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ARCHIVÉE - Conclusion

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« La communauté mondiale est confrontée à beaucoup de risques dus au changement climatique. Il ne fait aucun doute qu'il importe de comprendre la nature des risques pour lesquels les systèmes naturels et humains sont vraisemblablement les plus vulnérables, ainsi que les possibilités des mesures adaptatives. » (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, 2001).

Impacts et adaptation liés aux changements climatiques : perspective canadienne présente un aperçu des questions actuelles concernant les impacts du changement climatique et de l'adaptation à celui-ci au Canada, selon les recherches effectuées au cours des cinq dernières années. La nature de ces recherches a évolué de façon marquée, étant donné que des chercheurs d'une gamme croissante de disciplines y participent. L'intérêt grandissant pour ces recherches est attribuable au fait que de plus en plus, on se rend compte que même avec des mesures d'atténuation efficaces, un certain degré de changement climatique est inévitable. Ses impacts ne sont plus considérés comme des effets hypothétiques, mais bien comme des risques qu'il faut contrer par des mesures d'adaptation. En effet, comme l'indique clairement le Troisième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, l'adaptation est une mesure complémentaire nécessaire qu'il faut associer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre des mesures d'atténuation du changement climatique requises à tous les niveaux.

L'adaptation au changement climatique représente un défi pour tous les pays du monde, notamment le Canada. Il est certain que le changement climatique peut avoir des effets uniques quant à la portée et à l'ampleur possibles de ses impacts, mais, parce que les humains se sont toujours adaptés aux changements de leur environnement, climatiques ou autres, nous disposons d'une vaste expérience qui peut servir de base pour les projections. Le but de l'adaptation n'est pas de maintenir le statu quo, étant donné que cela ne sera tout simplement pas possible pour la plupart des écosystèmes et pour beaucoup de systèmes humains, mais plutôt de réduire les impacts négatifs du changement climatique tout en tirant parti des nouvelles occasions qui peuvent se présenter. Étant donné qu'il y aura toujours des incertitudes associées au changement climatique, il est préférable de faire face à ces problèmes dans un contexte de gestion des risques.

Au cours des cinq ou dix dernières années, on a noté un important changement dans les études sur les impacts et l'adaptation, car on reconnaît de plus en plus l'importance de tenir compte des facteurs sociaux, économiques et politiques, en plus des facteurs écosystémiques de type biologique ou physique. Par exemple, on a effectué des études préliminaires sur les coûts des impacts possibles et des diverses options d'adaptation. De plus, dans les recherches sur les impacts et l'adaptation, on note une utilisation croissante du concept de la vulnérabilité, qui désigne le degré dans lequel un système risque de subir ou d'être affecté négativement par les effets néfastes des changements climatiques, y compris la variabilité climatique et les phénomènes extrêmes. Les recherches qui mettent l'accent sur la vulnérabilité insistent sur la nécessité de bien comprendre l'état actuel du système étudié grâce à la participation des divers intervenants et à l'adoption d'une approche globale et pluridisciplinaire. En se basant sur ce qu'on sait de la vulnérabilité actuelle et sur des scénarios qui décrivent les conditions climatiques et socio-économiques futures, on peut estimer la vulnérabilité future dans un contexte de gestion des risques. Pour ce qui est de la recherche sur les impacts et l'adaptation, il importe d'améliorer en permanence les méthodes de modélisation du climat et d'élaboration des scénarios. De même, il est extrêmement important de mieux comprendre comment se fait l'adaptation ainsi que de déterminer les obstacles qu'elle rencontre.

Les sept chapitres du présent rapport donnent un aperçu des impacts possibles du changement climatique pour autant de secteurs clés de l'économie du Canada, fournissent une revue des études récentes et mettent en évidence bien des lacunes dans les connaissances actuelles et dans les besoins en recherche. Cet examen montre qu'il y aura nécessairement des différences dans les impacts du changement climatique ainsi que dans notre capacité d'adaptation, tant pour ces différents secteurs que pour les diverses régions du Canada. Ces différences dépendront largement d'indicateurs de vulnérabilité, qui décrivent notamment la nature des changements climatiques, la sensibilité climatique d'un secteur et sa capacité d'adaptation. Il y aura des occasions à saisir et des défis à relever dans tous les secteurs. On n'a pas encore terminé de dresser le bilan net du changement climatique, et cela pourrait bien être impossible pour l'instant, étant donné les lacunes dans les connaissances actuelles. Néanmoins, selon un vaste consensus noté dans la documentation, les impacts négatifs devraient l'emporter dans tous les secteurs, sauf pour les scénarios des faibles réchauffements. C'est particulièrement le cas pour certains secteurs, comme la santé et les ressources en eau, et moins pour d'autres, comme les transports.

Il faut aussi reconnaître que, même si on a utilisé dans ce rapport une présentation par secteurs, ceux-ci sont généralement très interdépendants. Donc, les impacts sur l'un de ces secteurs, tout comme les décisions relatives à l'adaptation pour ce secteur, ont souvent des répercussions sur d'autres. Cela est particulièrement vrai pour les ressources en eau; il est clair qu'un grand nombre des décisions prises dans beaucoup d'autres secteurs, notamment les transports, l'agriculture et les pêches, pourraient dépendre de celles visant à atténuer les changements de la quantité ou de la qualité de l'eau. De plus, il est important de tenir compte des interactions des diverses régions, à l'intérieur du Canada et à l'échelle mondiale, étant donné que les impacts négatifs ou positifs prévus pour une région sont souvent lourds de conséquences pour une autre.

Même si des changements graduels des conditions moyennes devraient avoir des impacts tant positifs que négatifs, une augmentation de la fréquence ou de l'intensité des phénomènes extrêmes présente des défis pour la plupart des secteurs. Ces extrêmes se situent souvent hors des plages prévues pour les mesures d'intervention, causant ainsi des dépassements de seuils critiques. De façon générale, on estime que les systèmes qui subissent actuellement des stress sont les plus à risque. Des mesures d'adaptation proactives et préventives devraient contribuer à réduire les pertes associées à la variabilité climatique actuelle, ainsi qu'à augmenter la capacité de rétablissement requise pour faire face aux changements du climat et aux événements climatiques extrêmes au cours des années à venir. Enfin, il ne fait aucun doute que, dès maintenant et à plus long terme, l'amélioration de la capacité d'adaptation, grâce à une gamme de mesures faisant appel à de nouvelles technologies, à la réglementation et à des changements de notre comportement, ne peut être que bénéfique.

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