Bulletin L'Enjeu PEEIC - Mars 2014

Bulletin L'Enjeu PEEIC

Mars 2014 vol. XVIII, no3

Dernières nouvelles du Sommet de l’énergie 2014

Vous aimeriez que votre entreprise économise de l’argent, soit plus rentable et concurrentielle?

Le Sommet de l’énergie 2014, qui se tiendra les 14 et 15 mai prochains à Niagara Falls, sera animé par Ressources naturelles Canada (RNCan) et le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC) en collaboration avec le Consortium pour l’excellence manufacturière (EMC). Le Sommet, sous le thème Là où l’efficacité devient rentable, poursuit la tradition du PEEIC perpétuée depuis 2003 en organisant la première conférence sur l’efficacité énergétique de l’industrie au Canada.

Participez à la meilleure conférence sur l’efficacité énergétique de 2014, le Sommet de l’énergie 2014 – Là où l’efficacité devient rentable. Joignez-vous à plus de 400 décideurs de l’industrie en provenance de partout au Canada. Vous devez y être. Avec le thème de cette année reliant l’efficacité et la rentabilité, les ateliers porteront sur les systèmes de gestion de l’énergie, la norme de gestion de l’énergie ISO 50001, la gestion de l’eau et sur des solutions énergétiques novatrices de remplacement.

Les conférenciers principaux invités au Sommet de l’énergie 2014 : une riche expérience à partager sur l’innovation, ISO 50001 et les économies cachées

Innovations de pointe pour améliorer la productivité, optimisation de l’efficacité et découverte d’économies cachées importantes grâce à l’efficacité énergétique, voilà quelques-uns des sujets qui seront abordés par les conférenciers principaux lors du Sommet de l’énergie 2014 organisé en collaboration par le Consortium pour l’excellence manufacturière (EMC) et le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC).

Simon Olivier, vice-président, Croissance, Stratégies de développement des marchés et Développement des affaires, GE Canada, Andrew Cooper, ingénieur et spécialiste de l’énergie, New Gold Inc., et Paul Rak, président et fondateur de Veriform Inc., et gestionnaire de l’énergie certifié, susciteront la curiosité des participants dans le cadre de leurs présentations auprès d’un large public en parlant de leurs expériences en matière d’efficacité énergétique qui se transforme en profits substantiels.

Simon Olivier

Simon Olivier, vice-président, Croissance, Stratégies de développement des marchés et Développement des affaires, GE Canada

« Le Sommet est un événement majeur de l’industrie et il est parfaitement aligné avec les stratégies d’affaires et d’investissements de GE Canada », déclare M. Olivier. Il considère que la conférence est une vitrine idéale pour jumeler l’efficacité énergétique, la productivité et la rentabilité. De plus, M. Olivier fait valoir que l’établissement de réseaux et de relations est un autre aspect important du Sommet : « Il est ici question de collaboration et d’innovation libre. »

L’innovation est l’élément sous-jacent du travail de M. Olivier au sein de GE Canada, où il a occupé plusieurs postes supérieurs. Présentement, il a la responsabilité de développer et d’élargir le positionnement de l’entreprise sur les marchés et de développer les affaires. Simon Olivier est diplômé en ingénierie et il détient une maîtrise en administration des affaires. Il a siégé, tout récemment, au conseil d’administration de l’Association canadienne de l’énergie éolienne, et il est membre d’un groupe d’experts sur la stratégie globale et le leadership de l’Université McGill. En 2009, Simon a reçu le prix « Jeune entrepreneur du Québec ». En 2009, il a reçu le prix « Jeune entrepreneur du Québec » pour son engagement auprès d’un large public et sa contribution au développement des affaires et à l’innovation.

M. Olivier compte partager l’expérience acquise dans le cadre des initiatives fructueuses de GE, notamment avec le programme Ecomagination, qui prouve l’intérêt de la société pour l’Internet industriel – la convergence de la machine, le captage et l’analyse des données intelligentes pour l’amélioration de l’efficacité des opérations – et le concept du « Power of One », qui fait référence aux économies considérables qu’il est possible de réaliser avec seulement un pour cent d’augmentation de l’efficacité énergétique.

