Évaluation

Rapports 2006


Programme interne de formation linguistique (PIFL) du Secteurs minéraux et des métaux (SMM) - Évaluation formative (EV0604) 23 octobre 2006


1.0 LISTE DES ACRONYMES

BSP Bureau des services partagés
CFP Commission de la fonction publique
CANMET Centre canadien de la technologie des minéraux et de l'énergie
CTEC Centre de la technologie de l'énergie de CANMET
DC Direction des communications
DTM Direction de la technologie minérale
PIFL Programme interne de formation linguistique
RNCan Ressources naturelles Canada
SMM Secteur des minéraux et des métaux
SMM-BSMA Secteur des minéraux et des métaux; Bureau du sous-ministre adjoint
SMM-DAEFS Secteur des minéraux et des métaux; Direction de l'analyse économique, financière et sociale
SMM-DAIDA Secteur des minéraux et des métaux; Direction de l'analyse de l'industrie et du développement des affaires
SMM-DEX Secteur des minéraux et des métaux; Division de la réglementation des explosifs
SMM-DP Secteur des minéraux et des métaux; Direction des programmes
SMM-DPP Secteur des minéraux et des métaux; Direction des politiques et de la planification
SMM-DTM Secteur des minéraux et des métaux; Direction de la technologie minérale
SMM-DTM-BDG Secteur des minéraux et des métaux; Direction de la technologie minérale de CANMET; Bureau du directeur général
SMM-DTM-LMSM Secteur des minéraux et des métaux; Direction de la technologie minérale de CANMET; Laboratoires des mines et des sciences minérales de CANMET
SMM-DTM-LTM Secteur des minéraux et des métaux; Direction de la technologie minérale de CANMET; Laboratoire de la technologie des matériaux de CANMET
SPE Secteur de la politique énergétique
SPE-DPE Secteur de la politique énergétique; Direction de la politique énergétique
SST Secteur des sciences de la Terre
STPE-CTEC Secteur de la technologie et des programmes énergétiques; Centre de la technologie de l'énergie de CANMET

1.1 CONTEXTE

Ressources naturelles Canada (RNCan) et ses différents Secteurs adhèrent aux exigences linguistiques prévues dans la législation du gouvernement fédéral canadien. À titre d'exemple, dans le but d'aider ses employés, le Secteur de l'énergie de RNCan a publié un aide-mémoire en matière d'exigences linguistiques au sein du milieu de travail. Cet aide-mémoire fait mention des obligations et des exigences découlant de la Loi sur les langues officielles et auxquelles les employés doivent se conformer. Le document rappelle également que ces exigences s'appliquent la plupart du temps, dans la région de la capitale nationale et plus particulièrement pour certaines fonctions organisationnelles et certains postes de travail. Par exemple, certaines divisons ou certains centres de recherche doivent assurer un certain niveau de bilinguisme puisqu'ils travaillent avec le grand public ou avec des clients qui communiquent soient avec le français ou l'anglais. Toutefois, le Centre de la technologie de l'énergie de CANMET (CTEC) fait figure d'exception. En effet, le CTEC offre principalement des services à une clientèle externe restreinte et identifiable, dont la préférence linguistique est l'anglais. Par conséquent, ce centre n'est pas tenu de se conformer aux exigences linguistiques.

En 2000-200, une vérification détaillée du Programme des langues officielles portant sur le volet langue de travail a été effectuée au sein de RNCan. La vérification a révélé que les mesures de surveillance et de suivi liées à la composante langue de travail devaient être augmentées. Le rapport issu de la vérification présentait onze recommandations visant l'utilisation des deux langues officielles par les employés du Ministère ainsi que par les tiers offrant des services et des activités en son nom. 1 C'est dans ce contexte que le programme interne de formation linguistique (PIFL) fut créé afin de répondre au développement et au maintien des compétences linguistiques des effectifs du Secteur des minéraux et des métaux (SMM).

1.2 Programme interne de formation linguistique (PIFL)

Le PIFL vise le développement et le perfectionnement du bilinguisme chez les employés du Secteur des minéraux et des métaux (SMM) en offrant des cours de langues secondes ainsi que divers ateliers et services de formation linguistique. Le programme a été introduit à titre de projet pilote en septembre 2002. Sur une base volontaire, les premiers cours ont été offerts, d'abord à la Direction de la technologie minérale (DTM) et, depuis septembre 2004, à l'ensemble du SMM, en plus de la Direction générale de la politique énergétique, du Secteur du même nom. Se sont ensuite joints au programme, la Direction des communications en janvier 2005 et, le CTEC en avril 2005. Le Secteur des sciences de la terre a aussi participé au programme dans le cadre d'un projet pilote.

Selon les employés du PIFL, le programme a redonné une image positive à la formation linguistique et au bilinguisme au sein du SMM. Le programme n'a pas pour objectifs la mise à niveau et la formation spécifique des employés pour qu'ils soient en mesure de réussir les examens de la Commission de la fonction publique (CFP). Il vise plutôt le développement d'un milieu d'apprentissage stimulant qui encourage l'usage continu de la langue seconde, en plus d'améliorer la capacité linguistique des effectifs. Aussi, le PIFL aurait un impact positif sur la culture organisationnelle et aurait créé un environnement qui reflète les objectifs de bilinguisme du gouvernement fédéral. À cet égard, le Programme fut d'ailleurs reconnu par le Groupe de travail sur les langues officielles en tant que pratique exemplaire au sein du Ministère.

Parmi les caractéristiques fondamentales du PIFL l'on notera l'exécution interne, l'accès universel sur une base volontaire, et la flexibilité (p.ex., la possibilité d'interrompre temporairement la formation) du programme.  Avec l'approbation du superviseur, tout employé des Directions participantes peut s'inscrire, peu importe sa classification, son profil linguistique ou les exigences linguistiques de son poste. En retour, les employés acceptent de remettre une heure 30 minutes de temps de travail par semaine pour trois heures de formation. De plus, l'adaptabilité des objectifs de cours aux besoins et demandes des étudiants, l'intensité modérée et le faible niveau de stress des cours compte tenu d'un apprentissage entre collègues, et l'intégration de l'aspect culturel de la langue enseignée aux activités de formation s'ajoutent aux éléments distinctifs de ce programme.

1.3 Description du programme

La principale activité de formation du programme consiste en des cours de langues secondes pour l'apprentissage du français et de l'anglais. En terme de participation, le cours de français représente 75 % des inscriptions depuis la création du programme. Des groupes de cinq à huit étudiants sont formés en tenant compte du niveau de compétence des étudiants (jusqu'à 13 niveaux différents sont offerts pour les cours d'anglais et 14 pour les cours de français). Lorsque de nouveaux étudiants s'inscrivent, leur profil est établi à l'aide d'un test de placement conduit par un enseignant. Le questionnaire utilisé est basé sur le programme et les objectifs du cours fixés pour chacun des niveaux. Suite à cette évaluation, les enseignants se rencontrent et répartissent les étudiants par niveau. Après deux semaines de cours, les enseignants se rencontrent à nouveau pour, au besoin, réajuster les groupes.

Quatre sessions de cours sont offertes par année soit une session à l'automne, une à l'hiver, une au printemps et une à l'été. Toutefois, les sessions d'été n'offrent pas de cours d'anglais. Chacune des sessions dure dix semaines et la plupart des cours sont offerts à raison de trois heures par semaine pendant les heures normales de travail. L'horaire et les objectifs des cours peuvent être adaptés selon la demande et les besoins d'apprentissage des étudiants.

En plus de son activité principale (cours de langues secondes), le Programme offre également quatre autres types de services tels que :

  • l'encadrement des employés qui doivent faire un discours ou une présentation dans leur langue seconde;
  • des ateliers sur des sujets particuliers;
  • des cours privés; et
  • des activités culturelles. Ces services complémentaires n'ont pas fait l'objet d'une collecte et d'une analyse de données dans le cadre de la présente évaluation en raison de leur nouveauté et de l'aspect « non-formel » de certains d'entre eux.

Le modèle logique illustré à la Figure 1 a été développé dans le cadre de la présente évaluation. Ce modèle définit les ressources et les activités principales, les extrants et les résultats du programme. Les interrelations entre ces différents éléments sont également décrites.

1.4 Modèle logique

Le modèle logique illustré à la Figure 1 a été développé dans le cadre de la présente évaluation. Ce modèle définit les ressources et les activités principales, les extrants et les résultats du programme. Les interrelations entre ces différents éléments sont également décrites.

