Enjeu PEEIC – Volume 20, no 3

Les conférenciers principaux invités au Sommet de l’énergie parleront d’énergie, de productivité et de tarification du carbone

Photo de Ian Potter

Terry Young, vice-président, Conservation et relations d’affaires, Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE)

Les participants au Sommet de l’énergie, qui se tiendra les 17 et 18 mai 2016, auront l’occasion d’en apprendre sur plusieurs sujets alors que les conférenciers principaux discuteront du rapport entre les ressources énergétiques et la réussite du secteur manufacturier du Canada, de la relation entre les services publics et l’industrie, et de l’importance de la tarification du carbone pour stimuler l’innovation.

M. Ian Potter, Ph. D., vice-président du portefeuille du génie du Conseil national de recherches Canada (CNRC) a bien hâte de discuter avec les délégués dans le cadre de la conférence qu’il livrera sur le lien entre l’énergie et le secteur manufacturier. Le CNRC travaille avec l’industrie canadienne pour réaliser des projets et des programmes qui stimulent l’innovation en génie afin d’améliorer l’efficacité dans la fabrication.

Depuis sa nomination au CNRC en 2011, M. Potter a joué un rôle de premier plan dans la gestion de l’orientation stratégique, des opérations et des principaux comptes clients pour la division du génie du CNRC. Avant d’occuper ce poste, M. Potter a passé 10 ans à l’Alberta Innovates Technology Futures (AITF).

M. Potter abordera le sujet des ressources et de l’ingéniosité du Canada dans ses efforts de renforcer sa position dans le secteur manufacturier mondial. Il expliquera comment pourrait s’y prendre le Canada pour mieux optimiser ses investissements dans les nouvelles technologies, et le développement de processus et de produits, ainsi que le rôle de la main-d’œuvre qualifiée au pays, y compris les caractéristiques uniques de la génération Y.

Photo de Terry Young

Terry Young, vice-président, Conservation et relations d’affaires, Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE)

Terry Young est vice-président, Conservation et relations d’affaires, pour la Société indépendante d’exploitation du réseau d’électricité (SIERE). La SIERE est au cœur du réseau d’électricité de l’Ontario; ainsi, elle équilibre l’offre et la demande d’électricité en Ontario, prévoit les besoins énergétiques de la province, supervise le marché de gros de l’électricité et favorise la création d’une culture de l’économie d’énergie.

M. Young, qui possède plus de 30 ans d’expérience dans l’industrie de l’électricité, est au service de la SIERE depuis 2002, à titre de responsable de divers portefeuilles. Présentement, il est gestionnaire des relations externes et des activités de conservation de la SIERE; ses responsabilités comprennent également les communications, le marketing, la participation de la collectivité et des intervenants, ainsi que les relations avec les clients.

Pendant son allocution, M. Young discutera de l’engouement des entreprises pour l’efficacité énergétique comme moyen d’assurer leur compétitivité. Dans le monde d’aujourd’hui, utiliser moins d’énergie permet d’ouvrir la voie à de nouveaux débouchés. Que cela permette d’améliorer la productivité, d’accroître le rendement des employés ou d’affermir la réputation de l’entreprise, le résultat final est le même – les industries de partout dans la province optimisent pleinement le potentiel que leur offre l’efficacité énergétique.

Pour aider les entreprises participantes à réaliser les objectifs de leurs projets d’efficacité énergétique, les services publics et la SIERE travaillent de concert dans le but de leur offrir des outils, des ressources et des idées nouvelles. Comme la province a le regard tourné vers ces cibles de conservation, M. Young abordera l’importance de l’offre de solutions qui, non seulement répondent aux besoins des clients de manière rentable, mais aident aussi à soutenir les pratiques de gestion durable de l’énergie à long terme.

