Enjeu PEEIC – Volume 19, no 12

Un événement à ne pas manquer, le Sommet de l’énergie 2016 : des idées à l’action

« Le Sommet de l’énergie 2016 permettra de développer le degré de connaissances et d’engagement des fabricants en matière d’efficacité énergétique et de durabilité », déclare Scott McNeil-Smith, directeur de la planification stratégique et de la communication du Consortium pour l’excellence manufacturière (EMC). L’événement, qui aura lieu à Niagara Falls les 17 et 18 mai, rassemblera les principaux experts du domaine de l’énergie au Canada afin qu’ils fassent part de leurs pratiques exemplaires et des innovations en matière d’efficacité énergétique dans le secteur industriel.

Un partenariat entre l’EMC et le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC), le Sommet de l’énergie 2016 : des idées à l’action s’appuie sur la réussite du Sommet de l’énergie 2014 et offre toute une panoplie de séances et d’occasions de réseautage et d’apprentissage de la part des premiers utilisateurs. « Plus précisément, l’événement présentera les ressources, outils et informations les plus récents, essentiels aux entreprises canadiennes qui souhaitent maximiser leur croissance et améliorer leurs bénéfices, tout en incluant l’énergie comme un élément de valeur », déclare M. McNeil-Smith.

Les séances présentées au Sommet couvriront une large variété de sujets, notamment les stratégies d’approvisionnement en énergie, la fabrication et les usines du futur, les réussites relatives à la norme ISO 50001, la démonstration de l’utilité des projets d’efficacité énergétique, les meilleures pratiques en matière de durabilité, et un concept « Dans l’œil du dragon » de l’efficacité énergétique. L’événement s’achèvera avec le souper gala du Prix de leadership du PEEIC, qui reconnaît les membres du PEEIC ainsi que les personnes et nouveaux dirigeants qui ont su adopter l’efficacité énergétique et trouver des solutions en matière d’énergie.

De plus, une présentation sur l’énergie permettra aux participants de découvrir les dernières innovations et des outils précieux en matière d’efficacité énergétique. M. McNeil-Smith ajoute que l’EMC et le PEEIC recherchent toujours des exposants et des commanditaires, indiquant que « ce Sommet sera extrêmement intéressant pour ces deux groupes d’acteurs grâce aux présentations de centaines d’entreprises. »

Toutes les personnes souhaitant discuter des occasions en matière de gestion énergétique et de pratiques exemplaires de durabilité avec des chefs d’entreprise et des experts dans le domaine de l’efficacité énergétique devraient participer au Sommet. Comme l’indique M. McNeil-Smith, le Sommet n’a pas seulement une grande valeur financière, mais il permet également aux participants d’acquérir et de partager des informations inestimables. De plus, il espère que les entreprises repartiront avec des idées qui leur permettront d’économiser des milliers de dollars peu de temps après la réunion.

Inscrivez-vous à la page www.emccanada.org/group_spaces/energy_summit pour apprendre comment mettre des idées d’économie d’énergie en pratique dès maintenant et à l’avenir.

Les personnes s’inscrivant en tant que Leaders du PEEIC d’ici le 31 janvier peuvent profiter d’un tarif préférentiel de 395 $ (tarif normal : 695 $).

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Anita Kuipers, agente principale de l’industrie, Office de l’efficacité énergétique, RNCan à l’adresse anita.kuipers@canada.ca.

Un deuxième système de transformation de boue d’usine de papier en énergie sera installé à Atlantic Packaging

Atlantic Packaging (en anglais seulement), un leader du PEEIC du secteur de la fabrication générale, se prépare à installer un système supplémentaire de transformation de boue d’usine de papier en énergie dans son usine de papier de Whitby, Ontario. Il s’agira du deuxième système installé; le premier ayant été installé dans l’un de ses deux établissements de Scarborough en 2012. Desiree Laparra, coordonnatrice des Services environnementaux, indique que la transformation de boue sur place était une étape logique pour l’entreprise, compte tenu des importants coûts annuels générés par le transport et l’élimination de 90 tonnes de boues par jour en moyenne pour l’ensemble des trois installations.

