produise); et avait permis de mettre en œuvre des procédés nouveaux ou améliorés (un total de 55 p. 100, dont 22 p. 100 qui disent que cela s’est produit et 33 p. 100 qui s’attendent à ce que cela se produise). Les répondants tendaient à être divisés sur la question de l’impact réel et de l’impact potentiel des services de transfert de technologie. Les entrevues ont révélé un éventail d’opinions sur la contribution de VB aux produits et procédés nouveaux et améliorés. Certains estimaient que VB mettait l’accent sur la mise au point de nouvelles technologies alors que d’autres indiquaient que l’accent était mis sur l’amélioration des produits et procédés existants.
  • Au fil du temps, la composante de recherche de VB jette les bases d’une offre plus variée de produits de bois à valeur ajoutée : Les études de cas sur les poutrelles en I et les adhésifs réalisées pour la présente évaluation ont toutes deux trouvé des cas dans lesquels les recherches financées par VB ont mené à un nouveau potentiel de mise en œuvre, et dans certains cas à la mise en œuvre réelle, de l’offre de nouveaux produits et de nouveaux procédés par l’industrie des produits à valeur ajoutée. Cette situation a été observée dans différentes parties de l’industrie, entre autres les produits de bois de structure et esthétiques. En plus de l’élaboration de nouveaux produits, ces études de cas soulignent toutes deux la nature itérative et à long terme de la recherche sur les produits de bois, puisque les offres ultimes des produits découlaient de l’accumulation de connaissances par plusieurs projets de recherche sur de nombreuses années.
  • Les études de cas ont cerné plusieurs nouveaux produits et procédés issus directement des recherches financées par VB sur les poutrelles en I et les adhésifs : Voici une liste des offres ou d’améliorations de produits et de procédés cernées dans les études de cas :

    Échantillon de résultats des recherches sur les poutrelles en I :
    • mise au point de modèles pour le rendement en matière de force portante de poutrelles de bois en I avec des trous de diverses formes en divers endroits dans l’âme;
    • modifications aux processus de production des poutrelles en I fondées sur ces recherches;
    • utilisation des résultats des recherches pour aider à concevoir un nouveau modèle de poutrelle;
    • adaptation des propriétés des panneaux de lamelles orientées pour répondre aux besoins des fabricants de poutrelles en I;
    • accès aux recherches de l’UNB sur les poutrelles en I, ce qui a réduit la nécessité d’une R et D à l’interne et les exigences en matière de conception et de mise à l’essai pour chaque changement majeur à la conception des poutrelles en I, pour une réduction des coûts estimée à 100 000 $ et du temps estimé à trois mois.
    Échantillon de résultats des recherches sur les adhésifs :
    • les données des expériences ont directement contribué à l’élaboration de nouvelles normes fondées sur le rendement pour les adhésifs pour bois de structure à usage extérieur (CSA O112.9) et à exposition limitée (CSA O112.10); ces nouvelles normes ont remplacé les principes normatifs existants datant de 1977;
    • une norme américaine pour les adhésifs pour bois, ASTM D2559, est modifiée afin de l’harmoniser avec ces nouvelles normes de la CSA pour usage extérieur et à exposition limitée (CSA O112.9 et CSA O122.10); les normes canadiennes et américaines pour les produits de bois collés ont été ou seront révisées pour renvoyer aux nouvelles normes de la CSA.
    • une compagnie d’adhésifs a indiqué que l’un de ses nouveaux adhésifs a été approuvé pour usage extérieur; en outre, l’adhésif de polymère en émulsion combiné à un isocyanate (emulsion polymer isocyanate – EPI) a été accepté pour usage à exposition limitée, en plus des adhésifs conventionnels à base de phénol-formaldéhyde (PF) et de phénol-résorcinol-formaldéhyde (PRF);
    • l’acceptation de l’EPI comme adhésif de remplacement à utiliser dans la fabrication de poutrelles en I a engendré des possibilités d’augmentation considérable de la production. L’EPI n’exige pas de séchage à haute température, ce qui peut accélérer la production; le fait d’éliminer le besoin de chauffage élimine également le besoin d’un grand espace pour le four et le système de convoyeur à bande; cela permet un aménagement d’usine plus petit et plus efficace;
    • les compagnies fabriquent maintenant du gros bois d’œuvre laminé-collé et des produits de bois en placage stratifié de qualité de finition en utilisant l’EPI, puisque ces produits ne présentent aucune marque de collage et sont plus attrayants pour les consommateurs (le PRF est foncé et, en conséquence, les lignes de collage étaient visibles dans les produits de placage stratifié et le gros bois d’œuvre laminé-collé utilisant des adhésifs à base de PRF).
  • Les projets de recherche ont démontré le potentiel, mais de plus gros impacts s’appuieront sur des conditions économiques favorables et sur une plus grande diffusion des conclusions des recherches : Sans égard aux nouveaux produits et procédés susmentionnés, les impacts potentiels de ces projets de recherche en termes de nouvelles ventes réelles ont été gravement touchés par le ralentissement économique des dernières années. Par exemple, en 2009, les ventes de poutrelles en I en Amérique du Nord représentaient environ 43 p. 100 du niveau de 2006. Les entrevues avec l’industrie ont révélé que les projets de recherche de VB présentent un potentiel d’impacts beaucoup plus importants à mesure que les résultats seront diffusés et que les entreprises ajusteront leurs procédés de conception et de production. Malheureusement, l’évaluation n’a révélé aucune preuve indiquant que la composante de recherche de VB participe activement à la communication des résultats des recherches ciblées.
Résultat 13 : Utilisation accrue du bois dans la construction non résidentielle en Amérique du Nord (centres commerciaux, écoles, hôpitaux).
Constatations de niveau stratégique et résumé – Utilisation du bois dans la construction non résidentielle

Seul le BNAA, abordé ci-après, contribue à ce résultat.

BNAA

Même si les changements majeurs prennent des années à se concrétiser dans les marchés, les initiatives financées par le BNAA démontrent des progrès rapides et importants dans l’expansion du marché de la construction non résidentielle pour les produits de bois. Les personnes interviewées perçoivent un changement clair naissant dans le marché nord-américain et attribuent ce changement en partie à WoodWorks, Cecobois et au programme U.S. WoodWorks. En outre, les rapports de suivi des projets, en particulier ceux du programme U.S. WoodWorks, confirment que les programmes ont exercé une influence sur la construction avec le bois dans les bâtiments non résidentiels. On s’attend à ce que l’impact grandisse au fil du temps, à mesure qu’augmente la connaissance du programme, de ses services et des possibilités d’utilisation du bois et à mesure que les promoteurs de projets qui se sont convertis au bois continueront de spécifier le bois dans leurs projets futurs.

Preuve
  • Les personnes de l’industrie et du gouvernement interviewées indiquent des impacts positifs des programmes financés par le BNAA sur l’utilisation des produits de bois dans la construction non résidentielle : Les entrevues réalisées dans le cadre de la composante sur le BNAA de la présente évaluation ont confirmé les constatations d’autres études en ce qui concerne la progression vers le résultat ultime. Le programme canadien WoodWorks n’était pas très bien connu par beaucoup de répondants, mais ceux qui connaissaient l’initiative formulaient des estimations très positives de son impact, certains illustrant par des anecdotes que l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle commençait à augmenter. En outre, les personnes interviewées qui connaissaient la nouvelle initiative U.S. WoodWorks, même si elles faisaient remarquer que l’initiative était encore jeune, laissaient entendre que d’importants résultats commençaient d’apparaître en ce qui concerne l’atteinte de l’objectif du programme U.S. WoodWorks de changer la perception du bois, l’intention d’utiliser le bois et, à un degré moindre, l’utilisation réelle du bois dans les applications non résidentielles.
  • Les architectes et les constructeurs perçoivent un changement critique concernant l’émergence de la construction à ossature de bois, attribuable en partie à WoodWorks : Les architectes et ingénieurs interviewés dans le cadre de l’étude du rendement du capital investi sur WoodWorks ont dit croire fermement que l’utilisation du bois dans les applications non résidentielles avait atteint, ou allait bientôt atteindre, un point de basculement en Colombie-Britannique, où il deviendra la norme d’envisager et d’utiliser le bois dans la construction de bâtiments non résidentiels, plutôt que l’exception. Même si de nombreux facteurs ont contribué à ce progrès, les personnes interviewées croyaient que les activités de WoodWorks – comme la promotion de politiques de construction « le bois d’abord », les modifications aux codes, les prix de reconnaissance, les colloques, la formation et la promotion – ont joué un rôle majeur dans la facilitation de ce changement. Ces personnes interviewées ont indiqué que l’utilisation de bois dans les applications non résidentielles augmente, qu’elle augmentera à l’avenir et que ces augmentations ne se seraient pas produites sans les activités de WoodWorks.Note de bas de page 73
  • Cecobois indique que les projets en bois sont influencés par ses activités de diffusion et d’information : Cecobois indique qu’en 2009-2010, ses activités de diffusion, y compris les séances d’information, les déjeuners-conférences et les consultations avec les constructeurs, ont contribué directement ou indirectement aux décisions des entreprises d’inclure le bois dans leurs projets de construction non résidentielle au Québec. Cecobois estime que cela se traduit par 15 millions de dollars de produits de bois pour cette année-là.Note de bas de page 74
  • Les données de suivi des projets de WoodWorks, Cecobois et U.S. WoodWorks indiquent que les activités de programme ont été associées à la conversion de projets de construction afin d’inclure le bois : Chacune des initiatives financées par le BNAA suit le nombre de projets de construction non résidentielle ayant subi l’influence directe de ses activités (p. ex. les promoteurs ont demandé des renseignements sur le bois, les employés du programme ont participé au projet et offert des conseils). La pièce 24 montre l’augmentation d’une année à l’autre du nombre de projets ayant subi une influence directe, qui est passé de 34 en 2007-2008 à 81 en 2008-2009 puis à 165 en 2009-2010, pour les trois initiatives.

    Pièce 24 : Nombre et valeur (en milliers de dollars) des projets de construction non résidentielle achevée ou en construction ayant subi l’influence directe des programmes financés par le BNAA
    2007-2008 2008-2009 2009-2010 Total
    # de projets Valeur du bois # de projets Valeur du bois # de projets Valeur du bois # de projets Valeur du bois
    Cecobois (Québec) 11 3 284 $ 11 3 284 $
    WoodWorks Canada (à l’extérieur du Québec) 34 25 000 $ 55 27 500 $ 77 63 000 $ 166 115 500 $
    U.S. WoodWorks 26 2 033 $ 77 53 448 $ 103 55 481 $
    Total des projets convertis 34 25 000 $ 81 29 533 $ 165 119 733 $ 280 174 266 $

    Source : Données de suivi des projets fournies au Service canadien des forêts.
    Remarque : Même si WoodWorks est en fonction depuis 2000, Cecobois et U.S. WoodWorks étaient de nouvelles initiatives n’ayant pas encore eu la possibilité d’influer sur des projets de construction pendant leur première année de financement.