Photo de Chris Ragan

Chris Ragan, Ph. D., président de la Commission de l’écofiscalité du Canada et professeur agrégé au Département de science économique de l’Université McGill

M. Chris Ragan, Ph. D., est président de la Commission de l’écofiscalité du Canada et professeur agrégé au Département de science économique de l’Université McGill. Il prévoit discuter de l’importance de la tarification du carbone pour stimuler l’innovation technologique dans le domaine de l’efficacité énergétique. « Le tarif n’a pas encore été établi, mais dès qu’il le sera, nous pourrons amorcer la transition vers les sources d’énergie à faibles émissions de carbone au Canada. »

En plus du poste qu’il occupe à la Commission de l’écofiscalité du Canada, qui a pour mission de définir des solutions écofiscales concrètes qui stimulent l’innovation nécessaire à la prospérité économique et environnementale du Canada, M. Ragan est également chercheur émérite à l’Institut C.D. Howe. Il y était précédemment titulaire de la Chaire David Dodge en politique monétaire en plus d’avoir été membre du Conseil de la politique monétaire de l’Institut durant de nombreuses années. Entre 2009 et 2010, il a été économiste invité Clifford-Clark au ministère des Finances à Ottawa et, de 2009 à 2011, il a été président de l’Ottawa Economics Association. M. Ragan a été choisi récemment pour faire partie du Conseil consultatif en matière de croissance économique du gouvernement fédéral.

Dans son allocution, il fera valoir que la transition vers un avenir énergétique faible en carbone par le truchement d’une tarification du carbone appropriée s’avère la meilleure façon de promouvoir les technologies propres – une façon souvent plus fiable que d’avoir recours à l’aide directe du gouvernement. « Une taxe générale sur le carbone change complètement le modèle de gestion des technologies propres – d’une manière qui stimulera considérablement le développement technologique. »

Selon M. Ragan, de nombreuses possibilités s’ouvriront en raison des revenus générés par la tarification du carbone. « L’Ontario, par exemple, pourrait générer 2 milliards de dollars annuellement avec son système de plafonnement et d’échange, et ces revenus pourraient servir à réduire l’impôt sur le revenu et à rembourser la dette du gouvernement, ce qui entraînerait des gains économiques à long terme pour la province. »

Les conférenciers ont promis d’expliquer clairement aux participants les implications plus générales qu’apporterait l’amélioration de la conservation et de la gestion d’énergie sur le plan de la politique, de l’innovation et de la productivité. Ils s’entendent tous pour dire que le Sommet de l’énergie constitue une excellente occasion de rassemblement et de partage d’expérience pour les intervenants des différents secteurs et milieux d’affaires – les discussions qui s’ensuivent favorisent les échanges productifs et ouvrent des débouchés qui vont bien au-delà des intérêts des participants.

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PEEIC : 40 ans de succès!

Une rétrospective

Le PEEIC célèbre son 40e anniversaire et il a de quoi fêter. L’efficacité énergétique dans l’industrie a fait des progrès prodigieux depuis l’introduction du PEEIC en 1975, alors que le gouvernement du Canada et 50 cadres supérieurs de l’industrie se réunissaient pour discuter de stratégies visant à contrer la crise pétrolière de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Depuis sa création dans les années 1970 et la représentation de plus de 6 000 installations au Canada jusqu’à ce jour, le PEEIC est devenu un modèle de partenariat volontaire hautement productif.

En 1976, le PEEIC avait déjà formé 10 groupes de travail du Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne, qui avaient réussi à réaliser leur objectif ambitieux d’amélioration de l’efficacité énergétique dans l’industrie de 12 p. 100 avant 1980. Quelques années plus tard, des centaines d’entreprises et plus d’une dizaine d’associations professionnelles affluaient au PEEIC pour en devenir membres. Il n’est donc pas surprenant que le PEEIC ait retenu l’attention internationale peu après son introduction, ce qui lui avait valu le commentaire suivant de l’Agence internationale de l’énergie : « Le PEEIC mérite d’être imité par d’autres pays ».

Comme le disait si bien William Cowling, président du Conseil du PEEIC et de Courtaulds Canada Inc. dans les années 1980, « ce petit groupe de gens dévoués de l’industrie et du gouvernement n’avait sans doute pas conscience en 1975 que le programme d’économie d’énergie qu’ils mettaient en place à l’époque aurait autant de succès et, qu’après dix ans d’existence, un autre plan quinquennal de réduction de la consommation d’énergie serait établi ».

