Info-Carburant, le 9 mars 2012

Table des matières


Aperçu national

Baisse des prix de détail de l'essence au Canada de 4 cents le litre par rapport à la semaine dernière

Pour la semaine se terminant le 6 mars 2012, le prix moyen de détail de l'essence au Canada a reculé de 4 cents par rapport à la semaine précédente, s'établissant à 1,27 $ le litre. Les prix sont plus élevés de presque 3 cents le litre par rapport au prix de l'an dernier à la même période.

Les prix du carburant diesel ont augmenté d'un cent pour atteindre 1,31 $ le litre, représentant une hausse de 6 cents par rapport au prix de l'an dernier à la même période. Les prix du mazout de chauffage ont augmenté de moins de 1 cent, s'établissant à $1,22 $ le litre pour une augmentation de 4 cents par rapport à l'an dernier.

Les prix moyens de détail à la pompe partout au Canada ont reculé derrière les prix de gros de l'essence, ces prix étant plus bas en raison de la baisse des prix du pétrole brut WTI et Brent à l'échelle mondiale

Figure 1 : Comparaison des prix du brut et de l'essence ordinaire
(moyenne nationale)

Comparaison des prix du brut et de l'essence

Figure 2 : Prix hebdomadaires de l'essence ordinaire

Prix hebdomadaires de l'essence ordinaire

Changement des prix des combustibles
¢/L Semaine du: Changement de:
2012-03-06 Semaine précédente An dernier
Essence 127,3 -4,4 +2,8
Diesel 130,8 +0,8 +6,4
Mazout à chauffage 122,0 +0,5 +4,1

Source: RNCan

Faits récents
  • L'Asie est la première région consommatrice de pétrole au monde : En 2008, l'Asie a dépassé l'Amérique du Nord comme première région consommatrice de pétrole. De 1980 à 2010, une poussée de la demande a été observée en Asie, de presque 15 millions de barils par jour, pour une hausse de 146 %. La consommation de pétrole en Amérique du Nord a augmenté de 16 % entre 1980 et 2010. La consommation mondiale de pétrole a augmenté de 36 %, c.-à-d.près de 23 millions de barils par jour au cours de la même période. Prises ensemble, les parts de la demande du Moyen-Orient, de l'Amérique centrale et du Sud et de l'Afrique dans la demande mondiale de pétrole ont augmenté, passant de 11 % en 1980 à 20 % en 2010. En Europe, la demande de pétrole a fléchi de 5 % entre 1980 et 2010, alors que la consommation dans l'ancienne Union soviétique a chuté de 55 % au cours de la même période. (Source : U.S. EIA, International Energy Statistics)
  • Les ventes d'essence et de diesel augmentent de 1% et 7& respectivement : les ventes d'essence ont augmenté de 1 % à 40 milliards de litres pendant les onze premier mois de l'année 2011 comparativement à la même période en 2010. Les ventes de diesel ont augmenté de 7 % à près de 28 milliards de litres, alors que le mazout léger (chauffage) s'est élevé à de 6 % à 3,1 milliards de litres pour la même période. (Source : Statistique Canada)  
  • Le pétrole brut canadien s'en va à la côte américaine du golfe du Mexique : Selon Bill Klesse, directeur général de Valero Energy Corp. le pétrole brut du Canada et la production de gaz de schiste aux É.-U. écarteront les importations de pétrole léger non sulfuré de la côte américaine du golfe du Mexique d'ici 2016. Dans sa présentation lors de la conférence sur le raffinage de la Bank of America par webémission, M. Klesse a déclaré que le pétrole canadien s'en vient à la côte du golfe et que cela entraînera des changements énormes au sein de l'industrie. (Source : Daily Oil Bulletin, 6 mars 2012)

Aperçu de l'essence au détail

Pour la période se terminant le 6 mars 2012, la moyenne sur quatre semaines du prix à la pompe de l'essence ordinaire était de 1,28 $ le litre dans les villes sélectionnées au Canada. Cela représente une hausse de 3 cents le litre depuis le dernier rapport du 24 février 2012. Le prix moyen à la pompe au Canada est plus élevé de 10 cents le litre par rapport à la même période en 2011.

La moyenne sur quatre semaines de la composante de pétrole brut a augmenté de 3 cents le litre par rapport à deux semaines auparavant, passant à 67 cents le litre.

Les prix de détail de l'essence dans la plupart des centres de l'Ouest ont augmenté de 4 cents le litre comparativement au dernier rapport, et ont varié de 1,08 $ à 1,35 $ le litre. Les prix dans les villes de l'Est ont augmenté de 3 cents le litre, et ont varié de 1,25 $ à 1,36 $ le litre.

À l'échelle nationale, les coûts et les marges du raffineur et du négociant ont reculé de moins de 1 cent le litre par rapport au dernier rapport d'il y a deux semaines, s'établissant à 23 cents le litre.