Figure 1 : Modèle logique du Programme interne de formation linguistique du Secteur des minéraux et des métaux de RNCan - Format diagramme

(Format texte)

Figure 1 : Modèle logique du Programme interne de formation linguistique du Secteur des minéraux et des métaux de RNCan

Figure 1 : Modèle logique du Programme interne de formation linguistique du Secteur des minéraux et des métaux de RNCan - Format texte

(Format diagramme)
Conseillère en développement organisationnel


Directions Superviseurs (clients)

Ressources dans le milieu de travail


Gestionnaire du programme - t. plein (1/3 professeur français)


Professeurs français (3) - t. plein

Professeurs anglais (2) - t. partiel

Activités préparatoires et d'entre sessions
  • Évaluation des acquis des étudiants
  • Préparation des cours
  • Évaluation des nouveaux inscrits
  • Formation des groupes
  • Intégration de l'aspect culturel
  • Adaptation des objectifs selon la demande et les besoins des étudiants
  • Gestion des opérations
  • Développement de la formation et contrôle de la qualité
  • Assurer d'offrir une flexibilité de participation aux étudiants
  • Assurer d'offrir des services de faible intensité et de faible stress

Activités/Extrants

Cours de langue seconde Anglais/Français


Encadrement pour les présentations et les discours


Ateliers sur des sujets particulièrs


Cours privés


Activités culturelles


Évaluation interne de la formation


Développement, communication et rayonnement du programme

Résultats à court terme (1 à 3 ans)


Améliorer les habiletés à parler, à écrire et à comprendre la langue seconde (Étudiant(e)s - Employé(e)s)


Améliorer le niveau de confiance dans la langue seconde (Étudiant(e)s - Employé(e)s)


Maintenir le niveau de compétence atteint et/ou réussir les tests de la Commission de la fonction publiques (CFP) (Étudiant(e)s - Employé(e)s)


Augmenter la capacité linguistique des effectifs du secteur (Direction/Secteur)


Donner une importance et une image positive à la formation linguistique et au bilinguisme (Direction/Secteur)

Résultats à moyen terme (4 à 7 ans)

  • (Étudiant(e)s - Employé(e)s)
  • Augmenter la productivité
  • Améliorer le moral au bureau
  • Augmenter la tolérance face à l'usage des deux langues officielles
  • Augmenter l'engagement des employés envers l'organisme
  • Impact positif sur l'opinion des employés sur l'engagement de la direction envers le développement de ses employés

Objectifs professionnels et personnels (Étudiant(e)s - Employé(e)s)


Encourager et augmenter l'usage quotidien et continu de la langue seconde (Direction/Secteur)


Expansion du PIFL aux autres directions du ministère (Direction/Secteur)


Changement de culture organisationnelle par la formation linguistique (Direction/Secteur)

Résultats à long terme (8 ans +)


Biligualisme au sein du gouvernement fédéral


2.0 RESSOURCES DU PROGRAMME INTERNE DE FORMATION LINGUISTIQUE

Selon les données fournies par la gestion du programme, le programme a reçu 315 480 $ des directions participantes en 2005-2006. Au cours de cette année, le budget d'opération du programme était de 310 500 $, soit 240 000 $ pour les salaires, 48 000 $ pour les avantages sociaux des employés et 22 500 $ pour le matériel didactique et les opérations du programme. Le PIFL dispose d'un budget annuel d'environ 350 000 $. Les fonds sont fournis par les Directions participantes selon une entente de recouvrement de coûts. La formule est basée sur un taux de participation sur le nombre total d'employés de chaque Direction et non sur des frais par participant. Ainsi, les coûts sont perçus comme un investissement dans un programme qui profite à l'ensemble de l'organisation. Cette formule assure l'accès au programme et en simplifie la gestion. Afin que les employés ne sacrifient pas une formation professionnelle au profit de la formation linguistique, les fonds pour le programme ne proviennent pas des fonds de perfectionnement des employés.

Le personnel de formation est employé directement par le Ministère. Les cours sont dispensés par 5 enseignants tous placés sous la supervision d'une gestionnaire de projet à temps plein qui partage son temps entre la gestion (2/3) et l'enseignement (1/3). La gestionnaire/enseignante, deux formateurs de français langue seconde à temps plein et un formateur d'anglais langue seconde à temps partiel sont physiquement regroupés sur un même site (rue Booth) à Ottawa où ils offrent leurs cours. Un enseignant de français langue seconde à temps plein est quant à lui assigné au site de Bell's Corners en banlieue d'Ottawa tandis qu'un second enseignant d'anglais langue seconde à temps partiel est basé à Val d'Or au Québec. Le Programme offre également des cours par vidéoconférence à certains étudiants à l'extérieur de ces régions. Cette répartition géographique des enseignants permet la prestation de cours mieux adaptés et procure au personnel enseignant un sentiment d'appartenance. Celui-ci s'engage davantage et s'implique dans le Ministère au-delà de la formation linguistique.


3.0 OBJECTIFS DE L'ÉVALUATION ET PORTÉE DES TRAVAUX

L'évaluation formative du PIFL du Secteur des minéraux et des métaux a été réalisée entre février et mai 2006 et la période couverte est automne 2002 à mai 2006. L'évaluation a porté sur la pertinence, la conception, la prestation, la rentabilité et le niveau de réussite.


4.0 CONTRAINTES ET LIMITES DE L'ÉTUDE

  1. Le PIFL a débuté comme programme pilote en septembre 2002 et sa configuration actuelle est récente. De plus, plusieurs de ses activités sont « non formelles »;

  2. Cette évaluation constitue la première analyse du programme interne de formation linguistique donc aucun cadre d'évaluation ou d'imputabilité n'a été réalisé jusqu'à ce jour. Les possibilités d'effectuer des analyses comparatives (pré/post) étaient donc limitées;

  3. Il y avait absence d'une base de données informatisée et normalisée sur les données de participation, d'assiduité et financières ainsi que sur les résultats d'évaluations internes des acquis du programme. Donc, peu de données étaient disponibles et colligées sur les activités, les extrants et les résultats (impacts) du programme;

  4. La mesure de la qualité des activités de formation ainsi que des compétences et des acquis linguistiques des étudiants n'a pas été mesurée dans cette évaluation;

  5. L'analyse de la rentabilité a été limitée à des comparaisons sommaires de coûts d'autres programmes de formation linguistique ainsi qu'à des études déjà existantes et des données disponibles.

5.0 MÉTHODOLGIE

Trois sources de données ont été utilisées pour effectuer l'analyse du programme ; deux sources de données primaires (sondage électronique auprès de 309 étudiants dont 181 réponses furent obtenues pour un taux de participation atteignant près de 60 % et 11 entretiens téléphonique avec des répondants clés) et une source de données secondaires (examen de la documentation).

5.1 Examen de la documentation

Divers documents ont été examinés incluant des documents de nature opérationnelle, administrative, décisionnelle et financière. Les principales sources de documentation et de données qui ont été examinées sont les suivantes :

  • Le contenu du site Internet interne du programme, les communications électroniques et la documentation officielle utilisée pour présenter et promouvoir le programme;
  • La description, les plans de cours et le matériel de formation de langue seconde;
  • Les évaluations internes administrées aux étudiants;
  • La documentation relative à la gestion courante du programme (c.-à-d., la description de tâche des employés du programme, les rapports statistiques de participation et d'assiduité des étudiants ainsi que toute documentation permettant de comprendre le fonctionnement des activités du programme;
  • Une proposition d'expansion du programme à l'ensemble du Ministère;
  • Des listes détaillées des contacts incluant les étudiants, les employées et la gestionnaire du programme et les superviseurs des étudiants par Division et par Direction.
5.2 Sondage électronique auprès des étudiants

Un sondage conduit par l'entremise d'Internet a été effectué auprès des employés de RNCan ayant participé à titre d'étudiant au programme. Chacun de ces employés a ainsi reçu un courriel leur donnant un accès de type http:// par l'entremise duquel ils avaient accès au questionnaire du sondage disponible dans les deux langues officielles.

Le questionnaire du sondage visait à recueillir des données quantitatives sur la plupart des questions qui font l'objet de cette analyse. La distribution de la population totale (n=309) des étudiants ayant eu recours à une des formations du PIFL provenait de 11 différentes Directions qui participent ou ont participé au programme. La Direction de la technologie minérale (DTM) représente la plus importante source de participants (38 %).

Au total, 309 personnes ont donc été invitées à répondre au sondage, soit 230 ayant suivi le cours de français et 79 le cours d'anglais. Ce groupe est composé d'étudiants qui sont inscrits actuellement à une session de cours ou d'anciens étudiants. À l'exception des employés qui ont quitté le SMM ou la fonction publique fédérale, ce groupe constitue presque la totalité de la population ayant suivi la formation qui pouvait être rejointe par sondage.

Le sondage électronique a été réalisé entre le 22 mars et le 13 avril 2006. Le taux de réponse a été de 59 %, soit 181 répondants sur 309 invitations à participer. De ce nombre total de répondants, 40 suivent ou ont suivi le cours d'anglais et 141 le cours de français. Cette distribution des répondants est pratiquement la même que celle de la population entière ayant participé au programme. Onze Directions sont représentées par les répondants du sondage dont 7 du SMM et 4 d'autres secteurs. Finalement, près de 62 % des répondants suivaient un cours de formation lors du sondage et près de 30 % étaient d'anciens étudiants.

5.3 Entretiens téléphoniques auprès d'imformateurs clés

Une collecte de données a été effectuée auprès des employés du programme et de gestionnaires des Directions participantes. Le guide d'entretien téléphonique a été administré dans l'une ou l'autre des deux langues officielles et ce, au choix des répondants. Au total, onze informateurs-clés ont été interviewés, soit :

  1. la gestionnaire (1) du programme à temps plein qui partage son temps entre la gestion et l'enseignement;
  2. deux enseignants de langue seconde, soit un enseignant de français et un enseignant d'anglais;
  3. neuf (9) gestionnaires de Directions ou de Divisions qui ont approuvé la participation d'employés aux cours du PIFL et qui ont suivi l'évolution de leurs progrès. De plus, certains de ces gestionnaires suivent actuellement ou ont déjà suivi des cours offerts par le programme.
5.4 Analyse intégrée

Suivant la collecte des données, les données quantitatives et qualitatives ont été analysées, organisées et intégrées selon les sujets et les questions d'évaluation. Les données provenant de différentes sources ont été analysées suivant une approche par triangulation. La triangulation consiste à utiliser différentes sources de données complémentaires afin de vérifier la convergence de résultats pour certaines questions ou encore de cerner des résultats incomplets ou contradictoires. L'analyse intégrée des résultats a ainsi permis d'appuyer rigoureusement l'examen des résultats du programme et de formuler des recommandations.


