Bulletin L'Enjeu PEEIC - Avril 2014 vol. XVIII no 4

Bulletin L'Enjeu PEEIC

Avril 2014 vol. XVIII, no4

Ne manquez pas le Sommet de l’énergie 2014

Vous ne devez surtout pas manquer le rendez-vous avec ces nombreux spécialistes de l’énergie au Sommet de l’énergie 2014 : Là où l’efficacité devient rentable, le plus important événement sur l’efficacité énergétique dans l’industrie au Canada.

Le Sommet, qui aura lieu les 14 et 15 mai à l’hôtel Sheraton on the Falls à Niagara Falls, en Ontario, offrira aux participants une occasion inégalée de partager des pratiques exemplaires, d’établir des réseaux et d’en apprendre davantage sur les plus récentes innovations en matière d’efficacité énergétique industrielle. Dans le cadre du Sommet, on abordera des sujets comme la gestion de l’énergie, la norme de gestion de l’énergie ISO 50001, les nouvelles technologies en plus de présenter des études de cas et des histoires de réussite. Les participants auront également la chance de s’inscrire à des ateliers axés sur les solutions, à des réunions d’experts et à des visites guidées d’usines.

Prévoyez aussi d’assister au dîner et à la cérémonie de remise des Prix du leadership du Programme d’économies d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC) en soirée le 14 mai. Les prix récompensent des projets qui sont le reflet de l’engagement du gouvernement du Canada à protéger les emplois et à accroître la productivité et la compétitivité tout en assurant un avenir plus durable aux industries canadiennes en investissant dans l’utilisation responsable de l’énergie.

Pour consulter le programme de la conférence et la liste des présentateurs, visitez le site Web de la conférence.

Inscrivez-vous dès maintenant et tenez-vous prêt à apprendre à transformer les défis liés à la gestion de l’énergie en occasions d’affaires lucratives.

www.energie2014.ca.

Personne-ressource : Gabrielle Allard, ingénieure principale, efficacité énergétique industrielle, Office de l’efficacité énergétique, Ressources naturelles Canada

Tél. : 613-947-3456 – gabrielle.allard@rncan-nrcan.gc.ca

Un nouveau membre du conseil exécutif du PEEIC se fera le porte-parole de l’industrie de la fonderie

Bradley Robertson, principal dirigeant de l’amélioration continue chez ESCO Limited, et nouveau membre du conseil exécutif du PEEIC

« C’est une situation où tous les membres du PEEIC y gagnent », affirme Bradley Robertson, principal dirigeant de l’amélioration continue chez ESCO Limited, et nouveau membre du conseil exécutif du PEEIC, en expliquant à quel point le PEEIC est un partenariat fructueux – l’utilité du réseau qu’il a mis en place au sein de l’industrie et l’ouverture à l’innovation qu’il permet.

« Je crois fermement en la puissance des partenariats qui réunissent des gens liés par des intérêts communs », confie M. Robertson. À ses yeux, le PEEIC représente également une tribune où partager les idées et les pratiques exemplaires pouvant être adaptées aux diverses industries et entreprises. « Le PEEIC nous fournit de l’information dont nous pouvons tirer profit. »

M. Robertson travaille depuis près de 22 ans chez ESCO, un concepteur et fabricant de pièces d’usure de haute technologie et Leader du PEEIC dans le secteur de la fonderie. Durant toutes ces années au sein de l’entreprise, il a participé aux aspects techniques, de l’entretien, de la production et de l’énergie, et il a acquis des connaissances approfondies du secteur de la fonderie.

« Même si notre secteur est de petite envergure, nous sommes de grands consommateurs d’énergie, et c’est pourquoi nous souhaitons économiser et réduire notre consommation. » Le secteur ne s’est donc pas fait prier pour s’inscrire parmi les premiers au PEEIC avec des initiatives comme l’analyse comparative propre aux secteurs et la formation personnalisée sur l’énergie. Par ailleurs, depuis 2009, M. Robertson est aussi conseiller en efficacité énergétique à l’Association des fonderies canadiennes.