Figure 3: Prix à la pompe de l'essence ordinaire dans certaines villes
Moyenne de 4 semaines (du 14 février au 6 mars 2012)

Figure 3: Prix à la pompe de l’essence ordinaire dans certaines villes  Moyenne de 4 semaines

Source : RNCan
* Marchés en régie

Baisse de la consommation d'essence aux É.-U.

Selon les commentaires dans un bulletin récent d'ARC Energy, depuis la fin de l'année dernière, une forte réduction dans la consommation d'essence de l'ordre de 389 000 barils par jour a été observée aux États-Unis. D'après l'évaluation de cette baisse de la demande d'essence, les Américains sont peut-être au volant moins souvent alors que la croissance des prix du brut fait augmenter les prix de l'essence au détail. Toutefois, d'autres facteurs pourraient être en jeu, notamment des véhicules plus éconergétiques, des moyens de transport de rechange (le vélo, le transport en commun et les véhicules électriques) ainsi que la récession et le chômage, réduisant forcément le besoin de prendre le volant aussi souvent.

D'après ARC Energy, une autre interprétation existe. Les technologies de télécommunication de plus en plus courantes, la popularité croissante des médias sociaux chez les trente ans et plus, ainsi que le travail et de la socialisation en ligne (plutôt que par les moyens classiques, notamment en faisant la navette en voiture) constituent tous des raisons expliquant le déclin de la demande d'essence. Néanmoins, ARC Energy a conclu que malgré les données indiquant une baisse de la consommation d'essence, les raisons expliquant une baisse aussi importante sont moins faciles à déterminer.

Source : ARC Energy, 20 février 2012

Prix de gros de l'essence

Pour la semaine se terminant le 1er mars 2012, les prix de gros de l'essence ont reculé dans tous les centres canadiens et américains par rapport à la semaine précédente — une indication que les prix du brut se reflètent dans les prix de gros.

Les changements à la baisse dans les prix de gros de l'essence variaient de moins de 1 cent à presque 5 cents le litre, s'établissant entre 77 et 84 cents le litre.

Dans les marchés de l'est du Canada et des É.-U., les prix de gros de l'essence ont baissé comparativement à la semaine précédente, variant de moins de 1 cent à plus de 2 cents le litre. Les prix pour la période se sont établis entre 81 et 83 cents le litre.

Les prix de gros de l'essence dans les centres de l'Ouest ont baissé de moins de 1 cent à plus de 4 cents le litre, s'établissant entre 77 et 84 cents le litre.

Au cours des quatre dernières semaines, les prix de gros dans la plupart des centres canadiens et américains sélectionnés ont augmenté de 3 à 12 cents le litre.

Figure 4: Prix du gros de l'essence
Prix à la rampe dans certaines villes canadiennes et américaines
Période se terminant le 1 mars 2012
(¢ CA/L)

Sources: RNCan, Bloomberg Oil Buyers Guide

A propos de l'essence

La consommation canadienne de l'essence est plus de 42 milliards de litres par an. L'essence est un produit sophistiqué avec des attentes de rendement exigeante tel que:

  • permettre à un moteur pour démarrer facilement lorsqu'il fait froid, se réchauffer rapidement et à  fonctionner sans problème dans toutes les conditions
  • livrer une puissance adéquate sans cognement du moteur ;
  • offrir une bonne économie d'essence ;
  • dégager peu d'émissions de carburant tout en permettant aux systèmes de contrôle des émissions de bien fonctionnés.

Source : Institue canadien des produits pétroliers

Marges du raffineur et du négociant pour l'essence

Les moyennes mobiles sur quatre semaines sont utilisées pour les marges du raffineur et du négociant de l'essence.

Les marges du raffineur pour l'essence montrent une tendance à la hausse au cours des dernières semaines. Cela reflète le fait que les prix de gros augmentent plus rapidement que les prix du brut. Actuellement, les marges au Canada sont plus élevées d'environ 2 cents le litre comparativement à l'année dernière.

En général, les marges du négociant ont oscillé autour de 7 cents le litre. Pour les cinq centres, les marges du négociant ont varié entre un minimum de 5 cents le litre à Calgary et un maximum de 8 cents le litre à Halifax.

Les changements varient par rapport à deux semaines auparavant, d'une baisse de moins de 1 cent le litre à une hausse de presque 2 cents le litre.