6.0 RESULTATS ET CONCLUSIONS

6.1 Pertinence

Plusieurs éléments qui établissent la pertinence du programme furent identifiés. Parmi ceux-ci, on notera tout particulièrement la proportion élevée des étudiants et des gestionnaires qui se disent satisfaits du programme de formation linguistique ainsi que l'existence d'une demande importante et continue, et l'assiduité des participants. L'enquête a également révélé que les répondants considèrent que le programme répond bien aux objectifs et aux besoins des gestionnaires, des employés et, plus globalement, des différentes Directions (e.g. capacité à s'adapter aux besoins particuliers de la clientèle, etc.). Du fait que peu d'alternatives au PIFL existent et que les objectifs et les besoins comblés par celui-ci soient différents de ceux visés par les programmes externes, le bien-fondé et l'utilité du programme s'en trouvent renforcés.

Les caractéristiques, les objectifs et les besoins qui sont associés aux autres formations disponibles comportent d'importantes différences avec le programme de formation linguistique. Tel que rapporté par plusieurs intervenants interrogés, à l'opposé des formations externes, le programme permet d'initier tous les employés aux rudiments de la langue seconde, favorise un impact positif sur le rendement de certaines Directions et sur l'utilisation des deux langues officielles dans certaines Directions et permet le maintien des acquis linguistiques. En revanche, le programme n'est pas conçu pour permettre aux employés de devenir rapidement bilingues et de passer les examens de la CFP. Ce n'est d'ailleurs pas l'objectif du programme. En d'autres mots, le programme ne peut pas remplacer les formations intensives offertes à l'externe. Le programme de formation linguistique agit comme un outil complémentaire aux formations externes et permet de combler les besoins qui ne sont pas couverts par ce type de formation. C'est la conjonction de ces différentes approches qui permet de maximiser l'intégration et l'utilisation des deux langues officielles au sein des différentes Directions. La complémentarité du programme de formation linguistique, l'aspect unique du programme et l'absence d'alternatives constituent des arguments de poids pour justifier l'existence du programme et affirmer sa pertinence.

L'évaluation a donc révélé que le programme répondait très bien aux besoins des employés de niveau débutant ou intermédiaire. Le programme ne permet pas de combler parfaitement les besoins des étudiants de niveau avancé mais il permet tout de même le maintien des acquis linguistiques de ces personnes, ce qui représente un besoin précis qui n'est pas couvert par les formations intensives offertes à l'externe.

6.2 Conception et prestation

L'exécution interne, l'accessibilité (accès universel), et la flexibilité du programme ont été identifiées comme des éléments primordiaux du succès du PIFL au niveau de sa structure. En effet, les répondants soulignent que le programme s'intègre bien au contexte de leur emploi puisqu'il favorise l'accès aux cours de langue seconde peu importe les compétences ou les exigences linguistiques du poste de l'employé, encourage la formation continue, et optimise l'utilisation du temps consacré au travail et à la formation.

Parmi les impacts positifs associés au fait que le programme soit dispensé à l'interne, les étudiants soulignent que cela favorise l'accessibilité aux cours de langue seconde, maximise le temps de cours par rapport au temps de déplacement associé avec un programme externe et facilite l'organisation du travail. Les étudiants considèrent également que le fait que les employés du corps enseignant soient des employés du Ministère et qu'ils enseignent dans leur milieu de travail avait un impact positif sur l'assiduité à la formation, la motivation à apprendre une langue seconde et l'apprentissage, de par le contact rapproché avec les pairs et les enseignants.

Tout comme pour les étudiants, les gestionnaires considèrent le caractère interne du programme comme un des éléments positifs de ce dernier. La proximité du personnel enseignant et des employés qui suivent la formation ainsi que le rapport avantages-coûts du programme ont été identifiés par les gestionnaires comme deux conséquences positives de la prestation de la formation à l'intérieur du Ministère.

Le niveau de satisfaction globale à l'égard des enseignants, à la conception et à la prestation des cours de langue seconde est très positive. Plus particulièrement, l'existence d'objectifs clairs, une répartition des étudiants et une taille des groupes adéquates ainsi qu'un processus de suivi auprès des étudiants et des gestionnaires favorisent la participation, l'apprentissage et la progression tout en limitant le niveau de stress des cours. Le matériel et les méthodes d'enseignement sont en général jugés satisfaisants.

Un aspect qui semble cependant faire l'unanimité auprès des étudiants, des gestionnaires et des enseignants est l'insuccès des cours par vidéoconférence. En plus du faible taux de participation qui suggère que cette méthode est jugée inadéquate, plusieurs étudiants affirment que l'apprentissage par cette méthode n'est pas aussi facile et efficace. En effet, la présence d'un enseignant sur place permet une plus grande interaction et offre la possibilité de poser des questions ou de pratiquer la langue seconde en dehors des cours avec l'enseignant. Ces bénéfices sont inexistants avec la vidéo conférence.

Quant au contenu des cours, il serait bien adapté aux objectifs, demandes, besoins linguistiques et horaires des étudiants. Toutefois, certains répondants mentionnent que le programme est effectif pour les niveaux d'apprentissage débutant et intermédiaire, mais qu'il ne permet aux étudiants de niveau plus avancé que de maintenir leurs acquis.

En dépit de ce facteur, l'efficacité et la gestion du programme sont en général jugées bonnes par l'ensemble des répondants. Par contre, plusieurs d'entre eux estiment que le PIFL gagnerait à être mieux connu auprès des employés et de la direction, particulièrement dans certaines Directions. De nombreux répondants croient également que le programme devrait profiter de ressources supplémentaires afin de bonifier son offre de services. De plus, la plupart des répondants sont favorables à une expansion du programme au sein du Ministère. Toutefois, celle-ci devrait être réalisée avec prudence afin de s'assurer que les avantages uniques du programme ne soient pas affectés.

6.2.1 Remboursement d'une partie du temps passé en
formation en temps de travail

Le programme demande aux participants de reprendre la moitié du temps passé en classe en heures normales de travail. Cette initiative relève d'une décision de la haute direction qui désire répartir l'investissement entre les gestionnaires de Directions et les employés puisque les fonds dédiés au PIFL sont distincts des fonds habituellement destinés à la formation linguistique. Ceci constitue un moyen de s'assurer de la motivation des employés inscrits ainsi que d'assurer que le rendement au travail soit maintenu malgré l'absence des employés pendant les heures normales de travail.

Pour trois heures (180 minutes) de cours, les étudiants doivent reprendre une heure et demie (90 minutes) en heures supplémentaires. Cette condition à la participation apparaît sous forme d'entente lors de l'inscription des étudiants aux cours. Toutefois, même si intégré au programme, le respect de cette condition est laissé à la discrétion du superviseur et n'est pas géré par le programme. La gestion et les enseignants du PIFL ne s'occupent donc pas de cette question.

Toutefois, on notera que même si les répondants au sondage sont pour la plupart favorables au modèle de participation des employés par une reprise d'une partie des heures de formation, ce modèle peut sembler inéquitable puisqu'il est souvent appliqué de façon variable par les gestionnaires de Divisions.

Pour leur part, les gestionnaires interrogés sont majoritairement favorables au modèle de participation des employés par une reprise des heures de formation. Deux tiers d'entre eux considèrent ce modèle comme étant très adéquat. Les raisons exprimées étaient principalement les suivantes :

  • Ce modèle représente un engagement mutuel des deux parties et encourage l'assiduité et l'implication dans la formation des employés;

  • L'impact sur le travail n'est pas significatif puisque la formation n'est que de trois heures par semaine. Il n'est donc pas difficile pour les étudiants de rembourser 90 minutes;

  • Il est normal que les employés remboursent leurs heures de travail puisque les employés bénéficient de ces mesures autant sur un plan professionnel que personnel et dans plusieurs cas, les employés devraient suivre des cours le soir.

L'autre tiers des gestionnaires interrogés jugent le modèle de remboursement des heures peu adéquat ou très peu adéquat. Les raisons exprimées étaient principalement les suivantes :

  • Les employés font déjà beaucoup d'heures supplémentaires et ils ne réclament pas leurs heures. Il n'est pas approprié de leur demander de rembourser des heures;

  • Ce modèle envoie un message contradictoire à celui de la direction qui veut supporter la formation de ses employés puisque d'un côté les gestionnaires veulent encourager les employés à développer leurs capacités linguistiques et de l'autre on leur demande de rembourser des heures;

  • Les gestionnaires envoie régulièrement les employés suivre une formation reliée à leur emploi ou au développement de leur carrière et on n'exige jamais d'eux qu'ils remboursent leur temps. Cette formation est comme toutes les autres formations;

  • Les gestionnaires ne veulent pas être obligés de surveiller les employés pour qu'ils remettent leurs heures. De plus, cela aurait un impact négatif sur le moral des employés ainsi que sur les taux de participation et d'abandon du programme.

Il a été remarqué qu'il n'y avait pas de constance dans les heures reprises entre les employés d'une même Directions. De plus, il y a des employés qui voient une injustice dans ce modèle puisque certains gestionnaires exigent le remboursement des heures alors que d'autres ne le demandent pas.