M. Cooper a la même vision de l’efficacité. « La réduction du gaspillage et l’optimisation de l’efficacité me passionnent », a-t-il confié. Cette philosophie l’a conduit à initier des projets d’efficacité énergétique et de durabilité, par exemple la mise en place d’un système d’information de gestion énergétique (SIGE) et d’un système de gestion de l’énergie conforme à la norme ISO 50001 à la mine New Afton de New Gold à Kamloops, en Colombie-Britannique. « À mes yeux, la norme ISO 50001 est un outil précieux pour rendre durable la gestion de l’énergie au sein d’une organisation. »

Andrew Cooper, spécialiste de l’énergie, New Gold Inc.

M. Cooper, qui est diplômé en génie électrique, a entrepris sa carrière en tant qu’ingénieur dans les mines d’or en Afrique du Sud, avant de se diriger vers l’industrie sidérurgique et l’industrie pétrochimique; mais dès son arrivée au Canada, il est revenu dans l’industrie minière. Après avoir occupé un poste d’ingénieur électricien et de directeur de l’ingénierie chez Sifto Salt Mine à Goderich, en Ontario, M. Cooper est devenu gestionnaire de l’énergie certifié; il a ensuite obtenu le poste qu’il occupe encore aujourd’hui chez New Gold.

Dans le cadre du Sommet, Andrew Cooper compte partager l’expérience de New Gold en matière de gestion de l’énergie et relater aux participants la succession d’événements « malheureux et plus réjouissants qui ont marqué la mise en œuvre de la norme ISO 50001 jusqu’à l’obtention de la certification ». Il a également hâte « d’entendre les expériences vécues par les autres et d’échanger sur ce qui fonctionne et ne fonctionne pas ».

Pour sa part, Paul Rak, qui a assisté à l’évolution de la gestion de l’énergie depuis les tout débuts, déclare que « depuis que l’industrie a compris les enjeux énergétiques, nous pouvons nous consacrer à la mise en œuvre de l’efficacité énergétique. Le concept de l’économie d’énergie pour créer la richesse est logique d’un point de vue intellectuel, mais nous avons aussi besoin d’exemples concrets, allant plus loin que le remplacement d’appareils d’éclairage. » Au Sommet, il espère partager avec le public l’un de ces exemples concrets – le potentiel d’économies encore plus substantielles liées aux frais d’entretien grâce aux projets d’efficacité énergétique.

M. Rak est propriétaire de Veriform Inc., une entreprise manufacturière, et de son entreprise dérivée, Verigreen, une société de gestion de l’énergie; ces deux entités sont le reflet de sa passion pour la fabrication écologique. Paul Rak a une vaste expérience de la gestion de l’énergie, ayant mené à bien près de 300 projets énergétiques et participé à titre de conférencier principal à plus d’une cinquantaine d’activités axées sur la durabilité, partageant sa vision ou comment multiplier les profits en tenant compte de la viabilité dans le cadre des activités opérationnelles au quotidien. Il a mérité de nombreux prix, y compris le Prix d’excellence de la Cambridge Chamber Business 2009 pour la durabilité.

Paul Rak termine en résumant ce que ses collègues estiment également être un résultat profitable du Sommet : « Nous discuterons et en apprendrons davantage sur les nombreuses facettes de l’efficacité énergétique et de la durabilité, y compris les nouveaux développements, les innovations et les pratiques exemplaires ».

Pour de plus amples renseignements sur le Sommet et les conférenciers principaux, visitez le site www.energie2014.ca

Paul Rak, propriétaire de Veriform Inc. et gestionnaire de l’énergie certifié

L’OPA fier commanditaire du Sommet de l’énergie 2014

« L’OPA est fier d’être partenaire du Sommet de l’énergie à venir », affirme Andrew Pride, vice-président, Conservation, Ontario Power Authority (OPA). « L’événement promet d’être une occasion inégalée pour les participants de prendre part à des discussions et d’assister à des ateliers portant sur des stratégies en matière d’efficacité énergétique dans l’industrie. »

« Le Sommet de l’énergie fournit à l’OPA une tribune unique pour promouvoir la valeur des programmes que nous offrons », confie M. Pride, faisant référence au financement de gestionnaires de l’énergie intégrés et au programme Industrial Accelerator de l’OPA. Les deux programmes sont axés sur l’efficacité énergétique et l’économie d’énergie dans les installations industrielles.

