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ARCHIVÉE - La foresterie

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"Pendant des siècles, la forêt a constitué un élément fondamental de la société, de la culture et de l'économie du Canada et elle continuera d'occuper une partie très importante de nos vies." (1)

Le Canada contient plus de 400 millions d'hectares de régions boisées, qui représentent presque la moitié de notre masse continentale et environ le dixième de la couverture forestière mondiale.(1) Les forêts constituent donc un élément vital de l'économie et de la culture de notre pays. La forêt boréale, qui est le type de forêt dominant, s'étend sur toute la largeur du pays (voir la figure 1).

 


Figure 1 : Distribution des types de forêts au Canada
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De nombreuses collectivités canadiennes dépendent étroitement du secteur forestier qui, en 2000, assurait un emploi direct à plus de 370 000 Canadiens.(1) Approximativement 51 p. 100 des 234,5 millions d'hectares de forêts d'intérêt commercial au Canada (territoires forestiers susceptibles de produire des espèces d'arbres commerciales qui peuvent être exploitées de façon durable) sont actuellement aménagés pour la production de bois.(1) La récolte annuelle couvre un territoire forestier d'environ un million d'hectares et sert principalement à la production de bois d'oeuvre, de contreplaqué, de bois de placage, de pâte de bois et de papier journal.(1) Les produits forestiers non ligneux jouent également un rôle dans l'économie canadienne.

Mais les forêts présentent également de nombreux avantages non commerciaux. Elles ont une valeur esthétique et permettent la tenue de nombreuses activités récréatives telles que le camping, la randonnée pédestre et la motoneige. De plus, les forêts ralentissent l'érosion, améliorent la qualité de l'air et de l'eau, et offrent un habitat à plus de 90 000 espèces de plantes, d'animaux et de micro-organismes.(1) Les forêts constituent en outre un élément vital de la culture et du patrimoine autochtones, fournissant de la nourriture, des plantes médicinales et des ressources à de nombreuses collectivités des Premières nations et des Métis.

Le climat est l'une des variables qui influent sur la distribution des forêts, sur leur santé et leur productivité, et particulièrement sur les régimes de perturbation. Selon le troisième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la température moyenne mondiale de l'air en surface devrait augmenter de 1,4 à 5,8 °C d'ici 2100,(2) ce qui aura des conséquences notables sur tous les éléments du système climatique mondial. L'impact net de ces changements climatiques sur la foresterie et les collectivités qui en sont tributaires au Canada dépendra de toute une série d'effets biophysiques et socio-économiques positifs et négatifs. Jusqu'à présent, la recherche au Canada et à l'étranger a surtout porté sur la réaction au changement climatique des espèces et des écosystèmes, pris individuellement. On s'est peu intéressé, par contre, aux effets sociaux et économiques potentiels du changement climatique sur le secteur forestier canadien. Le présent chapitre reflète ces tendances et souligne les effets biophysiques potentiels du changement climatique sur les forêts tout en insistant sur l'importance d'agir sur les effets socio-économiques de ce changement.

En plus de subir les effets du changement climatique, les forêts subiront le stress causé par d'autres changements liés à l'activité humaine et aux processus naturels. Compte tenu de ces variables et des limites imposées par les incertitudes planant sur les modèles climatiques - surtout en ce qui concerne les futurs changements des modèles de précipitations -, il est difficile de prévoir les effets du changement climatique sur les forêts, à l'échelle régionale et locale. Des travaux de recherche sont en cours dans ce domaine, mais il est essentiel, pour la planification de la gestion des ressources forestières, de connaître la vulnérabilité des forêts et des pratiques de foresterie au changement climatique. Une adaptation appropriée permettra de réduire les effets négatifs du changement climatique tout en offrant au secteur la possibilité de saisir d'éventuelles nouvelles occasions.

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