    Au total, on croit que 280 projets valant environ 174 milliards de dollars en bois ont subi l’influence directe des activités des programmes financés par le BNAA. Même si cela donne une idée des progrès accomplis, les critères utilisés pour évaluer l’influence varient considérablement d’un programme à l’autre. Par exemple, pour calculer la valeur du bois utilisé dans les projets ayant subi une influence directe, le Project Leads Tracking System du programme U.S. WoodWorks utilise un multiplicateur de 25 à 100 p. 100, selon le niveau d’influence exercé par ses employés sur la décision d’utiliser le bois (p. ex. demander des renseignements sur le bois représente un niveau d’influence moindre que demander aux employés de WoodWorks d’aider à la conception du projet). Quant à elles, les deux autres initiatives ne font pas une telle distinction lorsqu’elles calculent la valeur du bois résultant de l’influence exercée. Cette différence rend difficile d’évaluer avec certitude le niveau d’impact des programmes.

  • L’évaluation du programme U.S. WoodWorks laisse croire que des projets supplémentaires ont été convertis au bois indirectement : Le Project Leads Tracking System ne comprend que les projets pour lesquels les employés du programme connaissent l’influence du programme dans la décision d’utiliser le bois. Selon l’évaluation du programme U.S. WoodWorks réalisée en 2010, un sondage mené auprès des promoteurs des projets de construction ayant subi l’influence du programme a cerné des projets ayant subi l’influence des programmes, mais ne se trouvant pas dans le PLTS. Ces promoteurs estimaient que la valeur des ventes de bois pour ces projets supplémentaires achevés ou en construction était d’environ 51,8 millions de dollars, avec 8,3 autres millions de dollars pour les projets prévus.Note de bas de page 75 Cela laisse croire que la valeur des conversions au bois indirectes pourrait potentiellement être aussi élevée que la valeur des conversions directes.
Résultat 14 : Utilisation et exportation accrues des produits de bois canadien dans les marchés cibles.
Constatations de niveau stratégique et résumé – Utilisation et exportation des produits de bois

Les données laissent croire que le PCEPB et le BNAA apportent des contributions positives à l’augmentation de la part canadienne des marchés cibles pour les produits de bois. Les intervenants de l’industrie canadienne perçoivent que ces programmes ont un impact positif. Cela est dû en partie aux travaux de sensibilisation et d’éducation touchant les styles de construction canadiens et à l’influence exercée sur les codes et les normes.

Une analyse économique réalisée dans le cadre de cette évaluation s’est penchée sur les tendances dans les exportations vers les pays ciblés que sont la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Europe et les États-Unis. En termes de diversification des marchés internationaux, les parts de marché en Corée du Sud et en Chine ont augmenté ces dernières années et les activités du PCEPB peuvent avoir empêché une érosion de la part de marché au Japon. Toutefois, le marché européen demeure un marché déclinant pour les producteurs canadiens. Il vaut la peine de remarquer que le sciage résineux est le principal produit de bois canadien exporté vers chacun de ces marchés, et que les produits de bois de valeur plus élevée demeurent moins bien représentés. Dans l’ensemble, les exportations canadiennes vers les marchés outre-mer ciblés augmentent. Au contraire, la part de marché des produits de bois canadien aux États-Unis connaît un déclin général depuis les 10 dernières années. Toutefois, les efforts des initiatives financées par le BNAA augmentent la taille du marché du bois dans la construction non résidentielle, même si les impacts de cette augmentation sur les producteurs canadiens ne sont pas clairs si tôt dans le programme.

En outre, beaucoup de facteurs intermédiaires contribuent à l’augmentation et à la diminution de la part canadienne de chacun de ces marchés. Même si ces facteurs seront abordés plus en détail à la section 4.3.2, les nouvelles initiatives de logement en Corée du Sud, les mesures gouvernementales pour appuyer les industries nationales au Japon, les taxes sur les grumes en Russie et la crise financière mondiale de manière plus générale rendent difficile la détermination du niveau précis d’influence exercée sur la diversification des marchés par le PCEPB et le BNAA.

PCEPB

Le PCEPB, qui existe depuis 2002, montre des progrès en ce qui a trait à la diversification des marchés cibles d’exportations pour les produits de bois canadien. La part de marché des produits de bois canadien en Chine et en Corée du Sud a augmenté depuis 2006. Même si les quantités expédiées continuent d’être dominées par le bois d’œuvre de qualité inférieure, les données indiquent que la demande pour des produits de bois de plus grande qualité augmente ou a le potentiel d’augmenter. De nombreux défis persistants ont été cernés dans chacun des marchés cibles, mais les personnes interviewées et les répondants indiquent que les activités du PCEPB accomplissent des progrès sur beaucoup de ces enjeux.

Preuve
  • Les membres de l’industrie croient que le PCEPB a un impact sur l’augmentation de l’utilisation du bois dans les marchés cibles : Sur les 33 membres d’associations de l’industrie qui connaissaient de manière spécifique le PCEPB, 79 p. 100 (soit n = 26) ont indiqué que leur organisme avait, au moins jusqu’à un certain point, profité de l’utilisation ou de l’exportation accrue de bois vers les marchés cibles en conséquence du programme.
  • Les expéditions de bois vers la Chine connaissent un sommet historique et la Chine montre des signes d’utilisation accrue du bois canadien dans les applications de construction : Les exportations de produits de bois canadien vers la Chine augmentent depuis les dix dernières années. En 2002, les expéditions étaient évaluées à 59 millions de dollars et, en 2009, elles totalisaient 381 millions de dollars. Les expéditions de bois d’œuvre net de pourriture ont augmenté de 400 p. 100 entre 2007 et 2009. En 2009, le bois d’œuvre représentait 85 p. 100 du mélange total d’importations de produits de bois provenant du Canada, les grumes, 12 p. 100, puis les panneaux de particules et de lamelles orientées de même que les panneaux de fibres et de fibres à densité moyenne (chacun évalué à environ 2 milliards de dollars). Les entrevues des études de cas révèlent que les employés de Canada Wood China et du COFI estiment qu’en 2010, entre 22 et 30 p. 100 du bois d’œuvre net de pourriture est utilisé dans des applications structurelles (p. ex. pour refaire les toitures, pour les murs intérieurs, pour la construction à ossature de bois). Cela représenterait une augmentation d’entre 15 et 18 p. 100 par rapport à 2009. Il s’agit d’une augmentation importante étant donné que la Chine ne possède pas d’antécédents de construction avec le bois et que les activités du PCEPB dans ce marché visent à sensibiliser à la construction en bois, à fournir un soutien technique pour les révisions des codes du bâtiment, à fournir une formation aux constructeurs et des services d’assurance de la qualité pour les nouveaux bâtiments à ossature de bois. Dans l’ensemble, la part de marché du Canada des importations chinoises totales de produits de bois a augmenté de 1,8 p. 100 en 2006 à 5,6 p. 100 en 2009.
  • Les gains dans le marché chinois sont principalement attribuables aux expéditions de faible valeur accrues, facilitées par de nombreux facteurs externes, mais la croissance potentielle pour des expéditions de valeur plus élevée demeure plausible : Les personnes interviewées conviennent que la Chine a fourni un marché pour le bois d’œuvre de qualité inférieure, ce qui a aidé à garder certaines scieries canadiennes ouvertes, en faisant remarquer que l’augmentation des ventes canadiennes était en grande partie attribuable aux bas prix et se limitait aux produits de qualité inférieure de moindre valeur (c.-à-d. qualité économique et utilitaire) que demande le marché chinois pour les applications de deuxième transformation, les coffrages pour béton, etc. Même s’il s’agit d’un bienfait pour les expéditeurs de la Colombie-Britannique de disposer d’un marché pour ces produits de bas de gamme et de pouvoir développer des canaux commerciaux, les fluctuations du prix et des coûts de transport pourraient modifier rapidement cette situation. Selon un rapport récent d’analyse des tendances du marché pour le FII de Colombie-Britannique, le bond considérable de la demande d’importation nette de sciage résineux en 2009 découle principalement d’une pénurie de grumes (elle-même attribuable au fait que l’offre s’est éloignée de la Russie et de sa situations incertaine quant à la taxe sur les grumes) et à la nécessité correspondante d’importer du bois d’œuvre pour combler l’écart avec la production nationale.Note de bas de page 76 Certaines personnes interviewées croient toutefois que ce n’est que le début et que la part de marché potentielle future des produits de bois de plus grande valeur existe toujours.
  • Le Canada est demeuré le plus grand fournisseur de sciage résineux du Japon pendant plus de 10 ans, et les personnes interviewées attribuent cette situation aux activités du PCEPB : En 2009-2010, les exportations de produits de bois canadien (principalement du sciage résineux) vers la Chine (en volume) ont dépassé celles vers le Japon pour la première fois. Toutefois, en raison de la valeur unitaire moyenne plus élevée des produits de bois exportés vers le Japon par rapport à ceux exportés vers la Chine, la valeur totale des ventes à la Chine (381 millions de dollars) était inférieure à celle des ventes au Japon (782 millions de dollars en 2009). Néanmoins, la valeur des exportations de produits de bois vers le Japon a connu un déclin constant au cours de dix dernières années. En 2009, les exportations étaient évaluées à 783 millions de dollars (le sciage résineux comptait pour presque 75 p. 100 de ce montant), une baisse par rapport au sommet de 2,2 milliards de dollars en 2000. Même si les exportations canadiennes de sciage résineux vers le Japon ont chuté de quelque 50 p. 100, la part de marché du Canada, en qualité de premier fournisseur de résineux, est restée stable à quelque 45 p. 100 (c.-à-d. le Canada représente 45 p. 100 des importations totales du Japon). Les personnes des associations de l’industrie interviewées attribuent aux activités du PCEPB le maintien de la part de marché canadienne au Japon malgré les mauvaises conditions du marché. On a fait remarquer qu’au cours des dernières années, le Japon a adopté de nombreuses politiques pour protéger son industrie forestière nationale dans le sillage de la crise économique.
  • Les fournisseurs canadiens au Japon doivent surmonter des défis persistants pour faire augmenter la valeur des expéditions canadiennes : Même si on a déterminé que la valeur des exportations canadiennes vers le Japon est supérieure à la valeur des exportations vers la Chine, on a cerné des défis à relever pour augmenter davantage la valeur des exportations canadiennes vers ce marché. Les entrevues et les analyses économiques ont révélé de nombreux défis dans la prestation de produits canadiens de plus grande valeur au marché japonais. Le Canada n’a pas réussi à fournir le marché du bois d’œuvre laminé non structural au Japon. Ce marché est dominé par la Malaisie, avec de modestes importations provenant de l’Indonésie. Ni le Canada, ni les États-Unis n’ont réussi à pénétrer le marché des panneaux de fibre de densité moyenne, qui demeure dominé par les producteurs de l’hémisphère sud, notamment la Nouvelle-Zélande et les pays de la région des Mers du Sud. La région des Mers du Sud domine également le marché de l’importation de contreplaqué de bois franc.
  • La Corée du Sud demeure un marché important pour les produits de bois canadien : Le Canada a retrouvé sa position de premier fournisseur de bois d’œuvre pour ce marché. La valeur des exportations canadiennes a considérablement augmenté par rapport aux 61 millions de dollars en 2002, pour se stabiliser en 2009 à 98 millions de dollars (après un sommet historique de 112 millions de dollars en 2007 suivi d’une chute de 12 p. 100 en 2008). Le sciage résineux représente 37 p. 100 des exportations canadiennes vers la Corée du Sud en valeur (World Trade Atlas). Le mélange d’importations de produits de bois canadien par la Corée du Sud est dominé par les grumes (52 p. 100), suivies du bois d’œuvre (35 p. 100) et des panneaux de particules et de lamelles orientées (9 p. 100). Il y a eu une augmentation de 10 p. 100 des expéditions de grumes du Canada vers la Corée du Sud en 2009. Le Canada est le premier fournisseur d’importations de bois d’œuvre résineux de la Corée du Sud, comblant 25 p. 100 de ses besoins d’importation. La Corée du Sud compte uniquement sur les importations pour son approvisionnement en panneaux de lamelles orientées, dont l’utilisation finale primaire est la construction d’habitations à ossature de bois. La Colombie-Britannique a fourni presque tous les panneaux de lamelles orientées en 2009 (47 000 m3). Les importations de la Corée du Sud représentent 75 p. 100 de la consommation totale de contreplaqué et la Colombie-Britannique fournit un tiers de ce total.Note de bas de page 77 La part canadienne du marché des produits de bois en Corée du Sud est passée de 2,6 p. 100 en 2000 à 5,0 p. 100 en 2006, puis à 5,9 p. 100 en 2009.
  • Le PCEPB a mis le Canada en position de profiter de la plus grande production d’habitations en Corée du Sud : Canada Wood Korea a travaillé avec les architectes, les universités et d’autres parties pour promouvoir les techniques de construction et les produits de bois canadiens. Les seuls changements aux exportations vers la Corée du Sud que l’on peut actuellement attribuer à Canada Wood Korea sont les quelques projets ayant subi l’influence directe du programme. Cela dit, les personnes interviewées croient que les impacts des modifications récentes aux codes et aux normes ainsi que d’autres activités de développement des marchés du PCEPB (entre autres la formation et l’élaboration de programmes) ne seront probablement perçus qu’après qu’ils auront été en place pendant un certain temps. On estimait ce résultat particulièrement probable compte tenu du fait que la Corée du Sud prévoit faire croître rapidement son parc résidentiel au cours des dix prochaines années.
  • La part du marché européen est en chute, mais le Canada demeure un fournisseur important de bois d’œuvre résineux : Les exportations canadiennes vers l’UE ont décliné dans tous les segments de produits. La valeur des exportations de produits de bois vers l’UE a décliné de manière constante au cours des dix dernières années. En 2009, les exportations étaient évaluées à 421 millions de dollars (dont le bois d’œuvre résineux représentait 38 p. 100), une diminution par rapport aux 678 millions de dollars de 2000. Les importations de l’UE en provenance du Canada sont dominées par le bois d’œuvre (46 p. 100) et le bois de chauffage (33 p. 100). Dans l’ensemble, les importations en provenance du Canada ont chuté de presque 30 p. 100 en 2009. Presque un tiers des exportations de produits de bois du Canada vers l’Europe ont pour destination le Royaume-Uni. La Chine est le plus grand fournisseur de produits de bois de l’Europe (6,3 milliards du total de 20,4 milliards de dollars en 2009), suivie par la Russie, l’Afrique, l’Indonésie, le Brésil, les États-Unis et la Malaisie. Le Canada ne fait pas partie des dix plus grands fournisseurs de produits de bois de cette région. Toutefois, le Canada est le deuxième fournisseur de bois d’œuvre résineux en importance (après la Russie) de l’UE, suivi par la Norvège et la Suisse. Les importations de bois d’œuvre résineux de l’UE en général ont chuté de 23 p. 100 en 2009 par rapport aux niveaux de 2008 (il y a eu une chute de 38 p. 100 des expéditions canadiennes vers l’UE pendant la même période). Au cours des deux dernières années (2007 à 2009), les importations de bois d’œuvre résineux de toutes les sources, y compris le Canada, ont chuté de 50 p. 100.
BNAA