« Je pense que le partenariat entre Ressources naturelles Canada et l’industrie a été très fructueux en ce sens que l’industrie détermine ses besoins et que Ressources naturelles Canada l’aide à élaborer des solutions ou offre des ressources », indique M. Robertson. Au PEEIC, « nous relions la science et les innovations de recherche aux applications concrètes. Le travail du PEEIC revêt une grande valeur aux yeux des membres », confie-t-il, soulignant l’évolution de la mise en œuvre de la norme de gestion de l’énergie ISO 50001 au Canada qui compte parmi les nombreuses initiatives menées par le PEEIC. Il considère également que les conférences bisannuelles sur l’énergie du PEEIC constituent une source essentielle d’information et de réseautage. « J’ai très hâte au Sommet de l’énergie 2014 où j’irai chercher des idées nouvelles à ramener à l’ESCO. »

Avec ses collègues membres du conseil exécutif, M. Robertson prévoit perpétuer les bons coups du PEEIC, comme les offres visant l’analyse comparative et la formation en efficacité énergétique, et il souhaite également s’appuyer sur de nouveaux éléments et développements du domaine de l’efficacité énergétique pour que l’organisation puisse demeurer à l’avant-garde.

RETScreen Plus résout le mystère de l’inexplicable augmentation de la consommation de gaz naturel à la boulangerie Weston

« L’analyse en profondeur nous a permis de découvrir la raison et, finalement, d’enrayer la hausse inexpliquée de la consommation de gaz naturel qui s’accentuait », explique Darren Borden, ingénieur, Gestion de l’énergie, Weston Foods (Canada) Inc. L’analyse dont il est question a été effectuée par GreenQ Partners inc., une entreprise de gestion de l’énergie, au moyen de RETScreen Plus, le logiciel mis au point par les scientifiques de Ressources naturelles Canada (RNCan).

RETScreen Plus est un outil d’analyse approfondie de la consommation d’énergie distribuée par les services publics et de ses facteurs clés, notamment la météo, qui a pour résultat un rapport quantitatif. Par une analyse de régression, le logiciel établit le rapport entre les facteurs déterminants et la consommation d’énergie ou la production. Il peut également faire le suivi du rendement réel d’un projet par opposition au rendement prévu au moyen d’un outil de calcul de la somme cumulée (la somme cumulative des différences entre les valeurs réelles et prévues).

« Nous ne pouvions expliquer le ‘hoquet’ des données des compteurs divisionnaires reliés au four à pain dans la boulangerie de Sudbury », indique M. Borden. Au cours de l’été 2013, il a engagé GreenQ Partners, pour son expérience dans l’utilisation de RETScreen Plus, afin que l’entreprise enquête sur ce problème.

L’analyse des données a révélé que la consommation de gaz naturel totalisée sur trois ans correspondait presque parfaitement aux niveaux de production, ce qui n’indiquait aucun problème important. Toutefois, lorsque les données étaient totalisées et séparées par saison (été et hiver), et que l’on appliquait l’outil pour repérer les écarts par rapport à la consommation de référence de 2010, une hausse progressive (de deux à trois pour cent) de la consommation de gaz naturel en hiver devenait évidente pour les trois années analysées.

Anatoli Naoumov, directeur général de GreenQ, explique que RETScreen Plus lui a permis de quantifier les pertes d’efficacité saisonnières du four entraînées par un calibrage erroné de la sonde de température utilisée chaque année durant l’entretien du four. Le logiciel a également permis la séparation et la quantification de la consommation de gaz naturel en fonction des heures de production et de non-production, ce qui s’est avéré un outil très utile pour l’établissement des coûts, du budget et de la gestion des opérations. Il a également révélé un défaut d’entretien – des brûleurs à remplacer situés dans un espace restreint et difficile à atteindre.