Parmi les neuf gestionnaires interrogés, seulement deux ont une entente formelle avec leurs employés qui s'inscrivent au programme. Quatre des gestionnaires ayant affirmé que le modèle de remboursement était adéquat ont des ententes informelles avec leurs employés en formation. De plus ils se disent très flexibles puisque la plupart des employés accumulent régulièrement des heures de surtemps non payées dans le cours habituel de leur emploi. Considérant l'importance du programme pour le Ministère, ces derniers ont spécifié qu'il peut sembler abusif de demander à ces employés de reprendre les heures de cours. Ainsi, certains gestionnaires ont totalement abandonné la requête d'une reprise obligatoire des heures de cours à leurs employés participants au PIFL. Ces derniers ont opté pour un modèle plus flexible où la reprise des heures de travail par les employés est optionnelle.

Un an après l'existence du programme, la gestion du PIFL avait soulevé la question du remboursement du temps et avait demandé à la haute gestion si cette directive devait être poursuivie ou abandonnée. La réponse de la haute gestion avait été de maintenir la directive du remboursement des heures. Le suivi n'est cependant pas fait au sujet de cette directive entre la haute gestion, la gestionnaire du PIFL et les gestionnaires de Divisions.

L'opinion des étudiants

Du point de vue des étudiants, 54 % des répondants au sondage considèrent le modèle de remboursement des heures comme très adéquat, alors que près de 23 % le considéraient comme assez adéquat. Les raisons invoquées en faveur de ce modèle sont principalement que les heures sont faciles à reprendre compte tenu du temps sauvé en voyagement (15 répondants) et que l'employeur et les employés sont gagnants (10 répondants). Néanmoins, 22 % des étudiants considéraient ce modèle comme peu ou pas adéquat. Dans le cadre d'une question ouverte, ces derniers jugent qu'ils ne devraient pas avoir à reprendre le temps de travail (19 répondants) et que le modèle de reprise des heures reflétait mal l'accent mis sur la valorisation des langues secondes au sein du Ministère (9 répondants) considérant que le gouvernement supporte un environnement de travail bilingue. D'autres affirmaient que la reprise des heures augmentait la charge de travail déjà élevée et augmentait ainsi leur niveau de stress. Enfin, certains mentionnaient que la reprise des heures de travail pouvait nuire à leurs obligations familiales.

La distribution de l'opinion des étudiants sur le modèle de remboursement par secteur révèle qu'il n'y a pas de divergence d'opinion entre les étudiants du SMM (98 répondants) et des autres secteurs (78 répondants). Dans les deux cas, plus de 75 % des répondants jugent ce modèle très adéquat ou assez adéquat et 20 % peu adéquat ou très peu adéquat. Toutefois, ces réponses favorables au modèle de remboursement des heures contrastent avec les déclarations des gestionnaires et celles des étudiants. En effet, la directive n'est pas formelle dans toutes les directions et moins de la moitié des étudiants ont déclaré reprendre les heures demandées.

Dans le but d'estimer la pertinence et l'étendue de ce modèle de participation, les étudiants ont été interrogés sur les moyens qu'ils utilisaient pour reprendre le travail qu'ils avaient à rencontrer pour le temps qu'ils avaient passé en formation. Parmi les 181 répondants, 65 % (soit 117 étudiants) ont affirmé qu'ils reprenaient le temps de formation en heures supplémentaires. Par ailleurs, 33 % des répondants ont affirmé augmenter leur productivité dans les heures normales de travail et 18 % ont avoué ne rien changer à leur emploi du temps.

Ce modèle de participation n'étant pas exigé par toutes les directions participantes, il n'est donc pas respecté par tous les employés qui suivent la formation offerte par le PIFL. Les gestionnaires interrogés ne semblent pas gérer de la même manière cette question, et ce, même s'ils disent avoir des ententes avec leurs employés. Cette grande variabilité a été identifiée à l'aide d'un échantillon restreint de gestionnaires (9). Il est fort probable que cette variation soit observable dans les autres divisions ou directions qui n'ont pas été interviewées.

La directive de remise d'une partie du temps passé en formation en temps de travail ne semblent pas être opérationnelle dans plusieurs directions pour une multitude de facteurs. Seulement 43 % des étudiants sondés remettent au moins 90 minutes en temps supplémentaire. Pourtant, 77 % des étudiants et la majorité des gestionnaires interrogés pensent que cette directive est très adéquate ou assez adéquate. En bref, les gens semblent acquiescer à l'idée mais ne sont pas tenus de la tenir.

6.2.2 Nombre d'étudiants par groupe

En général, la répartition des groupes en classe de cinq à huit étudiants est jugée adéquate. Ainsi, la répartition selon le nombre d'étudiants a été jugée très adéquate par 68 % des étudiants tandis que 92 % jugent qu'elle est dans l'ensemble satisfaisante. 2 Dans une question ouverte plusieurs étudiants ont souligné que le fait que les cours soient offerts à de petits groupes est avantageux parce que les contacts fréquents avec les pairs ainsi que la confiance apportée favorisaient chez ces derniers un niveau supérieur d'apprentissage. De même, la petite taille des groupes assure une implication accrue, une plus grande attention de la part des enseignants, et un contexte de classe moins intimidant. Par contre, il est important de noter que 11 % des étudiants ont quitté la formation parce qu'ils trouvaient que la formation en groupe était inadéquate pour l'atteinte de leurs objectifs.

6.2.3 Adaptabilité de la formation

Une autre caractéristique recherchée par les étudiants consiste à ce que les objectifs du cours soient facilement adaptables à leurs besoins linguistiques. En effet, plus de 94 % des répondants jugent qu'une telle souplesse est très importante. Dans une question ouverte, vingt-quatre étudiants ont révélé que cette caractéristique était un grand avantage du programme. Lorsque les étudiants furent questionnés sur la mise en œuvre de cet objectif, ces derniers ont jugé que la formation était bien adaptée. En effet, l'étude démontre que 80 % des étudiants considèrent que la formation répond à leurs besoins linguistiques. 3 Lorsqu'interrogés sur les aspects culturels de la langue enseignée, 83 % des répondants considèrent que le programme de formation doit intégrer ceux-ci aux cours tandis que 80 % affirment que le programme y parvient effectivement avec succès. Par contre, il est important de noter que seulement 39 % des étudiants jugent la mise en œuvre « Très réussie ».

Le niveau d'adaptation des cours à la réalité de leur emploi fut considéré satisfaisant par la majorité des étudiants. Ces derniers ont trouvé que la formation linguistique offerte était particulièrement adaptée au contexte de leur emploi, notamment dans la terminologie et dans les sujets abordés dans le cadre des cours. Les enseignants notent toutefois qu'il est plus facile d'adapter les cours avancés à la réalité des emplois. Aux niveaux débutants, il y a peu de place pour ce type d'adaptation puisque les cours se concentrent sur la base.

Selon les enseignants, le programme s'adapte très bien aux demandes, besoins et difficultés des étudiants. En général, les enseignants notent qu'il est plutôt rare que les étudiants veuillent modifier le programme ou le plan de cours. Par contre, ils ont quelques fois des demandes plus spécifiques comme travailler certains points de grammaire, apprendre un vocabulaire plus technique en relation avec leur emploi, lire des romans, ou avoir simplement l'opportunité de décider s'ils regardent un film, la télévision ou s'ils font un débat.

Cette capacité d'adaptation n'est toutefois pas illimitée puisque l'enseignant doit tenir compte du programme et des besoins de l'ensemble du groupe. De plus, l'on doit éviter que certains étudiants plus forts imposent une forme de cours avec laquelle ils sont plus confortables au détriment des autres membres du groupe. Pour ces raisons, certains répondants soutiennent qu'il serait peut-être préférable d'avoir une structure plus rigide pour les cours, cela uniformiserait le cours et les étudiants seraient plus au même niveau.

Certains étudiants ont soulevé des points d'amélioration quant à la structure du programme. Ainsi, douze étudiants mentionnaient qu'ils trouvaient que la progression du programme était trop lente. De plus, onze d'entre eux soulevaient qu'ils auraient aimé avoir plus d'heures de cours par semaine. Enfin, sept étudiants mentionnaient qu'ils auraient aimé que les groupes soient mieux constitués afin de mieux cerner le niveau d'apprentissage des étudiants et d'adapter les cours en fonction du niveau. Néanmoins, ces opinions restent marginales parmi l'ensemble des commentaires exprimés par les étudiants.

6.2.4 Prestation des services de formation

Le niveau de satisfaction globale à l'égard de la conception des cours de langue seconde offerts par le programme est très positive. En effet, 54 % des répondants affirment être très satisfaits des cours qu'ils ont suivis et 44 % satisfaits. Dans l'ensemble, 98 % des étudiants sont satisfaits du contenu, de la méthode et des activités d'apprentissage du programme interne de formation linguistique. 4 De même, 85 % des répondants affirment que le matériel utilisé par les enseignants pour livrer la matière aux étudiants est de qualité.

Lorsque les étudiants furent amenés à se prononcer sur leur niveau de satisfaction quant à l'enseignement offert dans les cours de langue seconde, 72,9 % ont répondu « très satisfaisant » alors que 24,9 % le considéraient « satisfaisant ».  Dans l'ensemble, 97,8 % des étudiants sont satisfaits de l'enseignement offert par les enseignants de RNCan5

Pour les cours d'anglais, 7,5 % des étudiants ont jugé l'enseignement insatisfaisant. Il est toutefois important de noter qu'en nombre absolu, ceci ne représente que 3 des 41 répondants ayant suivi un cours d'anglais. Par ailleurs, seulement 1 des 141 prestataires de cours de français s'avère insatisfait de la formation reçue.

