Bulletin L'Enjeu PEEIC - Décembre 2014

Bulletin L'Enjeu PEEIC

Décembre 2014 Vol. XVIII, no10

Toyota prévoit construire une usine de cogénération afin de réduire sa demande sur le réseau dans le sud de l’Ontario

« Avec notre projet de cogénération au gaz naturel, nous pourrons réduire nos coûts d’énergie, diminuer notre demande locale en électricité et améliorer notre efficacité, tout en réduisant les coûts de production de nos véhicules », affirme Pete Leonard, gestionnaire des installations dans les usines de Toyota Motor Manufacturing Canada (TMMC) de Cambridge et Woodstock.

La cogénération, ou production combinée de chaleur et d'électricité, permet de produire de la chaleur et de l’électricité à partir d’une seule source de combustible. Elle est considérée comme une méthode de production d’électricité hautement efficace. Les systèmes de cogénération peuvent utiliser une variété de combustibles, y compris les gaz industriels résiduels et les gaz des sites d’enfouissement. Le combustible fait tourner un moteur ou une turbine, qui commande un alternateur capable de produire de l’électricité et de la chaleur. Le procédé de cogénération récupère cette chaleur perdue pour produire de la vapeur ou de l’eau chaude qui sera utilisée pour les besoins des procédés industriels ou le chauffage des locaux.

M. Leonard explique que les raisons justifiant ce projet de cogénération de 27 millions $ chez Toyota sont multiples. D’abord, la région de Cambridge est mal desservie en capacité électrique, et la production projetée de 10 mégawatts (MW) d’électricité pour l’usine de cogénération permettra de réduire la demande auprès des réseaux électriques de la région et de la province. Selon M. Leonard, environ un tiers de l’énergie utilisée par Toyota sera produite hors réseau à la fin de 2015, lorsque l’usine de cogénération ouvrira ses portes.

Deuxièmement, la cogénération au gaz naturel est une chose sensée en Ontario, où les prix du gaz sont actuellement bas. On pense qu’ils resteront à ce niveau pendant plusieurs années. De plus, la technologie de cogénération est également plus écologique, et permet de réduire les émissions de NOx;. Enfin, la communauté en profitera également, puisque l’on prévoit utiliser l’usine de cogénération pour chauffer une serre de production de légumes destinés à des organismes sans but lucratif, indique M. Leonard.

M. Leonard explique que la chaleur résiduelle provenant de la turbine pourra remplacer deux chaudières à vapeur de 26 000 lb/heure. Un générateur de vapeur à récupération de chaleur créera suffisamment de chaleur pour produire de la vapeur, éliminant le recours au gaz naturel pour chauffer les chaudières. De plus, deux refroidisseurs à vapeur utilisés pour la climatisation remplaceront deux génératrices électriques, ajoutant un autre 2 MW d’économies d’énergie; en hiver, la chaleur résiduelle sera utilisée pour chauffer les locaux.

Pour la société Cambridge and North Dumfries Hydro (CND), le projet de cogénération de Toyota représente l’une des plus importantes initiatives d’économie d’énergie en Ontario. Pour Toyota, ces économies d’énergie lui permettront de réduire ses coûts de production et l’aideront à demeurer concurrentielle au sein du secteur manufacturier mondial. 

« Même si certaines usines de Toyota au Japon possèdent des installations de cogénération similaires, l’usine de Cambridge sera la première usine de Toyota en Amérique du Nord à mettre de l’avant une telle initiative », souligne M. Leonard. D’autres usines de Toyota pourraient emboîter le pas, tout dépendant de l’écart entre les prix de l’électricité et du gaz naturel.

Selon M. Leonard, le projet de cogénération est loin d’être le premier projet de TMMC. L’entreprise utilise la méthode Kaizen, une méthode visant l’amélioration continue. Ainsi, des objectifs d’économies d’énergie et d’eau sont fixés chaque année au niveau de l’organisation, et des installations.

