Bulletin L'Enjeu PEEIC - Volume19, No. 1

L’Enjeu PEEIC – VOLUME 19, No 1

Remarque à nos lecteurs : Le présent bulletin est le premier d’une nouvelle série diffusée par volume et numéro.

Comme d’habitude, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires. Envoyez-nous un courriel et dites-nous ce que vous en pensez.

Certification des auditeurs en chef ISO 50001

Le Canada et les États-Unis mènent de concert un projet d’envergure mondiale chapeauté par le Global Superior Energy Performance Partnership (en anglais seulement) afin de mettre au point un système de certification des auditeurs en chef ISO 50001 qui satisfait aux exigences d’accréditation de la norme ISO/IEC 17024.

Pour appuyer cette initiative, le Groupe CSA et Ressources naturelles Canada (RNCan) organisent une formation spéciale d’une durée de cinq jours suivie d’un examen pour la certification des auditeurs en chef ISO 50001 au cours de la semaine du 23 mars 2015. Le cours aura lieu au centre de formation du Groupe CSA situé au 5060, Spectrum Way, à Mississauga, en Ontario.

Les candidats qui satisfont aux exigences sur le plan de la formation scolaire et de l’expérience, et qui réussiront l’examen, obtiendront le titre d’auditeur en chef ISO 50001. Les groupes ou les particuliers intéressés à suivre la formation sont invités à s’inscrire sur le site Web du Groupe CSA à l’adresse shop.csa.ca/fr/canada/page/home ou en téléphonant au
1-800-463-6727.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Olivier Cappon, gestionnaire de portefeuille, Durabilité et électricité, Groupe CSA, par courriel à olivier.cappon@csagroup.org.

Franc succès de l’atelier sur l’intégration des procédés pétroliers et gaziers en amont

Depuis qu’elle a été adaptée pour répondre aux besoins de l’industrie, la formation sur l’intégration des procédés (IP) retient de plus en plus l’intérêt du secteur de l’exploitation pétrolière et gazière en amont. Le premier atelier sur mesure sur l’IP, tenu en novembre 2014 à Calgary, a été commandité par le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC), Suncor et l’Alberta Energy Efficiency Alliance. L’événement a réuni 15 participants de Suncor, Devon Canada, Canadian Natural Resources Limited, ConocoPhillips et SNC-Lavalin.

« Offrir à nos employés un accès à de la formation sur les techniques d’intégration des procédés s’inscrit dans la quête de l’excellence opérationnelle de Suncor. En participant aux séances de formation offertes par RNCan et en utilisant les outils qu’on y met à notre disposition, nous espérons découvrir de nouvelles façons d’améliorer l’efficacité de nos activités, de réduire les coûts liés à l’énergie et les émissions de gaz à effet de serre », explique Doug Evans, directeur général, Services techniques, chez Suncor.

Philippe Navarri, gestionnaire principal de projet, Intégration des procédés, CanmetÉNERGIE, l’un des formateurs de l’atelier, a indiqué que les sujets abordés durant la formation comprenaient les étapes nécessaires pour mener à bien une étude d’intégration des procédés, de la collecte des données à l’usine à la définition du projet, en passant par l’évaluation du rendement énergétique, la récupération de la chaleur résiduelle produite par les systèmes de distribution, ainsi que les concepts de l’analyse Pinch visant l’analyse et l’optimisation de l’utilisation de la chaleur à des fins industrielles. On a présenté également, dans le cadre de l’atelier, des études de cas du secteur pétrolier et gazier en plus d’offrir une expérience pratique. Chaque participant a aussi eu l’occasion d’utiliser le logiciel INTEGRATION, conçu par CanmetÉNERGIE, dont il a reçu une copie à la fin de l’atelier.

Maureen Pellettier, directrice du réseau d’excellence technique de Suncor en matière d’efficacité énergétique (STEN), explique que la motivation d’organiser l’atelier de Calgary leur est venue d’un commentaire de RNCan relativement à la formation sur l’intégration des procédés à laquelle ont participé plusieurs ingénieurs de la raffinerie de Suncor à Montréal. Jean-Simon Bourret, ingénieur et gestionnaire responsable des procédés de l’installation, a déclaré que « la formation sur l’intégration des procédés avait été bénéfique. Depuis que nous avons suivi la formation en 2012, nous avons mis en place de nouveaux échangeurs de chaleur à notre raffinerie de Montréal avec l’aide du logiciel INTEGRATION de CanmetÉNERGIE. »