Les initiatives financées par le relativement récent programme BNAA (2007) montrent des signes de progression dans l’augmentation de la part de marché pour les applications non résidentielles du bois dans leurs marchés cibles. Les données sur le rendement du programme U.S. WoodWorks sont les meilleures et laissent entrevoir une forte tendance haussière dans l’utilisation du bois dans les marchés cibles par comparaison avec les marchés sans activités du programme U.S. WoodWorks. Toutefois, dans l’ensemble, la part de marché des compagnies canadiennes aux États-Unis est en déclin depuis dix ans. Néanmoins, les membres de l’industrie, les ingénieurs et les architectes estiment que les initiatives financées par le BNAA ont un impact positif sur l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle.

Preuve
  • Les membres de l’industrie, les ingénieurs et les architectes croient que WoodWorks a un impact sur l’augmentation de l’utilisation du bois dans les marchés cibles : Sur les 21 membres d’associations de l’industrie qui connaissaient de manière spécifique le BNAA, 48 p. 100 (soit n = 10) ont indiqué que leur organisme avait, au moins jusqu’à un certain point, profité de l’utilisation ou de l’exportation accrues du bois en Amérique du Nord (c.-à-d. au Canada ou aux États-Unis) pour les applications non résidentielles en conséquence du programme. En outre, les ingénieurs et architectes interviewés pour l’étude du rendement du capital investi sur WoodWorks convenaient tous que les initiatives de WoodWorks avaient eu un impact positif sur le marché de l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle.Note de bas de page 78
  • Les données sur le marché indiquent que la part du bois dans le marché de la construction non résidentielle dans les marchés américains ciblés montre une croissance par rapport aux autres matériaux : Selon des données de McGraw Hill achetées et rapportées par le Wood Products Council, le marché du bois croît dans les marchés cibles. La pièce 25, extraite des rapports de suivi de la progression du programme U.S. WoodWorks,Note de bas de page 79 montre la croissance de la part de marché du bois dans le marché de la construction non résidentielle par année dans tous les bâtiments de quatre étages ou moins. Les barres verticales indiquent que la part du bois des marchés cibles (c.-à-d. Californie, Centre nord, Sud-est des États-Unis) a augmenté de 14,2 p. 100 en 2007 à 16,1 p. 100 en 2009. En outre, la part de marché du bois demeure toujours plus élevée dans les marchés où se déroulent des activités du programme U.S. WoodWorks que dans les marchés où il n’y en a pas, et cet écart grossit. Pendant ce temps, les lignes horizontales indiquent le potentiel de croissance continue, fondé sur la différence croissante dans le prix des marchandises entre le bois (bois d’œuvre et contreplaqué) et le béton et l’acier, plus coûteux.

    Pièce 25 : Part de marché du bois du programme U.S. WoodWorks et suivi du prix des marchandises

    Pièce 25 : Part de marché du bois du programme U.S. WoodWorks et suivi du prix des marchandises
    Version textuelle - Pièce 25

    Pièce 25 : Part de marché du bois du programme US WoodWorks et suivi du prix des marchandises

    La pièce 25 présente un diagramme illustrant la croissance de la part de marché du bois du marché de la construction non résidentielle par année dans tous les bâtiments de quatre étages et moins. Des barres verticales montrent que la part du bois dans les marchés cibles de WoodWorks était de 14,2 p. 100 en 2007, de 14,8 p. 100 en 2008 et de 16,1 p. 100 en 2009. Des barres verticales montrent que la part de marché du bois dans tous les États-Unis était de 13,8 p. 100 en 2007, de 11,9 p. 100 en 2008 et de 12,8 p. 100 en 2009. Des barres verticales montrent que la part de marché du béton était de juste un peu moins de 40 p. 100 en 2007, de juste un peu moins de 30 p. 100 en 2008 et de juste un peu plus de 20 p. 100 en 2009. Des barres verticales montrent que la part de marché de l’acier était de juste un peu moins de 50 p. 100 en 2007, de juste un peu moins de 60 p. 100 en 2008 et de juste un peu moins de 60 p. 100 en 2009. Ces chiffres sont des approximations, puisque le diagramme ne présente des chiffres exacts que pour le bois.

    Les lignes horizontales du diagramme illustrent les niveaux de prix des marchandises pour le bois, le béton et l’acier entre 2007 et 2009. Le diagramme ne présente pas de chiffres exacts. La ligne de l’indice de tendance de l’acier est la plus élevée, à juste un peu plus de 150 en 2007, entre 200 et 250 en 2008 et à 150 en 2009. La ligne de tendance du béton oscille entre 100 et 150 pour 2007, 2008 et 2009. La ligne de tendance du bois se trouve juste en dessous de 100 en 2007, et encore un peu plus bas en 2008 et en 2009.

  • La part de marché des produits de bois canadien aux États-Unis décline : Sans égard aux réussites susmentionnées, l’analyse du marché entreprise pour la présente évaluation montre une tendance baissière générale de la part de marché des produits de bois canadiens aux États-Unis. La part canadienne du marché américain des importations de produits de bois diminue de manière constante depuis 2000. Il y a dix ans, les produits canadiens représentaient 55 p. 100 de toutes les importations. En 2004, la part de marché avait chuté à 47 p. 100 et en 2009, elle n’était plus que de 27 p. 100. Toutefois, la plus récente diminution est principalement attribuable à l’effet qu’a eu le creux historique des mises en chantier sur les expéditions de bois d’œuvre résineux vers les États-Unis (qui représentent traditionnellement 50 p. 100 des exportations canadiennes de bois vers ce marché).

4.2.2 Quels facteurs internes et externes influent sur l’obtention de résultats particuliers?

Constatations de niveau stratégique sur le développement des marchés et résumé

On a constaté qu’un vaste éventail de facteurs internes et externes influe sur la réalisation des résultats des trois programmes composants en matière de développement des marchés.

