Le marché du gaz naturel en Amérique du Nord - Perspectives pour la saison de chauffage d'hiver 2011-2012

Sommaire :

Pour la saison de chauffage d’hiver allant du 1er novembre 2011 au 31 mars 2012, on prévoit que le temps froid (et la demande de chauffage des bâtiments qui en découle), la conjoncture économique et le maintien de la production et des niveaux des stocks auront l’effet modérateur le plus important sur les prix du gaz naturel. Selon un ensemble de prévisions d’experts-conseils, on s’attend à ce que les prix du gaz naturel en Alberta, qui ont l’incidence la plus importante sur les coûts du gaz naturel de la plupart des Canadiens, demeurent faibles au cours de la saison de chauffage, soit de 3,57 $CAN/GJ en moyenne.

On s’attend à ce que les principaux déterminants des prix du gaz naturel au cours de la saison de chauffage actuelle comprennent les suivants :

Un graphique du sommaire qui démontre les principaux déterminants des prix du gaz naturel au cours de la saison de chauffage actuelle.

INTRODUCTION

Un certain nombre de tendances clés caractérisent le marché du gaz naturel en Amérique du Nord actuellement : les producteurs continuent de cibler les gisements de gaz non classiques (gaz de schiste) et en particulier, ceux qui sont riches en liquides de gaz naturel, les stocks de gaz naturel sont élevés, la croissance de la production de gaz naturel aux États-Unis se poursuit alors que la production au Canada s’est stabilisée et les prix demeurent faibles. 

PRIX

Le prix mensuel de l’indice AECO (intra-Alberta) du gaz naturel s’est établi en dessous de 4 $ CAN par gigajoule ($CAN/GJ) au cours des neuf premiers mois de l’année. Les prix mensuels ont varié de 3,36 à 3,99 CAN$/GJ et par rapport à 2010, le prix moyen du gaz naturel de l’indice AECO a baissé de presque 13 % depuis le début de l’année.

Le graphique présente une fluctuation des prix mensuels au cours des neuf premiers mois de 2011, de 3,36 à 3,39 $CAN/GJ, et une baisse des prix moyens du gaz naturel de l’AECO pour l’année en cours de presque 13 % par rapport à 2010. Les prix actuels du gaz naturel sont relativement bas par rapport aux normes historiques.

FORAGE

Le forage peut s’avérer un bon indicateur avancé de l’approvisionnement futur en gaz naturel. Tant au Canada qu’aux États-Unis, les activités annuelles de forage de gaz naturel ont chuté après 2008, et ce, en raison des prix du gaz naturel à la baisse, surtout à cause du ralentissement économique et d’une production accrue du gaz naturel. Au départ, le forage de puits horizontaux et la fracturation hydraulique (qui permet d’extraire plus de gaz naturel d’un nombre plus restreint de puits) ont stimulé cette production accrue.

Le graphique présente le nombre de puits de gaz naturel forés au Canada par mois en 2010 et 2011. En date de septembre 2011, le nombre de puits de gaz naturel forés au Canada a diminué de 5 % par rapport à l’année dernière.Le graphique présente le nombre de puits de gaz naturel forés aux États-Unis par mois en 2010 et 2011. En date de juillet 2011, le nombre de puits de gaz naturel forés aux États-Unis a augmenté de 16 % par rapport à l’année dernière.

Les activités de forage ont ralenti au Canada, mais les activités de forage visant le gaz naturel sont légèrement à la hausse aux États-Unis. Plus précisément, le nombre de puits de gaz naturel forés au Canada jusqu’en septembre 2011 a baissé de 5 % par rapport à l’année dernière, comparativement au nombre de puits de gaz naturel aux États-Unis, en hausse de 16 % jusqu’en juillet 2011.