Le Plan vert du Canada pour un environnement sain adopté par le gouvernement canadien en 1990 mettait l’accent sur le partenariat volontaire entre l’industrie et le gouvernement mis en évidence par le PEEIC. Un an plus tard, le PEEIC était remodelé avec des groupes de travail sectoriels, un Conseil des groupes de travail et un Conseil exécutif qui donnait des conseils au ministre de Ressources naturelles Canada sur les questions liées à l’efficacité énergétique dans l’industrie.

Au début des années 2000, le nombre d’associations professionnelles membres du PEEIC était passé à 45, et le programme représentait 5 000 entreprises. Durant cette même période, le PEEIC a créé un réseau de gestionnaires de l’énergie et a permis à 18 secteurs de l’industrie d’entreprendre des études d’analyse comparative dans plus de 260 installations.

Dans le cadre de la mission qu’il s’est fixée à l’effet de faire progresser l’efficacité énergétique dans l’industrie canadienne, le PEEIC a soutenu ses membres de multiples façons. Entre 2001 et 2006, le PEEIC a incité les entreprises à entreprendre des vérifications énergétiques avec l’aide de son programme d’incitatifs pour les vérifications énergétiques industrielles. Plus de 730 incitatifs à coûts partagés ont été versés en vertu de ce programme. Au cours de la dernière année d’existence du programme, d’autres volets pilotes ont été ajoutés relativement à l’intégration des procédés et au diagnostic des moteurs à combustion.

Le PEEIC reconnaît les innovateurs et les leaders depuis 1995, année d’introduction du programme Innovateurs énergétiques industriels (IEI), devenu en 2008 les Leaders du PEEIC. Depuis cette époque, des milliers d’entreprises se sont inscrites à titre de leaders, pour atteindre un total d’environ 2 500 en 2015.

Au début de 2000, Charles Hantro, président du conseil politique du PEEIC, de Dominion Textile Inc. et de Dofasco Inc., a indiqué que « l’appui manifeste de l’industrie pour l’approche volontaire se reflétait dans le fait que, durant l’année précédente, le PEEIC avait signé des lettres de collaboration (LC) avec 16 nouvelles associations de l’industrie, doublant ainsi le nombre de LC en vigueur en 1995 ».

Le programme écoACTION doté d’un budget de 27 millions de dollars, lancé en 2007, comprenait le programme écoÉNERGIE Rénovation du PEEIC pour les petites et moyennes entreprises. À la fermeture du programme en 2011, plus de 500 ententes avaient été financées, ce qui représentait l’évitement de 11 millions de dollars sur la facture énergétique et l’élimination de 130 000 tonnes d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Un nouveau financement affecté en 2011 s’est traduit par une nouvelle série de programmes réunis sous l’appellation écoÉNERGIE sur l’efficacité énergétique pour l’industrie, qui mettait l’accent sur le partage des coûts pour l’intégration des procédés et les études de la dynamique numérique des fluides (DNF), les évaluations énergétiques et les projets pilotes de certification de la norme de gestion de l’énergie ISO 50001.

Le PEEIC poursuit ses efforts avec le même objectif qu’il y a 40 ans : promouvoir les mesures volontaires dans l’industrie afin d’améliorer l’efficacité énergétique et, ce faisant, améliorer le rendement économique et aider le Canada à atteindre ses objectifs à l’égard des changements climatiques.

« Après 40 ans de collaboration fructueuse avec l’industrie, le PEEIC continue d’être un exemple concret de ce à quoi le Canada excelle : travailler ensemble à la création de solutions qui appuient l’avancement économique tout en présentant des avantages appréciables pour tous. Notre vision s’est finalement concrétisée. Désormais, pratiquement tous les ordres de gouvernement et une forte proportion de l’industrie appuient ce pour quoi nous avons œuvré sans relâche depuis le début, qui consiste à promouvoir et à favoriser l’efficacité énergétique de toutes les façons possibles. Les Leaders du PEEIC ont obtenu des résultats dont tous les Canadiens peuvent être fiers, et ils continueront de le faire. » Andy Mahut, président, Conseil exécutif du PEEIC 2015.

Quatre décennies de réussites en matière de sensibilisation à la gestion de l’énergie

La série d’activités de sensibilisation à la gestion de l’énergie, en évolution constante, par le truchement d’outils de communication et de pratiques, est ce qui distingue cette organisation novatrice qui a su s’adapter aux besoins de ses partenaires de l’industrie. Depuis ses débuts modestes il y a 40 ans qui l’ont vu évoluer vers le partenariat de réputation internationale dont il jouit aujourd’hui, le PEEIC a mis au point un large éventail de ressources très accessibles.