M. Pride fait remarquer que le Sommet de l’énergie 2014 est un événement important permettant de communiquer directement aux gens les renseignements sur l’efficacité énergétique : « Les participants ont la chance d’être mis au fait des plus récentes technologies et d’obtenir de l’information éclairante qui les aideront à atteindre leurs objectifs d’économie d’énergie. » Il renchérit en affirmant qu’un événement comme le Sommet permet aussi aux participants d’établir des réseaux et d’échanger sur leurs expériences en matière de gestion de l’énergie.

« Pour réaliser nos objectifs d’économie d’énergie, nous devons pouvoir compter sur l’engagement de nombreux partenaires, comme le PEEIC », ajoute-t-il. L’OPA et RNCan estiment que la gestion de l’énergie offre de nombreuses possibilités pour l’industrie, c’est pourquoi les deux organisations tentent de l’aider à concrétiser ces possibilités.

M. Pride indique que, lors du Sommet, l’OPA soulignera l’importance du capital humain dans la gestion de l’énergie et démontrera que son programme de financement des gestionnaires de l’énergie intégrés soutient cet atout. Il abordera également le rôle de l’économie d’énergie dans le secteur industriel et la valeur qu’elle représente pour le réseau électrique ontarien.

Appel à tous les exposants!

Vous aimeriez attirer de nouveaux clients et établir des relations fructueuses? Vous avez besoin de l’aide des leaders de l’industrie et des spécialistes de l’efficacité énergétique afin de mieux positionner votre entreprise sur les marchés?

Le PEEIC et EMC peuvent vous aider à porter plus haut vos objectifs d’affaires.

Participez à la meilleure conférence sur l’efficacité énergétique de 2014, le Sommet de l’énergie 2014 – Là où l’efficacité devient rentable. Joignez-vous à plus de 400 décideurs de l’industrie en provenance de partout au Canada. Vous devez y être. Avec le thème de cette année reliant l’efficacité et la rentabilité, les ateliers porteront sur les systèmes de gestion de l’énergie, la norme de gestion de l’énergie ISO 50001, la gestion de l’eau et sur des solutions énergétiques novatrices de remplacement.

En participant à cette conférence vous aurez l’occasion de :

  • faire la promotion de votre entreprise et d’en vanter les services;
  • discuter avec les plus grands spécialistes de l’énergie des plus récentes innovations en matière de gestion de l’énergie et de l’eau, de récupération de la chaleur résiduelle, et vous en apprendrez davantage sur les pratiques et technologies novatrices, et plus encore.

Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas à écrire à gabrielle.allard@nrcan-rncan.gc.ca ou à smcneilsmith@emccanada.org. Pour en apprendre davantage au sujet de la conférence, visitez le site www.emccanada.org/group_spaces/sommet_de_lenergie.

Chez Chrysler Canada, la certification ISO 50001 s’inscrit dans le cours normal des affaires

« L’aspect organisationnel est celui pour lequel nous avons tiré le plus de leçons durant la mise en œuvre de la norme ISO 50001 », déclare Josh Orentlicher, spécialiste de l’environnement à l’usine de Brampton de Chrysler Canada inc. « La technologie ne suffit pas pour régler les problèmes liés à l’énergie; il faut également pouvoir compter sur l’appui des dirigeants de l’entreprise, rallier la haute direction et obtenir l’engagement des employés. » L’installation a obtenu sa certification de la norme de gestion de l’énergie ISO 50001 le 18 décembre 2013.

Chrysler Canada inc. compte plus de 2 800 employés dans son usine d’assemblage de Brampton, en Ontario; l’entreprise est un Leader du PEEIC dans le secteur de la fabrication de matériel de transport.