Au nombre des facteurs qui contribuent à la réussite des trois programmes, on compte la sélection des partenaires d’exécution, l’importance croissante des considérations environnementales dans la sélection des produits et les liens avec les priorités de l’industrie. En ce qui concerne ce dernier facteur, certaines préoccupations ont été soulevées en ce qui concerne la sous-représentation des régions autres que la Colombie-Britannique et le Québec, même s’il importe de se souvenir que ces régions représentent la plus grande part des industries des produits forestiers du Canada. Le PCEPB a en outre profité des changements aux marchés internationaux qui ont rendu les produits de bois canadien plus attrayants (p. ex. la taxe russe sur les grumes et les importations de bois d’œuvre de la Chine), et a souffert des politiques protectionnistes émergentes dans le secteur des produits de bois japonais. Le BNAA a profité d’un écart grandissant entre le prix du bois et le prix des autres matériaux, d’un plus grand nombre de professionnels capables d’utiliser le bois et du fait que les marchés de la construction non résidentielle semblent moins susceptibles aux récessions que les marchés résidentiels. L’efficacité de VB à faire participer l’industrie s’est avérée être un facteur positif, même si certains problèmes touchant le processus de sélection des projets peuvent entraver la réalisation de résultats.

L’industrie est en restructuration depuis quelques années, ce qui a mené certaines compagnies à suspendre ou à interrompre la production et à mettre des employés à pied. Il y a également un problème général de vieillissement du capital national et d’incapacité d’investir dans de nouvelles technologies ou dans des activités de développement des marchés. Le Canada est également confronté à une concurrence mondiale accrue de producteurs dont les coûts sont moins élevés comme le Chili, la Russie, la Malaisie et la Chine.

PCEPB

Puisque le PCEPB est exécuté par l’entremise des associations de l’industrie, l’un des facteurs les plus importants influant sur la réalisation des résultats est la capacité des associations de l’industrie d’exécuter les activités du PCEPB. Les entrevues et les données du programme laissent croire que la capacité est généralement forte. Toutefois, certaines associations sont mieux établies que d’autres. En outre, l’existence d’autres activités de développement des marchés de RNCan et des provinces dans les marchés cibles – en particulier la Chine – a amplifié l’influence canadienne dans ces régions. Les réalisations du PCEPB sont en outre très affectées par les changements dans le contexte des marchés internationaux, comme les fluctuations de prix, les forces économiques, les politiques commerciales d’autres gouvernements et la taxe sur les grumes de la Russie. Enfin, la capacité des gouvernements provinciaux d’aider leurs associations à obtenir du financement du PCEPB joue sans doute un rôle dans la sélection des projets à financer.

Preuve
  • La capacité des associations de l’industrie d’exécuter les activités du PCEPB : Toutes les activités du programme sont exécutées par les associations de l’industrie, dont certaines font la promotion des produits forestiers canadiens outre-mer depuis plus de 30 ans (comme le COFI, qui a ouvert un bureau au Japon à la fin des années 1970 pour promouvoir la vente d’épinette-pin-sapin de Colombie-Britannique). Cela dit, toutes les associations ne sont pas aussi bien établies. Par exemple, l’association représentant les intérêts de l’Ontario en matière d’exportation – l’Ontario Wood Products Export Association – n’a été formée qu’en mai 2008 et a une plus petite capacité de contribuer aux programmes de développement des marchés tels que le PCEPB. Presque toutes les associations interviewées dans le cadre de cette évaluation ont indiqué qu’elles ont pu participer au programme à divers degrés, et beaucoup d’entre elles sont membres du groupe Produits de bois canadien.
  • La présence d’autres programmes de RNCan et des provinces dans les marchés cibles contribue à créer une masse critique d’influence canadienne : En plus des investissements réalisés par le PCEPB dans les marchés outre-mer ciblés, les personnes interviewées ont fait remarquer qu’il existe d’importants investissements complémentaires fédéraux (p. ex. PPLECF) et provinciaux (p. ex. FII de Colombie-Britannique en Chine) dans les initiatives de développement des marchés. La plupart des personnes interviewées qui connaissaient les autres programmes estimaient que le PCEPB et ces autres investissements se renforçaient mutuellement. Selon les personnes interviewées, souvent, les activités financées par les autres investissements i) appuient la réalisation des résultats à long terme du PCEPB, et ii) profitent de la capacité crée et maintenue par le PCEPB dans les marchés cibles (p. ex. programmes d’assurance de la qualité et de formation, réseau de contacts du PCEPB). Par conséquent, le programme appuie la réalisation de ses propres objectifs à long terme tout en contribuant à la réalisation des buts d’autres programmes.
  • La capacité des gouvernements provinciaux de participer au PCEPB influe sur le niveau de participation de chaque région du pays : Les provinces principales participant aux exportations de produits de bois du Canada sont la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec. Chacune d’elles participe au programme en étant représentée au sein des comités consultatifs et en offrant du financement à ses associations de l’industrie. Toutefois, les niveaux de participation et d’investissement varient considérablement. Le gouvernement de la Colombie-Britannique, par l’entremise du FII de Colombie-Britannique, contribue de manière importante aux projets du PCEPB, une petite portion du financement provincial global provenant du Québec et de l’Ontario. Par exemple, en 2009-2010, le FII de Colombie-Britannique a apporté une contribution de 5,8 millions de dollars, par comparaison avec la contribution totale de 0,4 million de dollars du Québec et de l’Ontario combinée. En conséquence, il est plus facile pour les associations de la Colombie-Britannique de proposer des projets du PCEPB puisque le FII dispose d’un budget important pour ces activités, ce qui en laisse moins à financer pour le secteur privé.
  • Les changements aux caractéristiques des marchés internationaux :Les études de cas, les entrevues et les analyses économiques ont toutes révélé un éventail de facteurs des marchés internationaux qui influent sur la réalisation des résultats du PCEPB :
    • La taxe russe sur les grumes a créé beaucoup plus de place dans le marché chinois pour les exportateurs non traditionnels, y compris le Canada : En 2009, les expéditions vers la Chine des fournisseurs traditionnels comme la Russie et l’Afrique ont diminué de près de 15 p. 100 par rapport aux valeurs de 2008, alors que les ventes du Canada et de la Nouvelle-Zélande ont augmenté d’environ 70 p. 100. Les ventes de la Thaïlande et du Vietnam ont également augmenté (44 et 14 p. 100 respectivement). La taxe russe sur les grumes (25 p. 100) a été un des facteurs influant sur les ventes en Chine. Les ventes de grumes de résineux de Russie ont diminué de 17 p. 100 en 2009, permettant une augmentation des ventes d’autres exportateurs, dont les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Canada. En 2009, la valeur des importations provenant du Canada totalisait 475 millions de dollars, une augmentation de 68 p. 100 par rapport à l’année précédente.
    • La forte croissance économique et le secteur de la deuxième transformation du bois en expansion exponentielle de la Chine ont engendré une demande considérable de bois d’œuvre importé : Même si les exportations du Canada vers la Chine ont augmenté entre 2008 et 2009, les importations générales de produits de bois de la Chine ont diminué de 3,6 p. 100 pendant la même période (d’après les données commerciales sur la Chine recueillies pour la présente évaluation). Les importations de bois d’œuvre, toutefois, ont augmenté de 21 p. 100 entre 2008 et 2009, et on attribue cette augmentation en partie à la taxe russe sur les grumes et en partie à la demande du secteur de la deuxième transformation (p. ex. planchers de bois stratifié, panneaux de bois). Les exportations du Canada et d’autres pays comme la Nouvelle-Zélande (en hausse de 70,8 p. 100) et la Thaïlande (en hausse de 43,5 p. 100) ont augmenté pour répondre à ce besoin. D’après les constatations tirées des entrevues et de l’examen de la documentation, toutefois, ni la Thaïlande, ni la Nouvelle-Zélande ne disposent de programmes de développement des marchés en Chine.
    • Les efforts visant à protéger l’industrie du bois d’œuvre résineux japonaise dans le sillage de la détérioration des conditions économiques réduisent les exportations canadiennes : En conséquence de sa situation économique qui se détériore, le marché du bois d’œuvre résineux du Japon a été touché particulièrement durement, avec une baisse de 14 p. 100 de la consommation en 2009. Les personnes interviewées indiquent que ces conditions ont mené à un effort ciblé du gouvernement japonais pour appuyer et protéger son industrie nationale au moyen de subventions gouvernementales et de mesures commerciales. En conséquence, le Canada et la Finlande ont subi une réduction considérable de leur part du marché japonais.
    • Importance croissante des lignes directrices environnementales : Les enjeux environnementaux et le niveau de reconnaissance du bois canadien comme matériau de construction durable revêtent une importance croissante dans les marchés outre-mer. Les recherches menées dans le cadre des études de cas ont révélé que certains gouvernements ont mis en œuvre des lignes directrices en matière d’approvisionnement vert (p. ex. Europe, Corée du Sud, Japon et Chine) et entreprennent des études visant à comparer le coût du cycle de vie complet du bois (ce qui comprend les émissions découlant du transport du bois du Canada) à d’autres produits de construction comme le béton et l’acier. Le message « le bois, c’est bon » et la promotion de la gestion durable des forêts du Canada auprès des gouvernements et des acheteurs outre-mer devraient aider à mettre les fournisseurs canadiens en position de profiter de cette tendance à l’écologisation.
BNAA

On estimait que plusieurs facteurs du marché influent sur la réussite des initiatives financées par le BNAA, y compris le niveau plus faible de susceptibilité de la construction non résidentielle aux récessions par comparaison avec la construction résidentielle, les prix relatifs du bois, du béton et de l’acier à des moments particuliers, les changements aux codes du bâtiment qui reflètent les principes environnementaux et la disponibilité de professionnels aptes à travailler avec le bois. La composition des intervenants limite les types de travaux qui peuvent être exécutés dans le cadre du programme U.S. WoodWorks (c.-à-d. pas de promotion des produits canadiens). De la même manière, dans les programmes WoodWorks canadiens, les versions de la Colombie-Britannique et du Québec sont beaucoup plus prestigieuses que leurs homologues de l’Ontario et de l’Alberta.

