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ARCHIVÉE - L'Enjeu PEEIC - 15 février 2012

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Heads Up CIPEC Newsletter

Le 15 février, 2012 vol. XVI, no 4


Le présent numéro renferme les derniers articles sur les discours-programmes et les ateliers offerts dans le cadre de la conférence Énergie 2011, ayant pour thème « Vert un avenir écoefficace – L'énergie en tête », qui a eu lieu les 29 et 30 novembre 2011 à Toronto.

Équipes de spécialistes de l'énergie et communication de l'information sur la consommation d'énergie

Selon David Helliwell, conférencier d'honneur au déjeuner de la conférence Énergie 2011 et cofondateur de Pulse Energy Inc., « tout le monde peut mettre en œuvre au sein de son organisation des mesures axées sur l'énergie propre et l'efficacité énergétique ». Il a présenté les principales étapes pour y parvenir : 1) mettre sur pied la bonne équipe; 2) cerner le problème le plus important à régler; 3) mettre en œuvre les bonnes solutions; et 4) débuter rapidement et répéter l'exercice.

« La formation d'une équipe de spécialistes en gestion de l'énergie est tout aussi importante que la collecte, l'analyse et la communication de l'information aux intervenants », a-t-il signalé. « Une symbiose est essentielle pour trouver des solutions en matière d'énergie qui répondront aux besoins du marché. »

La plupart des organisations auront accès à des solutions faciles qui, bien qu'elles demandent tout de même des ressources humaines, ne nécessitent pas de logiciels perfectionnés pour déceler les anomalies dans la consommation d'énergie. Selon M. Helliwell, une fois que ces mesures simples ont été mises en œuvre, il faut déployer de plus grands efforts et avoir recours à une technologie perfectionnée pour relever les possibilités et faire un suivi de l'information.

« En faisant de l'énergie une priorité et en démontrant l'incidence de chaque employé sur la consommation d'énergie, il est possible de modifier les comportements », a expliqué M. Helliwell, en donnant l'exemple des efforts déployés en matière d'efficacité énergétique aux Jeux olympiques d'hiver 2010. Le Venue Energy Tracker, outil permettant de calculer en temps réel le rendement énergétique des installations olympiques, a permis d'éviter une mauvaise presse concernant la viabilité de l'événement en donnant un degré sans précédent de transparence aux activités olympiques.

M. Helliwell a souligné l'importance d'établir une synergie entre les équipes de spécialistes de l'énergie et la stratégie de l'entreprise. Cette dynamique pourrait faire progresser le programme de développement durable beaucoup plus rapidement. Pour y parvenir, il faut transmettre à la direction l'information sur l'énergie exprimée en dollars et en cents.

M. Helliwell a recommandé aux entreprises qui viennent de se lancer dans la voie de l'efficacité énergétique d'établir des objectifs faciles à atteindre et de chercher des possibilités de collaborer avec les universités. « Vous pouvez accomplir des choses fantastiques si vous en avez la possibilité, et le marché pour les produits durables est en évolution », a-t-il indiqué. Par ailleurs, les changements de comportements constituent un moyen d'influencer les employés et de réduire la consommation d'énergie à peu de frais et ayant peu de répercussions.

« La norme de gestion des systèmes énergétiques ISO 50001 pourrait constituer un important pas vers l'avant », a dit M. Helliwell, en ajoutant que les entreprises ayant du succès ont recours pour faciliter le processus aux politiques et aux procédures, telles que celles stipulées dans la norme ISO 50001, et à un logiciel de gestion de l'énergie.

David Helliwell

David Helliwell, conférencier d'honneur au déjeuner de la conférence Énergie 2011 et cofondateur de Pulse Energy Inc.

De la vision à la rentabilité – perspective de la direction sur la gestion d'énergie

Il est beaucoup plus facile pour une organisation de réaliser des économies lorsque la direction appuie les mesures de gestion de l'énergie. Dans le cadre de l'atelier sur la façon de passer de la vision à la rentabilité, trois cadres supérieurs ont partagé leur expérience et quelques unes des meilleures façons de faire part des résultats des mesures d'efficacité énergétique. Le fil conducteur de chaque exposé était que pour obtenir l'appui des cadres supérieurs pour les projets de gestion de l'énergie, il est essentiel de leur présenter les économies réelles pouvant être réalisées.