Lorsque les étudiants se sont fait demander quels étaient les principaux avantages du programme, la qualité des enseignants fut un avantage relevé par de nombreux répondants. Ceux-ci ont entre autre souligné la grande disponibilité des enseignants, leur enthousiasme ainsi que leur intérêt pour leur tâche d'enseignement.

6.3 Administration, développement et rayonnement
du programme

En général, l'efficacité et la gestion du programme sont jugées bonnes par l'ensemble des gestionnaires puisqu'elles améliorent les capacités linguistiques des employés et accroissent leurs rendements. Parmi les éléments du programme qui sont très appréciés par les gestionnaires, on note le rapport d'évaluation écrit qui permet à ces derniers de suivre les progrès de leurs employés et d'apprécier leur retour sur investissement ; une telle rétroaction n'est souvent pas offerte lorsque la formation s'effectue à l'externe.

En effet, le PIFL a pour caractéristique de clairement identifier les objectifs d'apprentissage de chacun des niveaux de formation offerts. À la fin de la session, les enseignants vérifient si les objectifs ont été atteints en faisant passer un test oral aux étudiants. Avoir de tels objectifs clairement définis est jugé important par la majorité des étudiants (prés de 55 % très important, près de 40 % assez important). Pour plus de 88 % des répondants, un haut taux de réussite caractérise la mise en œuvre du programme et l'atteinte des objectifs établis. En effet, 48 % des répondants jugent que cet aspect est « Très réussi » tandis que 40 % la jugent « Assez réussi ». Dans une question ouverte, cette structure axée sur l'atteinte d'objectifs clairement définis, fut pointée comme un avantage par quinze étudiants. Ceux-ci mentionnaient entre autre que la continuité, la fiabilité et l'intégration du programme au lieu de travail favorisaient grandement l'atteinte des objectifs du programme.

Lorsqu'interrogé au sujet du rayonnement du PIFL, les gestionnaires ont mentionné majoritairement que le programme était visible, accessible et connu des membres de leur organisation. Bien que certains gestionnaires considèrent que la stratégie actuelle de communication soit très effective et fonctionnelle et ne requiert pas d'améliorations particulières, une majorité de gestionnaires (6 sur 9) ont estimé que la visibilité du PIFL auprès de ses usagers, actuels et futurs, et de la direction devrait être améliorée. Bien que des courriels et des présentations permettent d'informer et sensibiliser les gens au programme, certains gestionnaires persistent à croire qu'une lacune subsiste au niveau de la communication. Plus particulièrement, certains estiment que la visibilité du programme dans certains Secteurs et dans les différentes localisations du Ministère devrait être accrue. La présente évaluation n'a pas mesuré le niveau de rayonnement du programme auprès des employés du NRCan qui n'ont pas suivi de cours offert par le PIFL. Toutefois, une analyse des résultats du sondage électronique soumis aux étudiants renforce cet argument puisque le rayonnement du PIFL semble effectivement intimement lié aux Secteurs. Alors que le programme n'est « Très connu » que pour 34 % des répondants des autres Secteurs, 64 % des répondants du SMM ont indiqué que le programme était très connu au sein de leur milieu de travail.

Au cours de l'analyse des données, il a été rapporté que le programme offrait des services complémentaires aux cours de langues secondes. Notamment, le programme offre des ateliers de préparation pour les employés devant donner un discours dans la langue seconde ou encore, offre environ 120 heures de cours en privé par session pour les employés qui désirent se préparer adéquatement aux examens de la CFP. Par contre, bien que ces services et ateliers semblaient particulièrement en demande parce qu'ils permettaient de répondre à des besoins qui n'étaient pas comblés dans le cadre de la formation régulière, plusieurs des gestionnaires interrogées au cours de l'enquête semblaient ignorer l'existence de ces services adaptés. Tel que rapporté par l'un des enseignants, cela est très certainement dû au fait que le programme ne fait aucune publicité à ce sujet simplement parce qu'il ne pourrait pas supporter la demande.

6.4 Rentabilité

L'efficience du programme est également un élément important noté par les gestionnaires de Directions. Selon ces derniers, l'approche budgétaire basée sur une participation financière de chacune des Divisions au prorata de leur nombre total d'employés rentabilise le programme. Le PIFL réduit les risques financiers associés à l'abandon des étudiants, assure une plus grande flexibilité et accessibilité aux employés et ce, sans affecter les enveloppes budgétaires habituellement destinées à la formation linguistique puisque les fonds dédiés au PIFL sont distincts. Toutefois, il demeure difficile d'évaluer la rentabilité et la pertinence du PIFL en raison de l'absence d'indicateurs financiers, de suivi ou de performances au niveau du programme.

La présente section ne constitue pas une analyse de la rentabilité par une vérification complète des coûts reliés aux opérations du programme. L'analyse de rentabilité a pour principaux objectifs :

  1. de situer le coût des cours de langue seconde du programme parmi celui des cours offerts par des fournisseurs externes de formation linguistique (institutions privées, publiques ou académiques) et
  2. d'estimer la rentabilité de l'accès universel du programme interne.

L'analyse des tarifs de 24 écoles privées (entreprises spécialisées) et publiques (collèges et universités) révèle que les cours de langue seconde offerts à des groupes coûtent en moyenne 37 $ par étudiant et par heure de cours. Certaines écoles offrent des tarifs plus avantageux pour les groupes d'étudiants qui s'engagent pour un nombre déterminé d'heures de cours. Ces tarifs varient entre 12 $ et 25 $ par étudiant et par heure de cours. Sur les 24 institutions d'enseignement, 90 % d'entre elles offrent la possibilité de donner les cours sur le lieu de travail de leurs clients.

Au niveau du PIFL, le coût réel moyen par étudiant et par session est de 594 $ tandis que le coût réel moyen par étudiant et par heure de cours (session de 10 semaines à raison de 3 heures de cours par semaine) est de 20 $. Ces données proviennent d'une analyse des charges aux directions cotisantes pour les sessions de l'année 2005-2006 et celle du Printemps 2006 (Tableau 1) et, du calcul des coûts par étudiant et par heure de cours (Tableau 2). Les données financières et de participation pour les années financières précédentes n'étaient pas complètes ou normalisées au moment de l'étude.

Tableau 1 : Montants facturés par année et par session aux directions participantes au PIFL
Secteur /
Direction
Nombre
total d'emplo-
yés
2005-06
Nombre
total d'étu-
diants
2005-06
Participation Participants
2005-06
Coûts
2005
-06
P-06 P-05 É-05 A-05 H-06 P-06 Total 2005-06 Total 2006-07 Par session 2005-06 Par session P-2006
SMM-DTM-BDG 22     36 % 8 7 11 8 8 5 000 $ 8 380 $ 1 250 $ 2 095 $
SMM-DTM-LMSM 148 86 29 % 23 % 36 17 36 37 35 50 000 $ 58 700 $ 12 500 $ 14 675 $
SMM-DTM-LTM 125     12 % 14 2 15 17 16 43 000 $ 49 170 $ 10 750 $ 12 293 $
SMM-DEX 65 10 15 % 13 % 8 5 6 10 9 18 000 $ 25 540 $ 4 500 $ 6 385 $
SMM-DP 50 14 28 % 27 % 15 6 16 13 12 16 000 $ 17 150 $ 4 000 $ 4 288 $
SMM-DAEFS 23 6 26 % 21 % 5 3 6 5 6 7 360 $ 11 050 $ 1 840 $ 2 763 $
SMM-DAIDA 23 10 43 % 16 % 5 5 7 7 4 7 360 $ 9 530 $ 1 840 $ 2 383 $
SMM-DPP 35 5 14 % 13 % 3 2 3 2 3 11 200 $ 8 770 $ 2 800 $ 2 193 $
SMM-BSMA 8 3 38 % 0 % 1 1 1 0 0 2 560 $ 3 430 $ 640 $ 858 $
Total - SMM 499 134 28 % 18 % 95 48 101 99 93 160 480 $ 191 720 $ 4 458 $ 5 326 $
SPE-DPE 90 37 41 % 22 % 20 12 20 25 18 30 000 $ 32 000 $ 7 500 $ 8 000 $
DC 55 17 31 % 11 % 8 4 8 7 6 18 000 $ 20 000 $ 4 500 $ 5 000 $
STPE-CTEC 200 67 34 % 22 % 45 30 46 47 43 65 000 $ 68 000 $ 16 250 $ 17 000 $
SST * S.O. S.O. S.O. S.O. 110   10 11 13 42 000 $ 12 000 $ 10 500 $ 3 000 $
Total - autres 345 121 35 % 18 % 183 46 84 90 80 155 000 $ 132 000 $ 9 688 $ 8 250 $
Total - tous 1 343 389 30 % 18 % 278 94 185 189 173 315 480 $ 323 720 $ 7 073 $ 6 788 $
* Le SST a participé à une session pilote au printemps 2005, au coût de 375 $ par étudiant par session.

À partir de l'été 2005, seulement les cours de français sont offerts par le PIFL.

