Choix des EFV

a. Aspects électriques de l'application d'EFV à des moteurs c.a.

Une application réussie et nécessitant peu d'entretien des entraînements EFV exige de bien comprendre leur impact sur le moteur et sur le réseau de distribution électrique.

L'application des EFV à des moteurs à induction va entraîner des effets dont il faut tenir compte pour un fonctionnement satisfaisant. En voici quelques exemples :

  • L'aptitude d'un moteur à assurer efficacement son propre refroidissement diminue à mesure que sa vitesse baisse. Le surdimensionnement du moteur ou l'installation d'un système de ventilation externe peuvent se révéler nécessaires en cas de fonctionnement prolongé à de faibles vitesses et sous charges élevées.
  • Le fonctionnement à différentes vitesses risque de provoquer des résonances mécaniques dans l'équipement entraîné. Il faudra identifier ces vitesses de résonance et les exclure de la gamme de fonctionnement du moteur.
  • Les EFV engendrent des tensions et courants harmoniques qui risquent, dans certains cas, d'entraîner des effets indésirables sur le réseau de distribution électrique et d'altérer le fonctionnement des équipements. Si l'on soupçonne un problème de qualité de l'onde, on devra faire inspecter le réseau électrique par une personne qualifiée. Pour minimiser ces effets, on devra parfois installer des transformateurs d'isolement, des bobines d'inductance de ligne ou des filtres. Pour plus d'informations, communiquez avec le représentant de votre entreprise d'électricité locale. Dès l'achat des EFV, il est bon de tenir compte de l'installation de dispositifs de filtrage qui minimiseront les problèmes de qualité de l'onde dans le réseau électrique. On devra faire appel à un spécialiste qualifié dans le domaine qui pourra évaluer et établir la nécessité de tels dispositifs.

Alimentation électrique des entraînements

Pour fonctionner de façon sécuritaire, efficace et fiable, les entraînements c.a. nécessitent une alimentation électrique convenable. Les entraînements monophasés fonctionnent sous des tensions d'alimentation normalisées de 120 et 240 volts. Les tensions normalisées des moteurs triphasés sont de 200, 230, 460 et 575 volts.

La tension d'alimentation assignée du réseau de distribution est en principe plus élevée que celle de la plaque signalétique de l'entraînement, afin de tenir compte des chutes de tension entre le transformateur de distribution et le point d'utilisation.

En Amérique du Nord, la fréquence assignée est de 60 Hz (hertz ou cycles par seconde).

Harmoniques

La distorsion harmonique de la tension et du courant dans les réseaux électriques est engendrée par les charges non linéaires telles que EFV, machines à souder, redresseurs, alimentations sans coupure (UPS), fours à arc, etc. Les harmoniques déforment l'onde électrique et cette distorsion risque de se propager au réseau électrique tout entier et éventuellement à l'extérieur de l'usine.

Dans les EFV, la distorsion harmonique a pour origine les dispositifs de commutation de courant à semi-conducteurs employés pour produire les fréquences d'alimentation variables.

Ces effets, appelés "courants harmoniques de ligne", ont une fréquence multiple de celle du courant d'alimentation fondamental à 60 Hz. Par exemple, une fréquence de 180 Hz correspond au troisième harmonique. Ces courants engendrent des distorsions harmoniques de la tension qui, la plupart du temps, dépassent les niveaux acceptables.

Pour plus de détails, on se reportera au "Guide de référence sur la qualité de l'onde" de CEATI International.

Composantes harmoniques

Amplitudes des harmoniques
Voltage
Initially in phase
Time
Tension
En phase à l'origine
Temps

Figure 7 : Amplitudes des harmoniques

Version texte: Figure 7

Figure 7

Deux graphiques illustrant les amplitudes harmoniques. Les deux graphiques montrent chacune deux vagues de péché représentant la tension en fonction du temps, en traversant un milieu pointillé horizontale.

Dans le premier graphique la plus grande vague péché est marqué comme sin (x) et la deuxième vague de péché est marqué comme 0,33 sin (3x). Sin d'onde de Sin (x) représente un cycle d'une moitié de l'onde au-dessus de la ligne horizontale et une demi-dessous. Onde de 0,33 Sin sin (3x) montre trois cycles de la même durée que un cycle de péché péché d'onde (x), avec trois vagues dessus de la ligne en pointillés et trois vagues en dessous de la ligne en pointillés.

