Enjeu PEEIC – Volume 20, no 5

New Gold – La mine New Afton a remporté le prix d’excellence de la gestion de l’énergie du CEM

La mine New Afton de New Gold a remporté l’un des plus prestigieux prix internationaux de gestion de l’énergie. La société a reçu l’un des trois Prix d’excellence en gestion de l’énergie du groupe ministériel sur l’énergie propre (CEM) (en anglais seulement) au cours de la 7e réunion du CEM qui s’est tenue à San Francisco le 2 juin.

Photo du ministre Carr et Andrew Cooper

Le ministre des Ressources naturelles du Canada, l’honorable Jim Carr, félicite Andrew Cooper, de la société New Gold, pour son prix d’excellence en gestion de l’énergie, lors de la réunion ministérielle sur l’énergie propre à San Francisco, le 2 juin 2016.

Cette première édition des Prix de leadership de la gestion de l’énergie du CEM récompense les organismes qui appliquent la norme ISO 50001 pour apporter à leurs structures de réels changements sur le long terme, ainsi qu’au sein des communautés locales et mondiales dans lesquelles ils exercent leurs activités, comme le démontrent les études de cas qu’ils ont remises. Les prix comprennent plusieurs catégories de prix. Le Prix d’excellence de la gestion de l’énergie est remis à trois organismes, alors que les Prix nationaux de la gestion de l’énergie sont attribués par les pays contribuant au CEM à des organismes pour récompenser les meilleurs dossiers, et les Prix de la perspective de la gestion de l’énergie vont aux participants reçus qui aident à bâtir une perspective mondiale relativement aux avantages des systèmes de gestion de l’énergie.

Le Leader du PEEIC, la mine New Afton de New Gold, a été reconnu pour la mise en œuvre d’un système de gestion de l’énergie qui a permis d’améliorer son rendement énergétique de 11,4 pour cent au cours des trois dernières années.

La mine a été certifiée ISO 50001 en 2014. Il s’agit de la première mine d’Amérique du Nord à recevoir cette certification. Depuis, la mine a réalisé d’importantes économies grâce à la mise en place de différentes mesures. En 2014, elle a réduit sa consommation d’énergie de près de six pour cent par rapport à l’année précédente et de quatre pour cent en 2015 par rapport à 2014. Ces économies ont été réalisées en dépit d’un accroissement de la production et des projets de rénovation et d’expansion entraînant une hausse de la consommation énergétique totale ces deux années. En 2014, l’intensité énergétique et les émissions de GES étaient à la baisse grâce à des mesures d’amélioration des performances énergétiques. De plus, les mesures d’efficacité énergétique mises en place comprenaient également des avantages relativement aux activités, à la sécurité, à l’environnement ou à l’entretien.

L’engagement et la sensibilisation des employés ont été l’un des plus importants avantages découlant des efforts de la mine en matière de gestion de l’énergie. Le personnel à tous les échelons a contribué à l’identification d’un large éventail de possibilités en matière de gestion énergétique et continue de le faire. New Gold attribue également sa réussite à son partenariat avec BC Hydro. Le programme de gestion stratégique de l’énergie des services publics a permis à New Afton d’embaucher un gestionnaire de l’énergie à plein temps, dont la seule mission est l’économie d’énergie.

De plus, l’amélioration en matière de rendement énergétique de la mine New Afton a été soutenue par la direction de la mine et l’équipe de gestion de New Gold, et ce depuis le lancement opérationnel de la mine. L’économie d’énergie fait partie intégrante de la culture de l’entreprise et se traduit par une politique énergétique qui est étudiée chaque année, tout comme les objectifs énergétiques annuels et les plans d’action connexes, la formation en matière d’énergie de l’équipe chargée des questions d’énergie, et un important processus d’évaluation et de planification de l’énergie.

Deux autres organismes, Cummins Inc. et LG Chem ltée (en anglais seulement), ont également été récompensés pour leurs accomplissements en matière de gestion de l’énergie par le Prix d’excellence du CEM. De plus, 32 autres organismes ont reçu le Prix de la perspective pour leur contribution à la sensibilisation à la norme ISO 50001 et à l’amélioration des connaissances mondiales sur la mise en œuvre de la gestion de l’énergie.