Les résultats de l’analyse ont mené à une modification des procédures opérationnelles – on exige désormais que les étalonneurs indépendants présentent un certificat de calibrage récent (délivré depuis moins d’un mois) de la sonde. Un calibrage précis devrait ramener la consommation de gaz naturel aux niveaux de 2010, ce qui représente une économie d’environ 15 000 mètres cubes (m3) de gaz naturel par saison pour la boulangerie. Le problème sur le plan de l’entretien a aussi été réglé et entraînera des économies annuelles de 20 000 m3 de gaz, une mesure à peu de frais ou sans frais pour l’entreprise. M. Borden a déjà pu constater une meilleure efficacité du gaz et le retour à la stabilité des données en fonction des saisons. À l’issue de l’analyse avec l’outil RETSCreen Plus, on a retenu la recommandation d’un projet à réaliser éventuellement, soit le préchauffage de l’air de combustion, pour des économies potentielles de 40 000 m3 de gaz naturel.

M. Naoumov mentionne que, pour une utilisation fructueuse de l’outil RETScreen Plus, il faut bien comprendre les données analysées, la nature de l’analyse et faire une interprétation diligente des résultats. « C’est un outil très performant qui offre beaucoup d’opportunités d’analyses », déclare-t-il, faisant remarquer qu’il serait particulièrement efficace pour les procédés industriels répétitifs, comme la réfrigération.

M. Borden est heureux des résultats, indiquant que RETScreen Plus est un outil essentiel pour déceler les problèmes sur le plan de l’énergie. Il ajoute que « ce genre d’analyse est aussi très utile pour l’entretien préventif ». Il conclut en disant qu’« il serait prêt n’importe quand à utiliser de nouveau l’outil RETScreen Plus puisqu’il permet de transformer les données des compteurs divisionnaires en un modèle de gestion qui décortique le fonctionnement et le rendement des appareils, et fait ressortir les divergences ».

Tolko Industries a recours à l’analyse Pinch pour découvrir des occasions d’économiser l’énergie

« Nous avons effectué une analyse Pinch dans le but de déterminer quelles étaient les options de notre usine de pâte sur le plan de la consommation d’énergie à court et à long terme, et de recommander des projets assortis d’une période de récupération réaliste afin d’améliorer la consommation d’énergie thermique », indique Tamsin Patience, directrice technique de Tolko Industries, à The Pas, une division de Manitoba Kraft Paper. Comme convenu, l’analyse a eu pour résultat un certain nombre de recommandations de projets, dont plusieurs ont déjà été mis en œuvre.

L’analyse Pinch, une technique efficace d’intégration des procédés, est une méthode d’analyse globale basée sur les principes de la thermodynamique qui a été développée pour concevoir des procédés très performants sur le plan énergétique. Elle prend en compte tous les courants d’énergie d’un procédé et permet de déterminer quelle serait la consommation minimale d’énergie si la récupération de chaleur était optimale. Cette dernière information est très utile, car elle permet de comparer la consommation actuelle d’énergie d’une usine avec sa cible de consommation minimale, et donc de déterminer quel est le potentiel d’économie d’énergie. Plus précisément, l’analyse Pinch permet :

  • de définir si la consommation d’énergie d’un procédé est optimale et déterminer le potentiel d’amélioration par une meilleure récupération de chaleur;
  • de déterminer les projets de récupération de chaleur qui permettent de réduire la consommation d’énergie;
  • d’évaluer le potentiel de cogénération et les possibilités d’utilisation de pompes à chaleur;
  • d’étudier des projets de réduction de consommation d’eau qui conduisent à des économies d’énergie.

L’aide financière offerte par le truchement du programme écoÉNERGIE sur l’efficacité énergétique pour l’industrie de RNCan et par Manitoba Hydro a aidé à supporter le coût de l’analyse Pinch.

Le procédé étudié à l’usine de production exclusive de Tolko à The Pas, un Leader du PEEIC dans le secteur des produits forestiers, concerne une machine à papier d’une capacité de production de 476 tonnes (t) par jour (166 000 t par année). Mme Patience explique que les procédés de fabrication du papier, de désintégration et de récupération chimique exigent une forte intensité énergétique. De plus, la production de vapeur pour la turbine de l’usine et les autres procédés requiert une grande quantité de carburant. Étant donné la forte consommation d’énergie et la hausse des prix de l’énergie, l’entreprise a décidé de recourir à l’analyse Pinch pour évaluer et mettre en œuvre des projets opérationnels, gratuits ou bon marché, visant à réduire les coûts liés à l’énergie.

