Bulletin L'Enjeu PEEIC - Juin 2014

Bulletin L'Enjeu PEEIC

Juin 2014 vol. XVIII, no6

Ce numéro porte sur le Sommet de l’énergie 2014, sous le thème « Là où l’efficacité devient rentable »,qui a eu lieu les 14 et 15 mai 2014 à Niagara Falls, en Ontario. On y présente également le profil des lauréats des Prix de leadership et des leaders de demain du Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC), ainsi que les principaux discours et ateliers offerts dans le cadre de la conférence. D’autres articles sur ces discours et ateliers seront publiés dans les prochains numéros du bulletin L’Enjeu PEEIC.

Par la remise de Prix de leadership en marge du Sommet de l’énergie, le PEEIC offre une reconnaissance aux leaders de l’efficacité énergétique

« Le PEEIC constitue l’un des partenariats industrie-gouvernement les plus réussis au Canada et des événements comme celui-là soulignent ses réalisations », a affirmé Andy Mahut, président du conseil exécutif du PEEIC et maître de cérémonie. M. Mahut a prononcé le discours d’ouverture de la cérémonie annuelle de remise des Prix du leadership du PEEIC lors du Sommet de l’énergie 2014, cet événement unique sur l’efficacité énergétique dans l’industrie qui s’est déroulé les 14 et 15 mai derniers à Niagara Falls, en Ontario.

Les Prix font valoir les réalisations exceptionnelles d’entreprises enregistrées en tant que leaders du PEEIC qui se distinguent par leur consommation d’énergie responsable et efficace. Les catégories comprennent : Gérance d’entreprise; Amélioration des procédés et des technologies; Gestion du rendement énergétique; Sensibilisation et formation des employés; Stratégie d’efficacité énergétique intégrée.

« Dans un contexte de contraintes sur le plan financier qui entraînent la réduction de la marge de profit, l’efficacité énergétique prend de l’importance, surtout auprès des secteurs industriels affichant une intensité énergétique élevée […]. L’efficacité énergétique est devenue, ou devient de plus en plus, non seulement un moyen pour contrôler les coûts et assurer une bonne intendance sur le plan social, mais aussi un moyen par lequel les entreprises peuvent se donner un avantage concurrentiel sur le marché. L’efficacité énergétique n’est plus un concept tactique, c’est un impératif stratégique intrinsèque qui améliore constamment l’aspect concurrentiel de notre façon de faire », a indiqué M. Mahut.

Dans son discours, il a expliqué que le PEEIC conçoit et offre les outils et les services qui aident l’industrie à mettre en place des améliorations rentables en matière d’efficacité énergétique. Non seulement le partenariat soutient-il les projets de collaboration et d’innovation par l’entremise de Ressources naturelles Canada (RNCan), mais il favorise le partage d’information sur l’énergie, fait la promotion des pratiques exemplaires et procure des occasions de mentorat, par exemple, relativement à des questions comme la norme ISO 50001.

M. Mahut a poursuivi en révélant le nom des nouveaux leaders du PEEIC et des entreprises qui ont obtenu la certification pour la norme ISO 50001 depuis 2011. Il a ensuite laissé la place à Phillip Jago, directeur de la Division des bâtiments de RNCan, qui a présenté un aperçu de la contribution du PEEIC aux améliorations de l’efficacité énergétique au Canada.

En parlant de ses expériences de travail avec les membres du PEEIC durant son mandat à la tête de la division des programmes industriels de RNCan, M. Jago a mentionné qu’au cours « des 40 dernières années, le PEEIC a contribué à faire du Canada un chef de file en matière de consommation responsable de l’énergie ». Il a ajouté que les membres du PEEIC ont permis d’atteindre une réduction importante de l’énergie, de l’ordre de 25 p. 100, au cours des deux dernières décennies.

Il a terminé en affirmant que le PEEIC et son réseau de 50 associations commerciales, qui compte notamment le Consortium pour l’excellence manufacturière, a un rôle de premier plan à jouer pour encourager, faire la promotion et réaliser les bénéfices que procure l’efficacité énergétique au Canada.

M. Mahut a ensuite invité Sarah Stinson, directrice de la Division de l’industrie et du transport de RNCan, et Martin Vroegh, président du Conseil des groupes de travail du PEEIC, afin de décerner les Prix de leadership du PEEIC.

« Je suis honoré d’être ici ce soir pour souligner les réalisations importantes en matière de consommation responsable de l’énergie et de gérance environnementale au sein des secteurs industriels canadiens », a déclaré M. Vroegh. Mme Stinson a acquiescé, ajoutant « nous pouvons être fiers de tous les efforts que déploie l’industrie qui améliorent notre rendement économique et assurent un avenir durable à nos entreprises ».

M. Vroegh a indiqué que les projets ont été retenus en fonction des critères suivants : rendement énergétique, innovation, possibilité d’une application à grande échelle et contribution à la protection de l’environnement.

Voici les lauréats par catégorie :

Gérance d’entreprise

Trois gestionnaires de la Compagnie 3M Canada et Andy Mahut.