Le Bulletin L’Enjeu PEEIC électronique est le fleuron des outils de communication du programme. Lancé en 1997 pour une liste de distribution plutôt limitée, le bulletin a vu son lectorat grossir jusqu’à plus de 10 000 abonnés à l’échelle du pays. L’Enjeu présente des histoires de réussite en matière d’efficacité énergétique industrielle, des profils d’innovateurs et d’innovations, en plus d’annoncer les nouveaux programmes et incitatifs créés pour l’industrie.

La série d’ateliers de gestion de l’énergie « Le gros bon $ens », conçue pour aider les organisations à réduire leur consommation d’énergie, était aussi un élément nouveau en 1997; en date de 2005, les ateliers avaient été présentés à plus de 9 000 participants. À mesure que de nouveaux sujets s’ajoutaient à la série d’ateliers, notamment le financement de l’efficacité énergétique, la remise au point des bâtiments et la mise en œuvre de la norme de gestion de l’énergie ISO 50001, le nombre de participants augmentait pour atteindre 11 000 de plus. En date de 2015, plus de 30 000 personnes avaient participé à la série toujours populaire d’ateliers, parfois personnalisés, « Le gros bon $ens ».  Ressources naturelles Canada procède à l’octroi de licence commerciale permettant à des organismes de formation de gérer la présentation des ateliers « Le gros bon $ens » destinés à des organisations des secteurs industriel, commercial et institutionnel dans l’ensemble du Canada.

En 2011, des webinaires sur l’efficacité énergétique dans l’industrie ont été introduits pour aborder des sujets comme les systèmes d’information sur la gestion de l’énergie (SIGE), le logiciel RETScreen, la gestion efficace des systèmes à air comprimé et des moteurs, et les systèmes de production combinée de chaleur et d’électricité. L’un des webinaires parmi les plus populaires s’intéresse à la voie menant à la certification ISO 50001. Depuis leur introduction, les webinaires ont attiré 3 000 participants en 48 séances.

L’engagement du PEEIC à l’égard de la norme de gestion de l’énergie ISO 50001 remonte à plus de 10 ans, alors que le PEEIC s’est assuré de faire entendre la voix du Canada lors de l’élaboration de la norme. À cette époque, les membres du PEEIC et les représentants du gouvernement ont conjugué leurs efforts pour faire valoir la compétitivité des entreprises canadiennes et leurs progrès environnementaux. Le PEEIC a introduit au Canada la norme CAN/CSA-ISO 50 001 Systèmes de gestion de l’énergie en 2011, et depuis, il aide l’industrie à s’y conformer.

Le PEEIC a offert une assistance à coûts partagés aux entreprises industrielles qui souhaitaient obtenir la certification à la norme ISO 50001. Dès 2013, sept Leaders du PEEIC avaient obtenu leur certification à la norme ISO 50001, ce qui a incité le programme à produire un certain nombre d’études de cas et de vidéos ISO, publiés sur le site Web du PEEIC. Dix-sept entreprises canadiennes ont obtenu leur certification à la norme ISO 50001 depuis 2015.

En plus de son offre de programmes et d’outils, le PEEIC a également été actif sur le front du réseautage et du partage de pratiques exemplaires. Depuis 2005, le PEEIC participe au conseil de la Conférence des ministres de l’Énergie et des Mines, et il y apporte sa contribution à la préparation d’outils et de rapports sur l’économie d’énergie.

C’est également en 2005 que RNCan a commencé à organiser sa première conférence bisannuelle sur l’énergie, devenue aujourd’hui le Sommet de l’énergie, qui offre aux participants de l’industrie ce qu’il y a de mieux en matière de technologies écoénergétiques, d’expertise et de transfert du savoir. Le Sommet est aussi l’occasion de souligner les réalisations remarquables des entreprises membres et des leaders de demain de l’efficacité énergétique par la remise des Prix de leadership du PEEIC.