P = Printemps
É = Été
A = Automne

H = Hiver
Liste des acronymes

Source : Données fournies par la gestion du programme

 

Tableau 2 : Coûts réels du PIFL par étudiant, par session et par heure de cours
Secteur/
Direction
Coûts réels ($) par étudiant, par session Coûts réels ($) par étudiant, par heure
P-05 É-05 A-05 H-06 P-06 P-05 É-05 A-05 H-06 P-06
SMM-DTM-BDG 156,25 178,57 113,64 156,25 261,88 5,21 5,95 3,79 5,21 8,73
SMM-DTM-LMSM 347,22 735,29 347,22 337,84 419,29 11,57 24,51 11,57 11,26 13,98
SMM-DTM-LTML 767,86 5 375,00 716,67 632,35 768,28 25,60 179,17 23,89 21,08 25,61
SMM-DEX 562,50 900,00 750,00 450,00 709,44 18,75 30,00 25,00 15,00 23,65
SMM-DP 266,67 666,67 250,00 307,69 357,29 8,89 22,22 8,33 10,26 11,91
SMM-DAEFS 368,00 613,33 306,67 368,00 460,42 12,27 20,44 10,22 12,27 15,35
SMM-DAIDA 368,00 368,00 262,86 262,86 595,63 12,27 12,27 8,76 8,76 19,85
SMM-DPP 933,33 1 400,00 933,33 1 400,00 730,83 31,11 46,67 31,11 46,67 24,36
SMM-BSMA 640,00 640,00 640,00     21,33 21,33 21,33    
Total - SMM 490,00 1 209,00 480,00 489,00 538,00 16,00 40,00 16,00 16,00 18,00
SPE-DPE 375,00 625,00 375,00 300,00 444,44 12,50 20,83 12,50 10,00 14,81
DC 562,50 1 125,00 562,50 642,86 833,33 18,75 37,50 18,75 21,43 27,78
STPE-CTEC 361,11 541,67 353,26 345,74 395,35 12,04 18,06 11,78 11,52 13,18
SST *                    
Total - autres 348,52 763,89 585,00 561,00 476,00 12,00 25,00 20,00 19,00 16,00
Total - tous 419,00 986,00 533,00 525,00 507,00 14,00 33,00 18,00 18,00 17,00
* Le SST a participé à une session pilote au printemps 2005, au coût de 375 $ par étudiant par session.

À partir de l'été 2005, seulement les cours de français sont offerts par le PIFL.


P = Printemps

É = Été

A = Automne

H = Hiver
Liste des acronymes

Source : Données fournies par la gestion du programme

Comparativement aux tarifs demandés par les écoles privés et publiques, le coût de revient par heure de cours et par étudiant pour les directions cotisantes au PIFL semble très compétitif. En effet, le PIFL offre des cours à environ 20 $ de l'heure tandis que les écoles externes au Ministère chargent en moyenne 37 $.

Le calcul du coût réel est basé sur la cotisation totale des directions participantes au programme et est relativisé par heure de cours de formation selon le nombre d'employés participant. Cette formule tient seulement compte des services de cours de langue seconde offerts par le PIFL. En effet, le programme réalise plusieurs autres activités ou tâches en dehors des heures de cours de langue seconde en groupe. Les coûts reliés à ces activités ne sont pas facturés aux clients et ne sont donc pas comptabilisés dans les coûts présentés ci-haut. Dans le cadre d'une session de 10 semaines, la gestion du PIFL estime que l'ensemble du corps enseignant passe au total plus de 250 heures à effectuer des tâches autres que la prestation des cours de langue seconde en groupe.  Plus précisément, les enseignant alloueraient 25 heures à de l'aide supplémentaire pour la formation, 25 heures à de l'aide pour la préparation de documents de travail et de présentations dans la langue seconde, 120 heures à des cours privés sans frais additionnels, 50 heures à la participation à divers comités et activités dans le milieu de travail (comité exécutif, comité des langues officielles, comité social). De plus, entre les sessions de cours en groupe, les enseignants alloueraient 18 heures à des ateliers spécifiques et 5 heures à l'organisation d'activités culturelles.

Il n'est pas possible ici d'estimer le coût réel des cours de langue seconde séparément des autres activités de formation et de support. Toutefois, l'analyse des données disponibles semble démontrer que le programme offre une gamme de services de formation de langue seconde à un coût très compétitif. La prestation des services du PIFL semble ainsi être très rentable pour les Secteurs et les Directions participantes.

6.5 Réussite et impacts

Selon les répondants, le PIFL semble avoir un impact relativement plus grand et plus direct sur les étudiants que sur le milieu de travail. Ainsi, bien que la formation offerte ait un impact positif sur la capacité et la confiance des étudiants à s'exprimer dans la langue seconde, l'évaluation démontre que le programme a un impact moindre sur l'usage de la langue seconde lors de communications formelles et informelles dans le milieu de travail. De même, les répondants jugent que le programme a un impact positif mais plus faible sur le rendement, l'engagement des employés envers l'employeur, la culture organisationnelle et la valorisation de la dualité linguistique canadienne.

6.5.1 Impacts du PIFL sur les étudiants

La formation offerte par le programme a divers impacts sur les étudiants que ce soit au travail, à l'extérieur du travail ou au niveau de leur sensibilité quant à la dualité linguistique canadienne. Quatre-vingt-dix pourcent des répondants affirment que le programme a eu un impact positif sur leur capacité à communiquer dans la langue seconde dans le cadre de leur travail (Tableau 3). Tout particulièrement, le programme a eu un impact positif sur le niveau de confiance des employés à faire usage de la langue seconde au travail. En effet, 85 % des étudiants sondés ont reconnu que le PIFL augmentait leur confiance à s'exprimer dans la langue seconde au travail. À partir de l'opinion des étudiants, il est possible d'affirmer que le PIFL un impact nettement bénéfique sur le bilinguisme des employés. 6

Par contre, les résultats du sondage révèlent un impact positif un peu moins élevé sur divers autres aspects associés au travail. Ainsi, 75 % des répondants affirment que la formation offerte a eu un impact positif sur leur usage de la langue seconde au travail. Les impacts positifs du programme sur le rendement, le moral, et les compétences interpersonnelles et l'habileté à travailler en équipe sont toutefois plus mitigés puisque dans ces cas, le pourcentage de répondants exprimant un impact positif se situe entre 55 % et 65 %. L'impact du programme sur les objectifs à court, moyen et long terme des étudiants est relativement similaire puisque 72 % des répondants affirment que la formation aura un impact positif sur leurs objectifs à court terme tandis que ce niveau atteint 77 % pour leurs objectifs à moyen et long terme.

La formation offerte a un impact limité sur l'engagement des employés envers leur employeur. En effet, 65 % de répondants affirment un impact positif, dont seulement 26 % expriment une opinion très positive. Par contre, l'opinion des étudiants sur l'engagement de l'employeur envers le développement des ressources humaines est légèrement plus positive avec 75 % des répondants affirmant un impact positif dont 35 % très positif et 40 % plutôt positif. Le niveau d'impact sur la sensibilité, l'appréciation et la tolérance quant à la dualité linguistique dans le milieu de travail est également positif puisque 70 % des répondants affirment que le programme a eu un impact positif.

En ce qui concerne l'impact de la formation sur l'usage de la langue seconde à l'extérieur du travail, 68 % des répondants affirment que l'impact fut positif. Toutefois, seulement 20 % d'entre eux voient cet impact comme très positif.

En général, l'évaluation du niveau d'impact des éléments mesurés par le sondage est relativement constante et similaire entre les étudiants des cours de français et d'anglais. Toutefois, le programme semble avoir eu un impact légèrement plus positif pour les étudiants du cours d'anglais sur leur usage de la langue seconde au travail (6 points supérieurs au cumulatif) et sur leur rendement au travail (8 points supérieurs au cumulatif).

Une analyse du niveau des impacts par organisation participante révèle que le programme a relativement le même impact sur les étudiants du SMM que sur ceux des autre Secteurs.

Tableau 3 : Niveau d'impacts de la formation offerte par le programme sur les étudiants
  Cumul * Très
positif
Plutôt
positif
Aucun
impact
Plutôt
negatif
Très
negatif
Pas de
réponse
Total
Sur votre capacité à communiquer dans la langue seconde dans le cadre de votre travail (parler, lire, écrire, comprendre) 83 44,2 % 45,3 % 9,9 %       181
Sur votre niveau de confiance à l'usage de la langue seconde 79 35,4 $ 49,7 % 13,3 %     1,1 % 181
Sur votre usage de la langue seconde au travail 74 26,0 % 48,6 % 23,8 % 0,6 %   0,6 % 181
Sur votre usage de la langue seconde à l'extérieur du travail 72 19,9 % 48,1 % 31,5 %       181
Sur votre rendement 69 17,7 % 44,8 % 34,3 % 0,6 %   2,2 % 181
Sur vos compétences interpers et votre habileté à travailler en équipe 67 16,6 % 39,8 % 42,0 % 0,0 %   1,1 % 181
Sur votre moral au bureau 72 28,2 % 36,5 % 33,1 % 0,6 % 1,7 %   181
Sur votre objectifs à cour terme 74 26,5 % 45,9 % 26,0 % 0,6 % 1,1 %   181
Sur votre objectifs à moyen terme et long terme 76 30,9 % 45,9 % 21,5 % 1,1 %     181
Sur votre engagement envers votre employeur 72 26,0 % 39,2 % 31,5 % 1,7 % 1,1 % 0,6 % 181
Sur votre opinion de l'engagement de votre employeur envers le développement de ses ressources humaines 76 34,8 % 39,8 % 22,1 % 1,1 %   1,7 % 181
Sur votre sensibilité, appréciation et tolérance quant à la dualité linguistique dans votre milieu de travail 73 31,5 % 38,7 % 24,3 % 1,1 %   3,9 % 181
* Le cumul des résultats d'impact a été calculé selon des moyennes pondérées basées sur 5 échelles de pointage offertes lors du sondage. Un pointage serait de 100 si tous les répondants avaient indiqué « Très positif » et 0 si tous les répondants avaient indiqué « Très négatif ». En général, un pointage en dessous de 70 signifie un impact relativement faible et un pointage de plus de 80 correspond à un impact très positif. Les entrées sont donc des pourcentages pondérés ou la valeur 100 a été attribuée à « Très positif », 75 à « Plutôt positif », 50 à « Aucun impact », 25 à Plutôt négatif, et 0 à « Très négatif ».