Des entreprises ontariennes de fabrication d’aliments et de boissons génèrent d’importantes économies avec le programme de mise à niveau Énergiconomies

Le programme de mise à niveau Énergiconomies de la Ontario Power Authority facilite l’efficacité énergétique pour de nombreuses entreprises, en réduisant de façon significative la période de récupération. Les entreprises Waterloo Brewing Co., Weston Bakeries, Mondelez Canada, Leadbetter Foods et Cupcakes of Westdale Village ont réalisé d’impressionnantes économies après avoir mis en place des initiatives d’économies d’énergie grâce au programme de mise à niveau.

Waterloo Brewing Co.

Waterloo Brewing Co., la plus importante brasserie ontarienne appartenant à des intérêts canadiens, située à Kitchener, a plus de 150 moteurs alimentant des chaînes d’embouteillage et les processus qui y sont associés. « Ce grand nombre de moteurs représentait une occasion évidente d’économies d’énergie », souligne Phil Clayton, l’ancien gestionnaire de l’entretien de la brasserie. En collaboration avec Kitchener-Wilmot Hydro, l’entreprise a décidé d’intégrer des contrôleurs à fréquence variable et un système d’automatisation pour contrôler la vitesse des chaînes d’embouteillage. Aujourd’hui, les chaînes peuvent accélérer ou ralentir au besoin, le démarrage des chaînes se fait plus en douceur, et les pointes de consommation d’électricité ont été éliminées.

L’entreprise ne s’est pas arrêtée là et a également amélioré l’efficacité du système de refroidissement utilisé dans son processus de filtration des bières. « Nous avons utilisé un compteur sans fil pour cumuler des données et celles-ci nous ont appris que les pompes fonctionnaient continuellement, même les fins de semaine », indique M. Clayton. Grâce aux mesures incitatives du programme Énergiconomies, des variateurs de fréquence ont été installés pour réguler le débit d’éthylèneglycol dans le système de refroidissement. Les variateurs de fréquence ralentissent les pompes à éthylèneglycol lorsque le besoin de refroidissement est moindre.

On a aussi amélioré l’éclairage en remplaçant les 100 lumières et lampes pendantes existantes par une combinaison de lampes DEL et de lampes T5. « Cette mise à niveau nous a permis d’accroître la quantité d’éclairage dans nos installations », souligne M. Clayton. Il ajoute qu’il est prévu dans un proche avenir d’apporter des améliorations au système d’air comprimé.

Avec tous ces projets, Waterloo Brewing Co. a réduit sa facture annuelle d’électricité de 13 p. 100, soit une économie annuelle d’électricité de plus de 290 000 kilowatt-heures (kWh) et une réduction de sa demande d’électricité de plus de 40 kilowatts (kW) par an, équivalant à des économies de plus de 21 000 $ chaque année. Le programme a fourni une subvention de plus de 15 000 $ pour les travaux d’amélioration.

Weston Bakeries

L’usine Weston Bakeries de Sudbury, qui produit 100 000 miches de pain chaque jour, a également profité d’une subvention de 18 600 $ du programme Énergiconomies afin de mettre à niveau un compresseur vieillissant. La période de récupération a été de moins d’un an. John Ireland, le gestionnaire de l’entretien de la boulangerie, a investi dans un compresseur rotatif à vis plus efficace. Le compresseur à variateur de fréquence a permis des économies annuelles d’électricité de près de 148 000 kWh, soit 22 000 $ la première année. Cela s’est fait sans effort. La subvention a payé le remplacement d’un important consommateur d’électricité par une machine plus efficace et moins coûteuse à opérer », indique M. Ireland.