Preuve
  • La plus faible susceptibilité des mises en chantier de construction non résidentielle aux crises économiques : La récente crise économique a montré que le marché de la construction résidentielle est beaucoup plus susceptible aux chutes abruptes que le marché non résidentiel. La récession américaine en cours, qui a commencé en 2007, a entraîné la chute des nouvelles mises en chantier en deçà du million d’unités en 2008, la première fois que ce chiffre est si bas depuis les années 1950. Cela a eu un impact important sur les importations américaines totales de bois canadien, qui ont chuté de 45,9 millions de dollars en 2004 à 22,7 millions de dollars en 2009. Les recherches du Wood Products Council ont montré que la construction non résidentielle diminuait beaucoup plus lentement pendant cette récession. Cela représente une possibilité pour les producteurs canadiens.
  • La composition canado-américaine du Wood Products Council : Un facteur important pour le programme U.S. WoodWorks est le fait politique que le Wood Products Council est composé de membres des États-Unis et du Canada. Le programme ne peut pas – en raison du mandat qui le régit – favoriser un type de produit de bois ou une région d’approvisionnement aux dépens des autres (c.-à-d. qu’il ne peut pas promouvoir de manière spécifique les produits canadiens). Certaines personnes interviewées ont exprimé des préoccupations au sujet de cette restriction. Toutefois, on a également fait remarquer que cet effort binational peut servir à promouvoir une neutralité perçue auprès des publics cibles (c.-à-d. architectes, ingénieurs, constructeurs) qui ne serait pas possible par ailleurs. En faisant la promotion du bois en général, les activités du programme ne sont pas perçues comme un baratin publicitaire, mais plutôt comme des renseignements professionnels utiles pour les publics cibles.
  • Prix des marchandises des matériaux de construction :Les promoteurs de projets interviewés dans le cadre de l’évaluation du programme U.S. WoodWorks ont déclaré que les coûts associés à l’achat, au transport, à l’installation et à l’entretien des matériaux de construction jouent un rôle important dans leur décision. Les tendances du marché des matériaux de construction et les changements subséquents aux prix des produits, de même que les négociations antérieures et les bons rapports avec les rédacteurs de devis et les fournisseurs de matériaux de construction, influent également sur la décision de choisir des produits particuliers. Note de bas de page 80 De la même manière, les architectes et les ingénieurs interviewés dans le cadre de l’étude du rendement du capital investi de WoodWorks ont indiqué que le coût des matériaux du bois par rapport à celui du béton ou de l’acier est un facteur important lors du choix des matériaux, en particulier puisque la principale considération des projets de construction gouvernementaux est le prix.Note de bas de page 81
  • Les changements aux codes du bâtiment visant à refléter les principes de construction verte : Les changements récents aux codes du bâtiment, y compris ceux qui exigent des approches plus écologiques, de même que la demande croissante de bâtiments verts et durables, ont été cités comme des raisons d’utiliser davantage de bois dans les projets de construction non résidentielle.Note de bas de page 82 Les personnes interviewées pour la partie de la présente évaluation portant sur le BNAA ont également mentionné les normes Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) utilisées par de nombreux états américains, qui pourraient donner un avantage à la construction en bois par leurs exigences relatives à l’analyse du cycle de vie.
  • La disponibilité de professionnels chevronnés de la construction aptes à travailler avec le bois : Beaucoup de promoteurs de projets interviewés dans le cadre de l’évaluation du programme U.S. WoodWorks ont mentionné que la disponibilité d’entrepreneurs et de travailleurs chevronnés pour un matériau de construction donné est également un facteur important de la décision.Note de bas de page 83 De la même manière, les ingénieurs et architectes interviewés dans le cadre de l’étude du rendement du capital investi de WoodWorks ont également indiqué que les ingénieurs sont devenus beaucoup plus aptes à utiliser le bois, et les architectes savent à quelles entreprises d’ingénierie ils peuvent faire appel pour travailler sur des projets en bois. Selon certaines personnes interviewées, même il y a seulement 5 ans, il était difficile de trouver une entreprise d’ingénierie disposée à travailler avec le bois, et cela constituait une énorme entrave aux progrès dans l’utilisation du bois.Note de bas de page 84
  • On estime que la structure de WoodWorks a le potentiel de biaiser les efforts au profit de la Colombie-Britannique et du Québec :Certaines personnes interviewées ont fait remarquer que la structure de WoodWorks joue probablement un rôle dans le choix des organismes financés et du type d’initiative pour lequel ils sont financés. La prédominance des initiatives au Québec et en Colombie-Britannique est logique compte tenu de l’importance relative du secteur forestier de ces provinces. Toutefois, il peut être important d’explorer pourquoi les programmes WoodWorks de l’Ontario et de l’Alberta sont perçus comme étant moins prestigieux que les programmes WoodWorks de Colombie-Britannique ou Cecobois du Québec, et de déterminer s’il est possible de les rendre plus prestigieux pour améliorer les impacts du programme dans son ensemble.
VB

Parmi les facteurs qui ont une incidence positive sur la capacité de VB de réaliser les résultats, notons les relations avec FPInnovations et les programmes provinciaux aux fins de transfert de technologie et l’inclusion officielle de l’industrie dans la sélection des projets de recherche. Parmi les facteurs qui se sont avérés nuire à la capacité de réaliser les résultats, notons les problèmes potentiels dans la communication des recherches à l’industrie, un décalage possible entre le financement de VB et le cycle de recherche universitaire, les préoccupations touchant la qualité des propositions de recherche, les ressources limitées des entreprises de produits à valeur ajoutée pour participer au programme et, dans une certaine mesure, la concurrence accrue des entreprises étrangères de produits de bois dans ce marché.

Preuve
  • Les partenariats pertinents pour l’exécution du programme :Les relations de VB avec FPInnovations et les programmes provinciaux améliorent considérablement sa capacité de réaliser les résultats escomptés. L’utilisation de FPInnovations comme mécanismes d’exécution primaire pour VB a été citée par les personnes interviewées comme un facteur important, puisque FPInnovations est bien reconnu par la communauté comme le principal organisme de recherche en foresterie au Canada. Le soutien des partenaires (financement et, dans certains cas, programmes complémentaires) a également été cerné comme élément essentiel de la réussite de la composante des conseillers industriels de VB. Par exemple, en 2009-2010 en Ontario, FedNor et la province ont fourni 800 000 $, qui ont été ajoutés aux ressources de VB pour financer l’Initiative du Nord de l’Ontario en Valeur ajoutée (Northern Ontario Value-Added – NOVA). NOVA a été exécutée par cinq conseillers industriels, qui ont fourni un soutien et des conseils techniques pour les projets d’entreprises dans le secteur de la foresterie à valeur ajoutée.
  • Le Groupe de travail sur la R et D et le Comité consultatif de recherches de VB constatent le rapport qui existe entre les priorités de l’industrie et la recherche, mais certains perçoivent le besoin de renforcer davantage cette relation : Plusieurs personnes interviewées ont indiqué que le Groupe de travail sur la R et D et le Comité consultatif de recherches (CCR) de VB assurent un lien efficace entre les fournisseurs de recherches et le secteur des produits de bois à valeur ajoutée. L’ajout récent au CCR de nouveaux membres issus du secteur des produits de bois à valeur ajoutée a également été perçu de manière positive par les personnes interviewées, puisqu’il améliore les liens entre le processus de sélection des projets et les besoins du secteur des produits de bois à valeur ajoutée. Toutefois, des préoccupations touchant le processus actuel de sélection et d’exécution des projets ont été soulevées lors d’une réunion du Groupe de travail sur la R et D en 2009. Le procès-verbal de la réunion a indiqué l’importance de disposer d’un champion efficace et engagé pour le projet au CCR pour améliorer la pertinence et la réussite du projet. Certaines personnes interviewées ont également proposé que chaque projet ait un champion de l’industrie et comporte un plan pour l’utilisation des résultats. Certaines personnes interviewées estimaient que le processus de sélection doit être modifié de manière à garantir que les projets sont davantage axés sur l’industrie, reposent davantage sur les besoins de l’industrie et moins sur les intérêts des chercheurs.
  • La sensibilisation de l’industrie aux recherches ayant des répercussions sur la mise au point de nouveaux produits ou procédés est importante pour la réussite : L’utilisation des recherches par l’industrie dépend du niveau de connaissance des entreprises pertinentes à leur sujet. Par exemple, l’étude de cas sur les poutrelles en I a révélé que la pleine réalisation du potentiel de cette recherche signifierait que chaque fournisseur et fabricant des composantes des poutrelles en I est conscient des recherches, disposé à profiter de leurs résultats et possède la capacité technique et les ressources nécessaires pour le faire. C’est le principal facteur influant sur l’utilisation des résultats. D’après les entrevues réalisées dans le cadre de la collecte des données pour cette étude de cas, au moins un des grands fabricants canadiens de poutrelles en I n’était pas au courant des recherches sur les poutrelles en I financées par le programme.
  • Un décalage entre les temporisations du financement des projets de VB et le cycle de financement des universités a un impact négatif sur la composante de recherche : Le procès-verbal d’une réunion du Groupe de travail sur la R et D de 2009Note de bas de page 85 décrit des préoccupations touchant le processus de sélection des projets de recherche. Le renouvellement pour deux ans était jugé restrictif et incompatible avec le cycle de financement universitaire. Les personnes interviewées ont commenté que le financement des projets du VB n’est pas assez long pour appuyer un projet de doctorat et, par conséquent, la plupart des projets sont exécutés par des adjoints de recherche et/ou des étudiants à la maîtrise.
  • Certaines personnes s’inquiètent de la qualité des propositions de recherche de VB : Certaines personnes interviewées se préoccupaient de la qualité scientifique de certaines propositions de recherche et ont proposé, pour améliorer la qualité, que les propositions subissent un examen par les pairs comme première étape. Plusieurs personnes ont indiqué que, dans quelques cas, les projets de recherche proposés auraient répété des recherches antérieures, sans reconnaître que des travaux semblables avaient déjà été exécutés. Même si ces projets n’ont pas été financés en fin de compte, il est possible que de tels projets aient une incidence sur la disponibilité de ressources pour de nouveaux domaines de recherche.
  • La crise économique dans le secteur de la foresterie a été particulièrement marquée pour les entreprises de produits à valeur ajoutée et limite leur capacité de participation : Beaucoup de personnes interviewées ont indiqué que le ralentissement économique actuel constitue un facteur négatif majeur pour le secteur des produits de bois à valeur ajoutée. Le ralentissement a poussé certaines entreprises à se retirer des affaires et beaucoup d’autres à mettre des employés à pied et à perdre de l’expertise technique. Selon certains, les entreprises qui ont pu poursuivre leurs activités doivent lutter pour survivre tout simplement. En conséquence, les compagnies disposent de moins de ressources humaines et financières et sont moins aptes à profiter du soutien de VB.
  • La concurrence étrangère pour les fabricants de produits à valeur ajoutée dans des marchés traditionnellement canadiens : La Chine demeure un acteur important dans le marché des produits de bois, particulièrement aux États-Unis. L’analyse économique a révélé qu’en 2008, la Chine a dépassé le Canada comme plus grande source d’importations de produits de bois des États-Unis. En 2009, 36 p. 100 de toutes les importations de produits de bois aux États-Unis provenait de la Chine, et 27 p. 100 provenait du Canada. Ce niveau accru de concurrence dans le marché canadien des produits de bois de première transformation contribue sans doute à la réduction de la part de marché disponible pour les producteurs canadiens de produits de bois à valeur ajoutée.

4.2.3 Y a-t-il eu des résultats inattendus (positifs ou négatifs)?

Constatations de niveau stratégique et résumé – Résultats inattendus

L’évaluation a cerné peu de résultats inattendus négatifs importants pour les programmes de développement des marchés en général. Il vaut la peine de mentionner que l’étude de cas sur la construction verte a révélé que même si le PCEPB, le BNAA et VB n’ont pas mis un accent particulier sur le marché de la construction verte, leurs efforts rendent le bois plus attrayant dans ce contexte. Les recherches de VB contribuent à réduire les impacts environnementaux et les inefficacités, et les efforts de promotion du bois du BNAA et du PCEPB présentent le bois à des gouvernements de plus en plus sensibles aux enjeux de la construction verte. Cela contribue probablement à l’augmentation de l’utilisation du bois.