Trois Leaders du PEEIC ont reçu le Prix de la perspective. Parmi les lauréats, la compagnie 3M Canada pour ses installations de Brockville, London et Perth (Ontario). La compagnie 3M a mis en œuvre la norme ISO 50001 dans quatre de ses installations canadiennes et internationales afin de réaliser des améliorations en matière d’efficacité énergétique de 60 pour cent supérieures à la moyenne de l’entreprise. Catalyst Paper Canada a mis en œuvre la norme ISO 50001 dans son moulin de Crofton (C.-B.), réalisant ainsi des économies de 3 264 000 $; une période de recouvrement de moins d’un an. Schneider Electric Canada a également reçu ce prix pour avoir adopté une approche à l’échelle de l’entreprise visant à mettre en œuvre la norme ISO 50001 dans un délai record de six mois, recevant la certification pour les usines de Victoria (C.-B.) et de McLaughlin (Ontario) ainsi que pour 18 autres sites du monde entier.

New Gold et les autres lauréats des Prix d’excellence du CEM ont été mis à l’honneur lors de la CEM7 du 2 juin 2016 qui s’est tenue à San Francisco (Californie).

Les ministres de l’Énergie lancent de nouvelles campagnes sur l’efficacité énergétique et l’énergie renouvelable lors de la 7e réunion du groupe ministériel sur l’énergie propre

Lors de la 7e réunion du groupe ministériel sur l’énergie propre (CEM7) organisée le 2 juin 2016, les ministres de l’Énergie et d’autres représentants de haut niveau de 23 pays et de l’Union européenne ont annoncé leur nouvel engagement envers l’expansion du déploiement de l’énergie propre et la réduction des émissions mondiales de carbone, tout en stimulant la croissance économique.

« Les technologies d’énergie propre et de réduction des émissions de notre propre cru jouent un rôle de plus en plus important pour la croissance économique du Canada alors que nous soutenons la transition mondiale vers une économie à faible émission de carbone. Les investissements du gouvernement et du secteur privé en recherche et développement d’énergie et de technologie propres nous aideront à atteindre nos objectifs en matière de changement climatique, à renforcer la compétitivité du Canada et à soutenir les possibilités d’emploi à travers le pays », a déclaré le ministre James Carr. « Les progrès que nous réalisons déjà en matière de coopération internationale sur l’énergie propre en rendant abordable l’énergie propre augurent bien pour l’avenir, alors que nous progressons vers nos objectifs communs en matière d’énergie, d’environnement et d’économie ».

Engagements au cours des campagnes canadiennes du CEM :

Développement des technologies climatiques intelligentes de refroidissement : La nouvelle campagne Advanced Cooling (AC, refroidissement avancé) (en anglais seulement) pousse les gouvernements et l’industrie à développer et à déployer des technologies de refroidissement sur mesure hautement efficaces, intelligentes, respectueuses du climat et abordables, qui sont essentielles pour que les sociétés prospères et saines atteignent les objectifs du Protocole de Montréal. L’accès au refroidissement peut permettre d’améliorer la santé, la productivité, la croissance économique et les résultats scolaires. Par exemple, l’amélioration de l’efficacité moyenne des appareils de climatisation vendus en 2030 de 30 pour cent pourrait permettre de réduire les émissions de 25 milliards de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) sur la durée de vie de l’équipement et réduire la demande d’électricité aux heures de pointe de 340 à 790 gigawatts.

Pour aider à atteindre cet objectif, le Canada se joint à l’Advanced Cooling Challenge (défi refroidissement avancé) et s’engage à promouvoir une meilleure utilisation de l’équipement de climatisation et de réfrigération rentable et écoénergétique au moyen de politiques et de programmes sur l’efficacité des appareils électroménagers.