Le deuxième graphique illustre la formule sin (x) + 0,33 sin (3x). Il montre un cycle d'une double bosse onde sinusoïdale, avec une moitié de la vague au-dessus de la ligne pointillée et la moitié au-dessous.

Les amplitudes des harmoniques impairs diminuent avec l'augmentation de leur fréquence, ce qui fait que les harmoniques de rangs inférieurs sont les plus importants. Les systèmes à EFV ne génèrent en principe pas d'harmoniques de rangs pairs.

Les harmoniques existent aussi longtemps que fonctionne l'équipement qui les génère et leur amplitude a tendance à rester stable.

Les harmoniques sont susceptibles d'être considérablement amplifiés par les condensateurs de correction du facteur de puissance. L'inductance du réseau d'alimentation peut, pour certaines fréquences harmoniques, entrer en résonance avec les condensateurs et engendrer des courants et tensions de valeurs élevées risquant d'endommager les équipements.

Effets des harmoniques

Les microprocesseurs, machines à commande numérique et systèmes de commande de processus ne peuvent fonctionner qu'à partir de signaux de commande précis. L'existence d'harmoniques risque d'entraîner des anomalies du fonctionnement de ces matériels. Les harmoniques peuvent par ailleurs créer des interférences avec les ordinateurs et un fonctionnement incorrect des équipements électroniques. Ils risquent en outre provoquer la défaillance de condensateurs et de fusibles.

En présence d'harmoniques de courant, les moteurs tournent à des températures plus élevées et consomment donc davantage d'énergie, car ils doivent compenser le "couple contrarotatif" que créent les harmoniques impairs.

Il peut en résulter un claquage prématuré des matériaux d'isolation et une diminution de la durée de vie. Le moteur verra en outre son rendement global diminuer et aura à supporter des contraintes de tension sur ses enroulements et des pulsations du couple.

La gestion des harmoniques

Si l'on soupçonne un problème d'harmoniques, celui-ci devra être confirmé avant que toute tentative d'action correctrice ne soit entreprise. Un essai assez simple consiste à visualiser les formes d'onde du réseau électrique sur un oscilloscope. Une distorsion notable de la forme d'onde est une indication de la présence d'harmoniques. Les analyseurs d'harmoniques de puissance permettent de mesurer l'amplitude des harmoniques individuels. De façon générale, il est préférable de confier ce travail à un expert spécialisé en qualité de l'alimentation.

Les utilisateurs ont à leur disposition diverses solutions pour résoudre ces problèmes; ils doivent d'abord s'assurer que l'installation est conforme au code de l'électricité applicable et que le système de mise à la terre est conforme aux normes.

Alimentation séparée
Idéalement, les charges produisant des harmoniques, de même que les charges sensibles, devraient être alimentées par des artères totalement distinctes et des transformateurs indépendants.

Transformateurs d'isolement et inductances de ligne
Pour protéger l'entraînement et aussi la ligne d'alimentation c.a. contre la distorsion, on emploie souvent des transformateurs d'isolement et des inductances de ligne.

Filtres
Les filtres d'harmoniques servent à réduire l'amplitude d'un ou de plusieurs courants de fréquences déterminées afin d'empêcher qu'ils ne pénètrent dans le reste du réseau. Les filtres peuvent être conçus sur demande de façon à correspondre à l'environnement électrique.

Longueur des câbles
La longueur des câbles devra être aussi courte que possible, c.-à-d. inférieure à 15 m ou 50 pieds, chaque fois que cela est possible.

Une bonne pratique largement acceptée consiste à acheter un système d'entraînement complet comprenant les inductances de ligne, plutôt que d'acheter l'entraînement seul. En règle générale, une inductance de ligne d'une impédance de 3 à 5 % va éviter que les harmoniques engendrés par un entraînement EFV n'interfèrent avec les équipements sensibles alimentés par le réseau électrique.

Si les charges non linéaires dépassent 20 % de la charge totale de l'usine, il serait judicieux de réaliser une étude des harmoniques et de minimiser leur impact éventuel en installant, outre les inductances de ligne, des transformateurs d'isolement.