À propos de l’analyse, Mme Patience fait valoir qu’au départ, l’entreprise avait préparé un ensemble de diagrammes des opérations touchant les procédés et l’équipement liés aux fibres, à la vapeur, à l’eau, aux produits chimiques. Subséquemment, on a conçu et validé un modèle de simulation pour l’ensemble de l’usine intégrant tous ces procédés. Chaque donnée divergente a été examinée plus en profondeur et tout équipement affichant un rendement médiocre a été détecté.

En fin de compte, l’analyse Pinch a permis de suggérer des projets de modification des procédés et de la récupération de la chaleur, ainsi que des occasions de réutiliser l’eau. On a également procédé à une analyse sur la cogénération afin de repérer de nouvelles opportunités d’améliorer le rendement. Parmi les solutions sans frais ou peu coûteuses proposées figuraient la réduction de l’évacuation de la vapeur par le réservoir de condensats; ce projet a été achevé à l’automne 2012.

La consommation d’eau a également été soumise à une analyse, ce qui a permis de réduire la quantité d’eau douce utilisée dans la salle des machines. Par ailleurs, on a suivi la recommandation d’installer des joints mécaniques sur toutes les pompes pour éviter une trop grande consommation d’eau. Mme Patience fait remarquer que ce projet a été mis en œuvre en 2013 et au début de 2014. De plus, le débit des rinceurs a été optimisé dans les piles laveuses et l’atelier de classage a été fermé; des canalisations temporaires ont été installées en novembre 2013, dans l’intention de poursuivre avec une installation permanente. Mme Patience mentionne que ce projet réduira la consommation d’eau douce, améliorera l’efficacité du lavage de la pâte tout en diminuant les pertes de soude.

Elle indique également que les économies d’énergie réalisées à ce jour grâce à tous ces projets ont réduit la consommation d’énergie, diminuant de façon considérable la quantité de combustibles fossiles consommés par la chaudière de la papeterie. Elle mentionne que plusieurs projets à long terme recommandés à l’issue de l’analyse, comme la récupération de la chaleur de décharge et le remplacement des chaudières par des modèles électriques, sont à l’étude. L’analyse Pinch est venue appuyer la stratégie d’utilisation de la turbogénératrice de l’entreprise.

« L’analyse Pinch nous a fourni un modèle de simulation efficace de l’ensemble de l’usine de papier, ce qui nous permet de constater les effets des modifications et des améliorations futures à apporter aux procédés », ajoute Mme Patience en précisant que « les renseignements fournis leur ont permis de réduire les coûts liés à l’énergie. Nous recommandons sans hésiter à toutes les industries d’appliquer une telle analyse pour leurs procédés. »

Le programme écoÉNERGIE sur l’efficacité énergétique pour l’industrie de RNCan accroît son aide financière et élargit la liste des projets de gestion de l’énergie admissibles

Ressources naturelles Canada (RNCan), par le truchement de son programme écoÉNERGIE sur l’efficacité énergétique pour l’industrie, offre une aide financière pour supporter les projets qui améliorent le rendement énergétique dans les industries. L’efficacité énergétique contribue à réaliser le mandat de RNCan visant à favoriser le développement et l’utilisation responsables des ressources naturelles du Canada, la compétitivité du secteur industriel canadien et sa contribution à l’économie, tout en améliorant la qualité de vie de la population canadienne. Le programme offre désormais une aide financière à coûts partagés compensant jusqu’à 50 p. 100 des coûts admissibles et jusqu’à concurrence de 40 000 $.

Les projets de gestion énergétique, comme la mise en œuvre de la norme de gestion de l’énergie ISO 50001, de même que les analyses énergétiques – intégration des procédés et études numériques de la dynamique des fluides – figurent parmi les projets admissibles.

