Enjeu PEEIC – Volume 21, numéro 5 et 6

Table des matières

Lancement d’un nouveau programme ENERGY STAR pour l’industrie au Canada

« Le programme ENERGY STAR pour l’industrie aidera nos établissements industriels à réduire leur consommation d’énergie tout en réduisant leurs frais. Ainsi, le Canada sera davantage en mesure de respecter ses engagements de réduction des gaz à effet de serre et de lutte contre les changements climatiques », indique l’Honorable Jim Carr, ministre des Ressources naturelles du Canada.

Joseph Galimberti, président de l’Association canadienne des producteurs d’acier (ACPA), ajoute que « l’efficacité énergétique est un élément essentiel d’une économie canadienne propre et prospère. L’ACPA est fière de l’aide que ses membres ont apportée à la mise sur pied du programme ENERGY STAR pour l’industrie au Canada. »

Le ministre et M. Galimberti, appuyés par Rick Doucet, le ministre du Développement de l’Énergie et des Ressources du Nouveau-Brunswick, ont lancé le nouveau programme ENERGY STAR pour l’industrie dans le cadre de la dernière Conférence annuelle des ministres de l’Énergie et des Mines qui a eu lieu le 15 août 2017. Le programme s’appuie sur le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC).

Le programme ENERGY STAR pour l’industrie viendra soutenir l’industrie canadienne dans sa transition vers une économie à faibles émissions de carbone reposant sur une croissance propre. Puisque le secteur industriel canadien est responsable d’environ 37 p. 100 des émissions de gaz à effet de serre, le nouveau programme améliorera l’efficacité énergétique dans ce secteur en aidant les établissements à surveiller, analyser et réduire leur consommation d’énergie.

Afin d’obtenir la certification ENERGY STAR pour l’industrie, le rendement énergétique d’un établissement individuel doit se trouver parmi les meilleurs de son secteur et se classer dans le quartile supérieur.

La certification ENERGY STAR pour l’industrie établit des indicateurs de performance énergétique (IPE) pour les établissements industriels qui permet une analyse comparative du rendement énergétique des établissements industriels pouvant être utilisée par les organisations afin de comparer leurs améliorations aux moyennes canadiennes et américaines.

L’IPE pour les aciéries intégrées est le premier à être créé au Canada. D’autres indicateurs sont en préparation afin d’étendre la certification canadienne aux boulangeries commerciales, aux usines de montage de véhicules automobiles, aux cimenteries et aux usines d’engrais.

Un peu plus tard cette année, RNCan lancera également le Défi ENERGY STAR pour l’industrie afin d’accompagner ce nouveau programme.

Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web du programme ENERGY STAR pour l’industrie et celui du Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne

Un sondage de Ressources naturelles Canada offre un aperçu du degré de conscientisation en matière d’efficacité énergétique et des lacunes dans l’industrie

Les conclusions d’un sondage portant sur le degré de conscientisation en matière d’efficacité énergétique dans l’industrie peuvent désormais être consultées dans le Reconnaissance de la marque, lacunes et sensibilisation à l'efficacité énergétique, dans les secteurs du bâtiment et industriel qui a récemment été publié. Réalisé par Léger au début de 2017, celui-ci présente les résultats d’un sondage quantitatif en ligne effectué auprès de spécialistes en efficacité énergétique.

Le sondage a également été conçu afin de déterminer le niveau de conscientisation envers des marques telles que le programme de reconnaissance ENERGY STAR® pour l’industrie et le Programme d’économie d’énergie dans l’industrie canadienne (PEEIC).

Les répondants ont convenu, à la quasi-unanimité, que les pratiques exemplaires de gestion de l’énergie réduisent les coûts énergétiques (99 p. 100) et augmentent le rendement de l’exploitation (99 p. 100). Presque autant reconnaissent que les pratiques exemplaires en efficacité énergétique accroissent la compétitivité (98 p. 100), permettent de réduire les émissions afin d’atténuer les changements climatiques (98 p. 100), augmentent la valeur des actifs (95 p. 100), créent et préservent des technologies novatrices et des emplois en ce qui a trait à l’efficacité énergétique (95 p. 100), et améliorent le confort des occupants. Plus de neuf répondants sur dix affirment connaître les pratiques exemplaires de gestion de l’énergie (94 p. 100) et les bénéfices qui en découlent (91 p. 100).

La majorité des répondants affirme que l’efficacité énergétique est très importante pour leur organisation, et 43 p. 100 d’entre eux passent plus de 25 p. 100 de leur temps hebdomadaire à résoudre des problèmes reliés à la gestion de l’énergie. Les spécialistes au sein d’organisations comptant plus de 200 employés (46 p. 100) sont plus susceptibles de dévouer plus de 50 p. 100 de leur temps hebdomadaire à résoudre des problèmes reliés à la gestion de l’énergie. Les trois quarts (75 p. 100) des répondants ont déclaré connaître l’existence de l’Office de l’efficacité énergétique de Ressources naturelles Canada.