M. Orentlicher fait remarquer que l’usine avait déjà mis en place un programme dynamique de gestion de l’énergie et possédait de l’expérience en matière de mise en œuvre des normes ISO puisqu’elle avait déjà obtenu les certifications des normes ISO 14001 et ISO 9001. De plus, Chrysler, Fiat & Co. adhère aux principes de la fabrication de classe mondiale (World Class Manufacturing (WCM) (en anglais seulement). Ce principe commande particulièrement une meilleure économie de l’énergie et réduction du gaspillage d’énergie.

En mars 2013, l’usine d’assemblage de Chrysler Canada à Brampton a lancé le processus officiel de certification afin d’être l’un des premiers à en adopter la norme. M. Orentlicher mentionne que le groupe de gestion intégrée de l’entreprise a joué un rôle de premier plan pour mener à bien le projet de certification, à l’instar de l’équipe de spécialistes de l’énergie. Après une analyse approfondie des lacunes, la phase I de la mise en œuvre a débuté par une vérification documentaire en octobre 2013. Un mois plus tard au cours de la phase II, une vérification qui a duré une semaine, les résultats rassemblés ont mené à l’obtention de la certification.

Certains des projets entrepris dans le cadre du processus de certification comprenaient l’installation d’un automate programmable pour l’éclairage dans l’atelier de peinture et la mise en place d’un système Siemens Demand Flow® qui améliore l’efficacité du refroidisseur d’eau de l’usine.

M. Orentlicher mentionne que la certification ISO 50001 poussera plus loin l’engagement : « c’est devenu partie intégrante de notre façon de faire des affaires ». Pour s’assurer d’obtenir le degré d’engagement requis, l’équipe responsable de la gestion de l’énergie rencontre chaque semaine les travailleurs qualifiés et les ingénieurs de chaque service fonctionnel afin d’examiner les pertes d’énergie, les projets d’efficacité énergétique en cours et les progrès réalisés.

Même si tous les employés ont déjà suivi une formation d’introduction à l’efficacité énergétique, l’entreprise met au point une formation automatisée sur la gestion de l’énergie afin qu’ils puissent approfondir leurs connaissances sur le sujet. De plus, certains employés dont le travail s’effectue au moyen d’équipement consommateur d’énergie recevront une formation spécialisée.

M. Orentlicher mentionne que 33 projets figurent sur la liste des projets à venir, y compris l’amélioration de l’éclairage, l’optimisation de la ventilation par aspiration à la source et peut-être aussi une participation éventuelle à un programme de réaction à la demande d’électricité. Bien que la capacité de comptage des systèmes électriques soit assez précise, il indique que les systèmes de surveillance doivent être améliorés pour mieux évaluer et gérer la consommation de gaz naturel.

Webinaire du PEEIC : Économies d’énergie dans les systèmes à air comprimé

Date : 16 avril 2014 – séance en anglais – séance en français à déterminer
Heure : 13 h HA
Lieu : En ligne, accessible par votre navigateur Web
Durée : 90 minutes
Coût : Gratuit

Est-ce que votre organisation a recours à des systèmes à air comprimé? Effectuez-vous une surveillance de l’air comprimé comme vous le faites pour d’autres services?

Protéger l’environnement et économiser de l’argent pourraient être aussi simples que de sceller une fuite dans un tuyau. Vous êtes en première ligne pour les possibilités d’économies d’énergie. L’air comprimé représente la dépense la plus coûteuse et est souvent le service le moins efficace dans plusieurs usines. À titre d’exemple, pour chaque 100 unités d’énergie, moins de 10 unités sont transformées en air comprimé. 

Voici votre chance d’en apprendre davantage!

Le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC), par l’entremise de Ressources naturelles Canada, offre aux membres de la communauté industrielle du Canada une occasion unique d’en apprendre davantage au sujet des systèmes à air comprimé en assistant à un webinaire d’information d’une durée d’une heure.

Programme du webinaire :
  1. Introduction et aperçu du webinaire
  2. Défaillances des systèmes à air comprimé et possibilités d’amélioration
  3. Étude de cas de Rollstamp Manufacturing
  4. Études de cas de MB Hydro (Motor Coach Industries, Griffin Wheel, Boeing)
  5. Conclusion et foire aux questions (FAQ)
Animateurs

Denis Lamoureux, technologue en énergie agréé
Agent du génie industriel, Ressources naturelles Canada

Tejal Desai
Entretien, Rollstamp Manufacturing – Division de Magna International

Ron Marshall, technologue en énergie agréé, gestionnaire de l’énergie certifié
Agent des systèmes industriels, Manitoba Hydro

Pour vous inscrire ou obtenir davantage d’information, veuillez communiquer avec Francis Charette par courriel à l’adresse francis.charette@nrcan-rncan.gc.ca ou par téléphone au 613‑996‑7744.