Figure 5: Marges du raffineur et du négociant pour l'essence
(Moyenne mobile sur 4 semaines se terminant le 6 mars 2012)
__________ Marge du raffineur _______ Marge du négociant

Moyenne NationaleVancouver
CalgaryToronto
Halifax

Source: RNCan

Aperçu du pétrole brut

Les prix mondiaux du pétrole influencés par les perspectives économiques et les tensions politiques

Pour la semaine se terminant le 2 mars 2012, la moyenne des prix pour les trois bruts de référence se situait entre 650 $/m3 et 775 $/m3 (104 $ US à 124 $ US le baril). Cela représente une baisse de 3 $ à 2 $/m3 (moins de 1 $ US le baril) pour le WTI et le Brent, respectivement, par rapport à la semaine précédente. Le Edmonton Par a augmenté de 28 $/m3 (5 $ US le baril).

Après avoir été en hausse depuis le début de l'année, les prix mondiaux du pétrole brut WTI et Brent ont reculé légèrement au cours de la semaine observée. Des incertitudes demeurent quant aux marchés de l'énergie malgré des signes de reprise économique dans les É.-U., notamment la confiance accrue des consommateurs et les ventes de maisons.

Les prix du pétrole brut Brent ont été en partie enflés en raison de rapports économiques positifs de la Chine et des É.-U., soulignant une augmentation possible de la demande du pétrole. De plus, les tensions au sujet du programme nucléaire de l'Iran ont ajouté une prime aux prix du pétrole brut, vu qu'un conflit éventuel aurait l'effet de resserrer davantage l'offre de pétrole.

Figure 6: Comparaison des prix du pétrole brut

Comparaison des prix du pétrole brut

Changement des prix du pétrole brut
Type de
pétrole brut
Semaine du 
2012-02-17
Changement de :
Semaine précédente An dernier
$CA/
m3
$US/
baril
$CA/
m3
$US/
baril
$CA/
m3
$US/
baril
Par d'Edmonton 650,44 104,38 +27,80 +5,10 +72,37 +9,97
WTI 670,25 107,54 -2,75 +0,36 +51,59 +6,51
Brent 775,13 124,37 -2,35 +0,41 +72,03 +9,56

Source: RNCan

Réduction des activités de raffinage dans le Nord-Est des É.-U.

Depuis septembre 2011, deux raffineries dans la région de Philadelphie ont fermé, ainsi qu'une raffinerie importante dans les Caraïbes dont les produits sont destinés à l'exportation vers la côte Est. De plus, Sunoco a annoncé ses plans de ralentir les activités de sa seule raffinerie restante dans la région de Philadelphie (Sunoco Philadelphia) en juillet 2012 s'il n'y a pas d'acheteur. En date du mois d'août 2011, les trois raffineries de la région de Philadelphie représentaient ensemble 50 % de la capacité de raffinage au total de la côte Est.

D'autres raffineries pourront offrir la capacité nécessaire pour remplacer les produits que les raffineries de la côte Est (dont les activités sont au ralenti, ou risquent de ralentir) ont fournis auparavant, y compris les produits que la raffinerie Sunoco Philadelphia risque de ne plus produire. Toutefois, les contraintes en matière de transport pourraient nuire à l'approvisionnement du Nord-Est à court terme. Le diesel à très faible teneur en soufre constituera le produit le plus difficile à remplacer, étant donné que peu d'autres sources d'approvisionnement existent hors celles de la côte américaine du golfe du Mexique. Les contraintes en matière de transport pourraient aussi nuire au transport de tous les produits de remplacement à travers la Pennsylvanie jusque dans l'ouest de l'État de New York, soit des régions dont l'approvisionnement provient de pipelines partant des installations de raffinage dans la région de Philadelphie. L'industrie ne sera peut-être pas capable de surmonter tous les défis sur le plan logistique dans le Nord-Est pendant un an, et peut-être plus longtemps encore, car il faudra apporter des changements à l'infrastructure pour s'adapter aux voies d'approvisionnement en évolution.

Source : EIA, Reductions in Northeast Refining Activity: Potential Implications for Petroleum Product Markets

Supplément

Comment les différences entre les prix nord-américain et mondial du brut
influent sur les marchés de l’essence canadiens

Le numéro 19 du 7 octobre 2011 d’Info-Carburant traitait de la manière dont le choix du prix du brut utilisé influe sur la marge du raffineur pour l’essence. Ce numéro examine l’impact de la déconnexion croissante entre les prix des bruts terrestres, comme le West Texas Intermediate (WTI) et les bruts canadiens comme l’Edmonton Par, par rapport aux bruts négociés mondialement comme le Brent. En particulier, nous examinons les répercussions sur les marchés de l’essence canadiens.

D’un point de vue historique, les prix étalons pour l’Edmonton Par, le WTI et le Brent étaient étroitement liés et les différences de prix (ou différentiels) entre ces bruts étaient minimes. Par exemple, en 2008, les prix de l’Edmonton Par et du Brent s’établissaient à une moyenne de 98 $ US le baril, alors que le WTI atteignait une moyenne de 99,64 $ US le baril. Des événements dans le marché, comme les pannes de raffinerie ou de pipeline, entraînaient des différentiels de prix périodiques, mais ces différentiels se résorbaient généralement en quelques mois.