Les trois installations d’Atlantic Packaging fabriquent des produits de papier recyclé, et l’entreprise consomme 405 millions de kilowatts par heure (kWh) et 55 millions de mètres cubes de gaz naturel par an. Les besoins en vapeur de l’installation de Whitby sont actuellement approvisionnés par une usine de cogénération installée près du site, alors que les deux autres installations produisent la vapeur à partir de chaudières à gaz naturel sur place.

Adam Murree, le gestionnaire de l’énergie de l’entreprise, indique que le système qui sera bientôt installé est similaire à celui installé sur le site de Scarborough, sur Progress Avenue. Ce système, fourni par Precision Energy Services, utilise un lit de sable chaud fluidisé pour brûler la boue, créant ainsi de la vapeur pour l’usine. Le système de combustion de l’usine de Whitby devrait générer 40 000 livres de vapeur par heure grâce à environ 50 tonnes de boue par jour. Cela permettra à l’entreprise d’économiser environ 10 p. 100 des coûts d’approvisionnement en vapeur de l’usine. Le système est conçu pour supporter environ 240 tonnes de boue par joue à une teneur en humidité allant jusqu’à 60 p. 100.

M. Murree explique que la boue provient de diverses sources dans les usines. La clarification de l’eau provenant de l’usine par l’effluent et le désencrage des papiers adjacents sont les deux sources principales de la boue qui doit être traitée. Pour être préparée à la combustion, la boue est mélangée, floculée et pressée à une teneur en humidité d’environ 50 p. 100. M. Murree ajoute qu’environ 95 p. 100 de la boue est brûlée pour produire de la vapeur. Mme Laparra indique que la cendre volante produite par la combustion est vendue comme additif à ciment.

En plus des économies faites sur les coûts de transport, d’élimination et de gaz naturel, M. Murree indique que le système a permis de prolonger la durée de vie utile de la chaudière dans l’installation de Progress Avenue, et de réduire les coûts d’entretien de l’équipement associé. Il espère constater des améliorations similaires en matière de durée de vie utile de l’équipement et de bénéfices sur l’entretien à l’installation de Whitby.

« Ce deuxième projet de transformation de la boue en énergie a été approuvé en interne et la phase d’ingénierie est terminée », indique Mme Laparra, ajoutant que le système sera probablement mis en exploitation d’ici l’été 2016.

La Ferme Bois Mou gagne le Prix de développement durable en production laitière

La Ferme Bois Mou a récemment remporté le quatrième Prix de développement durable en production laitière. La ferme, située à St-Félix-de-Kingsey au Québec, appartient à Mario Lefebvre et Denise Joyal. Le prix de 2 000 $ est accordé chaque année par les Producteurs laitiers du Canada en reconnaissance des pratiques durables adoptées par la ferme.

Le couple a mis en œuvre un certain nombre de pratiques exemplaires pour gérer de façon durable son cheptel laitier, ses terres et ses ressources en eau, ainsi que les déchets de la ferme. Par exemple, M. Lefebvre et Mme Joyal récupèrent l’eau de leur refroidisseur à plaques pour la transformer en eau potable pour leurs vaches. De plus, pour éviter tout gaspillage d’eau, un minuteur a été installé pour éteindre la pompe si une canalisation de la grange lâche. Pour réduire les frais de carburant entraînés par le transport et le volume des déchets, les déchets plastiques de l’ensilage de la ferme et des fermes environnantes sont compactés avant d’être transportés au dépôt.

Dans les champs, Mme Joyal et M. Lefebvre n’ont quasiment aucune érosion des sols grâce à une bande tampon de cinq mètres installée pour prévenir l’érosion et empêcher le fumier, l’engrais et les herbicides de pénétrer dans le cours d’eau local. Le couple a également adopté la culture sans labour dans ses champs, et ce, depuis 2006. La Ferme Bois Mou a élaboré un plan de fertilisation agroenvironnemental en 1998 qui est régulièrement mis à jour. En 2014, le couple a commencé à utiliser un service de cartographie par satellite pour appliquer efficacement la chaux et l’engrais afin d’assurer la santé optimale des sols et de réduire les coûts des facteurs de production. De plus, des plantes de couverture sont plantées pour améliorer la rétention des nutriments des sols et réduire la consommation d’herbicide et les coûts associés en diminuant la quantité de mauvaises herbes.