Les Leaders du PEEIC se verront accorder la priorité. Obtenez plus de renseignements sur les façons de devenir un Leader du PEEIC en cliquant ici.

La consommation d’énergie et les émissions du secteur canadien du ciment en constante réduction

« Le secteur canadien du ciment est résolument engagé sur la voie de l’amélioration continue », indique Adam Auer, directeur, Durabilité et relations avec les intervenants de l’Association canadienne du ciment (ACC) et président du groupe de travail du ciment du PEEIC. M. Auer a livré ce commentaire en parlant de l’enquête annuelle Labor-Energy Input Survey publiée récemment par la Portland Cement Association des États-Unis, qui fait état des tendances du secteur du ciment aux États-Unis et au Canada.

L’enquête indique que, de manière générale, la consommation d’énergie du secteur du ciment en 2012 a diminué par rapport aux années passées. Cette conclusion est confirmée par le Rapport 2012 sur la performance environnementale de l’ACC, qui produit les données sur la consommation d’énergie des industries canadiennes, entre autres paramètres du rendement environnemental. Le rapport, qui couvre la période de 2000 à 2010, indique une tendance à la baisse relativement à l’intensité moyenne des émissions de CO2 du secteur du ciment. M. Auer explique que cette baisse est attribuable en grande partie à la conversion du secteur canadien au ciment ContempraMC qui réduit les émissions de CO2, à une plus grande utilisation de matériaux cimentaires supplémentaires et de carburants à faible teneur en carbone dans la fabrication du ciment. De même, les émissions atmosphériques (p. ex., NOx, SOx, matières particulaires) ont été relativement stables ou ont diminué de manière générale depuis 2002.

Au cours des 10 dernières années, l’amélioration de l’efficacité énergétique s’inscrivait dans la tendance générale en raison de la réduction de la consommation d’énergie électrique et thermique. En réalité, le secteur a réalisé une amélioration sur le plan de l’efficacité énergétique de l’ordre de 11 p. 100 depuis 2007. M. Auer mentionne que les améliorations sont largement attribuables aux gains en matière d’efficacité thermique. Avec les changements climatiques qui deviennent une source de motivation majeure pour entreprendre des améliorations éconergétiques, l’augmentation de l’efficacité thermique, qui s’avère le meilleur moyen de réduire les émissions de CO2 du secteur, a joué un rôle important – « C’est là que nous en avons le plus pour notre argent », ajoute Adam Auer.

Il explique ainsi qu’à l’échelle du Canada, le secteur a investi massivement dans la modernisation des installations dans les années 1990, avec pour résultat les usines les plus modernes et efficaces de l’Amérique du Nord. « Nous entrons aujourd’hui dans un nouveau cycle d’améliorations majeures axé sur l’innovation et la technologie dans le but de favoriser une meilleure efficacité. » Le secteur du ciment continuera donc à bénéficier de ces améliorations graduelles, affirme M. Auer, tout en indiquant que les coûts de ces réalisations ont augmenté.

Il mentionne que le mélange de carburants dépend non seulement des prix du carburant, mais aussi de la capacité de production de chaque carburant (p. ex., le charbon affiche une plus grande capacité que le gaz naturel). Par conséquent, même si la consommation de charbon et de coke de pétrole est demeurée stable, la tendance est à l’utilisation de carburants à faible teneur en carbone. M. Auer explique que le secteur est intéressé par l’utilisation de la biomasse et certains sous-produits non recyclables issus d’autres industries qui finiraient autrement dans les sites d’enfouissement (p. ex., les déchets de construction et les décombres de démolition, qui comptent une grande quantité de biomasse inexploitée.) « La proportion de carburant de remplacement utilisé dépend du territoire de compétence et varie entre 30 p. 100 de mélange de carburants au Québec et deux pour cent en Ontario. En Europe, le taux de substitution peut atteindre jusqu’à 60 p. 100. L’utilisation accrue de carburants à faible teneur en carbone est l’un des principaux leviers permettant de réduire les émissions de CO2 de notre secteur », confie-t-il.