Thomas & Betts Canada remporte le prix de l’EFC pour sa campagne novatrice de marketing du développement durable

En 2010, Thomas & Betts Canada lançait sa campagne officielle de marketing de la durabilité, axée sur la réduction de la consommation d’eau et d’énergie, et mettait l’accent sur le recyclage dans ses installations, tout en mobilisant ses employés. Ses efforts ont été reconnus et lui ont valu le prix 2015 de l’Électro-Fédération Canada (EFC) pour le marketing sur le développement durable. Chaque année, l’EFC rend hommage aux sociétés membres qui ont fait preuve d’excellence et d’innovation dans le domaine du marketing au sein des industries canadiennes de l’électronique et de l’électricité sur le plan de la fabrication et de la distribution.

Thomas & Betts Canada, une division du Groupe ABB, a son siège social à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. La société exploite huit usines de fabrication : une située en Ontario, une en Alberta et six au Québec, en plus d’un centre de distribution situé également au Québec. Thomas & Betts est un chef de file de la conception et de la fabrication de composants essentiels au raccordement, à la distribution et à la fiabilité de la puissance électrique, pour les applications des secteurs industriels, de la construction et des services publics.

Carole Poirier, chef de service, Études de marché et Développement durable de Thomas & Betts Canada, explique que la campagne reposait sur les principes de la conception novatrice et respectueuse de l’environnement, la réduction de son empreinte écologique, l’achat et la logistique durables, et l’engagement social. La société applique ces principes depuis 2007 et a constaté une réduction considérable de sa consommation des ressources.

À titre d’exemple, elle mentionne que la consommation d’eau a diminué de moitié dans toutes leurs installations au Canada, un succès attribuable à l’installation de boucles fermées pour les systèmes refroidisseurs d’eau. La consommation de gaz naturel a également diminué de 15 p. 100 après la mise en place d’un certain nombre de mesures. Dans plusieurs des usines de la société au Canada, les plafonds ont été isolés et les plateformes de chargement ont été modernisées à l’aide de jupes et de rideaux isolants qui retiennent l’air chauffé à l’intérieur. Des murs solaires passifs ont été installés le long de la façade sud des bâtiments à deux des installations afin de préchauffer l’air d’admission jusqu’à 15 °C.

Mme Poirier ajoute que la société a réduit considérablement la quantité de carton utilisée pour les emballages et que, désormais, toutes les palettes d’expédition sont recyclées. De plus, les émissions de GES liées au transport ont diminué de 1 196 tonnes d’équivalent CO2 depuis que l’entreprise a réduit le nombre de jours de livraison en 2014.

Le remplacement des systèmes de chauffage est en cours avec l’installation de modèles à haut rendement; à ce jour, 60 systèmes ont été améliorés dans une des usines de la société, et quelques autres ont été remplacés dans les autres sites. Les systèmes de climatisation n’ont pas été négligés. Ils ont été modernisés à l’aide de récupérateurs de chaleur. L’éclairage, la température et la ventilation ont été automatisés dans certaines usines pour correspondre aux horaires du soir et de la fin de semaine. « Au besoin, nous effectuons également des examens des systèmes à air comprimé afin de détecter et de réparer les fuites d’air », a ajouté Mme Poirier. Elle confirme que quatre usines obtiendront leur certification à la norme ISO 14001 (système de gestion de l’environnement) et à la norme OHSAS 18001 (Santé et sécurité au travail) en 2016. Toutes les autres installations ont obtenu leurs certifications en 2015.

Les employés chez Thomas & Betts Canada participent à la campagne de durabilité et apportent leur contribution par des suggestions en vue d’améliorer la gestion de l’énergie, de l’eau et des déchets. Les suggestions retenues sont publiées dans le bulletin d’information interne de la société, qui fait paraître trois ou quatre numéros chaque année et dans lesquels on trouve également des conseils offerts aux employés concernant la gestion de l’énergie et de l’eau, et le recyclage, tant à la maison qu’au travail.

PepsiCo établit un partenariat fructueux avec le programme Power Smart de Manitoba Hydro

« Nous sommes ouverts à toutes les occasions d’accroître notre efficacité », déclare Shawn Klatt, planificateur d’entretien de l’installation de PepsiCo à Winnipeg, au Manitoba. « Nous saisissons toutes les chances de travailler avec le programme Power Smart de Manitoba Hydro », dit-il en ajoutant que PepsiCo participe au programme depuis près de cinq ans.