Paul Rak est un gestionnaire de l'énergie agréé et propriétaire de deux entreprises, à savoir VeriForm Inc., fabricant de métal en feuille et de tôle de haute précision à Cambridge, en Ontario, et VeriGreen Inc., société de gestion de l'énergie. Le message de M. Rak à l'effet que l'industrie peut devenir écologique a été bien reçu. Son expérience à titre de fabricant engagé à l'égard de l'efficacité énergétique l'a mené à fonder VeriGreen, où il offre désormais des solutions pratiques et concrètes découlant directement de l'expérience des employés. Les solutions de M. Rak ont toutes été mises en application à l'installation de VeriForm.

« Je dis aux gens qu'ils doivent avoir l'esprit ouvert s'ils souhaitent réaliser de grandes économies », a-t-il dit, en signalant que son entreprise a économisé 1,8 million de dollars depuis 2001 et a obtenu 650 000 $ en fonds du gouvernement et d'autres sources depuis 2006 pour appuyer la mise en œuvre de projets d'efficacité énergétique.

Selon M. Rak, afin d'obtenir l'appui de la direction pour le lancement de projets d'efficacité énergétique, les gestionnaires de l'énergie ne doivent pas se contenter de présenter les résultats d'une vérification. Il leur a conseillé plutôt de penser comme des médecins qui obtiennent un diagnostic et établissent un plan de traitement que la direction peut appuyer. Il a recommandé également d'éviter, au début, les solutions axées sur la haute technologie et de se concentrer à la place sur les mesures simples offrant un bon rendement. M. Rak a insisté également sur le fait que les initiatives de gestion de l'énergie doivent être menées par des gens enthousiastes de leur plein gré et non par des employés que l'on a contraints à mettre en œuvre des mesures.

Le présentateur Christopher Russell, directeur d'Energy Pathfinder, une société de conseil en gestion située à Baltimore, au Maryland, possède de l'expérience à titre de gestionnaire de l'énergie, de stratège en plan d'affaires, d'auteur et de concepteur de logiciels. Il a encouragé les gestionnaires de l'énergie à passer du modèle qu'il décrit être « l'abc de la gestion des installations », où la réussite consiste à ne pas se faire remarquer, à un modèle où une installation est considérée comme un centre de profit.

Selon M. Russell, les gestionnaires de l'énergie doivent, pour y parvenir, proposer des projets qui montrent clairement la valeur qu'ils pourraient créer. Il a ajouté que les gestionnaires de l'énergie doivent répondre à deux questions fondamentales : quelle est la valeur de l'investissement et avec quelle rapidité obtiendra-t-on cette valeur? En outre, ils peuvent se demander quels sont les coûts et les flux de trésorerie liés au statu quo.

« Il faut penser investissements, parce que c'est de cette façon que votre directeur financier pense », a dit M. Russell. « Soyez prêts à décrire les valeurs liées tant à l'acceptation qu'au rejet des améliorations éconergétiques proposées ». (Téléchargez l'exemple de rapport sur la monétisation d'un projet d'efficacité énergétique créé par M. Russell à l'intention des participants à la conférence Énergie 2011 – en anglais seulement).

Sharon Mackay, directrice des affaires générales de La Brasserie Labatt Ltée, a terminé la discussion en parlant des avantages dont son entreprise bénéficie depuis que la direction s'est engagée à assurer une gestion saine de l'énergie, il y a maintenant plus de 10 ans. « Notre engagement à l'égard de la gestion de l'énergie est intégré à nos pratiques commerciales quotidiennes. Fait important, cet engagement va dans les deux sens, depuis la brasserie jusqu'à la salle du conseil et de la salle du conseil jusqu'à la brasserie et dans toute l'organisation. »

En 2009-2010, les employés de Labatt ont soumis 815 idées visant à économiser l'eau, ce qui a permis de réduire la consommation de 41 p. 100. Au cours de la même période, on a observé une baisse de la consommation de combustible de 28 p. 100, d'électricité de 22 p. 100 et de l'ensemble des déchets d'exploitation de 66 p. 100.

Mme Mackay a encouragé également les plus grandes entreprises à souligner l'importance et la valeur de l'économie d'énergie en encourageant une compétition de gestion de l'énergie entre les différentes unités de production et usines.