Les études relatives à la norme ISO 50001 visent à appuyer les organismes qui souhaitent adopter une approche systématique et instaurer l’amélioration continue sur le plan du rendement énergétique en vue de réaliser des économies sur le coût de l’énergie et de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour les projets relatifs à la norme ISO 50001 qui ont reçu une subvention, le bénéficiaire doit produire un rapport définitif sur les améliorations apportées au rendement énergétique détaillant les mesures appliquées en vue de satisfaire aux exigences de la norme, notamment la consommation d’énergie de référence, les cibles de rendement énergétique, le délai prévu pour l’atteinte de ces cibles, les procédures en matière de surveillance et de production de rapports ainsi que les résultats escomptés à l’issue de la mise en œuvre.

Une aide financière est aussi disponible pour supporter les études sur l’intégration des procédés, qui consistent en une analyse énergétique globale visant à faire un meilleur usage de la chaleur dans une installation. Dans le cadre d’une étude sur l’intégration des procédés, une approche touchant l’ensemble de l’installation, le recours à une simulation des bilans énergétique et massique et à des outils spécialisés, comme l’analyse Pinch, contribue à améliorer l’efficacité énergétique et la compétitivité des installations industrielles.

Une aide financière pour défrayer le coût des études numérique de la dynamique des fluides (DNF) est également disponible. Une étude de la DNF analyse le mouvement des fluides et le transfert de chaleur en cours des procédés industriels et permet ainsi d’identifier la conception des systèmes et les paramètres de fonctionnement pour une utilisation efficace de l’énergie. La DNF emploie des méthodes et des algorithmes numériques pour résoudre des problèmes liés aux mouvements d’un fluide et pour aider à optimiser l’efficacité du système, à réduire les émissions non désirées, à réaliser des études paramétriques et à évaluer l’exécution de conception.

Parmi les autres projets de gestion de l’énergie admissibles au financement figurent les suivants, sans en exclure d’autres : conception et diffusion d’outils et d’information liés à l’efficacité énergétique; élaboration, organisation et animation d’ateliers de formation; évaluations et études d’analyse comparative; élaboration de guides et de rapports techniques, de plans d’action pour la mise en œuvre et d’études sur les pratiques exemplaires.

Pour plus d’information sur l’aide financière offerte par RNCan, visitez le site Web rncan.gc.ca/energie/efficacite/industrie/appui-financier/5388.

L’usine de pâte d’AV à Nackawic est en voie de réduire de façon spectaculaire sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre

« Notre objectif est de réduire considérablement notre consommation d’énergie et nos émissions de gaz à effet de serre (GES) », indique Rajeev Goel, directeur de l’usine de pâte d’AV Nackawic, un Leader du PEEIC dans le secteur des produits forestiers. Depuis 2010, l’usine a fait des pas de géant en vue d’atteindre cet objectif, en mettant notamment en place plusieurs projets d’efficacité énergétique et de réduction du gaspillage.

L’usine, située à Nackawic, au Nouveau-Brunswick, fait partie du groupe Adiya Birla et fabrique de la pâte à dissoudre à partir de différents bois d’arbres feuillus, qui est utilisée pour produire de la fibre de rayonne. L’installation emploie environ 350 employés et fonctionne 24 heures par jour toute l’année.

En 2010, l’usine a reçu une subvention de 2,37 millions de dollars, par le truchement du Programme d’écologisation des pâtes et papiers (PEPP) de RNCan, pour l’amélioration de sa production d’énergie propre et de son efficacité énergétique. Grâce à cet investissement, l’usine de pâte a réduit sa consommation d’eau et d’énergie en recyclant le filtrat à l’atelier de blanchiment. De plus, en modernisant son four à chaux rotatif, l’usine a réduit sa consommation d’énergie, ses achats de chaux achetée, et la quantité de particules en suspension et de soufre qu’elle produisait.