Spécification des entraînements en matière d’harmoniques

Les spécifications des entraînements portent généralement la mention :“L’équipement de conditionnement d’énergie ne devra pas engendrer de distorsion en tension ou d’encoches de commutation qui soient supérieures aux limites conseillées par la norme IEEE 519”; mais le sens n’est pas forcément clair pour une installation en particulier. Que signifie respecter la norme IEEE 519 lorsque l’on installe un entraînement sur un système d’alimentation électrique ?

La norme IEEE 519-1992 “Recommended Practices and Requirements for Harmonic Control in Electric Power Systems (Pratiques et spécifications recommandées pour le contrôle des harmoniques dans les réseaux d’alimentation électrique” est souvent citée en référence, mais n’est pas forcément toujours bien comprise.
Certaines parties de cette norme sont consacrées aux pro­blèmes qu’engendrent les courants et tensions harmoniques, donnent des exemples de calcul, des exemples d’applications, et traitent des courants harmoniques produits par divers types de convertisseurs de puissance et de charges non linéaires.

D’un point de vue pratique des applications des entraînements, respecter les prescriptions en matière d’harmoniques signifie que les entraînements doivent présenter, à leurs bornes de sortie, une distorsion harmonique totale de courant inférieure à 5 % pour la charge assignée. Pour les faibles puissances d’entraînement rencontrées avec les charges à couple variable, le taux de distorsion harmonique (THD) du courant mesuré par un analyseur d’harmoniques peut être supérieur à 5 %, mais l’amplitude du courant harmonique devra alors être inférieure à celle de pleine charge.

b. Critères des moteurs

Problèmes électriques des moteurs

Les systèmes d'isolation des enroulements sont classés selon leur tenue aux températures ou leurs capacités thermiques Les essais permettant d'établir les propriétés thermiques des installations à basse tension ne doivent pas soumettre leur isolation électrique à des contraintes supérieures à 600 volts.

En fonctionnant, un EFV PWM risque d'engendrer des transitoires de tension de valeur nettement plus élevée que la tension assignée du moteur, et qui pourraient provoquer un claquage du système d'isolation électrique en un temps très court.

Pour comprendre ce phénomène, examinons de quelle façon un onduleur PWM permet d'obtenir une forme d'onde de courant voisine d'une onde sinusoïdale. Les figures ci-après montrent les formes d'ondes caractéristiques de tension et de courant des onduleurs à modulation d'impulsions en durée (PWM).

Formes d'ondes de tension et de courant
Voltage Waveform
Current Waveform
Forme d'onde de tension
Forme d'onde de courant

Figure 8 : Formes d'ondes de tension et de courant

Version texte: Figure 8

Figure 8

Deux graphiques illustrant la tension et signaux de courant.

Le premier graphique représente la forme d'onde de tension et se compose d'une série d'impulsions commandées par les dispositifs de sortie de l'onduleur. La largeur ou la durée de ces impulsions est commandé pour approcher une forme d'onde de courant sinusoïdal. Chaque impulsion apparaît comme barre au-dessus ou en dessous de la ligne horizontale représentant le point de tension nulle.

Le deuxième graphique illustre une forme d'onde de courant, ce qui apparaît comme un modèle en dents de scie qui se rapproche d'une onde sinusoïdale. Le motif en dents de scie passe au-dessus et au-dessous de la ligne horizontale de la tension nulle pendant un cycle.

La forme d'onde de tension se compose d'une série d'impulsions contrôlées par les dispositifs de sortie de l'onduleur. La largeur ou durée de ces impulsions est commandée pour que la forme d'onde se rapproche d'une forme sinusoïdale. La figure 9 représente une forme d'onde de tension d'une demi-période d'un onduleur PWM type fonctionnant sur un réseau 600 volts.


Forme d'onde de tension d'une demi-période d'un onduleur PWM type
Half Cycle Voltage
Waveform for a Typical
PWM Inverter
Voltage
Time 1/T = f switching
Forme d'onde de tension de une
demi-période d'un onduleur PWM
type
Tension
Temps 1/T = f commutation

Figure 9 : Forme d'onde de tension d'une demi-période d'un onduleur PWM type

Version texte: Figure 9

Figure 9

Un graphe montrant la tension sur l'axe vertical et le temps sur l'axe horizontal.

Le graphique illustre une onde de tension demi-cycle qui monte rapidement dans une unité de temps à une tension de 1300 et tombe dans une unité de temps pour une tension de 800 et augmente ensuite plus lentement à 900 dans cinq autres unités de temps, puis redescend à zéro en plus une unité de temps.