De gauche à droite : Marcello DeVincenzo, Gestionnaire, Services d’ingénierie et de fabrication, Andrew Hejnar, Gestionnaire de l'énergie et Paul Madden, Président et directeur général, Compagnie 3M Canada et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC (troisième de la gauche).

Cette année, le prix a été décerné à la Compagnie 3M Canada et à Chrysler Canada inc. Ce prix récompense les entreprises qui favorisent l’efficacité énergétique dans leur organisation, notamment par la création et la participation active d’une équipe de gestion de l’énergie, l’établissement d’un plan ou d’une politique sur la gestion de l’énergie ou la mise en place d’un système de gestion structuré.

L’entreprise 3M Canada, qui a adopté la norme ISO 50001 pour ses usines situées à Brockville et à London, a apporté des améliorations constantes à la consommation d’énergie dans l’ensemble de son entreprise. L’engagement de l’organisation visant la gestion énergétique ainsi que ses objectifs audacieux de réduction de la consommation énergétique permettront d’économiser près de 2 millions de dollars en coûts énergétiques. Entre 2011 et 2013, 3M a réduit sa consommation de gaz naturel de 4 millions de mètres cubes, sa demande d’électricité de 1 150 kW et sa consommation d’électricité de près de 12 gigawattheures.

Deux gestionnaires de Chrysler Canada Inc. et Andy Mahut.

De gauche à droite : Josh Orentlicher, Spécialiste de l'environnement et Bill Craig, Directeur de l'ingénierie pour l'usine, Chrysler Canada Inc. et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC.

Chrysler Canada Inc. (Brampton), qui a adopté la norme ISO 5001, possède un système de gestion énergétique bien établi qui favorise l’amélioration continuelle des pratiques. Plus récemment, l’entreprise a remplacé ses tableaux de commande par de nouveaux systèmes intelligents qui ont permis d’améliorer les systèmes de chauffage, de ventilation et d’échappement dans ses usines. Ces efforts ont mené à une réduction quotidienne de 27 p. 100 des gigajoules utilisés hors production et à une amélioration de 9 p. 100 en matière d’efficacité du chauffage des lieux.
 

Amélioration des procédés et des technologies

Le Dépôt Rive-Nord de l’entreprise EBI Énergie inc. et la Freshwater Fisheries Society of BC ont été reconnus pour leurs efforts de réduction de l’intensité énergétique d’un processus industriel par l’amélioration des procédés et des équipements.

Andy Mahut et Louis Vincent, de Systèmes Énergie TST Inc., EBI Énergie inc. – Dépôt Rive-Nord.

De gauche à droite : Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC et Louis Vincent, Président, Systèmes Énergie TST Inc., EBI Énergie inc. – Dépôt Rive-Nord.

 Le Dépôt Rive-Nord de l’entreprise EBI Énergie inc., situé à Saint-Thomas (Québec), a construit une nouvelle centrale de cogénération au biogaz qui génère de l’électricité vendue à Hydro-Québec. La participation des employés a entraîné d’autres économies d’énergie. Le projet a permis de réduire les émissions à effet de serre et l’utilisation d’eau, tout en tenant compte des préoccupations énergétiques et environnementales liées à la dépendance au réseau. La consommation énergétique annuelle de l’usine est 41  p. 100  moins élevée que celle d’un bâtiment de référence.

Deux gestionnaires de Freshwater Fisheries Society of BC et Andy Mahut.

De gauche à droite : Brian Martin, Gestionnaire de l'écloserie et Ray Billings, Vice-président, Initiatives stratégiques et Gestionnaire de l'énergie, Freshwater Fisheries Society of BC et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC.

Freshwater Fisheries Society of BC (FFSBC), qui possède des écloseries de truites à Clearwater, Abbotsford, Fort Steele, Summerland et Duncan en Colombie-Britannique, a développé une technologie novatrice qui a permis de réduire considérablement la consommation d’eau et d’électricité des piscicultures. Cette technologie offre une solution qui est moins coûteuse que les pompes commerciales de recirculation de l’eau et réduit considérablement la consommation énergétique. D’autres écloseries de partout dans le monde communiquent avec la FFSBC dans l’intention de se procurer cette technologie. Grâce à ce projet, la FFSBC économise près de 20 000 $ en électricité et a réduit de 26,6 p. 100  son intensité électrique annuelle. Elle a également observé une réduction générale de 44,2  p. 100  de sa consommation d’eau annuelle.

Gestion du rendement énergétique

Andrew Cooper de New Gold Inc. – Mine New Afton et Andy Mahut.

De gauche à droite : Andrew Cooper, Spécialiste de l’énergie, New Gold Inc. – Mine New Afton et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC.

Ce prix récompense l’entreprise New Gold Inc., mine de New Afton, pour l’augmentation de son rendement énergétique par l’amélioration de ses méthodes pour surveiller, mesurer et consigner la consommation d’énergie de ses installations.

L’entreprise New Gold Inc. (mine New Afton), située à Kamloops en Colombie-Britannique, a adopté  la norm e ISO 50001 et effectue continuellement la surveillance, le suivi, l’évaluation et la vérification du rendement énergétique de ses installations d’extraction d’or et de cuivre. Elle démontre son souci pour le rendement énergétique par l’adoption de pratiques d’exploitation minière durable, ce qui comprend la sensibilisation des employés et l’utilisation de systèmes d’information sur la gestion de l’énergie. Ces efforts ont permis de réduire la consommation énergétique de près de 4 000 gigajoules par année.