L’aide financière de RNCan a également servi à réduire la consommation de mazout et les émissions de GES de la chaudière de récupération grâce à l’amélioration de l’évaporateur cyclone qui diminue la teneur des solides de la liqueur à 68 p. 100 et à l’installation d’un nouveau système de stockage de la liqueur noire « forte ».

Un autre projet supporté grâce à la subvention du PEPP visait l’amélioration de la chaudière par un apport d’air secondaire au-dessus de la couche en ignition (pour réduire les émissions de NOx). Par ailleurs, on a installé des machines à fragmenter le bois pour favoriser une combustion plus efficace. Cette amélioration a augmenté la production annuelle d’énergie renouvelable de l’usine de 12 040 gigajoules, en remplacement des combustibles fossiles (utilisés pour la production de vapeur), et a diminué ses émissions de GES de 6 250 tonnes par année.

Mieux encore, l’usine remplace de plus en plus le mazout brut par la biomasse ou le gaz naturel. L’objectif d’Aditya Birla pour cette usine est de réduire ou d’éliminer sa consommation de combustible de soute C d’ici 2017. À cette fin, la première étape a été de changer en janvier 2012 l’un des brûleurs du four à chaux pour qu’il convienne au gaz naturel.

En 2013, le mazout brut a été remplacé par du gaz propane dans un autre brûleur utilisé pour l’incinération de gaz non condensables issus des procédés de digestion et d’évaporation. Cette modification a réduit d’un tiers la consommation de mazout. Après avoir récemment mis en service la chaudière de l’usine après une modification avec un brûleur au gaz (dans le cadre d’un projet pilote), l’usine prévoit convertir la chaudière pour passer à environ 90 p. 100 de gaz naturel en remplacement du mazout brut d’ici avril 2014.

M. Goel mentionne qu’AV Nackawic a aussi mis en place un système de gestion du combustible de déchets de bois, à l’aide de la méthode Six Sigma qui promet des économies considérables. Dans le cadre d’un projet pilote réalisé en 2013, on a réduit la consommation de mazout d’environ 7 926 gallons U.S. par rapport à l’année précédente, et les conditions météorologiques avaient été semblables pour ces deux années. « Le projet n’avait requis aucun investissement et ne demandait que la participation des employés pour réaliser les économies », indique-t-il. Parmi d’autres projets d’efficacité énergétique figurent des projets de modernisation du système de récupération de la chaleur dans un avenir proche.

L’équipe de direction d’AV Nackawic estime que la participation des employés est un facteur clé de l’amélioration de l’efficacité énergétique. M. Goel conclut en disant : « Nous invitons les employés à nous faire part de leurs idées, nous les faisons participer dès l’étape de conception puis nous partageons avec eux les plans opérationnels et d’entretien ». Des bulletins d’information paraissent toutes les semaines et des réunions entre la direction et les employés sont organisées fréquemment pour communiquer les nouvelles liées à l’efficacité énergétique et tenir tout le monde bien informé.

La participation au défi « People Power Challenge » incite les employés à économiser l’énergie

Déjà à sa troisième année d’existence, le People Power Challenge (PPC) (en anglais seulement) offre aux participants un programme gratuit, clés en main, de mobilisation des employés. Jennifer Taves, gestionnaire de projets, Communications et Engagement, chez Partners in Project Green, indique que cette édition du PPC offre plus que jamais des avantages appréciables qui permettent aux entreprises de « tirer parti de leur meilleure ressource – leur personnel – pour recueillir des idées qui peuvent entraîner des économies substantielles ».

« Nous avons en outre haussé la valeur de nos prix pour 2014. Les entreprises peuvent donc se mériter jusqu’à 5 000 $ en relevant le défi de six mois », ajoute Mme Taves. Les participants s’affronteront du 1er avril au 30 septembre 2014 pour l’un des deux prix de 5 000 $ et l’un des deux prix de 2 500 $.

Le PPC fonctionne à l’aide d’un système de points; les entreprises qui cumulent le plus grand nombre de points remportent le défi. On accumule des points en recueillant auprès des employés des suggestions de solutions durables et en obtenant leur engagement, en mettant en œuvre des projets de durabilité (les crédits sont attribués aux projets mis en œuvre du 1er janvier au 30 septembre 2014), et en communiquant des conseils et des trucs liés à la durabilité par le truchement d’applications.