Les deux finalistes du prix, qui ont reçu 1 000 $ chacun, étaient Dwayne et Becky Perry de Perryhill Farm Inc. à Perry Settlement, au Nouveau-Brunswick et Nelson Dinn du Centre d’études et de recherches sur les produits laitiers de l’Université de la Colombie-Britannique à Agassiz, en Colombie-Britannique.

Consultez la version intégrale de l’histoire à la page www.foodincanada.com/food-business/quebec-dairy-farm-wins-sustainability-award-131754/ (en anglais seulement).

Des ateliers sur l’industrie minière s’attaquent aux questions de l’efficacité énergétique de la fragmentation

Un certain nombre de récents ateliers ont traité des questions sur l’efficacité énergétique et l’utilisation de l’énergie consommée par les procédés de fragmentation miniers. Carl Weatherell, directeur général et président-directeur général du Conseil canadien de l’innovation minière (CCIM), déclare que les ateliers visaient à faire évoluer le développement de technologies conçues pour relever ces défis.

La fragmentation représente environ 4 p. 100 de la consommation mondiale d’énergie, et pourtant n’est efficace qu’à 5 p. 100, au mieux, la chaleur perdue représentant la majeure partie de l’énergie gaspillée. En raison du coût en capital élevé des circuits de broyage existants, aucune modification ne peut être apportée à ces systèmes, mais, comme l’explique M. Weatherell, on peut mettre en place une récupération de l’énergie perdue. Cependant, la capture et la transformation de cette source énergétique à faible teneur restent considérées comme le Saint Graal compte tenu du manque de technologie et des limites physiques et chimiques liées à l’état du vecteur de chaleur perdue (c.-à-d. liquide ou air).

Le premier atelier de cette série d’événements, organisé en septembre à Toronto, était un effort commun du CCIM et de la Coalition for Eco-Efficient Comminution (CEEC). Selon M. Weatherell, l’atelier a été conçu pour lancer une alliance stratégique entre les deux organisations et parvenir à une harmonisation en matière d’efficacité énergétique de la fragmentation. « L’atelier avait pour objectif de nous faire avancer vers un futur possible », déclare M. Weatherell.

Les cinquante-sept participants de l’industrie minière ont d’abord pris part à une présentation de la courbe d’énergie de la CEEC, qui offrait aux entreprises une analyse comparative de leur position internationale en matière d’efficacité énergétique dans le domaine de la fragmentation. Cette présentation précédait une discussion sur les mesures de contrôle avancées, notamment les technologies existantes et les innovations en cours de développement qui peuvent améliorer l’efficacité énergétique dès maintenant et à l’avenir. La troisième partie de l’atelier visait à étudier la récupération de l’énergie à faible teneur perdue et mettait en lumière les travaux de mesure réalisés par CanmetMINES de RNCan. CanmetMINES enquête sur les procédés au cours desquels l’énergie est gaspillée et sur sa valorisation.

L’atelier s’est conclu par un examen préliminaire de l’étude d’évaluation des technologies du CCIM. M. Weatherell a déclaré que l’étude tentait de répondre à la question suivante : « Quelle technologie, ou combinaison de technologies, existante ou nouvelle, peut nous apporter un circuit de fragmentation qui fonctionne à un taux d’efficacité énergétique de 50 p. 100? »

Selon M. Weatherell, l’atelier de septembre a suscité plus d’intérêt envers le projet de la courbe d’énergie du CEEC et le défi de la récupération de l’énergie perdue. « Nous discutons également d’approches nationales potentielles pour relever ce défi délicat avec Technologies du développement durable du Canada, des sociétés de capital-risque et d’autres intervenants. »

Les deuxième et troisième ateliers, tous deux organisés le 4 novembre à Markham, en Ontario, ont été proposés en association avec l’Association canadienne des exportateurs d’équipements et services miniers (CAMESE). Le premier atelier visait à « faire évoluer les discussions entre l’industrie minière et ses fournisseurs », déclare M. Weatherell. Des présentations proposées par de hauts représentants de l’industrie minière visaient à améliorer la compréhension des activités minières par les fournisseurs et, plus particulièrement, l’analyse de rentabilité de la technologie; les principaux enjeux de l’industrie; et le fait qu’un partenariat avec l’industrie est nécessaire pour permettre l’évolution de technologies plus pertinentes.