Sensibilisation et formation des employés

Deux gestionnaires de KI Pembroke LP et Andy Mahut.

De gauche à droite : Greg Wallace, Directeur de l’ingénierie et Michael Kelly, Ingénieur en fabrication et Champion de l'énergie, KI Pembroke LP et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC.

Le PEEIC a souligné le travail qu’a effectué KI Pembroke LP pour sensibiliser et informer ses employés au sujet de l’efficacité énergétique et pour faire la promotion des pratiques exemplaires par l’échange de connaissances.

L’entreprise KI Pembroke LP, située à Pembroke en Ontario, a adopté diverses mesures d’économie d’énergie, dont la mise à niveau de la régulation de compresseur, l’amélioration des systèmes de ventilation de l’usine, l’augmentation du rendement de l’enveloppe et la pose de minuteries et de contrôles intelligents. Nombre de ces initiatives d’économie d’énergie découlent de la formation et de la mobilisation des employés. Dans l’ensemble, l’entreprise a réduit sa consommation énergétique de plus de 1,4 gigawattheure d’électricité et de plus de 600 000 mètres cubes de gaz naturel en 2013.

Stratégie d’efficacité énergétique intégrée

Deux gestionaires de PepsiCo Canada Aliments et Andy Mahut.

De gauche à droite : Dave Sabola, Ingénieur principal et Jessica McPhee, Personne-ressource en matière de durabilité, PepsiCo Canada Aliments et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC.

Le PEEIC a également récompensé PepsiCo Canada Aliments et Barrick-Hemlo pour l’amélioration de l’efficacité énergétique dans leurs installations ou dans l’ensemble de leur organisation au moyen d’une série d’initiatives découlant d’une stratégie intégrée.

L’entreprise PepsiCo Canada Aliments, dont ses huit usines, ses treize centres de distribution et son siège social située à Mississauga (Ontario), vise un succès financier et opérationnel avec son programme Donner un sens à la performance, qui protège l’environnement et confère une autonomie aux individus. Cette approche novatrice de la gestion énergétique encourage les employés à adopter des pratiques environnementales durables et favorise les investissements dans de l’équipement éconergétique. PepsiCo a ainsi réussi à réduire sa consommation d’électricité de 1,4 p. 100 et son utilisation de carburant (fabrication et parc) de 2,4  p. 100 de 2011 à 2013.

Trois gestionnaires de Barrick-Hemlo et Andy Mahut.

De gauche à droite : Tim Leinonen, Contrôleur, Barrick-Hemlo, Russell Blades, Gestionnaire principal, Énergie et gaz à effet de serre, Barrick Gold Corporation, Chih-Ting Lo, Coordonnatrice de la gestion de l'énergie, Barrick-Hemlo et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC.

Depuis 2011, l’entreprise Barrick-Hemlo, qui exploite des mines souterraines et à ciel ouvert en Ontario, met en œuvre une stratégie comprenant divers projets de réduction de l’énergie dans le cadre de ses activités d’exploitation minière. L’entreprise a ainsi réussi à réduire sa consommation d’énergie et son empreinte écologique. En misant sur l’efficacité énergétique, elle a économisé 10 000 mégawattheures par année, réduit ses coûts d’exploitation et augmenté son revenu de plus de 5,7 millions de dollars par année.

Prix des leaders de demain

Finalement, deux prix ont été décernés à des personnes qui sont aux études ou viennent d’obtenir leur diplôme et qui ont réalisé des travaux (théoriques ou appliqués) contribuant à l’avancement de l’efficacité énergétique industrielle au Canada.

Professeur Kecheng Li, Université du Nouveau-Brunswick et Andy Mahut.

De gauche à droite : Professeur Kecheng Li, Université du Nouveau-Brunswick acceptant le prix pour Andre Pelletier et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC.

Andre Pelletier, doctorant, Limerick Pulp & Paper Centre, département du génie chimique, Université du Nouveau-Brunswick, a conçu une méthode enzymatique servant à prétraiter les copeaux de bois afin d’économiser de l’énergie au moment de la réduction en pâte. La méthode pourrait permettre de réduire de 36 p. 100 l’énergie utilisée pour le raffinage nécessaire à la production de pâtes tout en améliorant la qualité du papier et en réduisant les émissions à effet de serre.

Antony Hilliard de l’Université de Toronto et Andy Mahut.

De gauche à droite : Antony Hilliard, ing., Université de Toronto et Andy Mahut, Président, Conseil exécutif du PEEIC.

Antony Hilliard, doctorant, génie mécanique et industriel, Université de Toronto, a conçu un outil inédit d’évaluation du rendement énergétique pour appuyer les méthodes actuellement utilisées par les gestionnaires de l’énergie. Cet outil pourrait changer les perceptions et l’utilisation des données d’une façon qui s’intégrerait bien aux normes de suivi énergétique de l’industrie.