La seule conséquence inattendue importante signalée concernait le PCEPB. On a soulevé des préoccupations quant à la surcharge des bureaux du groupe Produits de bois canadien par l’augmentation des projets de démonstration, particulièrement en Chine. Les autres résultats inattendus étaient positifs. Pour le BNAA, on a fait remarquer que le partenariat du programme U.S. WoodWorks avec RISA Technologies LLP pour mettre au point un module logiciel de conception avec le bois a entraîné la mise en marché d’au moins un produit concurrent, ce qui a accru la disponibilité de logiciels de conception avec le bois. Les projets de recherche de VB ont également entraîné, à l’occasion, l’achèvement de formations de deuxième et de troisième cycle et l’exécution de travaux de recherche de suivi exclusifs pour mettre au point des applications spécifiques des recherches de VB pour les entreprises de l’industrie.

PCEPB

La coordination améliorée dans les marchés des efforts canadiens de développement des marchés, assurée par les bureaux du groupe Produits de bois canadien, est devenue une composante intégrale de l’exécution du programme. Toutefois, de nombreux intervenants se préoccupaient de l’importance de l’impact des gros projets de démonstration récents sur leur capacité d’exécuter les activités de base du programme que sont la surveillance et le soutien des efforts courants de promotion de la construction à ossature de bois dans ces pays. Ces personnes interviewées ont explicitement mentionné l’impact des projets de démonstration en Chine au cours des deux dernières années (c.-à-d. l’effort de reconstruction de Wenchuan et les projets de démonstration du Plan d’action économique).

BNAA

On a constaté que le partenariat entre le programme U.S. WoodWorks et RISA avait poussé d’autres fournisseurs de logiciels de conception à mettre au point des modules semblables pour le bois. L’évaluation du programme U.S. WoodWorks a révélé que Bentley (qui possède le programme logiciel RAM de conception de structures), l’autre plus grand fournisseur de logiciels de conception, avait forgé un partenariat avec APA - The Engineered Wood Association pour incorporer un module de conception avec le bois dans son logiciel de conception en réponse au module de RISA. Cela complètera sans doute les efforts d’éducation et de promotion des programmes visant à accroître l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle.Note de bas de page 86

VB

Certaines personnes interviewées ont fait remarquer que les projets de recherche financés par VB entraînaient à l’occasion la formation d’employés hautement qualifiés. Même si beaucoup de projets sont trop courts pour utiliser un étudiant, dans certains cas, des étudiants à la maîtrise et au doctorat y participent, et certains anciens étudiants travaillent maintenant dans l’industrie et au gouvernement après avoir achevé leurs études. Les universités et FPInnovations ont également indiqué avoir reçu des travaux de suivi à forfait découlant du programme de recherches de VB et des projets financés par VB. Ces travaux à forfait exigent habituellement des travaux supplémentaires confidentiels et exclusifs de mise au point et de mise en œuvre de résultats génériques de projets de VB pour l’industrie.

4.3 Rendement – Efficacité et économie

Cette section du rapport présente l’évaluation de l’efficacité et de l’économie des programmes de la composante de développement des marchés de la sous-activité Protéger les marchés destinés aux produits forestiers, et aborde les enjeux suivants :

  • à quel point la conception des programmes facilite la production économique et efficace de leurs résultats;
  • quels autres facteurs influent sur l’efficacité et l’économie des programmes;
  • quelles activités supplémentaires pourraient être entreprises dans le cadre du mandat des programmes.

4.3.1 À quel point la conception des programmes facilite-t-elle la production économique et efficace de leurs résultats? Quels autres facteurs (internes et externes) influent sur l’efficacité et l’économie des programmes?

Constatations de niveau stratégique et résumé – Efficacité et économie

Les programmes de développement des marchés sont généralement exécutés de manière efficace et économique. L’accent mis sur la collaboration entre tous les principaux intervenants a accru la capacité des programmes et évité tout dédoublement important. Les programmes ont également profité de la participation de programmes complémentaires pour appuyer de manière efficace la réalisation des objectifs. Les programmes de développement des marchés ont en outre réussi à obtenir des ressources de leurs partenaires des gouvernements fédéral et provinciaux. Toutefois, certaines données indiquent qu’une participation accrue de l’industrie améliorerait l’exécution de ces programmes et que le PCEPB et le BNAA profiteraient d’un effet de levier financier provincial amélioré à l’extérieur de la Colombie-Britannique.

PCEPB

La conception du PCEPB facilite la réalisation efficace des résultats en renforçant les relations et en assurant la collaboration entre les associations et les membres de l’industrie canadienne. Les investissements du PCEPB dans l’infrastructure outre-mer et les bureaux de Canada Wood constituent un moyen efficace de forger et d’entretenir des relations dans les marchés outre-mer. Ces investissements ont engendré une capacité importante qui sert également à appuyer d’autres programmes de financement complémentaires. Le PCEPB obtient du financement de ses principaux partenaires provinciaux en Colombie-Britannique et au Québec, mais la part de l’industrie du financement est demeurée relativement faible.

Preuve
  • Les bureaux de Canada Wood exécutent efficacement les activités du PCEPB au moyen d’investissements à long terme dans les infrastructures : La conception et l’exécution du programme ont changé depuis le lancement du PCEPB. La création du groupe Produits de bois canadien en 2004 a accru la collaboration et la coordination entre les associations de l’industrie et contribue de manière importante à l’économie et à l’efficacité de l’exécution du programme. Les investissements dans l’infrastructure outre-mer et les bureaux de Canada Wood ont créé une capacité importante par la présence dans les marchés et l’établissement de réseaux, capacité utilisée pour appuyer d’autres programmes de financement. Par exemple, afin de garantir que les projets de démonstration en Chine respectent les codes, le bureau de Canada Wood fournit des programmes et de la formation en matière d’assurance de la qualité.
  • Les bureaux de Canada Wood facilitent la collaboration entre de multiples programmes dans les marchés cibles : Les personnes interviewées dans les associations de l’industrie et au gouvernement ont rapporté une importante collaboration en ce qui concerne de nombreuses autres initiatives outre-mer fédérales et provinciales susceptibles d’appuyer les objectifs du PCEPB. Les bureaux de Canada Wood au R.-U., au Japon, en Chine et en Corée du Sud constituent une plateforme pour l’exécution d’autres programmes (p. ex. le PPLECF, le PIPF, les projets de démonstration). Les personnes interviewées dans les bureaux de Canada Wood et les associations estimaient généralement que ces autres programmes complètent le PCEPB et, lorsqu’ils sont exécutés en combinaison avec d’autres activités (comme des colloques, des programmes de formation, des activités d’accès aux marchés, des révisions des codes et des normes, etc.), contribuent à la réalisation des objectifs du PCEPB.
  • L’exécution par les associations de l’industrie aligne efficacement le programme sur les priorités de l’industrie : L’exécution des activités du PCEPB par l’intermédiaire des associations de l’industrie est perçue par les intervenants comme une manière efficace de garantir que les activités sont alignées sur les priorités de l’industrie dans les secteurs de produits représentés par les associations. La conception du programme tire parti de l’expertise des associations de l’industrie, dont certaines travaillent dans les marchés outre-mer depuis des décennies (p. ex. COFI, APFC).
  • Le PCEPB obtient des fonds des provinces et de l’industrie; toutefois, les contributions de l’industrie et des gouvernements provinciaux autres que la Colombie-Britannique demeurent faibles : Le programme finance jusqu’à 50 p. 100 des coûts totaux d’un projet, le reste provenant des associations de l’industrie et des provinces. Comme le montre la pièce 8 du présent rapport d’évaluation, les contributions totales de l’industrie aux projets appuyés par le PCEPB entre 2006-2007 et 2009-2010 n’ont été que de 16 p. 100 des dépenses totales des projets appuyés par le PCEPB. De la même manière, les gouvernements du Québec et de l’Ontario n’ont fourni que 2 p. 100 du financement total des projets appuyés par le PCEPB au cours de cette période, par comparaison avec les 32 p. 100 fournis par la Colombie-Britannique. Les importantes contributions du FII de Colombie-Britannique offertes aux promoteurs de projets rendent plus facile aux associations de la Colombie-Britannique de proposer des projets à financer par le PCEPB puisque le FII dispose d’un budget important pour ces activités, ce qui laisse au secteur privé moins de coûts à financer. Ce concept assure une coordination efficace des efforts du PCEPB et du FII de Colombie-Britannique, mais peut avoir un impact sur la sélection des projets du PCEPB, engendrant un parti pris du programme à l’égard des priorités et des marchés cibles de l’industrie de la Colombie-Britannique (c.-à-d. un parti pris à l’égard des investissements faisant la promotion des produits de bois britanno-colombiens dans les marchés asiatiques). Le PCEPB s’efforce effectivement de sélectionner des projets à financer proposés par des associations de produits de bois de l’Est. Toutefois, celles-ci proposent moins de projets en raison des ressources plus importantes requises de la part de l’industrie dans cette région, par comparaison avec celles requises en Colombie-Britannique.
BNAA

Compte tenu du fait que le BNAA a un court historique opérationnel, il est difficile d’évaluer l’efficacité et l’économie du programme. Comme le PCEPB, le BNAA a travaillé en étroite collaboration avec les principaux programmes d’aide au secteur forestier liés aux gouvernements provinciaux. Cela est perçu par certains comme un modèle de collaboration permettant d’éviter le dédoublement et de profiter des programmes complémentaires pour réaliser des économies.