Le troisième atelier consistait en des discussions sur le procédé traditionnel d’approvisionnement et était dirigé par la CAMESE. M. Weatherell indique que le quatrième atelier prévu, qui devait rassembler les fournisseurs et les représentants de l’industrie sur le thème du développement des technologies de récupération des déchets énergétiques à faible teneur provenant de la fragmentation, n’a pas eu lieu étant donné qu’il n’existe presque aucune technologie capable de régler ce problème.

Les ateliers de novembre ont permis d’établir d’importantes alliances, comme l’explique M. Weatherell, qui sont essentielles « pour faire évoluer la discussion et l’approche entre les fournisseurs et l’industrie afin de relever les défis actuels ». Selon les commentaires positifs au sujet de ces ateliers, le CIMC et la CAMESE prévoient d’organiser un événement encore plus important l’an prochain. Toutes les réunions ont permis d’améliorer la reconnaissance selon laquelle le problème de la récupération de l’énergie est bien plus important que prévu et nécessite la participation d’acteurs supplémentaires.

Rejoignez le nouveau groupe LinkedIn du PEEIC

Le PEEIC rend le réseautage et le partage de pratiques exemplaires encore plus facile pour ses membres. L’organisation a mis en place une communauté gérée sur LinkedIn. De nombreux Leaders du PEEIC utilisent déjà LinkedIn et profitent de cet outil des médias sociaux.

L’objectif du groupe LinkedIn du Programme d’économies d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC) est d’offrir des occasions supplémentaires d’échanger sur l’efficacité énergétique dans le secteur industriel. Le groupe LinkedIn répondra aux questions soulevées, fera la promotion de programmes, services, outils ainsi que de l’efficacité énergétique et des conférences, ateliers et webinaires consacrés à ce thème.

Inscrivez-vous à l’aide du lien suivant pour devenir un membre de ce nouveau groupe : www.linkedin.com/groups/8246230 (en anglais seulement).

Leaders du PEEIC

Secteur de la fabrication générale

Pro-Flange Limited – Cambridge (Ontario) (en anglais seulement)
Toronto Stamp Inc. – Toronto (Ontario) (en anglais seulement)

Secteur de la production d’hydrocarbure en amont

Encana Corporation – Calgary, Alberta (en anglais seulement)

Ateliers de gestion de l’énergie « Le gros bon $ens » – calendrier de l’hiver

Ateliers offerts en  collaboration avec Langara College
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offerts en anglais seulement
Pour vous inscrire, appelez le Bureau d’inscription pour la formation continue de Langara College au 604-323-5322

Découvrir les occasions d’économiser l’énergie
Date : 29 janvier

Gérance énergétique
Date : 26 février

Remise au point des bâtiments
Date : 11 mars

Financement de l’efficacité énergétique
Date : 25 mars

Avis : Il faut prévoir de huit à dix semaines pour les étapes, depuis la planification jusqu’à la prestation, d’un atelier personnalisé « Le gros bon $ens ».

Appel d’idées d’articles

Votre entreprise a-t-elle adopté, avec succès, des mesures d’efficacité énergétique que vous aimeriez faire connaître aux lecteurs de L’Enjeu PEEIC? Proposez-nous vos idées d’article : communiquez avec Jocelyne Rouleau à l’adresse jocelyne.rouleau@canada.ca.

Si vous avez besoin de plus amples renseignements sur un article ou un programme, veuillez également communiquer avec Mme Rouleau à l’adresse courriel susmentionnée.

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