L’autre grande nouvelle du secteur canadien du ciment concerne la certification ISO 50001, qui a déjà permis aux premières entreprises à l’avoir adoptée de réaliser des économies considérables, notamment chez St. Marys Cement Inc. (Canada). Le contrôle de la qualité du cru, l’optimisation du mélange de carburants, la gestion de l’efficacité des fours, les investissements dans les systèmes de récupération de chaleur et l’optimisation de l’air comprimé sont d’autres moyens par lesquels le secteur a réalisé des améliorations.

M. Auer résume en disant que « la plus grande priorité du secteur est d’accroître sa capacité de substitution des combustibles fossiles vierges par des carburants à faible teneur en carbone ». Il ajoute que le secteur est sans cesse à l’affût de nouvelles occasions d’améliorer l’efficacité afin de perpétuer cette tendance à la baisse de la consommation d’énergie et des émissions, mais que la venue de nouvelles technologies révolutionnaires sera nécessaire pour favoriser de plus fortes réductions.

Les gestionnaires de l’énergie intégrés font réaliser des économies considérables à Atlantic Packaging

« Toutes les entreprises devraient participer au programme des gestionnaires de l’énergie intégrés », affirment Adam Murree et Chris Russell, tous les deux gestionnaires de l’énergie à l’usine de Scarborough d’Atlantic Packaging, en vertu du programme Embedded energy manager de l’Ontario Power Authority (OPA). Ils s’entendent tous les deux sur les avantages de disposer d’un responsable des questions énergétiques au sein de l’organisation afin de promouvoir l’économie d’énergie.

Atlantic Packaging (en anglais seulement), un Leader du PEEIC dans le secteur de la fabrication générale, possède deux papeteries situées à Scarborough, en Ontario – New Forest et Scarborough Liner. L’entreprise emploie de 90 à 100 employés qui travaillent dans les deux installations, lesquelles fonctionnent 24 heures par jour presque toute l’année, à l’exception d’environ deux semaines selon le calendrier d’entretien.

Le programme ÉnergiconomiesMC de l’OPA (en anglais seulement) subventionne 80 p. 100 du salaire des gestionnaires de l’énergie intégrés et 80 p. 100 des dépenses annuelles.

Adam Murree explique que Atlantic Packaging et New Forest sont les deux plus grands clients de Toronto Hydro. En 2013, les deux installations combinées ont consommé plus de 270 millions de kilowattheures (kWh) et environ 53 millions de mètres cubes de gaz naturel, c’est pourquoi l’entreprise a saisi l’occasion, dès l’annonce du programme de gestionnaires de l’énergie intégrés de l’OPA, d’engager une personne responsable de faire le suivi et de réduire la consommation d’énergie dans chacune de ses installations à la consommation très intensive.

« Depuis que nous avons engagé ces gestionnaires, nous avons doublé nos objectifs, ayant économisé 1 200 kW et plus de 9 millions de kWh d’électricité », déclarent MM. Murree et Russell. Adam Murree explique que l’une des premières mesures a été la conception d’un plan de réduction et d’ajustement à la mondialisation. Un logiciel a été mis au point à l’interne pour permettre au service de gestion de l’énergie de prévoir avec précision les périodes de pointe de demande d’électricité en Ontario et de réduire considérablement l’incidence économique des charges d’ajustement à la mondialisation sur chaque installation.

M. Russell mentionne que ses projets réalisés au dernier trimestre de 2013 à l’installation New Forest ont permis d’économiser plus de 500 kW d’électricité. L’un des grands projets a été l’ajout d’égouttamètres aux raffineurs des machines à papier de l’usine au coût de 240 000 $, qui devraient produire des économies d’électricité de l’ordre de 25 p. 100 annuellement, avec une période de récupération de moins de six mois.