Source : Sondage électronique
6.5.2 Impacts du PIFL sur le milieu de travail

Selon les étudiants, la formation offerte par le programme a également divers impacts sur le milieu de travail (Tableaux 4). Les répondants manifestent tout particulièrement un impact positif sur l'importance accordée à la formation linguistique et au bilinguisme par l'employeur et les employés. En effet, entre 79 et 82 % des répondants sont très ou plutôt positifs à ces égards. Quant au niveau d'impact du programme sur le leadership des dirigeants envers le bilinguisme et sur la culture de l'organisation, il est jugé de façon un peu moins positive puisque moins de 66 % des répondants affirment que le niveau d'impact est positif.

Par contre, lorsque les étudiants évaluent l'impact de la formation sur l'usage de la langue seconde dans leur environnement de travail, ils sont en général beaucoup plus sévères. En effet, moins de 53 % des répondants affirment avoir observé un impact positif sur la communication dans la langue seconde dans les réunions de travail et les communications écrites à l'interne ou à l'externe et 17 % des répondants y notent un effet très positif. Il faut toutefois considérer cette donnée avec précaution puisque plusieurs répondants (30 %) n'ont pas répondu à cette question. Ces répondants ont répondu aux variables suivantes qui sont plus spécifiques sans avoir répondu de façon générale. L'impact semble toutefois un peu plus positif lors des communications orales à l'extérieur des réunions formelles puisque plus de 60 % des répondants affirment que la formation a eu un impact positif sur l'usage de la langue seconde dans les aires publiques et dans les communications orales à l'interne. Les communications écrites à l'interne et les communications dans les réunions de travail ne semblent donc pas, selon les étudiants, avoir été affectées par la présence du programme. Encore une fois, la spécificité de la réalité linguistique de chacun des milieux de travail peu rendre l'utilisation de la langue seconde dans les réunions de travail complètement inutile.

Tableau 4 : Opinion des étudiants sur l'impact du programme sur le milieu de travail de leur Direction
  Cumul * Très
positif
Plutôt
positif
Aucun
impact
Plutôt
negatif
Très
negatif
Pas de
réponse
Total
Sur l'importance accordée à la formation linguistique au bilinguisme par les employées 77 29,8 % 52,5 % 14,9 % 0,6 % 0,6 % 1,7 % 181
Sur l'importance accordée à la formation linguistique au bilinguisme par l'employeur 77 35,9 % 43,1 % 17,7 % 0,6 %   2,8 % 181
Sur le leadership des dirigeants envers le biliguisme 70 22,1 % 43,6 % 29,3 % 0,6 % 1,1 % 3,3 % 181
Sur la culture de l'organisation (façon de penser, degérer et de faire les choses) 68 19,3 % 43,1 % 31,5 % 0,6 % 0,6 % 5,0 % 181
Sur l'usage de la langue seconde dans votre environnement de tavail 51 ** 16,6 % 34,3 % 18,2 %     30,9 % 181
dans les réunions 65 13,8 % 38,7 % 43,6 % 0,6 % 0,6 % 2,8 % 181
dans les corridors ou les airs publiques 71 19,9 % 48,6 % 28,7 %     2,8 % 181
dans les communications écrites avec des personnes à l'interne 66 16,0 % 34,8 % 47,0 %     2,2 % 181
dans les communications orales à l'interne 69 17,1 % 45,9 % 34,3 %   0,6 % 2,2 % 181
dans les communications écrites avec des personnes de l'extérieur dans le cadre du travail (clients et personnes d'autres ministères) 65 16,6 % 30,4 % 51,4 %     1,7 % 181
Sur l'usage de la langue seconde à l'exterieur de votre environnement de travail 67 16,6 % 38,7 % 42,5 %     2,2 % 181
* Le cumul des résultats d'impact a été calculé selon des moyennes pondérées basées sur 5 échelles de pointage offertes lors du sondage. Un pointage serait de 100 si tous les répondants avaient indiqué « Très positif » et 0 si tous les répondants avaient indiqué « Très négatif ». En général, un pointage en dessous de 70 signifie un impact relativement faible et un pointage de plus de 80 correspond à un impact très positif. Les entrées sont donc des pourcentages pondérés ou la valeur 100 a été attribuée à « Très positif », 75 à « Plutôt positif », 50 à « Aucun impact », 25 à Plutôt négatif, et 0 à « Très négatif ».
** Plusieurs répondants du sondage (30 %) n'ont pas répondu à cette question. Ces répondants ont répondu aux variables suivantes qui sont plus spécifiques sans avoir répondu de façon générale.

Source : Sondage électronique

Une analyse des résultats du sondage par Secteur révèle que le programme a relativement le même impact sur les milieux de travail du SMM que sur ceux des autres Secteurs. Toutefois, un impact légèrement plus élevé (3 points supérieurs au cumul) à été observé dans les Directions du SMM au niveau de l'usage de la langue seconde dans l'environnement de travail et dans les communications orales à l'interne. Plus spécifiquement, cette analyse par Direction révèle que le programme n'a que peu d'impact sur l'usage de la langue seconde dans les aires publiques, dans les communications écrites avec des personnes de l'extérieur (72 %), et dans les communications orales (56 %) et écrites à l'interne (44 %) au sein du Secteur de la politique énergétique.  Les 7 étudiants de la Direction des communications ont également une opinion neutre face à l'impact du programme sur leur milieu de travail. Quatre d'entre eux jugent que le programme n'a aucun effet sur leur environnement.

À l'inverse, le programme semble avoir un impact plus positif à la SMM-DTM-BDG où plus de 40 % des étudiants ont affirmé que le programme avait un effet très positif sur l'utilisation de la langue seconde à tous les niveaux. Cette situation semble la même pour STPE-CTEC (Bell's Corners) ou 59 % des étudiants ont affirmé que le programme avait un impact très positif sur leur milieu.

6.5.2.1 Opinion des gestionnaires sur les impacts du PIFL sur le

milieu de travail

Lorsque les gestionnaires furent interrogés sur les impacts du PIFL, ceux-ci ont affirmé que le programme avait engendré un effet très positif sur l'importance accordée à la formation linguistique et au bilinguisme par l'employeur (tableau 5). Ainsi, près de 67 % des gestionnaires affirment que cette caractéristique est très positive, alors que plus de 33 % la considèrent comme plutôt positive. Aussi, près de 80 % des gestionnaires estiment que le programme a eu un impact très positif quant à l'accessibilité de la formation linguistique. Tous affirment que le programme a un effet positif sur l'image de la formation linguistique et le moral au bureau. Un autre impact positif est celui de supporter le leadership des gestionnaires envers le bilinguisme.

Toutefois, si le milieu est presque entièrement anglophone ou entièrement francophone, le programme n'a pas d'effet sur le développement du bilinguisme à l'interne puisqu'à l'intérieur du milieu on n'utilise qu'une seule langue.

Malgré le fait que plusieurs caractéristiques liées à la structure interne du programme aient été reconnues comme des éléments positifs de ce dernier, le programme n'a pas été reconnu par les gestionnaires pour avoir un effet très important sur le rendement ou l'engagement des employés, la culture organisationnelle ou sur l'usage de la langue seconde dans l'environnement de travail en général. En effet, l'impact du programme sur l'usage de la langue seconde leur apparaît modéré dans leur milieu de travail.

Le programme semble avoir un impact positif sur le milieu de travail. Les gestionnaires croient par exemple à une amélioration des interactions entre les employés anglophones et francophones, l'amélioration du moral des employés et du climat de travail et au sein de certaines Directions, et l'utilisation des deux langues officielles s'est accrue dans certains milieux de travail.

L'examen global des résultats de cette analyse d'impact des cours de langue seconde suggère que le programme est une réussite compte tenu sa raison d'être, ses objectifs, sa mise en œuvre et vis-à-vis les niveaux d'impacts mesurés par la présente collecte de données.  Considérant que le programme est relativement nouveau, le PIFL à lui seul ne semble pas permettre un changement de culture et de favoriser le bilinguisme dans le milieu de travail. En effet, le différent niveau de la présence et d'usage de l'anglais et du français favorisent ou limitent vraisemblablement l'impact du PIFL dans les différents milieux de travail. D'autres efforts conjoints devront être fournis et mis en place par la haute gestion afin d'atteindre un changement de culture par le bilinguisme.