Améliorer la gestion de l’énergie : La nouvelle campagne sur la gestion de l’énergie, Energy Management Campaign (en anglais seulement), vise à assurer 50 001 certifications mondiales de l’International Organization for Standardization (ISO) 50001 d’ici 2020. La norme ISO 50001, norme internationale sur le système de gestion de l’énergie, est composée d’un cadre d’exigences éprouvé qui a pour objectif de changer la façon dont les organismes gèrent l’énergie et atteignent des objectifs en matière d’énergie durable. Dans le monde entier, environ 15 000 installations ont reçu la certification ISO 50001 depuis son lancement en 2011, réalisant des améliorations énergétiques de 10 pour cent ou plus, souvent au moyen de changements à coûts faibles ou nuls apportés aux activités.

Le Canada accélérera l’adoption des systèmes de gestion énergétique novateurs et des pratiques connexes, notamment de la norme ISO 50001, dans le cadre d’un ensemble de nouvelles certifications énergétiques pour le secteur industriel du Canada.

Éliminer le carbone du secteur de l’électricité : Les ministères de l’Énergie du Canada, du Mexique et des États-Unis ont annoncé leur intention de mener à bien une étude commune sur l’intégration des énergies renouvelables en Amérique du Nord, la plus importante étude sur le sujet jamais réalisée.

Défi mondial pour l’éclairage : Le Canada participe au Défi mondial pour l’éclairage (en anglais seulement), qui a été lancé à Paris lors de la COP21, se joignant à 14 membres initiaux du CEM qui ont participé au lancement du défi.

Pour de plus amples renseignements sur les engagements au cours des campagnes du CEM, consultez la page www.cleanenergyministerial.org/, et dans le menu supérieur, sélectionnez « Our Work », puis cliquez sur « Campaigns » (en anglais seulement).   

La cérémonie des Prix de leadership du PEEIC célèbre les lauréats et la réussite du PEEIC

Andy Mahut, gestionnaire des pratiques énergétiques à US Steel Canada Inc. et président du Conseil exécutif du Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC), a accueilli près de 300 participants à la cérémonie de remise des Prix de leadership du PEEIC lors du Sommet de l’énergie 2016, Des idées à l’action, qui s’est tenu à Niagara Falls (Ontario) le 17 mai. Après avoir remercié les organisateurs, les commanditaires et les autres personnes ayant participé à la réussite du Sommet, il a rappelé aux participants que l’année 2015 marquait le 40e anniversaire du Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC).

Photo des récipiendaires des Prix de leadership du PEEIC

Lauréats du Prix de leadership du PEEIC 2016 avec Sarah Stinson, directrice de la Division de l’industrie de l’Office de l’efficacité énergétique (complètement à gauche), Andy Mahut, président, Conseil exécutif du PEEIC (4e position à gauche), et Patricia Fuller, directrice générale, Office de l’efficacité énergétique, Ressources naturelles Canada (à droite).

Mahut a indiqué que l’organisation avait été établie en 1975 grâce à des visionnaires du gouvernement et de l’industrie qui comprenaient la valeur d’un partenariat pour aider l’industrie canadienne à devenir plus rentable tout en réalisant des économies d’énergie.

Le PEEIC, qui met l’accent sur la gestion énergétique et l’économie d’énergie pour soutenir la compétitivité industrielle, est idéalement placé à l’intersection de la création d’une solide économie respectueuse de l’environnement. Le PEEIC reflète un élément clé de la stratégie nationale de l’avenir, a déclaré Mahut.

L’organisme concrétise son ambition en fournissant des outils et services efficaces qui permettent aux entreprises de tout le Canada de mettre en œuvre des améliorations en matière d’efficacité énergétique économiquement réalisables. Mahut a encouragé les participants du Sommet à se renseigner sur les différents programmes du PEEIC, notamment le soutien à la mise en œuvre d’un système de gestion de l’énergie conforme à la norme ISO 50001 et le nouveau programme de reconnaissance ENERGY STAR.

Mahut a demandé aux participants d’honorer les lauréats du PEEIC, mais également les nombreux membres du PEEIC qui ont réalisé d’incroyables économies en transformant les idées relatives à l’efficacité énergétique en actions. Il a félicité toutes les personnes et sociétés qui ont lutté, un gigajoule ou un kilowatt à la fois, pour rendre leurs organismes plus écoénergétiques et concurrentiels.