Contrairement aux anciennes éditions du PPC, le défi de 2014 permet aux entreprises d’axer l’engagement de leurs employés sur des aspects qui desservent au mieux leur intérêt, que ce soit l’économie d’énergie, la gestion du gaspillage ou de l’eau, ou toute autre solution environnementale. Autre nouveauté cette année : un système de suivi intégré de l’engagement des employés et des paramètres par lesquels les entreprises peuvent mesurer l’incidence de la campagne sur leur effectif. Le PPC motive aussi les employés par l’intermédiaire de prix de reconnaissance et d’incitatifs intégrés, et autorise les entreprises à tirer parti de l’intérêt des médias.

Au cours du PPC, on offrira également des séminaires d’encadrement en continu ainsi qu’un forum pour le partage des pratiques exemplaires entre les participants. Chaque fois que les participants partageront des études de cas, ils obtiendront des points supplémentaires pour le défi. Ces histoires de réussite seront en outre communiquées à plus grande échelle. Comme par le passé, les participants recevront des outils de communication et un soutien constant pour déployer leur stratégie en matière d’engagement.

Mme Taves fait remarquer que le PPC est déjà bien engagé avec au moins 15 concurrents déjà inscrits. « Nous venons à peine d’annoncer le défi que déjà huit installations – Canadian Tire Brampton, Canadian Tire (AJ Billes Distribution Centre), la Ville de Mississauga, Rockwell Automation, Velcro Industries, Menkes Property Management, Kuehne and Nagel Inc. et l’International Centre – se sont inscrites. »

Plusieurs organismes relèvent chaque année le défi pour tirer parti des nombreux avantages liés au PPC. À titre d’exemple, Velcro Canada Inc., le grand champion de l’an dernier dans la catégorie des petites et moyennes entreprises, a vu ses efforts soulignés par la société Velcro. Cette reconnaissance a eu de nombreux effets positifs sur les employés de l’installation de Toronto. L’Ontario Natural Food Coop a recueilli une telle quantité de suggestions de ses employés durant le défi de 2012 axé sur la réduction du gaspillage qu’elle a pu concevoir un plan d’action pour la mise en œuvre de sa gestion du gaspillage.

Pour plus d’information, visitez le site Web www.partnersinprojectgreen.com/ppc2014 (en anglais seulement) ou communiquez avec Jennifer Taves par courriel à l’adresse jtaves@trca.on.ca ou par téléphone au 416-661-6600, poste 5570.

Rappel – 36e conférence annuelle de la technologie de l’énergie industrielle (Industrial Energy Technology Conference), du 20 au 23 mai 2014, à la Nouvelle-Orléans

La conférence de la technologie de l’énergie industrielle (IETC) (en anglais seulement) est unique en son genre et porte sur une vaste gamme de sujets d’importance pour les gestionnaires de l’énergie industrielle, les spécialistes des services publics, les gestionnaires de programmes des pouvoirs publics, les vendeurs et autres. On y présentera les dernières nouveautés en matière de technologie et de savoir-faire dans les domaines de la fabrication intelligente, de la gestion d’énergie de l’entreprise, de l’analyse des possibilités d’économies d’énergie et des études de cas portant sur des projets d’efficacité industrielle menés à bien dans le monde réel.

Les participants à cette 36e conférence annuelle pourront en apprendre davantage sur les mesures mises en œuvre avec succès par certaines entreprises, évaluer l’incidence des nouvelles tendances, avoir un avant-goût de l’avenir de l’industrie et partager la façon dont ils relèvent les défis auxquels est confronté l’ensemble de l’industrie. Ils côtoieront des représentants d’entreprises qui doivent relever des défis similaires et qui ont trouvé des solutions.

L’IETC est organisée par Energy Systems Laboratory du Texas A&M University System et du département des Ressources naturelles de la Louisiane.