La prochaine génération de gestionnaires de l'énergie : les étudiants des programmes d'alternance travail-études aident l'industrie à gérer l'énergie

Les entreprises industrielles souhaitant trouver des façons rentables de gérer l'énergie n'ont plus à chercher. En embauchant un étudiant participant à un programme d'alternance travail-études à une fraction du salaire d'un nouveau diplômé, vous pouvez aider votre entreprise à réaliser des économies et l'industrie à recruter les chefs de demain dans le domaine de l'énergie.

« C'est une situation gagnante pour tous », a signalé le présentateur Anthony Luboya, superviseur de l'entretien des Industries Lassonde, au cours d'un atelier de la conférence Énergie 2011 intitulé La prochaine génération de gestionnaires de l'énergie. « Nous concentrons nos efforts principalement sur la production. Un étudiant a toutefois le temps d'examiner différentes façons d'économiser l'énergie », a indiqué M. Luboya. Dans le cas des Industries Lassonde, l'étudiant embauché a été en mesure d'évaluer les pertes au compresseur, ce qui a permis d'éliminer plus de 50 fuites d'air. Ceci n'est qu'un exemple. En effet, en peu de temps, l'étudiant a également participé à l'achèvement de plus de sept projets d'efficacité énergétique.

Le modérateur Zenon Petriw, gestionnaire du recyclage et de l'énergie de Magna International, a profité de l'occasion pour partager son expérience de travail avec des étudiants participant à un programme d'alternance travail-études. Il a embauché quatre étudiants depuis 2004 et recommande fortement aux autres entreprises d'en faire autant. « Les étudiants remettent tout en question, et c'est excellent. Il faut les laisser faire », a indiqué M. Petriw.

Les participants ont rapidement appris que la collaboration entre l'industrie et les étudiants est mutuellement avantageuse. Dans le cadre d'un programme d'alternance travail-études, les entreprises bénéficient d'une perspective différente pour trouver de nouvelles façons créatives de réduire le gaspillage d'énergie, tandis que les étudiants acquièrent une expérience pratique inestimable en apprenant des éléments techniques non enseignés en salle de classe. « En bout de ligne, nous sommes tous gagnants », a conclu M. Luboya.

Des étudiants ont parlé de leur expérience aux participants. Nathaniel Gosman et Hossein Safaei, lauréats des premiers Prix des leaders de demain du PEEIC, ainsi que Paolo Piunno, étudiant à la maîtrise en génie de l'Université de Windsor, ont partagé leur expérience positive au sein de l'industrie.

En 2011, M. Piunno a terminé un stage de travail dans le cadre du programme EnerSmart pour les entreprises, partenariat entre l'Université de Windsor et Union Gas Limited. M. Piunno a acquis une expérience pratique en effectuant des vérifications de l'efficacité énergétique pour des clients du sud-ouest de l'Ontario. « En tant qu'étudiant travaillant au sein de l'industrie, j'avais l'esprit ouvert pour apprendre de nouveaux concepts et les pratiques courantes. Mon expérience de travail m'a permis de faire une transition facile du milieu universitaire au milieu industriel », a-t-il expliqué.

Faisant passer son expérience à l'échelon suivant, M. Piunno élabore actuellement le système REACTOR, un outil d'aide au processus de collecte, d'analyse et de communication de données pour les vérifications exhaustives de l'efficacité énergétique. Il a expliqué que le système améliore la productivité d'un utilisateur expert, alors que sa conception intuitive aide les utilisateurs nouveaux ou inexpérimentés à obtenir des résultats uniformes et exacts. « Je crois que la première étape clé de l'amélioration de l'efficacité énergétique consiste à optimiser la façon dont l'énergie est utilisée. Le système REACTOR fait partie de la solution pour contrôler et réduire la consommation d'énergie », a-t-il conclu.