Parmi les autres projets, mentionnons l’installation de mécanismes d’entraînement à fréquence variable aux agitateurs de la fosse sous cylindre aspirant qui fonctionnaient en continu. Désormais, il est possible d’arrêter une unité et les moteurs fonctionnent en alternance. Les économies d’électricité réalisées depuis l’aboutissement du projet d’investissement de 38 000 $ en septembre 2013 s’élèvent à près de 54 000 $ à ce jour.

M. Murree indique pour sa part que les procédures ont été modifiées à la papeterie Scarborough Liner; le désintégrateur ne fonctionne plus que cinq minutes à l’heure, entraînant des économies de plus de 184 kW sans incitatif ni frais de mise en œuvre. La modernisation des produits d’éclairage à DEL ont permis également de réduire considérablement la consommation d’énergie.

M. Russell évalue présentement la possibilité d’utiliser la production décentralisée pour produire de la chaleur utile à l’installation Scarborough Liner. À la papeterie New Forest, le développement et la mise en place d’un système d’information de gestion énergétique (SIGE) est en cours, et on prévoit procéder à l’exploration de données pour découvrir de nouvelles occasions d’économiser l’énergie.

MM. Murree et Russell comptent également mettre en place un programme de mobilisation du personnel pour sensibiliser les employés à l’efficacité énergétique. M. Murree envisage de participer au programme Contrat de réponse à la demande – DR3 de l’OPA et évalue la possibilité d’utiliser les boues en remplacement du gaz naturel. De plus, les deux gestionnaires de l’énergie travaillent sur un projet d’économie d’eau et d’amélioration de la qualité de l’effluent liquide pour les deux installations.

Albert Payne, gestionnaire de comptes chez Toronto Hydro, fait valoir qu’il y a déjà 12 gestionnaires de l’énergie intégrés dans la région de Toronto, et que le service public reçoit de plus en plus de demandes. « Nous avons reçu d’excellents commentaires et nous avons dépassé notre objectif de réduction de la charge par installation de 300 KW avec un gestionnaire de l’énergie. »

M. Payne indique que les gestionnaires de l’énergie se réunissent tous les mois pour des présentations techniques et de la formation. Ils reçoivent les mises à jour du programme, passent en revue les exigences en matière de production de rapports et de planification de la gestion de l’énergie, et ils discutent des meilleurs moyens visant à faire participer les employés à l’efficacité énergétique. Leur but est de promouvoir une culture de la gestion de l’énergie au sein de leur organisation.

M. Murree mentionne qu’en plus des réunions mensuelles organisées par Toronto Hydro, l’OPA a formé un groupe de travail des gestionnaires de l’énergie. « Nous y échangeons nos idées, découvrons ce qui fonctionne et ce qui est à éviter », confie M. Murree. Par ailleurs, Toronto Hydro établit un référentiel des meilleurs projets que pourront consulter les gestionnaires de l’énergie inscrits au programme.

Un programme québécois d’aide financière pour favoriser l’utilisation de la biomasse forestière résiduelle

Le Programme de biomasse forestière résiduelle, lancé à la fin de novembre 2013, est offert aux entreprises de l’industrie, des secteurs institutionnel et commercial pour les inciter à envisager l’implantation de mesures de conversion à la biomasse forestière résiduelle. Ce faisant, le programme vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et la consommation des combustibles fossiles. Le gouvernement du Québec a prévu un budget de 47,2 millions de dollars pour soutenir les mesures de ce programme, qui vise un objectif de réduction de 70 000 tonnes d’équivalent CO2 (éqCO2).

Nicolas Laflamme, chargé de programme, Bioénergies au Bureau de l’efficacité et l’innovation énergétique (BEIE) qui relève du ministère des Ressources naturelles du Québec, explique que le programme est le résultat de la fusion de deux programmes qui ont remporté un franc succès, soit le Programme de réduction de la consommation du mazout lourd et le Programme d’aide à l’utilisation de la biomasse forestière pour le chauffage. M. Laflamme indique que le programme précédent de réduction de la consommation du mazout lourd avait obtenu un fort taux d’exécution, particulièrement chez les grands consommateurs d’énergie de la province, comme les secteurs minier et des fonderies. Le précédent programme d’aide à l’utilisation de la biomasse forestière avait aussi connu un bon taux de participation, confie M. Laflamme, indiquant que 10 projets avaient été mis en œuvre.