Tous les lauréats de prix du PEEIC, ainsi que tous ceux œuvrant à améliorer l’efficacité énergétique dans l’industrie, font valoir l’importance de collaborer et d’établir un but commun en matière d’efficacité énergétique, comme le fait et continue de faire le PEEIC. Comme l’a dit M. Mahut « le temps d’un avenir éconergétique est venu », et le leadership manifesté par les lauréats des prix du PEEIC en fait foi.

Le programme Ecomagination de GE, consacré aux défis environnementaux 

« Nous sommes confrontés à de nombreux défis entourant l’offre et la demande en matière de ressources, ce qui entraîne des tensions importantes sur les plans économique et environnemental », a expliqué Simon Olivier, vice-président, Croissance, Stratégies de développement des marchés et Développement des affaires, GE Canada, aux participants lors de son allocution de bienvenue.

GE s’est attaqué à ce problème avec une initiative novatrice, le programme Ecomagination, qui vise à relever les défis environnementaux tout en offrant à ses clients efficacité et rentabilité. GE investira dans son programme 25 milliards de dollars d’ici 2020 axé sur trois grands concepts : 1) l’Internet industriel; 2) la « filière eau-énergie »; 3) la montée de l’énergie distribuée.

M. Olivier a expliqué que l’Internet industriel est en fait la « connexion des machines à l’Internet », ce qui permet aux utilisateurs de profiter de millions de points de données pour prédire et interpréter le rendement de l’équipement. « Grâce aux données en temps réel, nous sommes prêts à faire face à l’inattendu, plutôt que d’y réagir. » L’analyse logicielle et les données volumineuses peuvent transformer les données en marge de profit et réaliser ce que GE appelle la puissance du un : chaque un pour cent d’augmentation de l’efficacité énergétique compte.

M. Olivier a ensuite abordé la filière eau-énergie, faisant valoir la corrélation directe entre la consommation d’énergie et d’eau. Jusqu’à 50 p. 100 de la consommation globale d’eau dans l’industrie sert à produire de l’énergie, ce qui représente « des possibilités immenses de réduction de la consommation d’eau par des mesures d’efficacité ». À titre d’exemple, la technologie d’évaporation d’eau brevetée par GE recycle 97 p. 100 de l’eau déshuilée dans le traitement des sables bitumineux. « De plus en plus, le développement de technologies chez GE visera à clore la boucle de la consommation d’eau ou à éliminer carrément l’eau de l’équation. »

L’énergie distribuée semble s’imposer comme une partie importante de la solution à l’inefficacité des vieilles infrastructures électriques et à la demande pour de nouvelles infrastructures. M. Olivier prévoit que les technologies de production d’électricité à plus petite échelle, plus souples et beaucoup plus efficaces représenteront bientôt 42 p. 100 de la capacité supplémentaire de production, doublant la part d’énergie distribuée en deux décennies. Il a également souligné la croissance dans la production non classique de gaz naturel, qui pourrait devenir le carburant de choix dans l’avenir pour alimenter les collectivités éloignées et les industries extractives.

La protection de la nature et l’efficacité énergétique ne sont plus uniquement des buts environnementaux, mais ils sont aussi désormais des buts à atteindre pour améliorer la technologie et la rentabilité des entreprises. « Il ne tient qu’à nous d’orienter la discussion dans le but de tirer parti du savoir-faire de tous les intervenants de l’industrie, du milieu universitaire et des gouvernements afin de profiter de cette nouvelle vague de possibilités. En tant que Canadiens, nous devons nous démarquer comme chefs de file mondiaux et montrer que l’énergie que nous utilisons pour alimenter nos industries et répondre à nos besoins quotidiens peut avoir pour résultat la prospérité et un environnement plus sûr et plus sain pour les générations à venir. »

Application d’un régime minceur écologique à vos entreprises

« Imaginez une entreprise qui respecte le principe d’un arbre, qui ne gaspille rien et n’a que des effets positifs sur l’environnement », a déclaré Chad Metcalf, président de Value Stream Solutions Inc. Une entreprise offre un produit et, dès qu’il n’est plus utile, il est recyclé au sein de l’entreprise plutôt que d’aboutir dans un site d’enfouissement. Au cours de l’atelier intitulé « Ajouter l’écologie à sa chaîne de valeur », M. Metcalf a expliqué qu’ainsi, le produit contribue au prochain cycle de production.

« Une entreprise écologique travaille en harmonie avec la nature, a-t-il indiqué. Elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme, utilise plus de déchets qu’elle n’en produit, n’émet aucune toxine, enrichit la vie de ceux qu’elle touche et double le rendement type. »

M. Metcalf a discuté du triple résultat, soit des performances financière, sociale et environnementale d’une entreprise. « Ce n’est pas qu’une question de profits, mais aussi de l’héritage que l’organisation laisse derrière elle. » Il est difficile d’évaluer les effets sur la planète et les gens à l’aide du même outil servant à évaluer les profits, soit l’argent.

La philosophie d’allègement prônée par une entreprise écologique consiste à éviter le gaspillage et les pertes. À titre d’exemple, M. Metcalf a dressé la liste des « huit excès fatals » : la surproduction, l’inventaire inutilisé, le transport inutile, le surtraitement, les produits défectueux et les employés sous-utilisés. Il a également abordé les « déchets verts », comme l’énergie, l’eau, les matériaux, les poubelles, le transport, les émissions et la biodiversité, et leur incidence sur la durabilité.