De plus, Greater Sudbury Hydro, qui a travaillé avec M. Ireland pour analyser les économies potentielles à la boulangerie, a découvert que la demande de l’usine en air comprimé pourrait être réduite grâce à l’utilisation d’un générateur de vide plus efficace. Cette amélioration, ajoutée aux réparations des fuites d’air comprimé, a permis à la boulangerie de réduire de 5 p. 100 sa demande en air comprimé. De plus, le remplacement des dessiccateurs d'air par un système de séchoirs réfrigérants a permis de réduire davantage la demande d’air comprimé.

Les améliorations à la boulangerie se sont poursuivies avec des travaux d’amélioration de l’éclairage, qui ont aussi profité d’une subvention du programme Énergiconomies. Actuellement, M. Ireland examine la possibilité de remplacer les appareils de réfrigération de l’usine par des compresseurs à vitesse variable, si les études prouvent que des économies similaires sont possibles.

Mondelez Canada

Mondelez Canada produit du chocolat à son usine de Gladstone à Toronto. L’usine, construite en 1904, avait besoin de plusieurs mises à niveau de ses systèmes. Avec l’aide de Toronto Hydro et du programme Énergiconomies, l’entreprise a amélioré son système d’éclairage, ajouté des systèmes de contrôle aux compresseurs d’air, et installé des variateurs de fréquence sur ses systèmes d’exploitation en 2013.

Les coûts annuels d’énergie ont été réduits d’environ 35 p. 100 à la suite d’améliorations aux compresseurs à vitesse variable; 55 p. 100 de ces économies sont dues à l’installation d’un variateur de fréquence et 30 p. 100 s’expliquent par les améliorations aux refroidisseurs à haute efficacité. Doug Dittburner, l’ancien ingénieur en chef et responsable de l’équipe chargée des questions d’énergie à l’usine souligne que les économies globales des projets s’élèvent à plus de 300 000 $. « Il nous aurait fallu produire beaucoup de tablettes de chocolat pour faire autant d’argent. »

« La mission de notre équipe chargée des questions d’énergie, c’est que l’on devienne l’usine la plus écologique de l’entreprise », affirme Doug Dittburner. L’usine est en bonne voie d’y arriver, alors que M. Dittburner et son équipe planifient la seconde phase de leurs projets d’isolation et d’éclairage, et ont d’autres idées pour améliorer l’efficacité énergétique de l’usine.

Leadbetter Foods

Leadbetter Foods a également profité du programme de mesures incitatives. L’entreprise, qui fabrique des produits à base de viande à Orillia, a réalisé que le système d’éclairage de ses nouvelles installations avait besoin d’améliorations. L’ancien système était non seulement inefficace, mais il ne répondait pas aux normes actuelles de salubrité alimentaire.

Le projet de 44 778 $, achevé il y a quelques années, a permis le remplacement de l’ensemble du système d’éclairage de l’usine, qui datait des années 1960. On a installé, dans l’ensemble de l’usine, 185 lampes pendantes dotées de tubes fluorescents T5. Le projet d’amélioration a profité d’une subvention de 18 366 $, et il permet d’économiser près de 130 000 kWh d’électricité chaque année.

Philip Leadbetter, président de Leadbetter Foods, souligne : « Il est toujours important pour nous d’économiser l’énergie et, d’un point de vue commercial, nous recherchons constamment des moyens de réduire nos coûts opérationnels. Ce nouveau système d’éclairage nous aidera en ce sens, et la subvention nous a beaucoup aidés. »

Cupcakes of Westdale Village

Des propriétaires de petites entreprises profitent aussi du programme Énergiconomies. Anne Campagna et Marilyn Gouchie, copropriétaires de Cupcakes of Westdale Village à Hamilton ont reçu 1 000 $ en subventions pour des améliorations au système d’éclairage, grâce au programme d’éclairage pour les petites entreprises.