Offrir des ateliers sur l’IP au secteur pétrolier et gazier en amont constitue une étape importante en vue d’accroître la sensibilisation et de renforcer les capacités d’intégration des procédés au sein de l’industrie, fait valoir M. Navarri. « L’IP procure une approche systématique qui peut être très profitable pour le secteur sur le plan des économies d’énergie et de la réduction des émissions de GES. »

Les participants à l’atelier de Calgary sont conscients de ces avantages éventuels. « Nous avons reçu beaucoup de commentaires positifs; les participants ont vite constaté les avantages que procure cette approche pour leurs installations », a-t-il ajouté. Les participants ont aussi apprécié que soient jumelés la théorie et les exercices pratiques avec le logiciel INTEGRATION, puisque l’outil permet aux utilisateurs d’analyser rapidement le rendement du réseau d’échangeurs de chaleur en place, de déterminer les possibilités de récupération de chaleur et d’évaluer divers scénarios en vue d’optimiser l’utilisation de la chaleur dans l’ensemble de l’installation en plus de favoriser l’efficacité énergétique.

Une séance d’introduction à l’IP d’une durée de quatre heures a également été organisée en décembre 2014 pour les conseillers en efficacité énergétique du réseau STEN qui n’avaient pu être présents à l’atelier de novembre, afin de leur offrir un aperçu des sujets abordés.

Mme Pellettier résume ainsi le succès remporté à la fois par l’atelier tenu en novembre et la séance d’introduction : « Ces deux événements viennent appuyer les efforts déployés par Suncor pour l’amélioration de l’efficacité énergétique. »

La planification d’un autre atelier sur l’IP pour le secteur de l’exploitation pétrolière et gazière en amont est déjà en cours. L’atelier devrait être offert en mars 2015.

Pour de plus amples renseignements sur la façon dont votre installation pourrait profiter de l’intégration des procédés, visitez le site Web de Ressources naturelles Canada.

Photo des participants à l’atelier

Participants à l’atelier sur l’intégration des procédés tenu en novembre 2014.

 

La restructuration du système d’air comprimé entraîne des économies chez Boeing Canada Winnipeg

Un nouveau système d’air comprimé chez Boeing Canada Winnipeg a aidé l’installation à réduire considérablement ses coûts d’exploitation. Le projet a également permis à l’installation de remporter une distinction au sein de la société mondiale Boeing à titre de meilleur projet d’amélioration.

Gerry Glor, ingénieur en fabrication de l’installation, explique que les pièces composites sont cuites dans d’immenses autoclaves qui doivent être pressurisés à l’air comprimé. À la suite d’une vérification du système d’air comprimé, on a découvert que les compresseurs centrifuges en place ne fournissaient que 3 000 pieds cubes d’air par minute (pi³/min) même si deux autoclaves supplémentaires avaient accru la demande à 5 500 pi³/min.

De plus, le système existant produisait des pics élevés et des creux profonds durant la production régulière. En outre, lorsqu’ils n’étaient pas en mode de production, les deux compresseurs fonctionnaient en un mode de purge très inefficace. Les autoclaves supplémentaires auraient nécessité l’utilisation d’un troisième compresseur et l’achat d’un quatrième.

M. Glor confie que les problèmes de capacité des compresseurs centrifuges ont fourni l’occasion pour la restructuration du système. Installé au début de 2014, le nouveau système comprend quatre compresseurs rotatifs à vis (deux à EVV [entraînement à vitesse variable] d’une puissance de 225 hp et deux de 100 hp) ainsi que deux précompresseurs (50 hp à haute pression) pour fournir suffisamment d’air dans l’usine et aux autoclaves.

Plutôt que de laisser fonctionner en continu les compresseurs pour alimenter les autoclaves, l’air requis est désormais emmagasiné à une pression pouvant atteindre 280 lb/po² dans deux réservoirs d’une capacité de 25 000 gallons américains (gallons US) installés à l’extérieur de la chambre des compresseurs. À la demande d’air comprimé, les réservoirs fournissent jusqu’à 5 500 pi³/min d’air, soit l’équivalent d’un compresseur d’une capacité de 1 375 hp.

De plus, un système de gestion de la demande, conçu par Manitoba Hydro pour faire le suivi des pointes de puissance, enclenche les précompresseurs pour répondre à la demande accrue en période de pointe. Le système diminue le coût associé à l’air emmagasiné d’environ 25 p. 100. On a également installé des tuyaux surdimensionnés dans le but de réduire les pertes de pression attribuables aux tuyaux de l’ensemble du réseau de distribution.