M. Rupp Carriveau, professeur du Département de génie civil et environnemental de l'Université de Windsor, contribue à l'administration du programme EnerSmart pour les entreprises. Il a expliqué qu'au cours des cinq dernières années, le programme a offert des possibilités de travail-études à plus de 30 étudiants de premier et de deuxième cycle dans les domaines du génie électrique, mécanique, civil et environnemental. Il a présenté une vidéo de témoignages montrant la grande satisfaction des clients à l'égard du travail des étudiants, ce qui renforce l'importance pour l'industrie des programmes de travail-études.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les projets de Nathaniel Gosman et Hossein Safaei, lauréats des Prix des leaders de demain du PEEIC, visitez la page oee.rncan.gc.ca/industriel/peeic/5254.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le programme EnerSmart pour les entreprises de l'Université de Windsor et d'Union Gas, visitez la page web2.uwindsor.ca/engineering/entelligence/enersmart/index.html.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les programmes d'Union Gas, visitez la page www.uniongas.com/business/.

Concentrateurs d'énergie solaire, biomasse et algues : de nouvelles sources d'énergie de remplacement

L'atelier Découvrir les solutions axées sur les énergies de remplacement présenté au cours de la conférence Énergie 2011, a porté sur des solutions qui sont actuellement en cours de mise au point. Les présentateurs ont parlé, devant une salle comble, de la technologie de concentration de l'énergie solaire, du recours aux algues pour réduire les émissions de carbone et de la technologie axée sur la biomasse.

Peter Kinley, président de Lunenburg Industrial Foundry and Engineering Ltd., a annoncé le lancement du projet Prometheus, qui consiste à élaborer des concentrateurs d'énergie solaire pouvant atteindre des températures élevées, en collaboration avec l'Université Saint Mary's.

Les technologies existantes de concentration de l'énergie solaire demandent un investissement trop important ou trop d'espace ou n'atteignent pas des températures suffisamment élevées. M. Kinley a donc décidé de mettre au point un concentrateur d'énergie solaire pour sa fonderie. « Nous avons séparé la courbe du disque en deux surfaces réfléchissantes », explique-t-il. Ceci a mené à la création du prototype Alpha de 500 $, qui peut atteindre des températures supérieures à 500 °C, auxquelles fond l'alliage blanc. Le prototype Beta-II, qui est monté sur une plateforme mobile, a permis de couler le premier concentrateur d'énergie solaire dans un moule ouvert.

M. Kinley a travaillé en collaboration avec l'Université Dalhousie pour mesurer l'énergie produite par le concentrateur et la chaleur de fusion. « Le concentrateur initial avait un rendement de 70 p. 100 comparativement à 20 p. 100 pour les cellules photovoltaïques », a-t-il expliqué. Le modèle Gamma est doté d'un miroir de verre primaire mécanisé et a produit la première hélice coulée en aluminium de la fonderie. Un prototype mis à l'essai par Alberta Innovates Technology Futures (AITF) à Edmonton a obtenu un rendement thermique de 74 p. 100. Des améliorations ont été apportées depuis ces essais de sorte que le modèle Gamma IIB vaporise complètement le fer. L'équipe de projet a observé des températures de plus de 3 000 °C et un rendement supérieur à 80 p. 100.

« Nous pouvons désormais faire des moulages sans avoir recours aux combustibles fossiles. La technologie peut également être utilisée pour la production de vapeur, la distillation, le chauffage de quartier, le traitement des aliments, l'industrie chimique et autres procédés endothermiques. Cette technologie vient, selon nous, changer les règles du jeu », a indiqué M. Kinley.

La bioénergie pourrait également avoir une grande incidence, comme l'ont appris les participants au cours de l'exposé de Fernando Preto, chef du groupe de biomasse et des énergies renouvelables au Centre de recherche d'Ottawa de CanmetÉNERGIE de RNCan. M. Preto a signalé que le Programme de développement de la bioénergie de CanmetÉNERGIE aide l'industrie à mettre en œuvre des solutions axées sur la bioénergie.

À l'heure actuelle, la bioénergie représente 640 pétajoules ou approximativement 6 p. 100 de l'utilisation principale annuelle d'énergie au Canada, dont une grande partie provient de la cogénération dans l'industrie des pâtes et papiers, et est obtenue par la combustion de résidus ligneux, pour laquelle des technologies de pointe sont déjà disponibles.