APPROVISIONNEMENT EN GAZ NATUREL

La croissance de l’approvisionnement en gaz naturel en Amérique du Nord se poursuit en raison de la hausse de la production de gaz de schiste aux États-Unis. Depuis 2006, la production de gaz naturel aux États-Unis s’est accrue de 19 % et selon les données sur l’année en cours (jusqu’en juillet), la production a augmenté de plus de 6 % par rapport aux niveaux au même moment de l’année dernière.

Le graphique présente la production de gaz naturel en Amérique du Nord depuis 2006 et les informations sur l’année en cours (jusqu’en juillet). Contrairement au Canada, où la production de gaz naturel a diminué de 15 %, la production de gaz naturel aux États-Unis a augmenté de 19 % au cours de la même période. L’approvisionnement en gaz naturel continue d’augmenter en raison de la croissance de la production du gaz de schiste aux États-Unis.

Pour l’année 2011, la US Energy Information Administration (EIA) prévoit une hausse de 6,4 % de la production commerciale de gaz naturel aux États-Unis au total.1  À plus long terme, l’EIA s’attend à ce que la production commerciale de gaz naturel atteigne une moyenne de 65,8 milliards de pieds cubes par jour (Gpi3/d) en 2011, montant jusqu’à 66,9 Gpi3/d en 2012.2

Comparativement aux États-Unis, la production de gaz naturel au Canada a diminué de 15 % depuis 2006.D’ici la fin de l’année, une croissance de la production de gaz naturel aux États-Unis de 6,4 % est prévue.

Le profil de l’approvisionnement au Canada fait contraste à celui aux États-Unis. Alors que la production aux États-Unis est en croissance depuis 2006, la production de gaz naturel au Canada a baissé de 15 % au cours de la même période. Jusqu’en juillet 2011, la production au Canada montrait une légère hausse (~2 %) par rapport à l’année dernière. Toutefois, selon un certain nombre de prévisions de l’industrie, la production en 2011 n’atteindra pas celle de 2010 d’ici la fin de l’année.

Au-delà de 2011, on prévoit une baisse de la production de gaz naturel au Canada au cours des prochaines années. En particulier, le scénario de prix médians de l’Office national de l’énergie (ONE) prévoit une productibilité de 4,89 billions de pieds cubes (Tpi3) en 2011, passant à 4,82 Tpi3 en 2012 et à 4,67 Tpi3 en 2013.3 Cependant, on s’attend à une croissance de l’exploitation du gaz de schiste et du gaz de réservoirs étanches dans les deux gisements de gaz non classiques les plus prolifiques du Canada (ceux de la rivière Horn et de Montney) au cours de la même période.

La croissance de la production de gaz naturel au Canada accuse un retard par rapport à celle des États-Unis, surtout en raison de l’immaturité relative de l’exploitation du gaz de schiste au Canada, et en raison des prix faibles du gaz naturel et des exigences dans des délais prescrits pour l’exploitation de la ressource dans la plupart des États américains. Bon nombre d’analystes sont de l’avis qu’à mesure que l’exploitation du gaz de schiste prend de l’ampleur au Canada, la production canadienne totale de gaz naturel s’accroîtra.

STOCKS

Le volume des stocks de gaz naturel suit un rythme saisonnier. L’été, lorsque la demande de gaz naturel est faible, le gaz est injecté dans des réservoirs de stockage. Les volumes des stocks sont les plus élevés à l’automne, diminuant progressivement au cours de l’hiver pendant les périodes de demande de pointe.