Preuve
  • Le BNAA obtient des fonds des provinces et de l’industrie pour améliorer l’économie des dépenses de RNCan, mais les investissements provenant de l’extérieur de la Colombie-Britannique demeurent faibles : Le BNAA finance jusqu’à 50 p. 100 des coûts des activités des programmes U.S. WoodWorks, WoodWorks et Cecobois. Compte tenu de l’historique de l’initiative WoodWorks au Canada (qui a commencé en 1998), le BNAA a axé son soutien sur l’augmentation de la taille générale de l’initiative en précisant que ces contributions étaient destinées à des activités supplémentaires. En conséquence, WoodWorks est devenue une initiative de 3,1 millions de dollars et RNCan fournit environ 34 p. 100 de la valeur totale de l’initiative. Dans l’ensemble, les investissements obtenus par le BNAA proviennent à 20,8 p. 100 des associations de l’industrie, à 9,5 p. 100 de la Colombie-Britannique, à 16,9 p. 100 des autres provinces et à 5,1 p. 100 d’autres sources (p. ex. ministères fédéraux et universités). L’évaluation a révélé qu’en ce qui concerne les opérations canadiennes, les initiatives WoodWorks de l’Alberta et de l’Ontario sont beaucoup moins prestigieuses que les activités de la Colombie-Britannique. Toutefois, dans l’ensemble, les dispositions de financement du programme permettent d’obtenir efficacement des investissements des provinces et de l’industrie dans les activités du programme.
  • L’évaluation du programme U.S. WoodWorks a révélé que le modèle d’exécution du programme est efficace : Les employés du programme, les membres du Comité consultatif régional et les membres du Conseil d’administration convenaient tous que le programme U.S. WoodWorks est exécuté de manière efficace. Ils attribuent cette efficacité à l’alignement rigoureux des services et ressources avec les besoins des groupes du public cible de même qu’au dévouement et à l’expérience des employés du programme dans l’exécution de programmes semblables de développement des marchés.Note de bas de page 87
  • La structure de gouvernance des programmes financés par le BNAA : Dans l’ensemble, on estime que les initiatives financées par le BNAA sont bien gérées. Toutefois, certaines préoccupations ont été exprimées par quelques personnes interviewées en ce qui concerne la structure de gouvernance particulière du programme U.S. WoodWorks, jugée trop « stratifiée » – ce qui pourrait potentiellement réduire l’efficacité et la transparence. À l’inverse, la gouvernance de Cecobois a été citée par certaines personnes interviewées comme un bon modèle en raison de son approche décisionnelle claire et transparente.
VB

On considère généralement que VB est exécuté avec efficacité et efficience. Le programme a réussi à obtenir du financement de ses partenaires des gouvernements fédéral et provinciaux. On estimait également que VB profite des programmes complémentaires pour appuyer efficacement ses activités. On a toutefois fait remarquer qu’il a été difficile d’obtenir la participation du secteur privé, surtout dans le contexte du climat économique actuel, et que la communication des résultats des recherches à l’industrie pourrait être améliorée.

Preuve
  • VB obtient du financement d’autres programmes fédéraux et provinciaux : Les personnes interviewées ont indiqué que la composante de transfert de technologie de VB est exécutée de manière efficace et efficiente au moyen d’ententes de collaboration avec les organismes fédéraux de développement régional (DÉO, APECA, FedNor et DECQ) et avec les partenaires provinciaux. Grâce à ces accords, les partenaires offrent un cofinancement et, dans certains cas, imbriquent leurs programmes de soutien technologique pour le secteur forestier à valeur ajoutée dans VB. En 2009-2010, par exemple, VB a fourni 1 000 000 $ et ses partenaires, 3 541 000 $ pour financer le réseau des conseillers industriels. Les personnes interviewées ont indiqué que cette conception de programme assure un programme pancanadien coordonné au niveau national et ayant la capacité de répondre à des besoins régionaux différents. Certaines personnes interviewées ont fait remarquer la complémentarité de la composante de recherche de VB (qui met l’accent sur les solutions à court terme cernées par le secteur) et les projets du CRSNG liés à la foresterie (qui financent des recherches à long terme plus fondamentales).
  • La collaboration de VB avec d’autres programmes de transfert de technologie a allongé la portée de ses activités de transfert de technologie : Les personnes interviewées ont fait remarquer que même s’il n’existe aucun autre programme de transfert de technologie propre au secteur de la foresterie à valeur ajoutée, le Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du Conseil national de recherches du Canada, exécuté par plus de 200 conseillers en technologie industrielle partout au Canada, s’est avéré être un partenaire important. Parmi les exemples de projets coopératifs, notons les études de marché et les études techniques associées aux panneaux de bois laminé croisé pour les assemblages modulaires de bâtiments, un nouveau produit. Selon les entrevues réalisées avec les employés et les conseillers industriels de VB, VB et le PARI travaillent ensemble pour combler les besoins des clients sur de nombreux projets. Les projets du PARI sont généralement plus gros que les projets de résolution de problèmes à court terme généralement exécutés par VB.Note de bas de page 88 Les personnes interviewées ont également cerné des partenariats semblables avec le programme de soutien technologique de l’Association des manufacturiers et exportateurs du Canada. En travaillant en collaboration avec d’autres programmes de transfert de technologie, les services de VB sont fournis de manière efficace et économique.
  • Les activités de transfert de technologie de VB sont jugées efficaces par certaines personnes interviewées : Certaines personnes interviewées ont indiqué que les ateliers, colloques et webinaires financés par VB et exécutés par FPInnovations constituent des moyens efficaces de communiquer efficacement avec un groupe d’entreprises partageant des intérêts et des besoins semblables.
  • Les difficultés perçues dans la communication des recherches à l’industrie entravent potentiellement l’efficience de la composante de recherche de VB : Certaines personnes interviewées ont exprimé des préoccupations quant à la composante de recherche de VB, indiquant que la culture universitaire n’est pas bien alignée avec l’objectif de VB consistant à répondre aux besoins immédiats des entreprises de produits à valeur ajoutée au moyen de projets de recherche à court terme. Plusieurs personnes interviewées ont commenté que les chercheurs universitaires ne sont pas compétents en matière de transfert de technologie et que le langage des rapports de recherche est souvent trop académique pour que les compagnies les comprennent facilement. Certaines personnes interviewées estimaient qu’il faut faire participer plus directement les compagnies aux projets de recherche et que tous les travaux ne doivent pas nécessairement être réalisés par des universités ou par FPInnovations.
  • La difficulté d’obtenir la participation de l’industrie dans le climat économique actuel : Certaines personnes interviewées ont fait remarquer que faire participer le secteur privé à VB est particulièrement ardu en cette époque économique difficile, alors que les entreprises se préoccupent davantage de la survie à court terme et ne disposent pas des ressources nécessaires (en temps ou en nature) pour les investissements à plus long terme.

4.3.2 Existe-t-il des activités supplémentaires qui ne sont pas entreprises par les programmes et qui entreraient dans leur mandat et les aideraient à réaliser leurs objectifs?

Constatations de niveau stratégique et résumé – Activités supplémentaires

L’évaluation n’a permis de cerner aucune activité supplémentaire pouvant être entreprise par les programmes de développement des marchés, même si les intervenants ont formulé certaines suggestions pour améliorer les programmes en mettant l’accent sur certains aspects. L’incorporation des projets de démonstration dans les services offerts par les programmes figurait en tête des suggestions visant à compléter les efforts existants du PCEPB et du BNAA.

On a également proposé que le PCEPB examine l’applicabilité d’activités au secteur des produits de bois à valeur ajoutée et que le BNAA étende ses activités à de nouveaux marchés et mette au point davantage d’activités axées sur le Web. Les améliorations au programme VB proposées touchaient généralement l’applicabilité des résultats des recherches et comprenaient une participation accrue de l’industrie, des liens améliorés avec les provinces au sujet des priorités de recherche et une meilleure connaissance de VB en qualité de marque de l’industrie.

PCEPB

En général, les personnes interviewées étaient satisfaites de l’éventail d’activités appuyées par le programme, et des liens entre les trois secteurs financés (présence ou infrastructure sur le marché, valorisation de l’image de marque et accès aux marchés). La principale suggestion d’activité supplémentaire concernait le soutien des projets de démonstration. Le PCEPB ne finance pas les démonstrations pour l’instant, mais les bureaux du groupe Produits de bois canadien ont récemment offert un soutien à ces projets. On a également proposé que le PCEPB tienne compte des différents besoins des producteurs de marchandises et des fabricants de produits à valeur ajoutée en matière de développement des marchés. Certaines personnes ont en outre proposé de concentrer les activités en Chine sur un nombre plus restreint d’enjeux.

Preuve
  • Les projets de démonstration sont jugés efficaces et nécessaires pour tirer parti des activités du PCEPB : Les projets de démonstration sont perçus par l’industrie et les associations comme un outil rentable et nécessaire de développement des marchés lorsqu’ils sont combinés avec d’autres activités, comme les révisions des codes et normes, la sensibilisation et l’éducation. Les activités du PCEPB et les projets de démonstration réalisés dans les marchés cibles se sont appuyés mutuellement. La conception du PCEPB ne prévoit pas de financement pour les démonstrations; toutefois, la majorité des personnes interviewées estimait que les projets de démonstration constituent un élément clé d’une stratégie efficace de développement des marchés dans certains pays.
  • Réexaminer le mélange d’activités financées par le PCEPB en égard à la promotion de produits de plus grande valeur : Quelques intervenants de l’industrie et du gouvernement ont fait remarquer qu’il y a une différence dans l’applicabilité des activités du PCEPB entre les fabricants de produits de bois primaires et les fabricants de produits de bois à valeur ajoutée. Les fabricants de produits primaires (p. ex. producteurs de bois d’œuvre) ont tendance à être de plus grosses entreprises et à se faire concurrence au niveau du prix, et ils sont souvent confrontés à des problèmes d’accès aux marchés sous la forme de codes, de normes et d’exigences défavorables en matière de conformité et d’essai des produits, problèmes que le PCEPB est bien placé pour régler. Les fabricants de produits à valeur ajoutée tendent à être des petites et moyennes entreprises et ont besoin d’un soutien en matière de développement des marchés sous la forme de présentations à des acheteurs potentiels, de renseignements sur les marchés et de préparation aux exportations. Ce type d’aide peut être offert dans le cadre de grands événements financés par le PCEPB, comme la Global Buyers Mission de Colombie-Britannique. Toutefois, le soutien personnel que certaines personnes interviewées disent nécessaire demande beaucoup de ressources et le programme n’est pas conçu pour appuyer ce type d’activité dans une mesure importante. Même si cela ne relève pas nécessairement du mandat du PCEPB, il vaut la peine de remarquer que le programme n’est pas bien adapté aux besoins des exportateurs de produits à valeur ajoutée, ce qui pourrait s’avérer important en vue d’augmenter la valeur des exportations canadiennes vers les marchés cibles. La commercialisation de produits haut de gamme auprès de clients spécialisés exige des investissements plus ciblés et diffère des activités actuelles du PCEPB, qui font généralement la promotion de produits de bois plus « standard » comme le bois d’œuvre et les produits de deuxième transformation du bois.
  • Certains proposent de restreindre l’éventail des activités en Chine : Dans le cas de la Chine, plusieurs personnes interviewées ont avancé qu’une meilleure concentration (c.-à-d. moins d’activités) est nécessaire et que les priorités doivent être déterminées en consultation avec l’industrie d’après la demande du marché (p. ex. projets d’habitations hybrides basses) et les forces démontrées de Canada Wood China (p. ex. assurance de la qualité et formation).
BNAA

Les intervenants estiment qu’il est encore tôt dans le développement de l’initiative du BNAA, mais qu’elle s’est avérée très efficace dans sa courte existence. Pour cette raison, les personnes interviewées n’ont proposé aucune activité autre que celles actuellement offertes en vertu des initiatives. Toutefois, certaines suggestions touchant l’expansion des activités actuelles ont été formulées, y compris des démonstrations de constructions en bois à l’intention des municipalités.