L’entreprise a collaboré avec les services publics locaux, Horizon Utilities, afin de déterminer la meilleure façon de procéder à une amélioration du système d’éclairage. Mme Campagna souligne que même si elles savaient que l’éclairage était important pour leurs clients, elles s’inquiétaient de la dépense que cette amélioration pouvait occasionner. Toutefois, la subvention de 1 000 $ a couvert tous les coûts de remplacement des anciennes lampes T5 par des lampes et ballasts T8 plus efficaces. Un certain nombre de fluorescents compacts ont aussi été installés.

Le programme de mise à niveau Énergiconomies pour les entreprises offre également des mesures incitatives allant jusqu’à 50 p. 100 des coûts pour l’installation ou la transformation d’appareils éconergétiques. Les entreprises pourraient recevoir des subventions allant jusqu’à 400 $/kWh ou 0,06 $/kWh d’économies d’énergie la première année. Pour les projets non liés à l’éclairage, les subventions sont de 800 $ par kWh ou 0,10 $/kWh pour des projets de conception manufacturée ou personnalisés. Les mesures incitatives rapides ou prescriptives sont fixes et sont basées sur le type d’améliorations apportées ou le type d’équipement installé.

Les mesures incitatives du programme Énergiconomies sont offertes pour des améliorations à l’éclairage et aux commandes, aux systèmes d’automatisation des immeubles, aux systèmes de chauffage, ventilation et conditionnement d'air, aux systèmes de refroidissement, aux systèmes de récupération de la chaleur, aux systèmes d’air comprimé et aux systèmes de réfrigération.

Pour consulter les études de cas au complet (en anglais seulement), visiter https://saveonenergy.ca/Business/Testimonials.aspx.

Un système automatisé de ventilation à la demande à la mine Éléonore profite aux employés et à l’entreprise

« Éléonore, c’est la mine du futur », affirment Pascal Morin, gestionnaire des technologies et des télécommunications à la mine Éléonore de Goldcorp et Flynn McCarthy, le gestionnaire de l’énergie de l’entreprise. Après un certain nombre de projets d’efficacité énergétique, portant notamment sur la mise en place d’un système d’information sur la gestion de l’énergie (SIGE) et l’installation de variateurs de fréquence et de moteurs et pompes à haute efficacité, la mine Éléonore au Québec bénéficie maintenant d’un système unique et automatisé de ventilation à la demande.

En mars 2014, l’entreprise a installé un système de ventilation SmartEXEC de SimSmart Technologies afin d’économiser l’énergie et d’améliorer la circulation d’air, pour le bien–être de ses employés sous terre. « Éléonore nous sert de projet pilote pour cette technologie et nous sommes confiants de pouvoir utiliser la technologie dans d’autres mines », affirme M. Morin.

« Une fois que les économies d’énergie à la mine Éléonore auront été confirmées, les autres mines souterraines de Goldcorp constitueront de futures candidates à la mise en œuvre de cette technologie », affirme M. McCarthy.

Les systèmes de ventilation automatisés SmartEXEC répondent à des signaux émis par des étiquettes d’identification par radiofréquence (RFID) sans fil que portent tous les employés sous terre et qui sont installées sur 80 pièces d’équipement sous terre. La technologie suit en temps réel l’emplacement des employés et de l’équipement, et mesure la qualité de l’air pour des conditions de travail optimales.

« La surveillance en temps réel nous permet de déterminer le niveau de dioxyde de carbone (CO2) et des autres gaz, qui sont maintenant bien en dessous des seuils fixés par la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST) », affirme M. McCarthy. M. Morin précise que ce projet pilote nécessite la collaboration de nombreux départements, notamment les ressources humaines, les services électriques et mécaniques, et les services des opérations, qui ont tous travaillé ensemble à la réalisation d’un système intégré.