Patricia Fuller, directrice générale de l’Office de l’efficacité énergétique, a également commenté la réussite du PEEIC. Ce qui avait commencé avec quelques dirigeants de l’industrie est maintenant passé à près de 2 400 installations et 50 associations commerciales réparties dans 21 secteurs industriels. Après 40 ans, le PEEIC a permis de réaliser des milliards de dollars d’économies d’énergie, de mettre en place un environnement plus propre et des entreprises plus compétitives.

Pour continuer sur cette lancée, Fuller a indiqué que le gouvernement actuel réalisait des investissements sans précédent dans les infrastructures vertes, la recherche de promotion, l’accélération de la croissance des entreprises et le soutien des technologies propres. Cette approche permettra de continuer à développer la réussite du PEEIC en aidant les entreprises à réaliser d’importantes économies d’énergie et réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Les pays du monde entier considèrent le PEEIC comme un modèle efficace et éprouvé pour un partenariat entre l’industrie et le gouvernement visant à diffuser les pratiques exemplaires et à apporter une aide en matière de partage des coûts. Grâce à des organismes comme le PEEIC, l’économie d’énergie est maintenant en marche.

Fuller a conclu en précisant que les 12 entreprises mises à l’honneur durant la cérémonie de remise des prix incarnent la vision et la réussite du PEEIC.

Sarah Stinson, directrice de la Division de l’industrie de l’Office de l’efficacité énergétique, a indiqué lors de son discours d’ouverture de la cérémonie de remise des prix que les projets lauréats reflétaient le thème de la conférence : Des idées à l’action. Ces entreprises ont fait preuve d’excellence en matière de rendement énergétique, d’innovation et de contribution à l’environnement. Elle a indiqué que, en plus des Prix de leadership du PEEIC 2016, une nouvelle catégorie du prix du PEEIC, le Prix national de la gestion de l’énergie du PEEIC, avait été mise en place afin de récompenser les deux meilleurs candidats canadiens du Prix de leadership de la gestion de l’énergie du groupe ministériel sur l’énergie propre.

Les lauréats du Prix de leadership du PEEIC 2016 sont les suivants :

Nouvelle catégorie en 2016 : Prix national de la gestion de l’énergie du PEEIC : New Gold – mine New Afton et la Compagnie 3M Canada

Prix pour la gérance d’entreprise : Cascades Inc. et ArcelorMittal Dofasco

Prix pour l’amélioration des procédés et des technologies : Barrick-Hemlo et CAE Inc.

Prix pour la gestion du rendement énergétique : société Catalyst Paper  – Powell River et Shell Canada Limitée

Prix pour la sensibilisation et la formation des employés : Canfor Pulp Limitée et 3M Canada – Brockville

Prix pour la mise en place d’une stratégie d’efficacité énergétique intégrée : Global Wood Concepts ltée et Mother Parkers Tea and Coffee

Pour de plus amples renseignements sur les lauréats, visitez la page rncan.gc.ca/energie/efficacite/industrie/peeic/5410.

Le discours de Danielle Fong traite du potentiel illimité des énergies renouvelables

Danielle Fong, cofondatrice et experte scientifique en chef de LightSail Energy, a partagé son opinion et son expérience dans le domaine de l’énergie renouvelable avec les participants du Sommet de l’énergie 2016. Fong est une championne de l’énergie renouvelable et une chercheuse depuis ses 12 ans. Cela l’a poussé à cofonder LightSail, qui concentre ses ressources sur les défis du stockage de l’énergie renouvelable.

Le potentiel des sources d’énergie renouvelable reste largement inexploité, a déclaré Fong. Elle a indiqué que les énergies renouvelables peuvent être plus directement exploitées que les combustibles fossiles, mais sont limitées par la technologie actuelle et la capacité de stockage à long terme. Cependant, une fois ces obstacles surmontés, seul 0,5 pour cent des terres de la planète serait nécessaire pour répondre aux besoins énergétiques de toute la Terre. L’avenir énergétique de la planète serait effectivement illimité.