D'autres solutions axées sur la bioénergie sont en cours d'élaboration, y compris la pyrolyse et la gazéification. Cette dernière consomme moins d'air (oxygène) que les processus de combustion et produit du monoxyde de carbone et de l'hydrogène gazeux, lesquels peuvent servir de combustibles ou de matières premières pour la production de produits chimiques. La pyrolyse consiste à vaporiser la biomasse à haute température sans recours à l'oxygène. Le refroidissement rapide des vapeurs permet d'obtenir un combustible liquide composé de divers produits chimiques (dont certains ont une très grande valeur).

M. Preto a décrit certains des essais et des projets de démonstration en cours dirigés par Nexterra Systems Corp. de la Colombie-Britannique, Enerkem du Québec et Ensyn de l'Ontario. Il a signalé que les calendriers d'élaboration pour ces technologies sont longs et que la viabilité sur le marché doit être évaluée avant la commercialisation.

Selon M. Preto, il existe de grandes possibilités pour la bioénergie, en particulier pour les résidus, compte tenu du fait qu'une personne produit annuellement deux kilogrammes de déchets urbains et que ce combustible éventuel a une valeur négative, c'est-à-dire que le receveur (dans le présent cas l'entreprise de conversion de l'énergie) est payé pour prendre le combustible. Ceci souligne l'importance du recours à des résidus mixtes à faibles coûts pour les processus de conversion de l'énergie.

« Nous avons envisagé de nombreuses solutions pour réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre », a indiqué Martin Vroegh de St Marys Cement Ltd. L'entreprise a mis à l'essai des combustibles de remplacement et utilise le ciment Portland, sous la dénomination ContempraTM de l'Association canadienne du ciment, en vue de réduire de 15 p. 100 ses émissions annuelles de dioxyde de carbone (CO2). « Cependant, nous avions toujours besoin d'une solution pour les émissions d'échappement », a-t-il expliqué.

La solution pourrait résider dans les microalgues, organismes à croissance très rapide qui une fois à maturité peuvent être séparés en biopétrole brut et en biomasse. Cultivées dans des bioréacteurs, les algues prennent peu de place et se nourrissent du CO2 et des autres émissions des cheminées de l'usine, qui sont acheminées aux bioréacteurs par un tuyau de 300 mètres. « Afin de pouvoir utiliser les algues à grande échelle, nous avons opté pour une espèce non envahissante cultivée dans un environnement non stérile », a expliqué M. Vroegh.

« C'est fantastique que d'être écologique tout en produisant un produit écologique », a indiqué M. Vroegh, en parlant des possibilités de recettes découlant de l'utilisation des algues comme biocombustible, source de nutriments ou supplément de matières premières.

M. Vroegh a décrit le contrôle automatisé de l'environnement des algues, y compris les besoins en lumière, en acidité et en température ainsi que la collaboration avec des chercheurs des universités de Guelph, Queens et Toronto et le Grand Prairie Regional College.

Il a indiqué qu'à l'heure actuelle, deux grammes (g) de CO2 produisent un gramme d'algues pour une production totale de 0,5 g/litre/jour (g/L/jour) dans deux bioréacteurs de 8 000 L. L'entreprise utilisera bientôt un bioréacteur de 100 000 L, ce qui augmentera la production d'algues à 2,5 g/L/jour.

« Si nous sommes conservateurs, nous ne capterons peut-être que 80 p. 100 du CO2 émis, mais avec les NOx et SOx que nous capterons également, je prévois des recettes annuelles de 51 millions de dollars », a signalé M. Vroegh. « Nous souhaitons faire passer l'aspect environnement d'un centre de coûts à un centre de recettes. Dans l'avenir, nous pourrions extraire du calcaire comme une source riche en CO2 et fabriquer du ciment comme sous-produit. »

Assemblée plénière de clôture : Où allons-nous d'ici?

L'efficacité énergétique dans le secteur industriel est passée d'une ère où l'on se questionnait sur l'importance de l'efficacité énergétique à une ère où l'on se demande comment l'améliorer. Au cours de l'assemblée plénière de clôture, les présentateurs ont partagé leurs idées sur le processus d'amélioration continue grâce à des pratiques de gestion de l'énergie éprouvées.

Les présentateurs ont invité tous les participants à avoir une vue d'ensemble du casse-tête de la gestion de l'énergie de sorte que l'industrie puisse faire passer à l'échelon suivant le rendement énergétique, la durabilité environnementale et la compétitivité.