M. Morin indique que dans les deux premiers mois seulement suivant la mise en place du système, ce dernier leur a permis d’économiser du propane, d’améliorer la circulation d’air et d’accroître le niveau de confort des employés. Le système sera étendu à d’autres niveaux de la mine et à des tunnels en 2014. Cela portera à 70 le nombre total de ventilateurs et à environ 15 le nombre de régulateurs de la circulation d’air. « Avec cette expansion, les économies annuelles pourraient atteindre entre 1,5 et 2,5 millions de dollars comparativement à des systèmes de ventilation traditionnels, et pourraient aussi se traduire par une réduction importante des émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) », affirme M. Morin.

M. McCarthy souligne que des projets futurs prévoient l’automatisation de certains systèmes et le contrôle des mesures d’efficacité énergétique, l’acquisition de véhicules électriques et la mise en œuvre d’une technologie sans compresseur. « Goldcorp croit à l’amélioration continue, afin d’assurer un avenir durable à nos employés, aux communautés dans lesquelles ils vivent et à notre planète. »

Lafarge se fixe des objectifs ambitieux en matière de durabilité et les atteint

Eric Olsen, vice–président exécutif des opérations pour Lafarge, a fait part de la philosophie de son entreprise à propos des changements climatiques et des interventions faites à ce jour à l’occasion de la semaine sur le climat tenue à New York en septembre 2014. Il a souligné que Lafarge se fixe des objectifs d’économie d’énergie ambitieux afin de réduire ses émissions de dioxyde de carbone (CO2), annuelles et à long terme.

Il a ajouté que « Lafarge surveille l’efficacité énergétique de toutes ses usines, et que les améliorations graduelles font partie des objectifs de chacune. » Un bon nombre des usines de l’entreprise utilisent la récupération de la chaleur résiduelle pour optimiser l’énergie tirée de la consommation de carburant, et les usines de partout sur la planète échangent des pratiques exemplaires.

Lafarge a certains objectifs, y compris un objectif de réduction du CO2 de 33 p. 100 par tonne de ciment, par rapport aux niveaux de 1990, d’ici 2020. L’entreprise a également investi des millions de dollars dans des initiatives d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de GES.

Par exemple, à son usine de Kamloops, en Colombie–Britannique, l’entreprise a formé un nouveau partenariat relatif aux carburants de remplacement avec Van Houtte Coffee Services, afin d’utiliser des godets K–cup usagés. Environ 70 000 livres de godets K–cup usagés seront brûlées comme carburant de remplacement à l’usine de ciment, afin de réduire les déchets qui vont dans les sites d’enfouissement et de remplacer une portion de la consommation de carburants fossiles de l’usine.

Dans le cadre d’un essai à l’usine de ciment de Brookfield, en Nouvelle–Écosse, on utilise des déchets de plastique provenant de travaux de construction et de démolition comme carburant à faible teneur en carbone, ce qui pourrait permettre à l’usine de réduire potentiellement le niveau de ses émissions jusqu’à 34 p. 100. De plus, en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature et l’Université Queen’s, on procède à un projet pilote à l’usine de ciment de Lafarge de Bath, en Ontario, qui permettra l’utilisation de déchets de construction, de tapis usés, de bardeaux de toit et de traverses de chemins de fer en guise de carburants de remplacement. Jusqu’ici le projet montre des résultats positifs.

Lafarge a également lancé le « Cornerstone Standards Council » en collaboration avec Environmental Defence. Cornerstone est un effort de collaboration visant à « mettre au point un programme de certification de classe mondiale, afin d’établir une norme pour la sélection des sites et l’exploitation responsable des carrières et sablières », a affirmé M. Olsen. 

Il a expliqué que la stratégie de Lafarge « Développement durable – Nos ambitions pour 2020 » souligne la vision de l’entreprise en matière de développement durable et sa responsabilité sociale et environnementale. « L’initiative Ambitions développement durable 2020 est donc une première étape vers la réalisation de notre vision pour le futur : protéger l'environnement bien entendu et surtout, apporter une contribution positive à la société. »

M. Olsen précise que Lafarge intègre des considérations climatiques à ses décisions commerciales, autant à titre de fournisseur de solutions que de consommateur d’énergie. Par exemple, les bâtiments représentent une source « enfermée » d’émissions de carbone tout au long de leur vie, et Lafarge a proposé certaines solutions de construction qui contribuent à réduire la consommation d’énergie.