La contrainte de tension maximale sur le système d'isolation (Vm) peut atteindre une valeur nettement plus élevée que la tension assignée du moteur et présenter des temps de montée en tension extrêmement brefs (illustrés sur la figure 9).

En raison des réflexions ou effets de résonance multiples, la fréquence risque d'augmenter à la suite des interactions entre la fréquence de commutation PWM et la forme d'onde, la longueur des câbles d'alimentation du moteur et l'inductance du moteur.

Les ondes stationnaires ou un "effet d'oscillations parasites" sont susceptibles de produire une réflexion de tension pouvant atteindre plus de deux fois la tension appliquée; et ceci devient encore plus problématique avec des longueurs de câbles plus grandes (habituellement supérieures à 15 m ou 50 pieds).

Un "effet d'oscillations parasites" engendre des contraintes de tension très élevées sur les premières spires des enroulements du moteur, ce qui peut entraîner des courts-circuits temporaires et une défaillance de l'isolation à la masse.

On peut minimiser ce problème en installant des filtres appropriés, en installant des moteurs pour entraînement à vitesse variable avec isolation renforcée, et en s'assurant que les moteurs réparés ont une isolation améliorée.

Dans de nombreux EFV, l'utilisateur a la possibilité de régler la fréquence de commutation. Cette fréquence peut être réglée dans une gamme très large pouvant comprise entre 500 Hz et 20 kHz. Le choix de la fréquence de commutation est très important, car il détermine le nombre de dépassements de tension que doit supporter le moteur pendant un temps donné. Les fréquences de commutation élevées se traduisent par des nombres plus élevés de dépassements de tension d'amplitudes plus élevées, ce qui va exercer des contraintes accrues sur l'isolation du moteur. Si la tension de crête assignée du moteur est supérieure au niveau des dépassements de tension, une fréquence de commutation élevée ne posera aucun problème. Si par contre le niveau des dépassements de tension est supérieur à la tension de crête assignée du moteur, une fréquence de commutation moins élevée pourra réduire le niveau des dépassements de tension à une valeur inférieure à la tension de crête assignée du moteur. Cependant, une fréquence trop faible risque de provoquer un fort ronflement du moteur, ce qui se révèle indésirable dans certaines applications telles que les systèmes CVCA.

Les facteurs à considérer comprennent notamment :

  • Réduire, lorsque c'est possible, les parcours de câbles;
  • utiliser des inductances de filtrage de sortie d'onduleur (impédance type de 1 à 3 %);
  • employer une fréquence de commutation plus faible;
  • pour les moteurs neufs et réparés, utiliser un frettage additionnel sur les spires terminales, du papier isolant, une résine imprégnée sous vide et pression, et un émail des fils de bobinage résistant aux impulsions (triple couche, quadruple couche ou à couche neuve renforcée);
  • garder la conception d'origine des enroulements lors du rebobinage des moteurs, car la réduction du nombre de spires entraîne une augmentation des niveaux de tension électrique entre spires.

Questions de choix de moteurs

La prise en compte des problèmes thermiques lors du fonctionnement des moteurs d'EFV doit être l'un des premiers facteurs à étudier pour une application réussie.

Lorsque la vitesse du moteur diminue, la capacité de refroidissement du système de ventilation du moteur décroît, de sorte que son couple à vitesse réduite devra être diminué pour éviter la surchauffe.

Outre la diminution de leur capacité de refroidissement, les moteurs sont sujets à un échauffement interne additionnel attribuable aux tensions et courants non sinusoïdaux provenant du fonctionnement de l'onduleur.

L'emploi d'un EFV pour une charge à couple variable comme un ventilateur ou une pompe centrifuge n'entraîne en général aucun problème, mais les charges à couple constant ou à puissance constante peuvent, aux vitesses réduites, provoquer une surchauffe du moteur du fait de la réduction de la circulation d'air autour du moteur.

Il est à noter que de nombreuses applications dans lesquelles un moteur c.c. a été remplacé par un moteur à induction c.a. alimenté par onduleur sont de la catégorie à couple constant ou à puissance constante.

La figure 10 montre le couple disponible des moteurs NEMA de classes A et B, compte tenu de la diminution du refroidissement durant le fonctionnement à vitesses réduites. Cette courbe peut servir comme guide pour le déclassement ou pour le choix d'un moteur convenablement surdimensionné.