Alors que seulement 19 p. 100 des spécialistes du secteur industriel ayant répondu au sondage étaient informés du lancement imminent du programme de reconnaissance ENERGY STAR pour l’industrie, 83 p. 100 d’entre eux ont déclaré vouloir participer au programme lorsque celui-ci sera mis en œuvre. Ce niveau d’intérêt est semblable à celui porté au PEEIC (82 p. 100), auquel les répondants associent une réduction des coûts énergétiques, une augmentation des marges de profits et de la compétitivité ainsi qu’une occasion de réseautage avec les collègues de l’industrie.

Les spécialistes du secteur industriel ont indiqué le PEEIC (31 p.100) et la norme ISO 50001 (21 p. 100) comme étant les marques, les programmes et les outils les plus utilisés dans leur secteur.

Le rapport est disponible à l’adresse http://amicus.collectionscanada.ca/porr-rrop-bin/Main/BasicSearch?coll=28&l=1&v=1 en saisissant le numéro de rapport suivant : POR 068-16.

Dextran profite des avantages découlant de simples mesures d’économie de l’eau et de l’énergie

La collaboration avec Partners in Project Green (PPG) a mené Dextran Products Ltd. à réaliser une série de projets à la fois simples et gratifiants visant à économiser l’eau et l’énergie au cours de la dernière année. À ce jour, les mesures réalisées ont permis de réduire la consommation d’eau de l’entreprise de 45 450 mètres cubes (m3) par année, sa consommation de gaz de 10 000 $ et ses frais de traitement chimique de la tour de refroidissement de 600 $.

Située à Toronto, la société Dextran Products fabrique du dextrane en vrac sous forme de poudres et de liquides. L’entreprise consommait 130 000 m3 d’eau par année, ce qui représente des factures d’eau moyennes de près de 230 000 $.

Conjointement avec PPG et EnviroStewards Inc., Dextran Products a déterminé de nombreuses occasions de conserver l’eau et l’énergie. Afin de contribuer à réduire les coûts et les risques associés aux différents projets, Dextran Products a profité des incitatifs offerts par Partners in Project Green ainsi que par Enbridge Gas.

Ainsi, plusieurs mesures entreprises ont permis de réduire sensiblement la quantité d’eau gaspillée. Par exemple, une nouvelle soupape régulatrice de la température a été installée sur la pompe à vide de l’usine. Parallèlement, trois des réacteurs de l’établissement ont été connectés à la tour de refroidissement, ce qui a permis de réduire la consommation d’eau.

De nouveaux contrôles et tuyaux permettent de récupérer l’eau du réservoir de résine de l’établissement et de l’acheminer au réservoir d’eau d’appoint de lavage. L’eau de refroidissement de la chaufferie est également acheminée à ce réservoir pour être réutilisée. Dextran a également installé un système de récupération du condensat qui redirige l’eau condensée des caissons du réacteur afin de préchauffer l’eau d’appoint des chaudières et ainsi réduire la consommation d’eau et d’électricité.

De plus, un nouveau système d’osmose inversée filtre maintenant le mélange d’eau et de sucre issu du processus de distillation. L’eau filtrée est alors réutilisée comme eau de lavage et l’entreprise recherche actuellement un marché pour le sucre concentré résiduel.

L’un des projets en cours a pour but d’augmenter le point déterminé de purge pour réduire le volume de l’eau d’appoint utilisée par la tour de refroidissement.

Project in Partners Green présente le succès que connaît Dextran Products avec ses initiatives à d’autres fabricants dans la région métropolitaine de Toronto afin de souligner les avantages que procurent de simples solutions de réutilisation de l’eau et d’amélioration de l’efficacité énergétique dans leurs propres établissements.

Pour consulter l’article complet, visitez le https://esemag.com/water/customizing-water-efficiency-solutions-industrial-manufacturers/ (en anglais seulement).

SaskPower stimule sa capacité de production d’énergie renouvelable

« Nous sommes déterminés à gérer les émissions durant la reconstruction du système d’électricité afin de répondre aux besoins de notre province en pleine croissance », souligne Douglas Osepth, directeur de la planification et de l’intégration de l’approvisionnement chez SaskPower. Dans le cadre de cet engagement, le service public vise à abaisser ses émissions de CO2 pour qu’elles totalisent 40 p. 100 de moins que les niveaux enregistrés en 2005, et ce, d’ici 2030.

Afin d’atteindre cet objectif, le service public augmentera sa capacité de production d’énergie renouvelable de la proportion actuelle de 25 p. 100 à l’objectif ambitieux de 50 p. 100 de son alimentation électrique d’ici 2030.

La production d’énergie renouvelable comprend actuellement l’énergie hydroélectrique, qui compte pour environ 20 p. 100 de l’alimentation fournie par SaskPower. Cinq pour cent de l’électricité provient de l’énergie éolienne et moins d’un pour cent est d’origine solaire. L’objectif du service public est de stimuler la production d’énergie éolienne jusqu’à 30 p. 100 du total et d’augmenter également sa capacité solaire.