Le graphique présente les niveaux des stocks de gaz naturel au Canada. Le volume des stocks de gaz naturel suit un rythme saisonnier. L’été, lorsque la demande est faible, le gaz naturel est injecté dans des réservoirs de stockage. Les volumes des stocks sont les plus élevés à l’automne, diminuant progressivement au cours de l’hiver lorsque la demande est élevée. En date d’octobre 2011, les stocks de gaz naturel au Canada ont monté au-dessus du niveau le plus élevé des cinq dernières années, s’établissant actuellement à plus de 90 % de la capacité.Le graphique présente les niveaux des stocks de gaz naturel aux États-Unis. Tout comme au Canada, le volume des stocks de gaz naturel aux États-Unis suit un rythme saisonnier. En date d’août 2011, les niveaux de stockage mensuels sont plus faibles de 6 % en moyenne par rapport à ceux de 2010. Toutefois, le volume des stocks de gaz utile est estimé à environ 85 % de la capacité de stockage souterrain de gaz naturel des États-Unis. Ainsi, les niveaux de stockage aux États-Unis devraient suffire pour répondre à tout changement imprévu dans la demande cet hiver.

Étant donné les niveaux élevés tout au long de 2011, les stocks de gaz naturel au Canada ont monté au-dessus du niveau le plus élevé des cinq dernières années pour le mois d’octobre, s’établissant actuellement à plus de 90 % de la capacité.4 De forts niveaux de stocks ne sont qu’un indicateur parmi d’autres que le marché du gaz naturel est bien approvisionné, ce qui exerce davantage de pression à la baisse sur les prix.

Aux États-Unis, les données sur le stockage du gaz utile pour l’année en cours (jusqu’en août) indiquent une baisse de 6 % en moyenne des niveaux de stockage mensuels par rapport aux niveaux en 2010. Toutefois, l’EIA s’attend à ce que les niveaux des stocks se rapprochent aux niveaux de l’année dernière vers la fin de la saison de constitution des stocks de 2011.5 Selon une mise à jour hebdomadaire récente de l’EIA (fondée sur des données préliminaires), le volume des stocks de gaz utilisable est estimé à 3,6 billions de pieds cubes (Tpi3),6 ce qui équivaut à environ 85 % de la capacité de stockage souterrain de gaz naturel des États-Unis. Ainsi, les niveaux de stockage au Canada et aux États-Unis devraient suffire pour répondre à tout changement imprévu dans la demande cet hiver, ce qui assurera une certaine stabilité du marché et contribuera à modérer les prix

DEMANDE DE GAZ NATUREL

La demande intérieure de gaz naturel au Canada se répartit entre divers secteurs. La consommation industrielle représente la demande la plus élevée à 33 %, suivie par la consommation directe (p. ex., la production d’électricité) à 28 %, la consommation résidentielle (22 %) et la consommation commerciale (17 %).7

Au cours de la saison prochaine de chauffage, la conjoncture économique constituera le principal déterminant de la demande de l’industrie alors que les conditions climatiques, et les besoins de chauffage résultants au cours de l’hiver détermineront la demande des secteurs résidentiel et commercial. Chacun de ces déterminants sera traité dans les sections qui suivent.

Le graphique présente la demande de gaz naturel au Canada par secteur. La consommation industrielle représente la demande la plus élevée, suivie de la consommation directe, résidentielle et commerciale. Au cours de la saison de chauffage à venir, la conjoncture économique et les conditions climatiques constitueront les principaux déterminants de la demande.

CONJONCTURE ÉCONOMIQUE

De récents rapports de plusieurs des grandes banques canadiennes vont dans le même sens que les observations du gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, selon lesquelles la crise de la dette souveraine en Europe, la révision des prévisions de croissance aux États-Unis à la baisse et la confiance réduite ont entraîné une détérioration des perspectives économiques mondiales. Le Canada, une petite économie ouverte, n’en sera donc pas à l’abri des répercussions.

L’OCDE s’attend à ce que l’économie canadienne résiste à une récession et affiche une croissance modeste au deuxième semestre de 2011. Ceci correspond aux prévisions sur la croissance économique au Canada des banques RBC, CIBC et TD, révisées à la baisse à environ 2 % pour 2011-2012. Vu la dégradation de la situation économique, l’affaiblissement de la demande industrielle de gaz naturel pourrait exercer une pression à la baisse sur le prix du gaz naturel.