L’installation de PepsiCo International à Winnipeg compte quatre bâtiments d’une superficie de presque 16 000 mètres carrés. La société y emploie 176 personnes pour un calendrier de production habituel de six jours par semaine.

PepsiCo a participé au programme d’éclairage Power Smart qui s’adresse aux entreprises commerciales et leur offre des incitatifs importants pour remplacer les appareils d’éclairage par des modèles plus écoénergétiques. Toban Vexzon, analyste en marketing du programme, mentionne que le programme offre aux abonnés des secteurs commercial, industriel et agricole des conseils et de l’aide financière pour l’installation de systèmes d’éclairage écoénergétiques. De fait, les abonnés de Manitoba Hydro dont le commerce est ouvert durant un minimum de 2 000 heures par année peuvent profiter d’incitatifs allant jusqu’à 1 000 $ le kilowatt (kW) économisé, et pouvant couvrir jusqu’à 100 p. 100 du coût du produit.

Des travaux d’amélioration d’une valeur de 350 000 $ ont été entrepris afin de réduire les frais d’exploitation et les frais de maintenance et de remplacement associés aux appareils d’éclairage en place. Avec l’aide financière du programme d’éclairage commercial, dont la contribution s’élevait à 115 000 $ pour ce projet, PepsiCo a progressivement remplacé tous ses systèmes d’éclairage par des lumières écoénergétiques à diode électroluminescente (DEL) au cours des deux dernières années et demie. « Nous avons remplacé toutes les lumières fluorescentes extérieures et intérieures T12, T8 et T5 dans tous les bâtiments par les modèles les plus récents d’appareils d’éclairage à DEL et lampes linéaires T8 à DEL », explique M. Klatt.

Il explique que les nouvelles lumières, les détecteurs de présence et le système de contrôle central ont permis de réduire considérablement les coûts et les heures de travail liés à l’entretien. Malgré la diminution de 25 p. 100 du nombre d’appareils, l’éclairage est plus puissant. « C’est le jour et la nuit », affirme M. Klatt, parlant de la différence de qualité de l’éclairage après les travaux d’amélioration énergétique. Les nouvelles lumières à DEL ont aussi permis d’améliorer la sécurité et le milieu de travail. Les estimations des économies annuelles d’énergie attribuables à l’éclairage s’élèvent à environ 926 mégawattheures (MWh), ce qui correspond à une réduction des émissions de GES de 713 tonnes d’équivalent CO2.

Au cours de la dernière année et demie, outre les améliorations apportées à l’éclairage, PepsiCo a procédé à l’isolation du toit et des murs extérieurs de l’usine principale. M. Klatt indique que des ventilateurs déstratificateurs ont été installés et que le chauffage par rayonnement a été remplacé par un chauffage à air pulsé dans l’entrepôt et les aires d’expédition. Il ajoute que PepsiCo prévoit recourir de nouveau au programme Power Smart pour moderniser ses moteurs ou les doter de mécanismes d’entraînement à fréquence variable.

« Les programmes Power Smart de Manitoba Hydro sont bien conçus et bien organisés – pourquoi n’en tirerait-on pas parti? », s’exclame M. Klatt. Ryan Aubry, conseiller en services énergétiques chez Manitoba Hydro, ajoute que les relations du service public avec PepsiCo illustrent parfaitement une situation où tout le monde y gagne : on améliore l’efficacité énergétique dans l’industrie tout en aidant le service public à réaliser ses objectifs de conservation.

La Chaire de recherche industrielle en efficacité énergétique industrielle cible précisément les systèmes novateurs de réfrigération

L’adoption de technologies innovantes et une meilleure gestion de l’énergie thermique affichent le potentiel d’améliorer considérablement l’efficacité énergétique dans l’industrie et de réduire les émissions de GES tout en faisant économiser des millions de dollars aux entreprises canadiennes. Pour être en mesure de saisir ces occasions, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a créé une Chaire de recherche industrielle en efficacité énergétique industrielle à l’été 2014 avec l’objectif de développer des composants de systèmes industriels de réfrigération, pour la production, le stockage et le transport d’énergie thermique.