Preuve
  • Les ingénieurs et architectes proposent davantage de démonstrations des résultats de la construction avec le bois à l’intention des municipalités : L’étude du rendement du capital investi de WoodWorks de 2010 a conclu que très peu de choses touchant la portée et le caractère des activités du programme doivent changer. Elle a toutefois révélé que les ingénieurs et architectes estiment que déployer davantage d’efforts pour joindre les municipalités et leur démontrer comment des structures institutionnelles en bois ont profité à des communautés de toute la province pourrait améliorer les résultats du programme. On perçoit le besoin de démontrer concrètement les résultats de la construction avec le bois. On doit remarquer que WoodWorks et Cecobois produisent tous deux des rapports d’études de cas sur les applications du bois dans la construction non résidentielle aux fins de consommation par le public sur leur site Web de programme. Toutefois, une utilisation plus ciblée de ces renseignements serait utile.
  • Le programme U.S. WoodWorks doit envisager d’améliorer sa productivité en profitant davantage des technologies de télécommunication de même que du marketing par les médias sociaux : L’évaluation du programme U.S. WoodWorks de 2010 n’a proposé qu’un nouveau type d’activité pour l’initiative – mettre davantage l’accent sur les événements éducationnels sur le Web. Selon l’évaluation, les webinaires sont souvent plus efficaces que les événements éducationnels en personne puisque, pour une fraction du coût d’un événement en personne, le programme peut organiser de nombreux webinaires. En outre, les renseignements et le contenu des webinaires peuvent être stockés et consultés plus tard, ce qui est utile lorsque l’on apprend ou révise un contenu très technique, et la rétroaction des groupes du public cible sur les webinaires a été positive jusqu’à présent.Note de bas de page 89.
  • Certaines personnes ont proposé d’élargir les activités et les marchés cibles du BNAA : Quelques personnes interviewées et répondants au sondage auprès des associations de l’industrie ont proposé d’élargir les activités du BNAA de manière à inclure d’autres régions, d’autres types de constructions et d’autres produits (p. ex. condominiums à plusieurs étages). Toutefois, ces points de vue n’étaient pas généralisés. L’étude du rendement du capital investi de WoodWorks de 2010 aussi bien que l’évaluation du programme U.S. WoodWorks de 2010 ont conclu que les bailleurs de fonds du programme doivent envisager d’étendre ces initiatives à d’autres marchés compte tenu de la réussite apparente de l’approche en Colombie-Britannique, en Californie et dans le Centre nord et le Sud-Est des États-Unis.
VB

La plupart des personnes interviewées avaient une opinion très positive de VB. Cela dit, certains intervenants ont proposé d’apporter des changements à des aspects précis de VB afin d’améliorer la pertinence et l’application rapide des recherches financées pour l’industrie. Les personnes interviewées ont proposé plusieurs initiatives et activités supplémentaires qui seraient utiles pour réaliser les objectifs de VB grâce à l’élément de recherches financées en particulier.

Preuve
  • Ajouter une méthode d’améliorer l’application et la communication des résultats des recherches pour l’industrie : Certaines personnes interviewées ont proposé d’améliorer l’application des résultats des projets de recherches par l’industrie. Par exemple, le programme VB pourrait ajouter une initiative semblable à l’initiative Short-Term Competitiveness Initiative (STCI), qui n’est offerte qu’aux membres de FPInnovations. La STCI offre du financement aux entreprises pour mettre à l’essai l’application des résultats des recherches et appuyer le transfert des connaissances à l’industrie. Une suggestion connexe recommandant une plus grande participation de l’industrie portait sur le fait que les projets de recherche ne devaient pas nécessairement être exécutés uniquement par FPInnovations ou une université et que certains éléments pouvaient avoir lieu dans les installations de production d’une entreprise intéressée.
  • Améliorer la connaissance de VB par les provinces : Certaines personnes interviewées ont proposé de promouvoir la sensibilisation de VB parmi les partenaires et le secteur ciblé des produits à valeur ajoutée, et d’accroitre leur soutien à ce programme. Plusieurs personnes interviewées au niveau provincial ont proposé des manières d’améliorer le soutien apporté par les provinces. On a fait remarquer que le réseau de transfert de technologie ne s’était pas réuni récemment, ce qui avait eu une incidence sur la connaissance de VB dans les provinces. Certaines personnes ont indiqué que les efforts visant à améliorer les liens avec les ministères et les programmes provinciaux pourraient mener à un soutien accru des projets de VB en termes de financement des projets et d’aide à l’exécution du programme (p. ex. les agents de terrain du Ministère du Développement du Nord, des mines et des forêts de l’Ontario pourraient faire la promotion de VB et offrir des liens avec des clients potentiels).
  • Envisager la commercialisation des activités de la marque VB auprès du secteur des produits de bois à valeur ajoutée : Certaines personnes interviewées ont formulé des commentaires sur la nécessité de promouvoir et de commercialiser VB auprès du secteur des produits à valeur ajoutée. Il est possible qu’une promotion et une commercialisation insuffisantes de VB aient engendré une certaine confusion chez les entreprises quant à l’admissibilité aux services de VB. Il semble que certains clients croient que les services de VB sont reçus de FPInnovations, alors qu’en fait, ils sont fournis par FPInnovations mais payés par RNCan. Les conseillers industriels interviewés ont révélé que certaines entreprises auraient l’impression qu’il faudrait devenir membre de FPInnovations et payer les frais d’adhésion pour pouvoir recevoir le soutien de VB. On a avancé que VB pourrait faire participer les conseillers industriels à l’élaboration d’une stratégie de commercialisation du programme, puisqu’ils sont en contact étroit avec le groupe cible de clients.
  • Envisager d’ajuster le processus de sélection des projets pour mieux refléter les besoins des provinces et de l’industrie : Même si beaucoup de personnes interviewées avaient une perception positive du processus de sélection des projets, beaucoup d’entre eux ont également proposé des améliorations. Les deux propositions les plus fréquentes consistaient à déployer de plus grands efforts pour cerner les besoins de l’industrie afin d’aider les chercheurs à proposer des projets pertinents de même qu’à trouver des moyens pour permettre aux provinces de formuler des commentaires sur les besoins dans leur région. À cette fin, certaines personnes interviewées ont proposé de nommer un champion de l’industrie pour chaque projet de recherche afin d’en assurer la pertinence et de garantir la mise en œuvre d’une stratégie de commercialisation visant à appuyer le transfert des résultats des recherches vers les applications de l’industrie (remarquez qu’au cours de cette évaluation, VB a choisi d’affecter un champion de l’industrie issu du CCR pour chaque projet approuvé). D’autres ont proposé que les entreprises participent de façon plus directe aux projets de recherche par des essais en scierie, etc.

5.0 Conclusions et répercussions sur les programmes futurs

Recommandation 1 : Pour le programme Valeur au bois, le SCF doit mettre en œuvre des mécanismes visant à mieux faire participer l’industrie en vue de garantir que les recherches futures répondront aux besoins de l’industrie.

Les progrès technologiques dans l’utilisation du bois ont grandement contribué à ce que le bois soit spécifié dans plus d’applications résidentielles et non résidentielles de même qu’à la mise au point de nouveaux produits et procédés pour les fabricants de produits à valeur ajoutée. L’innovation technologique est, et demeurera, une composante essentielle de l’expansion des possibilités commerciales pour les produits de bois. Les activités de VB sont bien adaptées à cet objectif en général, mais la participation de l’industrie aux priorités en matière de recherche a souffert pendant la récente période de restructuration de l’industrie et pendant la crise économique mondiale. Les intervenants de l’industrie perçoivent que les composantes de recherches et de transfert de technologie de VB présentent un plus grand potentiel de contribution à la création de produits et procédés améliorés qui répondent à leurs besoins. L’industrie a également la possibilité d’aider VB à jouer un rôle plus important dans la satisfaction des besoins en matière de recherches (p. ex. éliminer les obstacles techniques), y compris, peut-être, ceux cernés pour le PCEPB et le BNAA. Il n’existe actuellement aucun lien explicite officiel.


Recommandation 2 : Le SCF doit veiller à offrir des possibilités plus équitables aux associations de l’industrie des produits de bois de toutes les provinces et à permettre à un plus large éventail de secteurs de l’industrie des produits de bois de participer au Programme canadien d’exportation des produits de bois et au programme Le bois nord-américain d’abord.

L’établissement de solides partenariats et la coordination avec l’industrie, les provinces et la communauté de la recherche ont constitué un élément important des programmes de développement des marchés. Les relations étroites avec les industries britanno-colombienne et québécoise des produits forestiers, y compris les plus grands producteurs et les programmes provinciaux complémentaires (p. ex. le FII de Colombie-Britannique), ont été utiles. Toutefois, la participation des autres régions forestières, y compris l’Alberta et l’Ontario, a été minime jusqu’à maintenant. On a également exprimé des préoccupations quant au fait que les associations de plus grosses compagnies de produits forestiers sont généralement plus aptes à profiter du PCEPB et du BNAA que les associations de plus petits fabricants de produits à valeur ajoutée.


Recommandation 3 : Le SCF doit mettre en œuvre, pour ses initiatives financées par le programme Le bois nord-américain d’abord, une approche de mesure du rendement semblable à celle mise en œuvre par le Wood Products Council pour le programme U.S. WoodWorks.

La mesure du rendement des programmes de développement des marchés s’est améliorée depuis leur dernière évaluation. Il subsiste des possibilités d’amélioration, surtout en ce qui concerne les initiatives financées par le BNAA. Par exemple, l’évaluation n’a pas permis de cerner les impacts précis du programme BNAA sur les fournisseurs canadiens (en partie du fait que le BNAA n’est pas autorisé à faire la promotion unique des produits canadiens), et elle a révélé que l’approche qu’on utilise pour mesurer l’influence des activités sur l’utilisation du bois dans la construction non résidentielle varie considérablement entre les programmes WoodWorks, Cecobois et U.S. WoodWorks. Toutefois, l’évaluation a révélé que le système de mesure du rendement établi par le Wood Products Council pour l’initiative U.S. WoodWorks peut être un bon modèle à suivre. Par exemple, le degré d’influence sur l’utilisation du bois dans les projets de construction non résidentielle repose sur des critères normalisés touchant le niveau de participation du programme à la décision d’utiliser le bois. Ce système exige également d’établir des mesures de référence sur la perception du bois dans les marchés cibles et de fixer des attentes claires quant à des réalisations du programme faisant l’objet de mesures régulières.


Recommandation 4 : Le SCF doit déterminer quelle est la meilleure façon d’encourager un plus grand investissement de la part de l’industrie pour maintenir les efforts de développement des marchés dans les marchés à croissance rapide, comme la Chine et d’autres pays.

La grande coordination entre le FII de Colombie-Britannique et le PCEPB pour les activités de développement des marchés en Chine signifie que l’apport de financement par l’industrie pour ces activités est demeuré faible. Puisque ce marché connaît une croissance importante pour les producteurs canadiens, on a la possibilité d’accroître la contribution de l’industrie à cet effort.