Un système novateur de séquençage contrôle les compresseurs, à l’instar de la régulation précise des EVV dont sont dotés les moteurs des compresseurs. En règle générale, un seul des quatre principaux compresseurs fonctionne pendant qu’un autre alimente les autoclaves, qui puisent au besoin dans l’air emmagasiné. Le personnel chez Boeing Winnipeg a également pris soin de colmater les fuites d’air des compresseurs et de mieux gérer les utilisations finales, ce qui a permis de réduire le débit d’air moyen qui est passé de 750 à 425 pi³/min.

Le nouveau système consomme environ 669 000 kilowattheures (kWh) avec une pointe de 285 kilovoltampères (kVA). « Le système offre une plus grande souplesse, requiert beaucoup moins d’entretien et présente une moins forte intensité énergétique », fait valoir M. Glor. Il permet également de pressuriser les autoclaves environ trois fois plus rapidement par rapport à l’ancien système, ce qui diminue le temps de fonctionnement. L’air comprimé sert aussi à faire fonctionner d’autres pièces d’équipement pneumatique dans l’installation sans perte de pression.

M. Glor indique que les projets en cours et à venir visent à éliminer le refroidissement de l’eau à passage unique et à optimiser les systèmes de pressurisation d’azote des autoclaves. Les systèmes d’azote et d’air comprimés des autoclaves pourraient éventuellement faire encore l’objet d’améliorations pour répondre aux besoins d’un autre autoclave actuellement en construction.

Layfield Group adopte les EFV

Layfield Group, un fabricant de produits environnementaux établi à Richmond, en Colombie-Britannique, est emballé par les mécanismes à entraînement à fréquence variable (EFV). « C’est un investissement au début, mais nous avons vu des périodes de récupération de moins d’un an », confie le gestionnaire de projet et de la maintenance, Dave Brandle, en expliquant que les systèmes d’air comprimé, de refroidissement de l’eau, d’extrusion et de ventilation de l’installation ont tous déjà été dotés d’EFV ou le seront prochainement.

Une vérification énergétique réalisée en 2012 dans l’installation de 50 000 pieds carrés avait permis à l’entreprise de cibler certains aspects propices à une amélioration de l’efficacité. Ainsi, plusieurs compresseurs à vitesse unique ont été remplacés par un compresseur à vitesse unique et un modèle à EFV – ce dernier pouvant répondre amplement aux demandes de base. Ce projet d’amélioration, financé à l’aide d’un incitatif du programme PowerSmart de BC Hydro qui a couvert 75 p. 100 des coûts, a entraîné des économies d’environ 130 000 kWh par année. « Le système d’air comprimé amélioré correspond désormais à la charge dont nous avons besoin; par conséquent, nous ne gaspillons plus d’argent ni d’énergie pour produire de l’air comprimé que nous n’utilisons pas », affirme M. Brandle.

De plus, trois des quatre moteurs des refroidisseurs d’eau ont été améliorés à l’aide de mécanismes d’entraînement à vitesse variable, ce qui a entraîné des économies d’environ 60 p. 100. L’extrudeuse de l’installation a aussi fait l’objet de travaux de modernisation pour pouvoir fonctionner à des vitesses variables. Par ailleurs, tous les moteurs des ventilateurs seront remplacés par des moteurs à EFV au cours des dix prochaines années. M. Brandle indique que l’entreprise a de nouveau eu recours au programme PowerSmart de BC Hydro pour réaliser des économies considérables d’énergie.

Les succès du Layfield Group réalisés grâce aux EFV ont fait l’objet d’une nouvelle fiche de renseignements sur les EFV publiée par le Consortium for Energy Efficiency dans le cadre de sa campagne d’information intitulée Motor Decisions Matter (en anglais seulement), qui souligne les économies potentielles que peuvent offrir les mécanismes d’EFV en réduisant la vitesse du moteur pour correspondre à la charge entraînée.

La fiche de renseignements aide les décideurs à simplifier leurs options avant d’investir dans l’efficacité énergétique, et on y mentionne que la plupart des installations qui comportent des réseaux de distribution d’air ou d’eau auraient intérêt à prendre le temps d’évaluer les coûts et les avantages liés à l’installation d’EFV. La fiche présente un résumé de l’équipement qui se prêterait le mieux à une amélioration au moyen d’EFV et rappelle que ces mécanismes doivent être jumelés adéquatement à l’équipement en place pour tirer le meilleur parti des EFV.