SaskPower est déjà sur la bonne voie lorsqu’il s’agit d’atteindre ses objectifs en matière d’énergie éolienne. M. Opseth indique que le processus de demande de qualification (DDQ) avance et que la demande de propositions (DDP) sera diffusée cet été. SaskPower s’attend à attribuer le contrat au début de 2018 et souhaite que les turbines soient en service d’ici 2020. « La DDQ a suscité beaucoup d’intérêt, comme le démontre son téléchargement par plus de 100 organisations. »

Le directeur du programme Producteurs d’électricité indépendants, Tim Schuster, confirme que le développement et l’intérêt pour l’électricité éolienne revêtent une grande importance en Saskatchewan.

De plus, un projet de production d’énergie éolienne de 20 mégawatts (MW) sera développé en partenariat avec la First Nations Power Authority et un autre projet de 20 MW sera réalisé par des partenaires de la communauté.

En matière d’énergie solaire, M. Opseth souligne que « le processus de DDQ est déjà complété pour les 10 premiers MW d’énergie », indiquant que 35 entreprises passeront à l’étape des DDP. Le soumissionnaire gagnant devrait être choisi avant la fin de 2017 et la mise en service pour l’énergie solaire est prévue pour décembre 2018.

L’augmentation de la capacité de production d’énergie solaire en Saskatchewan inclura bientôt les 10 MW actuels qui seront fournis par les producteurs d’électricité du secteur privé en plus d’un autre 10 MW qui proviendra de la First Nations Power Authority de la province.

M. Schuster explique qu’en augmentant la capacité de production d’énergie solaire de la province, SaskPower sera mieux à même de comprendre l’établissement des prix pour l’énergie solaire. Si ce dernier est avantageux, le service public pourrait augmenter le pourcentage d’énergie solaire produite à plus d’un pour cent.

En plus d’augmenter la capacité de la province de produire tant de l’énergie éolienne que solaire, M. Opseth s’attend également à ce que la part d’énergie hydroélectrique augmente de 5 p. 100 grâce à des projets hydroélectriques dans la province ou à l’importation hydroélectrique. SaskPower recherche également des occasions d’entreprendre des projets d’énergie provenant de la biomasse ou d’énergie géothermique.

Le rapport 2016 du CEE indique une augmentation du soutien des mesures d’efficacité énergétique

Le Consortium for Energy Efficiency (CEE), dont les membres incluent des services publics privés ou municipaux, des offices de l’énergie provinciaux ou de l’état, des agences gouvernementales et des administrateurs de programmes non reliés aux services publics, vient récemment de publier son rapport annuel de 2016, qui définit les réalisations issues des trois initiatives principales du Consortium.

La participation aux programmes de la gestion industrielle stratégique de l’énergie (GSE) du CEE continue à augmenter. Entre 2014 et 2016, l’industrie a profité de la GSE offerte par les membres participants du CEE.

Le nombre de sites industriels desservis par des programmes de GSE a passé d’un peu plus de 400 en 2014 à plus de 700 en 2016. BC Hydro, par exemple, utilise les programmes de GSE pour aider un nombre croissant de ses clients à mieux gérer leur consommation d’énergie. Parmi les autres membres du CEE offrant des programmes de GSE figurent Efficiency Nova Scotia, NB Power, Fortis BC, Hydro-Québec et Union Gas.

L’un des objectifs du CEE est de développer un cadre de GSE commun binational (États-Unis et Canada) qui aidera à augmenter la demande de la clientèle pour des services et des technologies de GSE.

Des membres du CEE ont également instauré avec succès des moteurs à rendement supérieur et des initiatives de systèmes motorisés permettant aux clients de profiter des occasions d’économie d’énergie qui y sont associées. En 2016, un nouveau groupe de travail du CEE a repéré des programmes possibles pour des pompes industrielles et a développé une nouvelle initiative axée sur les systèmes d’air comprimé pour soutenir l’adoption générale d’évaluations des systèmes et de mesures normalisées dans ce domaine.

En 2016, plus d’un tiers des membres du CEE ont offert leur soutien aux projets d’air comprimé, mais plusieurs n’ont soutenu qu’une ou deux mesures. Encore moins d’entre eux ont soutenu les mesures axées sur les pompes. En revanche, au moins 60 p. 100 des membres ont offert des programmes de soutien pour les mécanismes d’entraînement à fréquence variable.

Pour conclure, grâce à son initiative d’eau municipale et d’eaux usées, le CEE travaille conjointement avec des fabricants pour développer des technologies de soufflantes à rendement supérieur et lance des procédures d’évaluation du rendement énergétique pour tous les types principaux de soufflantes. Ces évaluations du rendement permettront ainsi de comparer le rendement énergétique de plusieurs produits.

Pour lire le rapport de 2016, cliquez ici (en anglais seulement).

Pour de plus amples renseignements concernant l’initiative industrielle du CEE, cliquez ici (en anglais seulement).

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