Communiquez avec Jim Eggebrecht, directeur général de l’IETC, à l’adresse jim@esl.tamu.edu pour obtenir de plus amples renseignements sur l’IETC, ou visitez le site Web de la conférence à l’adresse ietc.tamu.edu (en anglais seulement).

Venez célébrer la Journée mondiale de l’accréditation le 9 juin 2014 avec le CCN

Votre organisme cherche-t-il à exploiter des marchés d’exportation ou à accroître son efficacité énergétique, réduire ses dépenses et améliorer son rendement énergétique? Alors inscrivez-vous dès aujourd’hui au petit déjeuner-conférence organisé par le Conseil canadien des normes (CCN) à l’occasion de la Journée mondiale de l’accréditation 2014, le 9 juin de 8 h 30 à 1 h 30 au Centre des congrès d’Ottawa.

Cette année, la Journée mondiale de l’accréditation a pour thème « Instaurer la confiance dans la fourniture d’énergie grâce à l’accréditation ». Venez découvrir en quoi les méthodes d’accréditation et de certification, les normes, les règlements et les essais sont importants. Vous apprendrez aussi comment ils contribuent à la sécurité des produits et services et pourraient vous aider à devancer la concurrence mondiale.

Au programme :       

  • un petit-déjeuner de réseautage
  • un conférencier d’honneur :
    • Patrick Hardy, cofondateur et directeur de l’exploitation de ClimateCHECK, une entreprise proposant des solutions innovantes en matière de gestion des gaz à effet de serre
  • une table ronde avec modérateur, réunissant :
    • Jean-François Comeau, directeur du Développement des affaires, Enviro-accès inc., un des trois Centres canadiens pour l’avancement des technologies environnementales
    • Inderpal Jaswal, préposé aux registres et directeur, Assurance qualité, QUASAR, la division du Bureau canadien de soudage responsable de l’audit, du management de la qualité et de la certification ISO
  • une séance d’information sur ISO 50001, la norme sur les systèmes de management de l’énergie reconnue à l’échelle internationale. Le CCN a récemment lancé un programme d’accréditation destiné aux organisations qui souhaitent mettre en œuvre cette norme pour accroître leur efficacité énergétique, réduire leurs dépenses et améliorer leur rendement énergétique, ainsi qu’aux organismes de certification qui veulent aider leurs clients à y parvenir. Paul W. Birkeland, directeur fondateur, Global Strategic Energy, dirigera la séance.

Consultez le programme.

Inscrivez-vous sans tarder – l’entrée est gratuite.

Nouveaux Leaders du PEEIC

Secteur de la fabrication générale

Amec Usinage inc. – Saint-Augustin-de-Desmaures (Québec)

Ateliers « Le gros bon $ens » calendrier de l’été 2014

Remise au point des bâtiments (offert en anglais)
Date : 21 juin
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Planification en gestion énergétique (offert en anglais)
Date : 20 septembre
Lieu : Vancouver (Colombie-Britannique)
Offert en collaboration avec Langara College

Pour vous inscrire, appelez le Bureau d’inscription pour la formation continue de Langara College au 604-323-5322

Calendriers des activités

Appel d’idées d’articles

Votre entreprise a-t-elle adopté des mesures d’efficacité énergétique que vous aimeriez faire connaître aux lecteurs de L’Enjeu PEEIC? Proposez-nous vos idées d’article : communiquez avec Jocelyne Rouleau à l’adresse jocelyne.rouleau@rncan-nrcan.gc.ca.

Si vous avez besoin de plus amples renseignements sur un article ou un programme, veuillez également communiquer avec Mme Rouleau à l’adresse susmentionnée.

Pour modifier vos coordonnées, mettre fin à votre abonnement ou vous abonner à notre publication pour les bâtiments commerciaux, institutionnels et du gouvernement fédéral, L'Enjeu : Bâtir l’efficacité énergétique, allez à la page Abonnez-vous. Si vous avez de la difficulté à accéder à cette page, envoyez un courriel à l’adresse info.ind@rncan-nrcan.gc.ca.