Fong a également parlé des scénarios actuels d’émission de GES et de la place précaire de la planète alors qu’elle approche du point de basculement du changement climatique : « Les prévisions en matière de changement climatique sont mauvaises et prévoient une hausse des événements de chaleur extrême, d’acidification des océans et du pouvoir destructeur des ouragans, pour ne citer que quelques éléments », a-t-elle déclaré en indiquant que le changement climatique pouvait également avoir une incidence sur le comportement humain et la prise de décision optimale.

Elle a affirmé que la technologie pouvait faire évoluer la planète au-delà de ses limites de croissance. Les technologies actuelles, cependant, sont trop coûteuses et ne peuvent pas être adoptées à grande échelle. Des technologies peu coûteuses et disponibles à l’échelle mondiale avec une longue durée de service sont nécessaires.

Une partie de la solution est de récupérer la chaleur résiduelle des bâtiments et des processus industriels, a indiqué Fong. Grâce à une technologie de stockage de l’énergie, d’importantes améliorations de l’efficacité énergétique peuvent être réalisées en matière de chauffage, de production d’eau chaude et de climatisation.

Fong a conclu en faisant part d’une solution potentielle : le développement par LightSail d’une innovation thermodynamique, sa technologie propriétaire Regenerative Air Energy Storage (RAES), qui combine le concept d’efficacité énergétique dans des systèmes d’air compressé avec le stockage de l’énergie.

Pour de plus amples renseignements sur le projet RAES de LightSail, visitez la page www.lightsail.com/ (en anglais seulement).

Ian Potter imagine l’usine de l’avenir pendant son discours

L’usine du futur est réalisable et propulserait le secteur manufacturier du Canada dans une toute nouvelle ère d’innovation et de compétitivité, selon le Dr Ian Potter, vice-président (Génie) du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).

Potter a indiqué que les grandes tendances actuelles du secteur manufacturier comprennent une évolution vers la collaboration et les partenariats intersectoriels, une gestion transparente de la chaîne d’approvisionnement et une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée. Le paysage du secteur manufacturier d’aujourd’hui est mondial, adapté et hyperconnecté à Internet, tout en étant ouvert et axé sur la clientèle.

La fabrication durable et écologique est également en pleine évolution dans tous les secteurs industriels, notamment les industries de l’automobile et de l’aérospatial, dans lesquelles les processus sont devenus plus écoénergétiques et permettent de générer moins d’émissions. De plus, le secteur manufacturier améliore la collecte et l’analyse des données sur l’énergie et utilise de plus en plus les systèmes de gestion de l’énergie et des produits plus écoénergétiques.

Potter imagine une nouvelle ère du secteur manufacturier avec des entreprises ayant recours à « des informations et des analyses avec autant de compétences que les talents qu’ils embauchent et des machines qui fournissent des produits et des services ». Il imagine les « usines du futur » stimulant l’innovation, la croissance de la productivité et les exportations grâce à des progrès réalisés en matière de matériaux, de technologies, de processus et de conceptions de produit. La transformation du secteur manufacturier signifie que les entreprises doivent être plus flexibles, modulaires, numériques, virtuelles et hautement fiables.

Potter a mis l’accent sur les principaux domaines technologiques qui doivent être pris en compte pour une fabrication avancée.

  1. Les matériaux avancés, dont les composites, les métaux légers, l’acier à haute résistance et les matériaux qui permettent de stocker et économiser de l’énergie.
  2. La conception avancée et la simulation comme la simulation multiéchelle, le prototypage rapide et la fabrication numérique.
  3. Les technologies d’information et de communication avancées comprendraient l’intelligence productique fondée sur Internet/sans-fil.
  4. Les processus et systèmes avancés, qui comprennent l’outillage avancé, la fabrication additive au laser et les processus hybrides multifonctionnels.

Potter a également montré la voie de l’usine du futur pour l’industrie manufacturière d’ici 2030 avec six stratégies débutant avec l’exploitation de la base de ressources naturelles du Canada, le changement vers un modèle d’innovation axé sur la clientèle, le perfectionnement d’une main-d’œuvre qualifiée et, enfin, l’élaboration de possibilités pour la fabrication de masse personnalisée et localisée.