« Nous avons beaucoup progressé au cours des 15 à 20 dernières années. Auparavant, nous accordions de l'importance au rendement du capital investi sur une base ponctuelle. De nos jours, nous nous concentrons sur l'amélioration continue », a indiqué Jason Myers, président et chef de la direction de Manufacturiers et Exportateurs du Canada. « Tout ce que nous produisons consomme de l'énergie, il est donc essentiel d'adopter une approche systématique pour un important facteur de coût. »

M. Myers s'est dit préoccupé par le fait que l'industrie pourrait être confrontée dans l'avenir à une pénurie de gestionnaires de l'énergie qualifiés qui auront pour défi de mettre en œuvre les systèmes de gestion de l'énergie de la norme ISO 50001 et d'autres importants systèmes de gestion de l'énergie.

Glenn Mifflin, président du Conseil exécutif du PEEIC et vice-président exécutif et directeur financier de North Atlantic Refining Limited, a fait écho aux commentaires de M. Myers. « Il y aura une plus grande pression sur les chaînes d'approvisionnement d'adopter la norme ISO 50001. La bonne nouvelle est que la norme constitue un moyen plus facile de gérer la consommation d'énergie et qu'elle permet de normaliser les activités de toutes les chaînes d'approvisionnement. »

M. Mifflin a ajouté que pour transformer les efforts déployés dans le domaine de l'efficacité énergétique en efforts de gestion de l'énergie axés sur l'amélioration continue, l'industrie doit pouvoir miser sur des employés passionnés et non des employés contraints.

Neal Elliott, directeur associé de la recherche de l'American Council for an Energy-Efficient Economy, voit les progrès réalisés en gestion de l'énergie dans le contexte du secteur de la fabrication intégrée de l'Amérique du Nord. Selon lui, la fabrication revient en Amérique du Nord. Cette situation est en partie attribuable à notre productivité accrue et à l'accès à des sources d'énergie moins coûteuses. Il estime que la norme ISO 50001 offre une incroyable possibilité de faire fond sur la position concurrentielle de l'industrie en Amérique du Nord. Il met toutefois en garde que cela changera les règles du jeu en 2020 et non en 2012. « Le but devrait être de répondre à cette norme d'ici 2013 lorsque nous serons de nouveau réunis. »

Carol Buckley, directrice générale de l'Office de l'efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada, a présenté la perspective du gouvernement du Canada. « Je mets constamment mes employés au défi d'établir le mandat du gouvernement fédéral. Il y a de plus en plus d'intervenants, et nous devons donc savoir quel est le meilleur rôle que le gouvernement fédéral doit jouer. »

Mme Buckley a soutenu également qu'un réseau comme le PEEIC aide à préparer la prochaine génération de gestionnaires de l'énergie qui tiendront la promesse d'une industrie éconergétique et des gains de productivité connexes.

Ateliers de gestion de l’énergie « Le gros bon $ens »

Ateliers de gestion de l’énergie « Le gros bon $ens » – Calendrier pour mars et avril 2012

Légende
DOEE : Découvrir les occasions d'économiser l'énergie
FEE : Financement de l'efficacité énergétique
GE : Gérance énergétique
PGE : Planification en gestion énergétique
RPB : Remise au point des bâtiments
SIGE : Systèmes d'information sur la gestion de l'énergie

(F) = Français

Vancouver (C.-B.)
SIGE – le 8 mars
FEE – le 13 mars

Calgary (Alb.)
RPB – le 12 avril

Edmonton (Alb.)
DOEE – le 4 avril
GE – le 5 avril

Winnipeg (Man.)
DOEE – le 17 avril
GE – le 18 avril

Toronto (Ont.)
PGE – le 6 mars

Ottawa (Ont.)
FEE – le 26 avril

Québec (Qc)
RCB – le 15 mars (F)
DOEE – le 24 avril (F)
GE – le 25 avril (F)

Vous pouvez vous inscrire en ligne à l'adresse oeeforms.nrcan.gc.ca/index-fra.cfm?event=inscription-gros-bon-sens.

Calendrier des ateliers – hiver et printemps 2012

Activités à venir

Pour obtenir une liste complète des activités du programme industriel, consulter le site oee.rncan.gc.ca/industriel/opportunites/calendrier/8594.

Appel d’idées d’articles

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