M. Sébastien Poncet, Ph. D., professeur au département de génie mécanique de l’Université de Sherbrooke est titulaire de la chaire.

Le programme de recherche jouit d’un financement de 2,4 millions de dollars du CRSNG et de trois partenaires qui contribuent au développement et à la démonstration des technologies nouvelles en réfrigération : Hydro-Québec (Laboratoire des technologies de l’énergie), CanmetÉNERGIE et Rio Tinto Alcan. Selon M. Poncet, ce programme de recherche présente des occasions de trouver d’autres sources de financement auprès de l’industrie et d’autres partenaires de recherche.

Présentement, l’équipe du professeur Poncet compte cinq étudiants au doctorat, un étudiant à la maîtrise et au moins cinq étudiants de premier cycle par année. Trois chercheurs d’Hydro-Québec, quatre de CanmetÉNERGIE et un de Rio Tinto Alcan, en plus de trois professeurs d’autres facultés de génie de l’Université de Sherbrooke, complètent l’équipe à titre de membres actifs du programme de recherche.

Chaque étudiant, supervisé par M. Poncet et un chercheur d’une organisation partenaire, travaille dans le cadre d’un projet de recherche appliquée qui conjugue les modélisations numériques de pointe effectuées à l’Université de Sherbrooke et les expériences correspondantes menées dans les installations d’un partenaire. L’objectif est de déceler la source principale des pertes d’énergie utile dans les composants des systèmes de réfrigération avant de mettre à l’essai de nouveaux concepts visant à atténuer de telles pertes.  

Le programme de recherche est divisé en trois volets ciblant la production, le stockage et le transport de l’énergie thermique dans trois composants des systèmes industriels de réfrigération.

Les membres de l’équipe planchent sur des éjecteurs supersoniques en vue de leur intégration aux cycles de réfrigération ou de la thermopompe. En parallèle, certains membres du groupe étudient la structure de l’écoulement des coulis de glace dans les échangeurs à géométrie complexe des systèmes de réfrigération pendant que d’autres s’intéressent à la caractérisation et à l’optimisation des propriétés thermophysiques de ces coulis de glace.

Le groupe du professeur Poncet étudie également la réfrigération magnétique, ce qui implique le développement d’un modèle pour la conception de la réfrigération magnétique et son optimisation thermodynamique et géométrique. « Nous cherchons à établir les avantages que poserait l’effet magnétocalorique dans la fabrication de réfrigérateurs domestiques de nouvelle génération, entre autres choses », indique le professeur Poncet. Il mentionne également que d’autres projets ont aussi été entrepris en marge du programme pour explorer les mêmes thèmes. L’un de ces projets est réalisé en partenariat avec Sigma Energy Storage dans le but de concevoir un prototype qui emmagasine des formes intermittentes d’énergie exploitant la microfluidique et la nanofluidique.

Les résultats préliminaires de ces projets ont déjà été présentés dans des revues scientifiques examinées par des pairs et dans le cadre de conférences internationales, confie M. Poncet, mais l’essentiel de la recherche est encore à venir. Il ajoute que l’équipe « continue à former ses étudiants du cycle supérieur, à publier les résultats à mesure qu’ils sont disponibles et à établir de nouveaux partenariats avec les universités et les partenaires de l’industrie ».

Demande de manifestation d’intérêt – échéance : 22 avril 2016

Ressources naturelles Canada demande aux organismes de formation intéressés par un contrat d’octroi de licence commerciale leur permettant de gérer la présentation des ateliers « Le gros bon $ens » destinés à des organisations des secteurs industriel, commercial et institutionnel dans l’ensemble du Canada de manifester leur intérêt. Pour de plus amples renseignements et pour présenter votre déclaration d’intérêt, veuillez consulter le site Web Commercialisation et occasions de concession de licences.

2016, la meilleure édition à ce jour du défi « People Power Challenge »

L’édition 2016 du défi « People Power Challenge » (PPC) promet d’être la meilleure jamais organisée, avec des prix avantageux remis aux gagnants et aux finalistes. Non seulement le défi PPC s’avère-t-il un excellent moyen d’intéresser le personnel aux initiatives de développement durable au travail, mais il offre en plus des prix substantiels en argent. Un prix de 6 000 $ sera décerné aux gagnants dans les catégories Grande entreprise et Petite à moyenne entreprise, alors que les finalistes obtiendront un prix de 3 500 $. De plus, des prix d’encouragement aux employés d’une valeur totalisant 6 000 $ seront distribués pendant toute la durée du défi.