Comme le béton est le matériau de construction le plus couramment utilisé, il est associé à des contributions importantes en matière d’émissions de carbone. Pour traiter ce problème, on étudie, dans les usines de ciment de Lafarge réparties au Canada, la possibilité de remplacer les carburants fossiles par des carburants à faible teneur en carbone, produits localement. « Nous espérons atteindre un taux de 30 p. 100 d’ici 2020, et sommes déjà en train d’étudier des solutions techniques qui nous permettraient de dépasser cet objectif », a conclu M. Olsen.

SaskPower lance la première installation commerciale au monde de captage et de stockage du carbone

« Nous accueillons des visiteurs de partout au monde qui viennent voir nos installations. Le projet de captage et de stockage du carbone de Boundary Dam a attiré l’attention des services publics et des groupes environnementaux de partout sur la planète », indique Mike Monea, président des Initiatives de captage et de stockage du carbone de SaskPower. M. Monea souligne que le projet est né du désir du service public de maintenir un éventail de combustibles, duquel le charbon représente environ 50 p. 100, afin de réduire les répercussions sur les tarifs d’électricité.

La centrale Boundary Dam de SaskPower, située à Estevan, est la première installation commerciale au monde de captage et de stockage du carbone (CSC) après combustion rattachée à une centrale électrique alimentée au charbon. Le projet, qui se fait à une échelle commerciale depuis le 2 octobre 2014, est un partenariat entre Ressources naturelles Canada et SaskPower. La centrale électrique autrefois vieillissante a été transformée en une usine de production à long terme de 110 mégawatts (MW) d’électricité, capable de capter 90 p. 100 (ou un million de tonnes) du dioxyde de carbone (CO2) produit annuellement.

Le CO2 capté est vendu à Cenovus afin d’améliorer sa récupération du pétrole, alors que le dioxyde de souffre (SO2) extrait des gaz de combustion est transformé en 60 tonnes d’acide sulfurique par jour, lequel est expédié à des clients de l’industrie des produits chimiques. Une partie du CO2 restant est pompé dans des formations géologiques permanentes situées à 3,4 kilomètres sous des couches de roches imperméables.

M. Monea explique que les innovations de SaskPower permettront au service public de se maintenir bien en avance par rapport à la réglementation des émissions de GES pour les centrales alimentées au charbon. « Notre nouvelle centrale de Boundary Dam est non seulement conforme, mais elle dépasse les exigences sur la réglementation des émissions. »

Le projet de Boundary Dam est le résultat d’années de recherche et d’innovation, une tradition qui se poursuivra dans le futur avec l’achèvement en 2015 de l’usine pilote de captage du carbone de SaskPower, à la centrale Shand Power près d’Estevan. Ce projet conjoint mené avec Mitsubishi Power Systems permettra d’étudier la technologie du CSC, et permettra aussi d’offrir un laboratoire et un soutien technique aux entreprises qui souhaiteraient tester la technologie.

Un rapport de l’industrie de l’électricité souligne les résultats en matière de durabilité pour 2013

Le rapport annuel de l’Association canadienne de l’électricité (ACÉ) présente les résultats des efforts de l’industrie de l’électricité menés en 2013 en ce qui a trait à l’environnement, à la société et à l’économie. Le rapport, intitulé S’engager en faveur d’un avenir durable, souligne les réalisations accomplies et contient des recommandations pour les domaines où il y aurait place à amélioration.