L’usine du futur du Canada évoluera comme étant au croisement de la technologie avancée, de la conception, de la conception des systèmes et des processus avec les ressources naturelles et humaines du pays, le tout au sein de politiques et modèles commerciaux novateurs.

Pour de plus amples renseignements sur le programme L’usine du futur du CNRC, visitez la page www.nrc-cnrc.gc.ca/fra/solutions/installations/index.html.

Le conférencier principal Chris Ragan demande aux participants d’envisager la tarification du carbone

La tarification appropriée du carbone peut entraîner la transformation du marché et une transition vers des sources d’énergie à faible émission au Canada, a déclaré le Dr Chris Ragan, président de la Commission de l’écofiscalité du Canada et professeur agrégé en économie de l’université McGill, au cours de son discours liminaire destiné aux participants du récent Sommet de l’énergie 2016.

« La question n’est pas de savoir si le Canada doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre, mais plutôt de savoir quand et comment », a déclaré Ragan, ajoutant qu’il était temps et que l’approche la plus appropriée pour réduire les émissions était la tarification provinciale du carbone. Il a précisé que la tarification du carbone était intéressante par rapport aux coûts découlant des effets du changement climatique.

Alors que les réglementations sur le changement climatique pourraient représenter une approche possible, Ragan a indiqué qu’elles peuvent être peu coûteuses sur le plan fiscal, mais coûteuses sur le plan économique. D’un autre côté, la tarification du carbone est rentable et stimule l’innovation continue. De plus, les coûts associés sont transparents.

Un certain nombre d’avantages économiques est lié à la tarification du carbone. Cela peut permettre de générer des revenus directs jusqu’à 2,4 pour cent, un autre 0,9 pour cent provenant de revenus tirés du recyclage, et 0,4 pour cent provenant de l’association de différents systèmes. Ragan a indiqué que les provinces ont plusieurs possibilités pour mettre en œuvre des modèles de tarification du carbone. Elles peuvent mettre en œuvre une taxe sur les émissions carboniques ou utiliser un système de plafonnement et d’échange.

La tarification du carbone présente quelques défis; notamment l’équité à l’égard des ménages (coûts imposés aux ménages) et la compétitivité commerciale. Pour surmonter ces défis, les gouvernements provinciaux pourraient envisager la tarification du carbone comme un revenu partagé du ménage. En matière de compétitivité, Ragan a suggéré certaines solutions temporaires et ciblées comme le fait d’offrir aux entreprises la valeur monétaire des coûts du carbone.

Les revenus anticipés provenant du recyclage pourraient être utilisés par les provinces pour réduire les impôts sur le revenu ou la dette publique, investir dans la technologie propre ou l’infrastructure et fournir un appui transitionnel à l’industrie. Comme les priorités sont différentes d’une province à l’autre, les choix de recyclage des recettes seront différents au sein du pays. Les défis liés à l’équité à l’égard des ménages et à la compétitivité commerciale peuvent être traités avec une bonne politique, mais ne doivent pas être un obstacle à la conception et à la mise en œuvre des politiques de tarification du carbone.

Dans son allocution, il a fait valoir que la transition vers un avenir énergétique faible en carbone par le truchement d’une tarification du carbone appropriée s’avère la meilleure façon de promouvoir les technologies propres – une façon souvent plus fiable que d’avoir recours à l’aide directe du gouvernement. « Une taxe générale sur le carbone change complètement le modèle de gestion des technologies propres – d’une manière qui stimulera considérablement le développement technologique. »

Pour de plus amples renseignements sur la Commission de l’écofiscalité et sa vision de la tarification du carbone, visitez la page http://ecofiscal.ca/fr/.

Le rapport annuel du PEEIC 2015 peut maintenant être consulté en ligne

Le rapport annuel du PEEIC 2015, Des idées à l’action, qui établit le profil de 21 secteurs industriels englobant près de 2 400 installations leaders et plus de 50 associations commerciales, et note leurs améliorations, objectifs et accomplissements en matière d’intensité énergétique, peut maintenant être consulté en ligne.

Pour lire le rapport, visitez la page rncan.gc.ca/energie/efficacite/industrie/opportunites/5158.

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