Effet du refroidissement réduit sur la capacité de couple
Effect of Reduced Cooling on Torque Capability
% Torque
Frequency - Hertz
TEFC
ODP
Effet du refroidissement réduit sur la capacité de couple
% du couple
Fréquence - Hertz
Moteur à ventilation extérieure
Moteur abrité

Figure 10 : Effet du refroidissement réduit sur la capacité de couple

Version texte: Figure 10

Figure 10

Un graphique montrant pour cent du couple sur l'axe vertical et la fréquence en hertz (Hz) sur l'axe horizontal.

Le graphique montre deux lignes, une ligne solide marqué comme TEFC, et une ligne en pointillés marqué comme ODP.

À partir de 15 Hz, la ligne continue est à 70% de couple. Il s'élève à 90% du couple à 30 Hz et augmente ensuite progressivement plus de 100% du couple à 55 hz.

À partir de 15 Hz, la ligne en pointillés est à 60% de couple. Il s'élève à 80% au 30 hz puis plus progressivement porté à 100% au 55 hz.

On recommande généralement d'utiliser un moteur avec un facteur de surcharge de 1,15 et une isolation de classe F afin de pouvoir supporter l'échauffement supplémentaire attribuable aux harmoniques.

L'aptitude d'un moteur à assurer efficacement son propre refroidissement diminue à mesure que sa vitesse est réduite. Le surdimensionnement du moteur ou l'installation d'un système de ventilation externe pourraient s'avérer nécessaires en cas de fonctionnement prolongé à de faibles vitesses et sous charges élevées.

Les "moteurs pour entraînement à vitesse variable" sont conçus pour un rendement optimisé lorsqu'ils fonctionnent avec des EFV. Ces moteurs, qui comportent en principe de meilleurs systèmes d'isolation, peuvent également être du type à ventilation forcée avec ventilateurs auxiliaires disponibles en option. Cela permet de les faire fonctionner à température moins élevée plutôt que de les surdimensionner s'ils entraînent des charges à couple élevé.

Lors de l'installation d'un onduleur PWM, il est important de vérifier les courants induits dans l'arbre des moteurs présentant des anomalies de paliers fréquentes ou anormales. Les courants induits dans l'arbre ne sont, en principe, pas problématiques pour les moteurs dont le diamètre de noyau est inférieur à 20 pouces; mais ils peuvent en devenir un en présence d'harmoniques de haute fréquence découlant de l'utilisation d'un onduleur. Les tensions d'arbre supérieures à 0,3-0,5 volts sont parfois l'indication de problèmes éventuels et peuvent exiger la mise à la terre de l'arbre ou l'isolement du palier libre.

Questions physiques et d’environnement

Les EFV doivent être choisis de façon à ce qu’ils comportent une protection appropriée à leurs conditions d’environnement.

Les EFV sont en général logés dans une enveloppe de protec­tion électrique avec d’autres dispositifs électriques, mais ils peuvent être aussi des éléments autonomes montés dans leur propre enveloppe.

La National Electrical Equipment Manufacturers Association (NEMA) a défini des types d’enveloppes normalisées destinées à la protection des équipements électriques et à la protection des personnes contre l’exposition à ces équipements dans les conditions d’environnement normalisées. Ces enveloppes sont désignés comme suit :

TYPE ENVELOPPE NEMA

1

Utilisation générale – intérieur

2

Abrité – intérieur

3

Étanche à la poussière, à l’eau de pluie et au verglas – extérieur

3R

À l’épreuve de la pluie, résistant au verglas – extérieur

3S

Étanche à la poussière, à la pluie, à l’épreuve du verglas – extérieur

4

Étanche à l’eau, à la poussière, résistant au verglas

4X

Étanche à l’eau, à la poussière, résistant à la corrosion

5

Étanche à la poussière – intérieur

6

Submersible, étanche à l’eau, à la poussière

6P

Étanche à l’eau, submersion prolongée

7

Emplacements dangereux de classe I, groupes A, B, C ou D, antidéflagrant – intérieur

8

Emplacements dangereux de classe I, groupes A, B, C ou D, immersion dans l’huile – intérieur

9

Emplacements dangereux de classe II, groupes E, F, ou G, antidéflagrant – intérieur