Dans l’ensemble, les émissions de GES de l’industrie ont diminué (de près de 17 p. 100 depuis 2009) à la suite du démantèlement de plusieurs centrales électriques alimentées au charbon, du remplacement du charbon par le gaz naturel comme combustible, et de l’introduction de formes de production plus renouvelables au sein de l’éventail de combustibles. Par rapport aux niveaux de 2009, les membres de l’ACÉ ont également réduit leurs émissions de SO2, de NOx; et de mercure, de 24,6, 11,5 et 50,1 p. 100, respectivement.  

Les membres de l’ACÉ souscrivent également au principe de l’efficacité énergétique, l’un des dix principes qui sous-tendent le programme d’électricité durable de l’ACÉ. Ce principe propose de produire, acheminer et utiliser l’électricité de manière efficace tout en favorisant l’économie d’énergie et la gestion de la demande.

En 2013, des membres ont investi dans des mesures éconergétiques comme la pose de systèmes d’éclairage de pointe, et l’installation de roues mobiles de turbine et de transformateurs. Par exemple, Nova Scotia Power a colmaté des fuites sur sept de ses centrales thermiques, pour des économies projetées de près d’un million de dollars chaque année. Nalcor Energy a réduit sa consommation d’électricité de 344 000 kWh en abaissant la température de son système électrique sous certaines conditions.

En plus de mettre l’accent sur l’efficacité énergétique à l’interne, des membres de l’ACÉ de partout au pays ont aussi continué à encourager une culture d’économie d’énergie chez leurs clients. Manitoba Hydro, par exemple, a lancé le programme de subventions Power Smart for Business PAYS (Pay As You Save), afin d’aider sa clientèle à surmonter les coûts associés à la mise en œuvre de solutions éconergétiques.

En outre, de plus en plus de membres de l’ACÉ disposent de systèmes de gestion environnementale (SGE). En fait, 87 p. 100 des membres de l’ACÉ ont mis en place un SGE conforme à la norme ISO 14001. Les 13 p. 100 restant songent à mettre en œuvre un tel système dans un proche avenir.

L’année se termine avec la remise des prix Électricité durable de l’ACÉ. Les récipiendaires de 2013 ont été Hydro Ottawa, Ontario Power Generation Inc. et BC Hydro pour leurs efforts dans la mise en œuvre et la promotion de la durabilité.

Ateliers « Le gros bon $ens » – calendrier de l’hiver

Nouveau – Programme de certification en gestion de l’énergie du collège Langara débutant en janvier

Planification en gestion énergétique
Date : 10 janvier
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Découvrir les occasions d’économiser l’énergie
Date : 24 janvier
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Gérance énergétique
Date : 14 février
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Systèmes d’information sur la gestion de l’énergie
Date : 28 février
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Remise au point des bâtiments
Date: 14 mars
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Financement de l’efficacité énergétique
Date: 28 mars
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College
Tous offerts en anglais.

Pour vous inscrire, appelez le Bureau d’inscription pour la formation continue de Langara College au 604-323-5322

Avis : Il faut prévoir de huit à dix semaines pour les étapes, depuis la planification jusqu’à la prestation, d’un atelier personnalisé « Le gros bon $ens ».

Calendriers des activités

Appel d’idées d’articles

Votre entreprise a-t-elle adopté des mesures d’efficacité énergétique que vous aimeriez faire connaître aux lecteurs de L’Enjeu PEEIC? Proposez-nous vos idées d’article : communiquez avec Jocelyne Rouleau à l’adresse jocelyne.rouleau@rncan-nrcan.gc.ca.

Si vous avez besoin de plus amples renseignements sur un article ou un programme, veuillez également communiquer avec Mme Rouleau à l’adresse susmentionnée.

Pour modifier vos coordonnées, mettre fin à votre abonnement ou vous abonner à notre publication pour les bâtiments commerciaux, institutionnels et du gouvernement fédéral, L'Enjeu : Bâtir l’efficacité énergétique, allez à la page Abonnez-vous. Si vous avez de la difficulté à accéder à cette page, envoyez un courriel à l’adresse info.ind@rncan-nrcan.gc.ca.