Le PPC, à relever du 15 avril au 15 septembre 2016, et qui est administré par Partners in Project Green (PPG), est en fait un concours amical entre organisations qui met l’accent sur les initiatives de durabilité dans la région du Grand Toronto. PPG propose un programme clés en main comportant un cadre de travail et des incitatifs offerts au personnel dans le but de faire la promotion des objectifs de développement durable des entreprises.

Jennifer Taves, gestionnaire du programme PPG, explique que le défi est un moyen idéal pour susciter des idées novatrices visant à réduire les coûts d’exploitation d’une organisation et à améliorer son rendement sur le plan de l’environnement. De plus, la participation au défi provoque une effervescence dans les médias, ce qui est toujours une bonne nouvelle pour toute entreprise.

Les participants gagnent des points en recueillant des idées et l’engagement du personnel à s’investir dans un certain nombre d’activités. Des points sont attribués pour les mesures environnementales, comme le fait d’obtenir des employés qu’ils téléchargent l’application mobile proposée, et qu’ils mettent en pratique les conseils qu’on y trouve pendant toute la durée du défi; la mise en œuvre de projets favorisant le développement durable; et la participation aux événements et aux activités locales liés à la durabilité. Tous les points sont inscrits dans un bulletin en ligne facile à utiliser et à consulter.

Mme Taves explique que 12 entreprises ont participé au défi l’an dernier. Bentall Kennedy et Velcro Canada ont remporté les premiers prix, tandis que l’International Centre et le zoo de Toronto ont reçu les prix décernés aux finalistes. Pour le défi 2016, cinq entreprises sont déjà inscrites. « Nous nous attendons à un plus grand taux de participation pour le défi cette année », a indiqué Mme Taves.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer par courriel avec Jennifer Taves à l’adresse jtaves@trca.on.ca ou visiter le site Web People Power Challenge : www.partnersinprojectgreen.com/ppc2016 (en anglais seulement).

Nouveaux Leaders du PEEIC

Secteur de la fabrication générale

Triple H Hydronics – Calgary, Alberta (en anglais seulement)

Secteur des produits forestiers

Weyerhaeuser Company Limited (en anglais seulement)

            Head Office – Vancouver, British Columbia
            Kenora, Ontario
            Princeton, British Columbia

Calendrier des événements

Institut canadien de formation en énergie (CIET) – calendrier du printemps et de l’été

Gestionnaire de l’énergie certifié (CEM)
Toronto – 25-29 avril (en anglais)
Québec – 2-6 mai
Victoria – 2-6 mai (en anglais)
Vancouver – 9-13 mai (en anglais)
Toronto – 6-10 juin (en anglais)

Professionnel certifié en mesurage et vérification (CMVP)
Halifax –  4-6 mai (en anglais)
Vancouver – 25-27 mai (en anglais)

Auditeur énergétique certifié (CEA)
Toronto –  31 mai-3 juin (en anglais)

Utilisateur de RETScreen® certifié (CUR)
Toronto – 24-26 mai (en anglais)

Moteurs, entraînements à vitesse variable et efficacité énergétique
Toronto – 19 mai (en anglais)
Montréal – 26 mai

Management et efficacité énergétique
Toronto – 26 avril (en anglais)
Montréal –  8 juin

Professionnel certifié en contrats de performance énergétique (CPE)
Toronto – 3-6 mai (en anglais)

Appel d’idées d’articles

Votre entreprise a-t-elle adopté, avec succès, des mesures d’efficacité énergétique que vous aimeriez faire connaître aux lecteurs de L’Enjeu PEEIC? Proposez-nous vos idées d’article : communiquez avec Jocelyne Rouleau à l’adresse jocelyne.rouleau@canada.ca.

Si vous avez besoin de plus amples renseignements sur un article ou un programme, veuillez également communiquer avec Mme Rouleau à l’adresse courriel susmentionnée.

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