« L’écologie doit devenir une stratégie d’entreprise », a-t-il indiqué, faisant valoir qu’elle peut offrir des possibilités pour l’entreprise et entraîner l’innovation, et accroître en fin de compte les profits. Les entreprises adoptent différentes stratégies selon leur niveau d’engagement. Elles pourraient, par exemple, être conformes en se pliant aux exigences minimales. Ou elles pourraient adopter une stratégie visant la transformation, qui comprend des innovations ayant le pouvoir de changer la donne, et passer du développement de produits à un modèle de gestion axé sur les solutions.

La durabilité peut être mesurée par l’évaluation du cycle de vie, qui tient compte de l’effet sur l’environnement dans la production et de l’élimination des produits, mais elle peut aussi être évaluée en calculant le coût total de possession – le coût total de l’immeuble, de l’équipement, de l’énergie, etc. – et l’efficacité globale de l’équipement.

M. Metcalf a suggéré d’utiliser la cartographie de la chaîne de valeur afin d’analyser les sources de gaspillage et les possibilités d’améliorations. Il a également recommandé de mettre en œuvre des initiatives simples d’écologisation en insistant sur l’entretien préventif et anticipé. « Utilisez la lentille du régime minceur pour voir le monde différemment. »

Gestion de l’énergie durable, payante et à long terme à la mine New Afton de New Gold

« La gestion de l’énergie à la mine New Afton est autosuffisante; elle concerne tous les employés et fait partie des activités quotidiennes chez New Gold », a déclaré Andrew Cooper, conférencier principal de la deuxième journée du Sommet de l’énergie 2014. M. Cooper est spécialiste de l’énergie à la mine New Afton à Kamloops, en Colombie-Britannique, qui vient tout juste d’obtenir sa certification à la norme ISO 50001.

« Avec les bas prix des produits de base et l’augmentation de la concurrence étrangère, l’amélioration de l’efficacité énergétique est l’un des rares aspects pouvant encore influencer la rentabilité », a indiqué M. Cooper, notant l’à-propos du thème du Sommet – Là où l’efficacité devient rentable. De plus, les améliorations peuvent être réalisées en injectant un montant minimal, grâce à l’innovation, à la créativité et, surtout, aux systèmes de gestion de l’énergie. « Même dans une mine relativement petite, comme celle de New Afton, une réduction d’un pour cent des coûts liés à l’énergie peut représenter des centaines de milliers de dollars chaque année. »

M. Cooper a résumé à l’intention des participants le chemin parcouru par son entreprise en vue d’obtenir la certification de la norme de gestion de l’énergie ISO 50001, sans oublier de partager les leçons retenues. « La gestion de l’énergie par projet n’est ni autosuffisante ni favorable à l’amélioration continue du rendement énergétique; il faut une structure plus solide que les seuls projets. La gestion de l’énergie doit devenir partie intégrante de la structure et des systèmes d’une organisation, et elle ne doit pas dépendre que d’une seule personne. C’est pourquoi la norme ISO 50001, avec l’accent qu’elle met sur l’amélioration continue et l’intégration de la gestion de l’énergie, nous interpellait », a-t-il dit.

Pour que la mine puisse obtenir sa certification ISO 50001, il était impératif de désigner une personne responsable de la gestion de l’énergie. La mine New Afton a tiré parti de la subvention offerte par BC Hydro pour l’embauche d’un spécialiste de l’énergie. « C’était une proposition de grande valeur. » La mise en place d’un système d’information de gestion énergétique (SIGE) était aussi un élément essentiel, tout comme l’installation de compteurs divisionnaires, leur étalonnage adéquat et la collecte et le traitement des données, à l’aide d’un dépôt de données.

La ressource qu’il a trouvée la plus utile est le Guide et outil de planification du SIGE offerte gratuitement sur le site Web de RNCan. M. Cooper a également participé à un atelier Le gros bon $ens sur les systèmes d’information sur la gestion de l’énergie de RNCan. La mine New Afton a bénéficié du soutien d’un expert indépendant et de l’aide à coûts partagés de RNCan pour la mise en œuvre de la norme ISO 50001, ce qui a contribué à justifier le projet et à l’obligation de rendre compte, a-t-il ajouté.

Le SIGE a été achevé à la fin de décembre 2012 et, avec cette base bien en place, le temps était venu d’enclencher le processus de mise en œuvre de la norme ISO 50001. « Comme d’autres normes ISO, la norme ISO 50001 repose sur le cycle ‘planifier, faire, vérifier, agir’. Tout commence par une politique énergétique qui prouve l’engagement à l’égard de la gestion de l’énergie et de l’amélioration continue du rendement énergétique et de l’utilisation responsable des ressources », a confié M. Cooper.