Étant donné que le marché du gaz naturel est en grande partie un marché continental (et puisque tout le gaz naturel exporté du Canada est destiné aux É.-U.), le ralentissement aux États-Unis pourrait s’avérer la préoccupation la plus importante des exportateurs de gaz naturel au Canada. La Banque du Canada ne s’attend pas à une récession aux États-Unis, mais elle reconnaît la perte de vitesse de son économie (marché du travail faible, déclassement de la dette américaine, marché de l’habitation encore en difficulté, etc.). Tout cela de pair avec une production de gaz naturel en croissance aux États-Unis pourrait réduire davantage la demande d’exportations de gaz naturel du Canada.

EXPORTATIONS ET IMPORTATIONS

Bien que le Canada soit toujours un grand exportateur net de gaz naturel, les exportations annuelles de gaz naturel aux États-Unis en 2009 et 2010 ont chuté à leurs niveaux les plus bas depuis dix ans (3,257 et 3,263 Tpi3, respectivement). Selon les données cumulatives pour 2011, les exportations de gaz naturel sont plus ou moins égales à celles de l’année dernière au même moment (en baisse de moins d’un pour cent).

Vu le fait que les États-Unis exploitent les vastes gisements de gaz de schiste sur leur propre territoire, les importations de gaz naturel canadien vers les États-Unis ont diminué. À l’avenir, l’EIA prévoit que les importations brutes de gaz naturel par pipeline (vers les É.-U.) diminueront de 4,1 % à 8,7 Gpi3/d au cours de 2011, et encore de 3,8 % à 8,4 Gpi3/d en 2012.8 La conjoncture économique aux États-Unis pourrait exacerber la situation, réduisant encore davantage la demande de gaz naturel canadien.

Le graphique présente les exportations mensuelles de gaz naturel canadien pour 2010 et 2011 (jusqu’en août). Selon les données cumulatives pour 2011, les exportations de gaz naturel sont légèrement à la baisse (moins d’un pour cent) par rapport au même moment de l’année dernière.Le graphique présente les importations mensuelles de gaz naturel au Canada en 2010 et 2011 (jusqu’en août). Les importations pour l’année en cours jusqu’en août sont à la hausse de 50 % par rapport aux importations en 2010.

En même temps, les importations de gaz naturel vers le Canada sont en hausse : le volume annuel des importations de gaz naturel n’a cessé d’augmenter chaque année depuis 2006, et les importations pour l’année en cours jusqu’en août sont en hausse de 50 % par rapport aux importations en 2010. La baisse de la demande d’exportations du Canada aux États-Unis fait en sorte que les promoteurs de l’industrie considèrent la diversification des marchés d’exportation du gaz naturel du Canada par méthanier pour inclure l’Asie.

CONDITIONS CLIMATIQUES

Au cours d’un hiver plus froid que d’habitude, la demande de chauffage des secteurs résidentiel et commercial augmente, ce qui exerce une pression à la hausse sur les prix de gaz naturel. Un hiver plus clément que d’habitude entraînera une demande de gaz naturel plus faible et donc, des prix plus modérés.

L’aperçu des températures pour les mois de novembre, décembre et janvier d’Environnement Canada (EC) prévoit des températures plus basses que d’habitude pour l’ensemble du pays. Cependant, tel que présente la deuxième carte d’EC, la plupart des prévisions sur les températures (représentées par les zones grises) sont à peine meilleures qu’une prévision basée sur le hasard. Il est plus probable que les prévisions d’EC sont exactes pour les provinces à l’est de la Saskatchewan (à l’exception de Terre-Neuve) et pour certaines des régions dans le sud des Territoires.

Au moyen des données sur les ventes de gaz naturel aux clients résidentiels et commerciaux des services publics en 2010 comme point de référence (notamment l’Ontario [37 %], l’Alberta [15 %], la C.-B. [11 %] et le Québec [10 %]), les températures plus basses que d’habitude qui sont prévues dans deux des provinces où la consommation est la plus élevée (l’Ontario et le Québec) devraient exercer une pression à la hausse sur les prix du gaz naturel au cours de l’hiver. Toutefois, les conditions climatiques en Colombie-Britannique et en Alberta pourraient modérer les prix, car les prévisions d’EC pour ces provinces sont à peine meilleures qu’une prévision basée sur le hasard actuellement.