Layfield Group a décidé que les avantages compensaient largement les coûts. « Nous prévoyons investir 10 millions de dollars dans la modernisation de l’usine, et tous les projets comprendront des mécanismes d’entraînement à haut rendement et la technologie de pointe », confie M. Brandle. Il souligne que l’entreprise œuvre « dans le secteur de l’environnement, et qu’elle est par conséquent tenue de réduire son empreinte écologique; elle a pour objectif d’utiliser le moins de ressources possible au plus bas coût. »

Pour lire la fiche de renseignements, consulter la page www.motorsmatter.org/index.asp (en anglais seulement).

Le chef de la direction de Produits forestiers Résolu nommé dans la liste Clean50 du Canada

« Les principes et les objectifs de durabilité structurent notre vision, nos valeurs et notre façon de mener nos affaires et d’accomplir nos activités quotidiennes », déclare Richard Garneau, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu inc. Récemment, M. Garneau a été nommé dans la liste Clean50 du Canada pour le secteur de la fabrication et du transport.

Clean50 est un groupe de chefs de file reconnus par le Delta Management Group pour souligner le travail exceptionnel dans le domaine du développement durable et des technologies propres au Canada. « Le prix Clean50 ainsi que d’autres distinctions analogues qui nous ont été attribuées reconnaissent les efforts constants que nous faisons pour être un fournisseur durable pour nos clients et un partenaire de l’action citoyenne dans les collectivités où nous vivons et travaillons », de dire M. Garneau. Il ajoute que « ce prix représente un appui important à l’approche commerciale et aux stratégies de durabilité adoptées par Résolu, qui sont directement liées et interdépendantes. » 

Produits forestiers Résolu fabrique un large éventail de produits, notamment du papier journal, des papiers pour usages spéciaux, de la pâte commerciale et des produits du bois. L’entreprise compte 20 usines de pâtes et papiers en plus de neuf centrales énergétiques au Québec et en Ontario.

M. Garneau mentionne que les principes et les objectifs de durabilité ont façonné la vision de l’entreprise et ses valeurs. S’inspirant de cette philosophie, dès la fin de 2013, l’entreprise avait réalisé des économies d’énergie considérables et réduit de 67,5 p.100 ses émissions de GES par rapport aux niveaux de base de l’an 2000.

Ces réalisations sont le résultat d’investissements substantiels visant à passer à des sources d’énergie plus respectueuses de l’environnement et à améliorer l’efficacité énergétique. À titre d’exemple, Produits forestiers Résolu a financé la conversion du mazout lourd au gaz naturel de son usine de Saint-Félicien, au Québec, à hauteur de 10 millions de dollars. L’an dernier, l’entreprise a augmenté la cadence en achetant quatre centrales énergétiques, notamment une installation de cogénération évaluée à 65 millions de dollars et d’une capacité de 51 mégawatts (MW) située à Thunder Bay, en Ontario. « En plus de produire des revenus grâce aux ventes externes d’une partie de l’énergie produite, la cogénération nous permet d’optimiser l’utilisation d’une source d’énergie renouvelable », fait valoir M. Garneau.

Il fait également remarquer que l’entreprise applique les cibles SMART (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et temporelles) pour favoriser l’amélioration continue. Les projets d’avenir comprennent la réduction absolue de 65 p. 100 des émissions de GES en 2015 par rapport aux niveaux de base de 2000, et le développement et l’offre de produits à faible empreinte GES aux clients de Résolu.

M. Garneau termine en citant la vision à long terme de l’entreprise en matière de développement durable : « Lorsque nous prenons soin d’équilibrer nos priorités sur le plan environnemental, social et économique, cela renforce notre compétitivité, faisant de Résolu un fournisseur de choix pour nos clients et un partenaire responsable dans les collectivités où nous vivons et travaillons. »

Un nouvel outil offre un guichet unique pour la formation en matière d’efficacité énergétique

« À notre avis, les carrières en efficacité énergétique deviendront de plus en plus populaires à mesure que les gouvernements et le grand public prendront conscience que ce domaine s’avère le meilleur moyen d’économiser l’énergie et de préserver l’environnement, et la formation est essentielle pour s’intégrer à cette tendance », déclare Elizabeth McDonald, présidente et chef de la direction de l’Alliance de l’efficacité énergétique du Canada (CEEA).