Le prix du WTI représente un type de brut vendu à Cushing, en Oklahoma. Les prix de l’Edmonton Par suivent le WTI, puisque les deux bruts sont de qualité semblable et sont vendus dans la même région commerciale géographique. À la fin de 2010 et au début de 2011, les inventaires de pétrole brut ont commencé à croître à Cushing, reflétant l’offre croissante de pétrole (en particulier de l’Alberta) et la demande stagnante de pétrole à Cushing. Ce pétrole excédentaire ne peut pas être transporté facilement à l’extérieur de la région de Cushing en raison de goulots d’étranglement attribuables aux pipelines. Cette situation a entraîné un assouplissement des prix du WTI et de l’Edmonton Par.

Par contre, le conflit en Libye a mené à une réduction de l’offre mondiale de pétrole livré par pétrolier à partir de la Libye. Cela, combiné à une forte demande mondiale de pétrole livré par voie maritime (en particulier, la demande en Asie) a exercé une pression haussière sur les prix de tous les bruts négociés mondialement et livrés par pétrolier, comme le Brent.

La combinaison de ces facteurs a entraîné des prix moyens du Brent de 128 $ le baril en octobre 2011, alors que le WTI se négociait à 100 $ et l’Edmonton Par à 99 $. Exprimé autrement, le WTI se négociait à un rabais de 28 $ le baril par rapport au Brent, et l’Edmonton Par à un rabais de 29 $ le baril par rapport au Brent. Le rabais varie depuis, mais demeure important, et la différence de prix entre les bruts nord-américains et mondiaux semble être plus structurelle que les différentiels antérieurs.

L’Edmonton Par, le WTI et le Brent sont tous des bruts légers non sulfurés de grande qualité. L’Ouest canadien produit davantage de bruts lourds que de bruts légers, le Western Canada Select (WCS) étant un mélange de brut lourd typique. Les bruts lourds se négocient toujours moins cher que les bruts légers, puisqu’ils sont plus difficiles à raffiner en produits pétroliers. Généralement, le WCS se négocie à un rabais de 10 à 20 $ le baril par rapport au WTI. Ce rabais WCS/WTI varie en fonction des pannes de raffinerie et de la capacité de raffinage disponible pour traiter les bruts lourds à un moment particulier (les raffineries ne peuvent pas toutes traiter les bruts lourds).

Le WCS se négociait à un rabais de 38 $ US par rapport au WTI le 9 février 2012. Même si on peut attribuer de 10 à 20 $ de ce rabais à la différence de qualité du pétrole, les 18 à 28 $ restants reflètent les goulots d’étranglement attribuables aux pipelines de l’ouest du Canada. Compte tenu de la production croissante de brut lourd au Canada, les producteurs canadiens ne disposent pas d’une capacité de pipeline suffisante les reliant à des marchés de raffinage aptes à traiter le brut lourd. Cela entraîne une augmentation des rabais entre le WCS et le WTI.

Les situations susmentionnées ont des répercussions pour les producteurs, les raffineurs et les consommateurs de pétrole canadiens. Remarquez que les rapports Info-Carburant ne suivent pas les achats de brut de chaque raffinerie canadienne. Différentes raffineries achètent différentes proportions de charges d’alimentation en brut léger et en brut lourd et paient des prix variables pour des bruts de qualités différentes. Toutefois, en général, toutes les raffineries canadiennes de Montréal vers l’est achètent leur charge d’alimentation en brut à des prix suivant les prix du Brent, alors que les raffineries à l’ouest de Montréal paient principalement des charges d’alimentation en pétrole à des prix plus étroitement liés aux prix de l’Edmonton Par.

Pour la semaine se terminant le 3 février 2012, les prix du brut de type Edmonton Par atteignaient une moyenne de 89 $ CDN le baril (0,57 $ CDN le litre), alors que les prix du Brent atteignaient une moyenne de 112 $ CDN le baril (0,70 $ CDN le litre). Cette différence dans le coût de la charge d’alimentation en brut explique en partie pourquoi les prix de l’essence sont moins élevés dans l’ouest du Canada. Par exemple, à Edmonton, pour la semaine se terminant le 2 février 2012, l’essence se vendait en moyenne 1,06 $ le litre, alors que les prix à Charlottetown étaient de 1,22 $ le litre (remarquez aussi que les taxes provinciales sur l’essence à Charlottetown sont de 0,07 $ le litre plus élevées qu’à Edmonton). Comme le montre la Figure 3 du rapport Info-Carburant, les prix de détail à la pompe tendent à être considérablement plus élevés en moyenne dans les centres de l’Est (de Toronto à St. John’s) que dans les centres de l’Ouest (de Vancouver à Winnipeg).

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