Il a mentionné également que la mise en œuvre du SIGE et de la norme ISO 50001 s’apparentait à une activité de « vente constante ». Pour obtenir l’appui de la direction et des employés, il a vanté les avantages dans le cadre de rencontres en personne. « Il faut leur indiquer ce qu’ils pourraient en obtenir, leur indiquer en quoi cela facilitera leur travail, et de quelle façon cela améliorera la rentabilité et rehaussera l’image de l’entreprise. »

Les avantages liés à la certification ISO 50001 sont nombreux, avec entre autres la publicité directe dont a bénéficié la mine New Afton en étant la première mine en Amérique du Nord à mettre en œuvre la norme, sans parler des économies d’énergie, que la mine New Afton avait ciblées à 3 p. 100 par année.

M. Cooper a résumé certaines des principales leçons retenues :

  • il est essentiel et très utile de disposer de bonnes données sur l’énergie;
  • on apprend beaucoup sur la gestion et la consommation d’énergie dans le cadre du processus de planification de l’énergie;
  • un programme de suggestions des employés s’avère utile pour mobiliser le personnel et recueillir de bonnes idées;
  • la plupart des projets d’efficacité énergétique présentent également des avantages sur les plans opérationnel, environnemental et de la sécurité.

Grâce à la mise en œuvre du SIGE et de la certification ISO 50001 – et aux leçons retenues en cours de route –, la mine New Afton a obtenu une cote AA du protocole Gestion de l’énergie et des émissions de GES de l’initiative Vers le développement minier durable (VDMD) de l’Association minière du Canada.

RETScreen® – Renforcer les solutions pour les énergies propres

Mettre en place des mesures rentables d’efficacité énergétique et évaluer en continu le rendement énergétique sont des étapes clés de la mise en œuvre d’un système de gestion de l’énergie. Le logiciel de gestion d’énergies propres RETScreen permet de déterminer la viabilité technique et financière des améliorations à apporter à l’efficacité énergétique tout en vérifiant en continu le rendement énergétique d’une installation. Les participants à l’atelier sur RETScreen ont eu un aperçu de la suite logicielle RETScreen (y compris des logiciels RETScreen 4 et RETScreen Plus); l’atelier a porté principalement sur un modèle d’analyse de projets d’efficacité énergétique et le module Analyse du rendement.

Dinesh Parakh, conseiller au programme pour RETScreen International de CanmetÉNERGIE, a présenté le logiciel, qui a eu une incidence mondiale depuis 1996. Il a mentionné tout ce que le logiciel peut faire, qui l’utilise, et l’utilisation qui est faite du logiciel afin de faire progresser les énergies propres partout dans le monde.

Gregory Leng, directeur de RETScreen International, CanmetÉNERGIE, a ensuite offert un aperçu de l’outil logiciel d’analyse de projets d’énergies propres RETScreen 4, et a expliqué le processus d’analyse en cinq étapes qui comprend les analyses du modèle énergétique, des coûts, des réductions d’émissions, financières, et de sensibilité et de risque. Il a indiqué que le modèle d’efficacité énergétique de RETScreen 4 analyse les données sur la consommation de carburant, et détermine la façon de maximiser l’efficacité de l’utilisation finale de l’énergie en minimisant l’utilisation et en optimisant l’approvisionnement (p. ex., par le remplacement de combustible). Le logiciel repose sur deux méthodes d’analyse : la première consiste à réaliser une analyse simple et rapide de préfaisabilité (pour les utilisateurs expérimentés), tandis que la deuxième est une analyse de faisabilité plus détaillée.

M. Leng a ensuite guidé les participants dans la base de données de projet, qui compte des dizaines de modèles prédéfinis, modifiables et d’études de cas. « Vous pouvez aussi évaluer différents types de combustibles et choisir vos mesures d’efficacité énergétique. De plus, RETScreen 4 vous permet d’effectuer une analyse financière pour envisager d’autres mesures que la période de récupération simple », a-t-il ajouté.

Au début de la deuxième partie de l’atelier, M. Parakh a présenté certaines des ressources de formation supplémentaire gratuites offertes en ligne pour aider les utilisateurs à maîtriser le logiciel. Le matériel de formation et les ressources de RETScreen comprennent ce qui suit :

  • des webémissions, des diapositives de présentation et des notes à l’intention du formateur;
  • plusieurs études de cas, y compris un mandat, une solution complétée, et de l’information plus générale sur le projet réalisé;
  • un manuel de l’utilisateur détaillé;
  • un manuel électronique qui donne une description détaillée des algorithmes utilisés dans les différents modèles;
  • une série d’outils juridiques relatifs aux énergies propres et une série d’outils sur les politiques relatives aux énergies propres, y compris des exemples de documents juridiques et sur les politiques;
  • la Place d’affaires RETScreen, qui dresse la liste des entreprises et des organisations de partout dans le monde qui utilisent RETScreen ou offrent des services liés à RETScreen.

M. Leng a poursuivi en présentant RETScreen Plus, qui aide les utilisateurs à surveiller, à analyser des données clés en matière de rendement énergétique et à les présenter aux exploitants d’installation, aux gestionnaires et aux décideurs principaux. RETScreen Plus peut servir à mesurer et à vérifier la consommation ou la production d’énergie. L’outil permet également de soutenir l’étape de vérification du cycle « planifier, faire, vérifier, agir » de tout système de gestion de l’énergie.