Il mentionne également qu’il est important d’établir la distinction entre la biomasse forestière et la biomasse forestière résiduelle, que cible le programme. La biomasse forestière résiduelle désigne les résidus des scieries, de la coupe en forêt et d’autres activités ou industries forestières; la matière qui n’est pas exploitée en temps normal.

L’un des projets, que M. Laflamme espère voir reproduit dans d’autres secteurs, a été réalisé par Les Serres Lefort inc. Il y a quelques années, l’entreprise a converti un système de chauffage à la biomasse forestière résiduelle en installant deux chaudières de 6 000 kilowatts (kW), un réservoir d’une capacité de 1,3 million de litres d’eau chaude et des écrans thermiques dans les serres à haut plafond. L’objectif visait à réduire l’utilisation de propane de huit millions de litres et les émissions de GES de près de 13 000 tonnes annuellement. Le coût total du projet était de 7,7 millions de dollars, avec une contribution du programme de cinq millions de dollars.

M. Laflamme espère qu’une proportion intéressante de petites et de grandes organisations d’un éventail de secteurs feront des demandes de financement auprès du nouveau programme. L’aide financière correspond aux réalités économiques des entreprises et à leurs attentes quant au rendement du capital investi. Les grands et les petits consommateurs d’énergie, consommation d’environ 36 000 gigajoules (GJ) par année, sont invités à se convertir à l’énergie de la biomasse.

Le programme compte deux volets de financement, le volet Analyse de la faisabilité et le volet Implantation. Le volet Analyse offre de financer les études de conversion et les études d’approvisionnement en biomasse. Le programme finance 50 p. 100 des dépenses admissibles dans le cadre de ces études, jusqu’à concurrence de 25 000 $ par site pour les petits et moyens consommateurs, et un maximum de 50 000 $ par site pour les grands consommateurs d’énergie.

Pour les projets d’implantation, grâce auxquels la biomasse forestière résiduelle serait utilisée pour des applications de production d’énergie thermique (chauffage ou procédé) en vue de remplacer, totalement ou partiellement, les combustibles fossiles, le programme offre une aide financière maximum de cinq millions de dollars par demande. Pour les grands consommateurs d’énergie, le programme offre soit 75 p. 100 des dépenses admissibles, le montant nécessaire pour réaliser une période de récupération d’un an, soit 50 $ par tonne de réduction d’équivalent CO2 multiplié par la période de participation au programme (généralement de 7 à 10 ans), le montant le plus bas étant retenu. Pour les secteurs commercial et institutionnel, le programme offre soit 75 p. 100 des dépenses admissibles, soit 125 $ par tonne de réduction d’équivalent CO2 pour une période de récupération de trois ans, le montant le plus bas étant retenu.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site : www.efficaciteenergetique.mrnf.gouv.qc.ca/clientele-affaires/biomasse-forestiere/.

Nouveaux Leaders du PEEIC

Secteur de la production d’électricité
Enwave Energy Corporation – Toronto, Ontario (en anglais seulement)
- Walton Street Steem Plant
- Pearl Street Plant
- Simcoe Street Cooling Plant

Secteur des aliments et boissons
Ferrero Canada Ltd. – Brantford, Ontario
Mondelez Canada Inc. – Hamilton, Ontario

Secteur des produits forestiers
Tekwood, a division of Teknion Ltd. – Toronto, Ontario
- 575 Canartic Drive
- 607 Canartic Drive

Ateliers « Le gros bon $ens »

Calendriers des activités

Appel d’idées d’articles

Votre entreprise a-t-elle adopté des mesures d’efficacité énergétique que vous aimeriez faire connaître aux lecteurs de L’Enjeu PEEIC? Proposez-nous vos idées d’article : communiquez avec Jocelyne Rouleau à l’adresse jocelyne.rouleau@rncan-nrcan.gc.ca.

Si vous avez besoin de plus amples renseignements sur un article ou un programme, veuillez également communiquer avec Mme Rouleau à l’adresse susmentionnée.

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