La figure présente l’aperçu des températures pour les mois de novembre, décembre et janvier 2011-2012. Selon l’aperçu, des températures plus basses que d’habitude sont prévues pour l’ensemble du pays.
Les zones grises sur la carte indiquent que la plupart des prévisions sont à peine meilleures qu’une prévision basée sur le hasard.

PERSPECTIVES À COURT TERME SUR LES PRIX

Sur la base d’une moyenne des prévisions d’experts-conseils, on prévoit que le prix de gros mensuel de l’indice AECO sera de 3,57 $CAN/GJ en moyenne, variant de 3,30 à 3,65 $CAN/GJ au cours de la saison de chauffage 2011/2012. Si la plage de prix prévue s’avère juste, les prix du gaz naturel seront très proches de ceux au cours de la saison de chauffage de l’année dernière.9 Les conseillers de l’industrie ont prévu des prix de gaz naturel légèrement plus élevés pour l’année civile 2012, soit un prix moyen de l’indice AECO de 3,42 à 3,94 $CAN/GJ.  

De manière semblable, on prévoit que les prix mensuels du Henry Hub seront de 4,31 $US/MBTU en moyenne au cours de la saison de chauffage, variant entre 3,90 et 4,70 $US/MBTU. Selon les prévisions de l’industrie, le prix du Henry Hub sera de 4,10 à 4,77 $US/MBTU au cours de 2012.

Le graphique présente les prévisions sur les prix de l’indice AECO du gaz naturel pour 2011/2012 par mois de divers experts-conseils. 2011/2012. On s’attend à ce que le prix mensuel de l’indice AECO soit de 3,42 à 3,94 $CAN/GJ.Le graphique présente les prévisions sur les prix du Henry Hub du gaz naturel pour 2011/2012 par mois de divers experts-conseils. On s’attend à ce que le prix mensuel du Henry Hub soit de 3,90 à 4,70 $US/MBTU.

Selon les deux graphiques ci-dessus présentant les perspectives, on s’attend à ce que les prix de gros du gaz naturel restent bas et stables par rapport aux années précédentes pour la durée de la saison de chauffage. De toute vraisemblance, les consommateurs profiteront de ces prix sur la composante-produit de leurs factures de gaz naturel.


1 US Energy Information Administration, Short Term Energy Outlook, publié le 7 septembre 2011 : http://www.eia.gov/emeu/steo/pub/contents.html#Natural_Gas_Markets

2 Idem

3 Office national de l’énergie, Productibilité à court terme de gaz naturel au Canada 2011-2013, Évaluation du marché de l’énergie, mai 2011 : https://www.neb-one.gc.ca/clf-nsi/rnrgynfmtn/nrgyrprt/ntrlgs/ntrlgsdlvrblty20112013/ntrlgsdlvrblty20112013ppndc-fra.pdf, page 5.

4 Platts, Gas Daily, numéro du 17 octobre.

5 EIA, Short Term Energy Outlook, www.eia.gov/emeu/steo/pub/contents.html

6 EIA, Weekly Natural Gas Storage Reporthttp://ir.eia.gov/ngs/ngs.html

7 Le tableau CANSIM 129-0002 de Statistique Canada, Arrivages et utilisation du gaz naturel, mensuel (mètres cubes), consulté en octobre 2011.

8 EIA, Short Term Energy Outlook, septembre 2011
(p. 6).

9 Le prix de l’indice AECO variait de 3,23 à 3,74 $CAN/GJ, pour une moyenne de 3,53 $CAN/GJ au cours de la saison de chauffage 2010/2011.