En outre, il tient compte du cadre temporel et peut accéder aux données météorologiques quotidiennes de partout dans le monde grâce à la NASA. Le logiciel permet également aux utilisateurs de modéliser le rendement énergétique de référence, de cibler les améliorations, et de comparer les nouvelles données à celles de référence ou aux cibles.

M. Leng a terminé en révélant que, dans un avenir rapproché, RETScreen Plus et RetScreen 4 feront l’objet d’une fusion pour devenir RETScreen Expert, le logiciel RETScreen de la prochaine génération.

Cultiver la valeur sociale au sein des entreprises

« De plus en plus, les entreprises mettent au point des stratégies en vue de cultiver la valeur sociale », a indiqué Valerie Chort, associée, service des risques d’entreprise et dirigeante nationale, Développement durable et changements climatiques chez Deloitte, en introduction à l’atelier « Appréciation du permis social  d’exploitation». Channa Perera, directeur, Association canadienne de l’électricité (ACE), en a convenu, ajoutant que le permis d’exploitation social est également un catalyseur du programme Électricité durable de l’ACE.

Le permis social d’exploitation est le consentement qu’une collectivité donne à une entreprise ou pour la mise en place d’un projet, et il permet aux entreprises de mieux prévoir et évaluer les préoccupations de la collectivité relativement à leurs projets. Il fait désormais partie intégrante du développement durable.

« L’intérêt pour le développement durable est là pour durer », a indiqué Mme Chort, faisant valoir que la communication est un élément crucial. La pression exercée par les investisseurs et les agences de cotation en faveur de la divulgation est de plus en plus forte, mais Mme Chort a averti les participants « de ne pas utiliser la communication sur les mesures de durabilité de l’entreprise uniquement à des fins de marketing ».

La pratique de la responsabilité sociale de l’entreprise tend à pencher vers la création d’une valeur sociale et partagée. « Le concept de valeur partagée est mis à profit par les sociétés afin d’accroître leur compétitivité tout en favorisant les avantages sociaux pour les collectivités où elles entreprennent des activités », a confié Mme Chort.

Les entreprises doivent établir des stratégies visant à cultiver les valeurs sociales, et plusieurs le font déjà en créant des situations où tout le monde gagne. À titre d’exemple, Novartis fait participer les collectivités locales en Inde à des initiatives commerciales novatrices qui cherchent à améliorer la santé des populations. Nestlé collabore avec des petits cultivateurs de café en Afrique et en Amérique latine. L’entreprise donne des conseils sur la culture du café et procure un accès à des prêts et à des services sociaux.

Le programme Électricité durable de l’ACE, qui s’appuie sur trois volets de la durabilité (l’environnement, la société et l’économie), est au cœur de l’effort du secteur en vue d’obtenir le permis social d’exploitation dans les collectivités de partout au Canada. Le programme ainsi que la mise en place d’un système de gestion environnementale (SGE) ISO 14001 sont des conditions d’adhésion à l’ACE. L’introduction récemment de la désignation entreprise Électricité durableMC de l’ACE, fondée sur la conformité aux normes ISO 14001 et aux lignes directrices ISO 26000 relatives à la responsabilité sociétale, gagne également en popularité, alors que plusieurs de ses membres obtiennent la désignation officielle d’entreprises Électricité durable.

Le programme s’appuie sur les quatre éléments suivants : une politique de développement durable et de responsabilité des entreprises; des indicateurs de performance et l’établissement de comptes rendus; la vérification externe du rendement; un comité consultatif public.

M. Perera a présenté des exemples précis d’initiatives de durabilité mises en œuvre par des entreprises membres, notamment : l’investissement de Newfoundland and Labrador Hydro dans une solution énergétique éolienne-hydrogène-diesel; la décision d’Ontario Power Generation de convertir la centrale au charbon Atikokan à la biomasse; la construction par Saskatoon Light and Power d’un nouveau projet de production d’énergie à partir de gaz d’enfouissement.

M. Perera a terminé sa présentation par un aperçu du document sur l’avenir du réseau électrique au Canada intitulé VISION2050.ca, qui propose des recommandations visant à : accélérer les processus d’innovation et de gestion de l’énergie par le consommateur; mettre en place des instruments financiers visant à réduire les émissions de CO2; favoriser l’utilisation des véhicules électriques; renforcer la collaboration transfrontalière avec les États-Unis.

Atelier de conseils pour des initiatives de développement durable réussies

Les participants à l’atelier « Perspectives de durabilité : Les meilleurs paris pour votre entreprise » du Sommet de l’énergie sont repartis avec des conseils pratiques sur la mise en œuvre d’initiatives de durabilité. Doug Dittburner de Campbell’s Soup, Chih-Ting Lo de Barrick-Hemlo et Peter Rowles d’ICF Canada ont partagé leurs expériences et les leçons qu’ils ont retenues dans le cadre d’une discussion de groupe informelle.