Les prévisions de Mme McDonald s’appuient sur les données de l’Alliance to Save Energy (ASE) des États-Unis, qui prévoit que l’efficacité énergétique pourrait créer 1,3 million d’emplois d’ici 2030. La main-d’œuvre de demain doit être prête et le nouvel outil de la CEEA, EE Education Tool (en anglais seulement), a été conçu pour répondre à ce besoin. Il prend la forme d’un guichet unique où l’on trouve tous les cours, certificats et programmes relatifs à l’efficacité énergétique offerts au Canada. « L’outil, lancé à la fin de septembre 2014, réunit en un même site toutes les ressources éducatives – universités, collèges et formations techniques », indique Rebecca Isowa, membre du conseil d’administration de la CEEA et directrice du service des programmes du Collège Seneca de Toronto.

« Nous savions que des cours étaient offerts partout au Canada et nous voulions nous assurer que toute personne intéressée – peu importe son lieu de résidence – ait accès aux cours et aux formations pour faciliter le choix d’une carrière dans le domaine de l’efficacité énergétique », confie Mme Isowa. « L’outil en ligne aidera les Canadiens à comprendre les avantages associés à l’efficacité énergétique et surtout qu’elle peut avoir une incidence positive sur la rentabilité d’une entreprise, d’un pays ou d’un individu », ajoute Mme McDonald.

L’outil EE Education Tool dresse la liste des cours offerts dans les collèges d’études supérieures et les universités ainsi que des programmes de perfectionnement ou de formation à l’intention des professionnels et des étudiants. L’outil propose des centaines de cours, de certificats et de programmes d’études supérieures axés sur l’efficacité énergétique; il est possible d’effectuer une recherche en fonction de l’établissement, de la ville et du titre de compétences.

Pour de plus amples renseignements au sujet de l’outil EE Education, consulter la page http://energyefficiency.org/educational-resources/ (en anglais seulement).

L’atelier organisé par la Coalition for Eco-Efficient Comminution offre des occasions propices à la collaboration

« La CEEC fournit une tribune afin d’inciter le secteur minier à la collaboration », explique Craig Haight, coordonnateur de l’énergie à l’usine Highland Valley Copper de Teck, à l’issue d’un atelier de deux jours tenu récemment à Vancouver, en Colombie-Britannique, organisé par la Coalition for Eco-Efficient Comminution (CEEC).

La CEEC est une initiative mondiale qui s’est donné le mandat d’accélérer la mise en œuvre des pratiques exemplaires en matière de fragmentation éconergétique en faisant la promotion de la recherche et des avantages de telles pratiques pour l’industrie. À cette fin, l’organisme met à la disposition des industries les versions les plus récentes des articles scientifiques et des rapports d’études sur le terrain.

La mission de la CEEC cadre parfaitement avec les objectifs de développement durable de l’usine Highland Valley Copper de Teck, mentionne M. Haight, en ajoutant que son entreprise s’était attaquée au problème que posent les paramètres de rendement énergétique pour le circuit de fragmentation. « Les paramètres classiques utilisés pour procéder à l’analyse comparative du rendement énergétique ne permettent pas de brosser un tableau complet. En participant à l’atelier offert par la CEEC, nous avons découvert que nous n’étions pas la seule mine intéressée à développer des paramètres plus complets. »

Gareth Clarke, gestionnaire du secteur minier, BC Hydro, qui a également participé à l’atelier de la CEEC, renchérit avec ce qui suit : « Comme nous visons à réduire la consommation d’électricité dans le secteur minier, nous reconnaissons la valeur des travaux de la CEEC sur les nouvelles technologies de fragmentation. » Il ajoute que, selon les estimations très approximatives de BC Hydro, l’amélioration du processus de fragmentation laisse supposer qu’une mine en activité pourrait économiser au moins 10 p. 100 des coûts liés à l’énergie, et qu’une mine nouvellement conçue pourrait réaliser une réduction de 50 p. 100 de ces coûts.