10

Bureau des Mines

11

Résistant à la corrosion et abrité, immersion dans l’huile

12

À usage industriel, étanche à la poussière et aux égouttements – intérieur

12K

À usage industriel, étanche à la poussière et aux égouttements, avec alvéoles défonçables

13

Étanche à l’huile, à la poussière – intérieur

On trouvera ci-après une description plus détaillée pour les types d’enveloppes les plus couramment employés :

  • Type 1 - Enveloppes conçues pour une utilisation en intérieur et pour assurer un degré de protection du personnel contre l'accès aux parties dangereuses et un degré de protection de l'équipement intérieur de l'enveloppe contre la pénétration de corps solides étrangers (chute de saletés).
  • Type 2 - Enveloppes conçues pour une utilisation en intérieur et pour assurer un degré de protection du personnel contre l'accès aux parties dangereuses, assurer un degré de protection de l'équipement intérieur de l'enveloppe contre la pénétration de corps solides étrangers (chute de saletés), et assurer un degré de protection de l'équipement contre les effets préjudiciables dus à la pénétration d'eau (égouttements et éclaboussures légères).
  • Type 3 - Enveloppes conçues pour une utilisation en intérieur ou en extérieur et pour assurer un degré de protection du personnel contre l'accès aux parties dangereuses, assurer un degré de protection de l'équipement intérieur de l'enveloppe contre la pénétration de corps solides étrangers (chute de saletés et poussière projetée par le vent), et assurer un degré de protection de l'équipement contre les effets préjudiciables dus à la pénétration d'eau (pluie, neige fondante, neige). Elles sont conçues pour résister aux phénomènes de givrage externe sur l'enveloppe.
  • Type 4X - Enveloppes conçues pour une utilisation en intérieur ou en extérieur et pour assurer un degré de protection du personnel contre l'accès aux parties dangereuses, assurer un degré de protection de l'équipement intérieur de l'enveloppe contre la pénétration de corps solides étrangers (poussière projetée par le vent), assurer un degré de protection de l'équipement contre les effets préjudiciables dus à la pénétration d'eau (pluie, neige fondante, neige, éclaboussements d'eau et arrosage au jet) et assurer un niveau de protection supplémentaire contre la corrosion. Elles sont conçues pour résister aux phénomènes de givrage externe sur l'enveloppe.

Outre la protection contre la contamination et la pénétration de saleté, de poussière, d'eau, etc., les enveloppes devraient satisfaire aux limites d'utilisation ci-après dans les conditions normales d'exploitation :

  1. Exposition à une température ambiante dans la gamme de 15 °C à 40 °C.
  2. Exposition à une altitude inférieure à 3300 pieds (1000 mètres).
  3. Installation sur une surface de montage rigide.
  4. Installation dans des zones ou enveloppes complémentaires qui n'entravent pas véritablement le fonctionnement du système de ventilation de l'entraînement.

Vibrations et résonance

On prend généralement pour acquis que la marche à vitesse réduite des équipements rotatifs entraîne une diminution de l'usure, favorisant ainsi un meilleur entretien. Il arrive souvent que la durée de vie d'un équipement soit prolongée grâce aux avantages que présente une vitesse variable. Toutefois, plusieurs conditions mécaniques défavorables peuvent survenir lors du fonctionnement à vitesse réduite d'un équipement.

La plupart des machines sont conçues pour fonctionner à une vitesse choisie avec une marge de sécurité calculée, et qui est inférieure à la première vitesse critique ou fréquence naturelle de l'arbre.

Dans certains cas, et pour faciliter la conception de l'arbre, certaines machines à haute vitesse sont conçues pour fonctionner entre la première et la deuxième vitesses critique. En réduisant la vitesse d'une machine de ce type, on pourrait entraîner son fonctionnement à la première vitesse critique.

Pour les installations de grande puissance, on devrait contacter le fabricant de la machine afin de s'assurer que les vitesses critiques sont bien connues et qu'elles sont réglables de façon appropriée.

La résolution des éventuels problèmes de vibration et de résonance implique généralement la programmation de l'EFV de façon à ce qu'il ne fasse pas fonctionner l'équipement entraîné dans la gamme des vitesses critiques.

Dans le cas où les données de conception ne peuvent être retrouvées, on devra effectuer des essais en service ou réaliser des mesures sur l'appareillage complet, puis recalculer les vitesses critiques.

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