Adam Vaiya de Partners in Project Green a présidé l’atelier, établissant le rapport entre l’industrie et la durabilité dans son mot d’ouverture. « Étant donné les défis que posent les changements climatiques, il est absolument essentiel que les utilisateurs d’énergie industrielle reconnaissent les avantages liés au triple résultat et adoptent la durabilité en l’intégrant à la culture de leur entreprise et dans leurs activités quotidiennes. »

Les changements climatiques peuvent représenter des risques pour l’industrie et certains de ces risques peuvent être atténués grâce à des initiatives de durabilité. M. Rowles a indiqué que plus les entreprises planifient et se préparent aujourd’hui, meilleurs seront leur avantage concurrentiel et leur stabilité financière dans l’avenir. Il a constaté « la transition vers la rentabilité » après l’adoption d’initiatives de durabilité. « Il existe un rapport certain entre les résultats et la réduction de la consommation d’énergie et des impacts sur l’environnement. »

Mme Lo a pour sa part mentionné que les plus grands risques attribuables aux changements climatiques sont liés aux coûts environnementaux et opérationnels plus élevés. Dans le secteur minier en particulier, le maintien de la production correspond à une augmentation de l’intensité énergétique. Dans le secteur des aliments et des boissons, M. Dittburner a mentionné que les pannes de courant ainsi que d’autres problèmes liés aux services publics pouvaient représenter des risques graves.

L’industrie intègre déjà des considérations énergétiques dans ses activités quotidiennes. Comme l’a fait remarquer M. Dittburner, de nombreuses organisations disposent d’équipes de gestion de l’énergie et ont adopté des plans en matière de durabilité et de responsabilité sociale de l’entreprise. De plus, certaines entreprises investissent dans l’énergie renouvelable, comme les digesteurs de biogaz et les technologies solaires. M. Rowles a également fait valoir que la méthode de gestion Six Sigma inclut désormais l’efficacité énergétique et que les entreprises intègrent de plus en plus la durabilité et la consommation d’énergie dans leurs indicateurs de rendement clés. Les sociétés minières produisent déjà des rapports sur l’énergie dans le cadre de la Global Reporting Initiative, un cadre de référence pour la déclaration en matière de durabilité, a ajouté Mme Lo. « La mise en œuvre de projets d’efficacité énergétique en revient toujours à une question d’économie. Dans l’industrie minière, c’est un impératif puisqu’il faut davantage d’énergie pour exploiter des minerais moins abondants », a-t-elle confié.

Les meilleures sources d’information concernant les solutions de durabilité propres à l’industrie sont les associations sectorielles, les gestionnaires de compte des services publics, Partners in Project Green, le PEEIC et les gestionnaires de l’énergie itinérants ou intégrés. Ces ressources inestimables peuvent entraîner des économies d’énergie considérables. La mine Hemlo de Barrick Gold a économisé plus de 1 700 000 $ sur la facture annuelle d’électricité grâce à quatre grands projets : modernisation des compresseurs, ventilation à la demande, pompage de l’eau efficace et gestion de la demande d’électricité. M. Rowles a ajouté que même la simple optimisation des calendriers de démarrage et d’arrêt peut entraîner des économies substantielles.

Il existe plusieurs façons de déterminer les projets potentiels, à l’échelle de l’entreprise ou de l’installation, par le truchement d’études d’intégration de procédés, la mobilisation des employés, les équipes de gestion de l’énergie et des stratégies d’amélioration continue. « Cependant, il est essentiel d’accorder du temps aux gens pour trouver les projets et de savoir que des fonds seront disponibles pour les réaliser », a mentionné M. Dittburner.

Les idées de projet constituent la première étape; toutefois, les idées doivent d’abord être « vendues » à la haute direction. Dès l’étape de la planification, il est nécessaire d’obtenir l’engagement de la haute direction; pour la rallier au projet, il suffit de présenter les avantages sur le plan opérationnel et les économies d’énergie à réaliser, en n’oubliant pas de faire valoir les avantages sur le plan de la santé et de la sécurité tout en étant prudent avec les estimations des économies.

Certaines entreprises intègrent la responsabilité énergétique dans les paramètres de rendement du personnel. « Chez Campbell’s, par exemple, les primes de la direction et de tous les employés sont liées à la consommation d’énergie en fonction du coût du produit. Ils obtiennent un avantage financier lorsque l’installation atteint son objectif de réduction de la consommation d’énergie et d’eau », a expliqué M. Dittburner.

Les participants à la discussion ont convenu que, bien que le succès des initiatives de durabilité ne soit pas garanti, il est possible d’y contribuer en respectant les exigences de la norme de gestion de l’énergie ISO 50001. Les plans d’amélioration continue et de durabilité sur mesure, les petites équipes de gestion de l’énergie promptes à réagir, la collecte de données appropriées sur l’énergie et le réinvestissement dans les projets d’économie d’énergie sont toutes des mesures qui peuvent contribuer au succès des initiatives de durabilité.

Ateliers « Le gros bon $ens » calendrier de l’été 2014

Planification en gestion énergétique(offert en anglais)
Date : 20 septembre
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Pour vous inscrire, appelez le Bureau d’inscription pour la formation continue de Langara College au 604-323-5322

Avis : Il faut prévoir de huit à dix semaines pour les étapes, depuis la planification jusqu’à la prestation, d’un atelier personnalisé « Le gros bon $ens ».

Calendriers des activités

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