Tableau 5 : Opinion des gestionnaires sur l'impact du programme sur le milieu de travail de leur Direction
  Cumul * Très
positif
Plutôt
positif
Aucun
impact
Plutôt
negatif
Très
negatif
Pas de
réponse
n
Sur la capacité linguistique des effectifs de votre direction et du secteur 86 44,4 % 55,6 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur l'accessibilité de la formation linguistique 94 77,8 % 22,2 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur l'application immédiate des apprentissages et de façon continue dans le milieu de travail 78 33,3 % 44,4 % 22,2 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur le rendement des employés 64 22,2 % 33,3 % 33,3 % 0,0 % 0,0 % 11,1 % 9
Sur le moral au bureau 83 33,3 % 66,7 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur l'engagement des employés envers votre organisation 72 11,1 % 66,7 % 22,2 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur l'importance accordée à la formation linguistique et au bilinguisme par les employés 86 44,4 % 55,6 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur l'importance accordée à la formation linguistique et au bilinguisme parl'employeur ou l'organisation 92 66,7 % 33,3 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur votre leadership envers lebiligualisme 89 55,6 % 44,4 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur la culture de l'organisation (façon de penser, de gérer et de faire les choses) 78 22,2 % 66,7 % 11,1 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur l'image de la formation linguistique 89 55,6 % 44,4 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur la sensibilité, l'appréciation et la tolérance quant à la dualité linguistique dans votre milieu de travail 75 44,4 % 11,1 % 44,4 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur l'usage de la langue seconde dans votre environnement de travail en général et en particulier 69 0,0 % 77,8 % 22,2 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
dans les réunions de travail 67 11,1 % 44,4 % 44,4 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
dans les corridors ou les airs publiques 67 11,1 % 44,4 % 44,4 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
dans les communications écrites avec des personnes à l'interne 58 0,0 % 33,3 % 66,7 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
dans les communications orales à l'interne 75 11,1 % 77,8 % 11,1 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
dans les communications écrites avec des personnes de l'extérieur dans le cadre du travail (clients et personnes d'autres ministères) 67 11,1 % 44,4 % 44,4 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
dans les communications orales avec des personnes de l'extérieur dans le cadre du travail (clients et personnes d'autres ministères) 69 11,1 % 55,6 % 33,3 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur le nombre d'employés en mesure d'occuper des postes à des niveaux plus élevés 75 11,1 % 77,8 % 11,1 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
Sur la réduction de la durée de la formation linguistique à plein tems 75 44,4 % 11,1 % 44,4 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % 9
* Le cumul des résultats d'impact a été calculé selon des moyennes pondérées basées sur 5 échelles de pointage offertes lors du sondage. Un pointage serait de 100 si tous les répondants avaient indiqué « Très positif » et 0 si tous les répondants avaient indiqué « Très négatif ». En général, un pointage en dessous de 70 signifie un impact relativement faible et un pointage de plus de 80 correspond à un impact très positif. Les entrées sont donc des pourcentages pondérés ou la valeur 100 a été attribuée à « Très positif », 75 à « Plutôt positif », 50 à « Aucun impact », 25 à Plutôt négatif, et 0 à « Très négatif ».

Source : Entretiens téléphoniques avec les gestionnaires
6.6 Conclusion

L'appréciation globale du PIFL, aussi bien par les étudiants que par les intervenants-clés, est très positive. Le programme de formation linguistique est très bien perçu par l'ensemble des intervenants interrogés qui ont affiché un très haut niveau de satisfaction. Le programme répond à des besoins précis aussi bien pour les employés que pour les gestionnaires et fait face à une demande relativement importante (30 % de participation en moyenne) et continue. De plus, le programme semble unique et offre une excellente complémentarité avec les autres types de formations disponibles pour les employés du Ministère.

Bien que l'atteinte des niveaux linguistiques et la réussite des examens de la Commission de la fonction publique (CFP) ne soient pas parmi les objectifs précis du PIFL, un bon nombre d'employés et de gestionnaires affirment que le programme devrait inclure dans ses services des cours orientés vers la réussite de ces examens. D'ailleurs, certains employés jugent le rythme des cours trop lent et la fréquence insuffisante pour l'atteinte de tels objectifs. Les données sommaires fournies par la gestion du programme suggèrent toutefois que le programme intègre certaines activités orientées vers la réussite des examens de la CFP (par exemple, la préparation aux examens écrit) et que les enseignants donnent environ 120 heures de cours privés par session à des employés dont une grande partie sont en processus de passation d'un niveau linguistique de la CFP.

Au cours de l'évaluation, la division de l'évaluation n'a pu obtenir ni analyser des données détaillées sur le progrès individuel des étudiants. Ceci est en partie dû à l'absence de données informatisées et normalisées, donc des fichiers électronique incomplets contenant de l'information limitée et la difficulté de comparer les différents niveaux du PIFL avec un autre système de classification, comme par exemple les niveaux de la Commission de la Fonction Publique (CFP)  A,B,C,E pour la compréhension, l'écriture et l'examen orale. Le programme tirerait avantage de s'assurer que les progrès des étudiants dans le système de classification du PIFL soient collectés, analysés et disponible. Par exemple, le progrès des étudiants pourrait être mesuré en utilisant le système de classification du CFP comme point de référence (les étudiants pourraient utiliser les tests de pratiques en ligne ou se présenter aux examens de la CFP).

Le développement et l'expansion du PIFL bénéficieraient d'une stratégie, et ce, aussi bien pour l'offre de nouveaux services à une Direction participante ou encore l'expansion du programme à de nouvelles directions. Un processus d'évaluation complet des besoins de services de formation linguistique pourrait donc être mis sur pied afin de déterminer si des besoins existent pour des services de formation linguistique au sein des autres secteurs et directions afin d'établir quels sont les besoins, objectifs et attentes des étudiants potentiels et des directions. L'évaluation des besoins pourrait comprendre aussi bien les besoins personnels des employés que les besoins organisationnels.

Notons finalement que plusieurs répondants craignent qu'une expansion du programme à un auditoire plus vaste conduise à une gestion centralisée du programme et à une diminution de la qualité de la formation. Néanmoins, considérant le succès du programme de formation linguistique, la demande importante, les besoins auxquels le programme répond et l'impact positif sur les employés et le milieu de travail, il n'y a aucun doute au sujet de la pertinence de soutenir le programme et de faire en sorte qu'il puisse avoir accès aux ressources suffisantes pour se développer, pour maintenir son fonctionnement et la qualité de ses services.


7.0 RECOMMANDATIONS ET RÉPONSES DE LA

DIRECTION

Recommandation no. 1 : Revoir la pertinence du modèle de participation par remboursement d'une partie des heures passées en formation en heure de travail

Le présent modèle de participation est inefficace. Il est recommandé que le SMA du Secteur des minéraux et des métaux s'assure qu'une stratégie soit établie pour déterminer quelle serait la meilleure approche. Si le présent modèle s'avère le plus approprié, ses fondements, son application et son contrôle devront être revus. Par ailleurs, si un nouveau modèle est choisi, une stratégie d'implantation et de suivi devra être développée.

Réponse de la direction

Accepted. Le comité exécutif du SMM, le comité de consultation sur la formation linguistique non-statutaire ainsi que les gestionnaires des directions participantes, seront consultés pour examiner les lacunes du modèle actuel et déterminer comment le rendre plus efficace et équitable.

Date of d'achèvement :

Révision du modèle : juin 2006 à décembre 2006.

Élaboration d'une politique révisée : janvier 2007.

Évaluation des changements : juin 2007.

Recommandation no. 2 : Collecte et saisie de l'information

Il est recommandé que le SMA du Secteur des minéraux et des métaux s'assure que le Programme interne de formation linguistique mette en œuvre une stratégie de collecte et de saisie d'information-clés sur les activités du programme ainsi que d'assurer la diffusion de l'information auprès des gestionnaires et des étudiants.

Réponse de la direction

Acceptée.Certains mécanismes de collecte de données ont déjà été initiés à travers le processus de l'évaluation.  Une nouvelle base de données est présentement en train d'être établie afin d'avoir des informations plus complètes et plus facilement accessibles.  Aussi, le Programme établira des indicateurs de performance et diffusera l'information aux gestionnaires et aux étudiants.

Date d'achèvement: Mars 2007.

De plus, le programme participera au projet de recherche intitulé Bilinguisme et bilittératie professionnels : Contextes et pratiques de la communication bilingue dans la fonction publique, mené par l'Université Carleton. Cette étude suivra pendant un an un groupe d'employés de RNCan, certains en formation avec le programme interne et d'autres en formation à l'extérieur. Les résultats de cette étude fourniront des données supplémentaires quant à l'impact du programme dans le milieu de travail.

Recommandation no. 3 : Stratégie de communication

Il est recommandé que le SMA du Secteur des minéraux et des métaux s'assure que le Programme interne de formation linguistique mette en œuvre une stratégie de communication pour promouvoir le Programme.

Réponse de la direction

Acceptée. Une stratégie de relation d'affaires et de communication sera élaborée, incluant une présence accrue aux comités de gestion des directions participantes et la mise sur pied d'un comité consultatif regroupant des représentants des secteurs et directions utilisant les services du programme de formation du SMM. Également, les moyens d'améliorer la diffusion d'informations aux employés en général seront examinés.

Date d'achèvement : Décembre 2006.


1 Voir : Vérification de suivi des langues officielles - Langue de travail (A04014)
2 Marge d'erreur de 2,50 %, intervalle de confiance de 95 %.
3 Dans un intervalle de confiance à 95 % et avec une marge d'erreur à 3,78 %.
4 Avec une marge d'erreur de 1,4 % (intervalle de confiance de 99 %).
5 Avec une marge d'erreur de 1,4 % (intervalle de confiance de 99 %).
6 Marges d'erreur respectives de 3,71 % et 4,73 % pour un niveau de confiance de 95 %.