M. Haight a apprécié l’atelier, mentionnant qu’« en s’intéressant à la fragmentation, l’atelier de la CEEC a permis aux participants de partager davantage de renseignements qu’il n’aurait été possible de le faire dans le cadre d’une conférence courue ou au sein d’une association investie d’un mandat élargi. Les participants ont pu se concentrer sur les obstacles pertinents et les technologies affichant un fort potentiel. » 

Il mentionne que le message clé communiqué lors de l’atelier s’articulait autour de l’importance de développer des paramètres et des méthodes pour l’analyse comparative du rendement énergétique. Comme plusieurs facteurs peuvent avoir une incidence sur le processus de fragmentation, il est important de disposer de paramètres appropriés et comparables pour effectuer une analyse comparative au sein des entreprises et entre ces dernières. M. Clarke ajoute que les participants à l’atelier ont répertorié les défis à relever et les possibilités qu’offre le processus de fragmentation et qui contribueront à établir les orientations et les priorités de la CEEC pour les deux prochaines années.

Selon M. Haight, la CEEC est un véhicule idéal pour appuyer le développement durable dans le secteur minier en partageant les principes de l’excellence opérationnelle et les pratiques exemplaires. « Plus les entreprises se joindront à la CEEC et prendront part à des ateliers comme celui-ci, plus grande sera la collaboration et plus importants seront les changements positifs qui s’ensuivront. »

M. Clarke conclut en disant que la CEEC peut devenir un acteur important dans la transformation du marché. Il confie que BC Hydro suivra de près les activités de la CEEC qui s’inscrivent dans les objectifs de gestion de l’énergie dans l’industrie visés par BC Hydro et que le service public sera à l’affût des occasions de collaboration. « Nous espérons que la CEEC amorcera des changements d’avant-garde. »

Webinaire du PEEIC : Systèmes de production combinée de chaleur et d’électricité

Date : 26 février – séance en anglais – séance en français à déterminer
Heure : 13 h (HNE)
Endroit : en ligne, donné par l’entremise de votre navigateur Web
Durée : 90 minutes
Coût : gratuit

Profitez de cette occasion pour être informé directement des façons dont les systèmes de production combinée de chaleur et d’électricité procurent d’importantes occasions d’efficacité énergétique.

Les méthodes classiques de production indépendante de chaleur et d’électricité ont une efficacité combinée type de 45 p. 100, alors que les systèmes de cogénération peuvent fonctionner à des niveaux d’efficacité aussi hauts que 80 p. 100.

Participez à ce webinaire pour savoir comment St. Marys Cement utilise des systèmes de production combinée de chaleur et d’électricité pour accroître l’efficacité de leurs activités et apprendre comment votre entreprise pourrait profiter de la mise en œuvre d’un tel système. 

 Ordre du jour 

  1. Introduction et aperçu du Programme d’économies d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC) de Ressources naturelles Canada
  2. Systèmes de production combinée de chaleur et d’électricité : en quoi consistent-ils et quels sont leurs avantages?
  3. Étude de cas industrielle  -St. Marys Cement
  4. Conclusion et questions et réponses

Animateurs

Bruce Clements, chef d’équipe, Technologie évoluée de commandes et simulation, Ressources naturelles Canada 

Martin Vroegh, directeur, Affaires environnementales, St. Marys Cement

Craig Clydesdale, président et chef de la direction, MCS Energy

S’inscrire en cliquant ICI

Pour de plus amples renseignements, communiquer par téléphone avec Natalie Bourdeau-Legris au 613-944-4782 ou par courriel à natalie.bourdeau-legris@nrcan-rncan.gc.ca.

Les Leaders du PEEIC se verront accorder la priorité. Obtenez plus de renseignements sur les façons de devenir un Leader du PEEIC en cliquant ici.

Ateliers « Le gros bon $ens » – calendrier de l’hiver et du printemps

Systèmes d’information sur la gestion de l’énergie
Date : 28 février
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Remise au point des bâtiments
Date: 14 mars
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Financement de l’efficacité énergétique
Date: 28 mars
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Pour vous inscrire, appelez le Bureau d’inscription pour la formation continue de Langara College au 604-323-5322

Avis : Il faut prévoir de huit à dix semaines pour les étapes, depuis la planification jusqu’à la prestation, d’un atelier personnalisé « Le gros bon $ens ».

Calendriers des activités

Appel d’idées d’articles

Votre entreprise a-t-elle adopté des mesures d’efficacité énergétique que vous aimeriez faire connaître aux lecteurs de L’Enjeu PEEIC? Proposez-nous vos idées d’article : communiquez avec Jocelyne Rouleau à l’adresse jocelyne.rouleau@rncan-nrcan.gc.ca.

Si vous avez besoin de plus amples renseignements sur un article ou un programme, veuillez également communiquer avec Mme Rouleau à l’adresse susmentionnée.

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